Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 mai 2013 au 8 juil. 2026
Questions
728
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 728 questions évaluables
Réponse directe
326
Réponse partielle
115
Réponse à côté
266
Refus explicite
21
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 728
Question 201Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Parce que c'est vrai que quand on parle de l'ascension de Jordan Bardella, on se dit qu'il y a un moment donné où ça peut ne plus plaire à Marine Le Pen. Est-ce que c'est une spéculation ?
Réponse directe
C'est une spéculation à coup sûr, mais la politique est faite de spéculation. C'est ça qui fait notre bonheur et qui intéresse beaucoup de nos téléspectateurs. Il faut bien comprendre que Jordan Bardella a été pour Marine Le Pen un outil anti-Marion-Maréchal. C'est parce que Marion Maréchal quittait le Rassemblement national, qu'elle perdait la jeune génération que représentait, et la claque qu'elle a reçue, elle a donc sorti Jordan Bardella, me semble-t-il, pour précisément montrer qu'elle avait, et que c'est elle qui installait, et qu'il y avait l'équivalent de jeune génération, en plus une certaine proximité familiale existe entre les deux.
« C'est une spéculation à coup sûr, mais la politique est faite de spéculation. C'est ça qui fait notre bonheur et qui intéresse beaucoup de nos téléspectateurs. Il faut bien comprendre que Jordan Bardella a été pour Marine Le Pen un outil anti-Marion-Maréchal. C'est parce que Marion Maréchal quittait le Rassemblement national, qu'elle perdait la jeune génération que représentait, et la claque qu'elle a reçue, elle a donc sorti Jordan Bardella, me semble-t-il, pour précisément montrer qu'elle avait, et que c'est elle qui installait, et qu'il y avait l'équivalent de jeune génération, en plus une certaine proximité familiale existe entre les deux. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 45 observations47 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Madame Mélonique avait régularisé 500 000 personnes. »
BFMTV · Marion Maréchal assure être "un allié" de Marine Le Pen pour la campagne présidentielleVérifier à 12:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
25 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 22:56
Question 202Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Oui, il lui dit que c'est fini. On a vu que ça ne faisait pas ses preuves. Il est conscient du danger du Rassemblement National. On voit qu'il ratisse bien notamment les terres du RN. Le problème c'est qu'il n'est pas du tout aligné avec LFI sur un certain nombre de thèmes qui pourraient faire écho aux électeurs du Rassemblement National sur l'immigration, sur la sécurité, sur la laïcité. Il n'est pas du tout au diapason de ses petits camarades. Donc il est obligé d'y aller mezzo voce c'est-à-dire de ne pas aller trop d'ailleurs sur ces sujets qui pourraient au contraire attirer les électeurs du RN. Et puis il n'est pas aussi aligné sur la méthode. On l'a vu sur le ton. Il dit c'est fini, on ne crie plus. Si on met de côté la France insoumise, est-ce que vous considérez les uns et les autres que par exemple Emmanuel Macron a trouvé une façon de parler du RN aux électeurs du RN ou pas ?
Réponse directe
Oui, alors Emmanuel Macron est effectivement pour ne pas le faire comme dans les années 90 avait-il dit, c'est-à-dire avec un discours moral. Il a toujours été convaincu de ça, que ça ne marchait pas. Et effectivement, c'était un désaccord avec Elisabeth Borne qui avec son parcours venu de la gauche était plus pour tenir un discours plus frontal et plus musclé. François Ruffin est plutôt d'accord du coup avec Emmanuel Macron sur ce plan-là. Mais c'est vrai, ce que disait Alix, il ne peut pas trop aller sur certains thèmes parce que, bon, il y a la France insoumise derrière et puis parce que, bon, lui, il veut rester de gauche et parler de sujets de gauche. Or, il y a une différence entre ve…
« Oui, alors Emmanuel Macron est effectivement pour ne pas le faire comme dans les années 90 avait-il dit, c'est-à-dire avec un discours moral. Il a toujours été convaincu de ça, que ça ne marchait pas. Et effectivement, c'était un désaccord avec Elisabeth Borne qui avec son parcours venu de la gauche était plus pour tenir un discours plus frontal et plus musclé. François Ruffin est plutôt d'accord du coup avec Emmanuel Macron sur ce plan-là. Mais c'est vrai, ce que disait Alix, il ne peut pas trop aller sur certains thèmes parce que, bon, il y a la France insoumise derrière et puis parce que, bon, lui, il veut rester de gauche et parler de sujets de gauche. Or, il y a une différence entre venir parler à un électeur de Rassemblement national d'autres sujets que ses préoccupations et aller sur ces sujets à lui. Donc, si François Ruffin ne vient pas sur les sujets d'identité et d'immigration qui font partie des priorités des électeurs du Rassemblement national, qui considèrent qu'on peut les dévier du RN mais en leur parlant d'autres choses, j'ai quelques doutes sur cette stratégie parce qu'il y aura quand même des questions qui se posent sur ce sujet-là. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 53:36
Question 203Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Parce que pendant des années, on a commenté ici même sur ce plateau des présidentielles, où on expliquait toujours qu'elle était seule. Est-ce que le fait qu'il y ait dans son entourage quelqu'un, visiblement de populaire, visiblement qui apparaît comme crédible, en tout cas aux yeux peut-être d'une partie, des macronistes, est-ce que ça peut l'aider justement à expliquer qu'elle a fait monter une génération et que désormais, elle n'est plus seule pour arriver éventuellement au pouvoir, ce qu'on lui reprochait à l'époque ?
Réponse directe
Oui, et c'est important aussi en termes de conquête d'un électorat nouveau. Parce que la parole de Jordan Mardella arrive à attirer l'attention de catégories qui ne vont pas spontanément vers Marine Le Pen. Et je pense en premier lieu à la bourgeoisie conservatrice, pour résumer. C'est-à-dire des gens qui sont de droite, qui ont voté avant pour le RPR, pour l'UMP, qui aimaient bien Nicolas Sarkozy, et qui ont pu être un peu déboussolés par la recomposition initiée par Emmanuel Macron, qui ont des idées à droite, notamment sur le plan identitaire, mais qui sur le plan économique, sont assez libéraux, beaucoup plus que les catégories populaires qui votent pour Marine Le Pen. Et en fait, la pa…
« Oui, et c'est important aussi en termes de conquête d'un électorat nouveau. Parce que la parole de Jordan Mardella arrive à attirer l'attention de catégories qui ne vont pas spontanément vers Marine Le Pen. Et je pense en premier lieu à la bourgeoisie conservatrice, pour résumer. C'est-à-dire des gens qui sont de droite, qui ont voté avant pour le RPR, pour l'UMP, qui aimaient bien Nicolas Sarkozy, et qui ont pu être un peu déboussolés par la recomposition initiée par Emmanuel Macron, qui ont des idées à droite, notamment sur le plan identitaire, mais qui sur le plan économique, sont assez libéraux, beaucoup plus que les catégories populaires qui votent pour Marine Le Pen. Et en fait, la parole de Jordan Mardella porte beaucoup plus dans ces milieux-là que la parole de Marine Le Pen. Pourquoi ? Un, parce qu'elle s'appelle Le Pen et qu'il y a la trace historique avec la part d'infamie, quelque part, que porte son nom aux yeux d'une grande partie de l'opinion publique. Et puis parce que si on voit un petit peu les idées qui sont développées, ce n'est pas exactement la même chose. Jordan Mardella, dans ses interviews, si on lit bien entre les lignes, développe un corpus idéologique qui, parfois, est un petit peu différent de la ligne portée par Marine Le Pen. C'est une ligne plus identitaire, qui se rapproche plus d'Éric Zemmour. Il va plus loin que Marine Le Pen sur ces questions-là. Il a déjà à peu près validé l'expression de grand remplacement. Ça lui est déjà arrivé à Jordan Mardella. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 27:22Voir 1 autre passage
« Oui, aussi, mais aussi, je pense, par conviction, parce que aussi son entourage porte beaucoup des idées, le pouce à porter ces idées-là. Et sur le plan économique, il développe un discours qui est moins socialisant, j'allais dire, que Marine Le Pen. C'est plus un discours libéral pour patron de PME. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 28:38
Question 204Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Alors, parlons de Jordan Bardella. Déjà, je me tourne vers vous. Est-ce qu'il est juste de parler d'ascension, en tout cas en termes d'opinion ?
Réponse directe
Oui, en tout cas, dans les enquêtes d'opinion, on le voit. Mais ce serait faux, surtout, de penser qu'il s'installe contre ou en creux de l'image de Marine Le Pen. Ce qui est frappant, quand on regarde les enquêtes, c'est qu'il progresse dans l'opinion, mais que Marine Le Pen progresse également. Et ce qui est intéressant dans le baromètre que nous publions ce soir pour les échos, c'est de voir qu'il y a maintenant deux personnalités du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, dans les cinq personnalités préférées des Français. Complètement, complètement. Et donc Marine Le Pen, 34%, deuxième personnalité préférée des Français, qui a progressé encore et surtout qui a mainten…
« Oui, en tout cas, dans les enquêtes d'opinion, on le voit. Mais ce serait faux, surtout, de penser qu'il s'installe contre ou en creux de l'image de Marine Le Pen. Ce qui est frappant, quand on regarde les enquêtes, c'est qu'il progresse dans l'opinion, mais que Marine Le Pen progresse également. Et ce qui est intéressant dans le baromètre que nous publions ce soir pour les échos, c'est de voir qu'il y a maintenant deux personnalités du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, dans les cinq personnalités préférées des Français. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 19:32Voir 1 autre passage
« Complètement, complètement. Et donc Marine Le Pen, 34%, deuxième personnalité préférée des Français, qui a progressé encore et surtout qui a maintenu son socle d'image après la présidentielle, ce qui est assez rare pour les candidats, quels qu'ils soient, après une présidentielle où on a été très exposé en général, on redescend plutôt dans l'atmosphère et on abîme un peu son socle électoral. Ça n'a pas été le cas. Et Jordan Bardella progresse, on le voit, c'est significatif. Il a aussi un avantage par rapport à Marine Le Pen. Pour l'instant, comme il est encore un peu moins identifié, il clive un peu moins que la présidente du Rassemblement national. En revanche, quand on compare, j'allais dire, territoire par territoire, catégorie socioprofessionnelle par catégorie socioprofessionnelle, Marine Le Pen reste devant, même si le président du RN arrive à compléter l'image de Marine Le Pen. Sur quels aspects ? Sur un segment qui est intéressant, parce que c'est une des grandes faiblesses du Rassemblement national, ce sont les grandes villes de province, les grandes métropoles de province, où le RN a toujours fait des scores plutôt qu'à la mise. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 19:59
Question 205Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Extrême droite, est-ce qu'en France, aujourd'hui, dans le débat politique, est-ce que d'ailleurs ça trouve un écho chez les Français lorsqu'on dit l'URN est-il un parti d'extrême droite ?
