Jean-Luc Mélenchon — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 janv. 2024 au 7 juin 2026
Questions
242
Entretiens
13
Sources
13
Heures analysées
11,6 h
Répartition sur 242 questions évaluables
Réponse directe
98
Réponse partielle
41
Réponse à côté
92
Refus explicite
11
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 242
Question 5110 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Bon, on se retrouvera évidemment sur BFM TV pour l'annonce de votre candidature à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, à l'international, l'actualité est aussi marquée par le drame humanitaire des civils palestiniens à Gaza, le drame des otages israéliens toujours détenus par le Hamas. L'ONU a déclaré hier pour la première fois au Moyen-Orient la famine dans l'enclave palestinienne. Emmanuel Macron doit tenir donc un discours en septembre aux Nations Unies pour reconnaître l'état de Palestine. Est-ce que vous l'appelez, dans ce contexte, à aller plus loin lors de sa prise de parole en septembre aux Nations Unies, aux États-Unis ?
Réponse directe
Bon, écoutez, on lui a reproché d'avoir reporté au mois de septembre, nous y sommes quasiment. Donc maintenant… Il avait déjà accéléré le processus. Oui, oui, mais écoutez, il a en vous un parfait porte-parole, mais permettez que moi… Non, je ne suis porte-parole de personne, Jean-Luc Mélenchon. Bah écoutez, je n'ai même pas le temps de finir une phrase que vous êtes déjà en train de me réciter le catéchisme. Mais vous avez le temps, mais j'apporte des précisions, c'est tout. Ah oui, des précisions. Bah oui. Je vous reconnais le fait que vous êtes une rédaction. Quand il faut, vous apportez des précisions, on en parlera peut-être à un autre moment. Et vous vous faites bien, et je vous respe…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contraintes mentionnées28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Notamment, et qui existe dans le privé. Est-ce que ce sera dans le projet ? Je ne pense pas qu'aujourd'hui, avec les salaires que nous avons en France, il puisse y avoir un système totalement de capitalisation. Totalement, non, mais une partie. Mais que certains puissent se constituer des retraites dans le privé, c'est déjà le cas. Donc arrêtons de discuter de choses qui finalement, aujourd'hui, sont dans le débat national et qui sont une réalité. Maintenant, le système de répartition est un système juste. Pour sauver ce système, il faut juste qu'il y ait plus de gens qui travaillent, qu'il y ait plus de croissance. Et à ce moment-là, le système redeviendra vertueux. C'est ce que nous cherchons à faire. Mais pas systématiquement gérer la pénurie qui fait que, évidemment, s'il y a de moins en moins de cotisants, de moins en moins d'argent, et bien à ce moment-là, effectivement, se posera la question de l'échelonnement de l'âge de la retraite. Et là, vous entendrez, j'allais dire, toute la panoplie et la démagogie de nos adversaires. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« Bon, écoutez, on lui a reproché d'avoir reporté au mois de septembre, nous y sommes quasiment. Donc maintenant… Il avait déjà accéléré le processus. Oui, oui, mais écoutez, il a en vous un parfait porte-parole, mais permettez que moi… Non, je ne suis porte-parole de personne, Jean-Luc Mélenchon. Bah écoutez, je n'ai même pas le temps de finir une phrase que vous êtes déjà en train de me réciter le catéchisme. Mais vous avez le temps, mais j'apporte des précisions, c'est tout. Ah oui, des précisions. Bah oui. Je vous reconnais le fait que vous êtes une rédaction. Quand il faut, vous apportez des précisions, on en parlera peut-être à un autre moment. Et vous vous faites bien, et je vous respecte pour ça. Même si nous sommes en désaccord absolu sur à peu près tout. Mais, dans le cas précis, revenons à M. Macron, il a dit et on lui a fait le reproche. Donc, je le rappelle, parce que je veux mettre en valeur le fait que je le félicite, au mois de septembre, de reconnaître l'État de Palestine. Et puisqu'il en est là, et d'autres pays vont le faire, paraît-il, je crois l'Australie, le Royaume-Uni, enfin une série de pays vont le faire aussi. Cela prouve que parmi les dirigeants qui étaient les plus rectifs à montrer du doigt M. Netanyahou, maintenant ils ont compris que c'est un génocide, c'est une abomination. Et vous savez pourquoi je prononce le mot génocide ? C'est parce que la famine fait partie des cas de base de la figure du génocide. Bien. Mais on ne peut pas en rester à ça. Il y a une décision politique à prendre. L'embargo sur les armes et l'interruption de l'accord de coopération entre l'Union européenne et Israël. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 34:39
Voir 1 autre passage
« Vous dites ça à propos du ministre des Armées. Moi, je vais vous citer le chef de file de la commission de défense des Insoumis, qui dit ce n'est pas vrai. Nous avons étudié le dossier. Je pourrais vous citer cette ONG qui a fait le bilan de ce que nous vendons. Et puis, il y a un moment, si vous voulez, où on arrive à l'hypocrisie. Celui qui dit « Ah ben moi, je vends des balles, mais pas des fusils ». Oui, d'accord, mais enfin, on met les balles dans les fusils. Et par conséquent, ce, c'est du pinaillage. Et ce n'est pas digne. La France a su, dans un moment terrible, le général de Gaulle a interrompu les fournitures d'armement à l'armée de l'époque d'Israël, qui pourtant était dans une situation assez compliquée. Alors maintenant, dans la situation dans laquelle on est, la France peut le faire. Et puis, je ne demande pas seulement que la France le fasse, je demande que l'Europe le fasse. Et voyez-vous, il y a un moment qui m'a paru bien cruel. C'est lorsque c'est la délégation, je ne sais quoi, le club des Européens était dans le bureau Oval. Il y avait M. Trump en face. Alors, ils ont bavardé, ils n'ont rien obtenu. Mais il y avait une chose qu'ils auraient pu décider. Ceux qui étaient là, c'était de dire, écoutez, top là, on est d'accord, on ne livre plus d'armes. Et s'ils avaient dit, on ne livre plus d'armes, eh bien, la guerre se serait immédiatement arrêtée parce qu'il n'y aurait eu plus d'armes pour la faire. Mais j'ajoute une chose. C'est parce qu'ils n'ont rien fait que M. Netanyahou s'est senti encouragé. Et M. Netanyahou, quand il parle du Hamas, c'est assez intéressant. Il dit, tous ceux qui parlent de la Palestine soutiennent le Hamas. Eh bien, moi, je vais dire, tous ceux qui ne parlent pas de Netanyahou, eh bien, masquent le crime de génocide. Vous m'avez bien compris ? Si, à ce moment-là, les gens qui étaient là avaient dit, maintenant, ça suffit, eh bien, M. Netanyahou n'aurait pas annoncé qu'il va envahir Gaza et la raser, la ville de Gaza, et il n'aurait pas annoncé que la famine allait se durcir. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 36:22
Question 5210 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Est-ce que, au fond, vous avez les garanties que ça passera ce jour-là ?
Refus explicite
Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociat…
« Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociation et, disait-il, d'avoir obtenu des merveilles, dont ce fameux conclave qui fut un piège à Nigaut, eh bien, à la fin, on a dû non seulement avoir le budget Barnier qui a pu rester, puisqu'ils ont refusé de voter la censure, mais en plus, ça s'est aggravé. Donc, je ne pense pas qu'ils fassent deux fois la même erreur. Il y a là des politiciens de haut niveau, qui, pour la ruse, sont assez capables de comprendre ce qui se passe. Donc, ne perdons pas notre temps à faire semblant de négocier pendant tout un débat parlementaire, qui se terminera par un 49-3, comme d'habitude, et par une motion de censure. Ne perdons pas de temps. Censurons tout de suite, et donc, nous serons en état de proposer d'autres choses, quand la question sera posée à nouveau de savoir quel budget paie. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 15:38
Question 5310 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
— Quel est votre objectif, au fond, Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse directe
— Faire tomber le gouvernement, monsieur. C'est pas la peine de lire 3 à 4 kilomètres de taille.
« — Faire tomber le gouvernement, monsieur. C'est pas la peine de lire 3 à 4 kilomètres de taille. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 12:17
Question 5410 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Sur les garanties de sécurité justement, elles sont au cœur de ce processus et des perspectives de paix. Emmanuel Macron et d'autres pays de la coalition des volontaires, donc ces États qui viennent en aide à l'effort de guerre, souhaitent notamment participer à l'envoi de troupes, de troupes européennes sur le sol ukrainien, mais en arrière du front. Est-ce qu'il faut des troupes françaises par exemple en Ukraine pour soutenir notamment la Russie ?
Réponse partielle
Commençons par dire une chose, cet Italien fasciste qui s'en est pris au président français en disant qu'il a eu lui-même là-bas. Oui, ce n'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union Européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous, qui sommes vous un journaliste, moi un militant politique, les mots des fois, mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale. Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons, alors évidemment on serait faible si on le décidait sans vote. Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire, est-ce qu'on doit aller là-b…
« Commençons par dire une chose, cet Italien fasciste qui s'en est pris au président français en disant qu'il a eu lui-même là-bas. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 55:53Voir 1 autre passage
« Oui, ce n'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union Européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous, qui sommes vous un journaliste, moi un militant politique, les mots des fois, mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale. Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons, alors évidemment on serait faible si on le décidait sans vote. Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire, est-ce qu'on doit aller là-bas sur le terrain ? Je vais vous dire qui doit aller sur le terrain. Ce sont des troupes de l'ONU. Et alors, dans le cadre de l'ONU, doit-il y avoir des Français ? Oui, comme il y en a par exemple au Liban, où il y a une force d'interposition dans laquelle il y a des Français. Donc il faut, s'il doit y avoir une garantie de paix, que ce soit l'ONU. De manière à ce qu'à aucun moment, les Russes ou qui que ce soit d'autre disent, ah ben tout de même, alors on a fait tout ça pour éviter que l'OTAN vienne et pour finir, ils viennent quand même. Donc je pense que ça ne serait pas quelque chose d'habile pour la paix. Les troupes de l'ONU, personne ne peut dire le contraire puisque les Russes eux-mêmes sont membres de l'ONU. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 56:07
Question 5510 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
On va évidemment parler des questions internationales, mais avant cela, la rentrée, et elle sera éminemment politique et sociale. François Bayrou a annoncé au début de l'été un plan d'économie de 44 milliards d'euros. Il a laissé deux mois aux Français et aux parlementaires pour réfléchir, amender. Vous, à l'issue de ces deux mois d'été, vous avez coché une case dans votre calendrier, celle du 10 septembre. Vous soutenez le mouvement du 10 septembre qui s'appelle Bloquons-Tout. Est-ce que vous assumez, Jean-Luc Mélenchon, comme vous l'avez annoncé hier, d'appeler à une grève générale, à un blocage général ?
Réponse directe
Alors, ne mélangez pas les mots, parce que... Vous les avez prononcés ? Oui, oui, bien sûr. Mais non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas homme à me défiler devant mes objectifs. Disons les choses comme elles sont. Il y a une immense colère populaire que même les membres de la majorité gouvernementale, je veux dire de la majorité des gouvernants, reconnaissent, bien. Alors, elles cherchent à s'exprimer. Et de toutes les manières possibles, elles est cadenassées. Alors, un groupe de citoyens, et puis ça s'est réparti, si bien qu'on ne sait même plus qui, vraiment, là-dedans, est à l'initiative du mouvement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des assemblées citoyennes qui se sont tenues et que…
« Alors, ne mélangez pas les mots, parce que... Vous les avez prononcés ? Oui, oui, bien sûr. Mais non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas homme à me défiler devant mes objectifs. Disons les choses comme elles sont. Il y a une immense colère populaire que même les membres de la majorité gouvernementale, je veux dire de la majorité des gouvernants, reconnaissent, bien. Alors, elles cherchent à s'exprimer. Et de toutes les manières possibles, elles est cadenassées. Alors, un groupe de citoyens, et puis ça s'est réparti, si bien qu'on ne sait même plus qui, vraiment, là-dedans, est à l'initiative du mouvement. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des assemblées citoyennes qui se sont tenues et que des organisations syndicales, parce que c'est quand même ça le point de départ, ont appelé soit à soutenir le mouvement le 10 septembre, soit à se mettre eux-mêmes en grève, des organisations syndicales. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 0:33Voir 2 autres passages
« Bien sûr, si c'est vrai, partons de là. Non, non, non, non, des fédérations, la fédération du commerce CGT, ce n'est pas une organisation locale, c'est une des plus grandes fédérations de la CGT, et d'autres. Et il y a aussi, fait nouveau, des unions départementales et des unions locales, ce qui est un signal d'enracinement. Alors, puisque nous, nous avons une stratégie globale, on ne s'en cache pas, nous sommes contre le plan de M. Bayrou, qui est injuste, brutal, de classe, je vous montrerai dans un instant pourquoi, mais puisque nous le combattons, et nous prévoyons de déposer une motion de censure dès le début de la session parlementaire. Le 23 septembre, on y reviendra. Après, nous sommes les Insoumis, si vous voulez bien vous en souvenir. Donc, notre stratégie a toujours été d'être présent sur le terrain, auprès des luttes de terrain, et d'être présent dans les institutions. Mais bloquez tout ! Vous l'assumez, ça ? Bloquez le pays ? Mais c'est le mot d'ordre qu'ils ont trouvé. Ne faites pas les faroucher. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 1:40
Question 5610 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Les raffineries, les universités, les routes ?
Réponse à côté
— Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. — Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie, ni par exemple, de suivre vos conseils. Mais grâce à mon interventi…
« — Oui, je vois que vous avez des idées sur la manière de bloquer. Les gens qui vous ont entendu peut-être vont s'en inspirer. Mais non. Parce que notre manière d'intervenir dans un mouvement populaire depuis toujours est de dire il faut renoncer aux anciennes méthodes du passé, des partis qui récupéraient les luttes. Nous nous mettons au service des luttes. C'est ce que nous faisons à chaque fois. Comme vous ne l'avez pas vu et que vous ne l'avez pas compris la première, la 10ème vous revenait avec le même argument. Donc nous disons nous mettons au service. C'est eux qui vont décider. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 10:32Voir 1 autre passage
« — Voilà. Peut-être qu'on n'a pas envie, ni par exemple, de suivre vos conseils. Mais grâce à mon intervention... — Merci. — Non mais après tout, on est tous les deux là en train de parler. On peut y mettre un peu d'humour de temps à autre quand même. Il reste un bout d'été à vivre. Bon. Eh bien, je vais vous dire, vous me rendez service, cher monsieur, parce que le 10 septembre, c'était un mot d'ordre qui était sur les réseaux sociaux. À partir du moment où nous avons dit nous voulons nous mettre au service de ce mouvement, ce qu'a dit dans les mêmes mots M. Brun, à qui apparemment vous ne faites pas le reproche de récupérer, ce qu'a dit le secrétaire du Parti Socialiste, qui a pris son temps et qui a donc dû beaucoup réfléchir avant de soutenir. — Les communistes aussi... — Tout le monde ! — Les écologistes également. — Voilà. Est-ce que vous les accusez tous de récupération ? — Eh bien, s'ils étaient à votre place, bien sûr. — Eh bien, vous auriez tort. Et en tout cas, moi, je vous remercie. Parce que votre colère feinte, parce que je sais qu'elle est feinte, vous posez des questions, eh bien, elle nous aide. Parce que vous en parlez, vous en reparlez, vous en reparlez. Et ce qui était sûrement sur les réseaux sociaux arrive sur les grandes chaînes d'information. Nous avons gagné la partie. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 11:14
Question 5710 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Que peut faire la France ?
Réponse à côté
– M. Trump peut tout. Mais puisque vous parlez de l'appel des réservistes, je ne veux pas tourner autour du pot. C'est curieux, ce point de mon intervention n'a pas retenu votre intérêt. Moi, je dis que M. Netanyahou a appelé des Français à aller là-bas comme réservistes. Et moi, j'appelle les Français à ne pas aller là-bas et à ne pas déshonorer la France dans un combat indigne de massacrer une population civile. Et je dis aux jeunes Français qui pourraient être tentés de le faire, ne faites pas ça, car c'est aussi vous-même et aussi une certaine idée du judaïsme en France que vous trahiriez. Car le judaïsme en France a toujours été un judaïsme patriotique. Est-ce que vous savez que dans l…
« – M. Trump peut tout. Mais puisque vous parlez de l'appel des réservistes, je ne veux pas tourner autour du pot. C'est curieux, ce point de mon intervention n'a pas retenu votre intérêt. Moi, je dis que M. Netanyahou a appelé des Français à aller là-bas comme réservistes. Et moi, j'appelle les Français à ne pas aller là-bas et à ne pas déshonorer la France dans un combat indigne de massacrer une population civile. Et je dis aux jeunes Français qui pourraient être tentés de le faire, ne faites pas ça, car c'est aussi vous-même et aussi une certaine idée du judaïsme en France que vous trahiriez. Car le judaïsme en France a toujours été un judaïsme patriotique. Est-ce que vous savez que dans les synagogues, ont pris pour la République chaque fois que sont réunis les fidèles ? Par conséquent, il y a une tradition républicaine très forte dans le judaïsme français pour respecter les bases, l'esprit de la République, liberté, égalité, fraternité, qui exclut la participation à un génocide. Et je leur dis, jeunes gens, vous vous mettriez vous-même en danger, car voyez-vous, il y a déjà des associations qui disent qu'il faut poursuivre en justice ceux qui participent à un crime de guerre. Et les deux ministres, c'est-à-dire le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, ont dit que si tel était le cas, en effet, ils seraient poursuivis. Donc, de grâce, ne faites pas ça, n'y allez pas, ce n'est pas une bonne cause. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 38:19
Question 5810 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, vous avez proposé hier, lors de votre meeting face à vos militants, que les quatre régions qui sont revendiquées par la Russie organisent des votes pour décider que les peuples votent de ces quatre régions. Pardon, mais vous parlez de la démocratie qui serait une condition de la sécurité et de la paix. Mais vous avez vraiment confiance dans la Russie d'organiser des élections libres, démocratiques, dans des régions qui sont occupées par l'armée russe ?
Réponse directe
Alors, d'abord, formulez-moi mon idée, comme je l'ai dit. Ce n'est pas comme vous venez de le présenter. C'est des journalistes, vos collègues, qui ont demandé à monsieur Macron s'il y a des cessions de territoire. Serez-vous d'accord ou non avec cet art de simplifier les questions qui n'appartient qu'à votre profession ? Je reprends vos propos d'hier, Jean-Luc Mélenchon. Si, je vous ai écouté. Mais laissez-moi terminer. Je vous laisse terminer. Alors, bon, donc, on lui a posé cette question. Il a répondu, ah ben non, ce n'est pas le droit international. Et puis, le journaliste lui a dit, oui, mais si monsieur Zelensky l'acceptait. Alors, monsieur Macron a dit, ah, dans ce cas, c'est prévu…
« Alors, d'abord, formulez-moi mon idée, comme je l'ai dit. Ce n'est pas comme vous venez de le présenter. C'est des journalistes, vos collègues, qui ont demandé à monsieur Macron s'il y a des cessions de territoire. Serez-vous d'accord ou non avec cet art de simplifier les questions qui n'appartient qu'à votre profession ? Je reprends vos propos d'hier, Jean-Luc Mélenchon. Si, je vous ai écouté. Mais laissez-moi terminer. Je vous laisse terminer. Alors, bon, donc, on lui a posé cette question. Il a répondu, ah ben non, ce n'est pas le droit international. Et puis, le journaliste lui a dit, oui, mais si monsieur Zelensky l'acceptait. Alors, monsieur Macron a dit, ah, dans ce cas, c'est prévu par le droit international. Eh bien, moi, je dis, non, vous ne pouvez pas céder des territoires et des peuples comme si c'était des choses. Donc, si vous décidez un jour de faire une cession de territoire, je n'ai pas dit qu'il fallait le faire, mais si vous décidez de le faire, faites voter la population du Donbass. En viendrait la question aussitôt. Première question, ce n'est pas est-ce qu'on croit ou non aux Russes, c'est il faut d'abord un cessez-le-feu pour voter. Donc, on est d'accord pour dire que le fait d'avancer en démocratie oblige à la paix. Et vous croyez que Vladimir Poutine veut un cessez-le-feu, veut arrêter la guerre ? Non mais attendez, je ne suis pas dans la peau de monsieur Poutine. Les combats continuent, des attaques de drones, des percées russes. Mais nous sommes d'accord, monsieur Le Boss, vous étiez encore dans votre lit quand j'ai condamné l'invasion de la Russie. Vous dormiez. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 52:05Voir 2 autres passages
« Je vous en félicite. Mais quand l'invasion a eu lieu, moi qui n'ai pas la possibilité d'aller ici ou là, je me trouvais à La Réunion. L'invasion a eu lieu à 5h du matin, à 6h j'ai condamné. Par conséquent, ne me demandez pas ce que je pense de cette affaire, ne reprenez pas la routine qui consiste à dire que je ne sais pour quelle raison nous serions... Enfin non, nous sommes hostiles à toute invasion comme manière de régler les problèmes. Et je suis désolé si j'ai pu vous blesser en vous disant que vous n'étiez pas réveillé. Vous ne m'avez pas blessé. Parce que vous avez fait le travail et je vous en félicite. Car nous avions besoin d'informations sur ce qui se passait. Voilà. Donc revenons à cette affaire. Est-ce que je fais confiance à M. Poutine pour organiser les élections en Ukraine ? Certainement non ! C'est la raison pour laquelle, s'il doit y avoir des élections en Ukraine, eh bien je propose qu'on ne fasse pas comme on a fait dans le passé au Kosovo, nous, les Européens, Démocrates et compagnie, qui les avons organisées sous le contrôle de personne, mais que ce soit l'ONU qui le fasse. Donc vous voyez, M. Le Boss, la paix, ça signifie d'abord le fait qu'on fait un cessez-le-feu pour pouvoir voter et ensuite des garanties démocratiques. Mais écoutez-moi bien, l'important c'est qu'on fasse voter, parce que si on ne fait pas voter, eh bien au lieu d'avoir une paix durable, on aura une paix incertaine de gens, parce qu'il peut se trouver des gens en Ukraine qui disent mais pas du tout, nous n'avons pas envie d'être russes, nous avons envie d'être ukrainiens. Et on peut penser que ça existe, la preuve c'est que quand même ils se battent. Donc non, on ne les approprie pas à quelqu'un sans vote. Voilà, je crois que ce sont des choses de bon sens, mais encore une fois, on fait la paix avec son ennemi. L'ennemi de l'Ukraine et l'ennemi d'une manière générale des Européens qui n'approuvent pas les invasions comme c'est notre cas. Eh bien c'est M. Poutine. C'est avec lui. Mais remarquez que la première fois que j'ai dit il faut faire la paix et pour ça il faut avoir des garanties mutuelles, je me suis fait traiter d'agent de Poutine. Mais non, des garanties mutuelles, il faut en donner à l'Ukraine, il faut en donner à la Russie, il faut en donner à nous, les Français et au reste de l'Union Européenne. »
Question 5910 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Et elle sera décidée quand cette candidature insoumise ?
