Le gouvernement sonne l'état d'alerte budgétaire. Et vous me direz dans quelques instants, si vous êtes d'accord sur ce constat, l'alerte budgétaire, vous me direz aussi où est-ce qu'il faut faire des économies, ce que vous proposez en la matière. Mais d'abord, un mot peut-être sur ce nouvel épisode des relations, on va dire tumultueuses, entre Paris et Alger. L'Algérie veut expulser ce matin 12 agents de l'ambassade de France à Alger en réponse à l'arrestation en région parisienne d'un agent consulaire algérien. Ce dernier est soupçonné d'avoir participé à une tentative d'enlèvement d'un opposant. Le ministre des Affaires étrangères ce matin dit, si la décision de renvoyer nos agents était maintenue, nous n'aurons d'autre choix que d'y répondre immédiatement. Manuel Bompard, est-ce que vous demandez vous aussi à Alger ce matin de renoncer à son projet ?
Réponse à côtéÉcoutez, moi je souhaite qu'on mette un terme à cette logique de surenchère et d'escalade réciproque des uns qui répondent aux autres. Je ne connais pas évidemment l'ensemble des détails qui ont présidé d'abord à la mise en détention provisoire de cet agent consulaire. Ensuite, la réponse de l'Algérie. Je crois que M. Retailleau, qui est à l'initiative de cette surenchère et de cette escalade, doit sortir du jeu. Ce n'est pas son rôle. Il est ministre de l'Intérieur, il n'est pas ministre des Affaires étrangères. Je pense que tout le monde a vu que depuis plusieurs mois maintenant, M. Retailleau instrumentalise la relation entre la France et l'Algérie à des vocations de politique intérieure…
