Manuel Bompard — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
10 janv. 2024 au 21 avr. 2026
Questions
507
Entretiens
33
Sources
33
Heures analysées
16,2 h
Répartition sur 507 questions évaluables
Réponse directe
286
Réponse partielle
69
Réponse à côté
135
Refus explicite
17
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 200 sur 507
Question 176Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Vous vous mobilisez, et je le disais, vous étiez tout à l'heure sur les dépôts bloqués de la RATP. Allez-vous, là, en sortant de l'émission, retourner voir ceux qui bloquent ?
Réponse directe
Oui, oui, j'ai prévu d'aller sur d'autres initiatives, notamment peut-être auprès des cheminots, qui sont pour certains d'entre eux aussi en grève aujourd'hui. J'ai certains de mes collègues qui sont auprès des salariés de la santé aussi. Donc voilà, nous, l'ensemble des députés, pas seulement moi, l'ensemble des députés de la France insoumise sont mobilisés aux côtés des citoyennes et des citoyens qui expriment leur colère, leur revendication, dans un mouvement qui est quand même très largement soutenu par la population. Et vous serez donc sur le terrain à nouveau.
« Oui, oui, j'ai prévu d'aller sur d'autres initiatives, notamment peut-être auprès des cheminots, qui sont pour certains d'entre eux aussi en grève aujourd'hui. J'ai certains de mes collègues qui sont auprès des salariés de la santé aussi. Donc voilà, nous, l'ensemble des députés, pas seulement moi, l'ensemble des députés de la France insoumise sont mobilisés aux côtés des citoyennes et des citoyens qui expriment leur colère, leur revendication, dans un mouvement qui est quand même très largement soutenu par la population. Et vous serez donc sur le terrain à nouveau. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il doit y avoir un accord de paix, c'est la première étape. Je rappelle parce que je sais que, pardon, mais on n'est pas obligé de reprendre le narratif israélien pour justifier une guerre qui est injustifiable et qui n'a aucune justification. Ce n'est pas une force gouvernementale le Hezbollah ? Non mais les gens qui meurent aujourd'hui au Liban, selon les autorités libanaises, elles sont plus de 2000. Les personnes qui sont mortes sous les bombes, elles sont mortes sous les bombes de l'armée israélienne. Elles ne sont pas mortes sous les bombes du Hezbollah. Il ne faut pas désarmer le Hezbollah ? Non, d'abord, dans un premier temps, il faut un cessez-le-feu, il faut arrêter l'intervention israélienne contre le Liban et ensuite, il faut un accord de paix. Et ensuite, dans cet accord de paix, évidemment, c'est aux autorités libanaises constituées qu'il doit appartenir le rôle, la mission d'assurer la défense du territoire libanais. Donc vous devez permettre aux autorités libanaises de disposer de l'ensemble des attributs de leur souveraineté, y compris leur capacité à se défendre. Et alors, la question du Hezbollah, en fait, ne se posera même plus, puisque le Hezbollah n'aura plus de raison d'exister si les autorités libanaises, l'armée libanaise, est en mesure de pouvoir défendre son territoire. Mais aujourd'hui, l'élément qui bloque pour la paix au Liban, c'est l'armée israélienne, c'est le gouvernement israélien qui refute de se mettre d'accord. Alors, donc, et je ne sais pas si j'ai le temps d'en parler maintenant, je veux juste vous dire qu'on a des leviers, des outils à notre disposition pour ça. On a, nous, la France insoumise, lancé au niveau européen une pétition européenne pour suspendre l'accord commercial. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 19:51
Question 177Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Vous le dites avec un sourire, vous l'espérez, la concomitance entre la chute du gouvernement hier, les blocages aujourd'hui. D'ailleurs, au fond, si pour Emmanuel Macron, l'idée de nommer un Premier ministre plus vite hier, il pouvait peut-être espérer que ça calme le jeu en disant, ça y est, il n'y a plus d'instabilité, puisqu'on lui faisait le reproche de l'instabilité, c'est peut-être l'inverse ?
Réponse directe
C'était une provocation. Et donc, beaucoup de gens se sont dit, en quelque sorte, c'est une forme de bras d'honneur qu'on nous fait hier soir. Ou alors, si vous me présentez une seule personne qui avait prévu de manifester et qui dit, c'est M. Lecornu qui a été nommé, je vais rester à la maison, je veux bien la rencontrer, mais je pense qu'elle n'existe pas.
« C'était une provocation. Et donc, beaucoup de gens se sont dit, en quelque sorte, c'est une forme de bras d'honneur qu'on nous fait hier soir. Ou alors, si vous me présentez une seule personne qui avait prévu de manifester et qui dit, c'est M. Lecornu qui a été nommé, je vais rester à la maison, je veux bien la rencontrer, mais je pense qu'elle n'existe pas. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 15:27
Question 178Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Vous étiez ce matin à 5h sur un point de blocage. Vous en arrivez à l'instant, le dépôt de bus du nord de Paris. On va d'ailleurs continuer à suivre en direct. Vous le voyez sur BFM TV, mais je vous informerai en temps réel également pour ceux qui nous écoutent sur RMC. Ces images viennent de Caen, de Toulouse, de Lyon, de Nantes, de Paris, avec des infrastructures, des écoles, des lycées. Il y a eu certaines rocades ou le périphérique qui sont bloquées en ce moment même. Les interpellations, il y en a eu 84 au moment où l'on se parle. Bien sûr qu'on va y revenir, Manuel Bompard, puisque vous êtes aux premières loges, que vous appeliez à ce mouvement Bloquons-Tout. Mais dans ce contexte, il y a eu cette nomination hier soir, un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu. Votre réaction, Manuel Bompard ?
Réponse directe
Évidemment, c'est une provocation, M. Macron. Alors que depuis un an, l'année dernière, après la dissolution de l'Assemblée nationale, il a perdu les élections législatives, il a nommé M. Barnier, qui a été renversé par l'Assemblée nationale, il a nommé M. Bayrou, qui a été renversé par l'Assemblée nationale. Et M. Macron n'a rien trouvé de plus intelligent à faire que de renommer une personne qui a été membre de tous ses gouvernements depuis 2017. M. Lecornu est la seule personne en France, au monde, qui a été membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017. À un moment, il ne faut pas, comme ça, s'entêter, faire le forcené, multiplier les dénis de démocratie. Les gens ont e…
« Évidemment, c'est une provocation, M. Macron. Alors que depuis un an, l'année dernière, après la dissolution de l'Assemblée nationale, il a perdu les élections législatives, il a nommé M. Barnier, qui a été renversé par l'Assemblée nationale, il a nommé M. Bayrou, qui a été renversé par l'Assemblée nationale. Et M. Macron n'a rien trouvé de plus intelligent à faire que de renommer une personne qui a été membre de tous ses gouvernements depuis 2017. M. Lecornu est la seule personne en France, au monde, qui a été membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017. À un moment, il ne faut pas, comme ça, s'entêter, faire le forcené, multiplier les dénis de démocratie. Les gens ont exprimé leur rejet de la politique d'Emmanuel Macron. Et indépendamment de la personne de M. Lecornu, évidemment, en le nommant lui, vous donnez le signal qu'en fait, vous n'avez pas du tout l'intention d'écouter les gens. C'est un déni de démocratie pour vous ? Évidemment, il y a eu des élections l'année dernière. Massivement, les Françaises et les Français ont dit qu'on est en désaccord avec la politique d'Emmanuel Macron. Il a quand même décidé de ne pas tenir compte du résultat, de continuer à imposer sa politique. Ça fait maintenant à deux reprises que l'Assemblée nationale a censuré ses gouvernements. Et il continue dans la même direction. Donc je trouve qu'il y a évidemment quelque chose de totalement inacceptable, de totalement méprisant, d'une violence en vérité démocratique qui est insupportable. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 0:55
Question 179Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Donc désobéissance civique, oui, violence, non. 84 interpellations au moment où l'on se parle, avec 80 000 policiers et gendarmes qui sont partout déployés sur le territoire. Vous comprenez un retalier de la tailleau qui dit qu'il faut tout faire, qu'il n'y ait aucun débordement ?
Réponse directe
Je trouve que le langage qu'il a utilisé me pose problème. C'est-à-dire ? Pour le dire franchement, je veux rappeler quand même que dans notre République, le ministre de l'Intérieur, son rôle, ce n'est pas d'utiliser la police comme un instrument de répression politique, c'est de faire en sorte que la police soit au service du respect des libertés constitutionnelles. Elle est parmi la liberté constitutionnelle, il y a la liberté de s'exprimer, il y a la liberté de faire grève.
« Je trouve que le langage qu'il a utilisé me pose problème. C'est-à-dire ? Pour le dire franchement, je veux rappeler quand même que dans notre République, le ministre de l'Intérieur, son rôle, ce n'est pas d'utiliser la police comme un instrument de répression politique, c'est de faire en sorte que la police soit au service du respect des libertés constitutionnelles. Elle est parmi la liberté constitutionnelle, il y a la liberté de s'exprimer, il y a la liberté de faire grève. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 14:09
Question 180Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui, la Russie et la Chine sont des menaces pour la France ?
Réponse à côté
Je pense que la Russie... Pourquoi la Russie et la Chine ? M. Trump n'est pas une menace pour le monde entier. Quand il nous propose d'annexer le Groenland...
« Je pense que la Russie... Pourquoi la Russie et la Chine ? M. Trump n'est pas une menace pour le monde entier. Quand il nous propose d'annexer le Groenland... »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 7:54
Question 181Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
C'est-à-dire que parmi les lettres de mission qui ont été envoyées à Sébastien Lecornu, il y a l'idée de consulter les différentes forces politiques avant de constituer son équipe ?
Réponse directe
Mais bon, moi je pense qu'on a besoin dans ce moment politique, assez perturbé, assez troublé, on a besoin de clarté. Moi, les choses sont très simples. Je ne participerai pas, et la France Insoumise ne participera pas à une grande coalition réunissant des Républicains, je ne sais pas, peut-être le Parti Socialiste, autour de M. Lecornu. Et donc je ne veux pas donner l'impression, si vous voulez, en allant participer à cette réunion, qu'il y aurait des conditions dans lesquelles je serais susceptible d'y participer. Donc ce type d'échange, évidemment non. Et d'ailleurs, comment fonctionne dans une démocratie normale ? M. Lecornu discute avec ceux qu'il a envie de réunir, il vient devant l'A…
« Mais bon, moi je pense qu'on a besoin dans ce moment politique, assez perturbé, assez troublé, on a besoin de clarté. Moi, les choses sont très simples. Je ne participerai pas, et la France Insoumise ne participera pas à une grande coalition réunissant des Républicains, je ne sais pas, peut-être le Parti Socialiste, autour de M. Lecornu. Et donc je ne veux pas donner l'impression, si vous voulez, en allant participer à cette réunion, qu'il y aurait des conditions dans lesquelles je serais susceptible d'y participer. Donc ce type d'échange, évidemment non. Et d'ailleurs, comment fonctionne dans une démocratie normale ? M. Lecornu discute avec ceux qu'il a envie de réunir, il vient devant l'Assemblée nationale, il demande le vote de confiance, et ensuite s'il a la confiance, après moi je suis un groupe d'opposition et je peux faire valoir mes positions. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 16:40Voir 1 autre passage
« Oui, bien sûr, ce sera non avant tout vote de confiance ou tout vote de censure. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 17:29
Question 182Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Vous n'irez même pas ?