Réponse partielle
On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma poli…
« On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma politique, mais je reste quand même ». »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 25:35
Question 6010 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
– Vous dites aider et servir ce mouvement, mais vous l'orientez quand même un peu.
Réponse à côté
– Par exemple, Marine Tondelier, Olivier Faure… – Marine Tondelier, c'est l'écologie venimeuse, donc elle a toujours une méchante parole pour les autres. Et puis ensuite, elle est là, elle dit, ah ben non, il faut tous qu'on s'entend. Nous soyons sérieux. Non, non, ce n'est pas vrai. Toutes les organisations de l'ancien nouveau Front populaire, toutes, sans exception, appellent au soutien du 10 septembre.
« – Par exemple, Marine Tondelier, Olivier Faure… – Marine Tondelier, c'est l'écologie venimeuse, donc elle a toujours une méchante parole pour les autres. Et puis ensuite, elle est là, elle dit, ah ben non, il faut tous qu'on s'entend. Nous soyons sérieux. Non, non, ce n'est pas vrai. Toutes les organisations de l'ancien nouveau Front populaire, toutes, sans exception, appellent au soutien du 10 septembre. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 4:35
Question 6110 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Il assume quand même ce devoir de responsabilité. Vous pouvez lui reconnaître ça quand même, d'essayer de sauver en quelque sorte la France du surendettement ?
Réponse directe
Non, non. Il n'essaye pas de sauver la France du surendettement. Il essaye de faire payer au grand nombre la dette que un tout petit nombre de personnes a infligé à ce pays. Parce que si ce pays est dans cette difficulté, c'est aussi parce qu'on a passé son temps à arroser le système des actionnaires dans ce pays. C'est eux qui sont les premiers gagnants de la purge et les responsables de ces milliards de dettes.
« Non, non. Il n'essaye pas de sauver la France du surendettement. Il essaye de faire payer au grand nombre la dette que un tout petit nombre de personnes a infligé à ce pays. Parce que si ce pays est dans cette difficulté, c'est aussi parce qu'on a passé son temps à arroser le système des actionnaires dans ce pays. C'est eux qui sont les premiers gagnants de la purge et les responsables de ces milliards de dettes. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 26:20
Question 6210 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
Après les municipales ?
Réponse directe
On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma poli…
« On n'a pas encore décidé de la date. On a décidé comment on ferait. On ne fera pas aussi long que les fois précédentes. Donc ça peut être avant les municipales, après les municipales ou bien à la rentrée suivante selon l'évaluation que nous ferons de la situation. Monsieur Le Boss, dites-vous bien que si la motion de censure fait tomber le gouvernement Bayrou, c'est une nouvelle situation politique qu'on aura derrière. Ça veut dire que le peuple français aura réussi à se faire entendre. Écoutez, le Premier ministre lui-même dit qu'il est minoritaire. Alors il n'y a qu'en France que quelqu'un peut dire « Écoutez, je sais que je suis minoritaire, tout le monde est contre moi et contre ma politique, mais je reste quand même ». »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 25:35
Question 6310 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
– Eh ben, je vais vous le dire. – François Bayrou, qu'est-ce que vous répondez au Premier ministre ?
Réponse à côté
– Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'arge…
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 5:11
Question 6410 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc Mélenchon
C'est une motion de censure, justement. Et c'est ce que vous avez dit chez nos coufrères de la Tribune dimanche, notamment, en affirmant qu'au fond, la mobilisation de la rue, dans la rue, devait aller de pair avec la mobilisation au Parlement. Vous allez donc, vous, groupe la France Insoumise à l'Assemblée nationale, déposer cette motion de censure le 23 septembre. C'est, en gros, le début de la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est le moment opportun pour vous ?
Réponse directe
Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociat…
« Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociation et, disait-il, d'avoir obtenu des merveilles, dont ce fameux conclave qui fut un piège à Nigaut, eh bien, à la fin, on a dû non seulement avoir le budget Barnier qui a pu rester, puisqu'ils ont refusé de voter la censure, mais en plus, ça s'est aggravé. Donc, je ne pense pas qu'ils fassent deux fois la même erreur. Il y a là des politiciens de haut niveau, qui, pour la ruse, sont assez capables de comprendre ce qui se passe. Donc, ne perdons pas notre temps à faire semblant de négocier pendant tout un débat parlementaire, qui se terminera par un 49-3, comme d'habitude, et par une motion de censure. Ne perdons pas de temps. Censurons tout de suite, et donc, nous serons en état de proposer d'autres choses, quand la question sera posée à nouveau de savoir quel budget paie. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 15:38
Question 65Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-Série
et donc moi je vais quand même revenir sur un peu la rétrospective 2024 on a quand même l'impression d'avoir vécu une année très exceptionnelle très intense mais toi sur le long terme est-ce que tu peux nous dire si c'est vraiment un moment particulier s'il est en train de se passer quelque chose ou si ça arrive régulièrement qu'il y ait des moments comme ça ?
Réponse directe
Non ça arrive régulièrement en France si on va prendre le recul de l'histoire longue je vais le faire aussi rapidement que possible rappelez-vous que la première république elle résulte d'une révolution et de l'invasion du pays par les royautés qui l'entouraient la deuxième république et bien c'est la brève histoire de la révolution de 1848 et l'expulsion de nos derniers rois la constitution de la troisième république c'est le résultat de la défaite de Sedan et de l'invasion de la France par l'Allemagne et donc le pays s'est remis d'aplomb de cette manière là et de manière très confuse au départ parce qu'on ne sait même pas si c'est une royauté ou une république et il a fallu qu'à l'occasio…
« Non ça arrive régulièrement en France si on va prendre le recul de l'histoire longue je vais le faire aussi rapidement que possible rappelez-vous que la première république elle résulte d'une révolution et de l'invasion du pays par les royautés qui l'entouraient la deuxième république et bien c'est la brève histoire de la révolution de 1848 et l'expulsion de nos derniers rois la constitution de la troisième république c'est le résultat de la défaite de Sedan et de l'invasion de la France par l'Allemagne et donc le pays s'est remis d'aplomb de cette manière là et de manière très confuse au départ parce qu'on ne sait même pas si c'est une royauté ou une république et il a fallu qu'à l'occasion de un ou deux articles constitutionnels personne ne voulait toucher à rien donc on a voté un ou deux trucs et dedans il y avait le mandat du président et de sept ans et quelqu'un a déposé un amendement qui disait de la république donc le mandat du président de la république et de sept ans alors on a voté à une fois près c'est passé parce que tout le monde avait parfaitement compris qu'on était en train de voter le passage à la république je le rappelle parce que il faut toujours se rappeler qu'ici on est en France on n'est pas dans des pays plus paisibles dans la vie politique comme la Suisse ou que sais-je encore peut-être le Danemark bon alors quant à la quatrième république il a fallu la trahison la collaboration l'invasion par l'Allemagne nazie et la déroute pour qu'on la crée et quant à la cinquième république c'est à nouveau une crise nationale c'est la naissance de l'indépendance de l'Algérie qui conduit à ce que 13 départements français deviennent des départements algériens en réalité il l'avait toujours été mais enfin bon voilà en tout cas le fait était là et il a fallu un million de personnes quittant leur pays d'origine leur lieu de naissance pour que tout d'un coup patatra tout s'écroule à un moment où le pays devait de toute façon faire une conversion et avait un régime qui par son instabilité rendait impossible quelques solutions que ce soit voilà c'est surtout ça qu'il faut en retenir parce que vous voyez mon clin d'oeil c'est exactement ce que nous sommes en train de vivre nous sommes dans une situation très compliquée comme souvent dans l'histoire de la France c'est à dire il y a une mutation globale du système capitaliste quand la constitution de la cinquième république apparaît elle est là pour régler d'une manière un peu autoritaire un bazar qui résultait du fait qu'on était en train de déplacer des millions de personnes de la campagne vers les villes que le capitalisme industriel était en train d'exploser de s'épanouir en France d'une manière incroyable modifiant les rapports sociaux les rapports de propriété enfin tout quoi alors bon on a eu ça et maintenant nous avons un régime pire que celui de la quatrième république puisque d'une part il n'est plus démocratique je veux dire on vote mais ça sert à rien et surtout sous la quatrième république on avait un gouvernement tous les sept mois là on bat un record c'est un tous les quatre mois il y a eu quatre premiers ministres en l'espace d'un an c'est du jamais vu donc même si vous n'êtes pas un aigle en histoire et que vous ne faites pas le rapprochement avec eux entre les crises économiques et les crises institutionnelles tout le monde voit bien que c'est une situation qui est exceptionnelle compte tenu du fait que la cinquième république est organisée pour empêcher ça voilà donc oui nous avons affaire à une situation exceptionnelle oui elle correspond à une mutation de l'organisation de la société non seulement une mutation économique non seulement une mutation dans les process de production et de communication des gens mais aussi dans la composition et dans la mutation de la composition sociale de la France parce qu'il y a l'émergence de la place des femmes si vous vous rapportez à ce qu'elle était en 1958 vous avez tous compris de quoi je parle deuxièmement la jeunesse qui revient dans une après avoir été comment dire ménagée entourée protégée et améliorée sans cesse sa condition après la libération on est maintenant entré dans un processus régressif général où elle est maltraitée socialement surexploitée économiquement maltraitée judiciairement parce que tout le monde veut revenir sur le statut des mineurs etc etc ça c'est pour la France quant au monde le tournant se fait avec l'élection de monsieur Trump mais encore une fois monsieur Trump c'est le moment qui concrétise une époque car les démocrates avaient exactement la même politique que lui sur le plan économique foutre des droits d'ouane partout essayer de reconstruire une trame productive aux Etats-Unis d'Amérique et pour y parvenir et bien primo mettre des droits d'ouane qui changent complètement la donne des relations économiques mondiales mais aussi entrer dans un affrontement avec un pays vis-à-vis duquel ils disent eux-mêmes qu'il n'y a pas de solution de marché à la compétition c'est-à-dire la Chine donc ce que vous allez voir c'est que les Etats-Unis d'Amérique vont essayer de concentrer leurs forces pour entrer en conflit avec la Chine pour ça ils essaieront d'éteindre d'autres conflits ils ne peuvent pas être présents sur trois fronts en même temps comme aujourd'hui ils essayent de le faire c'est-à-dire l'Ukraine le Moyen-Orient où c'est eux qui arment équipent etc. Netanyahou et troisièmement la Chine car le résultat matériel et physique c'est que dans le cas d'un affrontement physique dans la ligne de front chinoise aujourd'hui les Chinois dominent largement la situation pour que l'équilibre de force se rétablisse il faut que les Nord-Américains soient capables de concentrer tout leur matériel là-bas les effectifs dont ils ont besoin les chaînes d'approvisionnement bon disons que pendant il y en a pour pour faire face à la situation pour au moins deux ans à mettre tout ça au point à faire monter la température à provoquer des incidents un peu comme ça a été le cas ça a été plus long pour provoquer la guerre d'Ukraine à laquelle stupidement et criminellement Poutine a cédé mais la première décision concernant l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN qui est ce qui a déterminé les décisions ensuite de Poutine décision que naturellement nous condamnons tous qui est d'envahir l'Ukraine mais c'est un sommet qui a eu lieu en 2008 disant que l'Ukraine et la Géorgie seraient intégrées à l'OTAN et vous observerez que bon la situation de l'Ukraine va déboucher on l'espère tous sur une solution diplomatique avec des garanties mutuelles la discussion avait commencé il y a déjà plusieurs mois sur les garanties mutuelles mais là nous sommes dans un moment dangereux où chacun des deux protagonistes l'un est envahi il a donc tous les droits et l'autre est l'envahisseur il n'en a donc aucun bon essaye de d'obtenir le meilleur tracé sur le terrain que possible donc c'est très dangereux parce que c'est le moment où il peut y avoir un incident majeur un accident majeur que ce soit les centrales nucléaires ou autre chose de cette nature moi j'espère seulement que tout le monde se rende compte que c'est tellement dangereux pour tout le monde qui vaut mieux pas donc voilà ce que sera l'épisode de l'année 2025 le règlement de la guerre d'Ukraine qui a coûté horriblement cher évidemment aux Russes et aux Ukrainiens mais à nous les Européens car à la faveur de cette guerre l'Europe a dégringolé dans la hiérarchie des puissances et dans le rapport de force avec les Etats-Unis d'Amérique voilà après du point de vue des idées politiques il y aura une autre grande bascule c'est la bascule en notre faveur pourquoi ? parce qu'on a été au bout des folies du libéralisme que tout le monde voit que ça marche pas que le marché c'est dix fois pire que la bureaucratie d'Etat qui était reprochée au collectif et que là par exemple un journal très important anglo-saxon vient de donner la prime de la meilleure économie aux Espagnols or qu'on fait les Espagnols ils ont augmenté massivement les salaires les plus bas le SMIC ils ont développé massivement les énergies renouvelables etc. c'est à dire ils ont fait quelques-unes des choses que nous nous jugeons décisives »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 22:01Voir 2 autres passages
« oui oui tout à fait mais là-bas comme ce sont des le parti socialiste espagnol qui n'a rien à voir avec ce machin qu'a été le hollandisme en France bon alors le parti socialiste français doit choisir soit il fait la même politique et dans ce cas-là il se rapproche considérablement des insoumis parce que tout ça c'est que dans le programme des insoumis ou bien il continue à faire la danse du ventre à monsieur Bayrou et à monsieur Macron pour racoler je ne sais quels improbables macronistes de gauche qui n'ont jamais existé et qui n'existeront jamais parce que quand on vote pour monsieur Macron on cesse instantanément d'être de gauche ça va de soi puisque c'est une ligne de droite qui l'a c'est pas injurieux que de le dire »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 30:21
« c'est pas parce que lui et sa presse a voulu faire ça que pour autant les gens en ont été convaincus il faut faire attention bien sûr je vais pas dire c'est pas vrai il y a des gens qui sans doute trouvent un prétexte de plus pour ne rien faire oui ça sert à rien donc pourquoi on va y aller vous l'avez bien dit ok d'accord fais rien ça va aller mieux bon ça je veux dire ce genre de d'enfermement à front de bœuf bon ça a toujours existé un coup c'est ça l'autre coup après c'est autre chose bon mais globalement c'est pas la leçon essentielle qu'il faut tirer c'est qu'au contraire un tas de gens ont compris que c'était redoutable de se mettre en mouvement et que c'était le moyen le plus simple d'envoyer au tapis les l'adversité l'adversaire et la preuve c'est que nous avons fait tomber un gouvernement grâce à ça comme nous étions le premier groupe nous avons pu déposer la motion de censure et comme nous avons tenu bon de censure en censure chaque fois qu'il y avait un 49-3 chaque fois qu'il y avait une violation de la démocratie parlementaire on a fini par avoir le dernier mot et ça tout le monde l'a compris donc l'idée qui domine c'est que tout le monde est en bataille pour faire partir Macron ce qui était important c'était de mettre en mots ce qu'il y avait à faire et pas juste d'être là à protester etc donc nous quand on a eu on a passé un été horrible il faut dire entre les élections à répétition au mois de juillet ensuite l'autre il ne veut plus entendre parler de nommer un premier ministre bon on a dû négocier nous un non qui a certainement été le moment le plus fatigant à assumer tellement fatigant comme ils étaient tous là à l'extérieur en train d'aboyer ah vous avez vu ça n'arrive à rien l'autre jour j'ai entendu madame de Malherbe avec toujours cette air qu'elle a dire oui vous avez mis plus de deux mois vous décidez et je crois que c'était Bompard qu'elle avait alors Bompard il est sans pitié pour ce genre de de bêtises et il lui a dit ah non non deux mois pas du tout ça a pris douze jours et vous savez ce qu'elle a répondu vous avez pas suivi ce grand moment elle a dit oui c'est deux mois ressenti alors c'est comme la température il y a la température réelle et la température ressentie alors si vous voulez un thermomètre de la température ressentie en politique vous allez voir madame Malherbe mais il se trouve qu'elle elle ne ressent que ce qui est en notre défaveur ce qui l'empêche le plus souvent d'avoir un regard assez critique sur ce que fait le macronisme d'une manière générale alors donc ça ça a été un été affreux pour nous et franchement quand on était en vacances ouf et bien on n'est pas resté deux pieds dans la même chaussure parce qu'on s'est dit quand même si on dit que c'est un coup de force quant à démocratie on peut quand même pas dire bah attendez moi je m'en vais faire des châteaux de sable donc on a dit quel est l'acte politique qui trace une ligne à partir du point où nous sommes bah c'est forcément la destitution puisqu'entre temps nous avions gagné la majorité au bureau de l'Assemblée Nationale ce qui nous donnait le pouvoir de destituer le président donc on l'a déposé on ne s'attendait pas à être accueilli par des bravos et des hurrah alors ce que nos auditeurs ne savent peut-être pas c'est qu'on a fait une tribune dans laquelle on a mis tous les responsables c'est le top 5 ou 6 on a pris ceux qui ont un titre officiel et on a signé une tribune alors ce que nos auditeurs ne savent pas c'est que la tribune on l'a d'abord proposé au monde et le monde a dit ah non non on ne peut pas publier ça alors ils prennent leur temps pour répondre toujours parce que pour vous pourrir la vie ils sont là et oui ben on ne peut pas parce que alors en plus ils nous l'ont écrit donc on garde à la disposition de la rédaction l'aveu de ses exploits ils disent ben non on ne voudrait pas que il y a plusieurs points qui posent problème primo segundo nous ne voudrions pas que ça donne l'impression d'être une caution donc on s'est foutu d'eux en leur disant donc tout ce que vous publiez le reste du temps vous pose pas de problème primo et segundo tout ce que vous publiez vous le cautionnez ça va de soi bon mais non c'est pas ça qu'on a voulu dire ben écoutez on s'en fout de ce que vous avez voulu dire le résultat est que vous ne le publiez pas donc on s'est adressé à quelqu'un d'autre la tribune et là on est tombé sur du vrai journalisme bon alors je vous dis pas qu'il est de notre bord c'est pas le cas mais Bruno Jeudy c'est pas un propagandiste de la LFI mais le gars il dirige un journal il comprend que c'est un événement que la plus grosse représentation parlementaire de la gauche appelle à la destitution du président de la république donc il comprend il publie et en effet c'est une bombe tout le monde se met à en parler et bon à partir de là il fallait calculer la stratégie on l'a fait ça a payé on s'est dit ben on le pose on va le faire avancer ça a avancé et puis deuxièmement à la première censure quick la jonction se fera entre les deux problèmes on censure un gouvernement on nous met par un président qui l'a choisi sans majorité voilà point et nous on pensait qu'on en aurait une fois que la censure serait votée on s'était dit il y en a pour un mois à ce que tout le monde comprenne qu'il y a un lien avec Macron pop pop pop 24 heures après c'était parti et il y avait un premier sondage où un les gens nous approuvaient un deuxième sondage pour dire Macron doit s'en aller et maintenant il y a un troisième sondage qui est apparu avec toutes les limites qu'on peut dire sur les sondages mais le troisième il dit que les gens pensent qu'en effet il faut passer à la sixième république donc nous mouvement insoumis qui sommes les porteurs de l'idée de sixième république depuis depuis que nous existons et en tout cas au moins depuis 2012 puisque c'était le front de gauche aussi c'était son grand slogan pour nous du point de vue idéologique ça montre de quel côté tourne la pensée de nos compatriotes c'est une belle victoire pour vous ah bah oui c'est énorme c'est pour ça je vous dis que le troisième élément c'est que maintenant nous allons accumuler les victoires idéologiques alors on le savait parce que quand on a fait le sondage une année sur les points forts de notre programme on trouvait des résultats très satisfaisants on enlevait 10 points à chaque fois pour voir à peu près où on en était mais c'était toujours ultra majoritaire donc je pense que maintenant la planification écologique vous n'avez plus une personne qui va dire dans le pays c'est un truc soviétique bon l'augmentation du SMIC personne ne dit ah non on ne veut pas entendre parler de ça parce que notre pauvre patron il ne va pas arriver à nous payer voilà et ainsi de suite donc ça confirme la thèse dans l'intellectuel qui en a fait un livre qui dit que la droitisation et l'extrême droitisation n'est pas une réalité des profondeurs du pays c'est dans les sommets dans les profondeurs du pays même quand par hasard on dit du bien de l'extrême droite c'est toujours à partir de positions qui ne m'y correspondent pas c'est à dire d'aspiration égalitaire d'aspiration à une société du bien-être pour le peuple donc voilà j'attaque 2025 avec la pêche »
Question 66Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-Série
Pour revenir à un angle un peu plus national, depuis le mois de juin, et la dissolution de l'Assemblée nationale, en France, on a l'impression de traverser une véritable crise politique, peut-être même une crise de régime. Comment est-ce que vous analysez cette situation ?
