Mathilde Panot RECADRE SÈCHEMENT la Ministre Naïma Moutchou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:57Naïma MoutchouChiffre
« L'État prend sa part. Je l'ai dit 1 milliard 100 millions d'euros d'investissement, c'est colossal. »
- 2:42Mathilde PanotFait
« Je suis obligé de vous le dire. Euh donc à la fin la vérité elle est simple monsieur le député c'est que vous devez choisir sans vous cacher. »
- 3:25Mathilde PanotFait
« Soit nous bâtissons un chemin, il est imparfait mais il est solide et il n'y a pas d'alternative soit vous abandonnez vous décidez d'abandonner le territoire. »
- 6:17Mathilde PanotChiffre
« Je rappelle qu'il y a eu 15 morts dont 12 étaient des Canaques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alors, d'abord madame la ministre, je veux commencer par vous dire qu'il est particulièrement impénible d'entendre le ton avec lequel vous nous parlez. Je rappelle que si nous sommes dans cette situation, c'est parce que vous avez discrédité la parole de l'État et notamment rompu avec le rôle d'impartialité de l'État. La ministre des outremères, Naima Moutchu, était auditionnée à la commission des lois pour défendre son projet de réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie, trouver une compromis et ainsi la faire voter. Mais l'atmosphère s'est vite tendue. Mathilde Panot n'a pas tardé à monter au créneau et à démonter sèchement le ton avec lequel la ministre s'adresse au députés. Dans une intervention coup de point, elle lui a donné une véritable leçon de
respect. Il faut savoir s'adresser correctement aux élus de l'Assemblée sans condescendance ni mépris. Mesdames, messieurs les députés, c'est que le contexte il a changé à l'époque. Il y avait une relation tripartite. C'était quand même plus simple. Vous aviez deux camps, qu des loyalistes, quand des indépendantistes et l'État. paysage politique, il a changé aujourd'hui. Il faut faire avec six forces politiques. La situation par ailleurs n'est pas la même. Le territoire a traversé une crise profonde, majeure dans une situation économique dramatique. Tout ça tout ça doit nous amener justement à faire cet effort aujourd'hui de conciliation, de médiation aussi parce que c'est bien votre rôle aujourd'hui dans le casadre de l'examen de ce texte. Vous opposez ensuite institution et urgence
économique. Mais ça c'est une erreur. La nouvelle Calédonie justement est dans une impasse aujourd'hui parce que les règles du jeu ne sont pas stabilisées. Donc s'il n'y a pas de cadre politique clair, il n'y aura pas d'investissement. L'État prend sa part. Je l'ai dit 1 milliard 100 millions d'euros d'investissement, c'est colossal. Nous allons décliner ce plan. Nous sommes en train de le faire. Un dossier de presse qui est parti. Le commissaire aujourd'hui présente d'ailleurs l'exécution des premiers projets. Donc il va y avoir des réponses. Bien évidemment, nous n'abandonnons pas la Calédonie, mais nous disons et je redis que s'il n'y a pas d'accord politique couplé à cet effort économique, il ne se passera rien. C'est un pensement que nous sommes en train de mettre sur un
territoire qui s'effondre. Dire ensuite que ce texte mènerait mécaniquement à l'indépendance sans référendum, c'est faux. Rien ne se fera sans majorité qualifiée. Rien ne se fera sans un rapport entre les forces politiques elles-mêmes. Rien ne se fera à l'issue sur son travail entre l'État et la Nouvelle-Calédonie. Et enfin avec l'approbation des Calédoniens, il y a un processus à la fois politique et démocratique qui est inscrit dans Bougival. Donc il y a pas une indépendance qui arrive par la fenêtre ou c'est absolument pas d'abord ce qu'on voulu les partenaires et ça n'est absolument pas ce qui est traduit dans Bougival Élysée ou Dino sur les élections. Oui, je vous rejoins. Ça n'est pas satisfaisant de reporter à
nouveau. C'est jamais satisfaisant de procéder à un report d'élection. La norme la normalité, c'est de faire vivre la démocratie. Mais ce n'est pas un report de confort. Moi, je pointe le risque d'organiser des élections dans quelques semaines alors que le cadre politique est pas stabilisé. Quelle campagne ! Quelle tension sur le territoire ? Quel risque de clivage ! C'est ça qui est c'est ça qui est en jeu aujourd'hui. Nous sommes des responsables politiques. Il faut que nous l'ayons en tête. Et donc je suis obligé de vous le dire. Euh donc à la fin la vérité elle est simple monsieur le député c'est que vous devez choisir sans vous cacher. Soit nous bâtissons un chemin, il est imparfait mais il est solide et il n'y a pas d'alternative soit vous abandonnez
