quand la Hongrie est rentrée, elle cochait toutes les cases. Si, par la suite, un pays qui est rentré ne coche plus les cases, est-ce qu'il faut lui dire au moins pour un temps, tu sors de l'Union ?
Réponse directeAlors, en fait, on a des... Ou est-ce que ça y est, c'est fichu une fois qu'ils sont rentrés même si ils ne correspondent plus ? On a des leviers. On a des leviers. Je vais vous expliquer. Alors, on a un levier juridique qu'on n'a pas pu mettre en oeuvre parce que, en fait, l'Europe, c'est le Parlement européen. C'est nous, c'est pourquoi vous allez voter. Et puis, c'est aussi les États qui discutent entre eux. Et on négocie ensemble les lois européennes. Et la Hongrie, par exemple, elle a le droit de vote au Conseil. Et donc, on a une règle qui dit qu'un pays qui ne respecte plus nos valeurs fondamentales n'a plus le droit de vote au Conseil. Sauf que pour la mettre en oeuvre, il faut l'un…
« Alors, en fait, on a des... Ou est-ce que ça y est, c'est fichu une fois qu'ils sont rentrés même si ils ne correspondent plus ? On a des leviers. On a des leviers. Je vais vous expliquer. Alors, on a un levier juridique qu'on n'a pas pu mettre en oeuvre parce que, en fait, l'Europe, c'est le Parlement européen. C'est nous, c'est pourquoi vous allez voter. Et puis, c'est aussi les États qui discutent entre eux. Et on négocie ensemble les lois européennes. Et la Hongrie, par exemple, elle a le droit de vote au Conseil. Et donc, on a une règle qui dit qu'un pays qui ne respecte plus nos valeurs fondamentales n'a plus le droit de vote au Conseil. Sauf que pour la mettre en oeuvre, il faut l'unanimité des autres. Et donc, évidemment, à chaque fois qu'on a examiné le cas hongrois, à l'époque, les Polonais ont dit « Non, nous, on veut protéger nos copains hongrois. » Et vice-versa. Donc, ça, cette règle, il faut la changer. Et malgré ça, on a réussi, sur le mandat qui vient de se terminer, à utiliser le levier budgétaire. On a dit « On ne donne pas d'argent au gouvernement qui ne respecte pas nos valeurs fondamentales. » Et donc, Victor Orban, il attend encore l'argent du plan de relance européen, de l'aide européenne dont on a bénéficié, nous, Français. Il attend encore l'argent européen, du budget européen, qu'on ne lui a pas versé parce qu'il ne respecte pas. Donc, c'est un levier budgétaire qu'on a, mais je suis d'accord avec vous. Aujourd'hui, sur le prochain mandat, il faut qu'on aille plus loin, probablement avec une réforme des traités, pour faire que la situation qu'on connaît aujourd'hui ne se reproduise pas. Et donc, la fin du véto, la fin du droit du véto. Exactement, pour être beaucoup plus efficace et pour ne pas dépendre de se retrouver dans ces situations-là. »