Réponse partielle
On demande aux gens de se positionner dans l'espace politique. Effectivement, ils se positionnent moins qu'avant sur l'extrême droite. Ils se positionnent partout à droite, parfois ni à gauche ni à droite. C'est souvent le cas d'une partie de l'électorat du RN. Et en tout cas, cette notion d'extrême droite telle qu'elle est brandie comme une stigmate rencontre un écho non négligeable dans une partie d'électorat de gauche, évidemment. Mais par exemple, chez les abstentionnistes, ça ne parle pas. Ça n'a pas beaucoup d'impact à l'inverse. Donc c'est vrai que les mots utilisés pour s'opposer au RN, Emmanuel Macron l'a trouvé en termes de posture. Il a plutôt plaidé pour une posture optimiste, y…
« On demande aux gens de se positionner dans l'espace politique. Effectivement, ils se positionnent moins qu'avant sur l'extrême droite. Ils se positionnent partout à droite, parfois ni à gauche ni à droite. C'est souvent le cas d'une partie de l'électorat du RN. Et en tout cas, cette notion d'extrême droite telle qu'elle est brandie comme une stigmate rencontre un écho non négligeable dans une partie d'électorat de gauche, évidemment. Mais par exemple, chez les abstentionnistes, ça ne parle pas. Ça n'a pas beaucoup d'impact à l'inverse. Donc c'est vrai que les mots utilisés pour s'opposer au RN, Emmanuel Macron l'a trouvé en termes de posture. Il a plutôt plaidé pour une posture optimiste, y compris avec le discours positif sur l'Europe qui réglait des solutions. Les autres parties ont du mal. La gauche, notamment, a eu du mal à revenir sur la question sociale. C'est très frappant après ce qui s'est passé dans ce pays sur les retraites qui ont montré l'opposition de 7 Français sur 10 à la réforme des retraites, que la gauche n'en soit pas sortie renforcée plus que quelques semaines. Jérôme Jaffray ? Pardon à Bernard Sananès, je vais citer le sondage de Via Voice que vous citiez en début de... »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 55:04Voir 1 autre passage
« dans Via Voice pour Libération aussi de classer politiquement Marine Le Pen. 57% des personnes interrogées ont dit qu'elle était d'extrême droite. C'est-à-dire que perdre cet argument en considérant qu'il est dépassé, vous aviez un téléspectateur qui posait la question comment contrer le rassemblement national. Mais si vous commencez par dire ah ben non, on abandonne le terme d'extrême droite alors qu'il est... que très peu effectivement d'électeurs se classent eux-mêmes à l'extrême droite, ce serait un échec politique. Mais c'est quoi ? »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 56:11
Question 206Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
C'est une ascension et c'est l'ascension de l'héritier que surveille de très près toute la classe politique. Jordan Bardella, 27 ans, qui conduira la liste de rassemblement national aux européennes, gagne peu à peu en autorité, en autonomie avec une Marine Le Pen qui se fait très discrète depuis la dernière présidentielle. Depuis hier soir, il sait qu'il devra compter avec une autre Le Pen sur sa route, la nièce Marion, qui revient en politique pour conduire la campagne sous les couleurs du parti d'Éric Zemmour. Sondage après sondage, la normalisation du rassemblement national s'installe avec des Français qui mettent Marine Le Pen au deuxième rang des personnalités préférées derrière Édouard Philippe et qui considèrent à 44% qu'elle peut apporter des solutions utiles au pays, selon un sondage publié en début de semaine dans Libération pour Via Voice. Mais il reste des sujets sur lesquels elle est hors des radars pour les Français, à commencer par celui essentiel de l'écologie où elle peine encore à convaincre. Bardella s'installe, Marion Maréchal revient. C'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Jérôme Jaffray, vous êtes politologue, chercheur associé au Cevipof. Avec nous ce soir, Louis Ossalter, vous êtes journaliste politique à Marianne. Je rappelle votre livre, Marion Maréchal, le fantasme de la droite aux éditions du Rocher. Alix Bouillaguet est avec nous, vous êtes éditorialiste politique à France Télévisions. Enfin, Bernard Sananès, vous êtes politologue, président de l'Institut de sondage Elab. Dans votre tout dernier baromètre, d'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Bardella sont à leur plus haut niveau. Marine Le Pen à 34% de bonnes opinions et Jordan Bardella à 27%. Nous allons revenir dans le détail avec vous ce soir. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Nous allons beaucoup parler de Marine Le Pen, de Jordan Bardella, mais je voudrais quand même parler du énième retour. Peut-être, je me tourne vers vous, Louis Ossalter, parce que vous avez écrit un livre sur Marion Maréchal Le Pen. Elle a annoncé hier soir qu'elle serait tête de liste aux Européennes sous les couleurs de reconquête. Le parti d'Éric Zemmour, c'était prévu, c'est une surprise ?
Réponse directe
En fait, je me permets juste une petite nuance, elle ne l'a même pas annoncé elle-même. C'est-à-dire qu'Éric Zemmour, juste avant que Marion Maréchal aille à la télévision pour annoncer sa candidature, Éric Zemmour a tenu à l'annoncer lui-même sur Twitter et dans le Figaro. Donc il y a eu cette espèce de concurrence entre les deux sur qui allait officialiser la candidature. C'est une mauvaise manière ? Ça montre qu'en fait, ça fait plusieurs mois qu'il y a des tensions au sein de reconquête sur l'identité de la tête de liste. Et le dilemme était uniquement entre Éric Zemmour et Marion Maréchal. C'est-à-dire que soit Éric Zemmour choisissait d'y aller lui-même et de porter les couleurs de so…
« En fait, je me permets juste une petite nuance, elle ne l'a même pas annoncé elle-même. C'est-à-dire qu'Éric Zemmour, juste avant que Marion Maréchal aille à la télévision pour annoncer sa candidature, Éric Zemmour a tenu à l'annoncer lui-même sur Twitter et dans le Figaro. Donc il y a eu cette espèce de concurrence entre les deux sur qui allait officialiser la candidature. C'est une mauvaise manière ? Ça montre qu'en fait, ça fait plusieurs mois qu'il y a des tensions au sein de reconquête sur l'identité de la tête de liste. Et le dilemme était uniquement entre Éric Zemmour et Marion Maréchal. C'est-à-dire que soit Éric Zemmour choisissait d'y aller lui-même et de porter les couleurs de son propre parti, soit Marion Maréchal qui le voulait, c'est-à-dire qu'elle était très poussée par son clan, par ses proches, qui agissaient au sein de reconquête pour faire du lobbying pour sa candidature. Soit c'était Marion Maréchal qui allait prendre cette tête de liste. Ça a été tranché, il part en campagne assez tôt et on constate que c'est seulement quelques jours après que Jordan Mardella ait officialisé une candidature qui n'est pas du tout une surprise. Mais on remarquera que lui, c'est lui et lui seul qui l'a annoncé. Ce n'est pas Marine Le Pen qui a donné une interview pour expliquer qu'il serait tête de liste européenne. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 2:11
Question 207Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Non, mais sérieusement... Elle a marié une de ses filles cet été, donc c'était... Je dis ça avec un trait d'humour, parce que c'est vrai que sa stratégie politique, je parle sous votre contrôle, a l'air de gérer ses longues absences, considérant qu'au fond, elle n'a pas besoin d'intervenir dans le débat politique pour peser, c'est ça ?
Réponse directe
Elle va faire un discours à Hénard Beaumont ce dimanche, puis sa rentrée à Bocaire le week-end suivant. Mais un, déjà, oui, c'est vrai, elle prend toujours des longues vacances, donc l'été est une période de silence pour elle, ça c'est toujours constant. Et puis, plus généralement, en fait, Marine Le Pen considère que les événements jouent pour elle. Si vous regardez l'été que nous avons eu, ça commence par des émeutes en banlieue d'une ampleur absolument inédite et assez étendue sur le territoire français, et ça se termine par une rentrée scolaire sous le signe 1 du pouvoir d'achat, qui est toujours un véritable sujet, notamment pour les plus modestes, et des débats sur l'école et la baïa,…
« Elle va faire un discours à Hénard Beaumont ce dimanche, puis sa rentrée à Bocaire le week-end suivant. Mais un, déjà, oui, c'est vrai, elle prend toujours des longues vacances, donc l'été est une période de silence pour elle, ça c'est toujours constant. Et puis, plus généralement, en fait, Marine Le Pen considère que les événements jouent pour elle. Si vous regardez l'été que nous avons eu, ça commence par des émeutes en banlieue d'une ampleur absolument inédite et assez étendue sur le territoire français, et ça se termine par une rentrée scolaire sous le signe 1 du pouvoir d'achat, qui est toujours un véritable sujet, notamment pour les plus modestes, et des débats sur l'école et la baïa, donc des débats qui ont une tonalité identitaire. Marine Le Pen n'a pas grand-chose à rajouter à la réalité du débat politique et des sujets qui en émergent. Donc elle considère qu'elle n'a pas besoin de prononcer les mots « immigration » et « identité » qu'elle est déjà associée à ça. Même sur le pouvoir d'achat, il y a un réflexe de vote social pour le Rassemblement national et contre le système décrit par le Rassemblement national dans le sens du pouvoir d'achat et d'un vote social, en fait, pour une mesure sociale face à Emmanuel Macron. Donc elle se fait discrète parce qu'elle pense que, tout simplement, les événements vont en sa faveur et en faveur de son élection. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 33:14
Question 208Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
C'est quoi l'extrême droite ?
Réponse directe
Alors l'extrême droite précisément c'est proposer des solutions qui aboutissent à durcir la société, la rendre plus inégalitaire et aboutir à considérer qu'il y a plusieurs catégories de personnes qui vivent en France et qui n'ont pas les mêmes droits. C'est-à-dire la question de la préférence nationale qui est toujours dans le programme du rassemblement national. C'est-à-dire l'accès au logement et l'accès à l'emploi pour le rassemblement national dans le programme de Marine Le Pen de 2022 est réservé aux Français nés Français vivant en France et n'est pas autorisé pour les immigrés dans les mêmes conditions y compris d'ailleurs les immigrés en situation régulière. Là, il y a matière à un…
« Alors l'extrême droite précisément c'est proposer des solutions qui aboutissent à durcir la société, la rendre plus inégalitaire et aboutir à considérer qu'il y a plusieurs catégories de personnes qui vivent en France et qui n'ont pas les mêmes droits. C'est-à-dire la question de la préférence nationale qui est toujours dans le programme du rassemblement national. C'est-à-dire l'accès au logement et l'accès à l'emploi pour le rassemblement national dans le programme de Marine Le Pen de 2022 est réservé aux Français nés Français vivant en France et n'est pas autorisé pour les immigrés dans les mêmes conditions y compris d'ailleurs les immigrés en situation régulière. Là, il y a matière à un débat de fond. Alors l'autre chose très importante m'a-t-il semblé c'est les inégalités. C'est ce que sortait votre reportage sur François Ruffin. Or, les inégalités elles sont vues en France de deux côtés. Soit ce que dit Ruffin regardez tout en haut regardez tout en haut c'est terrible etc. alors que la plupart des électeurs du rassemblement national disent mais regardez en dessous tous ceux qui ne travaillent pas et qui vivent des aides sociales et du travail au noir accessoirement en partie et qui éboutissent et qui vivent finalement aussi bien voire mieux que moi qui travaille et qui me lève tous les matins. Et là, la gauche a toujours une extrême difficulté parce que ça voudrait dire quoi ? Ça voudrait dire s'attaquer aux aides sociales les réduire pour obliger les gens à accepter de travailler légalement on voit bien que pour la gauche ce ne serait pas possible d'aller jusque là. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 56:40
Question 209Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Il se réclame souvent de ses origines modestes. Est-ce qu'on peut refaire un petit peu le parcours de Jordan Mardella ?
