Gabriel Attal — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 janv. 2024 au 11 mai 2026
Questions
268
Entretiens
10
Sources
10
Heures analysées
5,4 h
Répartition sur 268 questions évaluables
Réponse directe
157
Réponse partielle
42
Réponse à côté
64
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 268
Question 151The big interview: Gabriel Attal
Alors allons plus loin, Gabriel Attal. Est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction du voile pour les mineurs dans notre pays ?
Réponse directe
J'ai exprimé que j'étais favorable à cette mesure il y a un an maintenant. Interdiction du voile pour les mineurs. Mais parce que vous savez, ce n'est pas expliqué à des fillettes, c'est expliqué à des parents. Une fillette de 5, 6, 7 ans, personne ne peut croire qu'elle fait le choix elle-même en conscience de se voiler. C'est une fillette à qui on impose de se voiler et quelque part, à qui on explique dès le plus jeune âge qu'elle doit être soumise à l'homme et qu'il y a une forme d'impureté à se montrer ou à montrer ses cheveux. Encore une fois, moi, qu'une femme en conscience décide elle-même de se voiler, c'est son choix. Je n'ai pas à le remettre en cause. Une fillette, ce n'est pas s…
« J'ai exprimé que j'étais favorable à cette mesure il y a un an maintenant. Interdiction du voile pour les mineurs. Mais parce que vous savez, ce n'est pas expliqué à des fillettes, c'est expliqué à des parents. Une fillette de 5, 6, 7 ans, personne ne peut croire qu'elle fait le choix elle-même en conscience de se voiler. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités20 juin 2024 au 11 mai 2026 · 45 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« on a des mesures, y compris financières, pour que les parents soient davantage responsabilisés. Quand vous êtes convoqué par le juge des enfants parce que votre enfant a commis des actes de délinquance et que vous ne venez pas, vous avez une amende. Ça paraît du bon sens, mais c'est prévu dans la loi, ça n'existait pas avant. Couvre-feu dès la sortie du collège. Parce qu'aujourd'hui, vous avez des mineurs délinquants, le juge des enfants leur met un couvre-feu, sauf que le couvre-feu il démarre à 20 heures. Et donc, quand ils sortent du collège ou du lycée à 18 heures, qu'est-ce qu'ils font pendant deux heures ? Donc là maintenant, possibilité que le couvre-feu démarre dès la sortie du collège ou du lycée. C'est des choses concrètes. Et donc, pour répondre à votre question, Benjamin Duhamel, je ne sais pas si ça changera tout d'un coup. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de mesures magiques. Sinon, j'imagine, j'espère que ça fait bien longtemps qu'elles auraient été prises. Par contre, ce que je crois, c'est quand il y a une volonté forte, quand on agit sur tous les leviers, éviter que la délinquance arrive avec la santé mentale, avec quelque chose de culturel dans l'éducation nationale. Et vous faites confiance »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« C'est une fillette à qui on impose de se voiler et quelque part, à qui on explique dès le plus jeune âge qu'elle doit être soumise à l'homme et qu'il y a une forme d'impureté à se montrer ou à montrer ses cheveux. Encore une fois, moi, qu'une femme en conscience décide elle-même de se voiler, c'est son choix. Je n'ai pas à le remettre en cause. Une fillette, ce n'est pas son choix. À l'université, est-ce que vous êtes pour ou contre le port du voile ? Je ne suis pas favorable à des interdictions pour les majeurs. Moi, je parle des fillettes. C'est là où je prends cette... Donc là, pas de problème pour l'université. Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise. Encore une fois, je pense que si on veut que des mesures puissent être prises, il faut que ce soit les mesures qui sont essentielles. Et encore une fois, des fillettes, pour moi, c'est inadmissible. J'assume cette proposition. 18 ans. »
Question 152Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Tu adhères au mouvement Dès la Création. C'est comme ça que ça se passe ?
Réponse directe
Moi, j'ai suivi tout de suite ce qu'a fait Macron quand il est arrivé au gouvernement, et notamment la loi Macron, qui, pour moi, était un moment hyper important pour le gouvernement à l'époque, le Parti Socialiste, parce qu'il y avait d'ailleurs ça, l'idée de briser un certain nombre de tabous et de dogmes, pour le coup, dans lequel était enfermé, emprisonné le Parti Socialiste, et notamment la question du travail, du travail du dimanche, qui, pour moi, était un non-sens de considérer qu'il fallait interdire à tout prix le travail du dimanche, alors qu'il y a déjà des gens qui bossaient le dimanche. Moi, c'était mon cas à l'époque, puisque, à côté de mon master, j'étais serveur dans la res…
« Moi, j'ai suivi tout de suite ce qu'a fait Macron quand il est arrivé au gouvernement, et notamment la loi Macron, qui, pour moi, était un moment hyper important pour le gouvernement à l'époque, le Parti Socialiste, parce qu'il y avait d'ailleurs ça, l'idée de briser un certain nombre de tabous et de dogmes, pour le coup, dans lequel était enfermé, emprisonné le Parti Socialiste, et notamment la question du travail, du travail du dimanche, qui, pour moi, était un non-sens de considérer qu'il fallait interdire à tout prix le travail du dimanche, alors qu'il y a déjà des gens qui bossaient le dimanche. Moi, c'était mon cas à l'époque, puisque, à côté de mon master, j'étais serveur dans la restauration, dans un resto juste à côté de Sciences Po, je demandais à bosser le dimanche, parce que j'étais mieux payé, et que je pouvais avoir plus de sous, du coup, à la fin du mois, et voilà, j'ai aimé sa capacité à bousculer tous ces tabous à gauche, et puis la créé En Marche. J'avais un certain nombre de copains qui, soit étaient à son cabinet, soit gravitaient autour de ça, d'ailleurs, il y en a un certain nombre qui... Enfin, il y en a un qui est au gouvernement avec moi aujourd'hui, qui est Cédrico, qui est le secrétaire d'État au numérique, il y en a d'autres qui sont autour, et donc, voilà, je me suis intéressé à ce qu'il faisait, et quand il a créé En Marche, j'ai tout de suite adhéré. Je suis resté au PS à l'époque, puisque pendant un certain temps, pour ma part, et je crois que c'était le cas pour d'autres, on pensait qu'En Marche, ça visait à devenir un courant du Parti Socialiste, et que Macron allait finir par reprendre le PS de l'intérieur, et puis le transformer, l'ouvrir, casser tous ces tabous, tous ces dogmes. C'est pas comme ça que l'histoire s'est passée, finalement, et donc je l'ai suivi en dehors du PS. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 15:37
Question 153🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Gabriel Attal, Premier ministre, sur RMC
Quand Emmanuel Macron, lors de sa grande conférence de presse au début de cette campagne, a dit, par exemple, qu'il souhaitait un grand débat sur la laïcité, ça vous paraît une des choses qu'il faut faire maintenant, un grand débat sur la laïcité ?
Réponse directe
Je pense qu'on doit toujours chercher à faire appliquer nos règles et à faire respecter la laïcité. Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire. Quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, je rappelle, j'ai moi-même garanti l'application de la loi de 2004 sur la laïcité à l'école en prenant une décision qui était attendue par nos chefs d'établissement, par beaucoup d'enseignants depuis des années, l'interdiction du port de la baïa et du camis dans les établissements scolaires. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale, je me suis engagé sur ce sujet, j'ai pris la décision. Aujourd'hui, il n'y a plus. Il n'y a plus de la baïa dans nos établissements scolaires. Donc oui, fai…
« Je pense qu'on doit toujours chercher à faire appliquer nos règles et à faire respecter la laïcité. Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire. Quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, je rappelle, j'ai moi-même garanti l'application de la loi de 2004 sur la laïcité à l'école en prenant une décision qui était attendue par nos chefs d'établissement, par beaucoup d'enseignants depuis des années, l'interdiction du port de la baïa et du camis dans les établissements scolaires. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale, je me suis engagé sur ce sujet, j'ai pris la décision. Aujourd'hui, il n'y a plus. Il n'y a plus de la baïa dans nos établissements scolaires. Donc oui, faire respecter la laïcité, c'est essentiel. Et si on veut réussir à le faire, il faut évidemment associer l'ensemble des acteurs, ne serait-ce que pour qu'ils fassent remonter les atteintes à la laïcité et pour qu'on trouve tous ensemble des solutions. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Gabriel Attal, Premier ministre, sur RMCVérifier à 14:50
Question 154Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Tu es quand même hyper exposé, maintenant que tu es sur la sphère publique. Est-ce que toi, tu es attaqué personnellement sur les réseaux sociaux ?
