Ministre délégué à l'Europe — Gouvernement Lecornu II
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Benjamin Haddad — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 avr. 2025 au 3 avr. 2026
Questions
54
Entretiens
4
Sources
4
Heures analysées
1,2 h
Répartition sur 54 questions évaluables
Réponse directe
40
Réponse partielle
6
Réponse à côté
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 54
Question 1La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Vous nous avez dit que la guerre, qu'on se dirigeait vers une guerre longue. Ça veut dire que les prix de l'essence vont rester longtemps élevés ?
Réponse partielle
Encore une fois, moi, je n'ai pas une boule de cristal. Je vous dis en tout cas qu'il faut se préparer. Il faut se préparer à une guerre longue, une guerre qui peut durer, qui aura des conséquences durables. Et donc, on prend encore une fois des mesures de court terme d'accompagnement et de protection de nos compatriotes. On défend nos intérêts et nos partenaires dans la région et nos ressortissants. Et on prend des mesures plus structurelles au niveau national comme au niveau européen pour être indépendant.
« Encore une fois, moi, je n'ai pas une boule de cristal. Je vous dis en tout cas qu'il faut se préparer. Il faut se préparer à une guerre longue, une guerre qui peut durer, qui aura des conséquences durables. Et donc, on prend encore une fois des mesures de court terme d'accompagnement et de protection de nos compatriotes. On défend nos intérêts et nos partenaires dans la région et nos ressortissants. Et on prend des mesures plus structurelles au niveau national comme au niveau européen pour être indépendant. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le Premier ministre l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement, parce que notre approvisionnement... Il y a 15%, une quinzaine de % de stations de service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix, parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas, qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assez. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs, qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cours pour voir comment on peut accompagner au mieux dans les prochains jours, les prochaines semaines. Par ailleurs, je le disais, on va investir vraiment là aussi dans un plan d'électrification, parce que ça, c'est quelque chose de plus stratégique à long terme. Il y a les réponses de court terme pour pouvoir accompagner nos concitoyens, et puis il y a les réponses de long terme pour pouvoir réduire, continuer à réduire nos dépendances. C'est le cas aujourd'hui. Regardez, on a certains voisins européens qui sont sensibles aussi à des prix sur l'électricité. Ce n'est pas notre cas grâce à notre parc nucléaire. Donc, l'enjeu aujourd'hui, c'est vraiment de voir comment, à terme, on peut être moins dépendant de ces soubresauts géopolitiques, parce que, je veux dire quelque chose, quelle que soit la durée de cette guerre actuelle au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques, la pénétration entre l'actualité internationale et nos économies et l'actualité française et européenne, elle ne va aller que croissant. On ne peut pas ignorer le monde autour de nous. Nous ne sommes pas une île. Et donc, c'est pour ça, encore une fois, qu'on doit continuer à investir dans notre autonomie. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Question 2La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
comment, surtout, comment est-ce que vous qualifiez plus précisément l'attitude d'Olivier Faure dans ses accords avec la France insoumise ?
Réponse directe
Mais moi, je trouve qu'il y a toujours eu une grande lâcheté et une grande ambivalence. Parce que, fondamentalement, on a eu d'abord l'alliance de la NUPES et puis du nouveau Front populaire. On dénonce, quand on a besoin de dénoncer, c'était le cas, par exemple, de Marine Tondelier, qui, à peine quelques semaines avant le scrutin des municipales, dénonce les propos de Jean-Luc Mélenchon, les propos antisémites, quand il fait des jeux de mots sur le nom de M. Epstein ou de Raphaël Glucksmann, pour après aller, une fois de plus, à la soupe pour faire les alliances électoralistes de second tour. Donc, encore une fois, moi, je crois qu'il faut être très clair sur les principes, très clair sur…
« Mais moi, je trouve qu'il y a toujours eu une grande lâcheté et une grande ambivalence. Parce que, fondamentalement, on a eu d'abord l'alliance de la NUPES et puis du nouveau Front populaire. On dénonce, quand on a besoin de dénoncer, c'était le cas, par exemple, de Marine Tondelier, qui, à peine quelques semaines avant le scrutin des municipales, dénonce les propos de Jean-Luc Mélenchon, les propos antisémites, quand il fait des jeux de mots sur le nom de M. Epstein ou de Raphaël Glucksmann, pour après aller, une fois de plus, à la soupe pour faire les alliances électoralistes de second tour. Donc, encore une fois, moi, je crois qu'il faut être très clair sur les principes, très clair sur les valeurs. On a une justice indépendante qui fait son travail et qui met les élus face à leurs responsabilités quand il a des propos qui tombent sous le coup de la loi. Mais après, quand il s'agit d'alliances électorales, il y a des choses qu'on ne peut pas accepter. On ne peut pas accepter de s'allier avec la France insoumise. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 3:49
Question 3La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Benjamin Haddad, ministre de l'Europe, invité de la grande interview, c'est News Europe 1. Est-ce que la France doit se préparer à une crise d'approvisionnement en pétrole ?
Réponse partielle
Alors, le Premier ministre l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement, parce que notre approvisionnement... Il y a 15%, une quinzaine de % de stations de service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix, parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas, qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assez. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs, qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cour…
« Alors, le Premier ministre l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement, parce que notre approvisionnement... Il y a 15%, une quinzaine de % de stations de service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix, parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas, qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assez. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs, qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cours pour voir comment on peut accompagner au mieux dans les prochains jours, les prochaines semaines. Par ailleurs, je le disais, on va investir vraiment là aussi dans un plan d'électrification, parce que ça, c'est quelque chose de plus stratégique à long terme. Il y a les réponses de court terme pour pouvoir accompagner nos concitoyens, et puis il y a les réponses de long terme pour pouvoir réduire, continuer à réduire nos dépendances. C'est le cas aujourd'hui. Regardez, on a certains voisins européens qui sont sensibles aussi à des prix sur l'électricité. Ce n'est pas notre cas grâce à notre parc nucléaire. Donc, l'enjeu aujourd'hui, c'est vraiment de voir comment, à terme, on peut être moins dépendant de ces soubresauts géopolitiques, parce que, je veux dire quelque chose, quelle que soit la durée de cette guerre actuelle au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques, la pénétration entre l'actualité internationale et nos économies et l'actualité française et européenne, elle ne va aller que croissant. On ne peut pas ignorer le monde autour de nous. Nous ne sommes pas une île. Et donc, c'est pour ça, encore une fois, qu'on doit continuer à investir dans notre autonomie. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 11:55
Question 4La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Le député LFI, Raphaël Arnaud, est revenu à l'Assemblée nationale hier, physiquement. On ne l'avait pas entendu depuis la mort de Quentin de Ranck à Lyon, et pas vu. Est-ce que vous avez été choqué ?
Réponse directe
Oui, mais j'ai surtout vu, je trouve que son comportement a été indécent, et d'ailleurs aussi, la façon dont il est couvert, dont personne ne prend ses responsabilités, en fait, on le voit. C'est-à-dire qu'il y a un comportement de meute dans la France insoumise, que ce soit dans le soutien à Rima Hassan, dans le soutien à Raphaël Arnaud, à toujours refuser, une fois de plus, de prendre leurs responsabilités. On part ici de la mort d'un jeune homme, de la responsabilité de son collaborateur parlementaire, et donc je crois qu'il faut le dire de façon très claire.