Réponse partielle
Je l'emmenais en Seine-Saint-Denis, qui le raconte suffisamment pour qu'on le sache désormais. Un peu comme Gérald Bormannin. Effectivement, qui a grandi en bon lieu, qui l'utilise beaucoup dans son discours. Sur le plan des idées, pendant longtemps, quand on a demandé à Jordan Mardella qu'elle était ses idées, il répondait, c'est celle de Marine Le Pen. Ce qui dit beaucoup de, déjà, la fidélité, la loyauté de quelqu'un qui s'est construit uniquement, effectivement, grâce à sa patronne, Marine Le Pen. Ce qui dit aussi quelque chose de sa plasticité idéologique. Je reprends la question du téléspectateur qui demandait quelle est la différence d'idée entre Marion Maréchal et Jordan Mardella. E…
« Je l'emmenais en Seine-Saint-Denis, qui le raconte suffisamment pour qu'on le sache désormais. Un peu comme Gérald Bormannin. Effectivement, qui a grandi en bon lieu, qui l'utilise beaucoup dans son discours. Sur le plan des idées, pendant longtemps, quand on a demandé à Jordan Mardella qu'elle était ses idées, il répondait, c'est celle de Marine Le Pen. Ce qui dit beaucoup de, déjà, la fidélité, la loyauté de quelqu'un qui s'est construit uniquement, effectivement, grâce à sa patronne, Marine Le Pen. Ce qui dit aussi quelque chose de sa plasticité idéologique. Je reprends la question du téléspectateur qui demandait quelle est la différence d'idée entre Marion Maréchal et Jordan Mardella. En fait, il y a une première différence, c'est que Marion Maréchal s'intéresse plus aux idées que Jordan Mardella. Jordan Mardella n'est pas un grand idéologue. Ce n'est pas quelqu'un qui va dévorer des ouvrages intellectuels pour aller forger son propre corpus. C'est un soldat du parti. Donc, sa ligne, comme il l'a beaucoup répondu, c'est le marinisme. Il essaye maintenant de théoriser des clivages un petit peu différents, notamment dans l'interview au Figaro. Mais ça reste un bon soldat. Là où Marion Maréchal, elle, quand elle était au Rassemblement National, avait déjà développé sa propre ligne en fonction de ses opinions. Et elle développait une ligne libérale-conservatrice qui n'allait pas à Marine Le Pen. C'était la catho-conservatrice du RN. Et Marine Le Pen, ça ne lui plaisait pas que cette ligne fasse entendre une voix trop forte. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 29:09
Question 210Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Alors elle dit Marion Maréchal, je le fais pour mes filles, pour le pays, la perspective qu'elle puisse grandir dans un pays où le sujet du voile et de l'abaïa devient quotidien, un pays rythmé par les destructions et les émeutes. C'est vrai qu'on a eu l'impression à un moment donné qu'elle prenait du champ avec la politique. Il y a eu cette association avec Éric Zemmour pendant la présidentielle. Pour le coup, elle montre sa volonté de peser de nouveau ?
Réponse directe
Oui, c'est un peu un deuxième retour en deux ans, même pas, puisqu'on se souvient de cette campagne présidentielle où Marion Maréchal choisit de rompre définitivement avec son retrait de la vie politique en participant à un meeting d'Éric Zemmour. Sauf qu'il y avait un gros problème de timing. Éric Zemmour commençait déjà à chuter dans les sondages après ses déclarations sur l'Ukraine et la Russie. C'était après le déclenchement de la guerre lancée par Vladimir Poutine. Et puis, il y a des choses qui jouent à un détail. Mais vous voyez, quand Marion Maréchal a participé à ce meeting à Toulon pour officialiser son soutien à Éric Zemmour, il se trouve que Zemmour avait épuisé son temps de par…
« Oui, c'est un peu un deuxième retour en deux ans, même pas, puisqu'on se souvient de cette campagne présidentielle où Marion Maréchal choisit de rompre définitivement avec son retrait de la vie politique en participant à un meeting d'Éric Zemmour. Sauf qu'il y avait un gros problème de timing. Éric Zemmour commençait déjà à chuter dans les sondages après ses déclarations sur l'Ukraine et la Russie. C'était après le déclenchement de la guerre lancée par Vladimir Poutine. Et puis, il y a des choses qui jouent à un détail. Mais vous voyez, quand Marion Maréchal a participé à ce meeting à Toulon pour officialiser son soutien à Éric Zemmour, il se trouve que Zemmour avait épuisé son temps de parole sur les chaînes de télévision et que ce meeting n'a pas été retransmis. Alors vous voyez, c'est des choses qui, dans une campagne présidentielle, se jouent à pas grand-chose, mais qui font parfois la différence entre le professionnalisme et l'amateurisme. Donc ce retour, compte tenu du score ensuite d'Éric Zemmour à la présidentielle, n'a pas été une réussite. C'est le moment qu'on puisse dire. Ça ne l'a pas spécialement aidé. Là, elle retente sa chance, j'allais dire. Sauf que maintenant, c'est elle la tête d'affiche. En tout cas, c'est elle la tête de liste. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 3:39Voir 1 autre passage
« Alors, c'est quand même un risque pour Éric Zemmour. Ah bon ? Pourquoi ? Il laisse passer une campagne nationale. Et ça n'est pas rien, une campagne nationale. Ce sera la seule d'ici 2027, accessoirement. Il la laisse passer. Il a fait 7,7 à la présidentielle. Il faut 5% pour avoir des élus au Parlement européen, aux prochaines élections européennes. Elle se joue à la proportionnelle. 5%, c'est la barre minimale. Donc, en dessous de 5%, c'est le désastre pour Reconquête, pour Marion Maréchal-Le Pen. Mais pour Éric Zemmour aussi, puisqu'à ce moment-là, son parti n'arrive même pas à avoir des élus dans un scrutin à la proportionnelle. Et si, inversement, Marion Maréchal fait mieux que 7,7%, la pression pour qu'elle soit la candidate à la présidentielle de 2027 sera extrêmement grande. Un dernier mot pour compléter ce que l'éminent spécialiste de Marion Maréchal vient de nous dire. Éric Zemmour prend un risque, mais d'un autre côté, il a été journaliste très longtemps. Et c'est 10, comme vous le savez, comme nos téléspectateurs le savent. Et il a qualifié les européennes de présidentielles du pauvre. Ça n'encourage pas pour lui à y aller. Lui considère que c'est la seconde division qui est en train de mener les listes. Alors, on va en discuter pour Jordan Bardella. Bien sûr. L'expression seconde division peut encore s'appliquer à lui. Mais seconde division, alors que lui, il est en première division. Donc, ça n'est plus son combat. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 4:39
Question 211Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Est-ce qu'il a réussi, Jordan Mardella, à se faire accepter du système ?
Réponse partielle
D'ailleurs, on dit tous, et je crois qu'on n'est pas dans le faux quand on le dit, c'est vrai que c'est intéressant et c'est très important de noter que, finalement, Emmanuel Macron a intégré, par les rencontres de Saint-Denis, le Rassemblement National et Jordan Bardella dans l'arc républicain. Mais on dit un peu moins que l'autre vraie surprise, c'est de voir que la gauche s'est assise à la même table que le président du Rassemblement National, autour du président de la République, sans protestation. Je rappelle qu'il y a un an, je ne sais pas si vous vous en souvenez, c'est anecdotique, des députés PS refusaient de jouer un match de rugby à l'Assemblée Nationale avec des députés du Rasse…
« Avec le monde politique, oui, sans doute. Alors qu'en plus, c'est autant plus intéressant de le noter, il n'est pas au Parlement. Et pendant longtemps, on s'est dit, il n'est pas au Parlement, tout va se passer au Parlement. Il y a 89 députés RN, Marine Le Pen est au Parlement, et donc, il va avoir du mal en tant que président de parti à exister. Il a réussi, par son impact dans l'opinion, par son impact médiatique aussi, il faut le dire, à compenser cela. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 32:32
Question 212Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
C'est ça la question. Est-il un homme pressé ?
Réponse partielle
C'est vrai que depuis quelques jours, on peut avoir l'ombre d'un doute. Jusqu'à présent, il avait pris soin de ne jamais finalement se démarquer. Il n'était pas dans LCL et moi, c'est moi. Il n'a pas joué ce registre-là, même s'il a pris des positions, vous l'avez dit, sur la question internationale diplomatique, qui n'étaient pas totalement alignées, c'est moins qu'on puisse dire, avec la candidate du Rassemblement national. Mais c'est vrai que dans l'interview de Figaro, c'est un petit peu différent. Je vais vous prendre deux citations qui sont, à mon avis, intéressantes et qui peuvent, sans faire de spéculation, mais quand même, mettre un peu, comme on dit, la puce à l'oreille. Une répar…
« C'est vrai que depuis quelques jours, on peut avoir l'ombre d'un doute. Jusqu'à présent, il avait pris soin de ne jamais finalement se démarquer. Il n'était pas dans LCL et moi, c'est moi. Il n'a pas joué ce registre-là, même s'il a pris des positions, vous l'avez dit, sur la question internationale diplomatique, qui n'étaient pas totalement alignées, c'est moins qu'on puisse dire, avec la candidate du Rassemblement national. Mais c'est vrai que dans l'interview de Figaro, c'est un petit peu différent. Je vais vous prendre deux citations qui sont, à mon avis, intéressantes et qui peuvent, sans faire de spéculation, mais quand même, mettre un peu, comme on dit, la puce à l'oreille. Une répartition des rôles s'est installée. Ce duo est complémentaire. Un duo. Dans un duo, on est quasiment au même niveau. Deuxième phrase. Faire en sorte que le RN remporte ses élections européennes. C'est la dernière marche qui nous sépare du pouvoir. Il ne dit pas, c'est la dernière marche, avant de faire élire Marine Le Pen à la présidence de la République. Et c'est vrai que cette tonalité-là, de se mettre un peu au même niveau qu'elle, est un peu surprenant et peut laisser entendre... »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 25:30Voir 1 autre passage
« Oui, il y a une petite pique sur la question de crédibilité. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 26:36
Question 213Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Cette question de David en Haute-Savoie, quelles sont les différences d'idées entre Marion Maréchal et Jordan Bardella ?