Réponse partielle
Je pense que les deux solutions sont possibles. Évidemment, moi, comme tous les gens qui sont visibles en politique, j'ai mon lot d'insultes sur les réseaux sociaux. Et bon, j'ai appris à m'y faire. On ne devrait pas s'y faire, d'ailleurs. Mais à la fin, on finit par s'y faire et on regarde ça avec le plus de distance possible. Ma technique, comme c'est souvent des comptes anonymes, en plus, ce n'est jamais vraiment avec le nom, c'est de me dire dans ma tête que c'est un grand vilain qui, toute la journée, répand son fiel et envoie des choses méchantes sur les réseaux. Et à la fin, du coup, ça passe assez bien. Oui, c'est vrai. En fait, j'avais 12-13 ans à l'époque. Et mes parents m'avaient…
« Je pense que les deux solutions sont possibles. Évidemment, moi, comme tous les gens qui sont visibles en politique, j'ai mon lot d'insultes sur les réseaux sociaux. Et bon, j'ai appris à m'y faire. On ne devrait pas s'y faire, d'ailleurs. Mais à la fin, on finit par s'y faire et on regarde ça avec le plus de distance possible. Ma technique, comme c'est souvent des comptes anonymes, en plus, ce n'est jamais vraiment avec le nom, c'est de me dire dans ma tête que c'est un grand vilain qui, toute la journée, répand son fiel et envoie des choses méchantes sur les réseaux. Et à la fin, du coup, ça passe assez bien. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 8:07
Question 155Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Et puis, tu t'en vas vers un master en affaires publiques, parcours classique du futur président, si je peux me permettre. La suite logique, souvent, on se dit, c'est l'ENA. Toi, c'est quelque chose qui ne t'intéressait pas ?
Réponse directe
D'ailleurs, j'étais toujours tiraillé entre cette envie d'être avocat et puis le fait de passer l'ENA. Donc, j'ai rejoint un master en affaires publiques. Et puis, j'ai encore voulu essayer de faire deux choses en même temps. Et j'avais l'autorisation par Sciences Po à l'époque de suivre aussi un master en droit économique à côté. J'ai commencé à mener les deux de front. Et puis, assez vite, je me suis rendu compte que pour le coup, c'était vraiment impossible en termes de temps. Et donc, j'ai choisi de rester en affaires publiques. Et je n'écartais pas l'idée de passer l'ENA, même si ce n'était pas mon premier choix au départ. Puis, il se trouve que finalement, je ne l'ai pas fait puisque…
« D'ailleurs, j'étais toujours tiraillé entre cette envie d'être avocat et puis le fait de passer l'ENA. Donc, j'ai rejoint un master en affaires publiques. Et puis, j'ai encore voulu essayer de faire deux choses en même temps. Et j'avais l'autorisation par Sciences Po à l'époque de suivre aussi un master en droit économique à côté. J'ai commencé à mener les deux de front. Et puis, assez vite, je me suis rendu compte que pour le coup, c'était vraiment impossible en termes de temps. Et donc, j'ai choisi de rester en affaires publiques. Et je n'écartais pas l'idée de passer l'ENA, même si ce n'était pas mon premier choix au départ. Puis, il se trouve que finalement, je ne l'ai pas fait puisque j'ai tout de suite été embarqué dans autre chose. Et dans, pour le coup, ma première vraie expérience professionnelle. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 14:05Voir 1 autre passage
« Oui, alors, il faudrait en garder parce que je pense qu'il y a moins aujourd'hui de ministres qui sont passés par l'ENA, en tout cas, et Sciences Po peut-être, qu'il y a quelques années et que ces dernières années. Oui, non, bien sûr. On a des parcours hyper différents qui sont aujourd'hui au gouvernement. On a, si on prend le ministre des PME, Alain Griset, il vient des professions libérales. Si on prend Elisabeth Moreno, qui est en charge de l'égalité femmes-hommes, elle vient du privé. Il y a vraiment beaucoup de parcours très différents, que ce soit au gouvernement et à l'Assemblée nationale dans le groupe En Marche. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 14:59
Question 156The big interview: Gabriel Attal
Dans ce livre en homme libre, il y a à la fois vos propositions, à la fois votre parcours. Vous faites la tournée des librairies en ce moment. Vous évoquiez vos différents voyages. Que vous disent les Français ?
Réponse directe
J'ai fait des séances de dédicaces. Les Français qui viennent vous voir dans une séance de dédicaces pour dédicacer votre livre, en général, c'est des gens qui vous soutiennent plutôt, Laurence Ferrari. Je ne pense pas que ce ne sont pas tous les Français. Mais en tout cas, les Français qui viennent, non, il y a des encouragements. Il y a des questions sur le fond. Ils ont aussi très envie de connaître un peu les coulisses de la dissolution. Parce que depuis la dissolution, je rencontre tout le temps des Français qui me disent mais on ne comprend pas comment cette décision aussi folle a pu être prise. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et donc, dans ce livre, je raconte finalement ce qui se passe…
« J'ai fait des séances de dédicaces. Les Français qui viennent vous voir dans une séance de dédicaces pour dédicacer votre livre, en général, c'est des gens qui vous soutiennent plutôt, Laurence Ferrari. Je ne pense pas que ce ne sont pas tous les Français. Mais en tout cas, les Français qui viennent, non, il y a des encouragements. Il y a des questions sur le fond. Ils ont aussi très envie de connaître un peu les coulisses de la dissolution. Parce que depuis la dissolution, je rencontre tout le temps des Français qui me disent mais on ne comprend pas comment cette décision aussi folle a pu être prise. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et donc, dans ce livre, je raconte finalement ce qui se passe derrière les portes, dans les réunions, ce que les Français n'entendent jamais. Effectivement, comment est-ce que le président de la République a été amené à prendre cette décision ? Et comment vous l'apprenez au dernier moment, à 18h30 ? En même temps que tous les Français, juste avant qu'ils ne l'apprennent. Avant notre ami Pascal Praud ? Ou après ? Manifestement après. Voilà. Voilà, tant mieux pour lui. Mais effectivement, je raconte tout ça parce que beaucoup de Français ont envie de savoir. Et donc, effectivement, il y a une partie très détaillée où je raconte presque minute par minute ce qui s'est joué les jours et les semaines qui ont précédé. Donc, je poursuis ces séances de dédicaces. Je serai demain à Lyon, à la librairie de Citres, pour échanger avec les Français. La tournée de France. »
Question 157Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre
Ce que vous nous avez dit à quelques instants, Gabriel Attal, est-ce que c'est valable aussi pour Bruno Retailleau ?
Réponse directe
Il y a un besoin de clarification de la ligne des Républicains aujourd'hui. Je le dis sincèrement. Vous avez des personnalités chez les Républicains avec lesquelles je considère qu'on partage beaucoup de choses. Je pense évidemment à Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-François Copé, même Gérard Larcher. Puis vous avez Bruno Retailleau, François-Xavier Bellany et d'autres qui sont aujourd'hui ceux qui tiennent la ligne des LR, avec lesquels, moi je le dis sincèrement, j'ai des différences qui sont des différences sur des principes, sur l'Europe, sur l'État de droit, sur l'écologie. J'ai des divergences avec eux qui sont des divergences majeures. Sur le rapport aux extrêmes aussi, à l'ex…
« Il y a un besoin de clarification de la ligne des Républicains aujourd'hui. Je le dis sincèrement. Vous avez des personnalités chez les Républicains avec lesquelles je considère qu'on partage beaucoup de choses. Je pense évidemment à Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-François Copé, même Gérard Larcher. Puis vous avez Bruno Retailleau, François-Xavier Bellany et d'autres qui sont aujourd'hui ceux qui tiennent la ligne des LR, avec lesquels, moi je le dis sincèrement, j'ai des différences qui sont des différences sur des principes, sur l'Europe, sur l'État de droit, sur l'écologie. J'ai des divergences avec eux qui sont des divergences majeures. Sur le rapport aux extrêmes aussi, à l'extrême droite notamment, on a pu voir à l'occasion des élections municipales qu'il y avait de leur part une impossibilité à appeler, à voter pour, par exemple, Christian Estrosi à Nice face à Éric Ciotti qui représentait le Rassemblement National. Donc ces sujets-là, ils ont besoin d'être clarifiés. Et donc, pour l'instant, la discussion, elle se fait avec les autres formations politiques. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 46:01Voir 1 autre passage
« Non, c'est sûr que c'est un général pas écrit à l'avance. Non, non, non, non. C'est pas la fin. Oui, mais ensuite, encore une fois, je pense que ce candidat s'imposera par son projet, ses idées et l'espoir qu'il arrivera à faire naître chez les Français. Ce candidat s'imposera par son charisme. Ça va avec. On peut se rejoindre là-dessus. C'est très important. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 47:03
Question 158The big interview: Gabriel Attal
En homme libre, vous l'abordez. Par exemple, l'Espagne qui régularise 500 000 clandestins. Quel impact sur la France ?