Réponse partielle
Bon, comme je me suis déjà beaucoup exprimé sur le sujet, je vais essayer de prendre d'autres points d'appui dans ce que j'ai à dire. Je pense que l'événement majeur, c'est qu'après que 27 sondages aient annoncé la victoire du Rassemblement national, pour finir, à la stupeur générale, c'est nous, le nouveau Front populaire, qui sommes arrivés en tête. Et c'était extrêmement réconfortant pour, on peut dire, des millions de gens qui ont eu très peur, et qui ont eu raison d'avoir très peur, car tout ce que nous découvrons progressivement, après que les médias et l'officialité aient beaucoup dédiabolisé l'ERN, beaucoup caché, beaucoup masqué, ce que cette organisation charrie réellement, non se…
« Bon, comme je me suis déjà beaucoup exprimé sur le sujet, je vais essayer de prendre d'autres points d'appui dans ce que j'ai à dire. Je pense que l'événement majeur, c'est qu'après que 27 sondages aient annoncé la victoire du Rassemblement national, pour finir, à la stupeur générale, c'est nous, le nouveau Front populaire, qui sommes arrivés en tête. Et c'était extrêmement réconfortant pour, on peut dire, des millions de gens qui ont eu très peur, et qui ont eu raison d'avoir très peur, car tout ce que nous découvrons progressivement, après que les médias et l'officialité aient beaucoup dédiabolisé l'ERN, beaucoup caché, beaucoup masqué, ce que cette organisation charrie réellement, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 12:58Voir 2 autres passages
« non seulement en n'en parlant pas, mais en nous présentant, nous, comme un danger pire, même que l'ERN, avec des tentatives pitoyables, de nous mettre hors de l'arc républicain, et par qui sommes-nous mis hors de l'acte républicain, de l'arc républicain, des gens qui ne respectent rien, ni la démocratie, ni la république, comme les macronistes, ou qui pratiquent un deux poids, deux mesures tellement insultants que même les gens qui ne font pas politique trouvent ça insupportable. bref, c'est ça le premier réconfort, c'est de se dire, ça s'est passé, deuxièmement, oui, ils sont dangereux, et la découverte qui vient d'être faite d'un groupe de 15 députés RN, 15 est un groupe, il faut vous rendre compte, à l'Assemblée nationale, c'est pas n'importe quel chiffre, 15, qui sont en quelque sorte en état de faire un groupe, sur une boucle raciste, etc., comme nous on en connaît d'autres, y compris dans tous les milieux. Bon, c'est une information qui continue à faire réfléchir ceux qui, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 13:44
Question 67Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-Série
Alors pour commencer, l'année qui vient de s'écouler a été très chargée, il s'est passé plein de choses. Mais alors pour toi, quel a été le fait politique marquant de 2024 ?
Réponse directe
On peut dire qu'il s'est passé beaucoup de choses et on peut aussi dire qu'il se passe tout le temps plein de choses. Donc ce que nous en retenons, c'est ce qui nous aura marqué nous, d'après notre grille d'analyse aux uns et aux autres, et nos centres d'intérêt dans la vie. Je dis tout ça pour commencer par un peu de philo. L'existence de la réalité est en fait incertaine et on n'y entre qu'en faisant ses choix. Alors moi j'ai fait du combat politique parce que c'est par là que me semble passer le futur des communautés humaines. Et de ce point de vue, l'événement qui surplombe toute l'année, c'est le génocide à Gaza. Pas seulement par le dégoût et l'horreur que ça nous inspire, le dégoût p…
« L'existence de la réalité est en fait incertaine et on n'y entre qu'en faisant ses choix. Alors moi j'ai fait du combat politique parce que c'est par là que me semble passer le futur des communautés humaines. Et de ce point de vue, l'événement qui surplombe toute l'année, c'est le génocide à Gaza. Pas seulement par le dégoût et l'horreur que ça nous inspire, le dégoût pour ses auteurs et l'horreur pour ses victimes, parce qu'on a connu dans l'histoire d'autres génocides ou d'autres immenses campagnes d'extermination de masse frappant indistinctement les civils. Dans ma jeunesse, le sort qui était réservé aux Vietnamiens par l'utilisation de l'agent orange qui est un agent chimique qui continue à faire des effets sur la descendance des Vietnamiens, où le napalm, qui était un moyen de brûler sur des kilomètres tout ce qui s'y trouvait de vivant, avait déjà à l'époque soulevé beaucoup de dégoût pour les auteurs et d'horreur pour les victimes. Mais là nous pensions qu'on ne verrait plus ça, que ça n'aurait plus jamais lieu, que l'expérience avait été tirée, que de tels massacres en toute hypothèse ne débouchent sur rien, d'autre que du malheur pour tout le monde. Et pourtant ça a recommencé avec une caractéristique, c'est que cette fois-ci, pour défendre les victimes, il n'y a eu que les rues, que des associations, aucun État, très peu de partis politiques dans le monde et c'est ça qui moi me laisse le plus consterné, le plus affligé. Et à partir de là, le fait qui est contenu dans cette séquence, c'est, on appelle ça le double standard, il y a deux poids, deux mesures suivant à qui les occidentaux, comme on les nomme, ou comme ils se nomment eux-mêmes en mettant des guillemets, qui surplombent tout, donnent des leçons à tout le monde, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 1:09
Question 68Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-Série
ok la dernière question pour finir en 2025 l'objectif des insoumis c'est quoi ?
Réponse directe
comme d'hab la victoire et bah on s'en rapproche parce que l'ennemi est en train de se déglinguer de tous les côtés et puis qu'il y a plein de gens qui voient bien qu'on avait raison aussi bien dans les méthodes l'action collective de masse et pas à l'avant-garde isolée dans son coin l'action libre c'est à dire que pour les compromis c'est pas trop notre affaire quoi on crée des rapports de force et c'est à la fin qu'on fait un bon compromis parce qu'on laisse pas la situation dans l'état dans lequel on est que la conflictualité est le chemin le plus court vers la solution moi je suis toujours ça me scie toujours de voir ça qu'on me reproche la conflictualité alors quand c'est à gauche ça m…
« comme d'hab la victoire »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 1:06:59Voir 1 autre passage
« et bah on s'en rapproche parce que l'ennemi est en train de se déglinguer de tous les côtés et puis qu'il y a plein de gens qui voient bien qu'on avait raison aussi bien dans les méthodes l'action collective de masse et pas à l'avant-garde isolée dans son coin l'action libre c'est à dire que pour les compromis c'est pas trop notre affaire quoi on crée des rapports de force et c'est à la fin qu'on fait un bon compromis parce qu'on laisse pas la situation dans l'état dans lequel on est que la conflictualité est le chemin le plus court vers la solution moi je suis toujours ça me scie toujours de voir ça qu'on me reproche la conflictualité alors quand c'est à gauche ça me scie encore plus parce que c'est quand même la base du mouvement socialiste que le conflit crée la conscience mais si je devais m'adresser à la bonne société plus classieuse je la renverrais à Héraclide parce que c'est lui le premier qui dit que le conflit est mère ou père je ne me rappelle plus de toute chose et il dit tout le futur est contenu dans la discorde c'est parce que nous ne sommes pas d'accord que nous en venons à discuter à ne pas être d'accord et à créer des rapports de force suivant ce qui est en cause et donc tout le futur s'inscrit dans cette logique alors que ceux qui ne veulent pas de la conflictualité cessent les premiers et puis nous verrons quels résultats nous obtiendrons dans cette circonstance voilà mais en général ceux qui reprochent la conflictualité ne sont pas du tout gênés par celles qu'ils organisent eux-mêmes voilà les leçons attirées pour 2025 on sait que le 14 janvier nous avons un rendez-vous avec l'histoire monsieur Bayrou fera sa déclaration de politique générale et nous exigeons de lui qu'il pose la question de confiance pourquoi parce qu'on ne peut pas perdre notre temps s'il n'y a pas de majorité dans l'assemblée pas la peine de recommencer la discussion sur le budget parce que ça se terminera à la fin par un 49-3 on aura juste perdu cette fois-ci encore plus de temps parce que comme on n'est plus dans la période légale habituelle il n'y a plus de délai de temps c'est une histoire de fou donc on pourrait discuter du budget pendant toute l'année et alors tu exagères vous me dites toujours que j'exagère mais non je n'exagère pas je vais vous trouver un exemple en Espagne ça fait deux ans qu'ils n'ont plus de budget et donc comme ils n'ont pas de budget ils reconduisent le budget de l'année je crois 2023 donc 23 ou 22 enfin en tout cas ça fait déjà deux budgets et donc vous avez un gros malin il peut décider qu'on en reste au budget de l'année je ne sais pas laquelle là on fonctionne sur 2023 je crois et puis voilà on continue bon franchement ce n'était pas un budget qui nous était favorable sinon ça se serait su donc il ne peut pas être question de ça ne nous faites pas perdre de temps ne nous faites pas ridiculiser le Parlement posez la question de confiance et si vous ne posez pas la question de confiance alors nous nous poserons la question de défiance c'est-à-dire la censure et je pense que nous avons des chances raisonnables de le censurer pourquoi ? parce que même nos alliés qui étaient pourtant pleins de bonne volonté qui avaient demandé des concessions mutuelles ce dont il ne pouvait être question pour nous ou des pas de part et d'autre alors les concessions mutuelles c'était les socialistes les pas de part et d'autre c'était les communistes et je ne sais plus quelle expression bizarroïde avaient trouvé les écologistes enfin ils étaient tous partis la fleur au canon pour aller faire des compromis alors bon après s'être fait traîner des deux côtés dans la boue pour finir ils sont rentrés à la maison ils reviennent à la maison avec les insoumis alors on leur dit c'est bien vous êtes revenus à la raison on est content de vous revoir et voilà ça commence c'est le vote de censure et je pense compte tenu de ce que j'ai vu hier hier ils sortaient de chez Bayrou alors ils ont tous dit qu'ils n'avaient pas de raison de ne pas voter la censure alors donc je pense qu'on va la voter si bien que comme on va la voter tous ça met quelqu'un d'autre au pied du mur c'est madame Le Pen qui vient juste de dire qu'elle prépare une présidentielle anticipée donc si elle se prépare une présidentielle anticipée la meilleure manière qu'il y ait une présidentielle anticipée c'est qu'elle vote la censure parce que deux gouvernements censurés ça nous ferait cinq gouvernements en douze mois la moyenne va tomber à un peu plus bas qu'elle est aujourd'hui ça va bon pour le calcul et c'est évidemment une situation politique intenable pour le président de la république parce qu'il ne trouvera pas de majorité ni cette fois-ci ni la suivante ni à aucun moment donc pour revenir aux urnes c'est comme ça qu'on fait dans les démocraties on n'a pas d'autre choix que de refaire une présidentielle voilà pourquoi l'année 2025 va être une grande année politique mais au bon sens du terme et vous tous qui m'écoutez ne vous laissez pas intimider par les apparences ne cédez pas à la facilité qui consiste à dire agna agna tout ça c'est la pac-guy c'est instable n'écoutez pas ceux qui vous annoncent les criquets les sauterelles et l'hiver nucléaire chaque fois que les choses ne tournent pas en leur faveur ça va être compliqué l'année prochaine et donc toute notre intelligence doit être mobilisée pour trouver des issues et les issues c'est pas la cravistouille le mélange de la gauche et de la droite et je sais pas quoi et toutes ces idées qui n'ont jamais marché nulle part bon courage »
Question 69Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-Série
comment on en sort ?
Réponse à côté
Bon, comme je me suis déjà beaucoup exprimé sur le sujet, je vais essayer de prendre d'autres points d'appui dans ce que j'ai à dire. Je pense que l'événement majeur, c'est qu'après que 27 sondages aient annoncé la victoire du Rassemblement national, pour finir, à la stupeur générale, c'est nous, le nouveau Front populaire, qui sommes arrivés en tête. Et c'était extrêmement réconfortant pour, on peut dire, des millions de gens qui ont eu très peur, et qui ont eu raison d'avoir très peur, car tout ce que nous découvrons progressivement, après que les médias et l'officialité aient beaucoup dédiabolisé l'ERN, beaucoup caché, beaucoup masqué, ce que cette organisation charrie réellement, non se…
« Bon, comme je me suis déjà beaucoup exprimé sur le sujet, je vais essayer de prendre d'autres points d'appui dans ce que j'ai à dire. Je pense que l'événement majeur, c'est qu'après que 27 sondages aient annoncé la victoire du Rassemblement national, pour finir, à la stupeur générale, c'est nous, le nouveau Front populaire, qui sommes arrivés en tête. Et c'était extrêmement réconfortant pour, on peut dire, des millions de gens qui ont eu très peur, et qui ont eu raison d'avoir très peur, car tout ce que nous découvrons progressivement, après que les médias et l'officialité aient beaucoup dédiabolisé l'ERN, beaucoup caché, beaucoup masqué, ce que cette organisation charrie réellement, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 12:58Voir 2 autres passages
« non seulement en n'en parlant pas, mais en nous présentant, nous, comme un danger pire, même que l'ERN, avec des tentatives pitoyables, de nous mettre hors de l'arc républicain, et par qui sommes-nous mis hors de l'acte républicain, de l'arc républicain, des gens qui ne respectent rien, ni la démocratie, ni la république, comme les macronistes, ou qui pratiquent un deux poids, deux mesures tellement insultants que même les gens qui ne font pas politique trouvent ça insupportable. bref, c'est ça le premier réconfort, c'est de se dire, ça s'est passé, deuxièmement, oui, ils sont dangereux, et la découverte qui vient d'être faite d'un groupe de 15 députés RN, 15 est un groupe, il faut vous rendre compte, à l'Assemblée nationale, c'est pas n'importe quel chiffre, 15, qui sont en quelque sorte en état de faire un groupe, sur une boucle raciste, etc., comme nous on en connaît d'autres, y compris dans tous les milieux. Bon, c'est une information qui continue à faire réfléchir ceux qui, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 13:44
Question 70Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
N'est-ce pas un vœu pieux ?
Réponse à côté
Bon, non, ce n'est pas un vœu pieux si on respecte les règles de la démocratie. Je recommence pour que l'on me comprenne bien. Un groupe, un bloc est en avance. Le nôtre, Nouveau Front Populaire. Dans toutes les démocraties du monde, le président de la République n'a pas choisi le Premier ministre. La Constitution française ne dit pas qu'il choisit, il nomme. Par conséquent, il doit nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front Populaire. Il n'y a toujours pas de nom. Nous sommes en... Non mais attendez, je ne sais pas si la réunion du bureau politique du RPR a désigné Jacques Chirac. Il me semble qu'il n'y a pas eu besoin de ça. Bon, par conséquent, il sait très bien qui est quoi à l'in…
« Bon, non, ce n'est pas un vœu pieux si on respecte les règles de la démocratie. Je recommence pour que l'on me comprenne bien. Un groupe, un bloc est en avance. Le nôtre, Nouveau Front Populaire. Dans toutes les démocraties du monde, le président de la République n'a pas choisi le Premier ministre. La Constitution française ne dit pas qu'il choisit, il nomme. Par conséquent, il doit nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front Populaire. Il n'y a toujours pas de nom. Nous sommes en... Non mais attendez, je ne sais pas si la réunion du bureau politique du RPR a désigné Jacques Chirac. Il me semble qu'il n'y a pas eu besoin de ça. Bon, par conséquent, il sait très bien qui est quoi à l'intérieur de cette coalition. Mais c'est lui qui doit nommer. S'il nomme un Premier ministre du Front Populaire, le Premier ministre ira devant l'Assemblée, présentera son programme et ensuite, il y aura des lois ou des décrets qui seront signés ou pas signés. À ce moment-là, l'Assemblée s'exprimera. Si elle est compte, elle le fait tomber. C'est la règle de la démocratie. Et je vous le redis, à ce moment-là, si le président de la République a poussé à ce qu'il y ait une motion de censure, il y aura ensuite une motion de censure contre le gouvernement de droite parce qu'il en nommera un de droite. »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 23:33Voir 1 autre passage
« Parce que nous l'avons fait. Automatiquement. Nous l'avons fait. Sur tous les 49-3, on nous l'a assez reproché. Mais nous n'avons pas changé notre pratique. Ce que nous demandons, c'est que la vie politique du pays ne se règle pas par des combines. Et maintenant, pour reprendre votre propre argument, dites-moi où sont ces macronistes de gauche qui sont prêts à accepter le rétablissement de l'impôt sur la fortune ? Parce que s'ils y étaient prêts, pourquoi n'ont-ils pas voté quand on l'a proposé ? Lesquels sont prêts à accepter l'augmentation des salaires alors qu'ils ont voté contre les macronistes de gauche inclus ? Donc tout ça n'existe pas. C'est une comédie. Et la preuve a été donnée par le fait que tous ces gens ont refusé de voter pour André Chassaigne. S'ils étaient, comme vous dites, des gens qui cherchent un compromis, en disant, bon, vous exagérez, mais on va... Bon, quand même, on fait un geste. On élit votre président de l'Assemblée. Ils ne l'ont pas fait. C'est eux qui viennent de nous signaler que la porte était fermée. Il est donc absurde de s'entêter. Il faut faire fonctionner la démocratie. Les règles qui existent. Pas de combine. Si après que nous ayons fait voter un programme, nous en faisons un autre arrangé dans les couloirs de l'Assemblée, la masse du peuple français sera écœurée. n'en pourra plus de voir une chose pareille. Il ne faut pas arriver à ce résultat. Il faut fortifier la volonté démocratique. Dire, vous voyez, quand vous votez, ça donne quelque chose. Au Parlement européen, ils ont réélu Mme Van der Leyen, mais ils n'ont eu aucun mal à élire un vice-président insoumis. M. Younou Sommargie. Tout le monde a voté pour lui. Enfin, je veux dire, tous ceux, sauf les fascistes, bien sûr, qui n'ont pas voté pour lui. Il y a un cordon sanitaire. Donc, il faut arrêter la comédie de la diabolisation des insoumis. Tout ça n'est pas sérieux. Il y a un programme, il a été signé par trois parties. Ces trois parties se présentent avec ce programme. Si l'Assemblée n'en veut pas, eh bien, elle le dira. Et si tout est bloqué, le président de la République devra s'en aller pour que le suffrage universel fonctionne. Sinon, imaginez-vous la situation. On dirait, écoutez, on a fait une combine et elle n'a pas marché. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, personne n'en sait rien et nous serons discrédités. Alors, en tout cas, voici ma conclusion. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'insoumis, de ce que je peux savoir, de ce que j'ai vu de la réunion du groupe, de ce que j'ai vu de notre bureau politique qui s'appelle Coordination, il n'y en aura pas. Et je rappelle que ce ne sont pas les élus qui choisissent le Premier ministre. C'est un accord entre des partis politiques. Et si on change la règle du jeu et qu'on décide que dorénavant, c'est un troisième tour, type Troisième République, avec des élus, des notables qui votent pour désigner le Premier ministre, alors on ne sort plus du truc. Il va falloir faire ça pour pratiquement tous les ministres. Et puis, ça veut dire quoi ? Que dorénavant, le bureau politique du nouveau Front populaire, c'est l'intergroupe à l'Assemblée nationale fort de 190 membres. Ça serait une folie pure et simple. On ne peut pas gouverner dans de telles conditions. »
Question 71Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
Ils n'ont en l'occurrence pas voté pour André Chassaigne, puisque vous avez échoué à élargir cette majorité. Mais est-il vraiment possible d'appliquer tout le programme, rien que le programme, comme vous l'avez dit au soir du 7 juillet, Jean-Luc Mélenchon, avec 192 députés ?
