A-t-il enclenché le mode présidentiel ?
Réponse à côtéBonsoir madame. Quelle surprise cette question ! Nous commencerons tout de suite à me dire des choses qui me complexent.
« Bonsoir madame. Quelle surprise cette question ! »
.jpg?width=400)
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 242 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Bonsoir madame. Quelle surprise cette question ! Nous commencerons tout de suite à me dire des choses qui me complexent.
« Bonsoir madame. Quelle surprise cette question ! »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Notamment, et qui existe dans le privé. Est-ce que ce sera dans le projet ? Je ne pense pas qu'aujourd'hui, avec les salaires que nous avons en France, il puisse y avoir un système totalement de capitalisation. Totalement, non, mais une partie. Mais que certains puissent se constituer des retraites dans le privé, c'est déjà le cas. Donc arrêtons de discuter de choses qui finalement, aujourd'hui, sont dans le débat national et qui sont une réalité. Maintenant, le système de répartition est un système juste. Pour sauver ce système, il faut juste qu'il y ait plus de gens qui travaillent, qu'il y ait plus de croissance. Et à ce moment-là, le système redeviendra vertueux. C'est ce que nous cherchons à faire. Mais pas systématiquement gérer la pénurie qui fait que, évidemment, s'il y a de moins en moins de cotisants, de moins en moins d'argent, et bien à ce moment-là, effectivement, se posera la question de l'échelonnement de l'âge de la retraite. Et là, vous entendrez, j'allais dire, toute la panoplie et la démagogie de nos adversaires. »
« Nous commencerons tout de suite à me dire des choses qui me complexent. »
Non. Je pense que chacun est dans une cohérence, on en aura un bras à la même analyse. D'abord, ce que vous dites, Alain Duhamel, le scénario que vous décrivez, c'est en effet celui du XXe siècle. Voilà, ça s'est passé comme ça. La retraite, la première retraite qu'il y a eu dans le XXe siècle, elle est de 1910, c'est la retraite à 65 ans. Alors, on disait, on cotise pour les morts parce que personne vivait jusqu'à 65 ans en sortant de la mine. C'était pas pour tout le monde. Jaurès prend et dit, on prend, c'est pas satisfaisant, c'est déjà ça qui est acquis. Ça, c'est une situation où on avançait. Depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, les retraites par répartition sont le…
« Non. Je pense que chacun est dans une cohérence, on en aura un bras à la même analyse. »
« D'abord, ce que vous dites, Alain Duhamel, le scénario que vous décrivez, c'est en effet celui du XXe siècle. Voilà, ça s'est passé comme ça. La retraite, la première retraite qu'il y a eu dans le XXe siècle, elle est de 1910, c'est la retraite à 65 ans. Alors, on disait, on cotise pour les morts parce que personne vivait jusqu'à 65 ans en sortant de la mine. »
« C'était pas pour tout le monde. Jaurès prend et dit, on prend, c'est pas satisfaisant, c'est déjà ça qui est acquis. Ça, c'est une situation où on avançait. »
Je dis, vous ne m'avez pas fait avouer. Non, vous n'avez pas fait avouer. Parce que vos collègues ont tous l'idée que je vais tout d'un coup craquer et dire des choses que je n'ai pas à l'esprit. Je vous jure que je ne vous mens pas. Je ne sais pas. Mais en vous rasant, vous savez, j'ai été trois fois candidat, ma gloire est faite. Ce n'est plus un sujet, pour moi, de cette ampleur-là. Mais oui, la question se pose, mais pas plus. Elle se pose.
« Je dis, vous ne m'avez pas fait avouer. Non, vous n'avez pas fait avouer. Parce que vos collègues ont tous l'idée que je vais tout d'un coup craquer et dire des choses que je n'ai pas à l'esprit. Je vous jure que je ne vous mens pas. Je ne sais pas. »
« Mais en vous rasant, vous savez, j'ai été trois fois candidat, ma gloire est faite. Ce n'est plus un sujet, pour moi, de cette ampleur-là. Mais oui, la question se pose, mais pas plus. Elle se pose. »
Ça me fait bizarre d'entendre parler de moi comme si j'étais mort, mais il n'en a obligé. Là, c'est une blague, Alain Zamelle, ne mettez pas tout de suite au rideau à chaque fois. C'est ça. Tandis que François Ruffin le sait, alors il va le faire et ce sera très bien car nous serons enchantés. Bon, je n'ai pas l'intention, je préfère tout de suite vous arrêter, je ne polémiquerai avec personne. Je ne dirai même pas, comme vient de le dire Alain Duhamel, parce que venant de moi, on le prendrait mal, que la probabilité que se mettent d'accord des gens qui sont déjà divisés entre eux est très faible. Ce n'est pas le sujet. Nous sommes à un moment de notre histoire très particulière qui ne ress…
« Ça me fait bizarre d'entendre parler de moi comme si j'étais mort, mais il n'en a obligé. Là, c'est une blague, Alain Zamelle, ne mettez pas tout de suite au rideau à chaque fois. »
« C'est ça. Tandis que François Ruffin le sait, alors il va le faire et ce sera très bien car nous serons enchantés. Bon, je n'ai pas l'intention, je préfère tout de suite vous arrêter, je ne polémiquerai avec personne. Je ne dirai même pas, comme vient de le dire Alain Duhamel, parce que venant de moi, on le prendrait mal, que la probabilité que se mettent d'accord des gens qui sont déjà divisés entre eux est très faible. Ce n'est pas le sujet. Nous sommes à un moment de notre histoire très particulière qui ne ressemble à rien de ce qu'on a connu pendant les 20 dernières années. Nous sommes dans une crise de régime, une crise économique, une crise morale et une crise internationale qui arrive. Par conséquent, regardez bien autour de vous aujourd'hui parce que vous ne verrez pas ça longtemps. Les événements vont s'accélérer, se précipiter. Et le peuple français, que trop de gens prennent pour un ramassis d'imbéciles qu'ils ne comprennent pas, ils comprennent tout. Ils écoutent, ils pèsent. »
— Voilà. Mais bon, vous êtes taquin. Je vais l'être à mon tour. Êtes-vous là pour maintenir l'ordre et faire le travail de monsieur Retailleau ? — Mon rôle, c'est de vous interroger. Mais vous faites quoi ? Un gilet jaune bis ? — Non, on va inventer un mot tous les deux, là, puisque c'est l'émission. On va appeler ceux qu'appellent au 10 septembre les septembristes. C'est pas mal, quand même. Voilà. Donc il y a eu des gilets jaunes. Maintenant, il y a des septembristes, des révoltés du 10 septembre. Bon. Alors, qu'est-ce que vous me demandez ? Dans un propos, peut-être qu'ici ou là, moi, peu importe, hein, j'ai mes habitudes d'expression. Et je dis, si vous me cherchez, monsieur Le Boss, be…
« — Voilà. Mais bon, vous êtes taquin. Je vais l'être à mon tour. Êtes-vous là pour maintenir l'ordre et faire le travail de monsieur Retailleau ? — Mon rôle, c'est de vous interroger. Mais vous faites quoi ? Un gilet jaune bis ? — Non, on va inventer un mot tous les deux, là, puisque c'est l'émission. On va appeler ceux qu'appellent au 10 septembre les septembristes. C'est pas mal, quand même. Voilà. Donc il y a eu des gilets jaunes. Maintenant, il y a des septembristes, des révoltés du 10 septembre. Bon. Alors, qu'est-ce que vous me demandez ? Dans un propos, peut-être qu'ici ou là, moi, peu importe, hein, j'ai mes habitudes d'expression. Et je dis, si vous me cherchez, monsieur Le Boss, ben vous me trouvez. Il s'agit d'organiser une action. On est plutôt forts. On s'est plutôt bien. Mais le propos n'est pas de bordelliser. Et maintenant, je viens, je redeviens plus sérieux. Et je vous dis les choses comme elles sont. Nous, nous essayons de faire en sorte que toujours les choses débouchent positivement. C'est pourquoi on dit aux Insoumis, allez dans le mouvement. Aidez-les pour qu'il n'y ait pas d'erreur de faite, si vous les voyez. Et puis, deuxièmement, nous donnons un débouché politique, monsieur Le Boss. C'est ça qui est incroyable dans la situation qui va se dessiner au mois de septembre. C'est que cela plaise ou pas, de toute façon, il y a des mots d'ordre de grève. Il y aura une grève, et je l'espère, une grève générale, si les syndicats le décident, ou certains syndicats le décident, le 10 septembre. Le 10 septembre. Je ne sais pas, mais non, mais c'est eux qui dirigent la lutte. Moi, je ne suis pas syndicaliste. Je suis un responsable politique, et je donne rendez-vous politiquement. Le 23 septembre, nous déposerons la motion de censure. Justement. Vous ne m'avez pas laissé vous dire la réponse à votre question. On vous dit, mais qu'est-ce que vous voulez ? Non, je ne veux pas le bordel. Je veux l'ordre républicain. Et dans l'ordre républicain, quand on est un gouvernement, eh bien, on essaye, quand on n'est pas d'accord avec lui, soit de le faire changer de trajectoire, soit de le faire tomber. Il est impossible de faire changer de trajectoire, monsieur Bayrou. Les socialistes nous ont mis dans une mouise pas possible, en croyant qu'ils pouvaient s'entendre avec lui. Il trompe tout le monde. Eh bien, donc, nous allons le faire tomber les 23 septembre. »
Non, et ce n'est pas... D'abord, vous demandez une accréditation, vous admettrez que c'est comme dans les mariages, on vous pose la question, voulez-vous épouser ? Et vous répondez oui ou non. Mais on ne choisit pas ces journalistes, M. Mélenchon. Non, mais nous avons... Mais j'y bien. La liberté de la presse, la presse répond à un certain nombre de règles déontologiques. Je veux faire remarquer qu'il y a ici 70 journalistes français et étrangers. M. Le Boss, dans un moment d'optimisme, je ferai comme s'il y en avait au moins un qui nous ait d'avis plutôt favorable. Ce n'est pas le cas. Non, mais nous ne choisissons pas les journalistes. Quand le livre est paru, qui est un cousu d'insultes,…
« Non, et ce n'est pas... D'abord, vous demandez une accréditation, vous admettrez que c'est comme dans les mariages, on vous pose la question, voulez-vous épouser ? Et vous répondez oui ou non. Mais on ne choisit pas ces journalistes, M. Mélenchon. Non, mais nous avons... Mais j'y bien. La liberté de la presse, la presse répond à un certain nombre de règles déontologiques. Je veux faire remarquer qu'il y a ici 70 journalistes français et étrangers. M. Le Boss, dans un moment d'optimisme, je ferai comme s'il y en avait au moins un qui nous ait d'avis plutôt favorable. Ce n'est pas le cas. »
« Non, mais nous ne choisissons pas les journalistes. Quand le livre est paru, qui est un cousu d'insultes, de diffamation, de mise en cause de la vie privée, d'une manière souvent complètement inventée, avec les éléments les plus perturbés qu'il venait faire, qui met en cause nos propres gosses. Nous sommes des êtres humains, M. Le Boss. Nous avons une dignité. Nous avons écrit au monde et à Libération pour dire, il y a un problème. Le chef de votre rubrique nous qualifie de secte. Nous sommes la première organisation de gauche au Parlement. Deuxièmement, nos vies privées. Alors, M. Le Boss, est-ce que ma réplique, ça devrait être de parler de votre vie privée que je ne connais pas et qui doit être tout à fait honorable ? J'en suis certain. Mais franchement, ce sont des méthodes où notre dignité humaine, nous n'avons interdit absolument pas au monde d'être présents. La preuve, nous avons accrédité leur journaliste. Et Libération, tout d'un coup, décide qu'il retire son journaliste présent ici. Alors, je terminerai par une question. Donc, on ne peut pas refuser quelqu'un qui vous traite mal. Alors, dites-nous quelle est la solution. On vous a proposé un conseil déontologique de la presse. Ils n'en ont pas voulu. Et vous savez pourquoi je vous réponds, comme je le fais, dans le détail et sans colère m'adressant à vous. C'est que la société des journalistes de BFM a en effet posé la question de savoir pourquoi nous avons... »
— Faire tomber le gouvernement, monsieur. C'est pas la peine de lire 3 à 4 kilomètres de taille.
« — Faire tomber le gouvernement, monsieur. C'est pas la peine de lire 3 à 4 kilomètres de taille. »
les réponses, tous monsieur le boss. – Non mais allez-y, on a 45 minutes. – Non mais ça fait déjà deux fois que vous répétez la même. Alors je veux bien recommencer une troisième fois. – Vous êtes habitué aussi à répéter beaucoup de choses. – Oui, mais c'est mon boulot de le faire. Mais d'habitude, ce n'est pas le vôtre. Vous posez des questions ou vous répétez des réponses ? – Pour avoir des réponses un peu plus précises. – Ah voilà, je viens de dire. Monsieur Bayrou a dit, vous avez entendu comme moi, il me faut 43 milliards. Je vais vous dire où les trouver. Les super profits, ça représente 13 milliards. Les multinationales que l'on fait payer en France sur leur chiffre d'affaires, c'est…
« les réponses, tous monsieur le boss. – Non mais allez-y, on a 45 minutes. – Non mais ça fait déjà deux fois que vous répétez la même. Alors je veux bien recommencer une troisième fois. – Vous êtes habitué aussi à répéter beaucoup de choses. – Oui, mais c'est mon boulot de le faire. Mais d'habitude, ce n'est pas le vôtre. Vous posez des questions ou vous répétez des réponses ? – Pour avoir des réponses un peu plus précises. – Ah voilà, je viens de dire. Monsieur Bayrou a dit, vous avez entendu comme moi, il me faut 43 milliards. Je vais vous dire où les trouver. Les super profits, ça représente 13 milliards. Les multinationales que l'on fait payer en France sur leur chiffre d'affaires, c'est 26 milliards. Total, 39. Il lui en fallait 43. Eh bien, très bien. Rétablissez l'impôt sur la fortune et vous récupérez 4 milliards. Tout ça, ça fait plus que ce qu'il a lui-même annoncé. Donc je viens de vous répondre. Je ne suis pas en train de vous dire, je n'en ai rien à faire. Si vous voulez trouver 40 milliards cette année, je vous dis, commencez par mettre à contribution ceux qui ont largement de quoi faire. Monsieur Lesbos, vous savez de qui je parle quand je parle, par exemple, de la taxe sur les patrimoines, de 147 personnes. Donc en tapant moins d'un pour cent, on soulage le 99%. Quand je vous parle des multinationales à qui on peut prendre 26 milliards, c'est seulement en leur demandant de payer l'impôt qu'ils doivent dans notre pays. L'impôt sur la fortune, il était en vigueur jusqu'à il y a encore 7 ans depuis que Monsieur Macron... Donc ne me dites pas que je dis, on laisse aller. Par contre, si vous m'interrogez sur la politique qu'il faut faire pour remplir les caisses, alors je vous réponds. Couper dans les dépenses est une des solutions. On détruit le service public et on compte que le marché prenne sa place. Ça ne s'est produit nulle part. Couper dans les dépenses, c'est ce qu'ils font. Et ça ne marche pas. Pourquoi ? Parce que ça ralentit la machine économique. En France, 53% de la croissance, c'est la consommation populaire. Si vous relancez à ceux qui ont le moins, en leur donnant de quoi, alors ils achètent et la machine se remet en route. Voilà. Il y a donc deux logiques. Eux disent on coupe dans les dépenses, nous on dit on augmente dans les recettes et on fait la politique du carnet de commandes. C'est-à-dire qu'on fait travailler notamment les petites entreprises. »
– Vous aimeriez que je dise non et que demain on ait un débat ? Il a dit non, l'autre a dit oui. Écoutez, tout ça est un bal masqué. Vous avez Mme Tondelier, dont la spécialité et la pic distribue à tout le monde, y compris à ses propres amis, et cette femme qui a refusé une liste commune aux élections européennes, qui nous traitait de forceurs quand on insistait, tout d'un coup se prétend super unitaire, mais ses amis passent leur temps à dire tout sauf les Insoumis.