Réponse directe
Moi, je n'ai pas du tout la même vision, les mêmes propositions que le gouvernement espagnol. Il se trouve que j'étais en Espagne, j'ai rencontré Pedro Sanchez dans le cadre d'une tournée européenne il y a quelques semaines. J'ai rencontré cinq chefs d'État et de gouvernement européens sur la question migratoire. Ce n'est pas du tout la politique que je propose. Moi, ce que je souhaite... Excuse de faire mettez ? Moi, je souhaite qu'on assume une préférence travail. Qu'on assume... C'est-à-dire quoi ? Il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial. Vis-à-étudiant ? Au profit de l'immigration par le travail. Vis-à-étudiant ? Oui, bien sûr, mais au pro…
« Moi, je n'ai pas du tout la même vision, les mêmes propositions que le gouvernement espagnol. Il se trouve que j'étais en Espagne, j'ai rencontré Pedro Sanchez dans le cadre d'une tournée européenne il y a quelques semaines. J'ai rencontré cinq chefs d'État et de gouvernement européens sur la question migratoire. Ce n'est pas du tout la politique que je propose. Moi, ce que je souhaite... Excuse de faire mettez ? Moi, je souhaite qu'on assume une préférence travail. Qu'on assume... C'est-à-dire quoi ? Il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial. Vis-à-étudiant ? Au profit de l'immigration par le travail. Vis-à-étudiant ? Oui, bien sûr, mais au profit de l'immigration pour le travail. Moi, ce que je propose, c'est un, définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d'immigration, via les partenaires sociaux, qui, tous les deux ans, définissent quels sont les besoins de l'économie. Deux, on transfère ces besoins au Parlement et le Parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité, peut-être même par métier. Trois, on importe le système canadien de choix de l'immigration, qu'on appelle le permis à points. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une régularisation en France, elle doit remplir un certain nombre de critères. Ça lui donne des points. Si elle a le nombre de points suffisants, elle peut bénéficier du... Mais vous connaissez la réalité de notre pays, »
youtube.com · The big interview: Gabriel AttalVérifier à 9:56Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, on ne choisit pas notre immigration. C'est ça qu'il faut qu'on soit en mesure de faire. Dans ce livre, vous l'avez dit, je parle d'immigration et je propose ce système qu'on a travaillé évidemment avec mes équipes. »
« Moi, sur les propositions que je fais, je ne crois pas qu'il y ait besoin de sortir de traités ou de changer le Conseil constitutionnel ou la Constitution... Le réformer, je ne vais pas dire... »
Question 159Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
Vous avez beaucoup joué, vous, au sens large, sur le thème l'ERN, parfois et les filles, partie de l'étranger. Vous assumez ça ?
Réponse à côté
Il est établi évident qu'il y a eu des intérêts, des liens, notamment financiers, entre l'ERN et le pouvoir russe. Il est avéré évident qu'il y a eu des liens, qu'il y a des acquatances qui existent, y compris avec la sphère qu'on évoquait, Bannon et autres. On a beaucoup dit que Jordan Bardella avait refusé de faire son discours à l'événement qui était organisé aux Etats-Unis il y a quelques mois. On a oublié de dire qu'il s'y était rendu pour faire un discours. Il l'a annulé parce qu'il y a eu un salut nazi qui a été fait. Mais enfin, il y est allé alors même qu'il est dit, qu'il est clair, qu'il est évident, qu'il est assumé par eux, qu'ils veulent morceler l'Union Européenne pour nous a…
« Il est établi évident qu'il y a eu des intérêts, des liens, notamment financiers, entre l'ERN et le pouvoir russe. Il est avéré évident qu'il y a eu des liens, qu'il y a des acquatances qui existent, y compris avec la sphère qu'on évoquait, Bannon et autres. On a beaucoup dit que Jordan Bardella avait refusé de faire son discours à l'événement qui était organisé aux Etats-Unis il y a quelques mois. On a oublié de dire qu'il s'y était rendu pour faire un discours. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 16:13Voir 1 autre passage
« Il l'a annulé parce qu'il y a eu un salut nazi qui a été fait. Mais enfin, il y est allé alors même qu'il est dit, qu'il est clair, qu'il est évident, qu'il est assumé par eux, qu'ils veulent morceler l'Union Européenne pour nous affaiblir. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 16:47
Question 160Réseaux sociaux, présidentielle, Renaissance...L'interview de Gabriel Attal en intégralité
Est-ce que vous allez proposer ce projet que vous êtes en train d'écrire ?
Réponse partielle
D'abord, c'est un projet qui incarne renaissance. C'est un projet sur lequel ont travaillé les adhérents, les élus, des experts qui sont venus nous aider aussi avec renaissance. Les personnalités que vous citez, que ce soit Edouard Philippe ou Gérald Darmanin, ne sont pas membres de renaissance. Donc ça, c'est notre projet. Ensuite, on va le défendre. Ensuite, je vais vous dire, il y aura une campagne. Et dans cette campagne, j'espère que ceux qui défendent les mêmes idées, les mêmes mesures…
« D'abord, c'est un projet qui incarne renaissance. C'est un projet sur lequel ont travaillé les adhérents, les élus, des experts qui sont venus nous aider aussi avec renaissance. Les personnalités que vous citez, que ce soit Edouard Philippe ou Gérald Darmanin, ne sont pas membres de renaissance. Donc ça, c'est notre projet. Ensuite, on va le défendre. Ensuite, je vais vous dire, il y aura une campagne. Et dans cette campagne, j'espère que ceux qui défendent les mêmes idées, les mêmes mesures… »
youtube.com · Réseaux sociaux, présidentielle, Renaissance...L'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 17:53
Question 161Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
Cela se jouera en partie ici, au Parlement. Nous y sommes, à l'Assemblée nationale. La question de troupes au sol de réassurance, de maintien, de garantie d'un cessez-le-feu en Ukraine, ce sera peut-être une des échéances les plus immédiates et les plus concrètes et les plus importantes. Est-ce que pour vous, le Parlement devra voter là-dessus ?
Réponse directe
L'Assemblée ? D'abord, j'espère, comme vous le dites, que ce sera une échéance immédiate, ce qui voudrait dire qu'un traité de paix ou un accord de cessez-le-feu est conclu entre la Russie et l'Ukraine. On n'y est pas aujourd'hui et la Russie envoie des signaux qui sont totalement contraires à un règlement par un traité de paix ou un accord de cessez-le-feu. Ce qui veut dire que la première des priorités, et c'est aussi un enjeu ici dans les débats qu'on a, ça doit être de continuer à soutenir l'Ukraine militairement, économiquement. Première chose. Deuxième chose, cet accord de la coalition des volontaires qui prévoit des garanties de sécurité, y compris avec des troupes au sol, en cas de…
« L'Assemblée ? D'abord, j'espère, comme vous le dites, que ce sera une échéance immédiate, ce qui voudrait dire qu'un traité de paix ou un accord de cessez-le-feu est conclu entre la Russie et l'Ukraine. On n'y est pas aujourd'hui et la Russie envoie des signaux qui sont totalement contraires à un règlement par un traité de paix ou un accord de cessez-le-feu. Ce qui veut dire que la première des priorités, et c'est aussi un enjeu ici dans les débats qu'on a, ça doit être de continuer à soutenir l'Ukraine militairement, économiquement. Première chose. Deuxième chose, cet accord de la coalition des volontaires qui prévoit des garanties de sécurité, y compris avec des troupes au sol, en cas de signature d'un traité de paix, évidemment, j'y suis très favorable. J'ai été trois fois en Ukraine depuis un an et demi, je m'y rendrai à nouveau dans quelques semaines. Si un traité de paix ou un accord de cessez-le-feu est signé, que le positionnement de troupes est décidé, évidemment qu'il faudra que le Parlement vote. C'est l'article 35, »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 36:07Voir 1 autre passage
« Je crois, Darius Rojban, qu'avant même cette échéance-là, il faudra signer un traité avec l'Ukraine et que pour signer un traité, il faudra qu'il y ait une ratification par le Parlement. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 36:58
Question 162Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre
Vous pensez qu'il y a encore aujourd'hui dans la classe politique des personnes homosexuelles qui n'osent pas le dire ?
Réponse partielle
Probablement, je n'en sais rien. Mais moi, ce que je dis simplement, c'est que le fait d'en parler, je n'ai plus le mesurer, et je le mesure à chaque fois que j'en parle, je reçois des messages. Vous avez des personnes, parce que c'est encore difficile aujourd'hui en France, dans un certain nombre de milieux, dans un certain nombre d'endroits, de s'assumer et de le vivre. Et vous avez des personnes qui vous disent « Ça m'a aidé. J'ai pu en parler à mes parents, j'ai pu en parler autour de moi. » Parce que quelque part, le fait d'avoir une personnalité politique de premier plan qui en parle, ça fait changer,
« Probablement, je n'en sais rien. Mais moi, ce que je dis simplement, c'est que le fait d'en parler, je n'ai plus le mesurer, et je le mesure à chaque fois que j'en parle, je reçois des messages. Vous avez des personnes, parce que c'est encore difficile aujourd'hui en France, dans un certain nombre de milieux, dans un certain nombre d'endroits, de s'assumer et de le vivre. Et vous avez des personnes qui vous disent « Ça m'a aidé. J'ai pu en parler à mes parents, j'ai pu en parler autour de moi. » Parce que quelque part, le fait d'avoir une personnalité politique de premier plan qui en parle, ça fait changer, »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 31:27
Question 163Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre
Mais vous êtes sa majorité. Comment ?