Réponse directe
Bon, non, ce n'est pas un vœu pieux si on respecte les règles de la démocratie. Je recommence pour que l'on me comprenne bien. Un groupe, un bloc est en avance. Le nôtre, Nouveau Front Populaire. Dans toutes les démocraties du monde, le président de la République n'a pas choisi le Premier ministre. La Constitution française ne dit pas qu'il choisit, il nomme. Par conséquent, il doit nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front Populaire. Il n'y a toujours pas de nom. Nous sommes en... Non mais attendez, je ne sais pas si la réunion du bureau politique du RPR a désigné Jacques Chirac. Il me semble qu'il n'y a pas eu besoin de ça. Bon, par conséquent, il sait très bien qui est quoi à l'in…
« Bon, non, ce n'est pas un vœu pieux si on respecte les règles de la démocratie. Je recommence pour que l'on me comprenne bien. Un groupe, un bloc est en avance. Le nôtre, Nouveau Front Populaire. Dans toutes les démocraties du monde, le président de la République n'a pas choisi le Premier ministre. La Constitution française ne dit pas qu'il choisit, il nomme. Par conséquent, il doit nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front Populaire. Il n'y a toujours pas de nom. Nous sommes en... Non mais attendez, je ne sais pas si la réunion du bureau politique du RPR a désigné Jacques Chirac. Il me semble qu'il n'y a pas eu besoin de ça. Bon, par conséquent, il sait très bien qui est quoi à l'intérieur de cette coalition. Mais c'est lui qui doit nommer. S'il nomme un Premier ministre du Front Populaire, le Premier ministre ira devant l'Assemblée, présentera son programme et ensuite, il y aura des lois ou des décrets qui seront signés ou pas signés. À ce moment-là, l'Assemblée s'exprimera. Si elle est compte, elle le fait tomber. C'est la règle de la démocratie. Et je vous le redis, à ce moment-là, si le président de la République a poussé à ce qu'il y ait une motion de censure, il y aura ensuite une motion de censure contre le gouvernement de droite parce qu'il en nommera un de droite. »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 23:33Voir 1 autre passage
« Parce que nous l'avons fait. Automatiquement. Nous l'avons fait. Sur tous les 49-3, on nous l'a assez reproché. Mais nous n'avons pas changé notre pratique. Ce que nous demandons, c'est que la vie politique du pays ne se règle pas par des combines. Et maintenant, pour reprendre votre propre argument, dites-moi où sont ces macronistes de gauche qui sont prêts à accepter le rétablissement de l'impôt sur la fortune ? Parce que s'ils y étaient prêts, pourquoi n'ont-ils pas voté quand on l'a proposé ? Lesquels sont prêts à accepter l'augmentation des salaires alors qu'ils ont voté contre les macronistes de gauche inclus ? Donc tout ça n'existe pas. C'est une comédie. Et la preuve a été donnée par le fait que tous ces gens ont refusé de voter pour André Chassaigne. S'ils étaient, comme vous dites, des gens qui cherchent un compromis, en disant, bon, vous exagérez, mais on va... Bon, quand même, on fait un geste. On élit votre président de l'Assemblée. Ils ne l'ont pas fait. C'est eux qui viennent de nous signaler que la porte était fermée. Il est donc absurde de s'entêter. Il faut faire fonctionner la démocratie. Les règles qui existent. Pas de combine. Si après que nous ayons fait voter un programme, nous en faisons un autre arrangé dans les couloirs de l'Assemblée, la masse du peuple français sera écœurée. n'en pourra plus de voir une chose pareille. Il ne faut pas arriver à ce résultat. Il faut fortifier la volonté démocratique. Dire, vous voyez, quand vous votez, ça donne quelque chose. Au Parlement européen, ils ont réélu Mme Van der Leyen, mais ils n'ont eu aucun mal à élire un vice-président insoumis. M. Younou Sommargie. Tout le monde a voté pour lui. Enfin, je veux dire, tous ceux, sauf les fascistes, bien sûr, qui n'ont pas voté pour lui. Il y a un cordon sanitaire. Donc, il faut arrêter la comédie de la diabolisation des insoumis. Tout ça n'est pas sérieux. Il y a un programme, il a été signé par trois parties. Ces trois parties se présentent avec ce programme. Si l'Assemblée n'en veut pas, eh bien, elle le dira. Et si tout est bloqué, le président de la République devra s'en aller pour que le suffrage universel fonctionne. Sinon, imaginez-vous la situation. On dirait, écoutez, on a fait une combine et elle n'a pas marché. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, personne n'en sait rien et nous serons discrédités. Alors, en tout cas, voici ma conclusion. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'insoumis, de ce que je peux savoir, de ce que j'ai vu de la réunion du groupe, de ce que j'ai vu de notre bureau politique qui s'appelle Coordination, il n'y en aura pas. Et je rappelle que ce ne sont pas les élus qui choisissent le Premier ministre. C'est un accord entre des partis politiques. Et si on change la règle du jeu et qu'on décide que dorénavant, c'est un troisième tour, type Troisième République, avec des élus, des notables qui votent pour désigner le Premier ministre, alors on ne sort plus du truc. Il va falloir faire ça pour pratiquement tous les ministres. Et puis, ça veut dire quoi ? Que dorénavant, le bureau politique du nouveau Front populaire, c'est l'intergroupe à l'Assemblée nationale fort de 190 membres. Ça serait une folie pure et simple. On ne peut pas gouverner dans de telles conditions. »
Question 72Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
Au vu des tensions que l'on ressent, Jean-Luc Mélenchon, entre la France insoumise et les socialistes, il y a clairement un jeu de rapports de force. Pensez-vous vraiment, si vous arrivez à établir une architecture gouvernementale complète, pensez-vous vraiment pouvoir gouverner ensemble ?
Réponse à côté
Écoutez, c'est une expression, c'est une plaisanterie, vous avez le droit de ne pas l'accepter, mais elle parle de quelque chose de très concret. Le retour du hollandisme, qui, à BFM, ne devrait pas vous surprendre, puisque vous lui avez immédiatement donné la parole, et ses premières paroles, une fois revenue dans la vie publique, ont été pour dire que je devais me taire. Puis vous l'avez réinterviewé... Et nous sommes là ce soir avec vous ? Oui, oui, oui. Vous l'avez réinterviewé, il a longuement expliqué pourquoi je devais me taire. C'est la première fois dans la vie politique qu'un homme de gauche est interpellé par quelqu'un d'autre qui se dit de gauche et qu'il lui demande de se taire…
« Écoutez, c'est une expression, c'est une plaisanterie, vous avez le droit de ne pas l'accepter, mais elle parle de quelque chose de très concret. Le retour du hollandisme, qui, à BFM, ne devrait pas vous surprendre, puisque vous lui avez immédiatement donné la parole, et ses premières paroles, une fois revenue dans la vie publique, ont été pour dire que je devais me taire. Puis vous l'avez réinterviewé... Et nous sommes là ce soir avec vous ? Oui, oui, oui. Vous l'avez réinterviewé, il a longuement expliqué pourquoi je devais me taire. C'est la première fois dans la vie politique qu'un homme de gauche est interpellé par quelqu'un d'autre qui se dit de gauche et qu'il lui demande de se taire. C'est la première fois. Alors, les comportements de cette nature ne sont pas acceptables. De même qu'il n'est pas acceptable qu'une des membres de la direction du Parti Socialiste parle à propos du député Aurélien Taché d'un élu d'une réserve d'Indiens. Cela est insupportable. Alors, comprenez que nous avons le droit, de temps à autre, de réagir et de manifester notre, comment dire, agacement. Mais nous sommes dans une discussion. Si je ne devais tenir compte que de ce qui a été dit par les autres, d'abord, je commencerais par dire pourquoi m'avez-vous éliminé de la candidature au poste de Premier ministre ? Vous êtes toujours candidat. Pardon ? Non, non, moi j'ai dit que je n'étais candidat à rien. Mais on a insisté lourdement. Le but était de nous humilier, de montrer qu'on écartait quelqu'un et qu'on n'y pouvait rien. Ensuite, nous avons proposé trois noms. On n'a eu de réponse à aucun. Là, pour élire, M. le Président, la candidature d'André Chassène, que nous avons soutenue avec cœur, nous avions d'abord, nous aussi, deux candidats. Nous les avons retirés pour permettre que cela se passe. Donc, nous avons, jusqu'à présent, vu tous nos candidats au poste de Premier ministre rejetés, nos candidats à la présidence d'Assemblée. Donc, comprenez aussi qu'à certains moments, comme ce sont toujours les mêmes qui s'opposent à tout, on manifeste un certain agacement. Mais, je m'empresse de vous dire que la tête reste politique. Nous sommes prêts à faire un accord sur une personnalité. et à la présenter en commun. Mais nous y mettons une condition, et ce sera la condition clé. Le programme doit être défendu jusqu'au bout. Et si quelqu'un doit décider que nous n'appliquerons pas notre programme, alors il censurera le gouvernement. Nous voulons revenir à des règles stables et lisibles. Permettez-moi d'un mot de dire pourquoi tout ça est inacceptable. De quoi souffre la vie politique française ? d'une politique, de politiciens, qui disent une chose dans les élections, et qu'en font une autre dès qu'ils arrivent au pouvoir. Nous ne jouons plus dans cette cour-là. Nous n'y avons jamais joué. J'ai quitté le Parti Socialiste à cause de ça, et je n'y retournerai pas. Donc, nous avons décidé de respecter la parole donnée aux électeurs. Nous ne combinerons pas que M. Macron prenne la responsabilité de faire déposer contre notre gouvernement une motion de censure. Et ensuite, il verra qu'une fois notre gouvernement tombé, à notre tour, nous voterons une motion de censure contre la droite. Et il ne lui restera plus qu'une issue. S'en aller lui. Parce qu'il y a toujours une solution... »
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Question 73Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
Ça ne vous a pas échappé que ça bloquait ?
Réponse directe
Non, ça discute. Mais c'est quand même incroyable. Ça discute. Point. Toutes les discussions prennent un peu de temps. Là, ça va. Le deuxième tour de l'élection, c'était le 9. On est le 18, on est neuf jours après. Ça fait moins qu'avec les autres. Les autres nominations. Donc, accepter qu'on discute. Accepter que ce soit compliqué. Personnellement, j'en suis très déçu. Je ne peux pas vous le cacher. J'en suis très déçu. Mais je l'accepte maintenant. Venant à ce que vous venez de dire, qui est le point de départ. Le point de départ, c'est que nous avons été mis en échec pour la présidence de l'Assemblée nationale. Pas pour une politique gouvernementale. Donc, c'est le président de la Républ…
« Non, ça discute. Mais c'est quand même incroyable. Ça discute. Point. Toutes les discussions prennent un peu de temps. Là, ça va. Le deuxième tour de l'élection, c'était le 9. On est le 18, on est neuf jours après. Ça fait moins qu'avec les autres. Les autres nominations. Donc, accepter qu'on discute. Accepter que ce soit compliqué. Personnellement, j'en suis très déçu. Je ne peux pas vous le cacher. J'en suis très déçu. Mais je l'accepte maintenant. Venant à ce que vous venez de dire, qui est le point de départ. Le point de départ, c'est que nous avons été mis en échec pour la présidence de l'Assemblée nationale. Pas pour une politique gouvernementale. Donc, c'est le président de la République qui a décidé qui ferait de cette élection le test d'une nouvelle coalition majoritaire. Pas nous. Nous, c'est le contraire. On dit qu'on doit se présenter de manière unie à toutes les élections. Et donc, nous aurons une candidature de Premier ministre. »
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Question 74Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
Nous sommes ici au siège de la France insoumise. Alors évidemment, nous allons revenir sur l'élection, la réélection de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l'Assemblée nationale hier. Mais l'actualité du jour au Palais Bourbon, ce sont aussi les élections internes et aujourd'hui des vice-présidences de l'Assemblée nationale. On l'a appris il y a quelques instants. Les deux députés de la France insoumise, Clémence Guettet et Nadej Abomangoli, qui étaient candidates à ce poste, ont été élues vice-présidentes. notamment avec les voix du Rassemblement national, puisqu'on a vu sur les réseaux sociaux que le RN avait notamment voté pour vos candidates LFI. Absolument, vous pouvez vérifier ça sur les réseaux sociaux. Ça vous gêne que le Rassemblement national ait permis l'élection de vos députés à ce poste-là ?
Réponse directe
Ça commence très mal entre nous parce que votre présentation pourrait laisser croire des choses qui ne sont pas. L'élection des dirigeants, enfin des postes de la direction de l'Assemblée nationale sont élus d'après une règle de répartition. Cette règle, nous avons décidé, nous les insoumis d'un côté, de l'autre côté, le bloc du centre et de la droite, de ne pas la respecter. Nous avons fait un cordon sanitaire à l'égard du Rassemblement national. Donc, si vous voulez bien suivre, le bloc du centre et de la droite a présenté quatre candidats, puisqu'il avait droit à quatre postes, et nous en avons présenté deux. Le Rassemblement national de son côté a fait un bulletin de vote avec six noms…
« L'élection des dirigeants, enfin des postes de la direction de l'Assemblée nationale sont élus d'après une règle de répartition. Cette règle, nous avons décidé, nous les insoumis d'un côté, de l'autre côté, le bloc du centre et de la droite, de ne pas la respecter. Nous avons fait un cordon sanitaire à l'égard du Rassemblement national. Donc, si vous voulez bien suivre, le bloc du centre et de la droite a présenté quatre candidats, puisqu'il avait droit à quatre postes, et nous en avons présenté deux. Le Rassemblement national de son côté a fait un bulletin de vote avec six noms dans lesquels il y a les deux noms insoumis, plus les deux noms du centre et de la droite, plus les deux noms du RN. Par conséquent, ce n'est pas un vote où nous avons été élus grâce aux voix du Front national, c'est un vote dans lequel le Rassemblement national a voulu imposer une composition du bureau de l'Assemblée, et il a échoué. C'est notre proposition, deux insoumis, quatre de droite qui sont la proportionnelle normale pour l'Assemblée, sauf que le Rassemblement national ne sera pas présent au bureau de l'Assemblée, à ce niveau-là en tout cas. »
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Question 75Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralité
Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, dit qu'il faudrait régler cette question avec une question démocratique. Par le vote. Allez-vous, allez au vote, vous, la France insoumise.
Réponse à côté
Pardon, mais je voudrais moi aussi répondre à la question à laquelle vous n'avez pas répondu. Vous avez donné des arguments, aucun de ces arguments nous a été présenté. Vous m'entendez ? Aucun de ces arguments dans la négociation n'a été présenté par le Parti socialiste. Le Parti socialiste a dit, nous avons un candidat, après avoir interdit à tout le monde d'annoncer une candidature, nous a dit, notre candidat, c'est Olivier Faure. Eh bien, nous en sommes d'accord. Le 23, nous devons être tombés d'accord. D'accord. Donc le 23, il y aura un nom. Évidemment. Puisque le Parti socialiste qui décide de quand les choses s'arrêtent, quand elles commencent, qui on a le droit de proposer ou pas, a…
« Pardon, mais je voudrais moi aussi répondre à la question à laquelle vous n'avez pas répondu. Vous avez donné des arguments, aucun de ces arguments nous a été présenté. Vous m'entendez ? Aucun de ces arguments dans la négociation n'a été présenté par le Parti socialiste. Le Parti socialiste a dit, nous avons un candidat, après avoir interdit à tout le monde d'annoncer une candidature, nous a dit, notre candidat, c'est Olivier Faure. »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 13:47Voir 2 autres passages
« Eh bien, nous en sommes d'accord. Le 23, nous devons être tombés d'accord. D'accord. Donc le 23, il y aura un nom. Évidemment. Puisque le Parti socialiste qui décide de quand les choses s'arrêtent, quand elles commencent, qui on a le droit de proposer ou pas, a fixé la date du 23. Je voudrais tout de même signaler comment, depuis le début, ce sont des méthodes tout à fait brutales qui nous sont appliquées. De la part de qui ? Parce que du Parti socialiste. Et je vais en donner l'exemple de Mme Tubiana, qui est en effet présentée par le Parti socialiste. Je n'ai rien contre Mme Tubiana. Je ne la connais pas. Je ne l'ai jamais rencontrée. Je n'ai jamais eu affaire à elle. Qui a notamment négocié les accords de Paris en 2015 pour la présenter. Ce n'est pas tout. Elle est aussi présidente de la commission de la Convention sur le climat. Vous vous en rappelez ? Absolument. Eh bien, Mme Tubiana est la personne la mieux placée pour comprendre notre opposition à sa candidature. Pourquoi ? Parce qu'elle, elle a annoncé d'avance qu'il fallait trouver un programme à négocier avec les autres partis de l'Assemblée nationale. Dans une tribune qu'elle avait signée, notamment dans Le Monde, »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 15:01
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 18:02
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« Quand M. Darmanin dit qu'il y a 70 000 dossiers en souffrance dont ils vont maintenant contrôler la réalité, rien que de dire ça, en fait, vous avez déjà le problème qui est posé. C'est-à-dire que la justice aujourd'hui et les forces de police ou de gendarmerie n'ont pas les moyens de juguler le flux de procédures qui est en stock. Et dans ce stock-là, il y a des affaires, il y en a malheureusement. Question de moyens pour vous. Et peut-être, il y en a d'autres. Question de moyens. Et uniquement de moyens. Écoutez, pas seulement. Il y a des fautes professionnelles, sûrement. Mais au départ, je pense qu'il y a des procédures à revoir. Et je pense qu'au niveau aussi des orientations que donne le ministre de la Justice à ses parquets, et vous le disiez tout à l'heure, il y a tellement de priorités qui sont données que quand il y a trop de priorités, il n'y a pas de priorités. Et donc, c'est au gré de l'information et c'est au gré de l'actualité. Alors là, on va aller faire des enquêtes, on va prioriser les enquêtes sur les agriculteurs au moment des manifestations, sur les Gilets jaunes. Là, ça va vite et il y a du monde. Et puis, dans les tiroirs d'un certain nombre d'institutions judiciaires, il y a des dossiers qui attendent encore, qui attendent, qui attendent, et avec des prédateurs, très certainement, qui, eux, bénéficient de ce vide, on va dire, administratif français. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 2:14
« – Je comprends que vous disiez ça. Mais ça nous amènerait à un autre débat. Quelle est la doctrine de maintien de l'ordre ? Bon. Et alors c'est la même dans chaque cas. La doctrine de maintien de l'ordre qui consiste à dire on n'envoie pas des CRS en face d'une souffrance, d'abord est une erreur. On met des CRS, les CRS ne sont pas contre les gens. Ils sont là pour faire en sorte qu'on manifeste dans de bonnes conditions et pour protéger des fois les manifestants. Si les ronds-points bloqués avaient été mieux protégés, il y aurait eu moins d'accidents pendant la période des gilets jaunes. Vous voyez ? J'essaye de mettre à distance des choses peut-être plus récentes. Je veux dire que la manière de maintenir l'ordre à Sainte-Solines ne nécessitait pas qu'on envoie une grenade par manifestant. »
BFMTV · Agriculteurs, Israël, élections européennes: l'interview de Jean-Luc Mélenchon en intégralitéVérifier à 10:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 31 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Des moyens en plus pour la justice et des moyens en plus pour la protection de l'enfance. Parce qu'on voit bien aujourd'hui qu'il y a beaucoup de scandales liés à l'enfance et aux abus, notamment dans le périscolaire ou dans d'autres situations. Et de ce point de vue-là, un encadrement plus rigoureux. Et notamment des gens qui encadrent ces jeunes-là. Parce que ce monsieur, apparemment, s'apprêtait à passer son BAFA ou je ne sais quoi. Donc là, je dois dire que peut-être il faudra améliorer la sélection des gens qui ont un contact avec les jeunes. Et notamment dans ce périscolaire, dans le sport ou dans l'associatif. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 9:43Voir 2 autres passages
« Notamment, et qui existe dans le privé. Est-ce que ce sera dans le projet ? Je ne pense pas qu'aujourd'hui, avec les salaires que nous avons en France, il puisse y avoir un système totalement de capitalisation. Totalement, non, mais une partie. Mais que certains puissent se constituer des retraites dans le privé, c'est déjà le cas. Donc arrêtons de discuter de choses qui finalement, aujourd'hui, sont dans le débat national et qui sont une réalité. Maintenant, le système de répartition est un système juste. Pour sauver ce système, il faut juste qu'il y ait plus de gens qui travaillent, qu'il y ait plus de croissance. Et à ce moment-là, le système redeviendra vertueux. C'est ce que nous cherchons à faire. Mais pas systématiquement gérer la pénurie qui fait que, évidemment, s'il y a de moins en moins de cotisants, de moins en moins d'argent, et bien à ce moment-là, effectivement, se posera la question de l'échelonnement de l'âge de la retraite. Et là, vous entendrez, j'allais dire, toute la panoplie et la démagogie de nos adversaires. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 18:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 22 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, pas du tout. Pourquoi il dit ça ? Parce que voilà, il a pointé, j'allais dire, son adversaire pour les élections qui arrivent. Mais tout le monde aujourd'hui considère que le parti de M. Mélenchon, c'est pratiquement une secte, qu'il en est le grand gourou et que le danger pour la République, c'est bien lui et le projet qu'il porte. Et ça, c'est unanime. Regardez les enquêtes d'opinion. La formation politique qui fait le plus peur aujourd'hui, la personnalité, c'est lui. Donc il essaye peut-être d'inverser, j'allais dire, l'échelle des perceptions. Mais plus personne aujourd'hui ne doute de la capacité de M. Mélenchon à être un danger pour la République. Ce serait l'adversaire le plus facile à battre pour Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? C'est ce que vous dites ? Moi, je ne dis pas ça. On verra. Moi, je souhaite que la compétition se passe d'ailleurs dans les meilleures conditions. Mais ce que je remarque, c'est qu'avec un tel adversaire, c'est quelqu'un qui remet en cause le résultat des urnes. C'est-à-dire ? Écoutez, on a vu un certain nombre de ces cadres dire, oui, mais d'accord, en quelque sorte, il y a la légitimité des urnes et la légitimité populaire. Sous-entendu, moi, j'ai la légitimité populaire et je peux m'opposer à la légitimité des urnes. Ce que je trouve évidemment excessivement dangereux. Parce que demain, quand nous gagnerons cette élection présidentielle et les élections législatives qui vont suivre, quelle sera l'attitude de M. Mélenchon et de ses amis ? C'est une question qu'il serait bon de poser à tous les cadres. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 11:17Voir 2 autres passages
