Je reviens aux 200 millions, ça va servir à quoi ?
Réponse directeAlors, 200 millions, c'est une mesure d'urgence, ça ne suffira pas. Aujourd'hui, les budgets consacrés à la cybersécurité, ça peut aller dans certains ministères de 1%, autant dire que c'est très extrêmement faible, jusqu'à des montants qui vont jusqu'à 5%, ce qui n'est également pas énorme. On dit que pour assurer la cybersécurité, je dirais, du quotidien, et de rester dans le niveau minimum exigé, il faut 10% d'un budget informatique pour être à niveau. Donc les 200 millions, c'est une mesure d'urgence. Ça va servir à quoi ? Par exemple, à faire des audits de flash. Avec ces 200 millions, chaque ministère aura la possibilité de mesurer ses vulnérabilités. Ça, c'est une mesure d'urgence. C…
« Alors, 200 millions, c'est une mesure d'urgence, ça ne suffira pas. Aujourd'hui, les budgets consacrés à la cybersécurité, ça peut aller dans certains ministères de 1%, autant dire que c'est très extrêmement faible, jusqu'à des montants qui vont jusqu'à 5%, ce qui n'est également pas énorme. On dit que pour assurer la cybersécurité, je dirais, du quotidien, et de rester dans le niveau minimum exigé, il faut 10% d'un budget informatique pour être à niveau. Donc les 200 millions, c'est une mesure d'urgence. Ça va servir à quoi ? Par exemple, à faire des audits de flash. Avec ces 200 millions, chaque ministère aura la possibilité de mesurer ses vulnérabilités. Ça, c'est une mesure d'urgence. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les ministères ne connaissent pas leur vulnérabilité ? Le vôtre, par exemple, ne les connaît pas ? Bercy, je dirais, je croise les doigts. Bercy, on a pris les choses à bras-le-corps depuis que je suis là, et notamment sous l'impulsion de Roland Lescure également, et de David Amiel, on a mis une démarche en place avec l'ensemble des directions de Bercy pour appliquer la feuille de route. Et ça passe par deux choses essentielles pour monter la cybersécurité dans toute organisation, qu'elle soit étatique ou privée. C'est un, sensibiliser les agents, et deux, faire des audits de flash, ce qu'on a commencé à faire pour mesurer les vulnérabilités, parce qu'en fait, les vulnérabilités, ça change. Tous les jours, les cyberattaquants utilisent des nouvelles failles. »