Réponse partielle
Aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de majorité. Vous avez un attelage qui permet un gouvernement de tenir. Voilà. Maintenant, encore une fois, moi, j'ai du respect et de la reconnaissance pour le président de la République. Du respect parce que c'est le président de la République. Vous ne m'avez jamais entendu remettre en cause sa légitimité. Vous avez dit « je ne le comprends plus ». Je n'ai jamais appelé à sa démission, par exemple, parce que je considère que c'est le président, c'est la clé de voûte de nos institutions, et de la reconnaissance, parce que je n'aurais pas pu servir mon pays dans les plus hautes fonctions si le président de la République ne m'avait pas permis de le faire.…
« Aujourd'hui, il n'y a plus vraiment de majorité. Vous avez un attelage qui permet un gouvernement de tenir. Voilà. Maintenant, encore une fois, moi, j'ai du respect et de la reconnaissance pour le président de la République. Du respect parce que c'est le président de la République. Vous ne m'avez jamais entendu remettre en cause sa légitimité. Vous avez dit « je ne le comprends plus ». Je n'ai jamais appelé à sa démission, par exemple, parce que je considère que c'est le président, c'est la clé de voûte de nos institutions, et de la reconnaissance, parce que je n'aurais pas pu servir mon pays dans les plus hautes fonctions si le président de la République ne m'avait pas permis de le faire. Alain Dommel, est-ce que »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 34:01
Question 164Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
C'était une erreur qu'a faite Edouard Philippe ici ?
Réponse à côté
Je ne suis pas là pour donner les bons et les mauvais points. pire. Je vais vous dire clairement, la proposition qui a été faite, c'était de dire qu'il faut que le président de la République annonce dès maintenant qu'il démissionnera dans six mois. Imaginez si aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit dans le monde, avec les menaces américaines, avec la situation en Ukraine, vous imaginez si le président de la République était vu comme un président sur le départ qui annonçait son départ mais qui est encore là ? Vous pensez qu'il aurait pu réunir la coalition des volontaires pour l'Ukraine à l'Élysée avec des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour donner des garanties de sécurité à…
« Je ne suis pas là pour donner les bons et les mauvais points. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 30:42Voir 1 autre passage
« Je vais vous dire clairement, la proposition qui a été faite, c'était de dire qu'il faut que le président de la République annonce dès maintenant qu'il démissionnera dans six mois. Imaginez si aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit dans le monde, avec les menaces américaines, avec la situation en Ukraine, vous imaginez si le président de la République était vu comme un président sur le départ qui annonçait son départ mais qui est encore là ? Vous pensez qu'il aurait pu réunir la coalition des volontaires pour l'Ukraine à l'Élysée avec des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas d'accord de paix ou de cesser le feu ? Vous pensez qu'on arriverait à prendre des positions internationales en Europe pour essayer de rassembler, de nous unir, essayer de peser dans le monde ? Évidemment que non. Mais encore une fois, chacun prend des positions et est libre de les prendre. Moi, je n'ai pas à dire à un tel ou à un tel, tu n'as pas à prendre cette position, tu n'es pas légitime à le dire, il ne faut pas le dire. Moi, je prends des positions. Vous avez dosé la distance. Je le dis quand je suis d'accord ou quand je ne suis pas d'accord. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 30:52
Question 165Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
Est-ce que vous n'exagérez pas ?
Réponse partielle
Mais je ne parle pas de leur main et des relais qu'ils ont dans le débat politique français. Je parle de la stratégie qui est assumée de leur part et de leur intervention. Ils n'ont pas besoin de relais. Il y a quelques jours, on a vu Steve Bannon s'exprimer sur une chaîne de télévision française, assumer que son objectif, dans cette internationale réactionnaire, est l'élection de Marine Le Pen en 2027 en France. Et on a vu dans leurs documents stratégiques, évidemment, que leur objectif, c'est de morceler l'Europe, à la fois pour leurs intérêts propres, parce qu'ils ont intérêt à notre désunion, mais aussi parce qu'il y a un agenda idéologique qui est promu. Non, non, attendez. Le présiden…
« Mais je ne parle pas de leur main et des relais qu'ils ont dans le débat politique français. Je parle de la stratégie qui est assumée de leur part et de leur intervention. Ils n'ont pas besoin de relais. Il y a quelques jours, on a vu Steve Bannon s'exprimer sur une chaîne de télévision française, assumer que son objectif, dans cette internationale réactionnaire, est l'élection de Marine Le Pen en 2027 en France. Et on a vu dans leurs documents stratégiques, évidemment, que leur objectif, c'est de morceler l'Europe, à la fois pour leurs intérêts propres, parce qu'ils ont intérêt à notre désunion, mais aussi parce qu'il y a un agenda idéologique qui est promu. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Non, non, attendez. Le président de la République s'est exprimé sur le sujet. Il a appris une réaction. Le ministre des Affaires étrangères s'est exprimé au débat. Après, je ne suis pas membre du gouvernement, je ne suis pas là pour être le porte-parole du gouvernement ou du président de la République. Je suis comptable des déclarations qui sont les miennes et des positions que je prends. En ce qui me concerne, ça a été très clair. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 15:46
Question 166Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Et c'est tac au tac, justement, tu n'as pas peur de faire une bourde. À un moment, tu es porte-parole du gouvernement et tu nous reçois ici au porte-parole depuis le 6 juillet 2020. Donc, tu as été nommé. Et tu n'as pas peur de faire une bourde, je ne sais pas, écrire quelque chose de travers ?
Réponse directe
Oui, alors, objectivement, j'ai plus peur de faire une bourde quand je suis sur un plateau télé ou sur une radio, de dire un mot de travers que quand j'écris sur une story, sur Insta. Après, je pense que si on est terrorisé par l'idée de dire un mot de travers ou d'écrire un mot de travers, on ne finit par plus rien faire. Ça peut arriver de faire une erreur. Je pense que l'important, en politique, ce n'est pas de se dire qu'il ne faut jamais faire d'erreur, mais c'est de savoir reconnaître quand on fait une erreur. Et si ça m'arrive un jour, j'espère que pour l'instant, ça ne m'est pas totalement arrivé. Et si ça m'arrive, je le reconnaîtrai bien volontiers.
« Oui, alors, objectivement, j'ai plus peur de faire une bourde quand je suis sur un plateau télé ou sur une radio, de dire un mot de travers que quand j'écris sur une story, sur Insta. Après, je pense que si on est terrorisé par l'idée de dire un mot de travers ou d'écrire un mot de travers, on ne finit par plus rien faire. Ça peut arriver de faire une erreur. Je pense que l'important, en politique, ce n'est pas de se dire qu'il ne faut jamais faire d'erreur, mais c'est de savoir reconnaître quand on fait une erreur. Et si ça m'arrive un jour, j'espère que pour l'instant, ça ne m'est pas totalement arrivé. Et si ça m'arrive, je le reconnaîtrai bien volontiers. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 22:15
Question 167Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Oui. Et concrètement, comment ça se passe ?
Réponse directe
Moi, j'ai suivi tout de suite ce qu'a fait Macron quand il est arrivé au gouvernement, et notamment la loi Macron, qui, pour moi, était un moment hyper important pour le gouvernement à l'époque, le Parti Socialiste, parce qu'il y avait d'ailleurs ça, l'idée de briser un certain nombre de tabous et de dogmes, pour le coup, dans lequel était enfermé, emprisonné le Parti Socialiste, et notamment la question du travail, du travail du dimanche, qui, pour moi, était un non-sens de considérer qu'il fallait interdire à tout prix le travail du dimanche, alors qu'il y a déjà des gens qui bossaient le dimanche. Moi, c'était mon cas à l'époque, puisque, à côté de mon master, j'étais serveur dans la res…
« Moi, j'ai suivi tout de suite ce qu'a fait Macron quand il est arrivé au gouvernement, et notamment la loi Macron, qui, pour moi, était un moment hyper important pour le gouvernement à l'époque, le Parti Socialiste, parce qu'il y avait d'ailleurs ça, l'idée de briser un certain nombre de tabous et de dogmes, pour le coup, dans lequel était enfermé, emprisonné le Parti Socialiste, et notamment la question du travail, du travail du dimanche, qui, pour moi, était un non-sens de considérer qu'il fallait interdire à tout prix le travail du dimanche, alors qu'il y a déjà des gens qui bossaient le dimanche. Moi, c'était mon cas à l'époque, puisque, à côté de mon master, j'étais serveur dans la restauration, dans un resto juste à côté de Sciences Po, je demandais à bosser le dimanche, parce que j'étais mieux payé, et que je pouvais avoir plus de sous, du coup, à la fin du mois, et voilà, j'ai aimé sa capacité à bousculer tous ces tabous à gauche, et puis la créé En Marche. J'avais un certain nombre de copains qui, soit étaient à son cabinet, soit gravitaient autour de ça, d'ailleurs, il y en a un certain nombre qui... Enfin, il y en a un qui est au gouvernement avec moi aujourd'hui, qui est Cédrico, qui est le secrétaire d'État au numérique, il y en a d'autres qui sont autour, et donc, voilà, je me suis intéressé à ce qu'il faisait, et quand il a créé En Marche, j'ai tout de suite adhéré. Je suis resté au PS à l'époque, puisque pendant un certain temps, pour ma part, et je crois que c'était le cas pour d'autres, on pensait qu'En Marche, ça visait à devenir un courant du Parti Socialiste, et que Macron allait finir par reprendre le PS de l'intérieur, et puis le transformer, l'ouvrir, casser tous ces tabous, tous ces dogmes. C'est pas comme ça que l'histoire s'est passée, finalement, et donc je l'ai suivi en dehors du PS. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 15:37
Question 168Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralité
Moi, ce qui... Qui vous donne très loin, notamment du Rassemblement national.