Réponse directe
Mais bon, moi je pense qu'on a besoin dans ce moment politique, assez perturbé, assez troublé, on a besoin de clarté. Moi, les choses sont très simples. Je ne participerai pas, et la France Insoumise ne participera pas à une grande coalition réunissant des Républicains, je ne sais pas, peut-être le Parti Socialiste, autour de M. Lecornu. Et donc je ne veux pas donner l'impression, si vous voulez, en allant participer à cette réunion, qu'il y aurait des conditions dans lesquelles je serais susceptible d'y participer. Donc ce type d'échange, évidemment non. Et d'ailleurs, comment fonctionne dans une démocratie normale ? M. Lecornu discute avec ceux qu'il a envie de réunir, il vient devant l'A…
« Mais bon, moi je pense qu'on a besoin dans ce moment politique, assez perturbé, assez troublé, on a besoin de clarté. Moi, les choses sont très simples. Je ne participerai pas, et la France Insoumise ne participera pas à une grande coalition réunissant des Républicains, je ne sais pas, peut-être le Parti Socialiste, autour de M. Lecornu. Et donc je ne veux pas donner l'impression, si vous voulez, en allant participer à cette réunion, qu'il y aurait des conditions dans lesquelles je serais susceptible d'y participer. Donc ce type d'échange, évidemment non. Et d'ailleurs, comment fonctionne dans une démocratie normale ? M. Lecornu discute avec ceux qu'il a envie de réunir, il vient devant l'Assemblée nationale, il demande le vote de confiance, et ensuite s'il a la confiance, après moi je suis un groupe d'opposition et je peux faire valoir mes positions. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 16:40Voir 1 autre passage
« Oui, bien sûr, ce sera non avant tout vote de confiance ou tout vote de censure. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 17:29
Question 183Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Vous n'avez pas mentionné les socialistes, est-ce qu'ils ne sont plus de gauche ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas ça, c'est que j'ai entendu que les socialistes, après peut-être me feront-ils mentir. Mais j'ai entendu qu'ils disaient qu'ils allaient laisser de la place à la négociation avec M. Lecornu. Donc moi, je suis cohérent, je veux le faire tomber tout ce que je considère que c'est un déni de démocratie. Donc je ne vais pas aller négocier avec lui. Oui, je sais, je trouve qu'il a d'un certain point de vue une responsabilité dans la nomination de M. Lecornu parce qu'il s'est avancé tout seul. En disant, de toute façon, les Insoumis, je les mets de côté. Et il a donné l'illusion qu'il pouvait y avoir de la part de M. Macron un quelconque changement de politique. Alors qu'en vérité…
« Non, ce n'est pas ça, c'est que j'ai entendu que les socialistes, après peut-être me feront-ils mentir. Mais j'ai entendu qu'ils disaient qu'ils allaient laisser de la place à la négociation avec M. Lecornu. Donc moi, je suis cohérent, je veux le faire tomber tout ce que je considère que c'est un déni de démocratie. Donc je ne vais pas aller négocier avec lui. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 3:53Voir 1 autre passage
« Oui, je sais, je trouve qu'il a d'un certain point de vue une responsabilité dans la nomination de M. Lecornu parce qu'il s'est avancé tout seul. En disant, de toute façon, les Insoumis, je les mets de côté. Et il a donné l'illusion qu'il pouvait y avoir de la part de M. Macron un quelconque changement de politique. Alors qu'en vérité, et c'est ce que nous disons depuis maintenant des mois et des mois, tout le monde sait qu'il n'y aura pas de changement de politique sans le départ du président de la République et sans l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. »
BFMTV · Sébastien Lecornu à Matignon, 10 septembre...L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 4:17
Question 184Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Elle peut être posée, mais pour autant, le président de la République a un mandat. Il va jusqu'en 2027. Qu'est-ce que vous faites ?
Réponse directe
C'est la raison pour laquelle, moi, je souhaite qu'il y ait une mobilisation populaire contre cette politique, parce qu'en faisant tomber Bayrou, on fera tomber le contenu de sa politique. Et donc, il faudra augmenter le niveau du rapport de force avec le président de la République. Vous savez, dans une situation de blocage démocratique comme celle qu'on connaît aujourd'hui, dans une situation d'absence de majorité à l'Assemblée nationale pour soutenir telle ou telle politique, en démocratie, il n'y a pas 15 solutions. En démocratie, à la fin, c'est aux Françaises et aux Français de trancher. Et donc, il faut un retour aux urnes le plus rapidement possible. Et si M. Macron ne veut pas de di…
« C'est la raison pour laquelle, moi, je souhaite qu'il y ait une mobilisation populaire contre cette politique, parce qu'en faisant tomber Bayrou, on fera tomber le contenu de sa politique. Et donc, il faudra augmenter le niveau du rapport de force avec le président de la République. Vous savez, dans une situation de blocage démocratique comme celle qu'on connaît aujourd'hui, dans une situation d'absence de majorité à l'Assemblée nationale pour soutenir telle ou telle politique, en démocratie, il n'y a pas 15 solutions. En démocratie, à la fin, c'est aux Françaises et aux Français de trancher. Et donc, il faut un retour aux urnes le plus rapidement possible. Et si M. Macron ne veut pas de dissolution de l'Assemblée nationale, alors ce retour aux urnes, le seul qui restera à sa disposition, c'est celui de l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 6:16Voir 1 autre passage
« – Enfin, pardonnez-moi, mais ce qui bordélise aujourd'hui le pays depuis des mois et des mois, c'est M. Macron et ses différents gouvernements. Quand vous refusez le résultat de la démocratie, et quand vous continuez à essayer d'imposer une politique et une politique minoritaire qui est rejetée par les Françaises et les Français, vous êtes responsable d'une situation qui est une situation de chaos et de blocage. C'est eux qui sont responsables de cette situation. – Ensuite, qu'est-ce que vous voulez dire aux oppositions ? Nous sommes opposés à ce budget, nous avons gagné les dernières élections législatives. M. Macron refuse de nous permettre de mettre en place une autre politique. Il reste à notre disposition, les moyens pour faire tomber ce gouvernement et les moyens pour essayer de créer les conditions d'un rapport de force populaire. Et ce n'est pas bordélisant qu'il y ait une mobilisation. Les Françaises et les Français, vous savez, dans la Constitution, ils ont le droit de s'exprimer, ils ont le droit de faire grève, ils ont le droit de manifester, ils ont le droit de prendre des initiatives pour faire entendre leurs voix quand manifestement, les voix qu'ils utilisent, notamment les voix démocratiques, ne sont pas entendues par le pouvoir en place. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 7:15
Question 185Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Et comment le faire tomber alors le Premier ministre ?
Réponse directe
D'abord en utilisant les moyens institutionnels à notre disposition. Moi je peux vous dire que dès la reprise de la session parlementaire, dès que l'Assemblée nationale reprendra ses travaux le plus rapidement possible, nous nous sommes prêts à une session extraordinaire le plus vite possible, les députés du groupe de la France Insoumise déposeront une motion de censure. Et j'espère que cette motion de censure pourra être votée par une majorité des députés et ainsi censurer le gouvernement. Et puis en s'appuyant aussi sur la mobilisation populaire, vous savez qu'il y a cette date du 10 septembre qui commence à monter. Et c'est le prochain rendez-vous. Et nous les Insoumis, nous nous mettons…
« D'abord en utilisant les moyens institutionnels à notre disposition. Moi je peux vous dire que dès la reprise de la session parlementaire, dès que l'Assemblée nationale reprendra ses travaux le plus rapidement possible, nous nous sommes prêts à une session extraordinaire le plus vite possible, les députés du groupe de la France Insoumise déposeront une motion de censure. Et j'espère que cette motion de censure pourra être votée par une majorité des députés et ainsi censurer le gouvernement. Et puis en s'appuyant aussi sur la mobilisation populaire, vous savez qu'il y a cette date du 10 septembre qui commence à monter. Et c'est le prochain rendez-vous. Et nous les Insoumis, nous nous mettons au service, à disposition de ce mouvement, pour essayer de faire en sorte que cette mobilisation populaire, elle l'aide aussi à mettre la pression et à obtenir la chute du plan Bayrou. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 1:28Voir 1 autre passage
« – Il faut les voix d'une majorité de députés pour que la censure puisse être adoptée. Moi je forme le vœu que toutes celles et ceux qui n'ont pas voté les dernières motions de censure, le Rassemblement national n'a pas voté à huit reprises cette année les motions de censure que nous avons déposées. Si M. Bayrou peut faire ses propositions aujourd'hui, s'il peut proposer cette saignée pour le pays, c'est parce que le Rassemblement national a laissé M. Bayrou au pouvoir. Donc je forme le vœu que toutes celles et ceux qui ont protégé Emmanuel Macron, qui ont protégé François Bayrou, qui ont permis que sa politique soit mise en œuvre ces derniers mois, reviennent dans le camp de l'opposition et en tout cas soient un peu cohérents avec les annonces qu'ils ont faites au moment des campagnes électorales et qu'effectivement qu'il y a une majorité de députés qui votent la censure pour qu'on en finisse avec le gouvernement de M. Bayrou. Guillaume Daré. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 2:21
Question 186Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Des législatives anticipées ?
Réponse directe
– Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-d…
« – Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-dire que le nouveau Front populaire est arrivé en tête de ces élections législatives. Et M. Macron a refusé de tenir compte de ce résultat. Et dorénavant, il nous impose des gouvernements qui sont des gouvernements minoritaires. Donc moi, j'assume de vous dire que la priorité, ça doit être de faire tomber M. Bayrou, et que si M. Bayrou tombe, ensuite, c'est la question du départ d'Emmanuel Macron qui sera posée sur la table. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 5:07
Question 187Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
– Mais Manuel Bompard, vous appelez les socialistes à voter la motion de censure. Prenons le scénario de la chute de François Bayrou. Derrière, vous soutenez quoi ?
Réponse directe
– Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-d…
« – Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-dire que le nouveau Front populaire est arrivé en tête de ces élections législatives. Et M. Macron a refusé de tenir compte de ce résultat. Et dorénavant, il nous impose des gouvernements qui sont des gouvernements minoritaires. Donc moi, j'assume de vous dire que la priorité, ça doit être de faire tomber M. Bayrou, et que si M. Bayrou tombe, ensuite, c'est la question du départ d'Emmanuel Macron qui sera posée sur la table. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 5:07
Question 188Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Le président de la République s'est attiré les foudres de Benyamin Netanyahou parce qu'il va reconnaître, la France va reconnaître l'État de Palestine. Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, l'accuse d'alimenter le feu de l'antisémitisme. Vous êtes derrière le chef de l'État dans cette reconnaissance de l'État palestinien ?