« Non, mais vous ne fassiez pas, Alain, personne ne pense comme ça à part les trois marioles qui font leur calcul avec une grenouille et un fer à cheval. »
BFMTV · Retraites, présidentielle 2027: entretien avec Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFIVérifier à 53:02
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 50 observations50 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais l'âge légal, si vous fixez, vous dites à 62, mais que vous commencez à 25, vous finirez à 67. Voilà, vous ne finirez pas à 62. Est-ce qu'il faut aussi une part par capitalisation ? Qui existe déjà. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 17:49Voir 2 autres passages
« Quand M. Darmanin dit qu'il y a 70 000 dossiers en souffrance dont ils vont maintenant contrôler la réalité, rien que de dire ça, en fait, vous avez déjà le problème qui est posé. C'est-à-dire que la justice aujourd'hui et les forces de police ou de gendarmerie n'ont pas les moyens de juguler le flux de procédures qui est en stock. Et dans ce stock-là, il y a des affaires, il y en a malheureusement. Question de moyens pour vous. Et peut-être, il y en a d'autres. Question de moyens. Et uniquement de moyens. Écoutez, pas seulement. Il y a des fautes professionnelles, sûrement. Mais au départ, je pense qu'il y a des procédures à revoir. Et je pense qu'au niveau aussi des orientations que donne le ministre de la Justice à ses parquets, et vous le disiez tout à l'heure, il y a tellement de priorités qui sont données que quand il y a trop de priorités, il n'y a pas de priorités. Et donc, c'est au gré de l'information et c'est au gré de l'actualité. Alors là, on va aller faire des enquêtes, on va prioriser les enquêtes sur les agriculteurs au moment des manifestations, sur les Gilets jaunes. Là, ça va vite et il y a du monde. Et puis, dans les tiroirs d'un certain nombre d'institutions judiciaires, il y a des dossiers qui attendent encore, qui attendent, qui attendent, et avec des prédateurs, très certainement, qui, eux, bénéficient de ce vide, on va dire, administratif français. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 2:14
« Non, pas du tout, mais vous me posez une question sur l'ensemble des magistrats. Je vous réponds sur l'ensemble des magistrats. On n'est pas dans l'affaire Liana, mais l'affaire Liana, tout le monde sait très bien qu'étant tous les départements de France, je peux vous dire que les parquets et les forces de police doivent s'interroger sur savoir de ce qu'ils ont dans les tiroirs. Et là, pour le coup, M. Darmanin dit, on va étudier ses 70 000 dossiers. J'espère qu'il y aura une transparence totale et qu'il dira combien de dossiers dangereux sont encore dans les tiroirs et qui n'ont pas été traités ou traités, on va dire, superficiellement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, parce que la question ne se posera pas. Donc je ne veux pas discuter sur quelque chose qui ne se posera pas. Et pour vous ? Moi, je ferai un pourvoi en cassation. Ah, si vous êtes condamné, vous ne quitterez pas la mairie de Perpignan ? Je ferai mon pourvoi en cassation. Et à l'issue, on verra bien ce qui se passe. Dans tous les cas de figure, vous savez, la démocratie, il y a la continuité du service et du pouvoir municipal. Donc si je ne suis plus là, une autre ou un autre prendra ma place et les choses continueront. Il ne faut pas non plus croire que quelqu'un s'en va et ça y est, c'est la fin du monde. Ça fait partie de la vie politique. Mais j'espère et en tout cas, je pense qu'en ce qui me concerne, je continuerai ma mission, non seulement à la mairie de Perpignan, mais à la communauté urbaine de Perpignan-Méditerranée-Métropole. Que vous présidez désormais. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 14:17Voir 2 autres passages
« comment ça s'est fini ? Oui. Une nuit, un samedi, le Conseil des ministres a mis d'une part le confinement et d'autre part a arrêté la réforme de la retraite. Pourquoi ? Parce qu'une partie du MEDEF avait commencé à dire attendez, qu'est-ce que vous nous racontez là ? On va faire une retraite à pointe, donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on paye plus cher nos cadres pour qu'ils restent chez nous parce que sinon ils s'en vont. Alors là, ils n'étaient plus du tout d'accord parce qu'ils avaient réalisé ce que ça leur coûterait à eux. »
BFMTV · Retraites, présidentielle 2027: entretien avec Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFIVérifier à 26:53
« Je vous en félicite. Mais quand l'invasion a eu lieu, moi qui n'ai pas la possibilité d'aller ici ou là, je me trouvais à La Réunion. L'invasion a eu lieu à 5h du matin, à 6h j'ai condamné. Par conséquent, ne me demandez pas ce que je pense de cette affaire, ne reprenez pas la routine qui consiste à dire que je ne sais pour quelle raison nous serions... Enfin non, nous sommes hostiles à toute invasion comme manière de régler les problèmes. Et je suis désolé si j'ai pu vous blesser en vous disant que vous n'étiez pas réveillé. Vous ne m'avez pas blessé. Parce que vous avez fait le travail et je vous en félicite. Car nous avions besoin d'informations sur ce qui se passait. Voilà. Donc revenons à cette affaire. Est-ce que je fais confiance à M. Poutine pour organiser les élections en Ukraine ? Certainement non ! C'est la raison pour laquelle, s'il doit y avoir des élections en Ukraine, eh bien je propose qu'on ne fasse pas comme on a fait dans le passé au Kosovo, nous, les Européens, Démocrates et compagnie, qui les avons organisées sous le contrôle de personne, mais que ce soit l'ONU qui le fasse. Donc vous voyez, M. Le Boss, la paix, ça signifie d'abord le fait qu'on fait un cessez-le-feu pour pouvoir voter et ensuite des garanties démocratiques. Mais écoutez-moi bien, l'important c'est qu'on fasse voter, parce que si on ne fait pas voter, eh bien au lieu d'avoir une paix durable, on aura une paix incertaine de gens, parce qu'il peut se trouver des gens en Ukraine qui disent mais pas du tout, nous n'avons pas envie d'être russes, nous avons envie d'être ukrainiens. Et on peut penser que ça existe, la preuve c'est que quand même ils se battent. Donc non, on ne les approprie pas à quelqu'un sans vote. Voilà, je crois que ce sont des choses de bon sens, mais encore une fois, on fait la paix avec son ennemi. L'ennemi de l'Ukraine et l'ennemi d'une manière générale des Européens qui n'approuvent pas les invasions comme c'est notre cas. Eh bien c'est M. Poutine. C'est avec lui. Mais remarquez que la première fois que j'ai dit il faut faire la paix et pour ça il faut avoir des garanties mutuelles, je me suis fait traiter d'agent de Poutine. Mais non, des garanties mutuelles, il faut en donner à l'Ukraine, il faut en donner à la Russie, il faut en donner à nous, les Français et au reste de l'Union Européenne. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 janv. 2024 au 7 juin 2026 · 44 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, 2002, où elle avait pratiquement prédit l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Elle avait prévenu Jacques Chirac. Elle lui avait dit qu'il ne le voit pas. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 19:15Voir 2 autres passages
« – Non, non, c'était très clair ce que disait M. Duhamel, ça n'était pas disgracieux, puisqu'il y a des points de vue, et il faut se faire à cette idée. La politique, ce n'est pas… Je veux dire, le rêve n'est pas que tout le monde soit d'accord. Le propre de la démocratie, c'est que les gens ne sont pas d'accord, et qu'on le règle en votant. Que voulez-vous ? Personne n'a trouvé mieux jusqu'à présent. Alors, on vote. Voilà. Et donc, le fait qu'il y ait des points de vue contraires est le fondement de la démocratie. Quand il n'y a plus de points de vue contraires, méfiez-vous, c'est que la dictature a commencé, que tout le monde a peur de dire ce qu'il pense. Bon, donc, venons sur le sujet, comme l'abord d'Alain Duhamel, parce que le diagnostic est bon. Ceci dit, j'ai le droit à cette étape, il me semble quand même, de vous dire quelle était mon intention, et celle du mouvement insoumis. Nous ne sommes pas, comment dire, une agence de communication qui vient avec un bon slogan, en espérant qu'on vendra plus de cacahuètes ou de castagnettes avec ça. Il y a une vision historique. Alors, on en pense qu'on en veut, mais nous sommes habités par ça. Le monde doit changer, il faut faire face à la catastrophe climatique, le capitalisme a atteint des limites et il va détruire, bref. Et à partir de ça, quelle réponse faire ? Nous autres de gauche, nous avons été dévastés à la fin du XXe siècle. L'URSS s'est effondré, ce n'est pas que c'était une recommandation, l'URSS, mais en attendant, ça a aggravé le désastre. Le désastre, c'était que notre manière de voir le monde ne collait plus à ce qui se passait vraiment. Moi, je suis un homme de 81 et de la suite, on décide qu'on va faire le socialisme, on fait le programme commun et de socialisme, on n'a pas vu le début du commencement. Et tout le monde était sidéré. Comment c'était possible une chose pareille ? Bref, donc, au milieu de ce chaos, nous avons essayé de porter une vision. Comment faire pour reconstruire une grande force de gauche qui puisse renverser la table de nouveau ? Là, on fait un pari. compliqué, hein ? Parce qu'on n'était rien du tout au départ. Et on se dit, nous allons proposer un programme, croître, et nous allons faire le, ce qu'on appelle en espagnol, parce que ça s'est trouvé que c'était les Espagnols qui ont posé le problème, le sorpasso. On va passer devant la social-démocratie, puisque dans toute l'Europe, elle fait des grandes coalitions avec la droite. Et comme on passe devant, eh bien c'est nous qui allons mener la gauche. Et pour la première fois de l'histoire de la gauche, la première fois, depuis qu'il y a une gauche en France, 1870, 1905, etc., au premier tour de l'élection législative, nous, les Insoumis, nous, comment dire, convainquons les autres qu'il faut faire des candidatures communes. C'est un événement sans précédent. On le fait. Deux fois. Les deux fois, comme me l'a dit élégamment Alain Duhamel, après un moment où ils se sont dit faisons comme ça, ils sont revenus à ce qu'ils pensaient. Je suis de votre avis et je me le tiens pour dit. Cette tentative de recomposition unitaire de la gauche, tout le monde a oublié parce que le temps passe et qu'il faut bien qu'on oublie sinon l'habit serait envahi par les nostalgies. Mais quand il y a eu l'événement de la chute de l'URSS, tout le monde parlait de faire, pourquoi pas, on allait faire le congrès de Tours à l'envers, on allait rapprocher les socialistes et les communis, faire un grand parti de toute la gauche. Tout ça a été oublié. Mais cet épisode-là est clos. On n'y arrivera pas, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. On va donc s'y prendre autrement. Donc là, vous avez raison madame, mais ce n'est pas un traitement psychologique dont nous avons besoin. C'est de la politique de fond. Les socialistes sur la Terre entière sont engagés dans un système de grande coalition. Ils continuent à penser que si le capitalisme fonctionne bien, il y aura des prises davantage pour les travailleurs. La mortalité 19e, 20e siècle. Nous sommes le 21e. Donc voilà le point où nous en sommes. Après le reste, des fois le ton monte. Enfin, il faut arrêter de pleurer. L'Assemblée nationale, ça a été dix fois plus violent dans le passé. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 juil. 2024 au 7 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le standard, annuité et cotisation, si vous commencez… C'est une troisième voie, Louis Alliot, que vous avez expliqué. Si vous commencez avant 20 ans et que vous cotisez pour des métiers pénibles, vous cotisez 40 ans, vous partez à 60 ans. Après 20 ans, vous cotisez 42 ans et vous partez à 62 ans. Sauf que plus vous commencez tard dans la vie professionnelle, et plus vous partez tard à la retraite. C'est-à-dire que vous partez à 62 ans, ça c'est le principe, mais si vous avez commencé à 25 ans, vous partirez à 67 ans. Voilà ce que ça veut dire. Et à ce moment-là, ce qu'a dit Jordan Bardella n'est pas du tout quelque chose d'extraordinaire. Est-ce que le Rassemblement national est en train de travailler pour changer son projet sur les retraites, ce que dit Jordan Bardella ? Très honnêtement, on travaille les chiffres, on travaille le contexte, mais le projet de loi qui a été défendu par notre groupe parlementaire à l'Assemblée nationale sera à quelque chose de près celui que nous défendrons à l'élection présidentielle. À quelque chose de près. Ça peut changer. Mais ce ne sont pas les mêmes chiffres. Dans notre projet, ça coûtait 10 milliards d'euros. Je suis persuadé qu'aujourd'hui, au regard de la situation, ça coûtera peut-être un peu plus, et il faudra regarder la manière de le financer. Mais tout ça, c'est le débat présidentiel. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 15:37Voir 2 autres passages
« j'ai connu dans le passé de la violence je vois comment elle peut se corréler à des grands événements politiques j'étais bien gamin mais la violence de l'OAS par exemple contre l'indépendance de l'Algérie puis ensuite pour provoquer des situations irréversibles et obliger l'armée française à rester en Algérie donc j'ai vu comment ça se passait comment la violence pouvait être manipulée et après j'en ai tiré des leçons mais c'est déjà lointain même pour moi je n'étais pas à l'âge de comprendre réellement tous les aspects de ça mais ça m'a marqué et surtout ce qui m'a marqué c'est les réactions autour de moi dans ma famille et tout à la violence ça donne une idée ensuite dans les années 70 j'ai pu observer comment la violence politique était corrélée à l'impuissance politique je veux dire dans notre pays nous avions en 1968 un très haut niveau de mobilisation sociale qui a fini en impasse c'était la plus grande grève générale de notre histoire et ça s'est terminé par une raclée électorale de première grandeur on n'avait jamais perdu aussi lourdement et donc il pouvait y avoir alors la gauche à l'époque était divisée il pouvait y avoir une forme de désespoir qu'on a observé par exemple en Italie où la gauche qui bénéficiait d'un très puissant parti communiste le parti communiste italien qui était une sorte de phare intellectuelle pour toute la gauche européenne pas seulement pour les communistes qui d'ailleurs les communistes français étaient en très mauvais terme avec les communistes italiens pour des raisons qui n'étaient pas toutes fausses d'ailleurs parce que le parti communiste italien il était à 32% il n'arrivait pas à prendre le pouvoir donc comme il n'avait pas d'allié possible il s'était tourné vers une improbable alliance avec la démocratie chrétienne tout ça n'a rien donné ça s'est terminé en un courbouillon de première grandeur mais sur la base de cette impuissance on a eu l'émergence des brigades rouges les brigades rouges c'est une c'était de l'action violente aujourd'hui comme on a un baptiste terrorisme on dirait terroriste il y avait des aspects qui n'étaient pas franchement enfin qui étaient quand même franchement posaient beaucoup de problèmes à tout le monde y compris à ceux qui trouvaient à l'époque dans la jeunesse sympathique les brigades rouges qui à mes yeux ne l'étaient pas je préfère le dire parce que à la fin on ne savait plus qui était quoi là-dedans et toutes les provocations étaient possibles alors on a eu notamment l'assassinat d'Aldo Moro bon président du conseil italien donc bon quoi enfin tout ça a débouché sur un impasse total puis une escalade à un moment donné il y a eu un attentat à la gare de Bologne il y a eu 100 morts et on l'avait immédiatement attribué aux brigades rouges ensuite on s'est aperçu que c'était l'extrême droite bref vous comprenez ce que je veux dire à partir du moment dans le temps de la violence et de la violence armée on ne sait plus qui réellement manipule qui hein quelles que soient les idées que se fassent les gens eux-mêmes donc voilà le risque d'une situation bloquée en Allemagne ça a donné la bande à Bader et chez nous en France ça a été beaucoup plus limité on a eu action directe qui a eu deux actions en effet directes de meurtre mais ça n'a jamais pris une ampleur considérable dans la mesure où premièrement les cellules ont été la cellule a été rapidement dissoute mais surtout surtout surtout il y avait une perspective politique bon nous dans notre période le mouvement insoumis il ne tombe pas du ciel par hasard bon c'est certainement pas la création d'un individu comme on a essayé de le faire croire cent fois à mon sujet bien sûr que j'y ai pris ma part mais le mouvement insoumis c'est jusqu'au bout le vote de 2005 contre la constitution européenne pas parce qu'elle est européenne mais parce qu'elle visait à constitutionnaliser le libre-échange la concurrence libre et non faussée et les autres merveilles du libéralisme qui ont ruiné le continent donc quand on est sorti avec un vote nous ne voulons pas de cette constitution 55% et vous savez comme moi que les élites ont dit ok message reçu c'est oui bon et donc la constitution s'est appliquée il y a eu en quelque sorte c'est un on a commencé à tordre le bras à luxer le bras de la démocratie française les gens disent non et les élites disent ah bah oui c'est oui voilà et donc avec mes camarades qui étions dans le parti socialiste à cette époque nous sortons en 2008 du parti socialiste nous constituons le parti de gauche nous rejoignent plusieurs petits groupes très courageux qui viennent avec nous et nous allions au parti communiste la suite de l'histoire vous la connaissez mais je veux vous dire que nous sommes politiquement le résultat de quelque chose et à partir du moment où nous nous sommes élevés au dessus d'un score à deux chiffres à partir du moment où en 2017 on a frôlé la barre du deuxième tour en 2022 où on l'aurait passé si le parti communiste était resté fidèle à son alliance avec nous on aurait passé le deuxième tour bon si vous voulez en quelque sorte les insoumis ont créé un horizon possible crédible qui plus est ils étaient armés de pied en cap en programme ils ont constitué une organisation très solide ensuite un institut de recherche des outils comme ceux qu'on est en train de faire vivre en ce moment alors il est clair qu'à partir du moment où ce qu'ils appellent la gauche radicale pourquoi pas devient une alternative de gouvernement bon bah là de l'autre côté c'est panique à bord c'est l'horreur pour eux bon ils savent très bien que si la chaîne du néolibéralisme rompt en France qui est l'endroit aujourd'hui le plus probable bon bah la catastrophe sera contagieuse la catastrophe pour eux parce que d'autres peuples vont se mettre à et puis nous les français on va aider à ce que dans d'autres pays il y ait des mouvements qui puissent se réclamer de nos méthodes de notre programme et du reste ils le savent alors la violence elle vient de là c'est que les autres se disent ah bah puisque c'est comme ça on va voir ce qu'on va voir donc ils attisent ils diabolisent ils radicalisent pourquoi ? parce qu'il faut à tout prix qu'ils divisent le peuple alors la génération précédente c'est après les juifs qu'ils en avaient jusqu'à les massacrer en raison de leur religion et de leur culture et maintenant c'est parti pour qu'on massacre ou qu'on s'en prenne aux arabes moi mon domicile est fracassé il est saccagé sur tous mes murs il y a pas seulement des obscénités mais des slogans contre les arabes bon bref c'est devenu l'objet d'une fixette que vous connaissez tous et la violence se propage dans ces milieux là c'est eux qui sont violents qui maintenant font des bandes qui attaquent dans la rue et pas du tout la traditionnelle imagerie je sais pas quoi moi de l'anarchiste qui a une bombe dans les dents je sais pas quoi ou du syndicaliste qui jette des boulons en acier c'est plus du tout ça dont on parle dans ce pays la violence vient de l'extrême droite et malheureusement elle reçoit des encouragements puisqu'elle n'est pas punie alors c'est vrai que le ministre Darmanin a interdit deux ou trois organisations d'extrême droite mais en même temps pour deux ou trois interdits à l'extrême droite il faut voir ce que la gauche a pris que ce soit la gauche syndicale ou rappelez-vous les bassines à Saint-Solines le jugement a depuis tranché en faveur de Saint-Solines et interdit ces méga-bassines mais il aura fallu 2500 ou 3000 gendarmes tirant plus d'une grenade par tête de manifestants quand je dis tête c'est parce que certains l'ont pris dans la tête pour de bon il y a eu quelqu'un qui a été dans le coma pendant plusieurs mois il y a eu des gens grièvement blessés et toute cette violence qui venait de l'état donnait un signal du genre tout est permis contre ces gens là »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous les croyez capables d'amender un peu ce budget ou pas, les socialistes ? Ce n'est pas possible. Nous, tous les ans, nous présentons, non, mais vous cherchez à ce que je dis des paroles méchantes. Vous n'avez pas besoin de moi pour ça, pour les socialistes. Alors, faites-le à ma place, puisque vous avez l'air de vouloir jouer tous les rôles, à la fois Rotaillot, Mélenchon, Bayrou. Allez-y, mon vieux, c'est votre heure de gloire. Bon, donc, non, je n'ai pas de garantie, je ne vais pas dire, ils vont se tromper. Mais je n'ai pas tout à fait bien compris, s'ils veulent le faire tout de suite ou après avoir négocié. Je les mets en garde, parce que la dernière fois, sous prétexte de négociation et, disait-il, d'avoir obtenu des merveilles, dont ce fameux conclave qui fut un piège à Nigaut, eh bien, à la fin, on a dû non seulement avoir le budget Barnier qui a pu rester, puisqu'ils ont refusé de voter la censure, mais en plus, ça s'est aggravé. Donc, je ne pense pas qu'ils fassent deux fois la même erreur. Il y a là des politiciens de haut niveau, qui, pour la ruse, sont assez capables de comprendre ce qui se passe. Donc, ne perdons pas notre temps à faire semblant de négocier pendant tout un débat parlementaire, qui se terminera par un 49-3, comme d'habitude, et par une motion de censure. Ne perdons pas de temps. Censurons tout de suite, et donc, nous serons en état de proposer d'autres choses, quand la question sera posée à nouveau de savoir quel budget paie. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 15:38Voir 2 autres passages