Réponse partielle
Si vous voulez, Reconquête, Zemmour et Marion Maréchal, qui est intervenue sur TF1 hier, elle y allait fort. Elle y allait fort sur le discours de la France menacée, quasiment de disparition, l'islamisation envahit le pays, le grand remplacement est en marche. Voilà, c'est ces thèmes. Et alors que le RN dénonce l'immigration de masse, dénonce l'absence d'autorité dans le pays, mais n'emploie pas ce vocabulaire-là. Ne l'emploie plus, en tout cas. C'est un vocabulaire que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas exactement à ce niveau-là. Ce qui fait une situation un peu curieuse, c'est-à-dire qu'Éric Zemmour et Marion Maréchal se situent en réalité sur l'échiquier politique à l'extrême-e…
« Elle y allait fort sur le discours de la France menacée, quasiment de disparition, l'islamisation envahit le pays, le grand remplacement est en marche. Voilà, c'est ces thèmes. Et alors que le RN dénonce l'immigration de masse, dénonce l'absence d'autorité dans le pays, mais n'emploie pas ce vocabulaire-là. Ne l'emploie plus, en tout cas. C'est un vocabulaire que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas exactement à ce niveau-là. Ce qui fait une situation un peu curieuse, c'est-à-dire qu'Éric Zemmour et Marion Maréchal se situent en réalité sur l'échiquier politique à l'extrême-extrême droite par rapport au Rassemblement national, alors qu'Éric Zemmour réclame l'union des droits. Et par ailleurs, déclare que son but, c'est de prendre la place de LR, des Républicains, et de profiter des Européennes pour tuer les Républicains. Donc vous voyez, on est dans une situation où il y a une différence entre l'idéologie et la stratégie. L'idéologie extrémisée ne pousse pas à une stratégie de rassemblement. Le Rassemblement national, lui, s'interroge en revanche, je dirais, pour Jordan Bardella et Marine Le Pen. Est-ce qu'on continue sur une ligne qui est la ligne, au fond, rassemblement populaire contre les élites qui ont complètement échoué à gérer le pays et on leur fait payer aux élections ? Ou bien une stratégie consistant à dire, là aussi, l'union des droites ? Dans Le Figaro citait un propos de Jordan Bardella, pas public, mais il le citait entre guillemets, ce qui était audacieux. Jordan Bardella disant qu'il faut recréer l'UMP. L'UMP, c'est l'ancêtre des Républicains, c'est l'union de la droite, sous Sarkozy. Et vous aurez remarqué que Sarkozy, récemment, a tenu des propos assez aimables pour les amis d'Éric Zemmour. Bref, on est dans un jeu de recomposition qui intègre les Républicains dans notre raisonnement. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 17:05
Question 214Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Juste pour faire suite à ce qui vient d'être dit dans ce reportage, si on prend l'ordre d'arrivée sur les tout premiers sondages pour les européennes ?
Réponse partielle
C'est l'ordre de départ. Oui, qui est souvent, Jérôme a raison de le rappeler. Mais surtout pour le Rassemblement national, c'est vrai que pour les européennes, les sondages, il faut le dire, ont souvent surestimé le score final du Rassemblement national parce que le RN a un enjeu de mobilisation, notamment d'un électorat populaire, qui est assez à distance de ce scrutin. Mais pour l'instant, les enquêtes publiées, et là, nos confrères, donnent un léger avantage au RN devant la liste Renaissance.
« Mais surtout pour le Rassemblement national, c'est vrai que pour les européennes, les sondages, il faut le dire, ont souvent surestimé le score final du Rassemblement national parce que le RN a un enjeu de mobilisation, notamment d'un électorat populaire, qui est assez à distance de ce scrutin. Mais pour l'instant, les enquêtes publiées, et là, nos confrères, donnent un léger avantage au RN devant la liste Renaissance. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 16:22
Question 215Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
L'URN est-il toujours anti-Union Européenne ?
Réponse partielle
Ça a bougé. Il a un peu évolué comme sur beaucoup de sujets d'ailleurs. Il proposait il y a quelques années la sortie de l'Union Européenne et la sortie de l'euro ce qui était un peu la même chose. Maintenant c'est détricoter les traités et essayer de construire une majorité de droite et d'extrême droite au Parlement Européen pour faire évoluer les textes européens. Soit dit en passant quand je regarde la situation européenne on est très loin de cette hypothèse. Ce qui supposerait que les démocrates chrétiens allemands acceptent de s'allier à l'extrême droite au Parlement Européen c'est une hypothèse qui paraît totalement texte. Et il y a aussi le problème italien. C'est-à-dire qu'en Italie…
« Ça a bougé. Il a un peu évolué comme sur beaucoup de sujets d'ailleurs. Il proposait il y a quelques années la sortie de l'Union Européenne et la sortie de l'euro ce qui était un peu la même chose. Maintenant c'est détricoter les traités et essayer de construire une majorité de droite et d'extrême droite au Parlement Européen pour faire évoluer les textes européens. Soit dit en passant quand je regarde la situation européenne on est très loin de cette hypothèse. Ce qui supposerait que les démocrates chrétiens allemands acceptent de s'allier à l'extrême droite au Parlement Européen c'est une hypothèse qui paraît totalement texte. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 1:00:59
Question 216Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Sur quoi elle y allait fort ?
Réponse directe
Elle y allait fort sur le discours de la France menacée, quasiment de disparition, l'islamisation envahit le pays, le grand remplacement est en marche. Voilà, c'est ces thèmes. Et alors que le RN dénonce l'immigration de masse, dénonce l'absence d'autorité dans le pays, mais n'emploie pas ce vocabulaire-là. Ne l'emploie plus, en tout cas. C'est un vocabulaire que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas exactement à ce niveau-là. Ce qui fait une situation un peu curieuse, c'est-à-dire qu'Éric Zemmour et Marion Maréchal se situent en réalité sur l'échiquier politique à l'extrême-extrême droite par rapport au Rassemblement national, alors qu'Éric Zemmour réclame l'union des droits. Et par…
« Elle y allait fort sur le discours de la France menacée, quasiment de disparition, l'islamisation envahit le pays, le grand remplacement est en marche. Voilà, c'est ces thèmes. Et alors que le RN dénonce l'immigration de masse, dénonce l'absence d'autorité dans le pays, mais n'emploie pas ce vocabulaire-là. Ne l'emploie plus, en tout cas. C'est un vocabulaire que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas exactement à ce niveau-là. Ce qui fait une situation un peu curieuse, c'est-à-dire qu'Éric Zemmour et Marion Maréchal se situent en réalité sur l'échiquier politique à l'extrême-extrême droite par rapport au Rassemblement national, alors qu'Éric Zemmour réclame l'union des droits. Et par ailleurs, déclare que son but, c'est de prendre la place de LR, des Républicains, et de profiter des Européennes pour tuer les Républicains. Donc vous voyez, on est dans une situation où il y a une différence entre l'idéologie et la stratégie. L'idéologie extrémisée ne pousse pas à une stratégie de rassemblement. Le Rassemblement national, lui, s'interroge en revanche, je dirais, pour Jordan Bardella et Marine Le Pen. Est-ce qu'on continue sur une ligne qui est la ligne, au fond, rassemblement populaire contre les élites qui ont complètement échoué à gérer le pays et on leur fait payer aux élections ? Ou bien une stratégie consistant à dire, là aussi, l'union des droites ? Dans Le Figaro citait un propos de Jordan Bardella, pas public, mais il le citait entre guillemets, ce qui était audacieux. Jordan Bardella disant qu'il faut recréer l'UMP. L'UMP, c'est l'ancêtre des Républicains, c'est l'union de la droite, sous Sarkozy. Et vous aurez remarqué que Sarkozy, récemment, a tenu des propos assez aimables pour les amis d'Éric Zemmour. Bref, on est dans un jeu de recomposition qui intègre les Républicains dans notre raisonnement. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 17:05
Question 217Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Vous avez des nouvelles de Marine Le Pen ?
Réponse directe
Elle va faire un discours à Hénard Beaumont ce dimanche, puis sa rentrée à Bocaire le week-end suivant. Mais un, déjà, oui, c'est vrai, elle prend toujours des longues vacances, donc l'été est une période de silence pour elle, ça c'est toujours constant. Et puis, plus généralement, en fait, Marine Le Pen considère que les événements jouent pour elle. Si vous regardez l'été que nous avons eu, ça commence par des émeutes en banlieue d'une ampleur absolument inédite et assez étendue sur le territoire français, et ça se termine par une rentrée scolaire sous le signe 1 du pouvoir d'achat, qui est toujours un véritable sujet, notamment pour les plus modestes, et des débats sur l'école et la baïa,…
« Elle va faire un discours à Hénard Beaumont ce dimanche, puis sa rentrée à Bocaire le week-end suivant. Mais un, déjà, oui, c'est vrai, elle prend toujours des longues vacances, donc l'été est une période de silence pour elle, ça c'est toujours constant. Et puis, plus généralement, en fait, Marine Le Pen considère que les événements jouent pour elle. Si vous regardez l'été que nous avons eu, ça commence par des émeutes en banlieue d'une ampleur absolument inédite et assez étendue sur le territoire français, et ça se termine par une rentrée scolaire sous le signe 1 du pouvoir d'achat, qui est toujours un véritable sujet, notamment pour les plus modestes, et des débats sur l'école et la baïa, donc des débats qui ont une tonalité identitaire. Marine Le Pen n'a pas grand-chose à rajouter à la réalité du débat politique et des sujets qui en émergent. Donc elle considère qu'elle n'a pas besoin de prononcer les mots « immigration » et « identité » qu'elle est déjà associée à ça. Même sur le pouvoir d'achat, il y a un réflexe de vote social pour le Rassemblement national et contre le système décrit par le Rassemblement national dans le sens du pouvoir d'achat et d'un vote social, en fait, pour une mesure sociale face à Emmanuel Macron. Donc elle se fait discrète parce qu'elle pense que, tout simplement, les événements vont en sa faveur et en faveur de son élection. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 33:14
Question 218Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023
Daniel, dans le Morbihan, les Français ne sont-ils pas plus préoccupés par la hausse des prix que par l'immigration ?
Réponse directe
C'est très clair et c'est très net et c'est pour ça que quand on voit le début de campagne de Jordan Bardella et de Marion Maréchal on a l'impression que ça rejoue le même match, le même positionnement qu'en 2022 où on avait d'ailleurs à un moment même à l'intérieur du RN on se demandait si Marine Le Pen faisait bien de ne pas tant parler d'immigration que cela Marine Le Pen a fait campagne d'abord sur le thème du pouvoir d'achat il faut le rappeler or aujourd'hui le pouvoir d'achat notamment dans les milieux populaires j'allais dire pardonnez-moi l'expression écrase tout le reste tellement il est prégnant non pas que la question de l'immigration n'intervienne pas mais elle est évidemment l…
« C'est très clair et c'est très net et c'est pour ça que quand on voit le début de campagne de Jordan Bardella et de Marion Maréchal on a l'impression que ça rejoue le même match, le même positionnement qu'en 2022 où on avait d'ailleurs à un moment même à l'intérieur du RN on se demandait si Marine Le Pen faisait bien de ne pas tant parler d'immigration que cela Marine Le Pen a fait campagne d'abord sur le thème du pouvoir d'achat il faut le rappeler or aujourd'hui le pouvoir d'achat notamment dans les milieux populaires j'allais dire pardonnez-moi l'expression écrase tout le reste tellement il est prégnant non pas que la question de l'immigration n'intervienne pas mais elle est évidemment loin derrière. »
C dans l'air · Bardella s'installe, Marion Maréchal revient #cdanslair Archives 2023Vérifier à 1:01:55
Question 219Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Mais pourquoi je vous pose la question, Mario Maréchal ?