« Oui, mais j'ai surtout vu, je trouve que son comportement a été indécent, et d'ailleurs aussi, la façon dont il est couvert, dont personne ne prend ses responsabilités, en fait, on le voit. C'est-à-dire qu'il y a un comportement de meute dans la France insoumise, que ce soit dans le soutien à Rima Hassan, dans le soutien à Raphaël Arnaud, à toujours refuser, une fois de plus, de prendre leurs responsabilités. On part ici de la mort d'un jeune homme, de la responsabilité de son collaborateur parlementaire, et donc je crois qu'il faut le dire de façon très claire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 4:49
Question 5La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Ça veut dire qu'on n'a pas un intérêt direct, nous, les Français, à une réouverture d'Hormuz ?
Réponse directe
Si, parce que ça a un impact, bien sûr, sur les prix, sur les cours mondiaux. Donc, ça ne crée pas des problématiques en termes d'approvisionnement, ça crée des problématiques, en revanche, en termes de prix. C'est pour ça que des mesures ont été prises par le gouvernement pour protéger, en particulier, les secteurs qui peuvent être touchés, que ce soit le transport routier, que ce soit les pêcheurs. Le Premier ministre, hier, a dit au ministre qu'on réfléchirait à examiner des mesures supplémentaires de soutien. On a intérêt aussi à continuer, et c'est ce qu'on va faire en investissant, l'électrification du pays, parce que c'est fondamentalement ce qui permet de réduire nos dépendances. Po…
« Si, parce que ça a un impact, bien sûr, sur les prix, sur les cours mondiaux. Donc, ça ne crée pas des problématiques en termes d'approvisionnement, ça crée des problématiques, en revanche, en termes de prix. C'est pour ça que des mesures ont été prises par le gouvernement pour protéger, en particulier, les secteurs qui peuvent être touchés, que ce soit le transport routier, que ce soit les pêcheurs. Le Premier ministre, hier, a dit au ministre qu'on réfléchirait à examiner des mesures supplémentaires de soutien. On a intérêt aussi à continuer, et c'est ce qu'on va faire en investissant, l'électrification du pays, parce que c'est fondamentalement ce qui permet de réduire nos dépendances. Pourquoi je dis ça ? Parce que l'une des leçons à tirer, mais comme la leçon de la guerre d'agression de la Russie en Ukraine, comme les conséquences aussi de l'élection de Donald Trump, c'est pour la France et pour les Européens de porter ce discours au niveau européen, de réduire nos dépendances, d'investir dans notre indépendance sur le plan militaire, sur le plan technologique, sur le plan énergétique, et d'être moins soumis au soubresaut de la géopolitique mondiale. C'est tout cet agenda d'autonomie stratégique de l'Europe que la France défend depuis 2017. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 8:23
Question 6La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
C'est un conflit long dans la durée qui se profile, qui va se compter en jours, en semaines, en mois, en années ?
Réponse directe
Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu per…
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35
Question 7La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Qu'est-ce que vous avez à dire aux Français ce matin ?
Réponse directe
Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu per…
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35Voir 1 autre passage
« Qu'est-ce qui va se passer ? Non, mais là, surtout, ce qu'on voit, c'est qu'à un moment, on ne peut pas, d'un côté, provoquer une situation, et puis après, demander aux autres de régler le problème. On ne peut pas, mais c'est ce que fait Donald Trump. Oui, d'accord, mais c'est ce qu'on voit là, en ce moment. Donc, fondamentalement, moi, ce que je vous dis, c'est qu'on a, nous, nos intérêts. On agit de façon défensive pour défendre nos partenaires, nos ressortissants, nos intérêts dans la région. Le Premier ministre s'est aussi exprimé sur les conséquences que ça peut avoir chez nous, que ce soit, évidemment, la question des prix de l'énergie. Vous le savez, nous, on n'importe pas de la région du détroit d'Hormuz, mais vous avez, sur le gaz, sur le pétrole, des perturbations sur les prix. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 7:36
Question 8La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
est-ce que la France créera des hubs de retour ?
Réponse directe
Aujourd'hui, la France ne les utilise pas. Les pays qui ont essayé de les utiliser comme le Royaume-Uni ou l'Italie, ça n'a pas fonctionné. Il n'y a pas aujourd'hui de migrants qui sont envoyés dans ces hubs, soit parce qu'il y a des limites judiciaires, soit parce que parfois en termes d'efficacité logistique ou de financement. Alors, comment vous allez expulser ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité et la fermeté des mesures. Ça nous fait un point commun. Alors, qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Mais ce qui va changer, par exemple, c'est que ça va permettre d'augmenter les moyens pour la rétention et les motifs aussi qui sont utilisés. Ça va permettre de fouiller les app…
« Aujourd'hui, la France ne les utilise pas. Les pays qui ont essayé de les utiliser comme le Royaume-Uni ou l'Italie, ça n'a pas fonctionné. Il n'y a pas aujourd'hui de migrants qui sont envoyés dans ces hubs, soit parce qu'il y a des limites judiciaires, soit parce que parfois en termes d'efficacité logistique ou de financement. Alors, comment vous allez expulser ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité et la fermeté des mesures. Ça nous fait un point commun. Alors, qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Mais ce qui va changer, par exemple, c'est que ça va permettre d'augmenter les moyens pour la rétention et les motifs aussi qui sont utilisés. Ça va permettre de fouiller les appareils électroniques, ce qui n'est pas possible aujourd'hui. Ça va permettre de renforcer les leviers pour expulser et notamment aussi renforcer les leviers vis-à-vis des pays tiers. Je parlais tout à l'heure de mesures aussi qu'il faut continuer à pousser, que ce soit l'utilisation des visas, l'aide au développement ou la conditionnalité des accords commerciaux. C'est ce que nous poussons aussi au niveau européen. Encore une fois, vous savez, moi je crois qu'il y a un principe très simple qui doit être si vous venez pour travailler, vous apprenez la langue, vous respectez les règles, vous êtes bien sûr le bienvenu. Si vous ne respectez pas les lois et les règles, si vous contournez le système, à ce moment-là, vous n'avez pas vocation à rester sur le territoire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 16:28Voir 1 autre passage
« aujourd'hui, la France en Europe, c'est le pays ou l'un des deux pays qui expulse le plus. Et nous avons eu une augmentation dans la dernière année. C'est la même chose d'ailleurs aussi au niveau européen. Il y a eu 50 000 retours à peu près l'an dernier. Comme je vous le disais, on a en plus une baisse d'année en année, 25-30% chaque année, défranchissement irrégulier. Je ne vous dis pas ça pour faire un satisfait site et vous dire que tout va bien. Au contraire, moi je suis là pour vous dire justement qu'on doit adopter au plus vite des mesures pour pouvoir renforcer cet artisanal législatif. On l'a fait au niveau national, je tiens à le dire. Ces dernières années, on a adopté un certain nombre de textes. On les porte aussi au niveau européen parce qu'être capable d'agir aussi à 27, c'est ce qui nous donne plus de moyens. On a renforcé les moyens, vous le savez, de Frontex, qui est l'agence de contrôle des frontières européennes, qui aura vocation à avoir des équipes de 10 000 personnels. Et on a renforcé aussi les moyens financiers qui sont mis à la disposition. Il y a un changement de logiciel qui a eu lieu sur ces sujets ces dernières années en Europe. Il est bienvenu. Maintenant, il faut continuer à l'accompagner. Moi, je le soutiendrai. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 18:00
Question 9La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
On va évidemment balayer toute l'actualité, on va parler de la guerre, on va parler également du prix de l'essence. Je voulais vous entendre tout d'abord sur cette actualité de la nuit. L'eurodéputée européenne LFI, Rima Hassan, va être jugée pour apologie du terrorisme. Elle a été placée en garde à vue, libérée cette nuit. Elle avait posté un tweet évoquant Kozo Okamoto, qui est membre de l'armée rouge japonaise impliquée dans un attentat meurtrier en Israël en 72. Elle sera donc jugée le 7 juillet. Et puis, par ailleurs, de la drogue de synthèse aurait été retrouvée dans son sac. Il y a une enquête. Comment réagissez-vous
Réponse directe
En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, eh bien, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence, de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la…
« En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, eh bien, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence, de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la destruction d'Israël. Elle est contre la solution à deux États. Et donc aujourd'hui, effectivement, elle doit maintenant répondre de ce type de propos. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 1:02
Question 10La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Avant de parler de pénurie, je voulais vous entendre sur les échanges peu à mènes entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a dit que Donald Trump n'était pas très élégant. On en est où de nos relations avec les Américains et avec le président des Etats-Unis ?