Réponse directe
C'est le vote des Français. C'est les Français qui... Qui décident. Et je n'ai pas besoin de sondage pour voir que les Français nous ont envoyé un message très clair. Il y a eu les élections européennes. Ce n'est pas un sondage, c'est le résultat d'une élection. Les premiers tours des élections législatives.
« C'est le vote des Français. C'est les Français qui... Qui décident. Et je n'ai pas besoin de sondage pour voir que les Français nous ont envoyé un message très clair. Il y a eu les élections européennes. Ce n'est pas un sondage, c'est le résultat d'une élection. Les premiers tours des élections législatives. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 38:17
Question 169Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre
Je crois que c'est Mathilde Panot, la chef de file des députés LFI qui s'est chargée de vos réponses. Ce sont des militants politiques bénévoles. Elle vous a mis un petit taquet là quand même, non ?
Réponse à côté
Ça reste à prouver je crois. Non mais c'est parce que Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé. Avouez qu'elle vous a eu, vous pouvez reconnaître que vous vous êtes un peu... Non ? Je veux les preuves. Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé depuis la scène et je lui ai répondu, en fait pour que vous puissiez organiser cet événement aujourd'hui, il y a des gens qui ont travaillé. Quand bien même Marc Fauvel, les gens qui ont installé cette scène et le micro sont des bénévoles, plutôt des entreprises pour avoir organisé et organisé des meetings politiques, je peux vous dire que c'est plutôt des entreprises et des professionnels. Quand bien même ce serait le cas, il me semble que le meeting était…
« Ça reste à prouver je crois. Non mais c'est parce que Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé. Avouez qu'elle vous a eu, vous pouvez reconnaître que vous vous êtes un peu... Non ? Je veux les preuves. Jean-Luc Mélenchon m'avait interpellé depuis la scène et je lui ai répondu, en fait pour que vous puissiez organiser cet événement aujourd'hui, il y a des gens qui ont travaillé. Quand bien même Marc Fauvel, les gens qui ont installé cette scène et le micro sont des bénévoles, plutôt des entreprises pour avoir organisé et organisé des meetings politiques, je peux vous dire que c'est plutôt des entreprises et des professionnels. Quand bien même ce serait le cas, il me semble que le meeting était diffusé par des caméras, de la presse, des médias et là ce ne sont pas des bénévoles mais des gens qui ont travaillé en ce 1er mai. Vous ne pouvez pas venir aux »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 24:49Voir 1 autre passage
« le 1er mai. C'est aussi Marc Fauvel pour mettre en avant une forme d'hypocrisie qu'on voit aujourd'hui à la France Insoumise sur beaucoup de sujets et notamment sur »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 25:23
Question 170Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
On ne parle pas de combat, franchement, il y a peu de gens qui imaginent des combats. Mais une sorte de rapport de force avec des soldats français qui seraient là pour que les Américains ne sortent pas de leur base, par exemple. Est-ce que ça, vous l'imaginez ?
Réponse directe
Si les Danois en font la demande, je le dis, il peut y avoir ce qu'on appelle un signal stratégique. L'objectif, c'est évidemment de ne pas aller dans l'escalade, mais plutôt dans la désescalade. Et je pense qu'on arrive à la désescalade dès lors qu'on montre qu'on s'est mordre, et qu'on montre qu'on est fort. Et ce n'est pas uniquement une question militaire, c'est aussi une question économique. Si demain, il devait y avoir une invasion du Groenland par les États-Unis, dont je rappelle qu'ils sont membres importants de l'organisation du traité de l'Atlantique, de l'OTAN, que par ailleurs, ils sont des alliés historiques de l'Europe, évidemment que ça changerait tout. Et que ça veut dire qu…
« Si les Danois en font la demande, je le dis, il peut y avoir ce qu'on appelle un signal stratégique. L'objectif, c'est évidemment de ne pas aller dans l'escalade, mais plutôt dans la désescalade. Et je pense qu'on arrive à la désescalade dès lors qu'on montre qu'on s'est mordre, et qu'on montre qu'on est fort. Et ce n'est pas uniquement une question militaire, c'est aussi une question économique. Si demain, il devait y avoir une invasion du Groenland par les États-Unis, dont je rappelle qu'ils sont membres importants de l'organisation du traité de l'Atlantique, de l'OTAN, que par ailleurs, ils sont des alliés historiques de l'Europe, évidemment que ça changerait tout. Et que ça veut dire qu'en termes économiques, le deal sur les droits de douane qui a été signé ne peut plus s'appliquer. Et ça veut dire qu'il peut y avoir des mesures de rétorsion, l'interdiction de survol du continent européen par des avions américains, qui sera évidemment très coûteuse pour eux. Tout ça, évidemment, c'est des choses qui doivent être affirmées clairement, si on veut se faire respecter, si on veut éviter d'arriver à une escalade ensuite. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 7:56
Question 171Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Je tiens juste à signaler à nos auditeurs qu'on entend un coq derrière. Tu peux nous raconter un peu cette anecdote ?
Réponse directe
Oui, c'est un coq. Donc, en fait, j'ai eu comme prédécesseur au porte-parole à Sibeth Ndiaye, avant Benjamin Griveaux et encore avant Christophe Castaner. Et en 2017, quand Christophe Castaner était porte-parole, Édouard Philippe, qui était Premier ministre à l'époque, lui a offert un coq. Il s'appelle d'ailleurs Doudou, pour Édouard Philippe. Et Christophe Castaner, à l'époque, lui a acheté, enfin, a récupéré une poule, Rosa, pour qu'il ait une copine. Et depuis, les porte-parole se sont succédés. Mais la poule et le coq sont restés, et les porte-parole qui se sont succédés en sont toujours occupés. Donc, je m'astreins à cette tâche de m'en occuper avec beaucoup de plaisir. Voilà, ça m'arr…
« Oui, c'est un coq. Donc, en fait, j'ai eu comme prédécesseur au porte-parole à Sibeth Ndiaye, avant Benjamin Griveaux et encore avant Christophe Castaner. Et en 2017, quand Christophe Castaner était porte-parole, Édouard Philippe, qui était Premier ministre à l'époque, lui a offert un coq. Il s'appelle d'ailleurs Doudou, pour Édouard Philippe. Et Christophe Castaner, à l'époque, lui a acheté, enfin, a récupéré une poule, Rosa, pour qu'il ait une copine. Et depuis, les porte-parole se sont succédés. Mais la poule et le coq sont restés, et les porte-parole qui se sont succédés en sont toujours occupés. Donc, je m'astreins à cette tâche de m'en occuper avec beaucoup de plaisir. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 4:21Voir 1 autre passage
« Voilà, ça m'arrive de les montrer. Et d'ailleurs, je me rends compte qu'ils ont leur fanbase à eux seuls. D'ailleurs, je me demande s'il ne faudrait pas leur créer un compte Instagram à eux, parce qu'ils sont très suivis. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 5:04
Question 172Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
Le message général, est-ce que la France peut être plus offensive ?
Réponse directe
On voit aujourd'hui que certains, et c'est le cas de Donald Trump, ne voient le monde qu'à travers une grille de lecture. Il y a les forts et il y a les faibles. Et ils parient sur notre faiblesse, nous les Européens, parce qu'ils parient sur notre désunion et sur notre dépendance. Et moi, je crois qu'on peut être plus unis et moins dépendants, plus indépendants. Donc on peut être fort.