Réponse à côté
Madame, vous savez quelle est la première préoccupation des Français pour ce vote aux élections européennes ? Le pouvoir d'achat. Non, c'est l'immigration. Et l'immigration. C'est l'immigration. Et vous voyez, je pense que ce serait plus intéressant d'expliquer aux Français la manière dont nous souhaiterions nous pouvoir renforcer les frontières de l'Union européenne pour permettre justement de répondre à cette angoisse existentielle qui a des conséquences très lourdes au quotidien sur le plan sécuritaire, sur le plan du terrorisme, sur le plan du remplacement culturel et de la disparition de l'identité de la France. Donc moi, je vous le dis, si je suis candidate aujourd'hui, ce n'est pas à…
« Madame, vous savez quelle est la première préoccupation des Français pour ce vote aux élections européennes ? Le pouvoir d'achat. Non, c'est l'immigration. Et l'immigration. C'est l'immigration. Et vous voyez, je pense que ce serait plus intéressant d'expliquer aux Français la manière dont nous souhaiterions nous pouvoir renforcer les frontières de l'Union européenne pour permettre justement de répondre à cette angoisse existentielle qui a des conséquences très lourdes au quotidien sur le plan sécuritaire, sur le plan du terrorisme, sur le plan du remplacement culturel et de la disparition de l'identité de la France. Donc moi, je vous le dis, si je suis candidate aujourd'hui, ce n'est pas à faire du commentaire sur qui que quoi, qui va où. Si je suis là aujourd'hui, c'est d'abord pour porter un projet et m'engager auprès des Français à défendre leurs frontières européennes. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 8:28Voir 2 autres passages
« Non, mais dans les articles, les relations écrits par vos confrères que vous êtes les seuls à lire. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 9:41
« Je suis très contente de consacrer les dernières minutes à quelques heures d'une élection à ce genre de choses. Vraiment, je trouve ça lamentable. Madame Maréchal, pour bien, je trouve ça lamentable. Ça intéresse sans doute vos électeurs. Je trouve ça lamentable. Non, ça nous intéresse vous. Je veux dire, ce qui intéresse vos électeurs, c'est de savoir qu'est-ce qu'on peut faire demain au Parlement européen. Moi, ce que j'ai envie de dire aux électeurs... Et de savoir que la solidité de votre parti... Ce qui ne vous intéresse pas du tout, c'est qu'on peut renverser la majorité au Parlement européen. C'est qu'on peut avoir une majorité de droite. C'est qu'on peut sortir de la vente de la Lyon. C'est important aussi la manière dont votre campagne s'est passée et votre équipe de campagne. On lit partout que plus ça va, moins ça se passe bien. Ce qui est important, c'est pas de savoir avec qui je dîne le dimanche soir ou quel rapport j'ai avec ma tante Marine Le Pen. Ce qui est important, c'est de savoir ce qu'on va faire demain au Parlement européen. Est-ce qu'on va réussir à battre l'actuelle coalition de centre et de gauche ? Est-ce qu'on va réussir à battre le groupe d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'on va bloquer le pacte vert qui a réalisé la décroissance agricole ? Est-ce qu'on va renforcer les frontières ? Est-ce qu'on va avoir aujourd'hui une politique commerciale qui nous protège face à la guerre économique avec les Etats-Unis et la Chine ? Excusez-moi, c'est ça le sujet. »
Question 220Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Est-ce que le chemin inverse est possible ?
Réponse à côté
C'est-à-dire, je vais aller à Reconquête parce que j'y suis déjà. Non, aller au Rassemblement national. Non, je n'ai pas l'intention d'aller au Rassemblement national. Vous savez, j'ai rejoint Éric Zemmour en 2022 à l'élection présidentielle. Et si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je considère être au meilleur endroit pour défendre les idées auxquelles je crois, qui ne se confondent pas avec celles du Rassemblement national. Nous n'avons pas le même programme économique, par exemple. Nous sommes un parti moins étatiste, moins fiscaliste, et très engagé dans la lutte contre la cisterna. Nous n'avons pas les mêmes positions sur les sujets de société. Nous sommes très engagés.
« C'est-à-dire, je vais aller à Reconquête parce que j'y suis déjà. Non, aller au Rassemblement national. Non, je n'ai pas l'intention d'aller au Rassemblement national. Vous savez, j'ai rejoint Éric Zemmour en 2022 à l'élection présidentielle. Et si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je considère être au meilleur endroit pour défendre les idées auxquelles je crois, qui ne se confondent pas avec celles du Rassemblement national. Nous n'avons pas le même programme économique, par exemple. Nous sommes un parti moins étatiste, moins fiscaliste, et très engagé dans la lutte contre la cisterna. Nous n'avons pas les mêmes positions sur les sujets de société. Nous sommes très engagés. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 7:15
Question 221Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Mais on ne fait pas la guerre à la place de l'Ukraine. Comment doit-on l'aider ?
Réponse à côté
Permettez-moi quand même d'exprimer un regret. Parce que depuis le début de cette campagne, on a énormément parlé de l'Ukraine, et c'est légitime et à juste titre, dans les débats européens. On a consacré de très très très longues heures à cela. Mais nous sommes à quelques heures, malgré tout, de la fin d'une campagne officielle pour une campagne qui est décisive. Voilà, décisive pour les Français. Est-ce que je peux regretter ? C'est un sujet de campagne ? Non, pas tant sur le principe, excusez-moi, de la présence de Vladimir Zelensky à l'Assemblée nationale ou à l'Elysée, mais sur le moment. Voilà, parce qu'aujourd'hui, tout le temps qu'on consacre à parler, évidemment, de la guerre russo…
« Permettez-moi quand même d'exprimer un regret. Parce que depuis le début de cette campagne, on a énormément parlé de l'Ukraine, et c'est légitime et à juste titre, dans les débats européens. On a consacré de très très très longues heures à cela. Mais nous sommes à quelques heures, malgré tout, de la fin d'une campagne officielle pour une campagne qui est décisive. Voilà, décisive pour les Français. Est-ce que je peux regretter ? C'est un sujet de campagne ? Non, pas tant sur le principe, excusez-moi, de la présence de Vladimir Zelensky à l'Assemblée nationale ou à l'Elysée, mais sur le moment. Voilà, parce qu'aujourd'hui, tout le temps qu'on consacre à parler, évidemment, de la guerre russo-ukrainienne, qui est un sujet important, c'est du temps qu'on ne consacre pas à un autre sujet important, qui est quand même celui de quelle Europe volons-nous le 9 juin prochain ? Tout de même, est-ce que vous l'admirez, ce président Zelensky ? »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 2:32
Question 222Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Mais pourquoi je vous posais la question ?
Réponse à côté
Oui, d'accord, très bien, Madame. Et en effet, c'est la première fois que Reconquête se présente aux élections européennes. Donc c'est logique que nous n'ayons pas encore eu la possibilité d'être représentés au Parlement européen par nos propres moyens.
« Oui, d'accord, très bien, Madame. Et en effet, c'est la première fois que Reconquête se présente aux élections européennes. Donc c'est logique que nous n'ayons pas encore eu la possibilité d'être représentés au Parlement européen par nos propres moyens. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 6:59
Question 223Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Tête de liste reconquête aux élections européennes. On va vous interroger avec Naïla Latrousse, la chef du service politique de BFM TV. Rebonsoir Naïla. Et on va commencer avec ce qui se joue en ce moment, la présence du président ukrainien en France. Il vient d'arriver à l'Elysée où il doit s'entretenir avec Emmanuel Macron. Ils tiendront une conférence de presse commune aux alentours de 19h. Au lendemain de ces annonces fortes du président français, la cession de Mirage 2005 et la formation de soldats ukrainiens, il a répondu Emmanuel Macron aux demandes de Zelensky. Est-ce qu'il a raison de franchir ce cap ?
Réponse directe
Non, je ne le crois pas. Depuis le départ, Emmanuel Macron avance d'escalade en escalade. Souvenez-vous le récit de départ. On nous expliquait qu'il n'y aurait d'abord que des armes défensives, puis des armes offensives. On nous expliquait qu'il n'y aurait pas de frappe sur le sol russe. Aujourd'hui, c'est envisagé et permis. On a même envisagé l'envoi de troupes, qui n'est toujours pas exclu. Donc moi, je vois la pente dangereuse vers laquelle nous entraîne le président de la République, qui consiste pas simplement à soutenir l'Ukraine, mais à prendre le risque d'une cobelligérance qui pourrait demain nous mettre face à la Russie avec un risque de riposte. Alors moi, ce que je dis, et je r…
« Non, je ne le crois pas. Depuis le départ, Emmanuel Macron avance d'escalade en escalade. Souvenez-vous le récit de départ. On nous expliquait qu'il n'y aurait d'abord que des armes défensives, puis des armes offensives. On nous expliquait qu'il n'y aurait pas de frappe sur le sol russe. Aujourd'hui, c'est envisagé et permis. On a même envisagé l'envoi de troupes, qui n'est toujours pas exclu. Donc moi, je vois la pente dangereuse vers laquelle nous entraîne le président de la République, qui consiste pas simplement à soutenir l'Ukraine, mais à prendre le risque d'une cobelligérance qui pourrait demain nous mettre face à la Russie avec un risque de riposte. Alors moi, ce que je dis, et je répète sur ce sujet, c'est que la priorité du président français, avant d'avoir la prétention d'apporter la paix par-delà nos frontières, serait d'abord de garantir la paix civile sur le territoire français. Voilà, parce que je crois que c'est ce qu'attendent les Français en priorité. quand ils voient par exemple en Nouvelle-Calédonie un territoire au bord de la guerre civile et une paix qui ne sont pas remis. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 0:43
Question 224Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Le chemin inverse. Est-ce que vous pourriez suivre la même trajectoire que Nicolas Béogne ?
Réponse directe
C'est-à-dire, je vais aller à Reconquête parce que j'y suis déjà. Non, aller au Rassemblement national. Non, je n'ai pas l'intention d'aller au Rassemblement national. Vous savez, j'ai rejoint Éric Zemmour en 2022 à l'élection présidentielle. Et si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je considère être au meilleur endroit pour défendre les idées auxquelles je crois, qui ne se confondent pas avec celles du Rassemblement national. Nous n'avons pas le même programme économique, par exemple. Nous sommes un parti moins étatiste, moins fiscaliste, et très engagé dans la lutte contre la cisterna. Nous n'avons pas les mêmes positions sur les sujets de société. Nous sommes très engagés.