« – Vous aimeriez que je dise non et que demain on ait un débat ? Il a dit non, l'autre a dit oui. Écoutez, tout ça est un bal masqué. Vous avez Mme Tondelier, dont la spécialité et la pic distribue à tout le monde, y compris à ses propres amis, et cette femme qui a refusé une liste commune aux élections européennes, qui nous traitait de forceurs quand on insistait, tout d'un coup se prétend super unitaire, mais ses amis passent leur temps à dire tout sauf les Insoumis. »
– M. Trump peut tout. Mais puisque vous parlez de l'appel des réservistes, je ne veux pas tourner autour du pot. C'est curieux, ce point de mon intervention n'a pas retenu votre intérêt. Moi, je dis que M. Netanyahou a appelé des Français à aller là-bas comme réservistes. Et moi, j'appelle les Français à ne pas aller là-bas et à ne pas déshonorer la France dans un combat indigne de massacrer une population civile. Et je dis aux jeunes Français qui pourraient être tentés de le faire, ne faites pas ça, car c'est aussi vous-même et aussi une certaine idée du judaïsme en France que vous trahiriez. Car le judaïsme en France a toujours été un judaïsme patriotique. Est-ce que vous savez que dans l…
« – M. Trump peut tout. Mais puisque vous parlez de l'appel des réservistes, je ne veux pas tourner autour du pot. C'est curieux, ce point de mon intervention n'a pas retenu votre intérêt. Moi, je dis que M. Netanyahou a appelé des Français à aller là-bas comme réservistes. Et moi, j'appelle les Français à ne pas aller là-bas et à ne pas déshonorer la France dans un combat indigne de massacrer une population civile. Et je dis aux jeunes Français qui pourraient être tentés de le faire, ne faites pas ça, car c'est aussi vous-même et aussi une certaine idée du judaïsme en France que vous trahiriez. Car le judaïsme en France a toujours été un judaïsme patriotique. Est-ce que vous savez que dans les synagogues, ont pris pour la République chaque fois que sont réunis les fidèles ? Par conséquent, il y a une tradition républicaine très forte dans le judaïsme français pour respecter les bases, l'esprit de la République, liberté, égalité, fraternité, qui exclut la participation à un génocide. Et je leur dis, jeunes gens, vous vous mettriez vous-même en danger, car voyez-vous, il y a déjà des associations qui disent qu'il faut poursuivre en justice ceux qui participent à un crime de guerre. Et les deux ministres, c'est-à-dire le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, ont dit que si tel était le cas, en effet, ils seraient poursuivis. Donc, de grâce, ne faites pas ça, n'y allez pas, ce n'est pas une bonne cause. »
– Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'arge…
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
Commençons par dire une chose, cet Italien fasciste qui s'en est pris au président français en disant qu'il a eu lui-même là-bas. Oui, ce n'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union Européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous, qui sommes vous un journaliste, moi un militant politique, les mots des fois, mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale. Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons, alors évidemment on serait faible si on le décidait sans vote. Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire, est-ce qu'on doit aller là-b…
« Commençons par dire une chose, cet Italien fasciste qui s'en est pris au président français en disant qu'il a eu lui-même là-bas. »
« Oui, ce n'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union Européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous, qui sommes vous un journaliste, moi un militant politique, les mots des fois, mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale. Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons, alors évidemment on serait faible si on le décidait sans vote. Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire, est-ce qu'on doit aller là-bas sur le terrain ? Je vais vous dire qui doit aller sur le terrain. Ce sont des troupes de l'ONU. Et alors, dans le cadre de l'ONU, doit-il y avoir des Français ? Oui, comme il y en a par exemple au Liban, où il y a une force d'interposition dans laquelle il y a des Français. Donc il faut, s'il doit y avoir une garantie de paix, que ce soit l'ONU. De manière à ce qu'à aucun moment, les Russes ou qui que ce soit d'autre disent, ah ben tout de même, alors on a fait tout ça pour éviter que l'OTAN vienne et pour finir, ils viennent quand même. Donc je pense que ça ne serait pas quelque chose d'habile pour la paix. Les troupes de l'ONU, personne ne peut dire le contraire puisque les Russes eux-mêmes sont membres de l'ONU. »
– Voilà, la légitimité c'est celle que donnent les électeurs, il n'y en a aucune autre qui vaille. Et c'est certainement pas trois, quatre signatures de partis politiques et la soupe au logo qui fait avancer l'affaire. Il va se passer un grand événement en France, vous le savez comme moi, vous êtes observateur de la vie politique. Le peuple français est en mouvement et il sera en mouvement dans les élections. Alors arrêtez de recommencer les petits calculs de la période où tout ça s'arrangeait entre potes, c'est fini. Par conséquent, qu'y a-t-il à faire ? Au premier tour il faut faire campagne et au deuxième tour il faut faire campagne encore. Parce que c'est la règle de la démocratie et ne…
« – Voilà, la légitimité c'est celle que donnent les électeurs, il n'y en a aucune autre qui vaille. Et c'est certainement pas trois, quatre signatures de partis politiques et la soupe au logo qui fait avancer l'affaire. Il va se passer un grand événement en France, vous le savez comme moi, vous êtes observateur de la vie politique. Le peuple français est en mouvement et il sera en mouvement dans les élections. Alors arrêtez de recommencer les petits calculs de la période où tout ça s'arrangeait entre potes, c'est fini. Par conséquent, qu'y a-t-il à faire ? Au premier tour il faut faire campagne et au deuxième tour il faut faire campagne encore. Parce que c'est la règle de la démocratie et ne croyez pas qu'il suffirait que des gens signent en bas d'un papier j'aime monsieur machin pour que la masse des français se dise autre chose que ce sont des menteurs. Ils pensent les français qu'il faut trancher. Alors il y a un débat intéressant qui a été lancé par monsieur Glucksmann, ça c'est vrai. Il dit, il assume, il dit je serai candidat quoi qu'il arrive parce que je représente une orientation gauche, en gros celle de monsieur Hollande. »
On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma poli…
« On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma politique, mais je reste quand même ». »
Non, non. Il n'essaye pas de sauver la France du surendettement. Il essaye de faire payer au grand nombre la dette que un tout petit nombre de personnes a infligé à ce pays. Parce que si ce pays est dans cette difficulté, c'est aussi parce qu'on a passé son temps à arroser le système des actionnaires dans ce pays. C'est eux qui sont les premiers gagnants de la purge et les responsables de ces milliards de dettes.
« Non, non. Il n'essaye pas de sauver la France du surendettement. Il essaye de faire payer au grand nombre la dette que un tout petit nombre de personnes a infligé à ce pays. Parce que si ce pays est dans cette difficulté, c'est aussi parce qu'on a passé son temps à arroser le système des actionnaires dans ce pays. C'est eux qui sont les premiers gagnants de la purge et les responsables de ces milliards de dettes. »
– Voilà, la légitimité c'est celle que donnent les électeurs, il n'y en a aucune autre qui vaille. Et c'est certainement pas trois, quatre signatures de partis politiques et la soupe au logo qui fait avancer l'affaire. Il va se passer un grand événement en France, vous le savez comme moi, vous êtes observateur de la vie politique. Le peuple français est en mouvement et il sera en mouvement dans les élections. Alors arrêtez de recommencer les petits calculs de la période où tout ça s'arrangeait entre potes, c'est fini. Par conséquent, qu'y a-t-il à faire ? Au premier tour il faut faire campagne et au deuxième tour il faut faire campagne encore. Parce que c'est la règle de la démocratie et ne…
« – Voilà, la légitimité c'est celle que donnent les électeurs, il n'y en a aucune autre qui vaille. Et c'est certainement pas trois, quatre signatures de partis politiques et la soupe au logo qui fait avancer l'affaire. Il va se passer un grand événement en France, vous le savez comme moi, vous êtes observateur de la vie politique. Le peuple français est en mouvement et il sera en mouvement dans les élections. Alors arrêtez de recommencer les petits calculs de la période où tout ça s'arrangeait entre potes, c'est fini. Par conséquent, qu'y a-t-il à faire ? Au premier tour il faut faire campagne et au deuxième tour il faut faire campagne encore. Parce que c'est la règle de la démocratie et ne croyez pas qu'il suffirait que des gens signent en bas d'un papier j'aime monsieur machin pour que la masse des français se dise autre chose que ce sont des menteurs. Ils pensent les français qu'il faut trancher. Alors il y a un débat intéressant qui a été lancé par monsieur Glucksmann, ça c'est vrai. Il dit, il assume, il dit je serai candidat quoi qu'il arrive parce que je représente une orientation gauche, en gros celle de monsieur Hollande. »
– Je me joins à M. Macron pour dire que c'est abject. Et M. Netanyahou ferait bien de se souvenir qu'il n'a pas l'autorité pour parler au nom des Juifs dans le monde, parce que le nombre de communautés juives qui disent « pas en notre nom, vous n'avez pas le droit M. Netanyahou », ce que vous faites représente votre parti politique, votre gouvernement, mais pas les Juifs du monde. Avoir établi cette équation abominable, quiconque critique M. Netanyahou est un antisémite, au contraire, propage l'antisémitisme, car des gens de bonne foi peuvent penser que, eh bien, critiquer Netanyahou, c'est être antisémite. Eh bien, c'est une erreur totale, et je demande qu'on distingue, comme je l'ai fait…
« – Je me joins à M. Macron pour dire que c'est abject. Et M. Netanyahou ferait bien de se souvenir qu'il n'a pas l'autorité pour parler au nom des Juifs dans le monde, parce que le nombre de communautés juives qui disent « pas en notre nom, vous n'avez pas le droit M. Netanyahou », ce que vous faites représente votre parti politique, votre gouvernement, mais pas les Juifs du monde. Avoir établi cette équation abominable, quiconque critique M. Netanyahou est un antisémite, au contraire, propage l'antisémitisme, car des gens de bonne foi peuvent penser que, eh bien, critiquer Netanyahou, c'est être antisémite. Eh bien, c'est une erreur totale, et je demande qu'on distingue, comme je l'ai fait sans cesse pendant toute la campagne des élections européennes. Non, nous ne confondons pas un sniper qui tire 95 fois sur des femmes et des enfants avec n'importe quel Juif. Non, c'est un Israélien au combat qui se comporte d'une manière indigne. La communauté en France, je vais vous le dire, je vous le rappelle, 100% des manifestations de soutien à la Palestine et contre M. Netanyahou en France, 100% ont vu la participation de l'Union des Juifs de France, qui est une organisation communautaire progressiste. »
Alors, ne mélangez pas les mots, parce que... Vous les avez prononcés ? Oui, oui, bien sûr. Mais non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas homme à me défiler devant mes objectifs. Disons les choses comme elles sont. Il y a une immense colère populaire que même les membres de la majorité gouvernementale, je veux dire de la majorité des gouvernants, reconnaissent, bien. Alors, elles cherchent à s'exprimer. Et de toutes les manières possibles, elles est cadenassées. Alors, un groupe de citoyens, et puis ça s'est réparti, si bien qu'on ne sait même plus qui, vraiment, là-dedans, est à l'initiative du mouvement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des assemblées citoyennes qui se sont tenues et que…
« Alors, ne mélangez pas les mots, parce que... Vous les avez prononcés ? Oui, oui, bien sûr. Mais non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas homme à me défiler devant mes objectifs. Disons les choses comme elles sont. Il y a une immense colère populaire que même les membres de la majorité gouvernementale, je veux dire de la majorité des gouvernants, reconnaissent, bien. Alors, elles cherchent à s'exprimer. Et de toutes les manières possibles, elles est cadenassées. Alors, un groupe de citoyens, et puis ça s'est réparti, si bien qu'on ne sait même plus qui, vraiment, là-dedans, est à l'initiative du mouvement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des assemblées citoyennes qui se sont tenues et que des organisations syndicales, parce que c'est quand même ça le point de départ, ont appelé soit à soutenir le mouvement le 10 septembre, soit à se mettre eux-mêmes en grève, des organisations syndicales. »
« Bien sûr, si c'est vrai, partons de là. Non, non, non, non, des fédérations, la fédération du commerce CGT, ce n'est pas une organisation locale, c'est une des plus grandes fédérations de la CGT, et d'autres. Et il y a aussi, fait nouveau, des unions départementales et des unions locales, ce qui est un signal d'enracinement. Alors, puisque nous, nous avons une stratégie globale, on ne s'en cache pas, nous sommes contre le plan de M. Bayrou, qui est injuste, brutal, de classe, je vous montrerai dans un instant pourquoi, mais puisque nous le combattons, et nous prévoyons de déposer une motion de censure dès le début de la session parlementaire. Le 23 septembre, on y reviendra. Après, nous sommes les Insoumis, si vous voulez bien vous en souvenir. Donc, notre stratégie a toujours été d'être présent sur le terrain, auprès des luttes de terrain, et d'être présent dans les institutions. Mais bloquez tout ! Vous l'assumez, ça ? Bloquez le pays ? Mais c'est le mot d'ordre qu'ils ont trouvé. Ne faites pas les faroucher. »
— Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. — Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie, ni par exemple, de suivre vos conseils. Mais grâce à mon interventi…
« — Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. »
« — Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie, ni par exemple, de suivre vos conseils. Mais grâce à mon intervention... — Merci. — Non mais après tout, on est tous les deux là en train de parler. On peut y mettre un peu d'humour de temps à autre quand même. Il reste un bout d'été à vivre. Bon. Eh bien, je vais vous dire, vous me rendez service, cher monsieur, parce que le 10 septembre, c'était un mot d'ordre qui était sur les réseaux sociaux. À partir du moment où nous avons dit nous voulons nous mettre au service de ce mouvement, ce qu'a dit dans les mêmes mots M. Brun, à qui apparemment vous ne faites pas le reproche de récupérer, ce qu'a dit le secrétaire du Parti Socialiste, qui a pris son temps et qui a donc dû beaucoup réfléchir avant de soutenir. — Les communistes aussi... — Tout le monde ! — Les écologistes également. — Voilà. Est-ce que vous les accusez tous de récupération ? — Eh bien, s'ils étaient à votre place, bien sûr. — Eh bien, vous auriez tort. Et en tout cas, moi, je vous remercie. Parce que votre colère feinte, parce que je sais qu'elle est feinte, vous posez des questions, eh bien, elle nous aide. Parce que vous en parlez, vous en reparlez, vous en reparlez. Et ce qui était sûrement sur les réseaux sociaux arrive sur les grandes chaînes d'information. Nous avons gagné la partie. »
D'abord que je l'interrogerais, c'est bien le rôle d'un ambassadeur de porter des appréciations sur la vie politique intérieure de tel ou tel pays. Il y a chez certains une tendance, une pente à se croire au-dessus des lois et des usages les plus ordinaires. Alors voici un ambassadeur qui désigne d'insulter le premier parti parlementaire de la gauche française, qui est LFI, parce que je vous rappelle que c'est ça que nous sommes. Mais j'ai vu par exemple dans des cérémonies, tel ou tel, commencer à prendre à partie, notamment à propos de l'arabe du Veldiv, LFI, dans des conditions qui sont abjectes. Oui, c'est abject, parce que c'est eux qui établissent un lien entre la critique de M. Netan…
« D'abord que je l'interrogerais, c'est bien le rôle d'un ambassadeur de porter des appréciations sur la vie politique intérieure de tel ou tel pays. Il y a chez certains une tendance, une pente à se croire au-dessus des lois et des usages les plus ordinaires. Alors voici un ambassadeur qui désigne d'insulter le premier parti parlementaire de la gauche française, qui est LFI, parce que je vous rappelle que c'est ça que nous sommes. Mais j'ai vu par exemple dans des cérémonies, tel ou tel, commencer à prendre à partie, notamment à propos de l'arabe du Veldiv, LFI, dans des conditions qui sont abjectes. Oui, c'est abject, parce que c'est eux qui établissent un lien entre la critique de M. Netanyahou et l'antisémitisme, alors que ce sont deux questions totalement différentes. Et je trouve que l'ambassadeur d'Israël devrait être convoqué par le président de la République, qui devrait lui dire « Écoutez monsieur, évitez de vous mêler des débats des Français, parce que vous aurez remarqué que l'ambassadeur de France en Israël n'a pas dit que le gouvernement d'extrême droite et suprématiste de M. Netanyahou était un gouvernement raciste, ce qu'il est, suprématiste et violent et d'extrême droite. L'ambassadeur de France en Israël n'a rien dit, parce que c'est pas son rôle de participer à la vie intérieure d'Israël. Donc maintenant, je demande que chacun retrouve un peu de dignité et de respect pour les autres. Ici, c'est la France. Ce n'est pas Gaza. Et donc, on se tient. »
– Je ne vais rien lui répondre, parce que je ne travaille pas à la boule de cristal. Moi, je réfléchis, je raisonne, je calcule. Bon. Alors, lui, il a tout vu, il a tout compris. La censure, et puis après… – Il y a ce risque que le rassemblement… – Mais la vie est un risque, mon Dieu le boss ! – Vous vous êtes battus contre ce risque, d'ailleurs, lors des élections de l'initiative anticipée ? – Non, nous nous sommes battus pour gagner. Mais c'est là que vous vous trompez. – Aussi. Mais non, nous n'étions pas là. Non, mais ça ne marchera pas. Nous ne ferons plus de campagne, et nous n'acceptons plus les campagnes basées sur la peur. La peur de ceci, la peur de cela. Moi, monsieur, je suis un…
« – Je ne vais rien lui répondre, parce que je ne travaille pas à la boule de cristal. Moi, je réfléchis, je raisonne, je calcule. Bon. Alors, lui, il a tout vu, il a tout compris. La censure, et puis après… – Il y a ce risque que le rassemblement… – Mais la vie est un risque, mon Dieu le boss ! – Vous vous êtes battus contre ce risque, d'ailleurs, lors des élections de l'initiative anticipée ? – Non, nous nous sommes battus pour gagner. Mais c'est là que vous vous trompez. »
« – Aussi. Mais non, nous n'étions pas là. Non, mais ça ne marchera pas. Nous ne ferons plus de campagne, et nous n'acceptons plus les campagnes basées sur la peur. La peur de ceci, la peur de cela. Moi, monsieur, je suis un optimiste. Je pense que la situation dans laquelle sont les finances publiques de la France, nous savons la redresser. Je pense que la vie est toujours faite de risques. Il faut donc faire un parti pris optimiste. Nous pouvons faire autrement. J'ai parlé de Nouvelle-France, c'est curieux, vous ne l'avez pas évoqué dans la campagne. – Vous l'évoquez vous-même ? – Eh bien oui ! Eh bien vous voyez, je n'ai pas besoin de vous pour parler à ma place. Donc laissez-moi faire. Et vous verrez que ça sera plutôt bien fait, parce que je pense être capable de bien exprimer mon opinion sur ce qu'il faut faire. Il y a une opportunité. Toutes les crises, monsieur Le Boss, réfléchissez-y du point de vue peut-être même de votre propre existence. Les crises sont toujours pénibles à vivre, mais elles sont en même temps une opportunité. Quand elles se dessinent, c'est que l'ancien ordre ne fonctionne plus. Il faut en inventer un nouveau. Eh bien, nous passons notre temps à dire, regardez, la France est un pays d'excellence dans le numérique, dans l'espace et sur la mer. Allons-y, avançons, nous sommes les premiers. Regardez ce pays plein d'une jeunesse qui ne demande qu'à vivre autrement. Allons-y, avançons. La France n'est pas cette espèce de vague wagon plombée à la queue du cortège que beaucoup voudraient faire croire. Ce n'est pas vrai. Alors donc, moi je refuse de réfléchir en ayant peur. Je réfléchis d'abord en posant des actes positifs. Si je n'aime pas ce gouvernement, si je vous explique qu'il nuit, alors j'assume et j'essaye de le renverser. Comment ? Ben, par la voie légale, par les élections. Sinon, à quoi ça sert de faire des élections ? Eh bien, c'est la question que je vous pose, monsieur Le Boss, et à travers vous, à tous ceux qui m'écoutent. Alors, vous avez fini par accepter l'idée que dans ce pays, il y a des élections où c'est la gauche qui arrive en tête et où le président de la République peut dire « le résultat des élections ne me concerne pas » et nomme depuis deux gouvernements qui sont pris dans les partis qui ont le moins de députés à l'Assemblée nationale. Enfin, nous parlons de la France. »
— Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. — Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie, ni par exemple, de suivre vos conseils. Mais grâce à mon interventi…
« — Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. »
– Par exemple, Marine Tondelier, Olivier Faure… – Marine Tondelier, c'est l'écologie venimeuse, donc elle a toujours une méchante parole pour les autres. Et puis ensuite, elle est là, elle dit, ah ben non, il faut tous qu'on s'entend. Nous soyons sérieux. Non, non, ce n'est pas vrai. Toutes les organisations de l'ancien nouveau Front populaire, toutes, sans exception, appellent au soutien du 10 septembre.
