Est-ce qu'il faut partager la dissuasion nucléaire au minimum en étant une sorte de parapluie pour nos voisins ?
Réponse directeJe la vois sur trois points, pour être très précis, parce que c'est une question extrêmement lourde qui va devoir être traitée dans les mois et les années à venir. Première chose, la dissuasion française doit rester, comme l'a très bien dit le ministre des Arnais Sébastien Lecornu, de conception, de fabrication, de mise en œuvre française. Deuxième élément, une telle décision. Le feu nucléaire, c'est l'arme absolue, donc elle ne peut pas se partager. On ne partage pas. On ne partage pas parce que, comme c'est une arme absolue, elle appartient à celui qui est détenteur de la souveraineté nationale. Elle est étroitement liée, cette mise en œuvre, à cette idée et à la nation. D'ailleurs, quand…
« Je la vois sur trois points, pour être très précis, parce que c'est une question extrêmement lourde qui va devoir être traitée dans les mois et les années à venir. Première chose, la dissuasion française doit rester, comme l'a très bien dit le ministre des Arnais Sébastien Lecornu, de conception, de fabrication, de mise en œuvre française. Deuxième élément, une telle décision. Le feu nucléaire, c'est l'arme absolue, donc elle ne peut pas se partager. On ne partage pas. On ne partage pas parce que, comme c'est une arme absolue, elle appartient à celui qui est détenteur de la souveraineté nationale. Elle est étroitement liée, cette mise en œuvre, à cette idée et à la nation. D'ailleurs, quand le général de Gaulle a ensuite dit quels étaient les ressorts lorsqu'il a voulu faire élire au suffrage universel le président de la République, il y avait aussi cette question-là. Donc c'est fondamental. On ne partage pas, on ne peut pas mutualiser une décision. C'est le président de la République, en tant qu'il a été élu par l'ensemble de la nation, qui porte justement cette décision ultime d'utiliser précisément le feu nucléaire. Enfin, troisième élément. Depuis le général de Gaulle, une instruction de 1964, où il reconnaissait que nos intérêts pouvaient inclure les intérêts du territoire Benelux et de la République fédérale d'Allemagne, Allemagne de l'Ouest à l'époque, tous les présidents de la République ont indiqué que l'intérêt stratégique de la France, l'intérêt vital, pouvait ne pas se réduire au seul territoire national. En cela, pour le moment, je ne vois pas d'inflexion de doctrine de ce que j'ai entendu des propos du président de la République. »
.jpg?width=400)