Réponse directe
Évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine et ça fait depuis des mois et des mois que nous le demandons. Vous savez, il y a une majorité des États dans le monde qui reconnaissent cet État et aujourd'hui on est dans une situation où le gouvernement d'extrême droite de M. Netanyahou s'apprête à annexer complètement la bande de Gaza, s'apprête à poursuivre ses politiques d'annexion en Cisjordanie et à rendre tout à fait impossible l'existence d'un État de Palestine. Donc évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine et il n'y a pas besoin d'attendre, je ne sais quelle conférence pour le faire, il faut le faire immédiatement. Mais il ne suffira pas de reconnaître l'État de Pa…
« Évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine et ça fait depuis des mois et des mois que nous le demandons. Vous savez, il y a une majorité des États dans le monde qui reconnaissent cet État et aujourd'hui on est dans une situation où le gouvernement d'extrême droite de M. Netanyahou s'apprête à annexer complètement la bande de Gaza, s'apprête à poursuivre ses politiques d'annexion en Cisjordanie et à rendre tout à fait impossible l'existence d'un État de Palestine. Donc évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine et il n'y a pas besoin d'attendre, je ne sais quelle conférence pour le faire, il faut le faire immédiatement. Mais il ne suffira pas de reconnaître l'État de Palestine pour mettre un terme au génocide à Gaza. Il faut prendre d'autres mesures, il faut infliger des sanctions contre le gouvernement de M. Netanyahou, il faut rompre les coopérations économiques, notamment cet accord d'association qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et l'État d'Israël. Il faut utiliser tous les moyens à notre disposition pour peser sur M. Netanyahou et pour en finir avec ce drame humanitaire que l'on vit aujourd'hui à Gaza. Quant à M. Macron, si vous voulez, c'est un peu l'arroseur arrosé. Pendant des mois et des mois, ils ont utilisé l'accusation en antisémitisme contre la France insoumise qui défendait la fin des massacres en Gaza. Et bien maintenant, il est victime en quelque sorte de ses propres turpitudes. Mais vous savez, l'antisémitisme est un fléau malheureusement suffisamment grave pour qu'il soit combattu sans être instrumentalisé comme le fait aujourd'hui le gouvernement de M. Netanyahou. »
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Question 189Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Manuel Bompard est avec nous, c'est bien ce que je disais, il est à Châteauneuf sur Isère. Bonsoir Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise. Je voudrais savoir, pour vous, la rentrée, s'il y a un mot d'ordre, c'est censure et faire tomber François Bayrou ?
Réponse directe
Évidemment, parce que c'est la seule solution aujourd'hui pour empêcher M. Bayrou de mettre en œuvre le plan qu'il a présenté avant l'été et qui va se traduire par beaucoup de souffrance pour les Françaises et les Français, pour les gens qui nous écoutent, pour qu'ils le comprennent, peut-être qu'ils n'ont pas suivi l'ampleur des annonces qui ont été faites par M. Bayrou, mais il s'agit par exemple de décréter ce qu'il appelle une année blanche, c'est-à-dire de ne pas revaloriser cette année le SMIC, les prestations sociales, c'est-à-dire une baisse du pouvoir d'achat pour une très grande partie des Françaises et des Français. Il s'agit de voler deux jours fériés après que M. Macron et ses…
« Évidemment, parce que c'est la seule solution aujourd'hui pour empêcher M. Bayrou de mettre en œuvre le plan qu'il a présenté avant l'été et qui va se traduire par beaucoup de souffrance pour les Françaises et les Français, pour les gens qui nous écoutent, pour qu'ils le comprennent, peut-être qu'ils n'ont pas suivi l'ampleur des annonces qui ont été faites par M. Bayrou, mais il s'agit par exemple de décréter ce qu'il appelle une année blanche, c'est-à-dire de ne pas revaloriser cette année le SMIC, les prestations sociales, c'est-à-dire une baisse du pouvoir d'achat pour une très grande partie des Françaises et des Français. Il s'agit de voler deux jours fériés après que M. Macron et ses gouvernements nous aient déjà volé deux ans de vie, il y a deux ans avec la retraite à 64 ans. Il s'agit de réduire le remboursement des médicaments pour les personnes qui sont malades et en particulier qui ont des maladies chroniques. Il s'agit de faire payer plus cher les arrêts pour maladies. Donc il s'agit de mesures qui vont reposer directement sur les Françaises et les Français qui sont inacceptables. Et M. Bayrou veut passer en force manifestement, il ne veut en discuter avec personne. Et donc il n'y a pas d'autre solution que de le faire tomber le plus rapidement possible. »
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Question 190Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
pourquoi pas Sébastien Lecornu ?
Réponse à côté
– Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-d…
« – Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine, dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale. Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré, je pense que la question qui sera immédiatement posée, c'est la question du départ du président de la République lui-même. Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui. Il est responsable de ce blocage. L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Françaises et les Français ont voté. Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas du nouveau Front populaire, c'est-à-dire que le nouveau Front populaire est arrivé en tête de ces élections législatives. Et M. Macron a refusé de tenir compte de ce résultat. Et dorénavant, il nous impose des gouvernements qui sont des gouvernements minoritaires. Donc moi, j'assume de vous dire que la priorité, ça doit être de faire tomber M. Bayrou, et que si M. Bayrou tombe, ensuite, c'est la question du départ d'Emmanuel Macron qui sera posée sur la table. »
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Question 191Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Alors on a parlé de ce que vous voudriez faire et de ce que vont faire vos candidats, parce que si j'ai plus l'impression, ils auront quand même une espèce de programme commun, de ligne directrice pour les prochaines élections municipales. – Évidemment. – Voilà, il y a l'un de vos partenaires à gauche, enfin je ne sais pas si il est partenaire, c'est Raphaël Glucksmann, qui parle de 2027, vous évoquiez l'élection présidentielle anticipée, c'est votre souhait, et qui dit qu'il faut deux offres politiques à gauche qui ne sont pas solubles l'une dans l'autre. Il dit qu'il faut se rappeler qu'en 1981, si Mitterrand a gagné, c'est parce qu'il se distinguait des communistes. Voilà, il ne faudra pas qu'il y ait une candidature commune en 2027. Qu'est-ce que vous répondez, Raphaël Glucksmann ?
Réponse directe
– Il a au moins le mérite de la franchise et de l'honnêteté, parce que je pense que celles et ceux qui essayent de faire croire que s'il devait y avoir demain une primaire, M. Glucksmann pourrait soutenir le candidat de la France insoumise pour l'élection présidentielle, je pense font preuve d'une certaine hypocrisie. M. Glucksmann n'est pas d'accord avec le cœur du programme de la France insoumise, n'est pas d'accord d'ailleurs avec le cœur du programme du nouveau Front populaire que nous avons défendu lors des dernières élections législatives, c'est son droit, et nous sommes en démocratie. À partir du moment où il n'est pas d'accord, il a tout à fait effectivement la liberté de présenter…
« – Il a au moins le mérite de la franchise et de l'honnêteté, parce que je pense que celles et ceux qui essayent de faire croire que s'il devait y avoir demain une primaire, M. Glucksmann pourrait soutenir le candidat de la France insoumise pour l'élection présidentielle, je pense font preuve d'une certaine hypocrisie. M. Glucksmann n'est pas d'accord avec le cœur du programme de la France insoumise, n'est pas d'accord d'ailleurs avec le cœur du programme du nouveau Front populaire que nous avons défendu lors des dernières élections législatives, c'est son droit, et nous sommes en démocratie. À partir du moment où il n'est pas d'accord, il a tout à fait effectivement la liberté de présenter sa propre candidature. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 14:41
Question 192Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
– Et le blocage du pays est l'une de ces voix ?
Réponse directe
– Le blocage, le fait de peser sur la situation, d'augmenter le niveau de rapport de force fait effectivement partie des voix qui sont à disposition des Françaises et des Français pour faire entendre leurs voix. Enfin, je vous rappelle qu'il y a deux ans, nous étions plusieurs millions de personnes à manifester contre la retraite à 64 ans. Je vous rappelle qu'il y avait une majorité de députés qui étaient contre la retraite à 64 ans. Je vous rappelle que toutes les organisations syndicales étaient contre la retraite à 64 ans. Et M. Macron et Mme Borne sont passés en force. Donc à un moment, il ne faut pas ensuite s'étonner que les Françaises et les Français, ils se mettent en mouvement, ils…
« – Le blocage, le fait de peser sur la situation, d'augmenter le niveau de rapport de force fait effectivement partie des voix qui sont à disposition des Françaises et des Français pour faire entendre leurs voix. Enfin, je vous rappelle qu'il y a deux ans, nous étions plusieurs millions de personnes à manifester contre la retraite à 64 ans. Je vous rappelle qu'il y avait une majorité de députés qui étaient contre la retraite à 64 ans. Je vous rappelle que toutes les organisations syndicales étaient contre la retraite à 64 ans. Et M. Macron et Mme Borne sont passés en force. Donc à un moment, il ne faut pas ensuite s'étonner que les Françaises et les Français, ils se mettent en mouvement, ils passent à l'action. Et moi je souhaite que le 10 septembre prochain soit l'occasion d'une mobilisation populaire la plus large et la plus puissante possible, parce que je crois que c'est seulement comme ça qu'on pourra faire entendre raison à ce gouvernement et à ce pouvoir. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 8:23Voir 1 autre passage
« – Oui, bon, d'abord je vais vous dire, pardon, je ne sais pas si c'est parce que vous étiez au raccord, vous avez le droit, mais il y a effectivement déjà des organisations syndicales locales qui appuient ce mouvement, il y a la France insoumise, il y a le Parti communiste, j'ai entendu les écologistes, j'ai vu une interview de Marine Tourdelay dire qu'elle appuyait aussi ce mouvement et cette mobilisation, donc personnellement je ne me sens pas du tout seul. – D'ailleurs j'ai remarqué que sur l'une de vos antennes il y a quelques jours, vous avez fait un sondage pour savoir si oui ou non il fallait reverser le gouvernement et je crois qu'il y avait 70 ou 75% des Français qui appuyaient cette revendication. Donc moi seul avec 75% des Français, personnellement ça me va. Pour le reste en ce qui concerne ce mouvement, ces revendications vont évidemment se préciser, ces modalités d'action vont évidemment se préciser, c'est à ce mouvement de le décider, ce n'est pas à nous de le décider, nous on est au service, à disposition de ce mouvement, mais je crois que les premières revendications qui émergent, le retrait de ce plan en Bayrou, le refus de la retraite à 64 ans, sont des revendications dans lesquelles on se retrouve pleinement et totalement. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 9:36
Question 193Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
– Donc vous êtes OK pour deux candidatures en 2027 ?
