Mélenchon revient sur les violences du 17 octobre.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« mon premier message c'est n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit entre les pillards et les policiers il faut choisir son camp. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, hein, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un métier. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Écoutez, je suis comme tout le monde sous sous le choc des images. Alors, il y avait déjà les étudiants, les lycéens, sous le choc des violences policières et puis maintenant voilà les commerçants. Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout, c'est de maintenir une capacité de discernement de sang froid. Donc mon premier message c'est n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit entre les pillards et les policiers il faut choisir son camp. Le mot camp est détestable dans cette affaire. Et monsieur Bardella a repris la même expression. Non pour moi le choix n'est pas là.
Le choix, il est entre une population, sa jeunesse dans une crise très profonde, morale, psychologique, économique et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement. Car voyez-vous, si vous regardez les personnages, ce sont les mêmes que pour les gilets jaunes, ce sont les mêmes que pour la répression aux Antilles récemment. Ce sont les mêmes avec toujours les mêmes méthodes, le pourrissement puis une violence aveugle pour essayer de faire peur à tout le monde. Alors bon, le plus urgent face au pillage, c'est un peu compliqué face au pillage c'est un petit peu compliqué, il faut réagir.
Il faut une manière de réagir face à ces pillages qui sont inspirés dans la nuit. La manière de réagir, c'est d'empêcher qu'il y ait des pillages. Donc le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, hein, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un métier. C'est pas on prend des gens et on compte sur la brutalité pour parce qu'on pense que la brutalité c'est efficace, c'est une technique. Comment on organise ? Comment on fait ? Regardez le préchet de police Grimu en 1968. Un mois de perm, on peut parler de violence qui était quand même extraordinaire. Il y avait quelques pavés qui v pas un mort. Non. quelques pavés, tous les pavés.
Il y avait plus un arbre dans les rues où il y avait les manifestations. Toutes les voitures avaient été incendiées, tous les commerces, il y a pas eu un mort. Et les chefs du syndicat de police à l'époque avaient une morale républicaine en acier. Et c'est eux qui disaient "Frapper un homme à terre, c'est se déshonorer." Il parlaient pour leur profession. Donc vous voyez euh le fond de l'affaire, c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce point. Et là, on a fait exactement le contraire.
C'est-à-dire qu'il ne se passe rien pendant plus de 10 jours et puis tout d'un coup euh c'est des policiers à toutes les portes des lycées, commence des violences de toutes sortes et on est parti dans un cycle qui est celui du pourrissement. Et là, voyez-vous, ce soir, je suis inquiet parce que le président de la République va prendre la parole à 20h. Alors donc, il aura fallu toutes ces violences pour qu'on entende le son de sa voix. il en quelque sorte valide le scénario le plus nul qu'on a entendu qui est dire "Ah bah faut vraiment taper fort pour qu'il se passe quelque chose" premièrement. Deuxièmement, donc c'est la faute du gouvernement, vous êtes en train de dire totalement.
Il n'y a que lui qui est responsable de tout ça parce que le désordre fait partie, comment dire, des événements de la vie en société. Toutes les sociétés sont en proie à des pulsions, des tensions et c'est pourquoi on organise la démocratie, on organise le débat et on organise le maintien de la tranquillité. Quité?
Jean-Luc Mélenchon