« – Par exemple, Marine Tondelier, Olivier Faure… – Marine Tondelier, c'est l'écologie venimeuse, donc elle a toujours une méchante parole pour les autres. Et puis ensuite, elle est là, elle dit, ah ben non, il faut tous qu'on s'entend. Nous soyons sérieux. Non, non, ce n'est pas vrai. Toutes les organisations de l'ancien nouveau Front populaire, toutes, sans exception, appellent au soutien du 10 septembre. »
– Vous aimeriez que je dise non et que demain on ait un débat ? Il a dit non, l'autre a dit oui. Écoutez, tout ça est un bal masqué. Vous avez Mme Tondelier, dont la spécialité et la pic distribue à tout le monde, y compris à ses propres amis, et cette femme qui a refusé une liste commune aux élections européennes, qui nous traitait de forceurs quand on insistait, tout d'un coup se prétend super unitaire, mais ses amis passent leur temps à dire tout sauf les Insoumis.
« – Vous aimeriez que je dise non et que demain on ait un débat ? Il a dit non, l'autre a dit oui. Écoutez, tout ça est un bal masqué. Vous avez Mme Tondelier, dont la spécialité et la pic distribue à tout le monde, y compris à ses propres amis, et cette femme qui a refusé une liste commune aux élections européennes, qui nous traitait de forceurs quand on insistait, tout d'un coup se prétend super unitaire, mais ses amis passent leur temps à dire tout sauf les Insoumis. »
Et vous en avez envie ? Mais ce n'est pas une affaire d'envie, pardon de vous contrarier sans cesse. Mais je vois bien… Une envie de changer les choses, une envie de s'engager, une envie de… De toute façon, quoi quelle que soit la situation, jusqu'à mon dernier souffle, je serai un homme engagé. Mais il y a bien des postes de combat. Et puis, il y a aussi une génération de relèves. Mais il n'est pas dit non plus que c'est la relève qu'il faut faire maintenant. Vous savez, j'ai commis une fois l'erreur de dire… Attendez. Non, non, mais j'ai dit… Non, non, mais je n'ai pas dit ça non plus. Ça peut être la relève… Mais j'ai fait une erreur une fois en disant « Je souhaite être remplacé ». Pas…
« Et vous en avez envie ? Mais ce n'est pas une affaire d'envie, pardon de vous contrarier sans cesse. Mais je vois bien… Une envie de changer les choses, une envie de s'engager, une envie de… De toute façon, quoi quelle que soit la situation, jusqu'à mon dernier souffle, je serai un homme engagé. Mais il y a bien des postes de combat. Et puis, il y a aussi une génération de relèves. Mais il n'est pas dit non plus que c'est la relève qu'il faut faire maintenant. Vous savez, j'ai commis une fois l'erreur de dire… »
« Attendez. Non, non, mais j'ai dit… Non, non, mais je n'ai pas dit ça non plus. Ça peut être la relève… Mais j'ai fait une erreur une fois en disant « Je souhaite être remplacé ». Pas patatras ! 24 heures après, on se tapait une querelle interne entre deux personnes qui voulaient me remplacer. Bon, il a fallu depuis prendre quelques mesures d'autorité pour dire « Non, ça ne se passera pas comme ça. Ici, ce n'est pas la foire et ce n'est pas un endroit où on marchande… » Voilà. Donc, le mouvement insoumis fera preuve de son sens des responsabilités comme nous l'avons fait depuis le début. Et je vous garantis qu'il y aura une candidature insoumise puisque, comme vous l'avez vu, la discussion est ouverte de savoir quelle orientation politique doit être en tête à gauche. »
« Quand M. Darmanin dit qu'il y a 70 000 dossiers en souffrance dont ils vont maintenant contrôler la réalité, rien que de dire ça, en fait, vous avez déjà le problème qui est posé. C'est-à-dire que la justice aujourd'hui et les forces de police ou de gendarmerie n'ont pas les moyens de juguler le flux de procédures qui est en stock. Et dans ce stock-là, il y a des affaires, il y en a malheureusement. Question de moyens pour vous. Et peut-être, il y en a d'autres. Question de moyens. Et uniquement de moyens. Écoutez, pas seulement. Il y a des fautes professionnelles, sûrement. Mais au départ, je pense qu'il y a des procédures à revoir. Et je pense qu'au niveau aussi des orientations que donne le ministre de la Justice à ses parquets, et vous le disiez tout à l'heure, il y a tellement de priorités qui sont données que quand il y a trop de priorités, il n'y a pas de priorités. Et donc, c'est au gré de l'information et c'est au gré de l'actualité. Alors là, on va aller faire des enquêtes, on va prioriser les enquêtes sur les agriculteurs au moment des manifestations, sur les Gilets jaunes. Là, ça va vite et il y a du monde. Et puis, dans les tiroirs d'un certain nombre d'institutions judiciaires, il y a des dossiers qui attendent encore, qui attendent, qui attendent, et avec des prédateurs, très certainement, qui, eux, bénéficient de ce vide, on va dire, administratif français. »
« – Je comprends que vous disiez ça. Mais ça nous amènerait à un autre débat. Quelle est la doctrine de maintien de l'ordre ? Bon. Et alors c'est la même dans chaque cas. La doctrine de maintien de l'ordre qui consiste à dire on n'envoie pas des CRS en face d'une souffrance, d'abord est une erreur. On met des CRS, les CRS ne sont pas contre les gens. Ils sont là pour faire en sorte qu'on manifeste dans de bonnes conditions et pour protéger des fois les manifestants. Si les ronds-points bloqués avaient été mieux protégés, il y aurait eu moins d'accidents pendant la période des gilets jaunes. Vous voyez ? J'essaye de mettre à distance des choses peut-être plus récentes. Je veux dire que la manière de maintenir l'ordre à Sainte-Solines ne nécessitait pas qu'on envoie une grenade par manifestant. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Des moyens en plus pour la justice et des moyens en plus pour la protection de l'enfance. Parce qu'on voit bien aujourd'hui qu'il y a beaucoup de scandales liés à l'enfance et aux abus, notamment dans le périscolaire ou dans d'autres situations. Et de ce point de vue-là, un encadrement plus rigoureux. Et notamment des gens qui encadrent ces jeunes-là. Parce que ce monsieur, apparemment, s'apprêtait à passer son BAFA ou je ne sais quoi. Donc là, je dois dire que peut-être il faudra améliorer la sélection des gens qui ont un contact avec les jeunes. Et notamment dans ce périscolaire, dans le sport ou dans l'associatif. »
« Notamment, et qui existe dans le privé. Est-ce que ce sera dans le projet ? Je ne pense pas qu'aujourd'hui, avec les salaires que nous avons en France, il puisse y avoir un système totalement de capitalisation. Totalement, non, mais une partie. Mais que certains puissent se constituer des retraites dans le privé, c'est déjà le cas. Donc arrêtons de discuter de choses qui finalement, aujourd'hui, sont dans le débat national et qui sont une réalité. Maintenant, le système de répartition est un système juste. Pour sauver ce système, il faut juste qu'il y ait plus de gens qui travaillent, qu'il y ait plus de croissance. Et à ce moment-là, le système redeviendra vertueux. C'est ce que nous cherchons à faire. Mais pas systématiquement gérer la pénurie qui fait que, évidemment, s'il y a de moins en moins de cotisants, de moins en moins d'argent, et bien à ce moment-là, effectivement, se posera la question de l'échelonnement de l'âge de la retraite. Et là, vous entendrez, j'allais dire, toute la panoplie et la démagogie de nos adversaires. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, pas du tout. Pourquoi il dit ça ? Parce que voilà, il a pointé, j'allais dire, son adversaire pour les élections qui arrivent. Mais tout le monde aujourd'hui considère que le parti de M. Mélenchon, c'est pratiquement une secte, qu'il en est le grand gourou et que le danger pour la République, c'est bien lui et le projet qu'il porte. Et ça, c'est unanime. Regardez les enquêtes d'opinion. La formation politique qui fait le plus peur aujourd'hui, la personnalité, c'est lui. Donc il essaye peut-être d'inverser, j'allais dire, l'échelle des perceptions. Mais plus personne aujourd'hui ne doute de la capacité de M. Mélenchon à être un danger pour la République. Ce serait l'adversaire le plus facile à battre pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? C'est ce que vous dites ? Moi, je ne dis pas ça. On verra. Moi, je souhaite que la compétition se passe d'ailleurs dans les meilleures conditions. Mais ce que je remarque, c'est qu'avec un tel adversaire, c'est quelqu'un qui remet en cause le résultat des urnes. C'est-à-dire ? Écoutez, on a vu un certain nombre de ces cadres dire, oui, mais d'accord, en quelque sorte, il y a la légitimité des urnes et la légitimité populaire. Sous-entendu, moi, j'ai la légitimité populaire et je peux m'opposer à la légitimité des urnes. Ce que je trouve évidemment excessivement dangereux. Parce que demain, quand nous gagnerons cette élection présidentielle et les élections législatives qui vont suivre, quelle sera l'attitude de M. Mélenchon et de ses amis ? C'est une question qu'il serait bon de poser à tous les cadres. »
« Non, mais vous ne fassiez pas, Alain, personne ne pense comme ça à part les trois marioles qui font leur calcul avec une grenouille et un fer à cheval. »
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais l'âge légal, si vous fixez, vous dites à 62, mais que vous commencez à 25, vous finirez à 67. Voilà, vous ne finirez pas à 62. Est-ce qu'il faut aussi une part par capitalisation ? Qui existe déjà. »
« Quand M. Darmanin dit qu'il y a 70 000 dossiers en souffrance dont ils vont maintenant contrôler la réalité, rien que de dire ça, en fait, vous avez déjà le problème qui est posé. C'est-à-dire que la justice aujourd'hui et les forces de police ou de gendarmerie n'ont pas les moyens de juguler le flux de procédures qui est en stock. Et dans ce stock-là, il y a des affaires, il y en a malheureusement. Question de moyens pour vous. Et peut-être, il y en a d'autres. Question de moyens. Et uniquement de moyens. Écoutez, pas seulement. Il y a des fautes professionnelles, sûrement. Mais au départ, je pense qu'il y a des procédures à revoir. Et je pense qu'au niveau aussi des orientations que donne le ministre de la Justice à ses parquets, et vous le disiez tout à l'heure, il y a tellement de priorités qui sont données que quand il y a trop de priorités, il n'y a pas de priorités. Et donc, c'est au gré de l'information et c'est au gré de l'actualité. Alors là, on va aller faire des enquêtes, on va prioriser les enquêtes sur les agriculteurs au moment des manifestations, sur les Gilets jaunes. Là, ça va vite et il y a du monde. Et puis, dans les tiroirs d'un certain nombre d'institutions judiciaires, il y a des dossiers qui attendent encore, qui attendent, qui attendent, et avec des prédateurs, très certainement, qui, eux, bénéficient de ce vide, on va dire, administratif français. »
« Non, pas du tout, mais vous me posez une question sur l'ensemble des magistrats. Je vous réponds sur l'ensemble des magistrats. On n'est pas dans l'affaire Liana, mais l'affaire Liana, tout le monde sait très bien qu'étant tous les départements de France, je peux vous dire que les parquets et les forces de police doivent s'interroger sur savoir de ce qu'ils ont dans les tiroirs. Et là, pour le coup, M. Darmanin dit, on va étudier ses 70 000 dossiers. J'espère qu'il y aura une transparence totale et qu'il dira combien de dossiers dangereux sont encore dans les tiroirs et qui n'ont pas été traités ou traités, on va dire, superficiellement. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, parce que la question ne se posera pas. Donc je ne veux pas discuter sur quelque chose qui ne se posera pas. Et pour vous ? Moi, je ferai un pourvoi en cassation. Ah, si vous êtes condamné, vous ne quitterez pas la mairie de Perpignan ? Je ferai mon pourvoi en cassation. Et à l'issue, on verra bien ce qui se passe. Dans tous les cas de figure, vous savez, la démocratie, il y a la continuité du service et du pouvoir municipal. Donc si je ne suis plus là, une autre ou un autre prendra ma place et les choses continueront. Il ne faut pas non plus croire que quelqu'un s'en va et ça y est, c'est la fin du monde. Ça fait partie de la vie politique. Mais j'espère et en tout cas, je pense qu'en ce qui me concerne, je continuerai ma mission, non seulement à la mairie de Perpignan, mais à la communauté urbaine de Perpignan-Méditerranée-Métropole. Que vous présidez désormais. »
« comment ça s'est fini ? Oui. Une nuit, un samedi, le Conseil des ministres a mis d'une part le confinement et d'autre part a arrêté la réforme de la retraite. Pourquoi ? Parce qu'une partie du MEDEF avait commencé à dire attendez, qu'est-ce que vous nous racontez là ? On va faire une retraite à pointe, donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on paye plus cher nos cadres pour qu'ils restent chez nous parce que sinon ils s'en vont. Alors là, ils n'étaient plus du tout d'accord parce qu'ils avaient réalisé ce que ça leur coûterait à eux. »
« Je vous en félicite. Mais quand l'invasion a eu lieu, moi qui n'ai pas la possibilité d'aller ici ou là, je me trouvais à La Réunion. L'invasion a eu lieu à 5h du matin, à 6h j'ai condamné. Par conséquent, ne me demandez pas ce que je pense de cette affaire, ne reprenez pas la routine qui consiste à dire que je ne sais pour quelle raison nous serions... Enfin non, nous sommes hostiles à toute invasion comme manière de régler les problèmes. Et je suis désolé si j'ai pu vous blesser en vous disant que vous n'étiez pas réveillé. Vous ne m'avez pas blessé. Parce que vous avez fait le travail et je vous en félicite. Car nous avions besoin d'informations sur ce qui se passait. Voilà. Donc revenons à cette affaire. Est-ce que je fais confiance à M. Poutine pour organiser les élections en Ukraine ? Certainement non ! C'est la raison pour laquelle, s'il doit y avoir des élections en Ukraine, eh bien je propose qu'on ne fasse pas comme on a fait dans le passé au Kosovo, nous, les Européens, Démocrates et compagnie, qui les avons organisées sous le contrôle de personne, mais que ce soit l'ONU qui le fasse. Donc vous voyez, M. Le Boss, la paix, ça signifie d'abord le fait qu'on fait un cessez-le-feu pour pouvoir voter et ensuite des garanties démocratiques. Mais écoutez-moi bien, l'important c'est qu'on fasse voter, parce que si on ne fait pas voter, eh bien au lieu d'avoir une paix durable, on aura une paix incertaine de gens, parce qu'il peut se trouver des gens en Ukraine qui disent mais pas du tout, nous n'avons pas envie d'être russes, nous avons envie d'être ukrainiens. Et on peut penser que ça existe, la preuve c'est que quand même ils se battent. Donc non, on ne les approprie pas à quelqu'un sans vote. Voilà, je crois que ce sont des choses de bon sens, mais encore une fois, on fait la paix avec son ennemi. L'ennemi de l'Ukraine et l'ennemi d'une manière générale des Européens qui n'approuvent pas les invasions comme c'est notre cas. Eh bien c'est M. Poutine. C'est avec lui. Mais remarquez que la première fois que j'ai dit il faut faire la paix et pour ça il faut avoir des garanties mutuelles, je me suis fait traiter d'agent de Poutine. Mais non, des garanties mutuelles, il faut en donner à l'Ukraine, il faut en donner à la Russie, il faut en donner à nous, les Français et au reste de l'Union Européenne. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, 2002, où elle avait pratiquement prédit l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Elle avait prévenu Jacques Chirac. Elle lui avait dit qu'il ne le voit pas. »