Réponse partielle
– Je suis OK, ce n'est pas à moi de le décider, mais qui serait-je pour dire à M. Glucksmann qui ne peut pas présenter sa candidature ? Ensuite c'est la démocratie, c'est les électrices et les électeurs qui trancheront. Si les électrices et les électeurs veulent revenir à la gauche de François Hollande qui a très largement désespéré les Françaises et les Français qui a conduit à ce que la gauche perde quasiment 20 points dans les élections après le mandat de François Hollande, libre à eux. Je ne crois pas que c'est ce qu'ils voudront faire, mais c'est le chemin que leur propose M. Glucksmann. Nous ne leur proposerons pas ce chemin et nous proposons un chemin alternatif qui est dans la conti…
« – Je suis OK, ce n'est pas à moi de le décider, mais qui serait-je pour dire à M. Glucksmann qui ne peut pas présenter sa candidature ? Ensuite c'est la démocratie, c'est les électrices et les électeurs qui trancheront. Si les électrices et les électeurs veulent revenir à la gauche de François Hollande qui a très largement désespéré les Françaises et les Français qui a conduit à ce que la gauche perde quasiment 20 points dans les élections après le mandat de François Hollande, libre à eux. Je ne crois pas que c'est ce qu'ils voudront faire, mais c'est le chemin que leur propose M. Glucksmann. Nous ne leur proposerons pas ce chemin et nous proposons un chemin alternatif qui est dans la continuité des différentes campagnes de Jean-Luc Mélenchon aux différentes élections présidentielles, dans la continuité du programme que nous avons défendu aux élections législatives avec la NUPES et le nouveau Front Populaire. Nous, nous restons fidèles aux engagements que nous avons pris devant les électrices et les électeurs et nous les porterons dans les prochaines échéances qu'elles soient législatives ou présidentielles en 2027 ou avant. Encore deux, trois questions, Emmanuel Bompard. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 15:22
Question 194Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel Bompard
Donc ça veut dire pas de police municipale armée et plus de caméras de vidéosurveillance non plus ?
Réponse directe
Mais ça veut dire comme on l'a proposé, comme on a été d'ailleurs pas tout seul à gauche pendant des années et des années à proposer, de faire d'abord un moratoire, c'est-à-dire de ne pas déployer des caméras de vidéosurveillance supplémentaires parce que pardonnez-moi de vous le dire, mais toutes les études, moi je veux bien qu'on parle de ce sujet, mais il faut en parler de manière sérieuse. Il y a eu une enquête de la gendarmerie qui a été faite il y a quelques années sur les caméras de vidéosurveillance, ça coûte très cher, ça n'aide pas à prévenir des problèmes qui mettent en danger la sécurité des Françaises et des Français. Et plutôt que des caméras de vidéosurveillance, je préfère a…
« Mais ça veut dire comme on l'a proposé, comme on a été d'ailleurs pas tout seul à gauche pendant des années et des années à proposer, de faire d'abord un moratoire, c'est-à-dire de ne pas déployer des caméras de vidéosurveillance supplémentaires parce que pardonnez-moi de vous le dire, mais toutes les études, moi je veux bien qu'on parle de ce sujet, mais il faut en parler de manière sérieuse. Il y a eu une enquête de la gendarmerie qui a été faite il y a quelques années sur les caméras de vidéosurveillance, ça coûte très cher, ça n'aide pas à prévenir des problèmes qui mettent en danger la sécurité des Françaises et des Français. Et plutôt que des caméras de vidéosurveillance, je préfère avoir des effectifs humains qui sont beaucoup plus efficaces pour garantir cette sécurité. Donc moi je veux bien qu'on continue dans les mauvaises solutions pour essayer de s'attirer les bonnes grâces médiatiques, mais pardonnez-moi, moi je pense que le sujet c'est qu'est-ce qu'on fait d'efficace pour que quel que soit l'endroit, la ville, la commune dans laquelle on habite, on puisse vivre en paix et en sécurité. Et ce n'est pas avec les solutions qui sont mises en œuvre aujourd'hui dans l'essentiel des communes qu'on va y parvenir. Parce que le bilan n'est pas fameux sur ce sujet, et pourtant ce n'est pas la France Assoumise qui dirige ces communes aujourd'hui. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 12:54
Question 195Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
On va bien sûr voir quelles sont les conséquences internationales et nationales de cet affrontement qui oppose désormais depuis trois jours Israël et l'Iran. À mes côtés, Amandine Atalaya, éditeur réaliste politique de BFM TV. Bonjour. Et Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune dimanche. Notre partenaire pour cette émission, très concrètement, Manuel Bompard. On a vu ces images depuis trois jours avec cet affrontement. Cette nuit de salle a ciblé à nouveau des installations stratégiques en Iran. L'Iran, de son côté, a lancé de nouvelles salves de missiles sur Israël. Israël affirme que depuis deux jours, il y a 13 morts de son côté, 280 blessés. L'espace aérien israélien reste fermé pour la troisième journée consécutive. Comment vous qualifiez ce qui est en train de se passer au Proche-Orient ?
Réponse directe
D'abord, c'est une situation qui est une situation évidemment extrêmement préoccupante. Puisqu'on voit une forme d'embrasement et le risque d'une guerre généralisée sur l'ensemble du Proche-Orient. Et c'est le résultat d'une fuite en avant, qui est une fuite en avant totalement irresponsable, du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, à qui on n'a fixé aucune limite, et qui agit depuis des mois et des mois dans une forme d'impunité totale, qui commet en ce moment un génocide à Gaza, qui s'est attaqué au Liban, qui a frappé la Syrie et qui frappe désormais l'Iran, sans qu'il n'y ait aucune réaction des puissances occidentales pour réaffirmer la primauté normalement du droit internati…
« D'abord, c'est une situation qui est une situation évidemment extrêmement préoccupante. Puisqu'on voit une forme d'embrasement et le risque d'une guerre généralisée sur l'ensemble du Proche-Orient. Et c'est le résultat d'une fuite en avant, qui est une fuite en avant totalement irresponsable, du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, à qui on n'a fixé aucune limite, et qui agit depuis des mois et des mois dans une forme d'impunité totale, qui commet en ce moment un génocide à Gaza, qui s'est attaqué au Liban, qui a frappé la Syrie et qui frappe désormais l'Iran, sans qu'il n'y ait aucune réaction des puissances occidentales pour réaffirmer la primauté normalement du droit international. Je rappelle que les attaques qui ont été commises par l'armée israélienne il y a maintenant deux jours sont des attaques dites préventives, qui sont en violation totale du droit international. Le droit international ne prévoit pas la possibilité de pouvoir attaquer, comme l'a fait l'armée israélienne. »
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Question 196Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
Que dites-vous à Olivier Faure, le premier secrétaire du PS nouvellement réélu ?
Réponse à côté
D'abord, vous savez, depuis des mois et des mois, pour toutes les personnes qui se mobilisent, il y en avait encore plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue hier, en soutien, en solidarité avec la population palestinienne. L'arme, l'argument infamant et diffamant qui est utilisé contre eux, c'est cette accusation en antisémitisme. Je vis que M. Netanyahou traitait désormais la terre entière d'antisémite, que même le pape, l'ancien pape, avait été traité d'antisémite. Donc, je vois bien comment cette qualification particulièrement insultante est utilisée pour réprimer, faire taire l'ensemble des personnes qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour le reste,…
« D'abord, vous savez, depuis des mois et des mois, pour toutes les personnes qui se mobilisent, il y en avait encore plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue hier, en soutien, en solidarité avec la population palestinienne. L'arme, l'argument infamant et diffamant qui est utilisé contre eux, c'est cette accusation en antisémitisme. Je vis que M. Netanyahou traitait désormais la terre entière d'antisémite, que même le pape, l'ancien pape, avait été traité d'antisémite. Donc, je vois bien comment cette qualification particulièrement insultante est utilisée pour réprimer, faire taire l'ensemble des personnes qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour le reste, je suis effaré que le PS n'ait rien de mieux à faire dans son Congrès au moment où on est dans une situation internationale extrêmement préoccupante. On en a parlé au moment où Donald Trump déstabilise le monde entier, au moment où la crise climatique est de plus en plus grave. Je trouve ça effarant que le seul sujet de préoccupation du Congrès du Parti Socialiste soit le rapport à la France Insoumise, qui nous laisse tranquilles, qui débattent un peu du fond des vrais sujets. Et je crois qu'il faut comprendre qu'avec ce type de qualification, ce type d'insulte, c'est inacceptable dans le débat entre les relations politiques à gauche. Donc moi, j'appelle solennellement, au nom de la France Insoumise, Olivier Fa à présenter des excuses publiques à la France Insoumise, à l'ensemble de ces militantes et de ces militants, qui sont attaqués de manière inacceptable à l'intérieur du Congrès socialiste. Et par là même, qui handicap et qui rend impossible, tout le monde pourra le comprendre, de leur fait, s'il reste sur cette ligne-là, toute possibilité de travail commun. Comment vous voulez imaginer qu'il soit possible de travailler en commun avec une formation politique qui, dans son Congrès, insulte le dirigeant ou un dirigeant politique d'une autre formation politique de salopards ? C'est totalement impossible. Concrètement, ça veut dire quoi ? »
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 21:06
Question 197Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
Un mot une cote économique ?
