Emmanuel Macron a parlé à Mahmoud Abbas hier. Il lui a demandé de créer les conditions pour qu'on puisse reconnaître un État palestinien le plus vite possible. Comment faut-il interpréter cette conversation ?
Réponse directeLe président a été très clair. Ce n'est pas le moment de reconnaître unilatéralement un État palestinien. Déjà, ça ne change rien à la situation sur le terrain. Ce serait un geste symbolique. La question, c'est comment est-ce qu'on peut créer un processus politique de dialogue entre des représentants palestiniens qui acceptent de dialoguer avec Israël, donc pas le Hamas qui est un groupe terroriste qui souhaite la destruction d'Israël et qui peuvent gouverner sur le plan économique, sur le plan institutionnel, les territoires palestiniens. Donc, ça doit être l'aboutissement d'un processus politique, d'une négociation, d'un dialogue. La France, comme l'Union européenne, a toujours souhaité l…
« Le président a été très clair. Ce n'est pas le moment de reconnaître unilatéralement un État palestinien. Déjà, ça ne change rien à la situation sur le terrain. Ce serait un geste symbolique. La question, c'est comment est-ce qu'on peut créer un processus politique de dialogue entre des représentants palestiniens qui acceptent de dialoguer avec Israël, donc pas le Hamas qui est un groupe terroriste qui souhaite la destruction d'Israël et qui peuvent gouverner sur le plan économique, sur le plan institutionnel, les territoires palestiniens. Donc, ça doit être l'aboutissement d'un processus politique, d'une négociation, d'un dialogue. La France, comme l'Union européenne, a toujours souhaité la solution à deux États, c'est-à-dire la souveraineté pour les Palestiniens et la sécurité pour les Israéliens comme solution politique. Il faudra aussi poser la question des réfugiés, la question de Jérusalem comme capitale d'Israël, mais ça passera au terme d'un processus de réforme et d'un processus de dialogue. »