« – Non, non, c'était très clair ce que disait M. Duhamel, ça n'était pas disgracieux, puisqu'il y a des points de vue, et il faut se faire à cette idée. La politique, ce n'est pas… Je veux dire, le rêve n'est pas que tout le monde soit d'accord. Le propre de la démocratie, c'est que les gens ne sont pas d'accord, et qu'on le règle en votant. Que voulez-vous ? Personne n'a trouvé mieux jusqu'à présent. Alors, on vote. Voilà. Et donc, le fait qu'il y ait des points de vue contraires est le fondement de la démocratie. Quand il n'y a plus de points de vue contraires, méfiez-vous, c'est que la dictature a commencé, que tout le monde a peur de dire ce qu'il pense. Bon, donc, venons sur le sujet, comme l'abord d'Alain Duhamel, parce que le diagnostic est bon. Ceci dit, j'ai le droit à cette étape, il me semble quand même, de vous dire quelle était mon intention, et celle du mouvement insoumis. Nous ne sommes pas, comment dire, une agence de communication qui vient avec un bon slogan, en espérant qu'on vendra plus de cacahuètes ou de castagnettes avec ça. Il y a une vision historique. Alors, on en pense qu'on en veut, mais nous sommes habités par ça. Le monde doit changer, il faut faire face à la catastrophe climatique, le capitalisme a atteint des limites et il va détruire, bref. Et à partir de ça, quelle réponse faire ? Nous autres de gauche, nous avons été dévastés à la fin du XXe siècle. L'URSS s'est effondré, ce n'est pas que c'était une recommandation, l'URSS, mais en attendant, ça a aggravé le désastre. Le désastre, c'était que notre manière de voir le monde ne collait plus à ce qui se passait vraiment. Moi, je suis un homme de 81 et de la suite, on décide qu'on va faire le socialisme, on fait le programme commun et de socialisme, on n'a pas vu le début du commencement. Et tout le monde était sidéré. Comment c'était possible une chose pareille ? Bref, donc, au milieu de ce chaos, nous avons essayé de porter une vision. Comment faire pour reconstruire une grande force de gauche qui puisse renverser la table de nouveau ? Là, on fait un pari. compliqué, hein ? Parce qu'on n'était rien du tout au départ. Et on se dit, nous allons proposer un programme, croître, et nous allons faire le, ce qu'on appelle en espagnol, parce que ça s'est trouvé que c'était les Espagnols qui ont posé le problème, le sorpasso. On va passer devant la social-démocratie, puisque dans toute l'Europe, elle fait des grandes coalitions avec la droite. Et comme on passe devant, eh bien c'est nous qui allons mener la gauche. Et pour la première fois de l'histoire de la gauche, la première fois, depuis qu'il y a une gauche en France, 1870, 1905, etc., au premier tour de l'élection législative, nous, les Insoumis, nous, comment dire, convainquons les autres qu'il faut faire des candidatures communes. C'est un événement sans précédent. On le fait. Deux fois. Les deux fois, comme me l'a dit élégamment Alain Duhamel, après un moment où ils se sont dit faisons comme ça, ils sont revenus à ce qu'ils pensaient. Je suis de votre avis et je me le tiens pour dit. Cette tentative de recomposition unitaire de la gauche, tout le monde a oublié parce que le temps passe et qu'il faut bien qu'on oublie sinon l'habit serait envahi par les nostalgies. Mais quand il y a eu l'événement de la chute de l'URSS, tout le monde parlait de faire, pourquoi pas, on allait faire le congrès de Tours à l'envers, on allait rapprocher les socialistes et les communis, faire un grand parti de toute la gauche. Tout ça a été oublié. Mais cet épisode-là est clos. On n'y arrivera pas, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. On va donc s'y prendre autrement. Donc là, vous avez raison madame, mais ce n'est pas un traitement psychologique dont nous avons besoin. C'est de la politique de fond. Les socialistes sur la Terre entière sont engagés dans un système de grande coalition. Ils continuent à penser que si le capitalisme fonctionne bien, il y aura des prises davantage pour les travailleurs. La mortalité 19e, 20e siècle. Nous sommes le 21e. Donc voilà le point où nous en sommes. Après le reste, des fois le ton monte. Enfin, il faut arrêter de pleurer. L'Assemblée nationale, ça a été dix fois plus violent dans le passé. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le standard, annuité et cotisation, si vous commencez… C'est une troisième voie, Louis Alliot, que vous avez expliqué. Si vous commencez avant 20 ans et que vous cotisez pour des métiers pénibles, vous cotisez 40 ans, vous partez à 60 ans. Après 20 ans, vous cotisez 42 ans et vous partez à 62 ans. Sauf que plus vous commencez tard dans la vie professionnelle, et plus vous partez tard à la retraite. C'est-à-dire que vous partez à 62 ans, ça c'est le principe, mais si vous avez commencé à 25 ans, vous partirez à 67 ans. Voilà ce que ça veut dire. Et à ce moment-là, ce qu'a dit Jordan Bardella n'est pas du tout quelque chose d'extraordinaire. Est-ce que le Rassemblement national est en train de travailler pour changer son projet sur les retraites, ce que dit Jordan Bardella ? Très honnêtement, on travaille les chiffres, on travaille le contexte, mais le projet de loi qui a été défendu par notre groupe parlementaire à l'Assemblée nationale sera à quelque chose de près celui que nous défendrons à l'élection présidentielle. À quelque chose de près. Ça peut changer. Mais ce ne sont pas les mêmes chiffres. Dans notre projet, ça coûtait 10 milliards d'euros. Je suis persuadé qu'aujourd'hui, au regard de la situation, ça coûtera peut-être un peu plus, et il faudra regarder la manière de le financer. Mais tout ça, c'est le débat présidentiel. »
« j'ai connu dans le passé de la violence je vois comment elle peut se corréler à des grands événements politiques j'étais bien gamin mais la violence de l'OAS par exemple contre l'indépendance de l'Algérie puis ensuite pour provoquer des situations irréversibles et obliger l'armée française à rester en Algérie donc j'ai vu comment ça se passait comment la violence pouvait être manipulée et après j'en ai tiré des leçons mais c'est déjà lointain même pour moi je n'étais pas à l'âge de comprendre réellement tous les aspects de ça mais ça m'a marqué et surtout ce qui m'a marqué c'est les réactions autour de moi dans ma famille et tout à la violence ça donne une idée ensuite dans les années 70 j'ai pu observer comment la violence politique était corrélée à l'impuissance politique je veux dire dans notre pays nous avions en 1968 un très haut niveau de mobilisation sociale qui a fini en impasse c'était la plus grande grève générale de notre histoire et ça s'est terminé par une raclée électorale de première grandeur on n'avait jamais perdu aussi lourdement et donc il pouvait y avoir alors la gauche à l'époque était divisée il pouvait y avoir une forme de désespoir qu'on a observé par exemple en Italie où la gauche qui bénéficiait d'un très puissant parti communiste le parti communiste italien qui était une sorte de phare intellectuelle pour toute la gauche européenne pas seulement pour les communistes qui d'ailleurs les communistes français étaient en très mauvais terme avec les communistes italiens pour des raisons qui n'étaient pas toutes fausses d'ailleurs parce que le parti communiste italien il était à 32% il n'arrivait pas à prendre le pouvoir donc comme il n'avait pas d'allié possible il s'était tourné vers une improbable alliance avec la démocratie chrétienne tout ça n'a rien donné ça s'est terminé en un courbouillon de première grandeur mais sur la base de cette impuissance on a eu l'émergence des brigades rouges les brigades rouges c'est une c'était de l'action violente aujourd'hui comme on a un baptiste terrorisme on dirait terroriste il y avait des aspects qui n'étaient pas franchement enfin qui étaient quand même franchement posaient beaucoup de problèmes à tout le monde y compris à ceux qui trouvaient à l'époque dans la jeunesse sympathique les brigades rouges qui à mes yeux ne l'étaient pas je préfère le dire parce que à la fin on ne savait plus qui était quoi là-dedans et toutes les provocations étaient possibles alors on a eu notamment l'assassinat d'Aldo Moro bon président du conseil italien donc bon quoi enfin tout ça a débouché sur un impasse total puis une escalade à un moment donné il y a eu un attentat à la gare de Bologne il y a eu 100 morts et on l'avait immédiatement attribué aux brigades rouges ensuite on s'est aperçu que c'était l'extrême droite bref vous comprenez ce que je veux dire à partir du moment dans le temps de la violence et de la violence armée on ne sait plus qui réellement manipule qui hein quelles que soient les idées que se fassent les gens eux-mêmes donc voilà le risque d'une situation bloquée en Allemagne ça a donné la bande à Bader et chez nous en France ça a été beaucoup plus limité on a eu action directe qui a eu deux actions en effet directes de meurtre mais ça n'a jamais pris une ampleur considérable dans la mesure où premièrement les cellules ont été la cellule a été rapidement dissoute mais surtout surtout surtout il y avait une perspective politique bon nous dans notre période le mouvement insoumis il ne tombe pas du ciel par hasard bon c'est certainement pas la création d'un individu comme on a essayé de le faire croire cent fois à mon sujet bien sûr que j'y ai pris ma part mais le mouvement insoumis c'est jusqu'au bout le vote de 2005 contre la constitution européenne pas parce qu'elle est européenne mais parce qu'elle visait à constitutionnaliser le libre-échange la concurrence libre et non faussée et les autres merveilles du libéralisme qui ont ruiné le continent donc quand on est sorti avec un vote nous ne voulons pas de cette constitution 55% et vous savez comme moi que les élites ont dit ok message reçu c'est oui bon et donc la constitution s'est appliquée il y a eu en quelque sorte c'est un on a commencé à tordre le bras à luxer le bras de la démocratie française les gens disent non et les élites disent ah bah oui c'est oui voilà et donc avec mes camarades qui étions dans le parti socialiste à cette époque nous sortons en 2008 du parti socialiste nous constituons le parti de gauche nous rejoignent plusieurs petits groupes très courageux qui viennent avec nous et nous allions au parti communiste la suite de l'histoire vous la connaissez mais je veux vous dire que nous sommes politiquement le résultat de quelque chose et à partir du moment où nous nous sommes élevés au dessus d'un score à deux chiffres à partir du moment où en 2017 on a frôlé la barre du deuxième tour en 2022 où on l'aurait passé si le parti communiste était resté fidèle à son alliance avec nous on aurait passé le deuxième tour bon si vous voulez en quelque sorte les insoumis ont créé un horizon possible crédible qui plus est ils étaient armés de pied en cap en programme ils ont constitué une organisation très solide ensuite un institut de recherche des outils comme ceux qu'on est en train de faire vivre en ce moment alors il est clair qu'à partir du moment où ce qu'ils appellent la gauche radicale pourquoi pas devient une alternative de gouvernement bon bah là de l'autre côté c'est panique à bord c'est l'horreur pour eux bon ils savent très bien que si la chaîne du néolibéralisme rompt en France qui est l'endroit aujourd'hui le plus probable bon bah la catastrophe sera contagieuse la catastrophe pour eux parce que d'autres peuples vont se mettre à et puis nous les français on va aider à ce que dans d'autres pays il y ait des mouvements qui puissent se réclamer de nos méthodes de notre programme et du reste ils le savent alors la violence elle vient de là c'est que les autres se disent ah bah puisque c'est comme ça on va voir ce qu'on va voir donc ils attisent ils diabolisent ils radicalisent pourquoi ? parce qu'il faut à tout prix qu'ils divisent le peuple alors la génération précédente c'est après les juifs qu'ils en avaient jusqu'à les massacrer en raison de leur religion et de leur culture et maintenant c'est parti pour qu'on massacre ou qu'on s'en prenne aux arabes moi mon domicile est fracassé il est saccagé sur tous mes murs il y a pas seulement des obscénités mais des slogans contre les arabes bon bref c'est devenu l'objet d'une fixette que vous connaissez tous et la violence se propage dans ces milieux là c'est eux qui sont violents qui maintenant font des bandes qui attaquent dans la rue et pas du tout la traditionnelle imagerie je sais pas quoi moi de l'anarchiste qui a une bombe dans les dents je sais pas quoi ou du syndicaliste qui jette des boulons en acier c'est plus du tout ça dont on parle dans ce pays la violence vient de l'extrême droite et malheureusement elle reçoit des encouragements puisqu'elle n'est pas punie alors c'est vrai que le ministre Darmanin a interdit deux ou trois organisations d'extrême droite mais en même temps pour deux ou trois interdits à l'extrême droite il faut voir ce que la gauche a pris que ce soit la gauche syndicale ou rappelez-vous les bassines à Saint-Solines le jugement a depuis tranché en faveur de Saint-Solines et interdit ces méga-bassines mais il aura fallu 2500 ou 3000 gendarmes tirant plus d'une grenade par tête de manifestants quand je dis tête c'est parce que certains l'ont pris dans la tête pour de bon il y a eu quelqu'un qui a été dans le coma pendant plusieurs mois il y a eu des gens grièvement blessés et toute cette violence qui venait de l'état donnait un signal du genre tout est permis contre ces gens là »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociation et, disait-il, d'avoir obtenu des merveilles, dont ce fameux conclave qui fut un piège à Nigaut, eh bien, à la fin, on a dû non seulement avoir le budget Barnier qui a pu rester, puisqu'ils ont refusé de voter la censure, mais en plus, ça s'est aggravé. Donc, je ne pense pas qu'ils fassent deux fois la même erreur. Il y a là des politiciens de haut niveau, qui, pour la ruse, sont assez capables de comprendre ce qui se passe. Donc, ne perdons pas notre temps à faire semblant de négocier pendant tout un débat parlementaire, qui se terminera par un 49-3, comme d'habitude, et par une motion de censure. Ne perdons pas de temps. Censurons tout de suite, et donc, nous serons en état de proposer d'autres choses, quand la question sera posée à nouveau de savoir quel budget paie. »
« Alors il y a une logique d'escalade. Et dans l'escalade, chacun des protagonistes, excusez ma voix qui est totalement cassée, chacun des protagonistes a toujours pour lui de bonnes raisons. Et invoque le fait qu'il ne peut pas faire autrement que de riposter. Alors les Iraniens ont d'abord dit qu'ils ripostaient à l'attaque de leur ambassade, au titre de l'article 51 de la déclaration de l'ONU, qui permet la légitime défense, c'est ce qui avait permis aux Etats-Unis d'intervenir en Afghanistan, puis les Israéliens à riposte, et on voit bien qu'à ce rythme, on pourrait aller à la guerre totale, comme cela s'est produit dans le passé de l'histoire, où d'escalade en escalade, on est arrivé jusqu'à deux guerres mondiales. Par conséquent, je crois que l'essentiel pour les nations, et notamment pour la nôtre, la France, c'est de tout faire pour que cette escalade s'interrompe. car au bout du compte, la violence guerrière ne produit jamais rien d'autre que de la violence guerrière. Dans ce type de situation, il n'y a pas d'autre résultat. Et je redoute que Iran, Israël, puis ensuite Israël-Liban, le Liban viennent à être menacés, d'autres pays, d'ailleurs, les ripostes où il les décrive avec ce mot de M. Netanyahou, ont porté aussi sur l'Irak, sur la Syrie, sur l'Iran, c'est-à-dire sur tout le monde. Non, il est temps d'interrompre cette escalade, parce qu'elle est extrêmement dangereuse, et que le point de départ, je veux qu'on s'en souvienne tout le temps, c'est le génocide en cours à Gaza. Et à partir de là, les uns les autres se positionnent et entrent en guerre les uns contre les autres. C'est cela qu'il faut interrompre, donc la première mesure, c'est le cessez-le-feu à Gaza, car à partir de là, je pense qu'on sera en état de faire redescendre la température. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais nous ne choisissons pas les journalistes. Quand le livre est paru, qui est un cousu d'insultes, de diffamation, de mise en cause de la vie privée, d'une manière souvent complètement inventée, avec les éléments les plus perturbés qu'il venait faire, qui met en cause nos propres gosses. Nous sommes des êtres humains, M. Le Boss. Nous avons une dignité. Nous avons écrit au monde et à Libération pour dire, il y a un problème. Le chef de votre rubrique nous qualifie de secte. Nous sommes la première organisation de gauche au Parlement. Deuxièmement, nos vies privées. Alors, M. Le Boss, est-ce que ma réplique, ça devrait être de parler de votre vie privée que je ne connais pas et qui doit être tout à fait honorable ? J'en suis certain. Mais franchement, ce sont des méthodes où notre dignité humaine, nous n'avons interdit absolument pas au monde d'être présents. La preuve, nous avons accrédité leur journaliste. Et Libération, tout d'un coup, décide qu'il retire son journaliste présent ici. Alors, je terminerai par une question. Donc, on ne peut pas refuser quelqu'un qui vous traite mal. Alors, dites-nous quelle est la solution. On vous a proposé un conseil déontologique de la presse. Ils n'en ont pas voulu. Et vous savez pourquoi je vous réponds, comme je le fais, dans le détail et sans colère m'adressant à vous. C'est que la société des journalistes de BFM a en effet posé la question de savoir pourquoi nous avons... »