Réponse directe
Il faut un embargo sur toutes les livraisons d'armes. On ne peut pas accepter que la France continue à avoir en quelque sorte une forme de complicité dans ce que les autorités internationales qualifient aujourd'hui de génocide à Gaza. Ce n'est pas possible. Donc oui, évidemment... Non, la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide il y a maintenant plus d'un an. Tout à fait. Plus d'un an. Et il y a plus d'un an quand la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide, elle a dit que tout devait être fait pour prévenir le risque de génocide. Et la France est signataire d'une convention internationale. Elle a une obligation légale de prévenir le risque de génoci…
« Il faut un embargo sur toutes les livraisons d'armes. On ne peut pas accepter que la France continue à avoir en quelque sorte une forme de complicité dans ce que les autorités internationales qualifient aujourd'hui de génocide à Gaza. Ce n'est pas possible. Donc oui, évidemment... »
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« Non, la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide il y a maintenant plus d'un an. Tout à fait. Plus d'un an. Et il y a plus d'un an quand la Cour internationale de justice a parlé de risque de génocide, elle a dit que tout devait être fait pour prévenir le risque de génocide. Et la France est signataire d'une convention internationale. Elle a une obligation légale de prévenir le risque de génocide. Et elle ne fait rien aujourd'hui. Donc il faut des sanctions. Donc il faut un embargo. Donc il faut rompre l'accord de coopération économique qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël. On a des leviers d'action. Il faut reconnaître l'État de Palestine. Pourquoi ? Dans ce cadre-là, Emmanuel Macron maintient sa volonté de reconnaître l'État de Palestine. Un État démilitarisé, dit-il. Mais qu'est-ce qu'il attend ? Qu'est-ce qu'il attend ? Il n'a pas besoin de faire je ne sais quelle conférence pour décider de la reconnaissance de l'État de Palestine. Mais il n'en a pas besoin. Demain, il peut décider de reconnaître officiellement l'État de Palestine. J'entends dire, oui, on ne veut pas le faire parce qu'on ne veut pas être isolé. Mais c'est une plaisanterie. Vous avez aujourd'hui 75% des États dans le monde qui reconnaissent officiellement l'État de Palestine. C'est en refusant cette reconnaissance que nous sommes isolés. Et c'est précisément en reconnaissant l'État de Palestine que nous ne serons plus isolés parce que nous rejoindrons une très large majorité des États dans le monde qui reconnaissent officiellement l'État de Palestine. Donc ce que je regrette, si vous voulez, c'est que le président de la République parle, dit des choses et ensuite il ne fait rien. Quand le président de la République dit que le blocus humanitaire à Gaza est une honte, mais alors briser ce blocus est un devoir. Et alors quand vous avez des personnes qui embarquent sur un bateau pour essayer d'aller briser ce blocus et qui sont arrêtées de manière illégale par le gouvernement israélien, alors la France doit condamner cette arrestation illégale. Pourquoi elle ne le fait pas ? Est-ce que vous savez que vous avez encore aujourd'hui trois personnes qui sont dans les prisons israéliennes pour le seul tort d'être monté sur un bateau pour aller briguer ce blocus ? Vous êtes trois journalistes ici. Vous avez un... Est-ce que vous pensez vraiment qu'on peut être sur le même plan »
Question 198Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
Notre invité Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, une question internationale qui divise aussi en France. et à gauche témoignent justement ses propos hier au Congrès du Parti Socialiste qui se tient actuellement à Nancy avec Jérôme Gage, député socialiste, qui s'en est pris à Jean-Luc Mélenchon. Il évoque la position de Jean-Luc Mélenchon sur la situation de la Palestine et il dit, je cite, « J'ai une meurtrissure terrible à dire devant ce Congrès que pour la première fois de ma vie, j'ai dû dire de l'homme que j'aime profondément, que j'ai aimé profondément, qu'il est devenu un salopard antisémite avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables. » Un salopard antisémite, ce sont les mots de Jérôme Gage. Que dites-vous ce matin à Jérôme Gage ?
Réponse à côté
D'abord, vous savez, depuis des mois et des mois, pour toutes les personnes qui se mobilisent, il y en avait encore plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue hier, en soutien, en solidarité avec la population palestinienne. L'arme, l'argument infamant et diffamant qui est utilisé contre eux, c'est cette accusation en antisémitisme. Je vis que M. Netanyahou traitait désormais la terre entière d'antisémite, que même le pape, l'ancien pape, avait été traité d'antisémite. Donc, je vois bien comment cette qualification particulièrement insultante est utilisée pour réprimer, faire taire l'ensemble des personnes qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour le reste,…
« D'abord, vous savez, depuis des mois et des mois, pour toutes les personnes qui se mobilisent, il y en avait encore plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue hier, en soutien, en solidarité avec la population palestinienne. L'arme, l'argument infamant et diffamant qui est utilisé contre eux, c'est cette accusation en antisémitisme. Je vis que M. Netanyahou traitait désormais la terre entière d'antisémite, que même le pape, l'ancien pape, avait été traité d'antisémite. Donc, je vois bien comment cette qualification particulièrement insultante est utilisée pour réprimer, faire taire l'ensemble des personnes qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour le reste, je suis effaré que le PS n'ait rien de mieux à faire dans son Congrès au moment où on est dans une situation internationale extrêmement préoccupante. On en a parlé au moment où Donald Trump déstabilise le monde entier, au moment où la crise climatique est de plus en plus grave. Je trouve ça effarant que le seul sujet de préoccupation du Congrès du Parti Socialiste soit le rapport à la France Insoumise, qui nous laisse tranquilles, qui débattent un peu du fond des vrais sujets. Et je crois qu'il faut comprendre qu'avec ce type de qualification, ce type d'insulte, c'est inacceptable dans le débat entre les relations politiques à gauche. Donc moi, j'appelle solennellement, au nom de la France Insoumise, Olivier Fa à présenter des excuses publiques à la France Insoumise, à l'ensemble de ces militantes et de ces militants, qui sont attaqués de manière inacceptable à l'intérieur du Congrès socialiste. Et par là même, qui handicap et qui rend impossible, tout le monde pourra le comprendre, de leur fait, s'il reste sur cette ligne-là, toute possibilité de travail commun. Comment vous voulez imaginer qu'il soit possible de travailler en commun avec une formation politique qui, dans son Congrès, insulte le dirigeant ou un dirigeant politique d'une autre formation politique de salopards ? C'est totalement impossible. Concrètement, ça veut dire quoi ? »
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 21:06
Question 199Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
Bruno Rotaillot dit qu'il veut généraliser les peines de prison pour les mineurs dès le premier délit grave. Oui ou non ?
Réponse à côté
– Mais en fait, je vais répondre à votre question, mais pardon, pas juste en oui ou non. La question qui devrait tous nous préoccuper, quand on parle de police, quand on parle de justice, c'est la question de savoir comment on garantit la sécurité et la tranquillité publique. Pour garantir la sécurité et la tranquillité publique, il faut imaginer la répression comme étant quelque chose d'efficace pour éviter la réitération. Si vous faites en sorte qu'une personne, quand elle a commis un acte criminel ou délictueux, vous augmentez les chances qu'elle le reproduise à l'issue de sa peine, mais vous êtes à côté de la plaque. Or précisément, si on défend le sursis, et pas comme M. Darmanin qui p…
« – Mais en fait, je vais répondre à votre question, mais pardon, pas juste en oui ou non. La question qui devrait tous nous préoccuper, quand on parle de police, quand on parle de justice, c'est la question de savoir comment on garantit la sécurité et la tranquillité publique. Pour garantir la sécurité et la tranquillité publique, il faut imaginer la répression comme étant quelque chose d'efficace pour éviter la réitération. Si vous faites en sorte qu'une personne, quand elle a commis un acte criminel ou délictueux, vous augmentez les chances qu'elle le reproduise à l'issue de sa peine, mais vous êtes à côté de la plaque. Or précisément, si on défend le sursis, et pas comme M. Darmanin qui propose de le supprimer, si on défend l'idée d'avoir des peines qui soient des peines individualisées, c'est parce que c'est ce qui est le plus efficace pour lutter contre la récidive. Vous avez aujourd'hui, au bout de 5 ans, à peu près 60% des gens qui ont fait de la prison ferme qui réitèrent. Et quand les gens ont du sursis, forcément les statistiques baissent. C'est à peu près la moitié, moitié moins. Pourquoi ? Parce que le sursis a un effet dissuasif de la reproduction de la peine. Donc le débat tel qu'il est posé aujourd'hui entre laxisme et fermeté, il est à côté de la plaque. Le débat qui doit nous concerner, qui doit nous intéresser, c'est le débat de l'efficacité. »
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 34:52
Question 200Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)
– Rien ne justifie cette opération pour vous ?
Réponse directe
– Non, rien ne la justifie. Rien ne justifie le fait qu'on aille frapper des civils, puisque vous avez donné un nombre de personnes civiles côté israélienne. Il y a eu aussi des civils iraniens, il y en a quasiment une centaine qui sont mortes dans ces frappes-là. Et rien ne justifie par exemple, et par ailleurs, qu'on frappe des installations nucléaires, avec un risque de propagation et de diffusion que tout le monde peut comprendre. Et donc évidemment, la solution qui doit permettre de rétablir la paix dans la région, c'est une solution diplomatique. Et d'ailleurs, vous le savez comme moi, une réunion était prévue aujourd'hui, normalement, entre les autorités américaines et les autorités…
« – Non, rien ne la justifie. Rien ne justifie le fait qu'on aille frapper des civils, puisque vous avez donné un nombre de personnes civiles côté israélienne. Il y a eu aussi des civils iraniens, il y en a quasiment une centaine qui sont mortes dans ces frappes-là. Et rien ne justifie par exemple, et par ailleurs, qu'on frappe des installations nucléaires, avec un risque de propagation et de diffusion que tout le monde peut comprendre. Et donc évidemment, la solution qui doit permettre de rétablir la paix dans la région, c'est une solution diplomatique. Et d'ailleurs, vous le savez comme moi, une réunion était prévue aujourd'hui, normalement, entre les autorités américaines et les autorités iraniennes, pour reprendre le chemin de la négociation, parce qu'il y a eu un accord sur le nucléaire iranien il y a quelques années, parce que cet accord a été dénoncé de manière unilatérale par le président Donald Trump lors de son premier mandat, et qu'enfin, il semblait que les négociations pouvaient être réouvertes. Et malheureusement, je crains que cette attaque injustifiée israélienne remette en cause la réouverture de ces négociations. »
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 1:53
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 6:29