« On voit aujourd'hui que certains, et c'est le cas de Donald Trump, ne voient le monde qu'à travers une grille de lecture. Il y a les forts et il y a les faibles. Et ils parient sur notre faiblesse, nous les Européens, parce qu'ils parient sur notre désunion et sur notre dépendance. Et moi, je crois qu'on peut être plus unis et moins dépendants, plus indépendants. Donc on peut être fort. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 0:44
Question 173Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCI
Il se passe beaucoup de choses, selon nos informations. Il y a des mouvements, en tout cas de services, de services secrets pour prendre position au Groenland. Est-ce qu'on peut aller plus loin ?
Réponse directe
Je vous le disais il y a un instant, Donald Trump, sa grille de lecture du monde, c'est les forts et les faibles. Il considère que l'Union européenne est faible, parce qu'elle est désuétante. Parce qu'elle est unie et parce qu'elle est dépendante. Il n'a pas tort ? Il n'a pas tort, dès lors que l'Europe ne prend pas conscience de sa puissance. Parce que l'Europe peut être puissante, si elle est unie, et si elle assume de réduire ses dépendances et de construire sa propre puissance. Pour vous le dire de manière très claire, si on laisse une forme d'incertitude sur la capacité de l'Europe à défendre ses intérêts et la souveraineté d'un État membre de l'Union européenne, c'est plutôt ce qui va…
« Je vous le disais il y a un instant, Donald Trump, sa grille de lecture du monde, c'est les forts et les faibles. Il considère que l'Union européenne est faible, parce qu'elle est désuétante. Parce qu'elle est unie et parce qu'elle est dépendante. Il n'a pas tort ? Il n'a pas tort, dès lors que l'Europe ne prend pas conscience de sa puissance. Parce que l'Europe peut être puissante, si elle est unie, et si elle assume de réduire ses dépendances et de construire sa propre puissance. Pour vous le dire de manière très claire, si on laisse une forme d'incertitude sur la capacité de l'Europe à défendre ses intérêts et la souveraineté d'un État membre de l'Union européenne, c'est plutôt ce qui va contribuer à ce qu'une intervention américaine puisse arriver. Donc au contraire, je pense qu'il faut une grande clarté, Maintenant, il ne faut pas oublier non plus la souveraineté des États au sein de l'Europe, et notamment du Danemark et du Groenland. Pour vous le dire de manière très claire, si les Danois en font la demande, évidemment, je crois qu'un signal stratégique doit s'imposer. Et que ça peut passer par des exercices autour du Groenland, ça peut passer par la présence de troupes européennes au sol. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 6:46
Question 174Mon interview (jamais publiée) de Gabriel Attal
Et là, il y a un premier challenge, en tout cas, en tant que futur peut-être élu, celui de l'élection législative. Simplement, est-ce qu'à un moment, tu t'es posé la question, est-ce que j'ai envie d'être élu, ou alors je préfère rester un petit peu dans l'ombre, être un technocrate ?
Réponse directe
Moi, j'avais pas prévu d'être candidat aux élections législatives au départ. J'avais passé presque cinq ans en cabinet, et puis j'avais plusieurs pistes possibles, une piste d'expatriation, comme on dit, de partir à l'étranger, une autre piste de monter ma boîte avec un copain qui travaillait dans le secteur de la santé. On avait une idée d'entreprise, de conseil aux start-up de la santé. On avait beaucoup réfléchi à ça là-dessus. On avait notre business model, on avait tout préparé. Et puis, est venue la question des législatives, et Emmanuel Macron, à l'époque, a dit clairement qu'il voulait rajeunir, qu'il voulait qu'il y ait plus de jeunes qui s'engagent, qu'il voulait féminiser aussi,…
« Moi, j'avais pas prévu d'être candidat aux élections législatives au départ. J'avais passé presque cinq ans en cabinet, et puis j'avais plusieurs pistes possibles, une piste d'expatriation, comme on dit, de partir à l'étranger, une autre piste de monter ma boîte avec un copain qui travaillait dans le secteur de la santé. On avait une idée d'entreprise, de conseil aux start-up de la santé. On avait beaucoup réfléchi à ça là-dessus. On avait notre business model, on avait tout préparé. Et puis, est venue la question des législatives, et Emmanuel Macron, à l'époque, a dit clairement qu'il voulait rajeunir, qu'il voulait qu'il y ait plus de jeunes qui s'engagent, qu'il voulait féminiser aussi, ce qui concernait moins pour le coup. Mais en tout cas, qu'il voulait qu'il y ait plus de diversité et de renouvellement dans les parcours. Et donc, je me suis vraiment posé la question. Je me suis dit, est-ce que tu poursuis ton projet professionnel et ton projet de boîte que tu es en train de créer, ou est-ce que tu te lances aux élections législatives ? Puis je me suis dit que j'avais toute ma vie pour monter une boîte et pour faire ça, et que je ne sais pas s'il y a un autre moment dans ma vie, j'aurai l'opportunité, non seulement peut-être d'être élu député, mais de l'être au service d'un projet auquel je croyais autant que celui-là, et pour servir d'un président auquel je croyais autant. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 17:25Voir 1 autre passage
« Non, mais c'est vrai qu'on m'avait dit à l'époque... J'étais bien mignon d'aller aux législatives, mais que je n'avais aucune chance de gagner, parce que c'est vrai qu'André Santini était très implanté et très ancré. Ça faisait 30 ou 40 ans qu'il était député et maire d'ici les Moulineaux, et objectivement, c'était, et c'est toujours d'ailleurs, un très bon maire. Il a transformé sa ville, il l'a modernisé, il a fait la première Smart City, les crèches connectées, il a lancé énormément de projets, il a été vraiment dans l'innovation. Donc on m'a dit que ça allait être très compliqué de le battre, et en gros, tu n'as aucune chance. Et c'est vrai que j'ai bénéficié de la vague Macron, je ne vais pas dire les choses différemment, ce n'est pas mon talent. Bon, j'ai fait une campagne, j'ai fait une vraie campagne, je pense que j'ai fait une bonne campagne, j'avais plein de marcheurs autour de moi pour m'aider, mais il y a eu le souffle de l'élection présidentielle qui m'ont aussi beaucoup poussé, et c'est vrai que j'ai fait, je crois, 44% des voix au premier tour, et un peu plus de 60% au deuxième. »
youtube.com · Mon interview (jamais publiée) de Gabriel AttalVérifier à 18:50
Question 175🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Gabriel Attal, Premier ministre, sur RMC
Pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron, qui depuis sept ans, promet régulièrement des référendums sans le faire, au fond, il va faire la même chose avec vous ?