« C'est-à-dire, je vais aller à Reconquête parce que j'y suis déjà. Non, aller au Rassemblement national. Non, je n'ai pas l'intention d'aller au Rassemblement national. Vous savez, j'ai rejoint Éric Zemmour en 2022 à l'élection présidentielle. Et si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je considère être au meilleur endroit pour défendre les idées auxquelles je crois, qui ne se confondent pas avec celles du Rassemblement national. Nous n'avons pas le même programme économique, par exemple. Nous sommes un parti moins étatiste, moins fiscaliste, et très engagé dans la lutte contre la cisterna. Nous n'avons pas les mêmes positions sur les sujets de société. Nous sommes très engagés. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 7:15
Question 225Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralité
Dimanche, votre famille politique, elle va faire 32% ou 5% ?
Refus explicite
Vous n'en savez rien, déjà, on verra bien. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi, je crois que nous aurons des élus. J'en suis même convaincue.
« Vous n'en savez rien, déjà, on verra bien. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que moi, je crois que nous aurons des élus. J'en suis même convaincue. »
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 5:55
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« Oui, d'ailleurs, je tiens à les féliciter tous les deux, puisque ça fait des semaines et des semaines qu'on voit une partie des journalistes essayer de mettre des coins entre eux, construire tout un récit de divergence et d'opposition. Non, mais là, on en était quasiment à expliquer qu'il y avait une forme de conflit, alors que jusqu'au bout, eux, ont fait la démonstration de l'efficacité et de la sincérité de leur duo. Il n'y a aucune ambiguïté sur le fait que Jordan Bardella soutiendra, bien sûr, totalement Marine Le Pen. S'il s'était avéré que Jordan eût été le candidat, nous aurions été, bien sûr, aussi derrière lui, sans ambiguïté. Donc, maintenant, le but, c'est d'être tous ensemble et d'avancer tous ensemble jusqu'à la victoire en 2027. Et lui, il est le Premier ministre idéal pour vous, selon vous, si elle devait accéder, Marine Le Pen, à l'Élysée ? En effet, nous allons accompagner une sorte de ticket dans cette affaire, puisque Marine Le Pen a d'ores et déjà annoncé que Jordan Bardella serait ce Premier ministre. Jordan Bardella, qui lui-même, d'ailleurs, a expliqué qu'il ferait un gouvernement d'union et de rassemblement, au-delà, d'ailleurs, du Rassemblement national. Et je pense que c'est une bonne manière de voir les choses. Nous avons la chance, nous, au sein du camp national, d'avoir plusieurs candidats de grande qualité, ce qui n'est pas le cas de nos adversaires, qui, parfois, n'en ont même pas un seul. Donc, on peut plutôt se féliciter de cela. Et je crois qu'en ce qui concerne ce déplacement à la Flèche, c'est aussi un symbole, puisque la Flèche, c'est la seule municipalité de l'Ouest qui a été remportée par le camp national. Et donc, c'est un symbole optimiste de conquête, si je peux dire, électorale. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 14:29
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen. Et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Rizemo ou Bruno Retailleau que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient... Enfin, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour. Je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle dès aujourd'hui à ses électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui à travers les sondages. Alors, à l'avion Marine Le Pen. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés quand j'écoute les discours qu'il tient. Ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 9:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 95 observations113 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais elle voulait un appel rapide, Mme Le Pen. »
BFMTV · Marion Maréchal assure être "un allié" de Marine Le Pen pour la campagne présidentielleVérifier à 3:37Voir 2 autres passages
« avec une décision de justice, une cassation, une possibilité d'une condamnation potentielle, définitive, pour quelqu'un qui peut être élu président de la République. Enfin, aujourd'hui on ne peut pas être fonctionnaire si on a un casier judiciaire, et là on aurait une personne qui irait à l'Élysée avec un casier judiciaire. »
BFMTV · Marion Maréchal assure être "un allié" de Marine Le Pen pour la campagne présidentielleVérifier à 21:00
« Je n'ai jamais cessé de me sentir Le Pen et je crois que Marine Le Pen elle-même se sent aujourd'hui Le Pen plus que jamais dans sa force de conviction, dans son tempérament, dans sa pugnacité et dans sa solidité. Ça veut dire qu'elle a pensé à son père hier soir lorsqu'elle a annoncé sa candidature ? Je ne peux pas parler à sa place. On parle d'une lignée. Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui le corps national n'a jamais été aussi prêt d'arriver aux affaires et nous le devons bien sûr à ce que fait Marine Le Pen depuis maintenant des décennies et nous le devons, en tout cas c'est ce que je pense pour ma part, au travail visionnaire qu'avant elle Jean-Marie Le Pen a opéré durant des années. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 19:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non la question est, est-ce qu'elle est meilleure que Jordan Bardella ? »
BFMTV · Marion Maréchal assure être "un allié" de Marine Le Pen pour la campagne présidentielleVérifier à 9:17Voir 2 autres passages
« Alors déjà, je me félicite de l'adoption, en effet, de cette mesure que nous portons depuis très longtemps et que, pour ma part, je porte depuis que j'ai été élue députée à 22 ans, donc il y a quelques années. Donc, c'est une très bonne nouvelle, bien sûr, pour nos forces de l'ordre qui ainsi ne sont pas mis à équivalence du délinquant qu'ils interpellent. Et ça, c'est heureux. Maintenant, ce qui est vrai, c'est que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et qui est une honte est un nouveau révélateur. C'est-à-dire que je pense que la France insoumise ne menace pas seulement la République, il menace la démocratie. De fait, quand on a des élus qui n'ont jamais été d'ailleurs dédits par leur chef Jean-Luc Mélenchon qui expliquent qu'ils sont prêts demain à organiser l'insurrection populaire au cas de victoire du Rassemblement national, bon, ça dit tout de leurs intentions réelles. Ils sont dans une volonté de chaos, de pourrissement, mais c'est doctrinal. Je veux dire, la violence politique, chez eux, n'est pas un dommage collatéral. C'est quelque chose qui est pensé de façon conceptuelle pour aboutir à leur révolution, mettre à bas les institutions. C'est ce face à quoi nous nous battons et c'est pourquoi, d'ailleurs, une fois de plus, je crois que la droite a le devoir d'être rassemblée face à cette menace »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 16:14
« Et donc, si la Cour de cassation accélérait de manière totalement inopinée cette décision, ce serait évidemment une décision politique. Ce serait dans la volonté d'empêcher ou de contrarier la candidature de Marine Le Pen. Et moi, je vous le dis dans ces conditions. En tout cas, je parle en mon nom et c'est mon avis personnel. Je veux dire, quelle que soit la décision de la Cour de cassation, si la Cour de cassation faisait le choix politique de vouloir entraver la candidature de Marine Le Pen en se prononçant plutôt qu'elle ne le ferait habituellement, moi, je pense que Marine Le Pen, si par malheur avait un bracelet électronique, devrait y aller quand même. Voilà, parce qu'une fois de plus, nous sommes face à un choix historique, à un choix existentiel. C'est renaître ou disparaître dans cette affaire. Moi, je ne peux pas supporter l'idée que nous puissions continuer avec ceux qui nous ont mis dans le mur ou pire encore, risquer l'élection d'un Jean-Luc Mélenchon. Je ne supporte plus de voir égrener les prénoms de Matisse, d'Elias. J'étais à Narbonne encore dimanche. De Louis. De Louis aux côtés de la famille, de Philippines, de Lola. Une fois de plus, moi, j'ai deux petites filles. Je n'ai pas cinq ans à perdre. Et donc, je crois qu'il faut mettre toute notre énergie dans cette bataille. Et ce sera l'enjeu, aller convaincre un maximum de Français. Nous sommes déjà très hauts dans les sondages. Il faut aller maintenant chercher le 50 plus 1. Et j'ai envie de dire, quelle que soit la configuration judiciaire, nous irons chercher la confiance des Français. Je suis sûre que nous l'obtiendrons. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 avr. 2026 au 8 juil. 2026 · 23 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« avec une décision de justice, une cassation, une possibilité d'une condamnation potentielle, définitive, pour quelqu'un qui peut être élu président de la République. Enfin, aujourd'hui on ne peut pas être fonctionnaire si on a un casier judiciaire, et là on aurait une personne qui irait à l'Élysée avec un casier judiciaire. »
BFMTV · Marion Maréchal assure être "un allié" de Marine Le Pen pour la campagne présidentielleVérifier à 21:00Voir 2 autres passages
« J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible. Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait. Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités. Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son éligibilité pourraient représenter, je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter. Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 1:12
« De fait, Rima Hassan est le nouveau visage de cette extrême-gauche qui, sans aucun complexe, en effet, fait l'apologie de figures qui ont tué des civils totalement impunément. Mais ce qui me frappe dans cette affaire, c'est la façon dont l'intégralité de l'écosystème de l'extrême-gauche et de la France insoumise fait bloc derrière Rima Hassan, ce qui démontre bien que ça n'est pas un comportement, on va dire, marginal ou une erreur, mais vraiment quelque chose qui est pensé sur le plan doctrinal de gens qui font de la violence politique l'un des moyens »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion Maréchal
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors déjà, je me félicite de l'adoption, en effet, de cette mesure que nous portons depuis très longtemps et que, pour ma part, je porte depuis que j'ai été élue députée à 22 ans, donc il y a quelques années. Donc, c'est une très bonne nouvelle, bien sûr, pour nos forces de l'ordre qui ainsi ne sont pas mis à équivalence du délinquant qu'ils interpellent. Et ça, c'est heureux. Maintenant, ce qui est vrai, c'est que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et qui est une honte est un nouveau révélateur. C'est-à-dire que je pense que la France insoumise ne menace pas seulement la République, il menace la démocratie. De fait, quand on a des élus qui n'ont jamais été d'ailleurs dédits par leur chef Jean-Luc Mélenchon qui expliquent qu'ils sont prêts demain à organiser l'insurrection populaire au cas de victoire du Rassemblement national, bon, ça dit tout de leurs intentions réelles. Ils sont dans une volonté de chaos, de pourrissement, mais c'est doctrinal. Je veux dire, la violence politique, chez eux, n'est pas un dommage collatéral. C'est quelque chose qui est pensé de façon conceptuelle pour aboutir à leur révolution, mettre à bas les institutions. C'est ce face à quoi nous nous battons et c'est pourquoi, d'ailleurs, une fois de plus, je crois que la droite a le devoir d'être rassemblée face à cette menace »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 16:14Voir 2 autres passages
« J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible. Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait. Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités. Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son éligibilité pourraient représenter, je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter. Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 1:12