vous décidez d'abandonner le territoire. Je constate que vous contestez tout d'un bougival que vous refusez tout et qu'au bout du compte vous ne proposez rien et donc vous vous voulez laisser le territoire sans solution. Je prends acte de la position qui est donc celle de Marine Le Pen pour les Calédoniens. Monsieur le député Lachud euh monsieur le député, je vous le dis, vous vous vous continuez à jouer dangereusement avec des allumettes. D'abord, vous réécrivez largement une partie de l'histoire, une partie des faits euh et on va y revenir. Euh et puis vous employez toujours des grands mots. Dire qu'il n'y a pas d'accord, c'est faux. Enfin, je veux dire, vous pouvez dire que l'accord ne vous convient pas sur le plan politique, que vous n'y adhérez pas, que que qu'il y a des
inquiétudes très fortes, voir que vous tout le processus intellectuel ne vous va pas. Mais dire qu'il y a pas d'accord, c'est faux. Il y a un accord qui existe. D'abord, il a été signé et au moment où il a été signé, il a emporté l'unanimité. Mais même projet d'accord. Un projet d'accord est un accord. Et donc, pardon, vous interromp, c'est moi qui en désolé. Alors, on va essayer de faire comme d'habitude. Madame la présidente Panotu, monsieur Lachaud, je le dis pour celles et ceux qui n'appartiennent pas à la commission des lois qui n'ont peut-être pas l'habitude de considérer que nous nous respectons chacun des orateurs et merci de cette unanimité silencieuse. Madame la présidente Panot. Alors, d'abord madame la ministre, je veux commencer par vous dire qu'il est
particulièrement pénible d'entendre le ton avec lequel vous nous parlez. Et je veux vous rappeler qu'en démocratie, une ministre n'a pas à dire à un représentant du peuple la manière avec lequelle il doit s'exprimer. Vous avez dit à Bastien Lachot que nous serions en train d'agiter et de jouer avec des allumettes et que nous prendrions alors une responsabilité dans l'impasse dans lequel se trouve la Kanie, Nouvelle-Calédonie. Madame la ministre, je me permets, vous êtes la 10e ministre des Outre Mèpuis 2017, la 9e depuis 2022. Je me permets de vous dire que la responsabilité de l'impasse dans laquelle se trouve la Kanaki Nouvelle-Calédonie aujourd'hui est entièrement la vôtre. Vous avez demandé quel était où était le passage en force. Je rappelle que le premier ministre
aujourd'hui et celui qui comme ministre des outresemes à votre place à ce moment-là avait maintenu coûte que coûte le 3e référendum contre la demande du FLNKS avec le deuil en plein deuil coutumier Canac qui avait donc été boycotté par les indépendantistes et qui n'en avait pas reconnu la légitimité. Je rappelle que si nous sommes dans cette situation, c'est parce que vous avez discrédité la parole de l'État et notamment rompu avec le rôle d'impartialité de l'État, notamment lorsqu'en 2022, madame Sonia Bagu a été nommée ministre, ce qui était une rupture du rôle de l'impartialité de l'État, madame Shana Biages qui en province sud mène des politiques ouvertement discriminatoires jusqu'à empêcher des enfants Canac de s'inscrire à l'école. Si nous sommes dans cette
situation, c'est parce que nous avons alerté à de nombreuses repriles sur ce qu'allait créer le dégel du corps électoral. Et je veux rappeler ici, madame la ministre, vous avez raison, qu'il n'y a pas juste votre responsabilité, mais aussi la responsabilité à part les forces qui siègent à gauche de l'hémicycle de la Macronie à la droite en passant par le Rassemblement national, je le rappelle quand même, qui tous avaient voté en faveur du projet de loi pour dégeler le corps électoral, qui a eu pour résultat de mettre la la Canaki Nouvelle-Calédonie à feu et à sang. Je rappelle qu'il y a eu 15 morts dont 12 étaient des Canaques. Je rappelle que c'est suite à cela que nous sommes dans une impasse euh économique et social dans Enkan Nouvelle-Calédonie. Et de
nouveau, vous voulez faire une méthode de passage en force. Vous avez dit, je termine par là, monsieur le président, si le texte est rejetré, ce sera la responsabilité du Parlement. Vous l'avez dit tout à l'heure à l'extérieur de notre assemblée. Oui, nous nous allons prendre nos responsabilités et nous disons cela suffit le passage en force. Madame la ministre, la question c'est quand vous prendre vos responsabilités et notamment renoncer à ce projet de loi qui n'a aucun sens parce que je le rappelle, il ne peut pas y avoir de processus de décolonisation sans et encore moins contre le peuple premier. Madame la présidente, panneau ou trois éléments. Euh oui, vous avez dit que j'étais la 10e, je crois que je suis probablement même la 13e ministre euh
des outres. Je je vous propose de me garder pour plus de stabilité, pour assurer la continuité des sujets parce que et je le comprends bien, c'est aussi une préoccupation pour tous les territoires d'ailleurs ultramarin et et d'ailleurs je vous invite aussi à éviter de censurer les gouvernements successifs d'ici la fin 2027. Abonne-toi à la chaîne Like la vidéo partage-la et laisse ton avis en commentaire. À très bientôt pour une nouvelle vidéo.
Mathilde Panot