Réponse directe
Déjà, les propos auxquels vous faites référence, les attaques personnelles de Donald Trump, sont de grande vulgarité, et ne correspondent pas à ce qu'on devrait attendre d'un chef d'État. Les Etats-Unis sont nos alliés. C'est un pays avec lequel on travaille. On travaille sur le soutien à l'Ukraine. On a des échanges réguliers. Vous savez que le président a toujours eu des échanges à la fois constructifs, mais très francs, très exigeants avec le président des Etats-Unis, que ce soit lors de son premier mandat et ce mandat, et on continuera à en avoir. Mais l'enjeu, une fois de plus, c'est comment on se donne les moyens, collectivement au niveau européen aussi, d'assumer des rapports de forc…
« Déjà, les propos auxquels vous faites référence, les attaques personnelles de Donald Trump, sont de grande vulgarité, et ne correspondent pas à ce qu'on devrait attendre d'un chef d'État. Les Etats-Unis sont nos alliés. C'est un pays avec lequel on travaille. On travaille sur le soutien à l'Ukraine. On a des échanges réguliers. Vous savez que le président a toujours eu des échanges à la fois constructifs, mais très francs, très exigeants avec le président des Etats-Unis, que ce soit lors de son premier mandat et ce mandat, et on continuera à en avoir. Mais l'enjeu, une fois de plus, c'est comment on se donne les moyens, collectivement au niveau européen aussi, d'assumer des rapports de force quand il le faut, de défendre nos intérêts et d'être moins dépendants. Parce que fondamentalement, au-delà de la question de Donald Trump, vous savez, moi j'ai vécu aux Etats-Unis, travaillé dans des finitans, j'ai vu plusieurs administrations américaines, et en réalité, on a vu une grande continuité. L'Europe est beaucoup moins prioritaire. Il se tourne vers l'Asie. Il nous demande d'en faire plus pour notre propre défense. L'enjeu aujourd'hui pour nous, c'est de prendre en charge notre destin, notre sécurité, et d'être capable d'agir sur la scène internationale. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 9:39
Question 11La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Mais politiquement, vous êtes un homme politique, vous êtes le ministre de l'Europe. Est-ce qu'elle mérite de représenter les Français au Parlement européen ?
Réponse à côté
Elle mérite surtout, encore une fois, de prendre ses responsabilités et de répondre, encore une fois, de ce qu'elle propage du discours de haine, du discours de violence, du fait de constamment mettre une cible dans le dos de nos compatriotes de confession juive, de constamment légitimer le terrorisme, les intimidations, les menaces, parfois menaces physiques. Quand elle avait dit, par exemple, à François-Xavier Bellamy de faire attention quand il dort la nuit. Voilà, c'est ce type de propos à un moment qui, effectivement, tombe sous le coup de la loi. Donc, est-ce qu'elle mérite d'être eurodéputée ? Elle a été élue au Parlement européen. Donc, de toute façon, c'est le choix des électeurs.…
« Elle mérite surtout, encore une fois, de prendre ses responsabilités et de répondre, encore une fois, de ce qu'elle propage du discours de haine, du discours de violence, du fait de constamment mettre une cible dans le dos de nos compatriotes de confession juive, de constamment légitimer le terrorisme, les intimidations, les menaces, parfois menaces physiques. Quand elle avait dit, par exemple, à François-Xavier Bellamy de faire attention quand il dort la nuit. Voilà, c'est ce type de propos à un moment qui, effectivement, tombe sous le coup de la loi. Donc, est-ce qu'elle mérite d'être eurodéputée ? Elle a été élue au Parlement européen. Donc, de toute façon, c'est le choix des électeurs. Mais ça ne permet pas tout. Ça ne permet pas la violence. Ça ne permet pas de constamment bafouer nos institutions républicaines. Ça ne permet pas de constamment menacer, de se faire, encore une fois, le relais de propos antisémites, complotistes, de faire l'apologie du terrorisme. Est-ce que LFI est un narcopartis ? LFI, je ne sais pas, mais en tout cas, je vois que LFI est une menace pour notre pays. LFI est une menace pour notre débat démocratique, est une menace pour nos concitoyens de confession juive. C'est un parti qui a ciblé nos forces de l'ordre, qui dit que la police tue, qui se fait le relais de la violence. On a vu, bien sûr, le rôle de la jeune garde dans la mort du jeune Quentin. Tout ça, à un moment, il faut le dire. Et c'est d'ailleurs, ça doit une fois de plus aussi, parce qu'on a vu ce qui s'est passé dans les dernières élections municipales, pousser les partis comme le parti socialiste aussi à ses responsabilités. Parce qu'on nous avait expliqué qu'il n'y aurait plus d'alliance avec la France insoumise. Et puis tout d'un coup, on a vu beaucoup de soi-disant fusions techniques dans les municipalités, au second tour, pour sauver leur siège. Ils sont prêts à toutes les compromissions. Et donc, à un moment, il faut aussi un moment de clarté républicaine de la part des autres partis politiques. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 1:59
Question 12La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Jeudi 26 mars, le Parlement européen a validé un règlement qui vise à durcir la politique migratoire et à faciliter les retours des personnes qui sont en situation illégale, irrégulière sur le territoire de l'Union européenne. Vous soutenez ce texte déjà ?
Réponse directe
Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujou…
« Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Alors, on a considérablement renforcé les moyens parce que si vous regardez ces deux dernières années, il y a eu une baisse de 25-30% chaque année des franchissements de migrants irrégulés sur le continent européen. Mais on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus loin pour renforcer nos frontières extérieures, pour renforcer les leviers, mais c'est ce qu'on parle au niveau européen, c'est ce que, pour précisément, pouvoir défendre notre pays et les intérêts de notre continent. Pour renforcer la politique de visa, ça c'est beaucoup plus fort quand on le fait à 27. Quand on utilise les leviers comme les visas, comme les accords commerciaux, comme l'aide au développement, comme moyens de pression sur les pays tiers qui ne reprennent pas leurs ressortissants, nous poussons ça aussi au niveau européen. Donc, c'est important. Ce texte a été adopté, vous l'avez dit, par le Parlement européen. Moi, maintenant, je souhaite qu'il soit adopté au plus vite par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire dans la négociation par les institutions européennes. Il va renforcer les moyens des États membres pour pouvoir faire partir des immigrés clandestins qui n'ont pas vocation à rester sur... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 14:15
Question 13La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Que dit le Quai d'Orsay ?
