17 octobre : Macron joue le pourrissement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment qualifiez-vous la journée d'hier ?
- 5:41RelanceRéponse directe
Le gouvernement vous reproche d'attiser les tensions. Vous leur répondez quoi ?
- 11:14RelanceRéponse partielle
Vous êtes candidat à la présidentielle. Appelez-vous ce soir au calme ou à la poursuite des manifestations ?
- 13:19RelanceRéponse directe
Sébastien Lecornu vous accuse de souffler le chaud et le froid. Vous vous mettez où ?
- 29:07OuverteRéponse directe
Des mortiers d'artifice ont été utilisés par certains manifestants. Qu'en pensez-vous ?
- 29:38RelanceRéponse directe
Qu'en pensez-vous d'un tir à bout portant dans la figure d'un jeune ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:19Fait
« La date du 17 octobre, elle est présente dans dans mon calendrier depuis le 3 septembre. »
- 5:41Fait
« Le fond de l'affaire, ce sont les revendications, la vie chère, les gens n'en peuvent plus. »
- 6:23Fait
« Il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre les gilets jaunes, tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT. »
- 8:28Chiffre
« Monsieur Macron a été capable de lâcher 10 milliards au gilets jaunes. »
- 10:31Fait
« La composition sociale des gens interpellés montrait que c'était dans cette affaire des symptômes de l'exaspération populaire de la misère. »
- 16:41Chiffre
« On parle de 9 millions de gens qui sont dans la pauvreté, on parle de gens qui ne mangent plus à leur fin. »
- 17:20Fait
« Emmanuel Macron est le seul responsable pour vous. Le seul ce serait lui donner beaucoup de d'honneur. »
- 20:07Fait
« Il a fallu au préfet pour finalement prendre la décision. Lui n'y connaît rien. Il vient d'un cabinet de chez monsieur Macron. »
- 22:06Fait
« Dans toute l'Europe, l'essentiel des pays interdisent l'usage de tels outils, de telles grenade. »
- 38:01Fait
« Emmanuel Macron a été élu au suffrage universel tout. Oui, mais pas monsieur le cornu. »
- 38:43Fait
« Nous avons immédiatement déposé une motion pour sa destitution puisqu'il avait fait ça et à une voix près, elle arrivait devant l'Assemblée. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir. Hier, la France a montré deux visages. D'un côté, des centaines de milliers de personnes mobilisées pacifiquement contre la vie chère. De l'autre, des violences, des bâtiments publics attaqués, des commerces pillés, des affrontements avec les forces de l'ordre. Vous êtes aujourd'hui directement mis en cause par le gouvernement Laurent Nugè le premier. Nous allons revenir sur cette journée. Ces violences urbaines sur les méthodes de la police que vous dénoncez également puis sur la manière de sortir de cette crise. Tout d'abord, une question simple Jean-Luc Mélenchon, comment vous caractérisez, comment vous qualifiez la journée d'hier ? côté, je suis comme tout le monde sous sous le choc des images. Alors, il y avait déjà les
étudiants, les lycéens, sous le choc des violences policières et puis maintenant voilà les commerçants. Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout, c'est de maintenir une capacité de discernement de sang froid. Donc mon premier message c'est n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit entre les pillards et les policiers il faut choisir son camp. Le mot camp est détestable dans cette affaire. Et monsieur Bardella a repris la même expression. Non pour moi le choix n'est pas là. Le choix, il est entre une population, sa jeunesse dans une crise très profonde, morale, psychologique,
économique et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement. Car voyez-vous, si vous regardez les personnages, ce sont les mêmes que pour les gilets jaunes, ce sont les mêmes que pour la répression aux Antilles récemment. Ce sont les mêmes avec toujours les mêmes méthodes, le pourrissement puis une violence aveugle pour essayer de faire peur à tout le monde. Alors bon, le plus urgent face au pillage, c'est un peu compliqué face au pillage c'est un petit peu compliqué. Il faut réagir. Il faut une manière de réagir face à ces pillages qui sont ins dans la nuit. La manière de réagir, c'est d'empêcher qu'il y a des pillages. Donc le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, hein, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un métier. C'est pas on prend des gens et
on compte sur la brutalité pour parce qu'on pense que la brutalité c'est efficace, c'est une technique. Comment on organise ? Comment on fait ? Regardez le préchet de police Grimou en 1968. Un mois de voilà per on peut parler de violence qui était quand même extraordinaire. Il y avait quelques pavés qui v pas un mort. Ah non, quelques pavés, tous les pavés. Il y avait plus un arbre euh dans les rues où il y avait les manifestations. Toutes les voitures avaient été incendiées, tous les commerce. Il y a pas eu un mort. Et les chefs du syndicat de police à l'époque avaient une morale républicaine en acier. Et c'est eux qui disaient frapper un homme à terre, c'est se déshonorer. Ils parlaient pour leur profession. Donc vous voyez euh le fond de l'affaire c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce
point. Et là on a fait exactement le contraire. C'est-à-dire qu'il ne se passe rien pendant plus de 10 jours et puis tout d'un coup c'est des policiers à toutes les portes des lycées commence des violences de toutes sortes et on est parti dans un cycle qui est celui du pourrissement. Et là voyez-vous ce soir je suis inquiet parce que le président de la République va prendre la parole à 20h. Alors donc il aura fallu toutes ces violences pour qu'on entende le son de sa voix. il en quelque sorte valide le scénario le plus nul qu'on a entendu qui est dire ah bah faut vraiment taper fort pour qu'il se passe quelque chose premièrement. Deuxièmement, donc c'est la faute du gouvernement, vous êtes en train de dire totalement. Il n'y a que lui qui est responsable de tout ça parce que le