« J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible. Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait. Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités. Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son éligibilité pourraient représenter, je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter. Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 38 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, d'ailleurs, je tiens à les féliciter tous les deux, puisque ça fait des semaines et des semaines qu'on voit une partie des journalistes essayer de mettre des coins entre eux, construire tout un récit de divergence et d'opposition. Non, mais là, on en était quasiment à expliquer qu'il y avait une forme de conflit, alors que jusqu'au bout, eux, ont fait la démonstration de l'efficacité et de la sincérité de leur duo. Il n'y a aucune ambiguïté sur le fait que Jordan Bardella soutiendra, bien sûr, totalement Marine Le Pen. S'il s'était avéré que Jordan eût été le candidat, nous aurions été, bien sûr, aussi derrière lui, sans ambiguïté. Donc, maintenant, le but, c'est d'être tous ensemble et d'avancer tous ensemble jusqu'à la victoire en 2027. Et lui, il est le Premier ministre idéal pour vous, selon vous, si elle devait accéder, Marine Le Pen, à l'Élysée ? En effet, nous allons accompagner une sorte de ticket dans cette affaire, puisque Marine Le Pen a d'ores et déjà annoncé que Jordan Bardella serait ce Premier ministre. Jordan Bardella, qui lui-même, d'ailleurs, a expliqué qu'il ferait un gouvernement d'union et de rassemblement, au-delà, d'ailleurs, du Rassemblement national. Et je pense que c'est une bonne manière de voir les choses. Nous avons la chance, nous, au sein du camp national, d'avoir plusieurs candidats de grande qualité, ce qui n'est pas le cas de nos adversaires, qui, parfois, n'en ont même pas un seul. Donc, on peut plutôt se féliciter de cela. Et je crois qu'en ce qui concerne ce déplacement à la Flèche, c'est aussi un symbole, puisque la Flèche, c'est la seule municipalité de l'Ouest qui a été remportée par le camp national. Et donc, c'est un symbole optimiste de conquête, si je peux dire, électorale. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 14:29Voir 2 autres passages
« Écoutez, non, je ne crois pas qu'on puisse parler de trahison pour une raison simple. C'est que moi, j'avais fait un choix à l'époque qui m'apparaissait le plus cohérent en termes de conviction parce que j'ai pensé, j'ai cru, et je me suis trompée manifestement, qu'Éric Zemmour pourterrait contribuer au rassemblement. Quand j'ai compris que, finalement, l'obsession était tapée sur le corps national et Marine Le Pen toute la journée, bon, j'en ai tiré toutes les conclusions et il m'a évincée de reconquête. Bon, voilà. Donc, maintenant, moi, je continue à travailler à ce rassemblement parce que je tiens à préciser une chose très importante, et c'est là où c'est extrêmement enthousiasmant, ce moment, c'est qu'il y a le premier tour de l'élection présidentielle, il y a le deuxième tour des législatives, mais il y a un troisième tour dont on parle au moins qui est un troisième tour européen. Qu'est-ce qui peut se passer en 2027 ? C'est formidable. Marine Le Pen peut être élue à la tête de la France. Giorgia Meloni peut être conduite à la tête de l'Italie. Imaginez ce que nous pourrions faire au niveau européen à ce moment-là. Nous pourrions créer un couple franco-italien qui pourrait redessiner l'Europe, donner une nouvelle direction à l'Europe. Nous avons déjà commencé à le faire, mais nous pouvons aller encore plus loin. Et dans la contribution de ce duo, évidemment, j'y travaille, j'y travaille déjà, et je serai au cœur, bien sûr, du dispositif en tant qu'allié de Giorgia Meloni. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 3:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 18 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible. Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait. Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités. Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son éligibilité pourraient représenter, je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter. Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 1:12Voir 2 autres passages
« Mais elle ne sera pas sous bracelet électronique. Donc par la force des choses, quoi qu'il arrive, elle pourra faire cette campagne sereinement et s'en remettre au jugement des Français. Parce qu'une fois de plus, on a tendance à l'oublier, du moins une partie de la magistrature, une partie des élus. Charles de Gaulle lui-même, qui s'y connaissait un peu en Vème République, le disait, le juge suprême, c'est le peuple. Ce n'est pas la cour de cassation, ce n'est pas le Conseil constitutionnel. Donc c'est au peuple de décider qui demain doit être à la tête de ce pays et faire le grand choix historique qui se présente à nous en 2027. Maintenant, pour le reste, eh bien... Le calendrier, je suis ici. »
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 6:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen. Et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Rizemo ou Bruno Retailleau que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient... Enfin, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour. Je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle dès aujourd'hui à ses électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui à travers les sondages. Alors, à l'avion Marine Le Pen. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés quand j'écoute les discours qu'il tient. Ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 9:03Voir 2 autres passages
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Éric Zemmour ou Bruno Retailleau que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient. Enfin, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour, je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle, dès aujourd'hui, à ses électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui à travers les sondages. Alors, il y a Marine Le Pen. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés quand j'écoute les discours qu'il tient. Ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. Clarification, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 13 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible. Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait. Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités. Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son éligibilité pourraient représenter, je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter. Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation. »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 1:12Voir 2 autres passages
« Mais elle ne sera pas sous bracelet électronique. Donc par la force des choses, quoi qu'il arrive, elle pourra faire cette campagne sereinement et s'en remettre au jugement des Français. Parce qu'une fois de plus, on a tendance à l'oublier, du moins une partie de la magistrature, une partie des élus. Charles de Gaulle lui-même, qui s'y connaissait un peu en Vème République, le disait, le juge suprême, c'est le peuple. Ce n'est pas la cour de cassation, ce n'est pas le Conseil constitutionnel. Donc c'est au peuple de décider qui demain doit être à la tête de ce pays et faire le grand choix historique qui se présente à nous en 2027. Maintenant, pour le reste, eh bien... Le calendrier, je suis ici. »
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 6:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 juin 2026 au 8 juil. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, vous avez raison de dire qu'une présidentielle, c'est d'abord autour d'une personne et c'est un programme présidentiel ad hoc qui n'est pas d'ailleurs tout à fait celui du parti politique ou des partis politiques qui s'adosent évidemment à cette coalition. Il y a un programme qui va être présenté d'ici quelques semaines, qui sera le fruit de discussions, parfois de compromis. C'est dans l'ordre des choses et donc nous soutiendrons tous ce programme, ce qui n'empêche pas par ailleurs... Même si c'est la retraite à 62 ans, vous direz banco ? De fait, on y reviendra. Moi, ça ne m'empêchera pas de continuer de défendre ce qui m'apparaît, on va dire, plus proche de la ligne qui est la mienne. Mais néanmoins, je crois qu'aujourd'hui, il y a un consensus qui a été trouvé autour de grands principes économiques qui sont ceux de vouloir réduire la dette publique, de vouloir réduire les dépenses de fonctionnement de l'État, de vouloir défendre le pouvoir des classes moyennes. On ne sait pas encore comment réduire les dépenses. Vous y verrez beaucoup plus clair d'ici quelques semaines mais je ne veux pas m'avancer au nom du candidat parce que là, je ne parle pas en mon nom. La volonté, bien sûr, de baisser les charges sur les salaires pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, de ne pas augmenter les impôts sur nos TPE, nos PME et une fois de plus sur les Français les plus vulnérables. Et couper dans les dépenses sociales ? Couper dans les dépenses sociales ? De toute façon, il faudra de toute façon s'attaquer à la dépense publique puisque de fait, nous sommes dans une situation budgétaire extrêmement grave et pour en avoir parlé à Marine Le Pen, je sais qu'elle en a la pleine conscience et que ça fait partie des sujets très importants sur lesquels nous allons nous positionner. Donc je veux dire, nous sommes d'accord sur cette philosophie-là. Bon, maintenant, il faudra trouver un consensus sur la manière, bien sûr, d'arriver à ses objectifs. Réduire l'assistanat. Elle refuse, par exemple, de prononcer ce mot. C'est pas tout à fait vrai. Elle en a parlé. Elle en parle. Elle l'a dénoncée telle qu'elle, d'ailleurs, avec ce mot dans son dernier discours. Mais j'ai envie de dire que... Vous savez pourquoi, moi, je suis aujourd'hui aux côtés de Marine Le Pen et sans, malgré parfois, comme vous pouvez le dire, les sensibilités qui divergent. Parce que je crois que le sujet prioritaire, en tout cas pour ma part, qui doit nous engager tous, c'est le sujet identitaire. Vous savez, en politique, il y a des sujets réversibles, il y a des sujets irréversibles. Le sujet réversible, »
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 11:08Voir 2 autres passages
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen, et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient... Alors, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour, je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle dès aujourd'hui à ces électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui, à travers les sondages. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés. Quand j'écoute les discours qu'il tient, ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées8 juin 2026 au 8 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il ne s'agit pas de polémiques, il s'agit justement d'apporter une réponse politique, que, évidemment, la lutte contre la pédocriminalité puisse de manière transversale nous rassembler, je ne peux que le souhaiter. Voilà, maintenant, ce qui est vrai, c'est que nous nous heurtons aussi à une forme de gouvernement des juges qui fait que, maintenant, nous avons un Conseil constitutionnel qui n'a de cesse de censurer la plupart des grandes initiatives législatives qui ont été portées. On l'a vu notamment récemment sur la délinquance des mineurs, on l'a vu sur la loi d'immigration qui est passée. Et c'est vrai que ça pose une autre question qui est celle de la latitude laissée aujourd'hui à la politique et qui implique, me semble-t-il, en 2027, la nécessité d'une grande réforme constitutionnelle. Parce que si on veut reprendre, comment dire, un véritable pouvoir pour une réponse judiciaire et pénale et carcérale efficace, on ne passera pas à côté de la nécessité... Par quel biais le référendum, à ce moment-là ? Absolument, la nécessité, une réforme constitutionnelle par le biais parlementaire. Mais là, vous avez raison, ça veut dire qu'il faut que les LR prennent aussi, à un moment donné, leur responsabilité. Parce que tant que les LR continueront à préférer leurs alliances avec la Macronie, qui sont quand même tributaires de ce bilan-là, je crains que les Français n'obtiendront pas la rupture qu'ils attendent et le grand changement qu'ils attendent dans les échéances à venir. Emmanuel Macron a dit »
CNEWS · La Grande Interview : Marion MaréchalVérifier à 9:00Voir 2 autres passages