Réponse directe
Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu per…
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35Voir 1 autre passage
« Qu'est-ce qui va se passer ? Non, mais là, surtout, ce qu'on voit, c'est qu'à un moment, on ne peut pas, d'un côté, provoquer une situation, et puis après, demander aux autres de régler le problème. On ne peut pas, mais c'est ce que fait Donald Trump. Oui, d'accord, mais c'est ce qu'on voit là, en ce moment. Donc, fondamentalement, moi, ce que je vous dis, c'est qu'on a, nous, nos intérêts. On agit de façon défensive pour défendre nos partenaires, nos ressortissants, nos intérêts dans la région. Le Premier ministre s'est aussi exprimé sur les conséquences que ça peut avoir chez nous, que ce soit, évidemment, la question des prix de l'énergie. Vous le savez, nous, on n'importe pas de la région du détroit d'Hormuz, mais vous avez, sur le gaz, sur le pétrole, des perturbations sur les prix. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 7:36
Question 14La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
est-ce que Donald Trump est notre ami ?
Réponse directe
n'est pas très amical. Non mais, je vous parle franchement, le comportement n'est pas très amical. Mais la question fondamentale, encore une fois, moi vous savez, on peut faire du commentaire, essayer d'analyser, de passer au temps, faire l'exégèse des propos des uns et des autres. Ce qui m'intéresse, c'est comment... C'est pas rien, c'est notre relation avec le président des Etats-Unis. Vous avez raison, vous avez raison. Mais ce qui est important, c'est comment se donnent les moyens d'agir sur la scène internationale et de défendre nos intérêts. Et ça, encore une fois, c'est très concret. C'est ce qu'on fait, par exemple, sur les deux mandats du président de la République, on aura doublé…
« n'est pas très amical. Non mais, je vous parle franchement, le comportement n'est pas très amical. Mais la question fondamentale, encore une fois, moi vous savez, on peut faire du commentaire, essayer d'analyser, de passer au temps, faire l'exégèse des propos des uns et des autres. Ce qui m'intéresse, c'est comment... C'est pas rien, c'est notre relation avec le président des Etats-Unis. Vous avez raison, vous avez raison. Mais ce qui est important, c'est comment se donnent les moyens d'agir sur la scène internationale et de défendre nos intérêts. Et ça, encore une fois, c'est très concret. C'est ce qu'on fait, par exemple, sur les deux mandats du président de la République, on aura doublé le budget de défense de la France. Il faudra continuer ce travail de réarmement. On le fait aussi en investissant dans des coopérations industrielles au niveau européen. On le fait en soutenant le principe de préférence européenne, c'est-à-dire que maintenant, l'argent du contribuable européen, il doit aller à soutenir des technologies européennes, à soutenir des armements européens et non pas aller acheter américains. Ça, c'est des choses très concrètes qu'on pousse au niveau européen, précisément pour ne plus avoir à dépendre des États-Unis ou d'autres d'ailleurs, puisqu'on voit aussi la pression commerciale de la Chine. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 10:48
Question 15La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Sur la candidature pour 2027, vous prônez une candidature unique, LR et centre. Ça va être compliqué. Même au sein du gouvernement, vous n'êtes pas d'accord sur les fillettes ?
Réponse directe
Moi, je pense que c'est une question de responsabilité. À un moment, il faut mettre le pays avant les partis. J'ai été élu à l'Assemblée nationale en 2022 et je n'ai cessé de plaider pour une alliance avec les Républicains. Je pense que ça nous aurait peut-être épargné beaucoup de problèmes à l'époque. Pour mettre de l'autorité dans le pays sur le plan régalien, pour lutter pour la sécurité contre l'immigration irrégulière, pour continuer à réformer en profondeur notre économie, pour continuer à porter une voix aussi ambitieuse sur la scène internationale et sur les questions européennes. Moi, je souhaite qu'on s'allie le centre et la droite et j'ai fait partie avec Maude Brejon et d'autres…
« Moi, je pense que c'est une question de responsabilité. À un moment, il faut mettre le pays avant les partis. J'ai été élu à l'Assemblée nationale en 2022 et je n'ai cessé de plaider pour une alliance avec les Républicains. Je pense que ça nous aurait peut-être épargné beaucoup de problèmes à l'époque. Pour mettre de l'autorité dans le pays sur le plan régalien, pour lutter pour la sécurité contre l'immigration irrégulière, pour continuer à réformer en profondeur notre économie, pour continuer à porter une voix aussi ambitieuse sur la scène internationale et sur les questions européennes. Moi, je souhaite qu'on s'allie le centre et la droite et j'ai fait partie avec Maude Brejon et d'autres de 90 députés ministres élus qui ont plaidé et qui ont signé une tribune pour qu'on ait une candidature unique de la droite et du centre pour porter, encore une fois, un projet de transformation et d'autorité ambitieux pour notre pays. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 20:26
Question 16La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe. On va parler à présent de la guerre au Moyen-Orient. C'est aujourd'hui le 34e jour de la guerre au Moyen-Orient. Vers quoi se dirige-t-on déjà ?
Réponse directe
Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu per…
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35
Question 17La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin Haddad
est-ce que vous réclamez que son immunité parlementaire soit levée ?
Réponse directe
En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, eh bien, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence, de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la…
« En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, eh bien, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence, de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la destruction d'Israël. Elle est contre la solution à deux États. Et donc aujourd'hui, effectivement, elle doit maintenant répondre de ce type de propos. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 1:02
Question 18La grande interview : Benjamin Haddad
Benjamin Haddad, ministre de l'Europe, invité de la grande interview, c'est News Europe. Est-ce que la France doit se préparer à une crise d'approvisionnement en pétrole ?
Réponse partielle
l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement parce que notre approvisionnement ne vient pas du détroit. Il y a 15%, une quinzaine de % de stations-service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assaut. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cours pour voir…
« l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement parce que notre approvisionnement ne vient pas du détroit. Il y a 15%, une quinzaine de % de stations-service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assaut. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cours pour voir comment on peut accompagner au mieux dans les prochains jours, les prochaines semaines. Par ailleurs, je le disais, on va investir vraiment là aussi dans un plan d'électrification parce que ça, c'est quelque chose de plus stratégique à long terme. Il y a les réponses de court terme pour pouvoir accompagner nos concitoyens et puis il y a les réponses de long terme pour pouvoir réduire, continuer à réduire nos dépendants. C'est le cas aujourd'hui. Regardez, on a certains voisins européens qui sont sensibles aussi à des prix sur l'électricité. Ce n'est pas notre cas grâce à notre parc nucléaire. Donc l'enjeu aujourd'hui, c'est vraiment de voir comment à terme, on peut être moins dépendant de ces soubresauts géopolitiques parce que, je veux dire quelque chose, quelle que soit la durée de cette guerre actuelle au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques, la pénétration entre l'actualité internationale et nos économies et l'actualité française et européenne, elle ne va aller que croissant. On ne peut pas ignorer le monde autour de nous. Nous ne sommes pas une île. Donc c'est pour ça, encore une fois, qu'on doit continuer à investir dans notre autonomie. »
On va évidemment balayer toute l'actualité, on va parler de la guerre, on va parler également du prix de l'essence. Je voulais vous entendre tout d'abord sur cette actualité de la nuit. L'eurodéputée européenne LFI, Rima Hassan, va être jugée pour apologie du terrorisme. Elle a été placée en garde à vue, libérée cette nuit. Elle avait posté un tweet évoquant Kozo Okamoto, qui est membre de l'armée rouge japonaise impliquée dans un attentat meurtrier en Israël en 72. Elle sera donc jugée le 7 juillet. Et puis par ailleurs, de la drogue de synthèse aurait été retrouvée dans son sac. Il y a une enquête. Comment réagissez-vous
Réponse directe
En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence et de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la destru…
« En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence et de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la destruction d'Israël. Elle est contre la solution à deux États. Et donc aujourd'hui, effectivement, elle doit maintenant répondre de ce type de propos. »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 0:56
Question 20La grande interview : Benjamin Haddad
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe. On va parler à présent de la guerre au Moyen-Orient. C'est aujourd'hui le 34e jour de la guerre au Moyen-Orient. Vers quoi se dirige-t-on déjà ?