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est pas parce que lui et sa presse a voulu faire ça que pour autant les gens en ont été convaincus il faut faire attention bien sûr je vais pas dire c'est pas vrai il y a des gens qui sans doute trouvent un prétexte de plus pour ne rien faire oui ça sert à rien donc pourquoi on va y aller vous l'avez bien dit ok d'accord fais rien ça va aller mieux bon ça je veux dire ce genre de d'enfermement à front de bœuf bon ça a toujours existé un coup c'est ça l'autre coup après c'est autre chose bon mais globalement c'est pas la leçon essentielle qu'il faut tirer c'est qu'au contraire un tas de gens ont compris que c'était redoutable de se mettre en mouvement et que c'était le moyen le plus simple d'envoyer au tapis les l'adversité l'adversaire et la preuve c'est que nous avons fait tomber un gouvernement grâce à ça comme nous étions le premier groupe nous avons pu déposer la motion de censure et comme nous avons tenu bon de censure en censure chaque fois qu'il y avait un 49-3 chaque fois qu'il y avait une violation de la démocratie parlementaire on a fini par avoir le dernier mot et ça tout le monde l'a compris donc l'idée qui domine c'est que tout le monde est en bataille pour faire partir Macron ce qui était important c'était de mettre en mots ce qu'il y avait à faire et pas juste d'être là à protester etc donc nous quand on a eu on a passé un été horrible il faut dire entre les élections à répétition au mois de juillet ensuite l'autre il ne veut plus entendre parler de nommer un premier ministre bon on a dû négocier nous un non qui a certainement été le moment le plus fatigant à assumer tellement fatigant comme ils étaient tous là à l'extérieur en train d'aboyer ah vous avez vu ça n'arrive à rien l'autre jour j'ai entendu madame de Malherbe avec toujours cette air qu'elle a dire oui vous avez mis plus de deux mois vous décidez et je crois que c'était Bompard qu'elle avait alors Bompard il est sans pitié pour ce genre de de bêtises et il lui a dit ah non non deux mois pas du tout ça a pris douze jours et vous savez ce qu'elle a répondu vous avez pas suivi ce grand moment elle a dit oui c'est deux mois ressenti alors c'est comme la température il y a la température réelle et la température ressentie alors si vous voulez un thermomètre de la température ressentie en politique vous allez voir madame Malherbe mais il se trouve qu'elle elle ne ressent que ce qui est en notre défaveur ce qui l'empêche le plus souvent d'avoir un regard assez critique sur ce que fait le macronisme d'une manière générale alors donc ça ça a été un été affreux pour nous et franchement quand on était en vacances ouf et bien on n'est pas resté deux pieds dans la même chaussure parce qu'on s'est dit quand même si on dit que c'est un coup de force quant à démocratie on peut quand même pas dire bah attendez moi je m'en vais faire des châteaux de sable donc on a dit quel est l'acte politique qui trace une ligne à partir du point où nous sommes bah c'est forcément la destitution puisqu'entre temps nous avions gagné la majorité au bureau de l'Assemblée Nationale ce qui nous donnait le pouvoir de destituer le président donc on l'a déposé on ne s'attendait pas à être accueilli par des bravos et des hurrah alors ce que nos auditeurs ne savent peut-être pas c'est qu'on a fait une tribune dans laquelle on a mis tous les responsables c'est le top 5 ou 6 on a pris ceux qui ont un titre officiel et on a signé une tribune alors ce que nos auditeurs ne savent pas c'est que la tribune on l'a d'abord proposé au monde et le monde a dit ah non non on ne peut pas publier ça alors ils prennent leur temps pour répondre toujours parce que pour vous pourrir la vie ils sont là et oui ben on ne peut pas parce que alors en plus ils nous l'ont écrit donc on garde à la disposition de la rédaction l'aveu de ses exploits ils disent ben non on ne voudrait pas que il y a plusieurs points qui posent problème primo segundo nous ne voudrions pas que ça donne l'impression d'être une caution donc on s'est foutu d'eux en leur disant donc tout ce que vous publiez le reste du temps vous pose pas de problème primo et segundo tout ce que vous publiez vous le cautionnez ça va de soi bon mais non c'est pas ça qu'on a voulu dire ben écoutez on s'en fout de ce que vous avez voulu dire le résultat est que vous ne le publiez pas donc on s'est adressé à quelqu'un d'autre la tribune et là on est tombé sur du vrai journalisme bon alors je vous dis pas qu'il est de notre bord c'est pas le cas mais Bruno Jeudy c'est pas un propagandiste de la LFI mais le gars il dirige un journal il comprend que c'est un événement que la plus grosse représentation parlementaire de la gauche appelle à la destitution du président de la république donc il comprend il publie et en effet c'est une bombe tout le monde se met à en parler et bon à partir de là il fallait calculer la stratégie on l'a fait ça a payé on s'est dit ben on le pose on va le faire avancer ça a avancé et puis deuxièmement à la première censure quick la jonction se fera entre les deux problèmes on censure un gouvernement on nous met par un président qui l'a choisi sans majorité voilà point et nous on pensait qu'on en aurait une fois que la censure serait votée on s'était dit il y en a pour un mois à ce que tout le monde comprenne qu'il y a un lien avec Macron pop pop pop 24 heures après c'était parti et il y avait un premier sondage où un les gens nous approuvaient un deuxième sondage pour dire Macron doit s'en aller et maintenant il y a un troisième sondage qui est apparu avec toutes les limites qu'on peut dire sur les sondages mais le troisième il dit que les gens pensent qu'en effet il faut passer à la sixième république donc nous mouvement insoumis qui sommes les porteurs de l'idée de sixième république depuis depuis que nous existons et en tout cas au moins depuis 2012 puisque c'était le front de gauche aussi c'était son grand slogan pour nous du point de vue idéologique ça montre de quel côté tourne la pensée de nos compatriotes c'est une belle victoire pour vous ah bah oui c'est énorme c'est pour ça je vous dis que le troisième élément c'est que maintenant nous allons accumuler les victoires idéologiques alors on le savait parce que quand on a fait le sondage une année sur les points forts de notre programme on trouvait des résultats très satisfaisants on enlevait 10 points à chaque fois pour voir à peu près où on en était mais c'était toujours ultra majoritaire donc je pense que maintenant la planification écologique vous n'avez plus une personne qui va dire dans le pays c'est un truc soviétique bon l'augmentation du SMIC personne ne dit ah non on ne veut pas entendre parler de ça parce que notre pauvre patron il ne va pas arriver à nous payer voilà et ainsi de suite donc ça confirme la thèse dans l'intellectuel qui en a fait un livre qui dit que la droitisation et l'extrême droitisation n'est pas une réalité des profondeurs du pays c'est dans les sommets dans les profondeurs du pays même quand par hasard on dit du bien de l'extrême droite c'est toujours à partir de positions qui ne m'y correspondent pas c'est à dire d'aspiration égalitaire d'aspiration à une société du bien-être pour le peuple donc voilà j'attaque 2025 avec la pêche »
« Oui, on peut parler d'un échec, parce que, normalement, une commission d'enquête, il n'y a ni échec ni réussite. Tu as mené l'enquête et tu as fait apparaître des choses. Mais cette commission a très mal commencé, ça n'en était pas une. M. Wauquiez, le président du groupe Les Républicains, avait dit qu'il s'agissait de pointer les rapports supposés entre l'islamisme, qui dans son esprit est la même chose que l'islam et que le terrorisme, et la France Insoumise. Alors, c'est tellement gros que ce n'est pas compatible avec le règlement de l'Assemblée. Imaginez-vous une Assemblée qui ferait des commissions d'enquête sur une de ses composantes. Bon, ça n'existe dans aucun régime démocratique, mais M. Wauquiez n'a pas l'air d'être au courant. La dernière fois, peut-être qu'on a vu ça, c'est pendant la Grande Révolution, entre Jacobin et Girondin. Enfin, c'est des situations extraordinaires. Donc, ça n'a pas marché. La commission des lois a dit, alors, ça, ce n'est pas possible. Vous ne pouvez que faire une formulation plus générale. Et voilà donc parti pour une formulation plus générale, les rapports entre l'islamisme et les partis politiques en France. Et ils se sont appuyés sur un rapport que M. Retailleau avait rendu public, qui n'était pas du tout destiné à ça, et qui étudait un segment particulier, l'action d'une société politico-religieuse, islamiste, Les Frères Musulmans, qui est une organisation qui est née en Égypte, il y a bien longtemps. J'avoue que moi, j'étais un peu surpris d'entendre parler de ça en France, parce que ce n'est pas son lieu de... Mais enfin, bon. Et le rapport, il suffisait de le lire, pour savoir que tout ça n'avait aucun sens, puisque le rapport lui-même dit, « Bon, franchement, on ne voit pas de lien. Bien sûr, ça existe. Il y a un travail qui est fait, comme pour tout le monde et n'importe qui. Tous les groupes dans ce pays, quels qu'ils soient, religieux ou pas, essayent d'avoir leur influence, de contacter des élus, de se rendre intéressants et tout ça. » Bon. Jusque-là, en gros, tout le monde s'en foutait. 8 mosquées sur 2800, sous influence supposée, hein, il faudrait aller vérifier. On ne peut pas non plus dire que ça va empêcher la France de tourner. Mais il se trouve que récemment, dans le contexte des conflits entre les États du Golfe, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On savait qu'on allait prendre chair et ça a commencé tout de suite par des débordements de haine contre nous, comme d'habitude avec la guerre du mot, le mot qui n'y est pas et le mot qui est. Bref, ça a commencé par la traditionnelle méthode de diabolisation qui est utilisée contre nous. Mais nous sommes assez experts de la vie internationale pour avoir immédiatement compris que le 7 octobre justifierait une réplique d'une violence totale. et par conséquent, il y aurait sans doute un niveau à ce moment-là de violence qui serait spectaculaire et à tous égards lui-même porteur de danger. Mais honnêtement, quand ça a démarré, aucun d'entre nous pensait qu'il y aurait un génocide. Si bien que le tenir bon du départ, qui résultait d'une analyse politique disant « ça va être violent la réplique » et nous, nous devons nous en tenir un cadre stable à partir duquel analyser la suite des événements et avoir des références qui ne changent pas en cours de route. C'est la raison pour laquelle, depuis le début, on avait choisi de se caler sur la question du droit international comme recours et comme référence pour la pensée. Je le mentionne parce que c'est un aspect qui souvent échappe à ceux qui veulent analyser nos comportements. C'était en réalité en même temps un changement dans l'attitude d'un mouvement comme le mouvement insoumis, parce que rien ne nous prédisposait à avoir comme boussole le droit international, parce que parmi nous, nombre d'entre nous, ou qui militent, ou qui ont milité autrefois à l'extrême gauche, avaient tendance à considérer le droit international comme une espèce d'illusion au service des puissants. Donc il fallait assumer une position politique claire et tranchée, y compris dans nos milieux à nous, insoumis. Et la bonne surprise a été de voir que tout le monde suivait, il y avait l'intelligence politique du moment. Une intelligence sans illusion, je veux dire, par là que personne, tout d'un coup, ne s'est mis à dire « Ah, formidable, le droit international est le sommet de ce qu'on peut faire de meilleur ». Mais tout le monde comprenait que, si on ne s'en tenait pas à ça, on était embarqué dans des logiques qui n'étaient pas les nôtres, que ce soit celles de Netanyahou, que ce soit celles de tous ces répondeurs automatiques dans tous les pays, ceux de toute la sphère médiatico-politique dans tous les pays. Alors, ensuite, personne d'entre nous non plus n'aurait cru qu'en cas de génocide, le système médiatique mondial procéderait à une telle invisibilisation du génocide. Et ça nous a permis, d'ailleurs, de mesurer que, comme le dit maintenant l'expression courante, c'est la première fois que les victimes d'un génocide filment elles-mêmes ce qui leur arrive. C'est une expression qui court beaucoup, mais il ne faut pas qu'on la banalise, parce qu'en effet, tout ce que nous avons appris, nous l'avons su par ces canaux-là, par ceux qui vivaient sur place, ce qui se passait. Donc, il y a beaucoup d'enseignements à tirer de tout ça. Et nous, je dis que c'était évidemment une épreuve politique, c'est sans regret, parce qu'entre-temps, l'abomination est venue, en quelque sorte, valider la thèse qui était la nôtre au départ. Mais sur le moment, ce n'était pas le cas. Et il ne faut pas lire l'histoire seulement à la lumière du rétroviseur, si je peux me permettre cette expression-là. Mais à ce moment, c'est pour ça que j'ai dit que c'était une épreuve morale. Et pour moi, l'engagement politique est très étroitement connecté à la philosophie de la vie et aux morales qui s'en déduisent. Et donc, la réaction des camarades quand il pleuvait des pierres sur nous, »