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« D'abord, ce qu'il faut dire, c'est que le déclenchement de cette guerre est quand même à l'origine aujourd'hui, notamment du blocage du Détroit d'Hormuz, puisque c'est à ce sujet auquel faisait référence le président de la République, provient d'une décision unilatérale de Donald Trump et des États-Unis de déclencher une guerre illégale au regard du droit international et dont on subit aujourd'hui les conséquences. Maintenant, il y a des négociations qui sont engagées. Il y a une trêve qui doit expirer demain. Et moi, entre guillemets, pas là pour donner les bons et les mauvais points, je forme le vœu que cette trêve puisse aboutir sur un accord de paix, la fin de cette guerre. Et alors, s'il y a la fin de cette guerre, je pense qu'il y aura le déblocage du Détroit d'Hormuz. Donc, soit c'est la fin de la guerre d'ici demain, soit il faut prolonger la trêve jusqu'à ce qu'on puisse mettre sur la table un plan de négociation. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 0:47
« Nous, notre demande, elle est très claire. C'est de demander à ce que s'il doit y avoir des modifications budgétaires par rapport au budget qui a été imposé par 49-3 au mois de janvier, s'il doit y avoir des modifications, elles doivent passer par ce qu'on appelle un budget rectificatif, c'est-à-dire une discussion parlementaire sur où sont ces modifications et qu'on en décide démocratiquement. Ça ne peut pas être le gouvernement tout seul qui décide qu'il va annuler des crédits. Alors on va annuler 4 milliards, alors peut-être 2 milliards sur l'éducation, 2 milliards sur l'écologie. Pourquoi ? Donc il faut qu'on puisse avoir une discussion. C'est comme ça que ça fonctionne dans toutes les collectivités territoriales. Vous avez un budget au début de l'année. Si finalement les prévisions budgétaires ne correspondent pas à la réalité de ce qui se passe, vous faites un budget dit rectificatif. Notre demande, c'est que le Parlement soit saisi d'un budget rectificatif pour qu'on puisse en débattre. Et vous leur direz que 4 milliards c'est trop ? Non, je leur dirais que s'il y a 4 milliards qui manquent dans le budget, il y a différentes manières d'aller les chercher. Et on n'est pas obligé de passer... Quelles économies proposez-vous ? On peut aussi produire des nouvelles recettes. Lesquelles ? Je ne sais pas. Par exemple, dans cette situation de crise, puisque manifestement c'est à cause de la guerre et de ses conséquences économiques qu'il manque ces 4 milliards, ce n'est pas la crise pour tout le monde. Et vous avez aujourd'hui des géants du pétrole qui font des super profits gigantesques. C'est 12 millions d'euros par jour. Vous pensez à Total ? En particulier. Et donc, s'il faut régler 4 milliards d'euros parce que cette situation, elle produit un manque à gagner pour les recettes de l'État de 4 milliards d'euros, on peut aller trouver au moins ces 4 milliards, voire bien davantage dans les super profits des grands groupes pétroliers. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 13:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous, notre demande, elle est très claire. C'est de demander à ce que s'il doit y avoir des modifications budgétaires par rapport au budget qui a été imposé par 49-3 au mois de janvier, s'il doit y avoir des modifications, elles doivent passer par ce qu'on appelle un budget rectificatif, c'est-à-dire une discussion parlementaire sur où sont ces modifications et qu'on en décide démocratiquement. Ça ne peut pas être le gouvernement tout seul qui décide qu'il va annuler des crédits. Alors on va annuler 4 milliards, alors peut-être 2 milliards sur l'éducation, 2 milliards sur l'écologie. Pourquoi ? Donc il faut qu'on puisse avoir une discussion. C'est comme ça que ça fonctionne dans toutes les collectivités territoriales. Vous avez un budget au début de l'année. Si finalement les prévisions budgétaires ne correspondent pas à la réalité de ce qui se passe, vous faites un budget dit rectificatif. Notre demande, c'est que le Parlement soit saisi d'un budget rectificatif pour qu'on puisse en débattre. Et vous leur direz que 4 milliards c'est trop ? Non, je leur dirais que s'il y a 4 milliards qui manquent dans le budget, il y a différentes manières d'aller les chercher. Et on n'est pas obligé de passer... Quelles économies proposez-vous ? On peut aussi produire des nouvelles recettes. Lesquelles ? Je ne sais pas. Par exemple, dans cette situation de crise, puisque manifestement c'est à cause de la guerre et de ses conséquences économiques qu'il manque ces 4 milliards, ce n'est pas la crise pour tout le monde. Et vous avez aujourd'hui des géants du pétrole qui font des super profits gigantesques. C'est 12 millions d'euros par jour. Vous pensez à Total ? En particulier. Et donc, s'il faut régler 4 milliards d'euros parce que cette situation, elle produit un manque à gagner pour les recettes de l'État de 4 milliards d'euros, on peut aller trouver au moins ces 4 milliards, voire bien davantage dans les super profits des grands groupes pétroliers. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 13:23Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je regrette que depuis, mais ce n'est pas seulement sur ce conflit, depuis des années et des années, on a le sentiment que la voix de la France ne pèse plus vraiment grand-chose dans les relations internationales. Et notamment parce qu'on a abandonné les instances qui sont les instances du droit international, de l'ONU en particulier. C'est nous qui les avons abandonnés ou c'est les Américains ? On n'est pas les seuls à les avoir abandonnés, vous avez raison. Mais en tout cas, je ne suis pas sûr qu'on les ait fait vivre à chaque fois qu'on devait les faire vivre. Et donc là, on a un peu l'impression, je suis obligé de le reconnaître, de commenter un peu comme spectateur ces négociations entre l'Iran et les Etats-Unis, et je le regrette. Et donc je pense que la France, elle devrait prendre des initiatives, par exemple, de demander à ce que l'organisation des Nations Unies prenne en charge ces négociations, ces discussions, pour leur permettre d'aboutir. Je ne dis pas que ça sera facile, j'ai bien observé que Donald Trump n'en a strictement rien à faire. Des Nations Unies, mais alors il faut constituer un front des pays qui sont attachés au respect du droit international, ce que nous on avait appelé un front du refus. Avec qui ? L'Espagne par exemple, qui a pris des positions, je crois, très fortes, très courageuses, ces derniers mois sur ce sujet, un certain nombre de pays d'Amérique du Sud. Par exemple, il y avait le week-end dernier un rassemblement à l'initiative du Premier ministre espagnol, Jean-Claude Sanchez, dans lequel vous aviez la présidente du Mexique, par exemple, président d'un certain nombre de pays sud-américains. Je pense qu'il y a une majorité d'États dans le monde qui a intérêt au fait qu'on réhabilite les instances du droit international. Et donc je pense que la France devrait œuvrer à cette tâche. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 1:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, il y a un encadrement des marges, pas des prix, en l'occurrence, dans les départements et territoires d'outre-mer. Mais regardons ce que ça a produit. Tout au long du mois de mars, par exemple, les prix de carburant n'ont pas augmenté dans les départements et territoires d'outre-mer parce que les marges auraient été encadrées. Et donc il n'y a pas eu des effets d'aubaine que vous pouvez avoir eu aujourd'hui dans l'Hexagone. Notre proposition, c'est d'encadrer les marges et c'est tout à fait possible de le faire. On l'a déjà fait en France et il y a un certain nombre d'autres pays européens qui le font pour fixer un prix. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 17:22Voir 2 autres passages
« Écoutez, c'est vrai que l'essentiel des marges qui sont constituées dans la chaîne qui produit le carburant ne sont pas au niveau de la distribution. C'est largement documenté et connu depuis des années et des années. Vous savez, la distribution, c'est soit un produit d'appel, le carburant pour les grandes surfaces, ce n'est pas là où elles font leur plus grande marge, ou des distributeurs indépendants qui margent assez peu, en vérité. Donc en fait, le gouvernement, d'un certain côté, je me félicite qu'il commence à comprendre qu'on ne sortira pas de cette situation en dehors de mesures de réglementation et d'encadrement des prix ou des marges, mais il tape complètement à côté du sujet. Parce que le problème, ce n'est pas les marges à la distribution, c'est les marges à la production et au raffinage. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 16:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, la France a demandé à la Commission européenne une enquête sur les marges des raffineurs. Bon, très bien, mais c'est une manière encore de gagner du temps. C'est-à-dire, en fait, depuis le début de cette crise, le gouvernement gagne du temps en permanence. Donc il lance des enquêtes, il fait des contrôles. Mais en fait, à quel moment décide-t-il d'agir ? Et pour agir, il n'y a pas besoin d'avoir le résultat d'une enquête sur les marges des raffineurs. On a déjà les éléments, on a déjà les chiffres. Ces marges, je vous l'ai dit, elles ont été multipliées par 4 depuis le début de la crise. Donc vous prenez une décision nationale. D'ailleurs, un certain nombre d'autres pays l'ont fait. Vous fixez le prix du carburant. Nous, on propose de le mettre, par exemple, pour le diesel à 1,70 €. Et ça fait à peu près 50 centimes d'économie. Et dans ces 50 centimes d'économie, en vérité, il y en a 40 centimes qui seront du manque à gagner pour les marges des raffineurs et des producteurs. Et les 10 centimes restants, c'est que si vous baissez le prix, il y a 10 centimes de TVA en moins. Et donc, vous permettez de soulager immédiatement la difficulté pour les Français et les Français. Vous ne faites pas payer le budget de l'État. Et vous faites payer ceux qui en profitent de cette situation et qui s'en mettent plein les poches. Ça me paraît une position et une décision assez élémentaire. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 17:54Voir 2 autres passages
« Je ne sais pas. Il va falloir qu'il précise alors. Parce qu'on ne comprend pas très bien quelle est la position du RN. Vous l'appelez ce matin à préciser la position du RN ? Ce n'est pas que je l'appelle, mais pour la clarté du débat public, ce serait bien. Parce que si la grande proposition du RN, c'est de baisser de 1 centime par litre le prix du carburant, la belle affaire. La proposition qui est la note, c'est de le baisser plutôt de 40 à 50 centimes. Ça, ça soulagerait vraiment les Français. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 19:12
« Vous voyez, plus les marges dont tout le monde dit aujourd'hui, tous les analystes, qu'elles ont été multipliées par 4, les marges au raffinage depuis le début de la guerre. Donc là, vous avez évidemment des recettes, mais surtout, vous avez des moyens d'action »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, ce qu'il faut dire, c'est que le déclenchement de cette guerre est quand même à l'origine aujourd'hui, notamment du blocage du Détroit d'Hormuz, puisque c'est à ce sujet auquel faisait référence le président de la République, provient d'une décision unilatérale de Donald Trump et des États-Unis de déclencher une guerre illégale au regard du droit international et dont on subit aujourd'hui les conséquences. Maintenant, il y a des négociations qui sont engagées. Il y a une trêve qui doit expirer demain. Et moi, entre guillemets, pas là pour donner les bons et les mauvais points, je forme le vœu que cette trêve puisse aboutir sur un accord de paix, la fin de cette guerre. Et alors, s'il y a la fin de cette guerre, je pense qu'il y aura le déblocage du Détroit d'Hormuz. Donc, soit c'est la fin de la guerre d'ici demain, soit il faut prolonger la trêve jusqu'à ce qu'on puisse mettre sur la table un plan de négociation. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 0:47Voir 2 autres passages