« Mais il ne s'agit pas de polémiques, il s'agit justement d'apporter une réponse politique, que, évidemment, la lutte contre la pédocriminalité puisse de manière transversale nous rassembler, je ne peux que le souhaiter. Voilà, maintenant, ce qui est vrai, c'est que nous nous heurtons aussi à une forme de gouvernement des juges qui fait que, maintenant, nous avons un Conseil constitutionnel qui n'a de cesse de censurer la plupart des grandes initiatives législatives qui ont été portées. On l'a vu notamment récemment sur la délinquance des mineurs, on l'a vu sur la loi d'immigration qui est passée. Et c'est vrai que ça pose une autre question qui est celle de la latitude laissée aujourd'hui à la politique et qui implique, me semble-t-il, en 2027, la nécessité d'une grande réforme constitutionnelle. Parce que si on veut reprendre, comment dire, un véritable pouvoir pour une réponse judiciaire et pénale et carcérale efficace, on ne passera pas à côté de la nécessité... Par quel biais le référendum, à ce moment-là ? Absolument, la nécessité, une réforme constitutionnelle par le biais parlementaire. Mais là, vous avez raison, ça veut dire qu'il faut que les LR prennent aussi, à un moment donné, leur responsabilité. Parce que tant que les LR continueront à préférer leurs alliances avec la Macronie, qui sont quand même tributaires de ce bilan-là, je crains que les Français n'obtiendront pas la rupture qu'ils attendent et le grand changement qu'ils attendent dans les échéances à venir. Emmanuel Macron a dit »
CNEWS · La Grande Interview : Marion MaréchalVérifier à 9:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Européennes: l'interview de Marion Maréchal sur BFMTV en intégralitéVérifier à 9:51
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 7:25
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 1:12
« Alors, vous avez raison de dire que une présidentielle, c'est d'abord autour d'une personne et c'est un programme présidentiel ad hoc, qui n'est pas d'ailleurs tout à fait celui du parti politique ou des partis politiques qui s'adosent, évidemment, à cette coalition. Il y a un programme qui va être présenté d'ici quelques semaines, qui sera le fruit de discussions, parfois de compromis. C'est dans l'ordre des choses. Et donc, nous soutiendrons tous ce programme. Ce qui n'empêche pas, par ailleurs... Même si c'était la retraite à 62 ans, vous direz Banco ? De fait, on y reviendra. Moi, ça ne m'empêchera pas de continuer de défendre ce qui m'apparaît, on va dire, plus proche de la ligne qui est la mienne. Mais néanmoins, je crois qu'aujourd'hui, il y a un consensus qui a été trouvé autour de grands principes économiques qui sont ceux de vouloir réduire la dette publique, de vouloir réduire les dépenses de fonctionnement de l'État, de vouloir défendre le pouvoir des classes moyennes. Vous y verrez beaucoup plus clair d'ici quelques semaines. Mais je ne veux pas m'avancer au nom du candidat, parce que là, je ne parle pas en mon nom. La volonté, bien sûr, de baisser les charges sur les salaires pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, de ne pas augmenter les impôts sur nos TPE, nos PME, et une fois de plus, sur les Français les plus vulnérables. Et couper dans les dépenses sociales ? Couper dans les dépenses sociales ? De toute façon, il faudra, de toute façon, s'attaquer à la dépense publique, puisque, de fait, nous sommes dans une situation budgétaire extrêmement grave. Et pour en avoir parlé à Marine Le Pen, je sais qu'elle en a la pleine conscience et que ça fait partie des sujets très importants sur lesquels nous allons nous positionner. Donc, je veux dire, nous sommes d'accord sur cette philosophie-là. Bon, maintenant, il faudra trouver un consensus sur la manière, bien sûr, d'arriver à ses objectifs. Réduire l'assistana. Elle refuse, par exemple, de prononcer ce mot. C'est pas tout à fait vrai. Elle en a parlé. Elle en a dénoncé, telle qu'elle, d'ailleurs, avec ce mot, dans son dernier discours. Mais j'ai envie de dire que... Vous savez pourquoi, moi, je suis aujourd'hui aux côtés de Marine Le Pen ? Ils sont, malgré parfois, comme vous pouvez le dire, les sensibilités qui divergent. Parce que je crois que le sujet prioritaire, en tout cas, pour ma part, qui doit nous engager tous, c'est le sujet identitaire. Vous savez, en politique, il y a des sujets réversibles, il y a des sujets irréversibles. Le sujet réversible, c'est malgré tout les sujets économiques et budgétaires quand on fait les beaux choix. Par contre, il y a un sujet irréversible, c'est le sujet démographique. Le jour où nous serons demain minoritaires chez nous, eh bien, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer. Quand vous dites minoritaires, ça veut dire quoi ? Ben, minoritaires. De fait, aujourd'hui, quand on voit apporter sur notre sol 500 000 personnes sur notre territoire, et qu'on voit, notamment à LFI, des gens qui assument totalement de vouloir faire disparaître la culture française, ou du moins nous expliquer que nous devons nous pousser pour laisser la place à d'autres cultures étrangères qui militent pour l'islamisation du pays, qui, là encore, est un changement civilisationnel complet, ben oui, de fait, nous risquons demain que la culture, l'histoire et le peuple français soient en minorité. Et alors, la France ne serait plus la France. Et on pourra débattre autant qu'on veut du taux de TVA. Je crois que nous serons très loin, finalement, de l'essentiel, puisqu'à travers cette question migratoire, il y a aussi la question sécuritaire qui transparaît. Et c'est pour moi, en tout cas, le moteur principal qui me conduit à être aux côtés de Marine Le Pen, parce que je pense que c'est un enjeu existentiel. Et c'est l'enjeu, d'ailleurs, me semble-t-il, fondamental »
Europe1fr · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 11:06
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen, et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient... Alors, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour, je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle dès aujourd'hui à ces électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui, à travers les sondages. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés. Quand j'écoute les discours qu'il tient, ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. »
CNEWS · La grande interview : Marion MaréchalVérifier à 8:50
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 9:05
« venant de ce camp-là ? Alors déjà je me félicite de l'adoption en effet de cette mesure que nous portons depuis très longtemps et que pour ma part je porte depuis que j'ai été élu député à 22 ans donc il y a quelques années donc c'est une très bonne nouvelle bien sûr pour nos forces de l'ordre qui ainsi ne sont pas mis à équivalence du délinquant qu'ils interpellent et ça c'est heureux. Maintenant ce qui est vrai c'est que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et qui est une honte est un nouveau révélateur c'est-à-dire que je pense que la France insoumise ne menace pas seulement la République il menace la démocratie. De fait quand on a des élus qui n'ont jamais été d'ailleurs dédits par leur chef Jean-Luc Mélenchon qui explique qu'ils sont prêts de main à organiser l'insurrection populaire au cas de victoire du Rassemblement national bon ça dit tout de leurs intentions réelles ils sont dans une volonté de chaos de pourrissement mais c'est doctrinal je veux dire la violence politique chez eux n'est pas un dommage collatéral c'est quelque chose qui est pensé de façon conceptuelle pour aboutir à leur révolution mettre à bas les institutions c'est ce face à quoi nous nous battons et c'est pourquoi d'ailleurs une fois de plus je crois que la droite a le devoir d'être rassemblée face à cette menace extrêmement grave. »
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 16:15
« Et donc, si la cour de cassation accélérait de manière totalement inopinée cette décision, ce serait évidemment une décision politique. Ce serait dans la volonté d'empêcher ou de contrarier la candidature de Marine Le Pen. Et moi, je vous le dis dans ces conditions, en tout cas, je parle en mon nom et c'est mon avis personnel, je veux dire, quelle que soit la décision de la cour de cassation, si la cour de cassation faisait le choix politique de vouloir entraver la candidature de Marine Le Pen en se prononçant plus tôt qu'elle ne le ferait habituellement, moi, je pense que Marine Le Pen, si par malheur avait un bracelet électronique, devrait y aller quand même. Voilà. Parce qu'une fois de plus, nous sommes face à un choix historique, à un choix existentiel. C'est renaître ou disparaître dans cette affaire. Moi, je ne peux pas supporter l'idée que nous puissions continuer avec ceux qui nous ont mis dans le mur ou pire encore, risquer l'élection d'un Jean-Luc Mélenchon. Je ne supporte plus de voir égrener les prénoms de Mathis, d'Elias. J'étais à Narbonne encore dimanche, de Louis aux côtés de la famille, de Philippines, de Lola. Une fois de plus, moi, j'ai deux petites filles. Je n'ai pas cinq ans à perdre. Et donc, je crois qu'il faut mettre toute notre énergie dans cette bataille. Et ce sera l'enjeu, aller convaincre un maximum de Français. Nous sommes déjà très hauts dans les sondages. Il faut aller maintenant chercher le 50 plus 1. Et j'ai envie de dire, quelle que soit la configuration judiciaire, nous irons chercher la confiance des Français. Je suis sûre que nous l'obtiendrons. »
Europe 1 — La Grande interview · Présidentielle 2027 : «Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés», annonce Marion MaréchalVérifier à 7:28
« Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen, que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement. Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Ciotti, et lui a donné toute sa place. Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés. Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main, notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche. Bruno Retailleau n'en veut pas. Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé. Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente chez Marine Le Pen, et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire. Et je vous en parlais tout à l'heure. Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui, seraient encore chez Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, que nous partageons l'essentiel. Donc, le vote utile. Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite. Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique, leur dire que les convictions auxquelles ils croient... Alors, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé, j'ai soutenu Éric Zemmour, je n'ai pas changé d'idée. Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets. Et donc, ces courants-là, ces combats-là, je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents. Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie. Il y a une autre voie. Cette voie, elle est à nos côtés. Et donc, j'en appelle dès aujourd'hui à ces électeurs, mais pas seulement aux électeurs. Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui, à travers les sondages. De fait, soit il rallie Édouard Philippe, soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite, si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force, soit il vient avec nous. Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau a toute sa place à nos côtés. Quand j'écoute les discours qu'il tient, ça m'apparaît être une évidence. Donc, c'est aussi un grand moment de clarification. En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte. »
CNEWS · La grande interview : Marion MaréchalVérifier à 8:50
« Mais il ne s'agit pas de polémiques, il s'agit justement d'apporter une réponse politique, que, évidemment, la lutte contre la pédocriminalité puisse de manière transversale nous rassembler, je ne peux que le souhaiter. Voilà, maintenant, ce qui est vrai, c'est que nous nous heurtons aussi à une forme de gouvernement des juges qui fait que, maintenant, nous avons un Conseil constitutionnel qui n'a de cesse de censurer la plupart des grandes initiatives législatives qui ont été portées. On l'a vu notamment récemment sur la délinquance des mineurs, on l'a vu sur la loi d'immigration qui est passée. Et c'est vrai que ça pose une autre question qui est celle de la latitude laissée aujourd'hui à la politique et qui implique, me semble-t-il, en 2027, la nécessité d'une grande réforme constitutionnelle. Parce que si on veut reprendre, comment dire, un véritable pouvoir pour une réponse judiciaire et pénale et carcérale efficace, on ne passera pas à côté de la nécessité... Par quel biais le référendum, à ce moment-là ? Absolument, la nécessité, une réforme constitutionnelle par le biais parlementaire. Mais là, vous avez raison, ça veut dire qu'il faut que les LR prennent aussi, à un moment donné, leur responsabilité. Parce que tant que les LR continueront à préférer leurs alliances avec la Macronie, qui sont quand même tributaires de ce bilan-là, je crains que les Français n'obtiendront pas la rupture qu'ils attendent et le grand changement qu'ils attendent dans les échéances à venir. Emmanuel Macron a dit »
CNEWS · La Grande Interview : Marion MaréchalVérifier à 9:00