« Alors il y a une logique d'escalade. Et dans l'escalade, chacun des protagonistes, excusez ma voix qui est totalement cassée, chacun des protagonistes a toujours pour lui de bonnes raisons. Et invoque le fait qu'il ne peut pas faire autrement que de riposter. Alors les Iraniens ont d'abord dit qu'ils ripostaient à l'attaque de leur ambassade, au titre de l'article 51 de la déclaration de l'ONU, qui permet la légitime défense, c'est ce qui avait permis aux Etats-Unis d'intervenir en Afghanistan, puis les Israéliens à riposte, et on voit bien qu'à ce rythme, on pourrait aller à la guerre totale, comme cela s'est produit dans le passé de l'histoire, où d'escalade en escalade, on est arrivé jusqu'à deux guerres mondiales. Par conséquent, je crois que l'essentiel pour les nations, et notamment pour la nôtre, la France, c'est de tout faire pour que cette escalade s'interrompe. car au bout du compte, la violence guerrière ne produit jamais rien d'autre que de la violence guerrière. Dans ce type de situation, il n'y a pas d'autre résultat. Et je redoute que Iran, Israël, puis ensuite Israël-Liban, le Liban viennent à être menacés, d'autres pays, d'ailleurs, les ripostes où il les décrive avec ce mot de M. Netanyahou, ont porté aussi sur l'Irak, sur la Syrie, sur l'Iran, c'est-à-dire sur tout le monde. Non, il est temps d'interrompre cette escalade, parce qu'elle est extrêmement dangereuse, et que le point de départ, je veux qu'on s'en souvienne tout le temps, c'est le génocide en cours à Gaza. Et à partir de là, les uns les autres se positionnent et entrent en guerre les uns contre les autres. C'est cela qu'il faut interrompre, donc la première mesure, c'est le cessez-le-feu à Gaza, car à partir de là, je pense qu'on sera en état de faire redescendre la température. »
BFMTV · "Nous ne nous tairons jamais": l'interview en intégralité de Jean-Luc MélenchonVérifier à 0:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités28 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais nous ne choisissons pas les journalistes. Quand le livre est paru, qui est un cousu d'insultes, de diffamation, de mise en cause de la vie privée, d'une manière souvent complètement inventée, avec les éléments les plus perturbés qu'il venait faire, qui met en cause nos propres gosses. Nous sommes des êtres humains, M. Le Boss. Nous avons une dignité. Nous avons écrit au monde et à Libération pour dire, il y a un problème. Le chef de votre rubrique nous qualifie de secte. Nous sommes la première organisation de gauche au Parlement. Deuxièmement, nos vies privées. Alors, M. Le Boss, est-ce que ma réplique, ça devrait être de parler de votre vie privée que je ne connais pas et qui doit être tout à fait honorable ? J'en suis certain. Mais franchement, ce sont des méthodes où notre dignité humaine, nous n'avons interdit absolument pas au monde d'être présents. La preuve, nous avons accrédité leur journaliste. Et Libération, tout d'un coup, décide qu'il retire son journaliste présent ici. Alors, je terminerai par une question. Donc, on ne peut pas refuser quelqu'un qui vous traite mal. Alors, dites-nous quelle est la solution. On vous a proposé un conseil déontologique de la presse. Ils n'en ont pas voulu. Et vous savez pourquoi je vous réponds, comme je le fais, dans le détail et sans colère m'adressant à vous. C'est que la société des journalistes de BFM a en effet posé la question de savoir pourquoi nous avons... »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 58:23Voir 2 autres passages
« – Ah ben, je lui réponds, comment, quand les poches sont vides et les frigos sont vides, comment peut-on dire qu'on va encore prendre 43 milliards ? Comment peut-on défendre ça ? Monsieur Bayrou, on est en train de découvrir un personnage qu'on ne connaissait pas. Il manifeste une sorte de mépris et d'indifférence à la souffrance des autres, que l'on a pu observer dans l'affaire Betram, et que l'on voit maintenant à tout propos. Vous allez encore prendre 43 milliards aux Français. Monsieur Bayrou, vous faites une politique, pardon d'employer l'ancien vocabulaire, c'est une politique de classe. Si vous voulez trouver 43 milliards, je vous dis, rangez vos ciseaux, allez plutôt chercher l'argent là où il se trouve, et je vais vous dire comment en une minute… – Alors, ça, allez-y. – Allons-y. Premièrement, vous n'avez qu'à reprendre l'amendement qui a été adopté par l'Assemblée nationale et proposé par la députée insoumise de la Gironde. C'est-à-dire taxer les super-profits, c'était l'amendement Coquerel. Taxer les… en plus des super-profits… – Les hauts patrimoines… – Oui, parce qu'il y a deux taxes, vous savez, il y a les super-profits… – C'est rejeté par le gouvernement. – Et puis… non mais ça, c'est rejeté par le gouvernement, et ça a été voté par l'Assemblée nationale. Enfin, monsieur Le Boss, quand même… »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 5:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est pas parce que lui et sa presse a voulu faire ça que pour autant les gens en ont été convaincus il faut faire attention bien sûr je vais pas dire c'est pas vrai il y a des gens qui sans doute trouvent un prétexte de plus pour ne rien faire oui ça sert à rien donc pourquoi on va y aller vous l'avez bien dit ok d'accord fais rien ça va aller mieux bon ça je veux dire ce genre de d'enfermement à front de bœuf bon ça a toujours existé un coup c'est ça l'autre coup après c'est autre chose bon mais globalement c'est pas la leçon essentielle qu'il faut tirer c'est qu'au contraire un tas de gens ont compris que c'était redoutable de se mettre en mouvement et que c'était le moyen le plus simple d'envoyer au tapis les l'adversité l'adversaire et la preuve c'est que nous avons fait tomber un gouvernement grâce à ça comme nous étions le premier groupe nous avons pu déposer la motion de censure et comme nous avons tenu bon de censure en censure chaque fois qu'il y avait un 49-3 chaque fois qu'il y avait une violation de la démocratie parlementaire on a fini par avoir le dernier mot et ça tout le monde l'a compris donc l'idée qui domine c'est que tout le monde est en bataille pour faire partir Macron ce qui était important c'était de mettre en mots ce qu'il y avait à faire et pas juste d'être là à protester etc donc nous quand on a eu on a passé un été horrible il faut dire entre les élections à répétition au mois de juillet ensuite l'autre il ne veut plus entendre parler de nommer un premier ministre bon on a dû négocier nous un non qui a certainement été le moment le plus fatigant à assumer tellement fatigant comme ils étaient tous là à l'extérieur en train d'aboyer ah vous avez vu ça n'arrive à rien l'autre jour j'ai entendu madame de Malherbe avec toujours cette air qu'elle a dire oui vous avez mis plus de deux mois vous décidez et je crois que c'était Bompard qu'elle avait alors Bompard il est sans pitié pour ce genre de de bêtises et il lui a dit ah non non deux mois pas du tout ça a pris douze jours et vous savez ce qu'elle a répondu vous avez pas suivi ce grand moment elle a dit oui c'est deux mois ressenti alors c'est comme la température il y a la température réelle et la température ressentie alors si vous voulez un thermomètre de la température ressentie en politique vous allez voir madame Malherbe mais il se trouve qu'elle elle ne ressent que ce qui est en notre défaveur ce qui l'empêche le plus souvent d'avoir un regard assez critique sur ce que fait le macronisme d'une manière générale alors donc ça ça a été un été affreux pour nous et franchement quand on était en vacances ouf et bien on n'est pas resté deux pieds dans la même chaussure parce qu'on s'est dit quand même si on dit que c'est un coup de force quant à démocratie on peut quand même pas dire bah attendez moi je m'en vais faire des châteaux de sable donc on a dit quel est l'acte politique qui trace une ligne à partir du point où nous sommes bah c'est forcément la destitution puisqu'entre temps nous avions gagné la majorité au bureau de l'Assemblée Nationale ce qui nous donnait le pouvoir de destituer le président donc on l'a déposé on ne s'attendait pas à être accueilli par des bravos et des hurrah alors ce que nos auditeurs ne savent peut-être pas c'est qu'on a fait une tribune dans laquelle on a mis tous les responsables c'est le top 5 ou 6 on a pris ceux qui ont un titre officiel et on a signé une tribune alors ce que nos auditeurs ne savent pas c'est que la tribune on l'a d'abord proposé au monde et le monde a dit ah non non on ne peut pas publier ça alors ils prennent leur temps pour répondre toujours parce que pour vous pourrir la vie ils sont là et oui ben on ne peut pas parce que alors en plus ils nous l'ont écrit donc on garde à la disposition de la rédaction l'aveu de ses exploits ils disent ben non on ne voudrait pas que il y a plusieurs points qui posent problème primo segundo nous ne voudrions pas que ça donne l'impression d'être une caution donc on s'est foutu d'eux en leur disant donc tout ce que vous publiez le reste du temps vous pose pas de problème primo et segundo tout ce que vous publiez vous le cautionnez ça va de soi bon mais non c'est pas ça qu'on a voulu dire ben écoutez on s'en fout de ce que vous avez voulu dire le résultat est que vous ne le publiez pas donc on s'est adressé à quelqu'un d'autre la tribune et là on est tombé sur du vrai journalisme bon alors je vous dis pas qu'il est de notre bord c'est pas le cas mais Bruno Jeudy c'est pas un propagandiste de la LFI mais le gars il dirige un journal il comprend que c'est un événement que la plus grosse représentation parlementaire de la gauche appelle à la destitution du président de la république donc il comprend il publie et en effet c'est une bombe tout le monde se met à en parler et bon à partir de là il fallait calculer la stratégie on l'a fait ça a payé on s'est dit ben on le pose on va le faire avancer ça a avancé et puis deuxièmement à la première censure quick la jonction se fera entre les deux problèmes on censure un gouvernement on nous met par un président qui l'a choisi sans majorité voilà point et nous on pensait qu'on en aurait une fois que la censure serait votée on s'était dit il y en a pour un mois à ce que tout le monde comprenne qu'il y a un lien avec Macron pop pop pop 24 heures après c'était parti et il y avait un premier sondage où un les gens nous approuvaient un deuxième sondage pour dire Macron doit s'en aller et maintenant il y a un troisième sondage qui est apparu avec toutes les limites qu'on peut dire sur les sondages mais le troisième il dit que les gens pensent qu'en effet il faut passer à la sixième république donc nous mouvement insoumis qui sommes les porteurs de l'idée de sixième république depuis depuis que nous existons et en tout cas au moins depuis 2012 puisque c'était le front de gauche aussi c'était son grand slogan pour nous du point de vue idéologique ça montre de quel côté tourne la pensée de nos compatriotes c'est une belle victoire pour vous ah bah oui c'est énorme c'est pour ça je vous dis que le troisième élément c'est que maintenant nous allons accumuler les victoires idéologiques alors on le savait parce que quand on a fait le sondage une année sur les points forts de notre programme on trouvait des résultats très satisfaisants on enlevait 10 points à chaque fois pour voir à peu près où on en était mais c'était toujours ultra majoritaire donc je pense que maintenant la planification écologique vous n'avez plus une personne qui va dire dans le pays c'est un truc soviétique bon l'augmentation du SMIC personne ne dit ah non on ne veut pas entendre parler de ça parce que notre pauvre patron il ne va pas arriver à nous payer voilà et ainsi de suite donc ça confirme la thèse dans l'intellectuel qui en a fait un livre qui dit que la droitisation et l'extrême droitisation n'est pas une réalité des profondeurs du pays c'est dans les sommets dans les profondeurs du pays même quand par hasard on dit du bien de l'extrême droite c'est toujours à partir de positions qui ne m'y correspondent pas c'est à dire d'aspiration égalitaire d'aspiration à une société du bien-être pour le peuple donc voilà j'attaque 2025 avec la pêche »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 31:19Voir 2 autres passages
« Oui, on peut parler d'un échec, parce que, normalement, une commission d'enquête, il n'y a ni échec ni réussite. Tu as mené l'enquête et tu as fait apparaître des choses. Mais cette commission a très mal commencé, ça n'en était pas une. M. Wauquiez, le président du groupe Les Républicains, avait dit qu'il s'agissait de pointer les rapports supposés entre l'islamisme, qui dans son esprit est la même chose que l'islam et que le terrorisme, et la France Insoumise. Alors, c'est tellement gros que ce n'est pas compatible avec le règlement de l'Assemblée. Imaginez-vous une Assemblée qui ferait des commissions d'enquête sur une de ses composantes. Bon, ça n'existe dans aucun régime démocratique, mais M. Wauquiez n'a pas l'air d'être au courant. La dernière fois, peut-être qu'on a vu ça, c'est pendant la Grande Révolution, entre Jacobin et Girondin. Enfin, c'est des situations extraordinaires. Donc, ça n'a pas marché. La commission des lois a dit, alors, ça, ce n'est pas possible. Vous ne pouvez que faire une formulation plus générale. Et voilà donc parti pour une formulation plus générale, les rapports entre l'islamisme et les partis politiques en France. Et ils se sont appuyés sur un rapport que M. Retailleau avait rendu public, qui n'était pas du tout destiné à ça, et qui étudait un segment particulier, l'action d'une société politico-religieuse, islamiste, Les Frères Musulmans, qui est une organisation qui est née en Égypte, il y a bien longtemps. J'avoue que moi, j'étais un peu surpris d'entendre parler de ça en France, parce que ce n'est pas son lieu de... Mais enfin, bon. Et le rapport, il suffisait de le lire, pour savoir que tout ça n'avait aucun sens, puisque le rapport lui-même dit, « Bon, franchement, on ne voit pas de lien. Bien sûr, ça existe. Il y a un travail qui est fait, comme pour tout le monde et n'importe qui. Tous les groupes dans ce pays, quels qu'ils soient, religieux ou pas, essayent d'avoir leur influence, de contacter des élus, de se rendre intéressants et tout ça. » Bon. Jusque-là, en gros, tout le monde s'en foutait. 8 mosquées sur 2800, sous influence supposée, hein, il faudrait aller vérifier. On ne peut pas non plus dire que ça va empêcher la France de tourner. Mais il se trouve que récemment, dans le contexte des conflits entre les États du Golfe, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 janv. 2024 au 13 déc. 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On savait qu'on allait prendre chair et ça a commencé tout de suite par des débordements de haine contre nous, comme d'habitude avec la guerre du mot, le mot qui n'y est pas et le mot qui est. Bref, ça a commencé par la traditionnelle méthode de diabolisation qui est utilisée contre nous. Mais nous sommes assez experts de la vie internationale pour avoir immédiatement compris que le 7 octobre justifierait une réplique d'une violence totale. et par conséquent, il y aurait sans doute un niveau à ce moment-là de violence qui serait spectaculaire et à tous égards lui-même porteur de danger. Mais honnêtement, quand ça a démarré, aucun d'entre nous pensait qu'il y aurait un génocide. Si bien que le tenir bon du départ, qui résultait d'une analyse politique disant « ça va être violent la réplique » et nous, nous devons nous en tenir un cadre stable à partir duquel analyser la suite des événements et avoir des références qui ne changent pas en cours de route. C'est la raison pour laquelle, depuis le début, on avait choisi de se caler sur la question du droit international comme recours et comme référence pour la pensée. Je le mentionne parce que c'est un aspect qui souvent échappe à ceux qui veulent analyser nos comportements. C'était en réalité en même temps un changement dans l'attitude d'un mouvement comme le mouvement insoumis, parce que rien ne nous prédisposait à avoir comme boussole le droit international, parce que parmi nous, nombre d'entre nous, ou qui militent, ou qui ont milité autrefois à l'extrême gauche, avaient tendance à considérer le droit international comme une espèce d'illusion au service des puissants. Donc il fallait assumer une position politique claire et tranchée, y compris dans nos milieux à nous, insoumis. Et la bonne surprise a été de voir que tout le monde suivait, il y avait l'intelligence politique du moment. Une intelligence sans illusion, je veux dire, par là que personne, tout d'un coup, ne s'est mis à dire « Ah, formidable, le droit international est le sommet de ce qu'on peut faire de meilleur ». Mais tout le monde comprenait que, si on ne s'en tenait pas à ça, on était embarqué dans des logiques qui n'étaient pas les nôtres, que ce soit celles de Netanyahou, que ce soit celles de tous ces répondeurs automatiques dans tous les pays, ceux de toute la sphère médiatico-politique dans tous les pays. Alors, ensuite, personne d'entre nous non plus n'aurait cru qu'en cas de génocide, le système médiatique mondial procéderait à une telle invisibilisation du génocide. Et ça nous a permis, d'ailleurs, de mesurer que, comme le dit maintenant l'expression courante, c'est la première fois que les victimes d'un génocide filment elles-mêmes ce qui leur arrive. C'est une expression qui court beaucoup, mais il ne faut pas qu'on la banalise, parce qu'en effet, tout ce que nous avons appris, nous l'avons su par ces canaux-là, par ceux qui vivaient sur place, ce qui se passait. Donc, il y a beaucoup d'enseignements à tirer de tout ça. Et nous, je dis que c'était évidemment une épreuve politique, c'est sans regret, parce qu'entre-temps, l'abomination est venue, en quelque sorte, valider la thèse qui était la nôtre au départ. Mais sur le moment, ce n'était pas le cas. Et il ne faut pas lire l'histoire seulement à la lumière du rétroviseur, si je peux me permettre cette expression-là. Mais à ce moment, c'est pour ça que j'ai dit que c'était une épreuve morale. Et pour moi, l'engagement politique est très étroitement connecté à la philosophie de la vie et aux morales qui s'en déduisent. Et donc, la réaction des camarades quand il pleuvait des pierres sur nous, »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 6:17Voir 2 autres passages
« Comme c'est fait là, d'abord il faut que tout le monde comprenne parce que si on se contente de lire la dépêche de l'AFP, on ne peut pas le comprendre. Il se trouve que la France a payé sa cote part. Oui, a déjà payé, donc il n'y a plus rien à payer. Il n'y a plus rien à payer. Mais ce qui ne va pas c'est de dire donc la France a décidé de s'associer. Non, la France a dit qu'elle attend la conclusion de l'enquête. Parce que si en effet des membres des Nations Unies ont pris part d'une manière ou d'une autre au combat, c'est un sérieux problème. Et en particulier à un acte comme celui du 7 octobre. Et là ça justifiera selon vous de couper le financement à l'agence de l'ONU ? Mais je ne veux pas qu'on donne l'impression que cette agence était en quelque sorte une bande armée. Je voudrais que par respect pour les membres de l'ONU, 60 sites de l'ONU ont été détruits. 100 personnes de l'ONU ont été tuées. Et Israël, ou plus exactement le gouvernement de M. Netanyahou, n'a pas encore donné une seule démonstration de la culpabilité de ces personnes. Israël, le gouvernement de M. Netanyahou a attaqué. C'est tout, sans prouver. Alors nous verrons, il y a une enquête. J'admire l'agence qui a immédiatement suspendu cette personne sur le simple doute qu'elle y ait participé. Et j'espère, parce qu'il faut quand même dire les choses comme elles sont, ceci pourrait être, pourrait être, je sais qu'en guerre c'est un grand moment d'objectivité, mais pourrait être une manière de continuer la guerre par d'autres moyens, en interdisant à cette agence d'agir, d'avoir des moyens, non pas pour commettre des massacres, mais pour apporter la seule aide que reçoivent aujourd'hui les Palestiniens. Donc, la France a raison de dire, on ne peut pas accepter qu'une agence de l'ONU participe à des actions que nous réprouvons. Mais pendant qu'on dit, M. Duhamel, rappelez que nous avons 60, nous avons 700 Français sous casque bleu au Liban. »
BFMTV · Agriculteurs, Israël, élections européennes: l'interview de Jean-Luc Mélenchon en intégralitéVérifier à 47:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés28 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et bah on s'en rapproche parce que l'ennemi est en train de se déglinguer de tous les côtés et puis qu'il y a plein de gens qui voient bien qu'on avait raison aussi bien dans les méthodes l'action collective de masse et pas à l'avant-garde isolée dans son coin l'action libre c'est à dire que pour les compromis c'est pas trop notre affaire quoi on crée des rapports de force et c'est à la fin qu'on fait un bon compromis parce qu'on laisse pas la situation dans l'état dans lequel on est que la conflictualité est le chemin le plus court vers la solution moi je suis toujours ça me scie toujours de voir ça qu'on me reproche la conflictualité alors quand c'est à gauche ça me scie encore plus parce que c'est quand même la base du mouvement socialiste que le conflit crée la conscience mais si je devais m'adresser à la bonne société plus classieuse je la renverrais à Héraclide parce que c'est lui le premier qui dit que le conflit est mère ou père je ne me rappelle plus de toute chose et il dit tout le futur est contenu dans la discorde c'est parce que nous ne sommes pas d'accord que nous en venons à discuter à ne pas être d'accord et à créer des rapports de force suivant ce qui est en cause et donc tout le futur s'inscrit dans cette logique alors que ceux qui ne veulent pas de la conflictualité cessent les premiers et puis nous verrons quels résultats nous obtiendrons dans cette circonstance voilà mais en général ceux qui reprochent la conflictualité ne sont pas du tout gênés par celles qu'ils organisent eux-mêmes voilà les leçons attirées pour 2025 on sait que le 14 janvier nous avons un rendez-vous avec l'histoire monsieur Bayrou fera sa déclaration de politique générale et nous exigeons de lui qu'il pose la question de confiance pourquoi parce qu'on ne peut pas perdre notre temps s'il n'y a pas de majorité dans l'assemblée pas la peine de recommencer la discussion sur le budget parce que ça se terminera à la fin par un 49-3 on aura juste perdu cette fois-ci encore plus de temps parce que comme on n'est plus dans la période légale habituelle il n'y a plus de délai de temps c'est une histoire de fou donc on pourrait discuter du budget pendant toute l'année et alors tu exagères vous me dites toujours que j'exagère mais non je n'exagère pas je vais vous trouver un exemple en Espagne ça fait deux ans qu'ils n'ont plus de budget et donc comme ils n'ont pas de budget ils reconduisent le budget de l'année je crois 2023 donc 23 ou 22 enfin en tout cas ça fait déjà deux budgets et donc vous avez un gros malin il peut décider qu'on en reste au budget de l'année je ne sais pas laquelle là on fonctionne sur 2023 je crois et puis voilà on continue bon franchement ce n'était pas un budget qui nous était favorable sinon ça se serait su donc il ne peut pas être question de ça ne nous faites pas perdre de temps ne nous faites pas ridiculiser le Parlement posez la question de confiance et si vous ne posez pas la question de confiance alors nous nous poserons la question de défiance c'est-à-dire la censure et je pense que nous avons des chances raisonnables de le censurer pourquoi ? parce que même nos alliés qui étaient pourtant pleins de bonne volonté qui avaient demandé des concessions mutuelles ce dont il ne pouvait être question pour nous ou des pas de part et d'autre alors les concessions mutuelles c'était les socialistes les pas de part et d'autre c'était les communistes et je ne sais plus quelle expression bizarroïde avaient trouvé les écologistes enfin ils étaient tous partis la fleur au canon pour aller faire des compromis alors bon après s'être fait traîner des deux côtés dans la boue pour finir ils sont rentrés à la maison ils reviennent à la maison avec les insoumis alors on leur dit c'est bien vous êtes revenus à la raison on est content de vous revoir et voilà ça commence c'est le vote de censure et je pense compte tenu de ce que j'ai vu hier hier ils sortaient de chez Bayrou alors ils ont tous dit qu'ils n'avaient pas de raison de ne pas voter la censure alors donc je pense qu'on va la voter si bien que comme on va la voter tous ça met quelqu'un d'autre au pied du mur c'est madame Le Pen qui vient juste de dire qu'elle prépare une présidentielle anticipée donc si elle se prépare une présidentielle anticipée la meilleure manière qu'il y ait une présidentielle anticipée c'est qu'elle vote la censure parce que deux gouvernements censurés ça nous ferait cinq gouvernements en douze mois la moyenne va tomber à un peu plus bas qu'elle est aujourd'hui ça va bon pour le calcul et c'est évidemment une situation politique intenable pour le président de la république parce qu'il ne trouvera pas de majorité ni cette fois-ci ni la suivante ni à aucun moment donc pour revenir aux urnes c'est comme ça qu'on fait dans les démocraties on n'a pas d'autre choix que de refaire une présidentielle voilà pourquoi l'année 2025 va être une grande année politique mais au bon sens du terme et vous tous qui m'écoutez ne vous laissez pas intimider par les apparences ne cédez pas à la facilité qui consiste à dire agna agna tout ça c'est la pac-guy c'est instable n'écoutez pas ceux qui vous annoncent les criquets les sauterelles et l'hiver nucléaire chaque fois que les choses ne tournent pas en leur faveur ça va être compliqué l'année prochaine et donc toute notre intelligence doit être mobilisée pour trouver des issues et les issues c'est pas la cravistouille le mélange de la gauche et de la droite et je sais pas quoi et toutes ces idées qui n'ont jamais marché nulle part bon courage »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 1:07:01Voir 2 autres passages
