Vous êtes donc tête de liste reconquête. Dans les deux derniers sondages en date, que ce soit Elab pour BFM et La Tribune ou alors Le Figaro, vous êtes crédité entre 5 et 6% en intention de vote. Jordan Bardella pour le Rassemblement national entre 27 et 29%. Est-ce que ça veut dire que vous ne jouez pas dans la même division que Jordan Bardella et le Rassemblement national ?
Réponse directe– Non mais moi je ne défends pas les mêmes idées que Jordan Bardella. C'est-à-dire que j'ai des points d'accord, suppression du droit du sol, j'ai aussi des différences, notamment sur les questions économiques, sur les sujets de société, y compris d'ailleurs, on pourrait le dire, sur les sujets relatifs à l'identité. Par exemple, Marine Le Pen considère qu'il n'y a pas de choc de civilisation avec une civilisation islamique sur le sol français. Nous, à Reconquête, nous considérons que oui. – Sur l'économie, on peut dire que vous êtes plus libérale ? – On peut dire cela. – Libérale, c'est un terme que… – On peut dire cela. Alors tout dépend de ce que vous mettez derrière. Mais s'il s'agit de…
« – Non mais moi je ne défends pas les mêmes idées que Jordan Bardella. C'est-à-dire que j'ai des points d'accord, suppression du droit du sol, j'ai aussi des différences, notamment sur les questions économiques, sur les sujets de société, y compris d'ailleurs, on pourrait le dire, sur les sujets relatifs à l'identité. Par exemple, Marine Le Pen considère qu'il n'y a pas de choc de civilisation avec une civilisation islamique sur le sol français. Nous, à Reconquête, nous considérons que oui. – Sur l'économie, on peut dire que vous êtes plus libérale ? – On peut dire cela. – Libérale, c'est un terme que… – On peut dire cela. Alors tout dépend de ce que vous mettez derrière. Mais s'il s'agit de réduire les dépenses publiques et de baisser la fiscalité et de réduire les périmètres d'intervention de l'État, oui. – Le RN est devenu étatiste ? – Je pense que le RN, il n'en prendra pas offense puisqu'il le revendique, est en effet plus étatiste. Il se refuse aussi à avoir un quelconque raisonnement sur la réduction, par exemple, des dérives des politiques d'assistanat. Nous, on est un discours très clair là-dessus. Donc ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, nous représentons des Français qui ne se retrouvent nulle part ailleurs, ce qui est notre première légitimité. Et l'objectif, et nous y arriverons, c'est donc d'avoir un maximum d'élus demain au Parlement européen pour défendre cette vision des choses. – Il faudra passer les 5% des suffrages. – Il faut bien sûr passer les 5%, mais vous l'avez relevé, je crois, 22 sondages depuis le début de la campagne. – On oscille entre 5 et 8, voire 9 députés européens. Donc il reste 4 mois de campagne, tout est encore à faire. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que demain, on peut, nous, au Parlement européen, avoir un rôle influent parce qu'on a rejoint notamment un groupe qui s'appelle le groupe des conservateurs et réformistes européens. – C'est notamment celui de Georgia Meloni. – Exactement, qui est un groupe aujourd'hui qui pourra être la troisième force politique et surtout qui est le groupe, et c'est ça l'enjeu, qui pourra battre demain le groupe de Renew, c'est-à-dire le groupe d'Emmanuel Macron au Parlement européen et donc réduire l'influence des macronistes. »