« Comme c'est fait là, d'abord il faut que tout le monde comprenne parce que si on se contente de lire la dépêche de l'AFP, on ne peut pas le comprendre. Il se trouve que la France a payé sa cote part. Oui, a déjà payé, donc il n'y a plus rien à payer. Il n'y a plus rien à payer. Mais ce qui ne va pas c'est de dire donc la France a décidé de s'associer. Non, la France a dit qu'elle attend la conclusion de l'enquête. Parce que si en effet des membres des Nations Unies ont pris part d'une manière ou d'une autre au combat, c'est un sérieux problème. Et en particulier à un acte comme celui du 7 octobre. Et là ça justifiera selon vous de couper le financement à l'agence de l'ONU ? Mais je ne veux pas qu'on donne l'impression que cette agence était en quelque sorte une bande armée. Je voudrais que par respect pour les membres de l'ONU, 60 sites de l'ONU ont été détruits. 100 personnes de l'ONU ont été tuées. Et Israël, ou plus exactement le gouvernement de M. Netanyahou, n'a pas encore donné une seule démonstration de la culpabilité de ces personnes. Israël, le gouvernement de M. Netanyahou a attaqué. C'est tout, sans prouver. Alors nous verrons, il y a une enquête. J'admire l'agence qui a immédiatement suspendu cette personne sur le simple doute qu'elle y ait participé. Et j'espère, parce qu'il faut quand même dire les choses comme elles sont, ceci pourrait être, pourrait être, je sais qu'en guerre c'est un grand moment d'objectivité, mais pourrait être une manière de continuer la guerre par d'autres moyens, en interdisant à cette agence d'agir, d'avoir des moyens, non pas pour commettre des massacres, mais pour apporter la seule aide que reçoivent aujourd'hui les Palestiniens. Donc, la France a raison de dire, on ne peut pas accepter qu'une agence de l'ONU participe à des actions que nous réprouvons. Mais pendant qu'on dit, M. Duhamel, rappelez que nous avons 60, nous avons 700 Français sous casque bleu au Liban. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et bah on s'en rapproche parce que l'ennemi est en train de se déglinguer de tous les côtés et puis qu'il y a plein de gens qui voient bien qu'on avait raison aussi bien dans les méthodes l'action collective de masse et pas à l'avant-garde isolée dans son coin l'action libre c'est à dire que pour les compromis c'est pas trop notre affaire quoi on crée des rapports de force et c'est à la fin qu'on fait un bon compromis parce qu'on laisse pas la situation dans l'état dans lequel on est que la conflictualité est le chemin le plus court vers la solution moi je suis toujours ça me scie toujours de voir ça qu'on me reproche la conflictualité alors quand c'est à gauche ça me scie encore plus parce que c'est quand même la base du mouvement socialiste que le conflit crée la conscience mais si je devais m'adresser à la bonne société plus classieuse je la renverrais à Héraclide parce que c'est lui le premier qui dit que le conflit est mère ou père je ne me rappelle plus de toute chose et il dit tout le futur est contenu dans la discorde c'est parce que nous ne sommes pas d'accord que nous en venons à discuter à ne pas être d'accord et à créer des rapports de force suivant ce qui est en cause et donc tout le futur s'inscrit dans cette logique alors que ceux qui ne veulent pas de la conflictualité cessent les premiers et puis nous verrons quels résultats nous obtiendrons dans cette circonstance voilà mais en général ceux qui reprochent la conflictualité ne sont pas du tout gênés par celles qu'ils organisent eux-mêmes voilà les leçons attirées pour 2025 on sait que le 14 janvier nous avons un rendez-vous avec l'histoire monsieur Bayrou fera sa déclaration de politique générale et nous exigeons de lui qu'il pose la question de confiance pourquoi parce qu'on ne peut pas perdre notre temps s'il n'y a pas de majorité dans l'assemblée pas la peine de recommencer la discussion sur le budget parce que ça se terminera à la fin par un 49-3 on aura juste perdu cette fois-ci encore plus de temps parce que comme on n'est plus dans la période légale habituelle il n'y a plus de délai de temps c'est une histoire de fou donc on pourrait discuter du budget pendant toute l'année et alors tu exagères vous me dites toujours que j'exagère mais non je n'exagère pas je vais vous trouver un exemple en Espagne ça fait deux ans qu'ils n'ont plus de budget et donc comme ils n'ont pas de budget ils reconduisent le budget de l'année je crois 2023 donc 23 ou 22 enfin en tout cas ça fait déjà deux budgets et donc vous avez un gros malin il peut décider qu'on en reste au budget de l'année je ne sais pas laquelle là on fonctionne sur 2023 je crois et puis voilà on continue bon franchement ce n'était pas un budget qui nous était favorable sinon ça se serait su donc il ne peut pas être question de ça ne nous faites pas perdre de temps ne nous faites pas ridiculiser le Parlement posez la question de confiance et si vous ne posez pas la question de confiance alors nous nous poserons la question de défiance c'est-à-dire la censure et je pense que nous avons des chances raisonnables de le censurer pourquoi ? parce que même nos alliés qui étaient pourtant pleins de bonne volonté qui avaient demandé des concessions mutuelles ce dont il ne pouvait être question pour nous ou des pas de part et d'autre alors les concessions mutuelles c'était les socialistes les pas de part et d'autre c'était les communistes et je ne sais plus quelle expression bizarroïde avaient trouvé les écologistes enfin ils étaient tous partis la fleur au canon pour aller faire des compromis alors bon après s'être fait traîner des deux côtés dans la boue pour finir ils sont rentrés à la maison ils reviennent à la maison avec les insoumis alors on leur dit c'est bien vous êtes revenus à la raison on est content de vous revoir et voilà ça commence c'est le vote de censure et je pense compte tenu de ce que j'ai vu hier hier ils sortaient de chez Bayrou alors ils ont tous dit qu'ils n'avaient pas de raison de ne pas voter la censure alors donc je pense qu'on va la voter si bien que comme on va la voter tous ça met quelqu'un d'autre au pied du mur c'est madame Le Pen qui vient juste de dire qu'elle prépare une présidentielle anticipée donc si elle se prépare une présidentielle anticipée la meilleure manière qu'il y ait une présidentielle anticipée c'est qu'elle vote la censure parce que deux gouvernements censurés ça nous ferait cinq gouvernements en douze mois la moyenne va tomber à un peu plus bas qu'elle est aujourd'hui ça va bon pour le calcul et c'est évidemment une situation politique intenable pour le président de la république parce qu'il ne trouvera pas de majorité ni cette fois-ci ni la suivante ni à aucun moment donc pour revenir aux urnes c'est comme ça qu'on fait dans les démocraties on n'a pas d'autre choix que de refaire une présidentielle voilà pourquoi l'année 2025 va être une grande année politique mais au bon sens du terme et vous tous qui m'écoutez ne vous laissez pas intimider par les apparences ne cédez pas à la facilité qui consiste à dire agna agna tout ça c'est la pac-guy c'est instable n'écoutez pas ceux qui vous annoncent les criquets les sauterelles et l'hiver nucléaire chaque fois que les choses ne tournent pas en leur faveur ça va être compliqué l'année prochaine et donc toute notre intelligence doit être mobilisée pour trouver des issues et les issues c'est pas la cravistouille le mélange de la gauche et de la droite et je sais pas quoi et toutes ces idées qui n'ont jamais marché nulle part bon courage »
« – Oui, oui, oui, c'est ça, là vous êtes mal, moi je vous invite à rester sur le fond du sujet. Et le fond du sujet, c'est qu'une doctrine de maintien de l'ordre doit être la même tout le temps. Quant à moi, monsieur Duhamel, je n'ai jamais accepté qu'on s'en prenne à tout ce qui concerne les instruments de l'État. Jamais. Alors oui, c'est vrai, quand des gens ont attaqué des banques, excusez-moi, je n'étais pas dans les premiers à dire, « Ah, quel dommage, vous avez pété une banque ». Par contre, quand est descendue la façade d'un hôpital, j'ai fait partie des premiers à dire, « Ça, ce n'est pas acceptable ». Et pourtant, vous aviez dramatisé, on aurait cru qu'on avait battu les enfants qui étaient dedans. Il y avait deux carreaux qui étaient descendus, et je dis, non. Chaque fois qu'il s'agit du bien public, ce qui nous appartient à tous, alors on est dans une autre situation. Et figurez-vous que j'essaye de faire preuve de compréhension des situations, de finesse des situations. Quand des gens ont été éborgnés, comme ils l'ont été gratuitement et sauvagement, et qu'aucune réparation n'est intervenue pour eux, je comprends que d'autres, après, soient très énervés. Et donc, je fais toujours en sorte de doser. Par exemple, quand je dis aux paysans, « Je comprends ce que vous êtes en train de faire, mais je vous parle franchement. » Si c'est que vous bloquez l'accès à Paris juste pour supprimer les jachères, je ne suis pas d'accord avec vous. Mais si vous êtes d'accord pour dire « On revoit de fond en comble les règles du libre-échange des marchandises agricoles », je suis le premier à courir devant. »
« mais je dis que... Non, non, je parlais des Français en général. Oui, oui, mais moi j'observe qu'il y a une manière de parler de ce que les gens comprennent ou pas qui souvent fait comme si les gens ne comprenaient pas. Regardez, là, nous avons une discussion, vous admettrez, que sur les retraites, il faut vraiment s'accrocher pour arriver à suivre ce qui se passe dans le débat. Bon, eh bien moi, je suis frappé du nombre de gens qui écoutent la télé, qui regardent le soir, qui demandent notre avis des fois dans la rue. Je suis embarrassé parce que je n'ai pas forcément toujours la réponse, tellement c'est précis. Les Français sentent que leur histoire est en train de tourner. Et vous avez raison, M. Duhamel, de dire que l'hypothèse qu'il y ait l'extrême droite au deuxième tour en position favorable existe en France. Bon, c'est la France, quoi. Et vous ne pouvez pas... C'est le peuple français qui l'aura voulu. Mais moi, ce qui me fait, ce qui me rassure, c'est l'intelligence collective. Un. Deux, l'histoire. L'histoire. Car l'écart que j'ai aujourd'hui, puisque c'est moi qu'on cite à chaque fois dans les sondages, il est de 20 points avec elle, avec Mme Le Pen. C'est le même écart qu'en 2022. Par conséquent, je vous mets en garde. Attention à ne pas penser la réalité à partir des sondages. Il faut la penser à partir de ce que vivent les gens. La crise dans laquelle ils vivent. Le fait qu'ils ont le sentiment qu'ils ne peuvent plus s'en sortir. Le fait qu'ils aiment leur patrie et qu'ils ont compris qu'il faut la refonder. Vous n'échapperez pas à ça. Et il y a deux manières de la refonder. L'entre-soi, mesquins, éliminant ceux-ci à cause de leur religion, les autres parce que c'est ceci ou cela. Et puis, ceux qui veulent faire le pari de dire on va le faire et on va y arriver. C'est ça que j'ai appelé la nouvelle France. Le peuple français a changé. Maintenant, vous avez, quand je suis né, il y avait un français sur dix qui avait un grand-parent étranger. Aujourd'hui, c'est un sur trois. Aujourd'hui, quand vous vous adressez à une femme, vous n'avez pas la même personne en face de vous que celle qui était, puisqu'on parlait de ça et que c'est la Ve République et que je suis pour une sixième, qu'une femme de 1958. Avez-vous regardé, Alina, comment les hommes parlaient de leur femme et des violences aux femmes ? Tout ça, le monde a changé. C'est ça qui va se concrétiser dans le bazar. Alors, dans le bazar, il va falloir qu'ils disent de quel côté ils veulent aller. Eh bien, moi, M. Duhamel, je fais le pari qu'ils choisiront d'aller du côté de l'optimisme pour la suite pour ce pays, j'en suis sûr. »
« – Bon, alors attendez, on va mettre de l'ordre, parce que ce que vous dites, et là, c'est que je vous estime beaucoup, malheureusement, je suis obligé de dire que ce n'est pas vrai. Mais je vais vous montrer pourquoi, et vous allez mieux comprendre le moment dans lequel nous sommes. Donc, ils disent bloquons tout, ma foi, c'est eux qui ont choisi le mot d'ordre. Je ne vais pas commencer en disant, on appelle à vous soutenir, et c'est ça qu'on demande aux insoumis. Participez aux actions qui sont là, aidez du mieux que vous pouvez, c'est-à-dire, des fois, essayez d'apaiser les esprits si la température monte de trop, d'autres fois, donnez le coup de main. Ça, c'est notre consigne aux insoumis. Et puis, deuxièmement, eh bien, il y a que nous sommes des connaisseurs de la lutte. Quand il y a des fédérations syndicales qui appellent à une journée de grève le 10, nous disons, puisque la Confédération Force Ouvrière appelle à déposer un préavis de grève pour tout le mois de septembre, donc ils peuvent faire grève à l'instant où ils le décident. Puisque la CGT, par la bouche de Mme Binet, a dit qu'il fallait soutenir le 10, parce que c'était une étape, et elle a dit fort justement, je le répète, fort justement que ça devait être à l'intérieur d'une action. Car si l'action est réussie le 10, la question qui se pose, c'est que fait-on le 11 et puis le 12. Et puis, il y a un autre dirigeant de premier plan de la CGT, dans lequel je me reconnais tout à fait, M. Laurent Brun, qui dit, eh bien, voici comment il faut faire, être à l'écoute, aider, on dit exactement la même chose l'un et l'autre. Et c'est dans ces conditions que j'ai dit, écoutez, si les uns appellent à l'action, d'autres à la grève, eh bien, il ne faut pas effilocher et perdre l'occasion du 10 septembre. Ce qui serait le mieux, c'est que le 10 septembre soit une grève générale. Mais je n'ai pas le pouvoir, comme responsable politique, d'appeler une grève générale, c'est les syndicats. »
« Ah oui, parce que vous, vous savez tout, qu'on allait être censuré. Monsieur, vous m'avez dit aussi une fois, vous, vous, personnellement, vous m'avez dit « alors, avec vous, c'est tout ou rien » sur le programme, hein, quand je disais « eh bien nous, on n'a pas été élus » pour 5 minutes après avoir été élus, dire « on passe par-dessus bord notre programme ». Vous vous rappelez ? Attendez, je termine. Eh bien, je vous ai fait la démonstration, mes camarades, puisque moi, je n'ai pas été candidat à être député, mais mes camarades ont fait la démonstration. Ils ont fait passer toute une série d'amendements, c'est vrai avec des majorités diverses, qui équilibraient le budget en dessous de 3% de déficit. Donc, ne me dites pas, comme si tout était écrit d'avance, mais monsieur Le Bon, si tout est écrit d'avance, qu'est-ce qu'on fait là tous les deux ? On est en train, vous, comme journaliste par votre métier, d'éclairer la scène, moi comme responsable politique, de faire, de mettre en avant des perspectives. Mais c'est ça la démocratie. »
« Très lointement non, parce que je pense qu'il faudrait regarder ce qu'on demandait comme priorité, par exemple, les autres gardes des Sceaux. On pense à M. Dupond-Moretti et à quelques autres. Je crois qu'il a mis le doigt, M. Darmanin, sur le problème, un problème administratif, judiciaire bien précis. Il faut qu'il aille au bout de cette logique-là. Et peut-être qu'on s'apercevra à ce moment-là d'un certain nombre d'autres carences dans l'institution judiciaire. »
« comment ça s'est fini ? Oui. Une nuit, un samedi, le Conseil des ministres a mis d'une part le confinement et d'autre part a arrêté la réforme de la retraite. Pourquoi ? Parce qu'une partie du MEDEF avait commencé à dire attendez, qu'est-ce que vous nous racontez là ? On va faire une retraite à pointe, donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on paye plus cher nos cadres pour qu'ils restent chez nous parce que sinon ils s'en vont. Alors là, ils n'étaient plus du tout d'accord parce qu'ils avaient réalisé ce que ça leur coûterait à eux. »