« Il doit y avoir un accord de paix, c'est la première étape. Je rappelle parce que je sais que, pardon, mais on n'est pas obligé de reprendre le narratif israélien pour justifier une guerre qui est injustifiable et qui n'a aucune justification. Ce n'est pas une force gouvernementale le Hezbollah ? Non mais les gens qui meurent aujourd'hui au Liban, selon les autorités libanaises, elles sont plus de 2000. Les personnes qui sont mortes sous les bombes, elles sont mortes sous les bombes de l'armée israélienne. Elles ne sont pas mortes sous les bombes du Hezbollah. Il ne faut pas désarmer le Hezbollah ? Non, d'abord, dans un premier temps, il faut un cessez-le-feu, il faut arrêter l'intervention israélienne contre le Liban et ensuite, il faut un accord de paix. Et ensuite, dans cet accord de paix, évidemment, c'est aux autorités libanaises constituées qu'il doit appartenir le rôle, la mission d'assurer la défense du territoire libanais. Donc vous devez permettre aux autorités libanaises de disposer de l'ensemble des attributs de leur souveraineté, y compris leur capacité à se défendre. Et alors, la question du Hezbollah, en fait, ne se posera même plus, puisque le Hezbollah n'aura plus de raison d'exister si les autorités libanaises, l'armée libanaise, est en mesure de pouvoir défendre son territoire. Mais aujourd'hui, l'élément qui bloque pour la paix au Liban, c'est l'armée israélienne, c'est le gouvernement israélien qui refute de se mettre d'accord. Alors, donc, et je ne sais pas si j'ai le temps d'en parler maintenant, je veux juste vous dire qu'on a des leviers, des outils à notre disposition pour ça. On a, nous, la France insoumise, lancé au niveau européen une pétition européenne pour suspendre l'accord commercial. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack6 mai 2025 au 3 avr. 2026 · 20 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, on va attendre leur réponse. Mais peut-être que vous aussi, vous avez une responsabilité. Que les responsables politiques qui hier sont venus sur les plateaux de télévision pour dire des choses du type « Rima Hassan est une camée ». J'ai entendu ce type d'expression. Rima Hassan consomme... David Nisner, »
BFMTV · Garde à vue de Rima Hassan: l'interview de Manuel Bompard en intégralitéVérifier à 9:08Voir 2 autres passages
« Moi, je dis que l'ensemble de ces responsables politiques doivent s'excuser aujourd'hui et qu'ils sont couverts de honte. Et qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui vont passer pour des imbéciles. »
BFMTV · Garde à vue de Rima Hassan: l'interview de Manuel Bompard en intégralitéVérifier à 9:26
« Bah, écoutez, madame, madame, vous pouvez rigoler sur ce sujet, mais quand j'entends des gens, comme M. Retailleau, dire qu'il y a une partie des Français qui sont en régression vers leurs origines ethniques, je cite les propos tels qu'ils sont, c'est-à-dire, en quelque sorte, qu'il y aurait des races inférieures, c'est ça, et qu'une partie des Français sera en régression vers ses origines ethniques. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités6 mai 2025 au 23 mars 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Vous avez raison, et ça c'est un phénomène qu'on a observé, que j'observe, qui est un phénomène assez nouveau d'ailleurs, qui est que le Rassemblement national, d'habitude, entre les deux tours, gardait plutôt ses voix. Et là, c'est vrai que souvent, ces électrices et ces électeurs sont allés voter à droite, entre guillemets, – Pour faire barrage, pour vous faire barrage. – Non, précisément, ce que j'allais dire, vous savez, M. Tréhard, si vous êtes attentif, vous verrez que ce phénomène existe aussi dans les endroits où au deuxième tour, il n'y avait pas la France Insoumise en face, que c'était des listes du Parti Socialiste, des écologistes, etc. Donc en fait, ça n'a rien à voir avec la France Insoumise. Donc vous voyez, je trouve qu'il faut faire attention quand même sur les analyses un peu hâtives qui sont faites. La vérité que personne ne dit, c'est que moi, je considère que le Parti Socialiste a pâti d'une vague dégagiste contre ses maires sortants, à Brest, à Clermont-Ferrand qui s'est installé depuis un certain nombre d'années, et à pâti du boulet que constitue, par exemple, son groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale qui a accompagné les politiques macronistes et que vous avez des électrices et des électeurs. – Il y a un boulet de chaque côté alors ? – Non, non, mais je pense quand même, c'est intéressant d'observer qu'il y a des gens qui ne sont pas allés voter socialiste parce que les socialistes n'ont pas censuré les gouvernements, qu'ils ont approuvé le budget de la sécurité sociale et qu'à un moment, ça a des conséquences. »
BFMTV · Maires LFI, municipales: l'interview de Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumiseVérifier à 6:37Voir 2 autres passages
« Je sais que vous répercutez sur ce plateau les informations de Frontière. Non, non, non, c'est un article de Frontière. Mais en l'occurrence, Frontière est assez mal informée puisque cette personne n'est pas notre tête de liste, ne l'a jamais été. Il n'est pas candidat, il n'est pas sur la liste, ni candidat, ni sur la liste, ni tête de liste. Il n'a rien à voir avec les ministères et la France Insoumise. Pardonnez-moi de vous dire que l'information que vous relayez sur ce plateau est une mauvaise information. Non, mais vous êtes là pour la corriger. Mais en l'occurrence, puisque maintenant j'ai répondu sur ce que vous vouliez dire, je vous fais remarquer que quand la France Insoumise, il y a un candidat qui a été investi et qui dit des choses qui sont inacceptables, la France Insoumise, elle prend des décisions immédiates. Par contre, vous pourriez peut-être signaler aux gens qui nous écoutent que le Rassemblement National, par exemple, a investi en Corse un candidat qui a été condamné il y a quelques années pour terrorisme. Oui, c'est vrai. Voilà. Et par contre, lui, il n'est pas désinvesti, vous avez remarqué. Non, mais c'est tout à fait juste. Alors que moi, je viens de vous répondre assez clairement. Non, mais je suis d'accord. »
BFMTV · Budget, gouvernement, Iran: l'interview en intégralité de Manuel Bompard, coordinateur de LFIVérifier à 7:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés10 mars 2026 au 10 mars 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais en fait, si vous bloquez les prix du carburant, du gaz, de l'électricité, vous allez non seulement aider les particuliers, mais en plus, vous allez aider les petites et les moyennes entreprises, les artisans, les boulangers. On sait que par exemple, quand le prix de l'électricité augmente fortement, c'est les boulangers qui se retrouvent dans la difficulté. Et au moins, vous n'avez pas besoin de débloquer des chèques énergie. Parce que débloquer des chèques énergie, c'est faire payer le budget de l'État. Et faire payer le budget de l'État, ça se répercute ensuite, évidemment, dans des coupes, comme on a pu le voir lors du dernier budget, sur la santé, sur l'éducation nationale, 4000 postes supprimés, sur tout ça. Donc, ce qu'il faut faire, c'est mettre à contribution les grandes multinationales qui s'enrichissent sur le dos des Françaises et des Français. Comment vous pouvez accepter l'idée que dans une situation comme celle-ci, tout le monde doit se serrer la ceinture ? Les gens qui galèrent déjà beaucoup ne vont plus pouvoir remplir leur voiture. Mais les seuls qui vont s'en mettre plein les poches, c'est des grandes entreprises qui ont déjà fait des records de profits après la guerre en Ukraine. Ça, c'est inacceptable, évidemment. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités17 févr. 2025 au 10 mars 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça serait efficace, puisque ça permettrait de bloquer les prix au niveau auquel ils étaient avant, ce qu'on observe là, qui sont en vérité des mécanismes de spéculation. Et c'est la seule solution qui permet de protéger le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. Donc, vous bloquez les prix, vous avez la possibilité de le faire. Il y a un décret qui peut être pris en vertu d'un article du Code du commerce. Et c'est la seule solution possible. Parce que le gouvernement, qu'est-ce qu'il propose pour l'instant ? Rien. Il nous dit, on va faire 500 contrôles. Il y a plus de 10 000 stations-service en France. Ça ne sert strictement à rien. »
CNEWS · La grande interview : Manuel BompardVérifier à 0:37Voir 2 autres passages
« Vous n'en savez rien en fait. Alors il y a le décret de dissolution de la Jeune Garde. »
franceinfo · Quentin Deranque, la Jeune Garde... L'interview de Manuel BompardVérifier à 12:22
« Non, madame, mais je veux juste, une fois que j'ai répondu à vos questions, vous rappelez quelques éléments. On est normalement dans un état de droit. Il y a un article, qui est l'article 121-1 du Code pénal, que le Conseil constitutionnel a érigé d'ailleurs comme principe constitutionnel, qui dit que nul ne peut être responsable d'autre chose que de son propre fait. Donc la manière avec laquelle on essaye de rendre responsable Raphaël Arnaud, qui n'est aucunement concerné par l'enquête... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées17 févr. 2025 au 10 mars 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais en fait, si vous bloquez les prix du carburant, du gaz, de l'électricité, vous allez non seulement aider les particuliers, mais en plus, vous allez aider les petites et les moyennes entreprises, les artisans, les boulangers. On sait que par exemple, quand le prix de l'électricité augmente fortement, c'est les boulangers qui se retrouvent dans la difficulté. Et au moins, vous n'avez pas besoin de débloquer des chèques énergie. Parce que débloquer des chèques énergie, c'est faire payer le budget de l'État. Et faire payer le budget de l'État, ça se répercute ensuite, évidemment, dans des coupes, comme on a pu le voir lors du dernier budget, sur la santé, sur l'éducation nationale, 4000 postes supprimés, sur tout ça. Donc, ce qu'il faut faire, c'est mettre à contribution les grandes multinationales qui s'enrichissent sur le dos des Françaises et des Français. Comment vous pouvez accepter l'idée que dans une situation comme celle-ci, tout le monde doit se serrer la ceinture ? Les gens qui galèrent déjà beaucoup ne vont plus pouvoir remplir leur voiture. Mais les seuls qui vont s'en mettre plein les poches, c'est des grandes entreprises qui ont déjà fait des records de profits après la guerre en Ukraine. Ça, c'est inacceptable, évidemment. »
CNEWS · La grande interview : Manuel BompardVérifier à 3:32Voir 2 autres passages
« Il y a déjà, de ma part sur les anciens présidents de la République, il y a déjà eu des réformes ces années précédentes. Je pense qu'on peut aller plus loin. La seule limite, la seule réserve qu'on peut comprendre, c'est des questions liées à la sécurité, des personnes qui se sont retrouvées très largement exposées, qui sont devenues des personnalités publiques. Donc c'est légitime qu'on fasse en sorte que ces personnes puissent vivre en sécurité. Mais tout le reste me paraît excessivement abusé. Lucie Robcard. »
BFMTV · Sébastien Lecornu, manifestation à Londres... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 4:25