« – Oui, oui, oui, c'est ça, là vous êtes mal, moi je vous invite à rester sur le fond du sujet. Et le fond du sujet, c'est qu'une doctrine de maintien de l'ordre doit être la même tout le temps. Quant à moi, monsieur Duhamel, je n'ai jamais accepté qu'on s'en prenne à tout ce qui concerne les instruments de l'État. Jamais. Alors oui, c'est vrai, quand des gens ont attaqué des banques, excusez-moi, je n'étais pas dans les premiers à dire, « Ah, quel dommage, vous avez pété une banque ». Par contre, quand est descendue la façade d'un hôpital, j'ai fait partie des premiers à dire, « Ça, ce n'est pas acceptable ». Et pourtant, vous aviez dramatisé, on aurait cru qu'on avait battu les enfants qui étaient dedans. Il y avait deux carreaux qui étaient descendus, et je dis, non. Chaque fois qu'il s'agit du bien public, ce qui nous appartient à tous, alors on est dans une autre situation. Et figurez-vous que j'essaye de faire preuve de compréhension des situations, de finesse des situations. Quand des gens ont été éborgnés, comme ils l'ont été gratuitement et sauvagement, et qu'aucune réparation n'est intervenue pour eux, je comprends que d'autres, après, soient très énervés. Et donc, je fais toujours en sorte de doser. Par exemple, quand je dis aux paysans, « Je comprends ce que vous êtes en train de faire, mais je vous parle franchement. » Si c'est que vous bloquez l'accès à Paris juste pour supprimer les jachères, je ne suis pas d'accord avec vous. Mais si vous êtes d'accord pour dire « On revoit de fond en comble les règles du libre-échange des marchandises agricoles », je suis le premier à courir devant. »
BFMTV · Agriculteurs, Israël, élections européennes: l'interview de Jean-Luc Mélenchon en intégralitéVérifier à 12:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« – Bon, alors attendez, on va mettre de l'ordre, parce que ce que vous dites, et là, c'est que je vous estime beaucoup, malheureusement, je suis obligé de dire que ce n'est pas vrai. Mais je vais vous montrer pourquoi, et vous allez mieux comprendre le moment dans lequel nous sommes. Donc, ils disent bloquons tout, ma foi, c'est eux qui ont choisi le mot d'ordre. Je ne vais pas commencer en disant, on appelle à vous soutenir, et c'est ça qu'on demande aux insoumis. Participez aux actions qui sont là, aidez du mieux que vous pouvez, c'est-à-dire, des fois, essayez d'apaiser les esprits si la température monte de trop, d'autres fois, donnez le coup de main. Ça, c'est notre consigne aux insoumis. Et puis, deuxièmement, eh bien, il y a que nous sommes des connaisseurs de la lutte. Quand il y a des fédérations syndicales qui appellent à une journée de grève le 10, nous disons, puisque la Confédération Force Ouvrière appelle à déposer un préavis de grève pour tout le mois de septembre, donc ils peuvent faire grève à l'instant où ils le décident. Puisque la CGT, par la bouche de Mme Binet, a dit qu'il fallait soutenir le 10, parce que c'était une étape, et elle a dit fort justement, je le répète, fort justement que ça devait être à l'intérieur d'une action. Car si l'action est réussie le 10, la question qui se pose, c'est que fait-on le 11 et puis le 12. Et puis, il y a un autre dirigeant de premier plan de la CGT, dans lequel je me reconnais tout à fait, M. Laurent Brun, qui dit, eh bien, voici comment il faut faire, être à l'écoute, aider, on dit exactement la même chose l'un et l'autre. Et c'est dans ces conditions que j'ai dit, écoutez, si les uns appellent à l'action, d'autres à la grève, eh bien, il ne faut pas effilocher et perdre l'occasion du 10 septembre. Ce qui serait le mieux, c'est que le 10 septembre soit une grève générale. Mais je n'ai pas le pouvoir, comme responsable politique, d'appeler une grève générale, c'est les syndicats. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 2:39
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 53:30
« Oui, ce n'est pas des façons de parler pour un pays fondateur de l'Union Européenne à un autre pays. Je pense qu'on ne gagne rien. Je ne dis pas que nous, qui sommes vous un journaliste, moi un militant politique, les mots des fois, mais pas quand on exerce une responsabilité gouvernementale. Personne n'a le droit de nous parler comme ça. Si nous décidons de faire une chose ou une autre, nous le faisons, alors évidemment on serait faible si on le décidait sans vote. Maintenant, je viens spécifiquement à votre question qui est de dire, est-ce qu'on doit aller là-bas sur le terrain ? Je vais vous dire qui doit aller sur le terrain. Ce sont des troupes de l'ONU. Et alors, dans le cadre de l'ONU, doit-il y avoir des Français ? Oui, comme il y en a par exemple au Liban, où il y a une force d'interposition dans laquelle il y a des Français. Donc il faut, s'il doit y avoir une garantie de paix, que ce soit l'ONU. De manière à ce qu'à aucun moment, les Russes ou qui que ce soit d'autre disent, ah ben tout de même, alors on a fait tout ça pour éviter que l'OTAN vienne et pour finir, ils viennent quand même. Donc je pense que ça ne serait pas quelque chose d'habile pour la paix. Les troupes de l'ONU, personne ne peut dire le contraire puisque les Russes eux-mêmes sont membres de l'ONU. »
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 56:07
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 31:19
« déjà, sont méfiants à l'égard du RN, mais comprennent de quoi il s'agit avec cette organisation. Bon, mais pour moi, dans l'analyse, ça validait une stratégie, car tous les chiffres montrent que nous avons, nous, Front Populaire, fait un bon résultat, grâce au bon résultat, dans les zones où les Insoumis avaient fait les plus intenses, campagnes pour faire, inscrire les gens sur les listes électorales, et où déjà, nous avions fait le meilleur score aux élections européennes. »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 14:53
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 1:07:01
« déjà, sont méfiants à l'égard du RN, mais comprennent de quoi il s'agit avec cette organisation. Bon, mais pour moi, dans l'analyse, ça validait une stratégie, car tous les chiffres montrent que nous avons, nous, Front Populaire, fait un bon résultat, grâce au bon résultat, dans les zones où les Insoumis avaient fait les plus intenses, campagnes pour faire, inscrire les gens sur les listes électorales, et où déjà, nous avions fait le meilleur score aux élections européennes. »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 14:53
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 24:45
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 24:45
« Et elle a dit dans le même texte qu'on trouverait le moyen de s'accorder et personne ne nous reprocherait si on diminuait le niveau de nos exigences. Pourquoi je dis qu'elle est la mieux placée ? Parce que Mme Tubiana a négocié brillamment l'accord climatique de la COP 21. N'est-ce pas ? Et elle est la première à savoir que, ensuite, ça n'a pas été respecté. Et elle a exprimé elle-même la déception. Ensuite, elle a été présidente de la Convention, dont il était convenu, avait dit le président de la République, que ce qui se déciderait là s'appliquerait immédiatement sans filtre. Rien ne s'est appliqué. Et elle-même a exprimé son désaccord avec cette méthode. Donc, elle comprend le fait que les insoumis lui disent, Mais si vous pensez que vous allez renégocier notre programme avec d'autres, comme nous savons que les autres ne l'accepteront jamais, vu que nous avons vu comment ça s'est passé pour l'élection d'André Chassaigne, dites-moi, vous qui êtes à BFM, qui parmi les LR, qui parmi le centre, est d'accord pour appliquer l'impôt sur la fortune ? Qui parmi eux est d'accord pour rétablir les taxes sur les super profits ? Réponse ? Personne. Donc, de quoi parle-t-on ? »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 16:04
« Très lointement non, parce que je pense qu'il faudrait regarder ce qu'on demandait comme priorité, par exemple, les autres gardes des Sceaux. On pense à M. Dupond-Moretti et à quelques autres. Je crois qu'il a mis le doigt, M. Darmanin, sur le problème, un problème administratif, judiciaire bien précis. Il faut qu'il aille au bout de cette logique-là. Et peut-être qu'on s'apercevra à ce moment-là d'un certain nombre d'autres carences dans l'institution judiciaire. »
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 6:20
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 5:11
BFMTV · Lyhanna, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ... L'interview de Louis Aliot, vice-président du RNVérifier à 8:07
BFMTV · 10 septembre, Palestine, budget... L'interview complète de Jean-Luc MélenchonVérifier à 53:30
BFMTV · Retraites, présidentielle 2027: entretien avec Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFIVérifier à 9:37
« comment ça s'est fini ? Oui. Une nuit, un samedi, le Conseil des ministres a mis d'une part le confinement et d'autre part a arrêté la réforme de la retraite. Pourquoi ? Parce qu'une partie du MEDEF avait commencé à dire attendez, qu'est-ce que vous nous racontez là ? On va faire une retraite à pointe, donc ça veut dire qu'il va falloir qu'on paye plus cher nos cadres pour qu'ils restent chez nous parce que sinon ils s'en vont. Alors là, ils n'étaient plus du tout d'accord parce qu'ils avaient réalisé ce que ça leur coûterait à eux. »
BFMTV · Retraites, présidentielle 2027: entretien avec Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFIVérifier à 26:53
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 38:40
« Non ça arrive régulièrement en France si on va prendre le recul de l'histoire longue je vais le faire aussi rapidement que possible rappelez-vous que la première république elle résulte d'une révolution et de l'invasion du pays par les royautés qui l'entouraient la deuxième république et bien c'est la brève histoire de la révolution de 1848 et l'expulsion de nos derniers rois la constitution de la troisième république c'est le résultat de la défaite de Sedan et de l'invasion de la France par l'Allemagne et donc le pays s'est remis d'aplomb de cette manière là et de manière très confuse au départ parce qu'on ne sait même pas si c'est une royauté ou une république et il a fallu qu'à l'occasion de un ou deux articles constitutionnels personne ne voulait toucher à rien donc on a voté un ou deux trucs et dedans il y avait le mandat du président et de sept ans et quelqu'un a déposé un amendement qui disait de la république donc le mandat du président de la république et de sept ans alors on a voté à une fois près c'est passé parce que tout le monde avait parfaitement compris qu'on était en train de voter le passage à la république je le rappelle parce que il faut toujours se rappeler qu'ici on est en France on n'est pas dans des pays plus paisibles dans la vie politique comme la Suisse ou que sais-je encore peut-être le Danemark bon alors quant à la quatrième république il a fallu la trahison la collaboration l'invasion par l'Allemagne nazie et la déroute pour qu'on la crée et quant à la cinquième république c'est à nouveau une crise nationale c'est la naissance de l'indépendance de l'Algérie qui conduit à ce que 13 départements français deviennent des départements algériens en réalité il l'avait toujours été mais enfin bon voilà en tout cas le fait était là et il a fallu un million de personnes quittant leur pays d'origine leur lieu de naissance pour que tout d'un coup patatra tout s'écroule à un moment où le pays devait de toute façon faire une conversion et avait un régime qui par son instabilité rendait impossible quelques solutions que ce soit voilà c'est surtout ça qu'il faut en retenir parce que vous voyez mon clin d'oeil c'est exactement ce que nous sommes en train de vivre nous sommes dans une situation très compliquée comme souvent dans l'histoire de la France c'est à dire il y a une mutation globale du système capitaliste quand la constitution de la cinquième république apparaît elle est là pour régler d'une manière un peu autoritaire un bazar qui résultait du fait qu'on était en train de déplacer des millions de personnes de la campagne vers les villes que le capitalisme industriel était en train d'exploser de s'épanouir en France d'une manière incroyable modifiant les rapports sociaux les rapports de propriété enfin tout quoi alors bon on a eu ça et maintenant nous avons un régime pire que celui de la quatrième république puisque d'une part il n'est plus démocratique je veux dire on vote mais ça sert à rien et surtout sous la quatrième république on avait un gouvernement tous les sept mois là on bat un record c'est un tous les quatre mois il y a eu quatre premiers ministres en l'espace d'un an c'est du jamais vu donc même si vous n'êtes pas un aigle en histoire et que vous ne faites pas le rapprochement avec eux entre les crises économiques et les crises institutionnelles tout le monde voit bien que c'est une situation qui est exceptionnelle compte tenu du fait que la cinquième république est organisée pour empêcher ça voilà donc oui nous avons affaire à une situation exceptionnelle oui elle correspond à une mutation de l'organisation de la société non seulement une mutation économique non seulement une mutation dans les process de production et de communication des gens mais aussi dans la composition et dans la mutation de la composition sociale de la France parce qu'il y a l'émergence de la place des femmes si vous vous rapportez à ce qu'elle était en 1958 vous avez tous compris de quoi je parle deuxièmement la jeunesse qui revient dans une après avoir été comment dire ménagée entourée protégée et améliorée sans cesse sa condition après la libération on est maintenant entré dans un processus régressif général où elle est maltraitée socialement surexploitée économiquement maltraitée judiciairement parce que tout le monde veut revenir sur le statut des mineurs etc etc ça c'est pour la France quant au monde le tournant se fait avec l'élection de monsieur Trump mais encore une fois monsieur Trump c'est le moment qui concrétise une époque car les démocrates avaient exactement la même politique que lui sur le plan économique foutre des droits d'ouane partout essayer de reconstruire une trame productive aux Etats-Unis d'Amérique et pour y parvenir et bien primo mettre des droits d'ouane qui changent complètement la donne des relations économiques mondiales mais aussi entrer dans un affrontement avec un pays vis-à-vis duquel ils disent eux-mêmes qu'il n'y a pas de solution de marché à la compétition c'est-à-dire la Chine donc ce que vous allez voir c'est que les Etats-Unis d'Amérique vont essayer de concentrer leurs forces pour entrer en conflit avec la Chine pour ça ils essaieront d'éteindre d'autres conflits ils ne peuvent pas être présents sur trois fronts en même temps comme aujourd'hui ils essayent de le faire c'est-à-dire l'Ukraine le Moyen-Orient où c'est eux qui arment équipent etc. Netanyahou et troisièmement la Chine car le résultat matériel et physique c'est que dans le cas d'un affrontement physique dans la ligne de front chinoise aujourd'hui les Chinois dominent largement la situation pour que l'équilibre de force se rétablisse il faut que les Nord-Américains soient capables de concentrer tout leur matériel là-bas les effectifs dont ils ont besoin les chaînes d'approvisionnement bon disons que pendant il y en a pour pour faire face à la situation pour au moins deux ans à mettre tout ça au point à faire monter la température à provoquer des incidents un peu comme ça a été le cas ça a été plus long pour provoquer la guerre d'Ukraine à laquelle stupidement et criminellement Poutine a cédé mais la première décision concernant l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN qui est ce qui a déterminé les décisions ensuite de Poutine décision que naturellement nous condamnons tous qui est d'envahir l'Ukraine mais c'est un sommet qui a eu lieu en 2008 disant que l'Ukraine et la Géorgie seraient intégrées à l'OTAN et vous observerez que bon la situation de l'Ukraine va déboucher on l'espère tous sur une solution diplomatique avec des garanties mutuelles la discussion avait commencé il y a déjà plusieurs mois sur les garanties mutuelles mais là nous sommes dans un moment dangereux où chacun des deux protagonistes l'un est envahi il a donc tous les droits et l'autre est l'envahisseur il n'en a donc aucun bon essaye de d'obtenir le meilleur tracé sur le terrain que possible donc c'est très dangereux parce que c'est le moment où il peut y avoir un incident majeur un accident majeur que ce soit les centrales nucléaires ou autre chose de cette nature moi j'espère seulement que tout le monde se rende compte que c'est tellement dangereux pour tout le monde qui vaut mieux pas donc voilà ce que sera l'épisode de l'année 2025 le règlement de la guerre d'Ukraine qui a coûté horriblement cher évidemment aux Russes et aux Ukrainiens mais à nous les Européens car à la faveur de cette guerre l'Europe a dégringolé dans la hiérarchie des puissances et dans le rapport de force avec les Etats-Unis d'Amérique voilà après du point de vue des idées politiques il y aura une autre grande bascule c'est la bascule en notre faveur pourquoi ? parce qu'on a été au bout des folies du libéralisme que tout le monde voit que ça marche pas que le marché c'est dix fois pire que la bureaucratie d'Etat qui était reprochée au collectif et que là par exemple un journal très important anglo-saxon vient de donner la prime de la meilleure économie aux Espagnols or qu'on fait les Espagnols ils ont augmenté massivement les salaires les plus bas le SMIC ils ont développé massivement les énergies renouvelables etc. c'est à dire ils ont fait quelques-unes des choses que nous nous jugeons décisives »
La France insoumise · Entretien avec Jean-Luc Mélenchon | TPMP - Hors-SérieVérifier à 22:01
« Ça, je ne suis pas sûr. Je suis retraité. Vous avez quelque chose contre les retraités ? Non, mais vous, contre les journalistes, peut-être. D'accord, mais quand même, bon, mais précisez. Pour terminer avec de l'humour, M. Duhamel, j'apprécie que vous compreniez l'humour. Ce n'est pas toujours le cas de vos collègues. Mais bon, là, on est sur le fait que ces modèles existent. Autrement dit, que la catégorie sociale, agriculteur, est capable de faire autre chose. Mais je vous dis franchement, en les regardant dans les yeux, si vous laissez faire, vous êtes mort. Si vous laissez faire l'agroalimentaire, si vous laissez faire le capital financier, vous êtes mort. Vous savez, M. Duhamel, aujourd'hui, à l'heure à laquelle on parle, la prochaine récolte, elle est déjà vendue. Et elle changera demain 24 fois sur le marché mondial. Le marché mondial, il faut négocier production par production. À bas les accords mondiaux de liberté du commerce. Il faut des accords spécifiques, de gré à gré, de nation à nation. »
BFMTV · Agriculteurs, Israël, élections européennes: l'interview de Jean-Luc Mélenchon en intégralitéVérifier à 29:43
« Parce que nous l'avons fait. Automatiquement. Nous l'avons fait. Sur tous les 49-3, on nous l'a assez reproché. Mais nous n'avons pas changé notre pratique. Ce que nous demandons, c'est que la vie politique du pays ne se règle pas par des combines. Et maintenant, pour reprendre votre propre argument, dites-moi où sont ces macronistes de gauche qui sont prêts à accepter le rétablissement de l'impôt sur la fortune ? Parce que s'ils y étaient prêts, pourquoi n'ont-ils pas voté quand on l'a proposé ? Lesquels sont prêts à accepter l'augmentation des salaires alors qu'ils ont voté contre les macronistes de gauche inclus ? Donc tout ça n'existe pas. C'est une comédie. Et la preuve a été donnée par le fait que tous ces gens ont refusé de voter pour André Chassaigne. S'ils étaient, comme vous dites, des gens qui cherchent un compromis, en disant, bon, vous exagérez, mais on va... Bon, quand même, on fait un geste. On élit votre président de l'Assemblée. Ils ne l'ont pas fait. C'est eux qui viennent de nous signaler que la porte était fermée. Il est donc absurde de s'entêter. Il faut faire fonctionner la démocratie. Les règles qui existent. Pas de combine. Si après que nous ayons fait voter un programme, nous en faisons un autre arrangé dans les couloirs de l'Assemblée, la masse du peuple français sera écœurée. n'en pourra plus de voir une chose pareille. Il ne faut pas arriver à ce résultat. Il faut fortifier la volonté démocratique. Dire, vous voyez, quand vous votez, ça donne quelque chose. Au Parlement européen, ils ont réélu Mme Van der Leyen, mais ils n'ont eu aucun mal à élire un vice-président insoumis. M. Younou Sommargie. Tout le monde a voté pour lui. Enfin, je veux dire, tous ceux, sauf les fascistes, bien sûr, qui n'ont pas voté pour lui. Il y a un cordon sanitaire. Donc, il faut arrêter la comédie de la diabolisation des insoumis. Tout ça n'est pas sérieux. Il y a un programme, il a été signé par trois parties. Ces trois parties se présentent avec ce programme. Si l'Assemblée n'en veut pas, eh bien, elle le dira. Et si tout est bloqué, le président de la République devra s'en aller pour que le suffrage universel fonctionne. Sinon, imaginez-vous la situation. On dirait, écoutez, on a fait une combine et elle n'a pas marché. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, personne n'en sait rien et nous serons discrédités. Alors, en tout cas, voici ma conclusion. Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas d'insoumis, de ce que je peux savoir, de ce que j'ai vu de la réunion du groupe, de ce que j'ai vu de notre bureau politique qui s'appelle Coordination, il n'y en aura pas. Et je rappelle que ce ne sont pas les élus qui choisissent le Premier ministre. C'est un accord entre des partis politiques. Et si on change la règle du jeu et qu'on décide que dorénavant, c'est un troisième tour, type Troisième République, avec des élus, des notables qui votent pour désigner le Premier ministre, alors on ne sort plus du truc. Il va falloir faire ça pour pratiquement tous les ministres. Et puis, ça veut dire quoi ? Que dorénavant, le bureau politique du nouveau Front populaire, c'est l'intergroupe à l'Assemblée nationale fort de 190 membres. Ça serait une folie pure et simple. On ne peut pas gouverner dans de telles conditions. »