Réponse partielle
Je pense que les élections européennes, le résultat a été une forme de tournant. Les Français nous ont dit quelque chose dans ces élections. Dit quelque chose sur le fond, je le disais tout à l'heure, aller plus loin sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité. J'ai parlé de la sécurité. C'est pour ça que sur le pouvoir d'achat, je propose un certain nombre de mesures. Que les retraites de nos retraités soient systématiquement indexées sur l'inflation. Que la facture d'électricité baisse de 15% l'hiver prochain. Que les salaires des Français qui sont au-dessus du SMIC puissent augmenter plus facilement en allégeant les charges de leurs patrons. Tout ça, c'est clair, c'est financé, c'est net. En…
« Je pense que les élections européennes, le résultat a été une forme de tournant. Les Français nous ont dit quelque chose dans ces élections. Dit quelque chose sur le fond, je le disais tout à l'heure, aller plus loin sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité. J'ai parlé de la sécurité. C'est pour ça que sur le pouvoir d'achat, je propose un certain nombre de mesures. Que les retraites de nos retraités soient systématiquement indexées sur l'inflation. Que la facture d'électricité baisse de 15% l'hiver prochain. Que les salaires des Français qui sont au-dessus du SMIC puissent augmenter plus facilement en allégeant les charges de leurs patrons. Tout ça, c'est clair, c'est financé, c'est net. Ensuite, il y a eu aussi un message. Il y a eu un message dans ces élections sur la méthode, évidemment. Des Français qui disent qu'on veut être davantage associés. On a fait un certain nombre de choses avec des conventions citoyennes. Moi, je pense que le référendum, c'est une pratique qui serait... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Gabriel Attal, Premier ministre, sur RMCVérifier à 13:21
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 20:23
Voir 2 autres passages
« C'est pour ça que les contrôles inopinés qui ont été renforcés, évidemment, je pense qu'il faut continuer à les déployer. Parce que si un élève se dit potentiellement, mon sac va être ouvert, c'est sûr qu'il y a un effet dissuasif. Ensuite, vous savez, il y a des mesures dissuasives très fortes que vous pouvez prendre très vite. Ça fait partie des propositions qu'on a formulées il y a deux semaines. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 8:03
« Quand je suis arrivé au ministère de l'Éducation nationale, j'ai voulu regarder toutes les solutions qui existaient. On m'a dit qu'il y a quelques lycées qui ont commencé à mettre en place des portiques. Je suis allé voir les lycées qui avaient commencé à mettre en place des portiques. Les portiques en question, c'est des tourniquets avec une badgeuse. Donc ça ne permet absolument pas d'empêcher... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 5:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2024 au 11 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Par définition, mais vous savez, le fait de remettre l'autorité au milieu du village, ça a toujours été un fil rouge dans mon action. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale à l'été 2023, première décision que j'ai prise, j'ai changé les règles pour qu'on puisse maintenant exclure des élèves du premier degré à l'école primaire qui font peser un risque sur la sécurité de l'école. Ce n'était pas possible avant de les changer d'établissement. J'ai pris ce décret dès mon arrivée. J'ai été nommé Premier ministre en janvier 2024. La première chose que j'ai dite, c'est qu'il fallait précisément remettre l'autorité au milieu du village. On a travaillé pendant six mois avec mon gouvernement et la loi qui vient d'être adoptée, c'est le fruit de ce travail. Maintenant, évidemment qu'il y a une forme d'échec collectif et surtout quand vous avez un drame comme celui-ci qui survient dans une école de la République. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui avait été engagé pour renforcer notre arsenal de répression. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 2:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 50 observations50 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, ce que je constate, encore une fois, c'est qu'on a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Qu'on a aujourd'hui une surveillante, une assistante d'éducation qui a été poignardée par un élève de 14 ans. On a eu un certain nombre d'autres faits... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 16:03Voir 2 autres passages
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 3:14
« Mais justement, Pauline de malheur, c'est parce qu'on savait qu'on ne pouvait pas gagner et que ça risquait de faire gagner les extrêmes. Donc, dans toutes les autres circonscriptions, c'est-à-dire 500 circonscriptions, où on a des candidats ensemble pour la République, s'ils sont là, c'est parce que c'est les mieux placés pour battre les extrêmes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« Quand j'ai présenté, il y a deux semaines, les 82 propositions de renaissance sur la sécurité et l'autorité, je crois que j'ai eu une parole lucide. Évidemment que le compte n'y est pas sur ces sujets-là. Il faut le reconnaître. Il y a des choses qui ont très bien fonctionné. Je pense que la baisse du chômage, une politique économique qui a permis quand même de recréer des emplois, de rendre nos entreprises plus compétitives. D'autres, évidemment, d'autres choses qui ont été mises en place. Mais sur ce sujet-là, le garde des Sceaux qui a été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans l'a dit lui-même. Il a dit qu'il n'y avait plus de lieu safe en France. Donc c'est bien qu'il y ait un constat lucide qui est très largement partagé. Je pense que c'est important. Il y a aussi aux Français cette lucidité. Mais pas seulement... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 22:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07Voir 2 autres passages
« Vous savez, la loi qui a été adoptée, dont je suis à l'initiative, qui durcit la réponse pénale pour les mineurs, elle n'a pas été prise à chaud, elle n'a pas été prise comme ça, sur un coin de table. Quand j'ai été nommé Premier ministre, en janvier 2024, ça faisait presque un an qu'il y avait eu les émeutes de 2023, il n'y avait pas eu de réponse. Donc la première chose que j'ai faite, c'est de réunir mon gouvernement et de leur dire, « Je veux une réponse pénale face à une violence de plus en plus forte chez les mineurs ». Moi, je veux saluer la grande dignité de la maman d'Elias. Je l'ai rencontrée à plusieurs reprises, je la connais. Il faut regarder dans le détail le dossier des mises en cause dans la mort d'Elias, le nombre de dysfonctionnements qui sont intervenus. La réalité, c'est que vous avez deux mises en cause qui ont une interdiction de se rencontrer, annoncée par le juge des enfants, alors qu'ils habitent dans la même résidence. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 13:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées3 juil. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« Je vais vous dire clairement, la proposition qui a été faite, c'était de dire qu'il faut que le président de la République annonce dès maintenant qu'il démissionnera dans six mois. Imaginez si aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit dans le monde, avec les menaces américaines, avec la situation en Ukraine, vous imaginez si le président de la République était vu comme un président sur le départ qui annonçait son départ mais qui est encore là ? Vous pensez qu'il aurait pu réunir la coalition des volontaires pour l'Ukraine à l'Élysée avec des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas d'accord de paix ou de cesser le feu ? Vous pensez qu'on arriverait à prendre des positions internationales en Europe pour essayer de rassembler, de nous unir, essayer de peser dans le monde ? Évidemment que non. Mais encore une fois, chacun prend des positions et est libre de les prendre. Moi, je n'ai pas à dire à un tel ou à un tel, tu n'as pas à prendre cette position, tu n'es pas légitime à le dire, il ne faut pas le dire. Moi, je prends des positions. Vous avez dosé la distance. Je le dis quand je suis d'accord ou quand je ne suis pas d'accord. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 30:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés10 juin 2025 au 10 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités3 juil. 2024 au 3 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 3:14Voir 2 autres passages
« Et dans son article 23, ce texte européen donne la possibilité désormais aux États membres de pouvoir l'interdire dans leur pays. Pourquoi c'est important ? Juste, très rapidement, parce qu'il y a probablement beaucoup de parents qui nous écoutent et que ça intéresse. C'est important parce que, vous savez, je suis très engagé dans la lutte contre le harcèlement à l'école. J'ai beaucoup œuvré en la matière. Le harcèlement, il passe aujourd'hui beaucoup, malheureusement, par les réseaux sociaux. C'est important parce qu'on voit que l'usage des réseaux sociaux très jeunes et de manière très prolongée, ça a un impact sur les capacités de réflexion de nos enfants. Il y a une étude américaine qui est sortie il n'y a pas très longtemps, qui montre que pour un adolescent qui passe cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, en deux ans, c'est un retard par rapport aux autres adolescents, de l'ordre de six mois en termes de développement, en termes d'apprentissage, etc. C'est important parce que ça agit sur la santé mentale de nos enfants. Et c'est important, enfin, parce que derrière ces plateformes de réseaux sociaux, il y a des puissances, il y a des pays, la Chine, les États-Unis, qui parfois, tenez-vous bien, n'autorisent même pas ces réseaux sociaux pour leurs propres enfants dans leur pays. Et donc, moi, je veux qu'on puisse être indépendant en la matière, qu'on puisse protéger nos enfants. »