« J'ai entendu cette proposition, mais je pense qu'elle est à côté de la plaque, précisément parce qu'elle est irréalisable. Parce que tout le monde sait que ça pourra être très largement contourné. Donc la question qui nous est posée, ça ne doit pas être d'interdire les réseaux sociaux pour les jeunes, ça doit être de faire le travail de sensibilisation, de prévention, pour qu'ils n'aient pas accès à travers ces réseaux sociaux. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui, je l'ai lu, moi. Moi, je l'ai lu. Et donc, je sais que dans ce budget, il y a, par exemple, 4 000 postes d'enseignants qui sont supprimés. J'ai lu ce budget, donc je sais qu'il y a 3 000 postes de surveillants qui sont supprimés. J'ai lu ce budget, donc je sais que, par exemple, on va supprimer les aides pour le logement pour les étudiants étrangers. J'ai lu ce budget, donc je sais, par exemple, qu'à l'intérieur, on va supprimer un crédit d'impôt pour les personnes âgées quand elles ont besoin de faire des travaux, vous savez, pour pouvoir rester à domicile, quand on a besoin d'adapter sa douche, par exemple, parce qu'on commence à être âgé et qu'on a un problème pour utiliser sa salle de bain. Vous voyez, moi, j'ai lu ce budget, que je sais que, par exemple, on va y retirer la prime de Noël pour une partie des personnes qui sont allocataires du RSA. Et contrairement à ce que dit le gouvernement, qui dit que ce n'est pas vrai, eh bien, regardez dans les textes et regardez dans les amendements. Et dites-moi pourquoi le montant qui est alloué à la prime de Noël pour les allocataires du RSA a bien été diminué par 2. Vous voyez, moi, je l'ai lu. Peut-être, je ne sais pas si M. Lecornu l'a lu, mais moi, je l'ai lu. Je l'ai lu précisément. Et je sais que ce budget, il va faire beaucoup de mal pour notre pays. Je l'ai lu aussi, pardon, je ne vais pas faire toute la liste, parce qu'il y a beaucoup de choses dans le budget. Mais allez-y, allez-y, c'est le moment. Mais je sais que, contrairement à ce qu'a dit M. Lecornu, qui a menti sur ce sujet, le fonds vert, c'est-à-dire les fonds qui sont alloués aux collectivités locales pour des projets de transition écologique, ils baissent par rapport à l'année dernière. Et ce qu'on appelle les crédits alloués à la rénovation, ma prime rénove, le dispositif qui est alloué pour les gens qui organisent la rénovation thermique ou énergétique de leurs bâtiments, ils baissent par rapport à l'année dernière. Vous voyez, M. Lecornu, je ne sais pas, peut-être que lui, il l'a bien lu, mais c'est plus grave s'il l'a bien lu, parce que non seulement il l'a lu, et après il a menti. »
BFMTV · Budget, procès du RN, affaire Epstein...l'interview de Manuel Bompard (LFI) en intégralitéVérifier à 4:07Voir 2 autres passages
« Mais ça veut dire comme on l'a proposé, comme on a été d'ailleurs pas tout seul à gauche pendant des années et des années à proposer, de faire d'abord un moratoire, c'est-à-dire de ne pas déployer des caméras de vidéosurveillance supplémentaires parce que pardonnez-moi de vous le dire, mais toutes les études, moi je veux bien qu'on parle de ce sujet, mais il faut en parler de manière sérieuse. Il y a eu une enquête de la gendarmerie qui a été faite il y a quelques années sur les caméras de vidéosurveillance, ça coûte très cher, ça n'aide pas à prévenir des problèmes qui mettent en danger la sécurité des Françaises et des Français. Et plutôt que des caméras de vidéosurveillance, je préfère avoir des effectifs humains qui sont beaucoup plus efficaces pour garantir cette sécurité. Donc moi je veux bien qu'on continue dans les mauvaises solutions pour essayer de s'attirer les bonnes grâces médiatiques, mais pardonnez-moi, moi je pense que le sujet c'est qu'est-ce qu'on fait d'efficace pour que quel que soit l'endroit, la ville, la commune dans laquelle on habite, on puisse vivre en paix et en sécurité. Et ce n'est pas avec les solutions qui sont mises en œuvre aujourd'hui dans l'essentiel des communes qu'on va y parvenir. Parce que le bilan n'est pas fameux sur ce sujet, et pourtant ce n'est pas la France Assoumise qui dirige ces communes aujourd'hui. »
BFMTV · Rentrée LFI, censure, mobilisation du 10 septembre... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 12:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 13:01
« On verra si on peut répondre favorablement. On verra. Non, mais pourquoi pas ? On n'a pas de problème à discuter. Il n'y a pas de date encore. Mon problème, la question, ce n'est pas vraiment celle-là. La question qui devrait interpeller tout le monde, c'est comment le Rassemblement national sous l'égide de M. Bardella, petit à petit, aligne clairement ses orientations programmatiques sur les intérêts du MEDEF et en particulier sur les intérêts, parce que contrairement à ce qu'on entend parfois, le MEDEF ne porte pas l'intérêt de l'ensemble des entreprises. Le MEDEF porte les intérêts des très grandes entreprises. Donc ce qui devrait, et ce que moi j'observe, c'est à quel point M. Bardella est en train de réaligner complètement les positions politiques du Rassemblement national sur les intérêts du grand patronat. C'est une discussion. Ah, mais il n'y a pas que la discussion. Je regarde aussi les modifications programmatiques. J'ai entendu le nouveau conseiller spécial de M. Bardella dire qu'ils allaient renoncer à leur réforme des retraites. François Durvy. Oui, il a dit, je vais renoncer dans la situation budgétaire. Il faudra qu'on modifie notre réforme des retraites. Donc ils sont en train de renoncer sur ce sujet. Je me rappelle à l'Assemblée nationale comment le RN a renoncé, par exemple, à revenir sur ce qu'on appelle la flat tax. Vous savez, c'est le fait que la fiscalité sur le capital soit fixe et ne soit pas progressive, qui est une mesure d'Emmanuel Macron. J'entends le RN petit à petit s'aligner sur les intérêts du grand patronat et par là même abandonner évidemment les salariés, mais aussi les petites entreprises, les artisans qui bien souvent souffrent aussi de la prédation des grands groupes. Donc ça, c'est une évolution politique et significative. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 20:30
« Il doit y avoir un accord de paix, c'est la première étape. Je rappelle parce que je sais que, pardon, mais on n'est pas obligé de reprendre le narratif israélien pour justifier une guerre qui est injustifiable et qui n'a aucune justification. Ce n'est pas une force gouvernementale le Hezbollah ? Non mais les gens qui meurent aujourd'hui au Liban, selon les autorités libanaises, elles sont plus de 2000. Les personnes qui sont mortes sous les bombes, elles sont mortes sous les bombes de l'armée israélienne. Elles ne sont pas mortes sous les bombes du Hezbollah. Il ne faut pas désarmer le Hezbollah ? Non, d'abord, dans un premier temps, il faut un cessez-le-feu, il faut arrêter l'intervention israélienne contre le Liban et ensuite, il faut un accord de paix. Et ensuite, dans cet accord de paix, évidemment, c'est aux autorités libanaises constituées qu'il doit appartenir le rôle, la mission d'assurer la défense du territoire libanais. Donc vous devez permettre aux autorités libanaises de disposer de l'ensemble des attributs de leur souveraineté, y compris leur capacité à se défendre. Et alors, la question du Hezbollah, en fait, ne se posera même plus, puisque le Hezbollah n'aura plus de raison d'exister si les autorités libanaises, l'armée libanaise, est en mesure de pouvoir défendre son territoire. Mais aujourd'hui, l'élément qui bloque pour la paix au Liban, c'est l'armée israélienne, c'est le gouvernement israélien qui refute de se mettre d'accord. Alors, donc, et je ne sais pas si j'ai le temps d'en parler maintenant, je veux juste vous dire qu'on a des leviers, des outils à notre disposition pour ça. On a, nous, la France insoumise, lancé au niveau européen une pétition européenne pour suspendre l'accord commercial. »
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 6:29
franceinfo · Vente d'armes à Israël : S. Lecornu "ne dit pas toute la vérité"... l'interview de Manuel BompardVérifier à 15:14
« Je vais peut-être vous surprendre, mais je trouve qu'effectivement, il y a quelque chose dans la méthode de Bruno Le Maire qui essaye un petit peu, si vous voulez, de mettre à distance ses propres responsabilités dans la situation budgétaire difficile que connaît le pays aujourd'hui, que je trouve quand même d'une mauvaise foi assez incroyable. Si M. Le Maire, à l'époque, pensait vraiment que le pays allait dans le mur, peut-être qu'il aurait dû quitter le gouvernement, démissionner, le dire. Pas juste envoyer un courrier. Donc ça, c'est la première chose que je veux vous dire. Et la deuxième chose, c'est qu'évidemment que la situation budgétaire du pays, elle est catastrophique. Mais elle n'est pas catastrophique en raison de la position de Bruno Le Maire ou de je ne sais pas qui. Elle est catastrophique en raison de la politique économique qui a été mise en place par tous les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017. Et pourquoi ? Et là, je prends mes distances avec ce qui a été dit précédemment sur le plateau, parce que contrairement à ce qui a été dit, la politique d'Emmanuel Macron, elle s'est traduite par une baisse des recettes de l'État et pas par une augmentation vertigineuse des dépenses, contrairement à ce qu'on dit tout le temps. Donc vous, vous ne faites pas le procès de Bruno Le Maire ? Ah si, si, je fais le procès de Bruno Le Maire, mais au même titre que les membres des différents gouvernements macronistes, et ils sont tous responsables du chaos et de l'impasse de la politique économique qui a été mise en place. »
BFMTV · Réforme des retraites, Boualem Sansal, Bruno Le Maire…L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 2:14
« Pourquoi ce n'est pas anodin ? Je ne sais pas pourquoi M. Enthoven est prescripteur des positions de vote de la gauche dans ce pays. Enfin, je ne comprends pas vraiment votre question. M. Enthoven, s'il n'est pas capable de faire la différence entre un parti qui défend, par exemple, d'interdire des emplois à une certaine catégorie de Français parce qu'ils ont une double nationalité, et un parti comme la France Insoumise qui, au contraire, défend l'égalité de tous les citoyens, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau ou leur religion. S'il n'est pas capable de faire la différence entre une formation politique comme la France Insoumise, qui défend un contre-budget s'appuyant sur le partage des richesses, et un parti comme le Rassemblement National qui défend un contre-budget dans lequel il propose, par exemple, de réserver, parce que ça, personne ne le sait, de réserver la prime d'activité aux travailleurs qui travaillent en France et qui sont de nationalité française. C'est-à-dire très précisément que deux travailleurs, attendez, je termine ma démonstration, que deux travailleurs qui ont le même poste de travail, la même qualification, le même emploi, n'auraient pas la même rémunération à la fin, parce que l'un aurait la prime d'activité et l'autre ne l'aurait pas. S'il n'est pas capable de faire la différence entre ça, c'est-à-dire quelqu'un qui propose une politique qui a pas pris l'inégalité et le programme de la France Insoumise, »
BFMTV · Budget, PS, voile à l'Assemblée... L'interview en intégralité de Manuel BompardVérifier à 25:04
franceinfo · Quentin Deranque, la Jeune Garde... L'interview de Manuel Bompard
youtube.com · Gaza, présidentielle, drame de Nogent...L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)Vérifier à 36:16
« Le rapport qui a été publié par la mission d'information qu'a pris en charge mon collègue Paul Vénier ne va pas sur ce chemin-là, ne va pas jusqu'à dire qu'il ne faut plus du tout qu'il n'y ait aucune école sous contrat. Mais est-ce que vous, vous l'envisagez ? Non, mais ce n'est pas aujourd'hui dans nos propositions. Non, mais je ne vous demande pas si c'est dans vos propositions. Je vous demande si c'est vous, Manuel Bompard... Si vous me posez la question de savoir si c'est dans mes propositions, je vous réponds à ce stade non, mais... »
BFMTV · Affaire Bétharram, motion de censure du PS: l'interview Face à Face de Manuel Bompard en intégralitéVérifier à 11:38