BFMTV · Matignon, Assemblée nationale... l'interview de Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV en intégralitéVérifier à 24:45
youtube.com · Commission Wauquiez, Budget Sécu, Désindustrialisation, Municipales - Entretien avec l'InsoumissionVérifier à 1:31
« bon d'abord sur le total il ne faut pas bon les choses ont une importance au lieu des masses considérées par exemple pour quelqu'un en outre-mer c'est très important que la réception d'un colis ne coûte pas plus cher que son contenu bon il y a un problème et c'est le cas je l'ai résumé caricaturé ce fut donc considéré comme une belle victoire pour les populations des outre-mer mais la question de Mercosur elle aussi tout d'un coup elle a un impact terrible la France ne s'est jamais exprimé le peuple français là il vient de le faire à travers le vote des députés je dis bien la France pourquoi ? parce que le vote est unanime donc c'est tout le monde sans exception en France quelle que soit son appartenance politique dit non à Mercosur cet acte d'expression nationale a été rendu possible par l'action du mouvement insoumis donc ça montre une manière d'être au service de la population qui ne veut pas de Mercosur et qui s'est renseignée et qui a eu le temps de m'entendre parler donc c'est un grand événement puis ça a avoir est-ce qu'on vient de se dire parce que Mercosur c'est quoi ? c'est amener des milliers de tonnes de viande de volaille de légumes depuis les Amériques alors nos propres amis sont enchantés de ça localement en faisant bah ça donne de l'emploi et c'est nous qui leur disons vous êtes complètement fous vous savez pas dans quoi vous allez si nous sommes le débouché vous allez tuer l'agriculture française ça c'est sûr mais au bout d'un moment vous n'aurez plus de clients ici parce qu'il n'y aura plus de gens pour payer et puis deuxièmement vous allez vous vous livrer à un développement absolument ahurissant de l'agriculture chimique de masse pour les marchés mondiaux et vous verrez que le jour vous arrivera à vous aussi où le marché mondial va se tarir pour vous et où vous dépendrez du marché mondial à la première zoonose qui bloque les transports il n'y a plus rien à manger et on ne vous commande plus rien et c'est vous qui restez avec des tonnes de légumes de bétail de volaille sur les bras parce que vous n'avez pas pour vocation de les garder à la maison et de les nourrir c'est pas ça le sujet donc vous voyez et puis ici on va dire une chose je viens de vous parler des conséquences du changement climatique et du rapport entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et les êtres humains et bien les amis bonjour quand vous aurez encore rasé en bout de l'Amazonie et même sans en raser de tout ce qui va arriver de l'Amazonie aux animaux élevés aux élevages domestiques et aux êtres humains ça sera direct dans votre assiette donc réfléchir un peu ferait du bien et tout ça a été décidé dans une période d'euphorie pour le marché mondial arbitre suprême qui réglerait tout voilà pour deux de ces décisions quant à ArcelorMittal alors là c'est un événement colossal parce que pour la première fois depuis 1982 l'Assemblée nationale dans sa majorité donc c'est pas les Insoumis décide qu'on nationalise l'industrie de la sidérurgie pour qu'elle ne disparaisse pas de France pourquoi ? parce que tout le monde sait qu'on soit de droite ou de gauche que s'il n'y a plus d'acier il n'y a aucune production industrielle possible les aciers tout ce qui va avec acier fin bon parce que il ne s'agit pas seulement de faire des tôles des tôles il y en a de toutes sortes il s'agit de produire des objets qui ont besoin d'une certaine qualité de matériel que vous ne faites pas en claquant dans les doigts bon depuis le temps on faisait des petits tas de terre vous mettez à brûler pour faire fondre il s'est passé du temps qu'on sait faire autrement et puis il faut décarboner si vous voulez que ça soit tenable si vous voulez continuer à faire fondre des pierres pour en faire du métal il faut que vous trouviez une autre source que celle que vous avez aujourd'hui donc il faut rendre tout ça électrique il y en avait une à Grandange ils viennent de la fermer une entreprise une usine de sidérurgie donc c'est tout ça qui joue en même temps c'est pas juste mais ça serait suffisant quand même pour qu'on y réfléchisse l'emploi c'est plus ample pas d'acier pas de production industrielle donc on veut de l'acier et on veut de l'acier propre alors on monte la barre d'exigence mais puisqu'on sait le faire donc on a décidé de nationaliser comme pour la première fois depuis la Saint-Glinglin il y a une réponse offensive à un acte de destruction et que ça passe alors ça a donné tout le monde a relevé la tête et derrière vous avez eu une vague de grève qui ne porte pas du tout sur l'entreprise puisqu'elle est censée être très mal en point mais sur les salaires en ce moment c'est la période des négociations annuelles obligatoires sur les salaires donc j'invite ceux qui m'écoutent à cet instant les députés insoumis et les autres à être très vigilants sur ce qui se passe dans les entreprises dans votre secteur parce que ça se discute en ce moment et les gens en ce moment ils touchent le fond et on est un peu avant Noël ça peut plus durer c'est le moment où vous sentez que vous manquez de tout et que c'est pas juste parce que les gens bossent autant que l'année d'avant autant que l'année d'avant et des fois pire et ils se disent mais pourquoi ? plus je bosse moins ça va bien et moins j'ai de sous donc il y a une tension dans tout le pays et je pense que Arcelor est le symbole de tout ça bon il va y avoir il y a maintenant une prise de conscience par exemple Brandt le tribunal de commerce bon nous on va un peu s'occuper de la santé des tribunaux de commerce parce que ça commence à paraître bizarre cette histoire là tous ces tribunaux qui refusent toutes les offres et qui préfèrent liquider en disant celle-là elle n'est pas viable tu n'as pas essayé comment tu le sais qu'elle n'est pas viable d'où ça te vient toi là dans le tribunal tu es un aigle en économie mais dis non on n'a pas vu ça dans ton coin tu sais mieux que tout le monde une entreprise qui va fonctionner une qui va pas fonctionner pourquoi c'est quoi ton niveau d'études c'est quoi ton d'ailleurs ceux qui font des études ils se trompent alors toi aussi bref il y a un problème mais là surtout il y en a deux autres problèmes un ils ont tout rayé deux ils ont envoyé par-dessus bord les ouvriers de chez Brandt qui proposaient de faire une coopérative alors il n'y a c'est jamais simple c'est des sujets compliqués mais si ceux-là même qui produisent disent on va s'occuper de la boîte a priori on peut quand même faire confiance ou se dire ben alors au début c'est rarement avec les mêmes effectifs alors on peut prévoir un plan parce que qu'est-ce qui se passe quand une grande entreprise ferme on vous joue le même numéro à chaque fois nous allons faire un plan de reclassement très bien le plan de reclassement il est tout trouvé vous commencez par en faire une coopérative et vous donnez des sous pour aider les autres ouvriers à revenir à leur poste de travail peut-être en changeant aussi les productions en élargissant la palette en amenant d'autres machines qu'est-ce que c'est que cette histoire c'est pas vrai qu'on est là bloqué comme des harangs dans une boîte ou des sardines dans une boîte c'est pas vrai on bouge on va on vient on décide voilà alors tout ça vous voyez comment tout se tient parce que ceux de Brandt ils ont entendu parler d'harcelor du coup tout le monde en a entendu parler du coup nous on a commencé à protester si en général quand les insoumis s'y mettent tout le monde fait attention parce qu'ils ont vu qu'on était pas seulement des gens qui parlent on fait donc en effet j'annonce là-bas que nous allons nous y intéressons et nous y participons évidemment sous la conduite des travailleurs c'est le dernier point que je vais évoquer dans l'affaire de la nationalisation vous avez eu les punaises habituelles de plateaux de télévision qui sont là pour tout salir pour tout rabaisser alors si nous faisons ça c'est par clientélisme parce qu'ils font pas du clientélisme ils insultent pas du matin au soir avec des propos de fasciste par clientélisme pour ce qu'il y a de pire dans ce pays et alors ils disent vous avez vendu des rêves mais non pauvre cloche un travailleur de la sidérurgie de Brandt c'est pas un gamin à qui on raconte n'importe quoi ce sont des adultes des hommes des femmes qui ont des familles qui ont des engagements et ils savent très bien ce qu'ils font et c'est eux qui ont demandé la nationalisation c'est pas nous donc ceux-là ont dit nous voulons la nationalisation pour sauver la sidérurgie et ils ont trouvé un parti politique pour dire on y va on est avec vous on le fait on est votre outil et je veux rendre justice au passage aux communistes parce que c'est eux qui ont fait le premier tour au Sénat dans leur niche à déposer et là la loi comme elle a été adoptée par l'Assemblée nationale va retourner au Sénat normalement et le groupe communiste très vraisemblablement va reprendre la loi telle qu'elle arrive de l'Assemblée nationale pour la pousser plus loin alors vous voyez ça n'a rien à voir avec la manière avec laquelle tout ça est traité fondamentalement le parti médiatico-politique considère le peuple comme ou de la racaille comme n'est pas au Karcher ou des imbéciles qu'il faut dessouler en quelque sorte dégriser parce qu'eux sont la raison et notre peuple doit se frayer en chemin contre cette machine à abrutir que vous voyez à peu près partout vous n'avez qu'à regarder France Info Télé d'abord c'est lamentable puisqu'ils sont en train de salir la réputation de France Info Radio je ne vous dis pas que ça me convenait tous les jours mais enfin ce n'était pas la propagande ininterrompue de France Info que personne ne regarde France Info Télé je dis aux camarades je ne comprends pas ce que vous allez faire là-dedans vous tombez sur des gugusses qui mentent à mesure qu'ils parlent qui racontent n'importe quoi qui vous provoquent qui vous déshonorent parce que vous êtes là en train de répondre c'est qui ces gens si on est dans un commissariat »
youtube.com · Commission Wauquiez, Budget Sécu, Désindustrialisation, Municipales - Entretien avec l'InsoumissionVérifier à 54:15
« bon d'abord sur le total il ne faut pas bon les choses ont une importance au lieu des masses considérées par exemple pour quelqu'un en outre-mer c'est très important que la réception d'un colis ne coûte pas plus cher que son contenu bon il y a un problème et c'est le cas je l'ai résumé caricaturé ce fut donc considéré comme une belle victoire pour les populations des outre-mer mais la question de Mercosur elle aussi tout d'un coup elle a un impact terrible la France ne s'est jamais exprimé le peuple français là il vient de le faire à travers le vote des députés je dis bien la France pourquoi ? parce que le vote est unanime donc c'est tout le monde sans exception en France quelle que soit son appartenance politique dit non à Mercosur cet acte d'expression nationale a été rendu possible par l'action du mouvement insoumis donc ça montre une manière d'être au service de la population qui ne veut pas de Mercosur et qui s'est renseignée et qui a eu le temps de m'entendre parler donc c'est un grand événement puis ça a avoir est-ce qu'on vient de se dire parce que Mercosur c'est quoi ? c'est amener des milliers de tonnes de viande de volaille de légumes depuis les Amériques alors nos propres amis sont enchantés de ça localement en faisant bah ça donne de l'emploi et c'est nous qui leur disons vous êtes complètement fous vous savez pas dans quoi vous allez si nous sommes le débouché vous allez tuer l'agriculture française ça c'est sûr mais au bout d'un moment vous n'aurez plus de clients ici parce qu'il n'y aura plus de gens pour payer et puis deuxièmement vous allez vous vous livrer à un développement absolument ahurissant de l'agriculture chimique de masse pour les marchés mondiaux et vous verrez que le jour vous arrivera à vous aussi où le marché mondial va se tarir pour vous et où vous dépendrez du marché mondial à la première zoonose qui bloque les transports il n'y a plus rien à manger et on ne vous commande plus rien et c'est vous qui restez avec des tonnes de légumes de bétail de volaille sur les bras parce que vous n'avez pas pour vocation de les garder à la maison et de les nourrir c'est pas ça le sujet donc vous voyez et puis ici on va dire une chose je viens de vous parler des conséquences du changement climatique et du rapport entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et les êtres humains et bien les amis bonjour quand vous aurez encore rasé en bout de l'Amazonie et même sans en raser de tout ce qui va arriver de l'Amazonie aux animaux élevés aux élevages domestiques et aux êtres humains ça sera direct dans votre assiette donc réfléchir un peu ferait du bien et tout ça a été décidé dans une période d'euphorie pour le marché mondial arbitre suprême qui réglerait tout voilà pour deux de ces décisions quant à ArcelorMittal alors là c'est un événement colossal parce que pour la première fois depuis 1982 l'Assemblée nationale dans sa majorité donc c'est pas les Insoumis décide qu'on nationalise l'industrie de la sidérurgie pour qu'elle ne disparaisse pas de France pourquoi ? parce que tout le monde sait qu'on soit de droite ou de gauche que s'il n'y a plus d'acier il n'y a aucune production industrielle possible les aciers tout ce qui va avec acier fin bon parce que il ne s'agit pas seulement de faire des tôles des tôles il y en a de toutes sortes il s'agit de produire des objets qui ont besoin d'une certaine qualité de matériel que vous ne faites pas en claquant dans les doigts bon depuis le temps on faisait des petits tas de terre vous mettez à brûler pour faire fondre il s'est passé du temps qu'on sait faire autrement et puis il faut décarboner si vous voulez que ça soit tenable si vous voulez continuer à faire fondre des pierres pour en faire du métal il faut que vous trouviez une autre source que celle que vous avez aujourd'hui donc il faut rendre tout ça électrique il y en avait une à Grandange ils viennent de la fermer une entreprise une usine de sidérurgie donc c'est tout ça qui joue en même temps c'est pas juste mais ça serait suffisant quand même pour qu'on y réfléchisse l'emploi c'est plus ample pas d'acier pas de production industrielle donc on veut de l'acier et on veut de l'acier propre alors on monte la barre d'exigence mais puisqu'on sait le faire donc on a décidé de nationaliser comme pour la première fois depuis la Saint-Glinglin il y a une réponse offensive à un acte de destruction et que ça passe alors ça a donné tout le monde a relevé la tête et derrière vous avez eu une vague de grève qui ne porte pas du tout sur l'entreprise puisqu'elle est censée être très mal en point mais sur les salaires en ce moment c'est la période des négociations annuelles obligatoires sur les salaires donc j'invite ceux qui m'écoutent à cet instant les députés insoumis et les autres à être très vigilants sur ce qui se passe dans les entreprises dans votre secteur parce que ça se discute en ce moment et les gens en ce moment ils touchent le fond et on est un peu avant Noël ça peut plus durer c'est le moment où vous sentez que vous manquez de tout et que c'est pas juste parce que les gens bossent autant que l'année d'avant autant que l'année d'avant et des fois pire et ils se disent mais pourquoi ? plus je bosse moins ça va bien et moins j'ai de sous donc il y a une tension dans tout le pays et je pense que Arcelor est le symbole de tout ça bon il va y avoir il y a maintenant une prise de conscience par exemple Brandt le tribunal de commerce bon nous on va un peu s'occuper de la santé des tribunaux de commerce parce que ça commence à paraître bizarre cette histoire là tous ces tribunaux qui refusent toutes les offres et qui préfèrent liquider en disant celle-là elle n'est pas viable tu n'as pas essayé comment tu le sais qu'elle n'est pas viable d'où ça te vient toi là dans le tribunal tu es un aigle en économie mais dis non on n'a pas vu ça dans ton coin tu sais mieux que tout le monde une entreprise qui va fonctionner une qui va pas fonctionner pourquoi c'est quoi ton niveau d'études c'est quoi ton d'ailleurs ceux qui font des études ils se trompent alors toi aussi bref il y a un problème mais là surtout il y en a deux autres problèmes un ils ont tout rayé deux ils ont envoyé par-dessus bord les ouvriers de chez Brandt qui proposaient de faire une coopérative alors il n'y a c'est jamais simple c'est des sujets compliqués mais si ceux-là même qui produisent disent on va s'occuper de la boîte a priori on peut quand même faire confiance ou se dire ben alors au début c'est rarement avec les mêmes effectifs alors on peut prévoir un plan parce que qu'est-ce qui se passe quand une grande entreprise ferme on vous joue le même numéro à chaque fois nous allons faire un plan de reclassement très bien le plan de reclassement il est tout trouvé vous commencez par en faire une coopérative et vous donnez des sous pour aider les autres ouvriers à revenir à leur poste de travail peut-être en changeant aussi les productions en élargissant la palette en amenant d'autres machines qu'est-ce que c'est que cette histoire c'est pas vrai qu'on est là bloqué comme des harangs dans une boîte ou des sardines dans une boîte c'est pas vrai on bouge on va on vient on décide voilà alors tout ça vous voyez comment tout se tient parce que ceux de Brandt ils ont entendu parler d'harcelor du coup tout le monde en a entendu parler du coup nous on a commencé à protester si en général quand les insoumis s'y mettent tout le monde fait attention parce qu'ils ont vu qu'on était pas seulement des gens qui parlent on fait donc en effet j'annonce là-bas que nous allons nous y intéressons et nous y participons évidemment sous la conduite des travailleurs c'est le dernier point que je vais évoquer dans l'affaire de la nationalisation vous avez eu les punaises habituelles de plateaux de télévision qui sont là pour tout salir pour tout rabaisser alors si nous faisons ça c'est par clientélisme parce qu'ils font pas du clientélisme ils insultent pas du matin au soir avec des propos de fasciste par clientélisme pour ce qu'il y a de pire dans ce pays et alors ils disent vous avez vendu des rêves mais non pauvre cloche un travailleur de la sidérurgie de Brandt c'est pas un gamin à qui on raconte n'importe quoi ce sont des adultes des hommes des femmes qui ont des familles qui ont des engagements et ils savent très bien ce qu'ils font et c'est eux qui ont demandé la nationalisation c'est pas nous donc ceux-là ont dit nous voulons la nationalisation pour sauver la sidérurgie et ils ont trouvé un parti politique pour dire on y va on est avec vous on le fait on est votre outil et je veux rendre justice au passage aux communistes parce que c'est eux qui ont fait le premier tour au Sénat dans leur niche à déposer et là la loi comme elle a été adoptée par l'Assemblée nationale va retourner au Sénat normalement et le groupe communiste très vraisemblablement va reprendre la loi telle qu'elle arrive de l'Assemblée nationale pour la pousser plus loin alors vous voyez ça n'a rien à voir avec la manière avec laquelle tout ça est traité fondamentalement le parti médiatico-politique considère le peuple comme ou de la racaille comme n'est pas au Karcher ou des imbéciles qu'il faut dessouler en quelque sorte dégriser parce qu'eux sont la raison et notre peuple doit se frayer en chemin contre cette machine à abrutir que vous voyez à peu près partout vous n'avez qu'à regarder France Info Télé d'abord c'est lamentable puisqu'ils sont en train de salir la réputation de France Info Radio je ne vous dis pas que ça me convenait tous les jours mais enfin ce n'était pas la propagande ininterrompue de France Info que personne ne regarde France Info Télé je dis aux camarades je ne comprends pas ce que vous allez faire là-dedans vous tombez sur des gugusses qui mentent à mesure qu'ils parlent qui racontent n'importe quoi qui vous provoquent qui vous déshonorent parce que vous êtes là en train de répondre c'est qui ces gens si on est dans un commissariat »
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« Mais pourquoi m'abordez-vous de cette manière provoquante ? Bien sûr que ça m'intéresse, la dette, car un jour ou l'autre, il va y avoir un gouvernement insoumis dans ce pays, et tout le monde le sait. Et évidemment, on l'accablera aussitôt de menaces. Mais la dette est un problème, mais le vrai problème. C'est un petit problème, la dette, il se règle, si on a la bonne solution. Lui dit que la bonne solution, c'est d'amputer toutes les dépenses publiques, de sacrifier les services publics, avec l'espoir magique que la main invisible du marché et le secteur privé va occuper la place libérée. Cela ne s'est jamais produit. Autrement dit, la cause de la crise, c'est la politique qui a l'intention de continuer. Donc, s'il continue comme il est, les choses vont s'aggraver et non pas se régler. Eh bien oui, c'est vrai, il y a deux lignes. La ligne de la politique de l'offre, on baisse le prix du travail, on baisse tous les coûts publics, et puis il y a la ligne de la relance écologique et sociale que nous portons. Mais enfin, c'est un débat politique naturel, et il ne faut pas le surcharger de peur. Je mets tout le monde en garde. Personne n'a un intérêt à la catastrophe dans ce pays. Et les crises financières éclatent sans qu'on sache quand ni où. Mais on est certain qu'une crise va éclater, pas à cause de nous, mais à cause de la politique de M. Trump. Et je voudrais vous dire que là, on est en train de parler. L'Angleterre est menacée de FMI, l'Allemagne rentre pour sa troisième année de récession, et les Espagnols ne votent pas de budget depuis trois ans. Donc, les conditions générales d'un chaos mondial sont réunies par ceux-là même qui étaient censés en garantir la bonne continuité. M. Trump et tous les libéraux d'Europe. »
youtube.com · Le grand entretien de Jean-Luc Mélenchon sur France InterVérifier à 4:39