youtube.com · Réseaux sociaux, présidentielle, Renaissance...L'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Exactement. Et ce monsieur Chudot, il n'est pas seulement député, il est présenté régulièrement par le Rassemblement national, comme leur futur ministre de l'Éducation nationale, s'il venait à gagner ses élections. Monsieur Chudot, donc, dit que quand on est un Français binational, c'est-à-dire que pour des raisons d'histoire familiale, d'histoire personnelle, on a une deuxième nationalité en plus de la nationalité française, on n'est pas digne de confiance pour occuper des postes à responsabilité. Et monsieur Chudot, ce n'est pas le seul à le dire, puisqu'à cinq mois, Mme Le Pen a présenté au Parlement une proposition de loi pour exclure de la fonction publique les Français binationaux. On parle de 3,5 millions de Français qui sont peut-être franco-marocains, franco-italiens, franco-canadiens, franco-arméniens, qui sont parfaitement français. Derrière ça, il y a une idée qui a toujours été celle du Front national, déjà de Jean-Marie Le Pen, c'est qu'un binational est un demi-national. Que vous êtes corruptible, que vous n'êtes pas loyal à la France. 3,5 millions de Français qui, depuis plusieurs jours, se sentent humiliés, injuriés par le Rassemblement national. Je veux le dire, dans mon gouvernement, il y a des binationaux. Roland Lescure, ministre de l'Industrie, franco-canadien. Fadila Khatabi, ministre des personnes en situation de handicap. Rachida Dati, Krizoula Zakharopoulou. Il y a des députés qui sont binationaux. Je pense à Nadia Hay, sur la septième circonscription des Yvelines, à Triel-sur-Seine, conflant Saint-Honorine, qui est franco-marocaine, qui a été ministre. Elle est non seulement parfaitement française, mais elle se bat tous les jours, pour la France et pour les Français. Et je m'étonne, je m'étonne de voir que le Rassemblement national, qui tient ses propos, en même temps présente dans le Val d'Oise, une candidate franco-russe aux élections législatives, qui d'ailleurs a qualifié les Ukrainiens de néo-nazis. Donc c'est toujours à géométrie variable. Ils vous font croire que c'est soi-disant pour lutter contre les ingérences russes. Mais après, on voit que la conseillère défense de Jordan Bardella, elle est franco-russe, qui présente des franco-russes dans ses élections législatives. En réalité, c'est toujours la même chose. C'est un moyen de stigmatiser ou d'humilier. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« quand on rentre dans le détail... Je vous donne des exemples concrets. On propose de passer à la préférence travail. Dire que la France a la vocation à accueillir une immigration. Dès lors qu'on a un contrat de travail, qu'on respecte nos règles et nos valeurs, on a vocation à pouvoir venir en France. Deuxième chose, on propose que pour identifier combien d'immigrés la France est capable d'accueillir, on se base notamment sur des recommandations que nous feraient les partenaires sociaux en matière de besoins économiques, et que le Parlement vote des quotas d'immigration qu'on pourrait accueillir en France. Troisième chose, on propose d'importer, de s'inspirer de ce qu'on appelle le permis à point pour l'immigration qui a été mis en place au Canada, c'est-à-dire que pour sélectionner et choisir l'immigration qu'on accueille en France, on regarde un certain nombre de critères, le fait de travailler, l'absence de condamnation, la maîtrise de la langue, le respect des règles, etc. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 19:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack3 juil. 2024 au 3 juil. 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non mais vous savez, tout ça c'est la dernière trouvaille de Mme Le Pen et de M. Bardella pour éviter qu'on parle de leur candidat dont un quart ont tenu des propos racistes, antisémites, homophobes. Tous les jours on a une trouvaille. On a maintenant même qui ont fait des prises d'otages, qui ont porté des casquettes nazies. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 49:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 mai 2026 au 3 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour les ponts, il y a une ristourne supplémentaire. Il faudrait baisser un peu le plafond. Maintenant, il y a la solution de long terme. On en parlait il y a un instant, indirectement. La solution de long terme, c'est qu'on aimerait moins dépendre des fluctuations du prix du baril du pétrole en raison des conflits internationaux. Et pour ça, sur le long terme, c'est le nucléaire, c'est les renouvelables, c'est augmenter notre production d'électricité et c'est avoir des modes de déplacement et de vie qui sont plus électrifiés. Maintenant, vous dites ça à des Français qui aujourd'hui n'arrivent pas à remplir le plein de leur voiture et ne peuvent pas changer de voiture et passer à une électrique, ils vous disent, à juste titre, vous vivez sur une autre planète. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 13:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 juil. 2024 au 3 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, quand François Bayrou a proposé de supprimer deux jours fériés, travailler sans rémunération supplémentaire, donc là c'était travailler plus sans gagner plus, je n'y suis opposé. Moi, je suis pour que des Français qui le souhaitent puissent travailler davantage et être mieux rémunérés pour ça. Et ensuite, je suis pour que il y ait davantage de Français qui travaillent. Il y a beaucoup de comparaisons qui sont faites entre la France et les autres pays européens sur la quantité de travail. Mais quand vous regardez, les Français qui travaillent en France ne travaillent pas beaucoup moins que chez nos voisins européens. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 21:43Voir 1 autre passage
« — Vous vouliez débattre ? — Moi, je suis toujours prêt à débattre. Je l'ai fait tout au long de cette campagne. J'étais totalement prêt à débattre. Et je regrette, puisque je comprends que c'est parce que M. Bardella n'a pas souhaité que ce débat ait lieu, je regrette qu'on puisse pas avoir ce débat. — Je lui demanderai tout à l'heure pourquoi est-ce qu'il n'a pas voulu débattre. — Moi, je vais vous dire. Je pense qu'il a été probablement mal à l'aise dans un certain nombre de débats qui ont eu lieu ces dernières semaines, mis face aux contradictions de son programme, à des changements de pieds permanents, à l'incapacité à dire comment il mettrait en œuvre certaines mesures. On voit aussi chaque jour que des propos ou des photos sont découvertes sur certains de ses candidats. Encore hier, on a vu une candidate qui posait fièrement avec une casquette nazie et que donc il est probablement mal à l'aise par rapport à tout ça. Mais moi, je le dis, on est dans un moment historique. Vous l'avez indiqué. Et donc on a besoin de débats. On a besoin de confronter les projets, de confronter les visions, de confronter les valeurs. Et donc je le regrette vraiment. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 0:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 10:50
« Il y aurait eu une fragilité constitutionnelle. Par exemple, si elle était ciblée sur un âge. Si on disait que c'est que pour les jeunes. Là, constitutionnellement, il y aurait une rupture d'égalité. Ce n'est pas ce qu'on fait. On dit que c'est sur la primo-accession. Vous pouvez être primo-accédant quand vous avez 35 ans, 37 ans, 40 ans. Mais aussi quand vous avez... »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 25:38
« Je pense qu'on doit toujours chercher à faire appliquer nos règles et à faire respecter la laïcité. Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire. Quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, je rappelle, quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, j'ai moi-même garanti l'application de la loi de 2004 sur la laïcité à l'école en prenant une décision qui était attendue par nos chefs d'établissement, par beaucoup d'enseignants depuis des années, l'interdiction du port de la Bayard et du Camis dans les établissements scolaires. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale, je me suis engagé sur ce sujet, j'ai pris la décision. Aujourd'hui, il n'y a plus d'Abaïa dans nos établissements scolaires. Donc oui, faire respecter la laïcité, c'est essentiel. Et si on veut réussir à le faire, il faut évidemment associer l'ensemble des acteurs, ne serait-ce que pour qu'ils fassent remonter les atteintes à la laïcité et pour qu'on trouve tous ensemble des solutions. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 15:08
« Alors, d'abord, cette baisse, elle est permise par le fait qu'on a réinvesti dans la production d'électricité en France. Parce que nous, on a fait le choix de réinvestir dans le nucléaire, construire des nouvelles centrales, mais aussi investir dans la maintenance de nos centrales. Et on sait que les prix de l'électricité avaient monté parce qu'il y avait notamment des problèmes de maintenance sur nos centrales. Et on investit dans les énergies renouvelables. Pourquoi je dis ça ? Parce que c'est important dans cette élection législative. Vous avez le Rassemblement national, qui dit aux Français, nous, on est OK pour faire le nucléaire. Par contre, on est contre les énergies renouvelables. On va arrêter d'installer des énergies renouvelables. Or, on sait que dans les années qui viennent, la demande d'électricité va exploser. Ce que dit le Rassemblement national, c'est que la demande d'électricité va exploser. Mais par contre, on ne va pas installer de nouveaux moyens de production d'électricité avant 10 ou 15 ans, quand il y aura des nouveaux réacteurs nucléaires. Qu'est-ce qui va se passer entre les deux ? La facture va augmenter. Si vous avez une demande d'électricité qui augmente, mais que vous n'avez pas de production d'électricité qui augmente parce que vous arrêtez les énergies renouvelables, mécaniquement, la facture des Français augmenterait. On est les seuls à dire qu'on veut investir à la fois sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables. C'est bon pour la planète et c'est bon pour la facture des Français parce que ça fait plus de production et donc baisser la facture. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 29:37
« C'est pour ça que je vais continuer à me déplacer, comme je l'ai dit. Mais ce que je vois, c'est qu'il y a largement une prise de conscience dans les opinions publiques et aussi dans les gouvernements. Ce que je vois ensuite, c'est que les solutions, elles sont assez bien identifiées, finalement. Vous avez un certain nombre de rapports qui ont été mis, le rapport Draghi, le rapport L'État, qu'on a largement commenté dans les médias. Ce qui pêche, c'est toujours la rapidité d'exécution. Soit parce qu'on a des procédures qui sont trop longues, soit parce qu'effectivement, sur certains sujets, on n'arrive pas à mettre tout le monde d'accord. Moi, ce que je crois, c'est que l'avenir de l'Europe, pour qu'elle soit puissante, c'est une Europe des géométries variables. On assume que certains pays avancent davantage ensemble, sur certains sujets, et que les autres ont qu'à les rejoindre ensuite avec une force d'attraction. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 6:40
« Lisez ce qui est écrit par l'administration Trump, écoutez les déclarations de Donald Trump. Dans le document stratégique de sécurité américaine, il a été écrit noir sur blanc que l'Union européenne, comme entité, comme institution, est un obstacle aux intérêts, notamment économiques et commerciaux des États-Unis. Il veut le casser l'Europe ? Bien sûr, mais il l'assume et il le dise. Donc je crois qu'il faut nous aussi qu'on assume et qu'on dise clairement ce qu'on veut faire, c'est-à-dire avoir une Europe puissante. Mais ce n'est pas juste des mots et des incantations. Je vous disais à l'instant, notre réarmement militaire, notre réarmement économique et technologique. Vous savez, moi, ce qui m'empêche de dormir, c'est quand je regarde et quand j'entends un certain nombre d'acteurs de l'intelligence artificielle, de l'innovation, qui disent à quel point sur l'innovation et les nouvelles technologies, on est en train de perdre la bataille. Ils sont en avance. Avec la Chine et avec les États-Unis, et notamment avec la Chine. Moi, je ne veux pas que demain, le choix de nos enfants, de nos petits-enfants, en matière de travail, ils se situent entre eux, servir des cafés aux Américains ou changer les draps à des Chinois quand ils viennent en France visiter nos châteaux et faire du tourisme. Je veux qu'on puisse rester, redevenir sur certains secteurs, une nation en avance, pionnière sur les sujets technologiques. C'est possible. »
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