« Non ça arrive régulièrement en France si on va prendre le recul de l'histoire longue je vais le faire aussi rapidement que possible rappelez-vous que la première république elle résulte d'une révolution et de l'invasion du pays par les royautés qui l'entouraient la deuxième république et bien c'est la brève histoire de la révolution de 1848 et l'expulsion de nos derniers rois la constitution de la troisième république c'est le résultat de la défaite de Sedan et de l'invasion de la France par l'Allemagne et donc le pays s'est remis d'aplomb de cette manière là et de manière très confuse au départ parce qu'on ne sait même pas si c'est une royauté ou une république et il a fallu qu'à l'occasion de un ou deux articles constitutionnels personne ne voulait toucher à rien donc on a voté un ou deux trucs et dedans il y avait le mandat du président et de sept ans et quelqu'un a déposé un amendement qui disait de la république donc le mandat du président de la république et de sept ans alors on a voté à une fois près c'est passé parce que tout le monde avait parfaitement compris qu'on était en train de voter le passage à la république je le rappelle parce que il faut toujours se rappeler qu'ici on est en France on n'est pas dans des pays plus paisibles dans la vie politique comme la Suisse ou que sais-je encore peut-être le Danemark bon alors quant à la quatrième république il a fallu la trahison la collaboration l'invasion par l'Allemagne nazie et la déroute pour qu'on la crée et quant à la cinquième république c'est à nouveau une crise nationale c'est la naissance de l'indépendance de l'Algérie qui conduit à ce que 13 départements français deviennent des départements algériens en réalité il l'avait toujours été mais enfin bon voilà en tout cas le fait était là et il a fallu un million de personnes quittant leur pays d'origine leur lieu de naissance pour que tout d'un coup patatra tout s'écroule à un moment où le pays devait de toute façon faire une conversion et avait un régime qui par son instabilité rendait impossible quelques solutions que ce soit voilà c'est surtout ça qu'il faut en retenir parce que vous voyez mon clin d'oeil c'est exactement ce que nous sommes en train de vivre nous sommes dans une situation très compliquée comme souvent dans l'histoire de la France c'est à dire il y a une mutation globale du système capitaliste quand la constitution de la cinquième république apparaît elle est là pour régler d'une manière un peu autoritaire un bazar qui résultait du fait qu'on était en train de déplacer des millions de personnes de la campagne vers les villes que le capitalisme industriel était en train d'exploser de s'épanouir en France d'une manière incroyable modifiant les rapports sociaux les rapports de propriété enfin tout quoi alors bon on a eu ça et maintenant nous avons un régime pire que celui de la quatrième république puisque d'une part il n'est plus démocratique je veux dire on vote mais ça sert à rien et surtout sous la quatrième république on avait un gouvernement tous les sept mois là on bat un record c'est un tous les quatre mois il y a eu quatre premiers ministres en l'espace d'un an c'est du jamais vu donc même si vous n'êtes pas un aigle en histoire et que vous ne faites pas le rapprochement avec eux entre les crises économiques et les crises institutionnelles tout le monde voit bien que c'est une situation qui est exceptionnelle compte tenu du fait que la cinquième république est organisée pour empêcher ça voilà donc oui nous avons affaire à une situation exceptionnelle oui elle correspond à une mutation de l'organisation de la société non seulement une mutation économique non seulement une mutation dans les process de production et de communication des gens mais aussi dans la composition et dans la mutation de la composition sociale de la France parce qu'il y a l'émergence de la place des femmes si vous vous rapportez à ce qu'elle était en 1958 vous avez tous compris de quoi je parle deuxièmement la jeunesse qui revient dans une après avoir été comment dire ménagée entourée protégée et améliorée sans cesse sa condition après la libération on est maintenant entré dans un processus régressif général où elle est maltraitée socialement surexploitée économiquement maltraitée judiciairement parce que tout le monde veut revenir sur le statut des mineurs etc etc ça c'est pour la France quant au monde le tournant se fait avec l'élection de monsieur Trump mais encore une fois monsieur Trump c'est le moment qui concrétise une époque car les démocrates avaient exactement la même politique que lui sur le plan économique foutre des droits d'ouane partout essayer de reconstruire une trame productive aux Etats-Unis d'Amérique et pour y parvenir et bien primo mettre des droits d'ouane qui changent complètement la donne des relations économiques mondiales mais aussi entrer dans un affrontement avec un pays vis-à-vis duquel ils disent eux-mêmes qu'il n'y a pas de solution de marché à la compétition c'est-à-dire la Chine donc ce que vous allez voir c'est que les Etats-Unis d'Amérique vont essayer de concentrer leurs forces pour entrer en conflit avec la Chine pour ça ils essaieront d'éteindre d'autres conflits ils ne peuvent pas être présents sur trois fronts en même temps comme aujourd'hui ils essayent de le faire c'est-à-dire l'Ukraine le Moyen-Orient où c'est eux qui arment équipent etc. Netanyahou et troisièmement la Chine car le résultat matériel et physique c'est que dans le cas d'un affrontement physique dans la ligne de front chinoise aujourd'hui les Chinois dominent largement la situation pour que l'équilibre de force se rétablisse il faut que les Nord-Américains soient capables de concentrer tout leur matériel là-bas les effectifs dont ils ont besoin les chaînes d'approvisionnement bon disons que pendant il y en a pour pour faire face à la situation pour au moins deux ans à mettre tout ça au point à faire monter la température à provoquer des incidents un peu comme ça a été le cas ça a été plus long pour provoquer la guerre d'Ukraine à laquelle stupidement et criminellement Poutine a cédé mais la première décision concernant l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN qui est ce qui a déterminé les décisions ensuite de Poutine décision que naturellement nous condamnons tous qui est d'envahir l'Ukraine mais c'est un sommet qui a eu lieu en 2008 disant que l'Ukraine et la Géorgie seraient intégrées à l'OTAN et vous observerez que bon la situation de l'Ukraine va déboucher on l'espère tous sur une solution diplomatique avec des garanties mutuelles la discussion avait commencé il y a déjà plusieurs mois sur les garanties mutuelles mais là nous sommes dans un moment dangereux où chacun des deux protagonistes l'un est envahi il a donc tous les droits et l'autre est l'envahisseur il n'en a donc aucun bon essaye de d'obtenir le meilleur tracé sur le terrain que possible donc c'est très dangereux parce que c'est le moment où il peut y avoir un incident majeur un accident majeur que ce soit les centrales nucléaires ou autre chose de cette nature moi j'espère seulement que tout le monde se rende compte que c'est tellement dangereux pour tout le monde qui vaut mieux pas donc voilà ce que sera l'épisode de l'année 2025 le règlement de la guerre d'Ukraine qui a coûté horriblement cher évidemment aux Russes et aux Ukrainiens mais à nous les Européens car à la faveur de cette guerre l'Europe a dégringolé dans la hiérarchie des puissances et dans le rapport de force avec les Etats-Unis d'Amérique voilà après du point de vue des idées politiques il y aura une autre grande bascule c'est la bascule en notre faveur pourquoi ? parce qu'on a été au bout des folies du libéralisme que tout le monde voit que ça marche pas que le marché c'est dix fois pire que la bureaucratie d'Etat qui était reprochée au collectif et que là par exemple un journal très important anglo-saxon vient de donner la prime de la meilleure économie aux Espagnols or qu'on fait les Espagnols ils ont augmenté massivement les salaires les plus bas le SMIC ils ont développé massivement les énergies renouvelables etc. c'est à dire ils ont fait quelques-unes des choses que nous nous jugeons décisives »
« Ça, je ne suis pas sûr. Je suis retraité. Vous avez quelque chose contre les retraités ? Non, mais vous, contre les journalistes, peut-être. D'accord, mais quand même, bon, mais précisez. Pour terminer avec de l'humour, M. Duhamel, j'apprécie que vous compreniez l'humour. Ce n'est pas toujours le cas de vos collègues. Mais bon, là, on est sur le fait que ces modèles existent. Autrement dit, que la catégorie sociale, agriculteur, est capable de faire autre chose. Mais je vous dis franchement, en les regardant dans les yeux, si vous laissez faire, vous êtes mort. Si vous laissez faire l'agroalimentaire, si vous laissez faire le capital financier, vous êtes mort. Vous savez, M. Duhamel, aujourd'hui, à l'heure à laquelle on parle, la prochaine récolte, elle est déjà vendue. Et elle changera demain 24 fois sur le marché mondial. Le marché mondial, il faut négocier production par production. À bas les accords mondiaux de liberté du commerce. Il faut des accords spécifiques, de gré à gré, de nation à nation. »
« Parce que nous l'avons fait. Automatiquement. Nous l'avons fait. Sur tous les 49-3, on nous l'a assez reproché. Mais nous n'avons pas changé notre pratique. Ce que nous demandons, c'est que la vie politique du pays ne se règle pas par des combines. Et maintenant, pour reprendre votre propre argument, dites-moi où sont ces macronistes de gauche qui sont prêts à accepter le rétablissement de l'impôt sur la fortune ? Parce que s'ils y étaient prêts, pourquoi n'ont-ils pas voté quand on l'a proposé ? Lesquels sont prêts à accepter l'augmentation des salaires alors qu'ils ont voté contre les macronistes de gauche inclus ? Donc tout ça n'existe pas. C'est une comédie. Et la preuve a été donnée par le fait que tous ces gens ont refusé de voter pour André Chassaigne. S'ils étaient, comme vous dites, des gens qui cherchent un compromis, en disant, bon, vous exagérez, mais on va... Bon, quand même, on fait un geste. On élit votre président de l'Assemblée. Ils ne l'ont pas fait. C'est eux qui viennent de nous signaler que la porte était fermée. Il est donc absurde de s'entêter. Il faut faire fonctionner la démocratie. Les règles qui existent. Pas de combine. Si après que nous ayons fait voter un programme, nous en faisons un autre arrangé dans les couloirs de l'Assemblée, la masse du peuple français sera écœurée. n'en pourra plus de voir une chose pareille. Il ne faut pas arriver à ce résultat. Il faut fortifier la volonté démocratique. Dire, vous voyez, quand vous votez, ça donne quelque chose. Au Parlement européen, ils ont réélu Mme Van der Leyen, mais ils n'ont eu aucun mal à élire un vice-président insoumis. M. Younou Sommargie. Tout le monde a voté pour lui. Enfin, je veux dire, tous ceux, sauf les fascistes, bien sûr, qui n'ont pas voté pour lui. Il y a un cordon sanitaire. Donc, il faut arrêter la comédie de la diabolisation des insoumis. Tout ça n'est pas sérieux. Il y a un programme, il a été signé par trois parties. Ces trois parties se présentent avec ce programme. Si l'Assemblée n'en veut pas, eh bien, elle le dira. Et si tout est bloqué, le président de la République devra s'en aller pour que le suffrage universel fonctionne. Sinon, imaginez-vous la situation. On dirait, écoutez, on a fait une combine et elle n'a pas marché. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, personne n'en sait rien et nous serons discrédités. Alors, en tout cas, voici ma conclusion. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'insoumis, de ce que je peux savoir, de ce que j'ai vu de la réunion du groupe, de ce que j'ai vu de notre bureau politique qui s'appelle Coordination, il n'y en aura pas. Et je rappelle que ce ne sont pas les élus qui choisissent le Premier ministre. C'est un accord entre des partis politiques. Et si on change la règle du jeu et qu'on décide que dorénavant, c'est un troisième tour, type Troisième République, avec des élus, des notables qui votent pour désigner le Premier ministre, alors on ne sort plus du truc. Il va falloir faire ça pour pratiquement tous les ministres. Et puis, ça veut dire quoi ? Que dorénavant, le bureau politique du nouveau Front populaire, c'est l'intergroupe à l'Assemblée nationale fort de 190 membres. Ça serait une folie pure et simple. On ne peut pas gouverner dans de telles conditions. »
« bon d'abord sur le total il ne faut pas bon les choses ont une importance au lieu des masses considérées par exemple pour quelqu'un en outre-mer c'est très important que la réception d'un colis ne coûte pas plus cher que son contenu bon il y a un problème et c'est le cas je l'ai résumé caricaturé ce fut donc considéré comme une belle victoire pour les populations des outre-mer mais la question de Mercosur elle aussi tout d'un coup elle a un impact terrible la France ne s'est jamais exprimé le peuple français là il vient de le faire à travers le vote des députés je dis bien la France pourquoi ? parce que le vote est unanime donc c'est tout le monde sans exception en France quelle que soit son appartenance politique dit non à Mercosur cet acte d'expression nationale a été rendu possible par l'action du mouvement insoumis donc ça montre une manière d'être au service de la population qui ne veut pas de Mercosur et qui s'est renseignée et qui a eu le temps de m'entendre parler donc c'est un grand événement puis ça a avoir est-ce qu'on vient de se dire parce que Mercosur c'est quoi ? c'est amener des milliers de tonnes de viande de volaille de légumes depuis les Amériques alors nos propres amis sont enchantés de ça localement en faisant bah ça donne de l'emploi et c'est nous qui leur disons vous êtes complètement fous vous savez pas dans quoi vous allez si nous sommes le débouché vous allez tuer l'agriculture française ça c'est sûr mais au bout d'un moment vous n'aurez plus de clients ici parce qu'il n'y aura plus de gens pour payer et puis deuxièmement vous allez vous vous livrer à un développement absolument ahurissant de l'agriculture chimique de masse pour les marchés mondiaux et vous verrez que le jour vous arrivera à vous aussi où le marché mondial va se tarir pour vous et où vous dépendrez du marché mondial à la première zoonose qui bloque les transports il n'y a plus rien à manger et on ne vous commande plus rien et c'est vous qui restez avec des tonnes de légumes de bétail de volaille sur les bras parce que vous n'avez pas pour vocation de les garder à la maison et de les nourrir c'est pas ça le sujet donc vous voyez et puis ici on va dire une chose je viens de vous parler des conséquences du changement climatique et du rapport entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et les êtres humains et bien les amis bonjour quand vous aurez encore rasé en bout de l'Amazonie et même sans en raser de tout ce qui va arriver de l'Amazonie aux animaux élevés aux élevages domestiques et aux êtres humains ça sera direct dans votre assiette donc réfléchir un peu ferait du bien et tout ça a été décidé dans une période d'euphorie pour le marché mondial arbitre suprême qui réglerait tout voilà pour deux de ces décisions quant à ArcelorMittal alors là c'est un événement colossal parce que pour la première fois depuis 1982 l'Assemblée nationale dans sa majorité donc c'est pas les Insoumis décide qu'on nationalise l'industrie de la sidérurgie pour qu'elle ne disparaisse pas de France pourquoi ? parce que tout le monde sait qu'on soit de droite ou de gauche que s'il n'y a plus d'acier il n'y a aucune production industrielle possible les aciers tout ce qui va avec acier fin bon parce que il ne s'agit pas seulement de faire des tôles des tôles il y en a de toutes sortes il s'agit de produire des objets qui ont besoin d'une certaine qualité de matériel que vous ne faites pas en claquant dans les doigts bon depuis le temps on faisait des petits tas de terre vous mettez à brûler pour faire fondre il s'est passé du temps qu'on sait faire autrement et puis il faut décarboner si vous voulez que ça soit tenable si vous voulez continuer à faire fondre des pierres pour en faire du métal il faut que vous trouviez une autre source que celle que vous avez aujourd'hui donc il faut rendre tout ça électrique il y en avait une à Grandange ils viennent de la fermer une entreprise une usine de sidérurgie donc c'est tout ça qui joue en même temps c'est pas juste mais ça serait suffisant quand même pour qu'on y réfléchisse l'emploi c'est plus ample pas d'acier pas de production industrielle donc on veut de l'acier et on veut de l'acier propre alors on monte la barre d'exigence mais puisqu'on sait le faire donc on a décidé de nationaliser comme pour la première fois depuis la Saint-Glinglin il y a une réponse offensive à un acte de destruction et que ça passe alors ça a donné tout le monde a relevé la tête et derrière vous avez eu une vague de grève qui ne porte pas du tout sur l'entreprise puisqu'elle est censée être très mal en point mais sur les salaires en ce moment c'est la période des négociations annuelles obligatoires sur les salaires donc j'invite ceux qui m'écoutent à cet instant les députés insoumis et les autres à être très vigilants sur ce qui se passe dans les entreprises dans votre secteur parce que ça se discute en ce moment et les gens en ce moment ils touchent le fond et on est un peu avant Noël ça peut plus durer c'est le moment où vous sentez que vous manquez de tout et que c'est pas juste parce que les gens bossent autant que l'année d'avant autant que l'année d'avant et des fois pire et ils se disent mais pourquoi ? plus je bosse moins ça va bien et moins j'ai de sous donc il y a une tension dans tout le pays et je pense que Arcelor est le symbole de tout ça bon il va y avoir il y a maintenant une prise de conscience par exemple Brandt le tribunal de commerce bon nous on va un peu s'occuper de la santé des tribunaux de commerce parce que ça commence à paraître bizarre cette histoire là tous ces tribunaux qui refusent toutes les