Réponse directe
C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines, et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des al…
« C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines, et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avaient été touchés dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Et donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires. Dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission Aspides. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 5:32
Question 21La grande interview : Benjamin Haddad
est-ce que la France créera des hubs de retour ?
Réponse directe
Aujourd'hui, la France ne les utilise pas. Les pays qui ont essayé de les utiliser, comme le Royaume-Uni ou l'Italie, soit parce qu'il y a des limites judiciaires, soit parce que parfois, en termes d'efficacité logistique ou de financement... Alors, comment vous allez expulser ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité et la fermeté des mesures. Ça nous fait un point commun. Alors, qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Mais ce qui va changer, par exemple, c'est que ça va permettre d'augmenter les moyens pour la rétention et les motifs aussi qui sont utilisés. Ça va permettre de fouiller les appareils électroniques, ce qui n'est pas possible aujourd'hui. Ça va permettre de renforce…
« Aujourd'hui, la France ne les utilise pas. Les pays qui ont essayé de les utiliser, comme le Royaume-Uni ou l'Italie, »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 16:22Voir 2 autres passages
« soit parce qu'il y a des limites judiciaires, soit parce que parfois, en termes d'efficacité logistique ou de financement... Alors, comment vous allez expulser ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité et la fermeté des mesures. Ça nous fait un point commun. Alors, qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Mais ce qui va changer, par exemple, c'est que ça va permettre d'augmenter les moyens pour la rétention et les motifs aussi qui sont utilisés. Ça va permettre de fouiller les appareils électroniques, ce qui n'est pas possible aujourd'hui. Ça va permettre de renforcer les leviers pour expulser et notamment aussi renforcer les leviers vis-à-vis des pays tiers. Je parlais tout à l'heure de mesures aussi qu'il faut continuer à pousser, que ce soit l'utilisation des visas, l'aide au développement ou la conditionnalité des accords commerciaux. C'est ce que nous poussons aussi au niveau européen. Encore une fois, vous savez, moi, je crois qu'il y a un principe très simple qui doit être si vous venez pour travailler, vous apprenez la langue, vous respectez les règles, vous êtes bien sûr le bienvenu. Si vous ne respectez pas les lois et les règles, si vous contournez... Ça, c'est un discours qu'on a entendu sur votre vocation à rester sur le territoire. »
Jeudi 26 mars, le Parlement européen a validé un règlement qui vise à durcir la politique migratoire et à faciliter les retours des personnes qui sont en situation illégale, irrégulière sur le territoire de l'Union européenne. Vous soutenez ce texte déjà ?
Réponse directe
Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujou…
« Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Alors, on a considérablement renforcé les moyens parce que si vous regardez ces deux dernières années, il y a eu une baisse de 25-30% chaque année des franchissements de migrants irrégulés sur le continent européen. Mais on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus loin pour renforcer nos frontières extérieures, pour renforcer les leviers, mais c'est ce qu'on parle au niveau européen, c'est ce que, pour précisément, pouvoir défendre notre pays et les intérêts de notre continent. Pour renforcer la politique de visa, ça c'est beaucoup plus fort quand on le fait à 27. Quand on utilise les leviers comme les visas, comme les accords commerciaux, comme l'aide au développement, comme moyens de pression sur les pays tiers qui ne reprennent pas leurs ressortissants, nous poussons ça aussi au niveau européen. Donc, c'est important. Ce texte a été adopté, vous l'avez dit, par le Parlement européen. Moi, maintenant, je souhaite qu'il soit adopté au plus vite par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire dans la négociation par les institutions européennes. renforcer les moyens des États membres pour pouvoir faire partir des immigrés clandestins qui n'ont pas vocation à rester sur... »
de la part des autres partis politiques. Comment est-ce que vous justifiez
Réponse directe
Mais moi, je trouve qu'il y a toujours eu une grande lâcheté et une grande ambivalence. Parce que, fondamentalement, on a eu d'abord l'alliance de la NUPES et puis du nouveau Front populaire. On dénonce, quand on a besoin de dénoncer, c'était le cas, par exemple, de Marine Tondelier, qui, à peine quelques semaines avant le scrutin des municipales, dénonce les propos de Jean-Luc Mélenchon, les propos antisémites, quand il fait des jeux de mots sur le nom de M. Epstein ou de Raphaël Glucksmann, pour après aller, une fois de plus, à la soupe pour faire les alliances électoralistes de second tour. Donc, encore une fois, moi, je crois qu'il faut être très clair sur les principes, très clair sur…
« Mais moi, je trouve qu'il y a toujours eu une grande lâcheté et une grande ambivalence. Parce que, fondamentalement, on a eu d'abord l'alliance de la NUPES et puis du nouveau Front populaire. On dénonce, quand on a besoin de dénoncer, c'était le cas, par exemple, de Marine Tondelier, qui, à peine quelques semaines avant le scrutin des municipales, dénonce les propos de Jean-Luc Mélenchon, les propos antisémites, quand il fait des jeux de mots sur le nom de M. Epstein ou de Raphaël Glucksmann, pour après aller, une fois de plus, à la soupe pour faire les alliances électoralistes de second tour. Donc, encore une fois, moi, je crois qu'il faut être très clair sur les principes, très clair sur les valeurs. On a une justice indépendante qui fait son travail et qui met les élus face à leur responsabilité quand il a des propos qui tombent sous le coup de la loi. Mais après, quand il s'agit d'alliances électorales, il y a des choses qu'on ne peut pas accepter. On ne peut pas accepter de s'allier avec la France insoumise. »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 3:43
Question 24La grande interview : Benjamin Haddad
C'est un conflit long dans la durée qui se profile, qui va se compter en jours, en semaines, en mois, en années ?
Réponse directe
C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines, et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des al…
« C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines, et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avaient été touchés dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Et donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires. Dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission Aspides. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 5:32
Question 25La grande interview : Benjamin Haddad
Deux dernières questions, des réponses rapides, s'il vous plaît. Laurent Nunez, votre collègue de l'intérieur est favorable au port du voile islamique pour les fillettes. Est-ce que vous êtes également favorable également comme lui ?
