Gérald Darmanin, oui, tout le monde connaissait ses engagements à la gauche, voire très à gauche. Le ministre de la Justice qui était quand même applaudi par les prisonniers lorsqu'il visitait des prisons. Ça se dit quand même quelque chose. Mais enfin, le bilan quand même de cela, après plusieurs années, c'est qu'on avait un ministre de l'Intérieur qui était censé, par les mots, le verbe, incarner l'ordre, l'autorité, l'intransigeance, et un ministre de la Justice qui, évidemment, lui, pour le coup, était vraiment l'héritier total de ce laxisme judiciaire tel qu'il s'applique depuis des années. La conséquence de cela, c'est qu'on n'a jamais eu des taux de criminalité et de délinquance aussi élevés. Donc, le problème de Bruno Retailleau, au-delà de ses intentions affichées, on va attendre les actes. Voilà, c'est l'heure de vérité pour lui, si je puis dire. Il a accepté de faire partie d'un gouvernement aujourd'hui tenu par le centre avec un ministre de la Justice de gauche. Vous dites qu'il a les mains liées, en fait ?
Réponse partielleMais des moyens, la justice en a eu ces dernières années. Le budget a été très nettement réévalué. 30% en 4 ans sur les 4 derniers budgets de mémoire. Bien sûr, on part de très très bas. Oui, bien sûr, on part de très très bas. Mais c'est quand même singulièrement amélioré depuis 2-3 ans.
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