offres et qui préfèrent liquider en disant celle-là elle n'est pas viable tu n'as pas essayé comment tu le sais qu'elle n'est pas viable d'où ça te vient toi là dans le tribunal tu es un aigle en économie mais dis non on n'a pas vu ça dans ton coin tu sais mieux que tout le monde une entreprise qui va fonctionner une qui va pas fonctionner pourquoi c'est quoi ton niveau d'études c'est quoi ton d'ailleurs ceux qui font des études ils se trompent alors toi aussi bref il y a un problème mais là surtout il y en a deux autres problèmes un ils ont tout rayé deux ils ont envoyé par-dessus bord les ouvriers de chez Brandt qui proposaient de faire une coopérative alors il n'y a c'est jamais simple c'est des sujets compliqués mais si ceux-là même qui produisent disent on va s'occuper de la boîte a priori on peut quand même faire confiance ou se dire ben alors au début c'est rarement avec les mêmes effectifs alors on peut prévoir un plan parce que qu'est-ce qui se passe quand une grande entreprise ferme on vous joue le même numéro à chaque fois nous allons faire un plan de reclassement très bien le plan de reclassement il est tout trouvé vous commencez par en faire une coopérative et vous donnez des sous pour aider les autres ouvriers à revenir à leur poste de travail peut-être en changeant aussi les productions en élargissant la palette en amenant d'autres machines qu'est-ce que c'est que cette histoire c'est pas vrai qu'on est là bloqué comme des harangs dans une boîte ou des sardines dans une boîte c'est pas vrai on bouge on va on vient on décide voilà alors tout ça vous voyez comment tout se tient parce que ceux de Brandt ils ont entendu parler d'harcelor du coup tout le monde en a entendu parler du coup nous on a commencé à protester si en général quand les insoumis s'y mettent tout le monde fait attention parce qu'ils ont vu qu'on était pas seulement des gens qui parlent on fait donc en effet j'annonce là-bas que nous allons nous y intéressons et nous y participons évidemment sous la conduite des travailleurs c'est le dernier point que je vais évoquer dans l'affaire de la nationalisation vous avez eu les punaises habituelles de plateaux de télévision qui sont là pour tout salir pour tout rabaisser alors si nous faisons ça c'est par clientélisme parce qu'ils font pas du clientélisme ils insultent pas du matin au soir avec des propos de fasciste par clientélisme pour ce qu'il y a de pire dans ce pays et alors ils disent vous avez vendu des rêves mais non pauvre cloche un travailleur de la sidérurgie de Brandt c'est pas un gamin à qui on raconte n'importe quoi ce sont des adultes des hommes des femmes qui ont des familles qui ont des engagements et ils savent très bien ce qu'ils font et c'est eux qui ont demandé la nationalisation c'est pas nous donc ceux-là ont dit nous voulons la nationalisation pour sauver la sidérurgie et ils ont trouvé un parti politique pour dire on y va on est avec vous on le fait on est votre outil et je veux rendre justice au passage aux communistes parce que c'est eux qui ont fait le premier tour au Sénat dans leur niche à déposer et là la loi comme elle a été adoptée par l'Assemblée nationale va retourner au Sénat normalement et le groupe communiste très vraisemblablement va reprendre la loi telle qu'elle arrive de l'Assemblée nationale pour la pousser plus loin alors vous voyez ça n'a rien à voir avec la manière avec laquelle tout ça est traité fondamentalement le parti médiatico-politique considère le peuple comme ou de la racaille comme n'est pas au Karcher ou des imbéciles qu'il faut dessouler en quelque sorte dégriser parce qu'eux sont la raison et notre peuple doit se frayer en chemin contre cette machine à abrutir que vous voyez à peu près partout vous n'avez qu'à regarder France Info Télé d'abord c'est lamentable puisqu'ils sont en train de salir la réputation de France Info Radio je ne vous dis pas que ça me convenait tous les jours mais enfin ce n'était pas la propagande ininterrompue de France Info que personne ne regarde France Info Télé je dis aux camarades je ne comprends pas ce que vous allez faire là-dedans vous tombez sur des gugusses qui mentent à mesure qu'ils parlent qui racontent n'importe quoi qui vous provoquent qui vous déshonorent parce que vous êtes là en train de répondre c'est qui ces gens si on est dans un commissariat »
« bon d'abord sur le total il ne faut pas bon les choses ont une importance au lieu des masses considérées par exemple pour quelqu'un en outre-mer c'est très important que la réception d'un colis ne coûte pas plus cher que son contenu bon il y a un problème et c'est le cas je l'ai résumé caricaturé ce fut donc considéré comme une belle victoire pour les populations des outre-mer mais la question de Mercosur elle aussi tout d'un coup elle a un impact terrible la France ne s'est jamais exprimé le peuple français là il vient de le faire à travers le vote des députés je dis bien la France pourquoi ? parce que le vote est unanime donc c'est tout le monde sans exception en France quelle que soit son appartenance politique dit non à Mercosur cet acte d'expression nationale a été rendu possible par l'action du mouvement insoumis donc ça montre une manière d'être au service de la population qui ne veut pas de Mercosur et qui s'est renseignée et qui a eu le temps de m'entendre parler donc c'est un grand événement puis ça a avoir est-ce qu'on vient de se dire parce que Mercosur c'est quoi ? c'est amener des milliers de tonnes de viande de volaille de légumes depuis les Amériques alors nos propres amis sont enchantés de ça localement en faisant bah ça donne de l'emploi et c'est nous qui leur disons vous êtes complètement fous vous savez pas dans quoi vous allez si nous sommes le débouché vous allez tuer l'agriculture française ça c'est sûr mais au bout d'un moment vous n'aurez plus de clients ici parce qu'il n'y aura plus de gens pour payer et puis deuxièmement vous allez vous vous livrer à un développement absolument ahurissant de l'agriculture chimique de masse pour les marchés mondiaux et vous verrez que le jour vous arrivera à vous aussi où le marché mondial va se tarir pour vous et où vous dépendrez du marché mondial à la première zoonose qui bloque les transports il n'y a plus rien à manger et on ne vous commande plus rien et c'est vous qui restez avec des tonnes de légumes de bétail de volaille sur les bras parce que vous n'avez pas pour vocation de les garder à la maison et de les nourrir c'est pas ça le sujet donc vous voyez et puis ici on va dire une chose je viens de vous parler des conséquences du changement climatique et du rapport entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et les êtres humains et bien les amis bonjour quand vous aurez encore rasé en bout de l'Amazonie et même sans en raser de tout ce qui va arriver de l'Amazonie aux animaux élevés aux élevages domestiques et aux êtres humains ça sera direct dans votre assiette donc réfléchir un peu ferait du bien et tout ça a été décidé dans une période d'euphorie pour le marché mondial arbitre suprême qui réglerait tout voilà pour deux de ces décisions quant à ArcelorMittal alors là c'est un événement colossal parce que pour la première fois depuis 1982 l'Assemblée nationale dans sa majorité donc c'est pas les Insoumis décide qu'on nationalise l'industrie de la sidérurgie pour qu'elle ne disparaisse pas de France pourquoi ? parce que tout le monde sait qu'on soit de droite ou de gauche que s'il n'y a plus d'acier il n'y a aucune production industrielle possible les aciers tout ce qui va avec acier fin bon parce que il ne s'agit pas seulement de faire des tôles des tôles il y en a de toutes sortes il s'agit de produire des objets qui ont besoin d'une certaine qualité de matériel que vous ne faites pas en claquant dans les doigts bon depuis le temps on faisait des petits tas de terre vous mettez à brûler pour faire fondre il s'est passé du temps qu'on sait faire autrement et puis il faut décarboner si vous voulez que ça soit tenable si vous voulez continuer à faire fondre des pierres pour en faire du métal il faut que vous trouviez une autre source que celle que vous avez aujourd'hui donc il faut rendre tout ça électrique il y en avait une à Grandange ils viennent de la fermer une entreprise une usine de sidérurgie donc c'est tout ça qui joue en même temps c'est pas juste mais ça serait suffisant quand même pour qu'on y réfléchisse l'emploi c'est plus ample pas d'acier pas de production industrielle donc on veut de l'acier et on veut de l'acier propre alors on monte la barre d'exigence mais puisqu'on sait le faire donc on a décidé de nationaliser comme pour la première fois depuis la Saint-Glinglin il y a une réponse offensive à un acte de destruction et que ça passe alors ça a donné tout le monde a relevé la tête et derrière vous avez eu une vague de grève qui ne porte pas du tout sur l'entreprise puisqu'elle est censée être très mal en point mais sur les salaires en ce moment c'est la période des négociations annuelles obligatoires sur les salaires donc j'invite ceux qui m'écoutent à cet instant les députés insoumis et les autres à être très vigilants sur ce qui se passe dans les entreprises dans votre secteur parce que ça se discute en ce moment et les gens en ce moment ils touchent le fond et on est un peu avant Noël ça peut plus durer c'est le moment où vous sentez que vous manquez de tout et que c'est pas juste parce que les gens bossent autant que l'année d'avant autant que l'année d'avant et des fois pire et ils se disent mais pourquoi ? plus je bosse moins ça va bien et moins j'ai de sous donc il y a une tension dans tout le pays et je pense que Arcelor est le symbole de tout ça bon il va y avoir il y a maintenant une prise de conscience par exemple Brandt le tribunal de commerce bon nous on va un peu s'occuper de la santé des tribunaux de commerce parce que ça commence à paraître bizarre cette histoire là tous ces tribunaux qui refusent toutes les offres et qui préfèrent liquider en disant celle-là elle n'est pas viable tu n'as pas essayé comment tu le sais qu'elle n'est pas viable d'où ça te vient toi là dans le tribunal tu es un aigle en économie mais dis non on n'a pas vu ça dans ton coin tu sais mieux que tout le monde une entreprise qui va fonctionner une qui va pas fonctionner pourquoi c'est quoi ton niveau d'études c'est quoi ton d'ailleurs ceux qui font des études ils se trompent alors toi aussi bref il y a un problème mais là surtout il y en a deux autres problèmes un ils ont tout rayé deux ils ont envoyé par-dessus bord les ouvriers de chez Brandt qui proposaient de faire une coopérative alors il n'y a c'est jamais simple c'est des sujets compliqués mais si ceux-là même qui produisent disent on va s'occuper de la boîte a priori on peut quand même faire confiance ou se dire ben alors au début c'est rarement avec les mêmes effectifs alors on peut prévoir un plan parce que qu'est-ce qui se passe quand une grande entreprise ferme on vous joue le même numéro à chaque fois nous allons faire un plan de reclassement très bien le plan de reclassement il est tout trouvé vous commencez par en faire une coopérative et vous donnez des sous pour aider les autres ouvriers à revenir à leur poste de travail peut-être en changeant aussi les productions en élargissant la palette en amenant d'autres machines qu'est-ce que c'est que cette histoire c'est pas vrai qu'on est là bloqué comme des harangs dans une boîte ou des sardines dans une boîte c'est pas vrai on bouge on va on vient on décide voilà alors tout ça vous voyez comment tout se tient parce que ceux de Brandt ils ont entendu parler d'harcelor du coup tout le monde en a entendu parler du coup nous on a commencé à protester si en général quand les insoumis s'y mettent tout le monde fait attention parce qu'ils ont vu qu'on était pas seulement des gens qui parlent on fait donc en effet j'annonce là-bas que nous allons nous y intéressons et nous y participons évidemment sous la conduite des travailleurs c'est le dernier point que je vais évoquer dans l'affaire de la nationalisation vous avez eu les punaises habituelles de plateaux de télévision qui sont là pour tout salir pour tout rabaisser alors si nous faisons ça c'est par clientélisme parce qu'ils font pas du clientélisme ils insultent pas du matin au soir avec des propos de fasciste par clientélisme pour ce qu'il y a de pire dans ce pays et alors ils disent vous avez vendu des rêves mais non pauvre cloche un travailleur de la sidérurgie de Brandt c'est pas un gamin à qui on raconte n'importe quoi ce sont des adultes des hommes des femmes qui ont des familles qui ont des engagements et ils savent très bien ce qu'ils font et c'est eux qui ont demandé la nationalisation c'est pas nous donc ceux-là ont dit nous voulons la nationalisation pour sauver la sidérurgie et ils ont trouvé un parti politique pour dire on y va on est avec vous on le fait on est votre outil et je veux rendre justice au passage aux communistes parce que c'est eux qui ont fait le premier tour au Sénat dans leur niche à déposer et là la loi comme elle a été adoptée par l'Assemblée nationale va retourner au Sénat normalement et le groupe communiste très vraisemblablement va reprendre la loi telle qu'elle arrive de l'Assemblée nationale pour la pousser plus loin alors vous voyez ça n'a rien à voir avec la manière avec laquelle tout ça est traité fondamentalement le parti médiatico-politique considère le peuple comme ou de la racaille comme n'est pas au Karcher ou des imbéciles qu'il faut dessouler en quelque sorte dégriser parce qu'eux sont la raison et notre peuple doit se frayer en chemin contre cette machine à abrutir que vous voyez à peu près partout vous n'avez qu'à regarder France Info Télé d'abord c'est lamentable puisqu'ils sont en train de salir la réputation de France Info Radio je ne vous dis pas que ça me convenait tous les jours mais enfin ce n'était pas la propagande ininterrompue de France Info que personne ne regarde France Info Télé je dis aux camarades je ne comprends pas ce que vous allez faire là-dedans vous tombez sur des gugusses qui mentent à mesure qu'ils parlent qui racontent n'importe quoi qui vous provoquent qui vous déshonorent parce que vous êtes là en train de répondre c'est qui ces gens si on est dans un commissariat »
« Mais pourquoi m'abordez-vous de cette manière provoquante ? Bien sûr que ça m'intéresse, la dette, car un jour ou l'autre, il va y avoir un gouvernement insoumis dans ce pays, et tout le monde le sait. Et évidemment, on l'accablera aussitôt de menaces. Mais la dette est un problème, mais le vrai problème. C'est un petit problème, la dette, il se règle, si on a la bonne solution. Lui dit que la bonne solution, c'est d'amputer toutes les dépenses publiques, de sacrifier les services publics, avec l'espoir magique que la main invisible du marché et le secteur privé va occuper la place libérée. Cela ne s'est jamais produit. Autrement dit, la cause de la crise, c'est la politique qui a l'intention de continuer. Donc, s'il continue comme il est, les choses vont s'aggraver et non pas se régler. Eh bien oui, c'est vrai, il y a deux lignes. La ligne de la politique de l'offre, on baisse le prix du travail, on baisse tous les coûts publics, et puis il y a la ligne de la relance écologique et sociale que nous portons. Mais enfin, c'est un débat politique naturel, et il ne faut pas le surcharger de peur. Je mets tout le monde en garde. Personne n'a un intérêt à la catastrophe dans ce pays. Et les crises financières éclatent sans qu'on sache quand ni où. Mais on est certain qu'une crise va éclater, pas à cause de nous, mais à cause de la politique de M. Trump. Et je voudrais vous dire que là, on est en train de parler. L'Angleterre est menacée de FMI, l'Allemagne rentre pour sa troisième année de récession, et les Espagnols ne votent pas de budget depuis trois ans. Donc, les conditions générales d'un chaos mondial sont réunies par ceux-là même qui étaient censés en garantir la bonne continuité. M. Trump et tous les libéraux d'Europe. »