Réponse directe
Le port du voile pour les petites filles, ce n'est pas mes valeurs et ce n'est pas les valeurs après, on peut poser des questions sur l'applicabilité de mesures législatives, si elles sont constitutionnelles ou pas. Ces dernières années, vous savez, nous avons renforcé notre arsenal législatif dans la lutte contre le séparatisme, notamment, qui permet par exemple de dissoudre des associations radicales, de mettre fin aux flux financiers étrangers opaques, de mieux lutter contre l'entrisme des frères musulmans. On doit aller plus loin pour renforcer ce dispositif. On doit aussi le porter au niveau européen. Moi, je me suis battu au niveau européen, par exemple, sur la question des financemen…
« Le port du voile pour les petites filles, ce n'est pas mes valeurs et ce n'est pas les valeurs »
CNEWS · La grande interview : Benjamin HaddadVérifier à 19:03Voir 2 autres passages
« après, on peut poser des questions sur l'applicabilité de mesures législatives, si elles sont constitutionnelles ou pas. »
« Ces dernières années, vous savez, nous avons renforcé notre arsenal législatif dans la lutte contre le séparatisme, notamment, qui permet par exemple de dissoudre des associations radicales, de mettre fin aux flux financiers étrangers opaques, de mieux lutter contre l'entrisme des frères musulmans. On doit aller plus loin pour renforcer ce dispositif. On doit aussi le porter au niveau européen. Moi, je me suis battu au niveau européen, par exemple, sur la question des financements. On avait encore trop de financements de l'Union européenne, de la Commission européenne qui allait vers des ONG qui pouvaient être proches des frères musulmans, qui pouvaient tenir des discours sur l'antisémitisme, qui pouvaient faire la promotion du voile islamique. Je me suis battu pour qu'on lutte et qu'on ait beaucoup plus de transparence sur les financements de l'Union européenne. On doit porter aussi d'ailleurs, au niveau européen, nos mesures sur la lutte contre l'entrisme des frères musulmans. On y travaille avec Laurent Nunez. Mais moi, je veux être très clair effectivement sur les principes et sur les valeurs. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 11:55
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« n'est pas très amical. Non mais, je vous parle franchement, le comportement n'est pas très amical. Mais la question fondamentale, encore une fois, moi vous savez, on peut faire du commentaire, essayer d'analyser, de passer au temps, faire l'exégèse des propos des uns et des autres. Ce qui m'intéresse, c'est comment... C'est pas rien, c'est notre relation avec le président des Etats-Unis. Vous avez raison, vous avez raison. Mais ce qui est important, c'est comment se donnent les moyens d'agir sur la scène internationale et de défendre nos intérêts. Et ça, encore une fois, c'est très concret. C'est ce qu'on fait, par exemple, sur les deux mandats du président de la République, on aura doublé le budget de défense de la France. Il faudra continuer ce travail de réarmement. On le fait aussi en investissant dans des coopérations industrielles au niveau européen. On le fait en soutenant le principe de préférence européenne, c'est-à-dire que maintenant, l'argent du contribuable européen, il doit aller à soutenir des technologies européennes, à soutenir des armements européens et non pas aller acheter américains. Ça, c'est des choses très concrètes qu'on pousse au niveau européen, précisément pour ne plus avoir à dépendre des États-Unis ou d'autres d'ailleurs, puisqu'on voit aussi la pression commerciale de la Chine. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 10:48
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35Voir 2 autres passages
« également, comme lui ? Le port du voile pour les petites filles, ce n'est pas mes valeurs. Et ce n'est pas les valeurs que nous défendons pour notre pays. Après, on peut poser des questions sur l'applicabilité de mesures législatives, si elles sont constitutionnelles ou pas. ces dernières années, vous savez, nous avons renforcé notre arsenal législatif dans la lutte contre le séparatisme, notamment, qui permet, par exemple, de dissoudre des associations radicales, de mettre fin aux flux financiers étrangers opaques, de mieux lutter contre l'antrisme des frères musulmans. On doit aller plus loin pour renforcer ce dispositif. On doit aussi le porter au niveau européen. Moi, je me suis battu au niveau européen, par exemple, sur la question des financements. On avait encore trop de financements de l'Union européenne, de la Commission européenne qui allaient vers des ONG qui pouvaient être proches des frères musulmans, qui pouvaient tenir des discours sur l'antisémitisme, qui pouvaient faire la promotion du voile islamique. Je me suis battu pour qu'on lutte et qu'on ait beaucoup plus de transparence sur les financements de l'Union européenne. On doit porter aussi, d'ailleurs, au niveau européen, nos mesures sur la lutte contre l'antrisme des frères musulmans. On y travaille avec Laurent Nunez. Mais moi, je veux être très clair, effectivement, sur les principes et sur les valeurs. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 19:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Alors, on a considérablement renforcé les moyens parce que si vous regardez ces deux dernières années, il y a eu une baisse de 25-30% chaque année des franchissements de migrants irrégulés sur le continent européen. Mais on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus loin pour renforcer nos frontières extérieures, pour renforcer les leviers, mais c'est ce qu'on parle au niveau européen, c'est ce que, pour précisément, pouvoir défendre notre pays et les intérêts de notre continent. Pour renforcer la politique de visa, ça c'est beaucoup plus fort quand on le fait à 27. Quand on utilise les leviers comme les visas, comme les accords commerciaux, comme l'aide au développement, comme moyens de pression sur les pays tiers qui ne reprennent pas leurs ressortissants, nous poussons ça aussi au niveau européen. Donc, c'est important. Ce texte a été adopté, vous l'avez dit, par le Parlement européen. Moi, maintenant, je souhaite qu'il soit adopté au plus vite par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire dans la négociation par les institutions européennes. Il va renforcer les moyens des États membres pour pouvoir faire partir des immigrés clandestins qui n'ont pas vocation à rester sur... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 14:15Voir 2 autres passages
« Alors, le Premier ministre l'a rappelé hier, il n'y a pas aujourd'hui de problème d'approvisionnement, parce que notre approvisionnement... Il y a 15%, une quinzaine de % de stations de service qui ont un problème de pénurie. Alors, il y a des problèmes de prix, parce que comme les prix des hydrocarbures augmentent, vous avez notamment les stations où les prix sont les plus bas, qui ont effectivement... Les stations totales qui ont été prises d'assez. Voilà, qui ont eu des problèmes. Donc, c'est pour ça que le gouvernement a pris des premières mesures de soutien, je le disais, aux transports routiers ou aux pêcheurs, qui sont des secteurs qui sont très impactés. Il y a une réflexion en cours pour voir comment on peut accompagner au mieux dans les prochains jours, les prochaines semaines. Par ailleurs, je le disais, on va investir vraiment là aussi dans un plan d'électrification, parce que ça, c'est quelque chose de plus stratégique à long terme. Il y a les réponses de court terme pour pouvoir accompagner nos concitoyens, et puis il y a les réponses de long terme pour pouvoir réduire, continuer à réduire nos dépendances. C'est le cas aujourd'hui. Regardez, on a certains voisins européens qui sont sensibles aussi à des prix sur l'électricité. Ce n'est pas notre cas grâce à notre parc nucléaire. Donc, l'enjeu aujourd'hui, c'est vraiment de voir comment, à terme, on peut être moins dépendant de ces soubresauts géopolitiques, parce que, je veux dire quelque chose, quelle que soit la durée de cette guerre actuelle au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques, la pénétration entre l'actualité internationale et nos économies et l'actualité française et européenne, elle ne va aller que croissant. On ne peut pas ignorer le monde autour de nous. Nous ne sommes pas une île. Et donc, c'est pour ça, encore une fois, qu'on doit continuer à investir dans notre autonomie. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 11:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Alors, on a considérablement renforcé les moyens parce que si vous regardez ces deux dernières années, il y a eu une baisse de 25-30% chaque année des franchissements de migrants irrégulés sur le continent européen. Mais on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus loin pour renforcer nos frontières extérieures, pour renforcer les leviers, mais c'est ce qu'on parle au niveau européen, c'est ce que, pour précisément, pouvoir défendre notre pays et les intérêts de notre continent. Pour renforcer la politique de visa, ça c'est beaucoup plus fort quand on le fait à 27. Quand on utilise les leviers comme les visas, comme les accords commerciaux, comme l'aide au développement, comme moyens de pression sur les pays tiers qui ne reprennent pas leurs ressortissants, nous poussons ça aussi au niveau européen. Donc, c'est important. Ce texte a été adopté, vous l'avez dit, par le Parlement européen. Moi, maintenant, je souhaite qu'il soit adopté au plus vite par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire dans la négociation par les institutions européennes. Il va renforcer les moyens des États membres pour pouvoir faire partir des immigrés clandestins qui n'ont pas vocation à rester sur... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 14:15Voir 2 autres passages
« Si, parce que ça a un impact, bien sûr, sur les prix, sur les cours mondiaux. Donc, ça ne crée pas des problématiques en termes d'approvisionnement, ça crée des problématiques, en revanche, en termes de prix. C'est pour ça que des mesures ont été prises par le gouvernement pour protéger, en particulier, les secteurs qui peuvent être touchés, que ce soit le transport routier, que ce soit les pêcheurs. Le Premier ministre, hier, a dit au ministre qu'on réfléchirait à examiner des mesures supplémentaires de soutien. On a intérêt aussi à continuer, et c'est ce qu'on va faire en investissant, l'électrification du pays, parce que c'est fondamentalement ce qui permet de réduire nos dépendances. Pourquoi je dis ça ? Parce que l'une des leçons à tirer, mais comme la leçon de la guerre d'agression de la Russie en Ukraine, comme les conséquences aussi de l'élection de Donald Trump, c'est pour la France et pour les Européens de porter ce discours au niveau européen, de réduire nos dépendances, d'investir dans notre indépendance sur le plan militaire, sur le plan technologique, sur le plan énergétique, et d'être moins soumis au soubresaut de la géopolitique mondiale. C'est tout cet agenda d'autonomie stratégique de l'Europe que la France défend depuis 2017. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 8:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack3 avr. 2026 au 3 avr. 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En France, on est dans un état de droit. Et quand, comme c'est le cas de Rima Hassan, on propage des propos antisémites, de l'apologie du terrorisme, des menaces et des intimidations contre des élus de la République, eh bien, à un moment, on est rattrapé par la justice. Et l'antisémitisme, l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté d'expression. Et Rima Hassan, comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues de la France insoumise, ont été coutumiers du fait de cette violence, de cette brutalisation permanente du débat public, du fait de jouer en permanence avec l'antisémitisme comme un carburant électoral. Elle a régulièrement légitimé les actes du Hamas. Elle a régulièrement appelé à la destruction d'Israël. Elle est contre la solution à deux États. Et donc aujourd'hui, effectivement, elle doit maintenant répondre de ce type de propos. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 1:02Voir 2 autres passages
« Déjà, les propos auxquels vous faites référence, les attaques personnelles de Donald Trump, sont de grande vulgarité, et ne correspondent pas à ce qu'on devrait attendre d'un chef d'État. Les Etats-Unis sont nos alliés. C'est un pays avec lequel on travaille. On travaille sur le soutien à l'Ukraine. On a des échanges réguliers. Vous savez que le président a toujours eu des échanges à la fois constructifs, mais très francs, très exigeants avec le président des Etats-Unis, que ce soit lors de son premier mandat et ce mandat, et on continuera à en avoir. Mais l'enjeu, une fois de plus, c'est comment on se donne les moyens, collectivement au niveau européen aussi, d'assumer des rapports de force quand il le faut, de défendre nos intérêts et d'être moins dépendants. Parce que fondamentalement, au-delà de la question de Donald Trump, vous savez, moi j'ai vécu aux Etats-Unis, travaillé dans des finitans, j'ai vu plusieurs administrations américaines, et en réalité, on a vu une grande continuité. L'Europe est beaucoup moins prioritaire. Il se tourne vers l'Asie. Il nous demande d'en faire plus pour notre propre défense. L'enjeu aujourd'hui pour nous, c'est de prendre en charge notre destin, notre sécurité, et d'être capable d'agir sur la scène internationale. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 9:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais moi, je partage votre vigilance et votre prudence, puisque, fondamentalement, on voit que rien, aujourd'hui, dans la posture de la Russie sur le terrain, ne suggère qu'elle a envie de mettre fin à sa guerre d'agression contre les Ukrainiens. Et donc, on doit continuer ce travail de négociations et le travail aussi pour préparer le jour d'après avec la coalition des volontaires. Mais on doit aussi faire monter la pression, aussi bien sur le plan économique que sur le plan militaire, sur la Russie, pour qu'elle se mette de bonne foi autour de la table des négociations. Les Ukrainiens, ça fait plus d'un an qu'ils disent qu'ils sont prêts à cesser le feu, qu'ils sont prêts à cesser le combat, et c'est les Russes qui continuent. »
LCI · Sommet de Davos, Groenland, guerre en Ukraine... L'interview de Benjamin Haddad|LCIVérifier à 15:05Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas un comportement amical de la part des États-Unis. Maintenant, fondamentalement, en réalité, quelle que soit la réponse à votre question, la conclusion qu'on en tire, c'est la même. C'est de réduire nos dépendances. C'est d'investir massivement dans notre autonomie stratégique, notamment dans la défense européenne. C'est ce qu'on commence à faire pour être capable de se défendre seul si nécessaire. Ça commence évidemment par le soutien à l'Ukraine, parce que le test, le premier test de la sécurité européenne, c'est de continuer à soutenir l'Ukraine face à la Russie. Parce que, parenthèse, pendant ce temps-là, pendant qu'on est en train de débattre de tout ça, la Russie continue quotidiennement ces bombardements sur les villes ukraines. Donc, ce sont plus des adversaires, les Américains aujourd'hui, que des Alliés. Il continue de tourner le dos à la diplomatie. Et c'est après de réarmer. Réarmer sur le plan matériel, en augmentant nos budgets de défense. C'est ce qu'on fait en France, mais c'est ce qu'on fait maintenant au niveau européen. Soutenir notre propre industrie de défense pour ne pas justement être dépendant des armements américains, avec ce que ça veut dire aussi en termes de contrôle, l'usage de contrôle d'exportation, et se réarmer moralement. C'est-à-dire, se réarmer moralement, ça veut dire comprendre qu'on est dans un monde de conflictualité, de rapport de force, et d'être capable aussi nous-mêmes de défendre nos intérêts. »
BFMTV · Droits de douane américains: l'interview de Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'EuropeVérifier à 8:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Aujourd'hui, la France, en Europe, c'est le pays ou l'un des deux pays qui expulse le plus. Et nous avons eu une augmentation dans la dernière année. C'est la même chose d'ailleurs aussi au niveau européen. Il y a eu 50 000 retours à peu près l'an dernier. Comme je vous le disais, on a en plus une baisse d'année en année, 25-30% chaque année, défranchissement irrégulier. Je ne vous dis pas ça pour faire un satisfait-cite et vous dire que tout va bien. Au contraire, je suis là pour vous dire qu'on doit adopter au plus vite des mesures pour pouvoir renforcer cet artisanal législatif. On l'a fait au niveau national, je tiens à le dire. Ces dernières années, on a adopté un certain nombre de textes. On les porte aussi au niveau européen parce qu'être capable d'agir aussi à 27, c'est ce qui nous donne plus de moyens. On a renforcé les moyens, vous le savez, de Frontex, qui est l'agence de contrôle des frontières européennes, qui aura vocation à avoir des équipes de 10 000 personnels et on a renforcé aussi les moyens financiers qui sont mis à la disposition. Il y a un changement de logiciel qui a eu lieu sur ces sujets ces dernières années en Europe. Il est bienvenu. Maintenant, il faut continuer à l'accompagner. Moi, je le soutiendrai. »
« Oui, je soutiens ce texte. Qu'est-ce que c'est ? Fondamentalement, c'est la possibilité pour l'Europe de mieux défendre ses frontières, de pouvoir mieux expulser les migrants qui sont en situation irrégulière et qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire et par exemple en renforçant les moyens de rétention et les leviers aussi vis-à-vis des pays tiers, c'est-à-dire les pays qui doivent reprendre leurs ressortissants. Vous savez, l'Europe, ce n'est pas une ONG qui défend des valeurs universelles qui doivent être ouvertes à tous. C'est un espace politique, démocratique et donc ça veut dire qu'on a des règles et des frontières qu'on doit faire respecter. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Alors, on a considérablement renforcé les moyens parce que si vous regardez ces deux dernières années, il y a eu une baisse de 25-30% chaque année des franchissements de migrants irrégulés sur le continent européen. Mais on doit aller beaucoup plus loin, beaucoup plus loin pour renforcer nos frontières extérieures, pour renforcer les leviers, mais c'est ce qu'on parle au niveau européen, c'est ce que, pour précisément, pouvoir défendre notre pays et les intérêts de notre continent. Pour renforcer la politique de visa, ça c'est beaucoup plus fort quand on le fait à 27. Quand on utilise les leviers comme les visas, comme les accords commerciaux, comme l'aide au développement, comme moyens de pression sur les pays tiers qui ne reprennent pas leurs ressortissants, nous poussons ça aussi au niveau européen. Donc, c'est important. Ce texte a été adopté, vous l'avez dit, par le Parlement européen. Moi, maintenant, je souhaite qu'il soit adopté au plus vite par ce qu'on appelle le trilogue, c'est-à-dire dans la négociation par les institutions européennes. Il va renforcer les moyens des États membres pour pouvoir faire partir des immigrés clandestins qui n'ont pas vocation à rester sur... »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 14:15
« Je crois qu'il faut s'attendre à un conflit long. Le président de la République, le Premier ministre... C'est-à-dire ? Ça se compte en semaines, en mois ? Écoutez, ça fait plusieurs semaines et on ne voit pas aujourd'hui de sortie, de fin à ce conflit. Vous le savez, la France a tenu une position qui est très claire, qui est celle de la défense de nos intérêts. Nous ne sommes pas partis à cette guerre, nous ne sommes pas entraînés dans cette guerre, mais nous avons des intérêts à défendre. Moi, je suis un réaliste en politique étrangère, je crois qu'une nation doit défendre son intérêt national. Nous avons des ressortissants, 400 000 ressortissants dans la région, et nous avons aussi pu permettre l'évacuation des ressortissants qui étaient de passage et qui le souhaitaient. Nous avons des alliés, des partenaires de défense, que ce soit les pays du Golfe, Chypre aussi, qui avait été touché dans l'Union européenne, avec lequel nous avons un partenariat stratégique. Donc, nous avons envoyé des moyens défensifs, bien sûr, le porte-avions, et puis des moyens d'interception, de défense solaire, comme on dit, dans la région, pour pouvoir soutenir nos partenaires. Nous voulons contribuer, après la guerre, à une mission pour la liberté de navigation, la circulation du détroit d'Hormuz, puisqu'on sait qu'il y a 20% des... Une mission militaire ou diplomatique ? Alors, aujourd'hui, on a des missions de l'Union européenne, par exemple, pour la liberté de navigation. Donc, ce sont des missions politico-militaires, dans, par exemple, la mer Rouge, c'est la mission ASPIDES. Vous savez qu'il y avait des tirs, des outils du Yémen qui entravaient la circulation à une époque. On a aussi des missions, par exemple, contre la piraterie à Talente, au large de la Corne de l'Afrique. Et donc, il s'agira de réfléchir sur ce type de modèle. Encore une fois, ce n'est pas une opération offensive. Il ne s'agit pas, là, de prendre part à la guerre, mais de contribuer avec nos partenaires, dans un cadre européen, et puis avec les partenaires qui le souhaitent, à une coalition des volontaires pour pouvoir maintenir l'ouverture et la circulation du détroit d'Hormuz. Donc, encore une fois, nous, notre logique, c'est de défendre nos intérêts. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 5:35
« Aujourd'hui, la France ne les utilise pas. Les pays qui ont essayé de les utiliser comme le Royaume-Uni ou l'Italie, ça n'a pas fonctionné. Il n'y a pas aujourd'hui de migrants qui sont envoyés dans ces hubs, soit parce qu'il y a des limites judiciaires, soit parce que parfois en termes d'efficacité logistique ou de financement. Alors, comment vous allez expulser ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité et la fermeté des mesures. Ça nous fait un point commun. Alors, qu'est-ce qui va changer très concrètement ? Mais ce qui va changer, par exemple, c'est que ça va permettre d'augmenter les moyens pour la rétention et les motifs aussi qui sont utilisés. Ça va permettre de fouiller les appareils électroniques, ce qui n'est pas possible aujourd'hui. Ça va permettre de renforcer les leviers pour expulser et notamment aussi renforcer les leviers vis-à-vis des pays tiers. Je parlais tout à l'heure de mesures aussi qu'il faut continuer à pousser, que ce soit l'utilisation des visas, l'aide au développement ou la conditionnalité des accords commerciaux. C'est ce que nous poussons aussi au niveau européen. Encore une fois, vous savez, moi je crois qu'il y a un principe très simple qui doit être si vous venez pour travailler, vous apprenez la langue, vous respectez les règles, vous êtes bien sûr le bienvenu. Si vous ne respectez pas les lois et les règles, si vous contournez le système, à ce moment-là, vous n'avez pas vocation à rester sur le territoire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 16:28
« Oui, mais j'ai surtout vu, je trouve que son comportement a été indécent, et d'ailleurs aussi, la façon dont il est couvert, dont personne ne prend ses responsabilités, en fait, on le voit. C'est-à-dire qu'il y a un comportement de meute dans la France insoumise, que ce soit dans le soutien à Rima Hassan, dans le soutien à Raphaël Arnaud, à toujours refuser, une fois de plus, de prendre leurs responsabilités. On part ici de la mort d'un jeune homme, de la responsabilité de son collaborateur parlementaire, et donc je crois qu'il faut le dire de façon très claire. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Romain Desarbres avec Benjamin HaddadVérifier à 4:49