désordre fait partie, comment dire, des événements de la vie en société. Toutes les sociétés sont en proie à des pulsions, des tensions et c'est pourquoi on organise la démocratie, on organise le débat et on organise le maintien de la tranquillité. Et les casseurs, les pieurs, c'est des pulsions. Bah écoutez, vous connaissez un seul pays où il n'y en a pas jamais où il y en a jamais. On fait la la poussée à à l'extrême, elle existe partout. C'est pour ça qu'on a des sociétés organisées avec des règles, des lois, des assemblées et que il y a des policiers. Enfin, écoutez, si on ne s'attendait pas à ça, pourquoi a-t-on recruté 100000 policiers et 150000 gendarmes ? C'est-à-dire 250000 personnes dans ce pays sont censées s'occuper d'organiser
le fait qu'il n'y ait pas de désordre. Permettez-moi de vous dire qu'il est tout à fait étrange. Comment ont-ils pu ceux qui dirigent se tromper à ce point ? La date du 17 octobre, elle est présente dans dans mon calendrier depuis le 3 septembre. C'est-à-dire qu'on sait depuis le début du mois de septembre et rien n'est prévu. Et qui est là ? Monsieur Nunè qui est l'homme qui a organisé les services de renseignement dans notre pays qui en était le dirigeant. il a rien vu. Et alors que il met il est capable de mettre 14000 personnes dans la seule ville de Paris pour accueillir dignement le pape et en toute tranquillité, là il y en a 10000 pour toute la France. Alors quel amateurisme est là en place ? Cette vous voyez dans cette violence des reporters nous disaient très
clairement hier lors des manifestations que les policiers eux disaient aussi qu'ils n'avaient pas envie d'aller à l'affrontement mais qu'ils étaient ils se sentaient obligés de répondre à ce qu'il se passait. Bah je suppose qu'ils ont reçu des ordres. Enfin, ils ne font pas ça. De toute façon, quelle est votre question ? Je ne suis pas moi, je ne suis pas commissaire de police, je ne suis pas ministre de l'intérieur et le maniment de la technique de maintien de la sûreté est pas mon mon métier, mon fait. Moi, je suis capable d'analyser politiquement. Je dis que tout ça était hautement prévisible au bout de 10 jours de de pourrissement et plus et puis dans une situation de mécontentement parce que quand même le fond de l'affaire et peut-être qu'on va apprendre quelque
chose à ce sujet ce soir avec le président de la République, peut-être va-t-il y répondre. Le fond de l'affaire, ce sont les revendications, la vie chère, les gens n'en peuvent plus. Et puis la situation des lycéens, leur vie scolaire est est infernal. Et puis la situation des étudiants, nous sommes dans un pays dont on peut avoir honte où nos jeunes gens qui sont à l'université font la queue pour aller au restaurant à 1 € et d'autrefois c'est à la soupe populaire. Par conséquent, il sa il faut pas perdre de vue ça sinon et bien on entre comment dire dans l'indifférence à l'égard des souffrances populaire et c'est ell qui sont le sujet de la situation. Le gouvernement vous reproche Jean lesc Mélenchon d'attiser les tensions ou en tous les cas de ne pas avoir su calmer
une partie de cette jeunesse qui vote pour vous. Vous leur répondez quoi ? Bah c'est absolument incroyable de quel droit il se mêle. Pourquoi moi ? Enfin, il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre les gilets jaunes, tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT qui est pas une organisation irresponsable. Alors, ils s'en prennent à moi. Pourquoi ? Parce que il prépar en réalité l'élection présidentielle. Il y a que ça qui les intéresse. C'est pas la situation quotidienne des gens. Moi, mon point de vue est totalement différent. Mon point de vue, c'est que nous avons nous intérêt à ce qu'il y ait une issue positive à ce qui vient de se passer. Or, le président joue le pourrissement.
Pardon, laissez-moi préciser ce point. Il prend la parole ce soir. Pourquoi ? Parce qu'il s'en va pour 4 jours aller nous impliquer dans une guerre qui ne nous intéresse pas dans le golf. Et il nous laisse pendant ces 4 jours dans les mains de Nunè le cornu et de gens qui sont des spécialistes de la pagaille organisée. Et va-t-il ce soir régler au moins pardon ? sur les carburants la vie cher, c'est aussi une réponse de se déplacer à l'étranger. Bah ah bon ? Vous pensez qu'il va chercher de l'essence ? Vous plaisantez ? C'est pas ça qu'il va faire. Il va expliquer aux Saoudiens pourquoi nous allons nous installer le long de leur pipeline pour les défendre avec eux, à ses amis des Émirats arabes unis, je ne sais quoi. Non, tout ça n'est pas de la maîtrise de la situation et nous avons
besoin de maîtrise de la situation. Je le redis, si on joue à nouveau un épisode de pourrissement, le président n'est pas là. Donc on ne répond à rien. Et bien ce que vous êtes en train de voir ce soir sur la place de la République pourrait se répandre. Écoutez ce qu'a dit monsieur Beruer sur votre chaîne il y a un instant. Il a dit que la composition sociale des gens interpellés montrait que c'était dans cette affaire des symptômes de l'exaspération populaire de la misère. Je ne donne pas raison à la méthode, c'est le contraire madame. C'est moi qui dois m'expliquer lorsque il y a de telles méthodes. Alors que j'ai toujours appelé à la non violence. Écoutez, entre le début du mois de septembre et l'heure à laquelle nous parlons, j'ai déjà fait
10 fois un discours sur la nécessité d'en recourir à la non violente. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en est fait autant que moi dans ce domaine ? Vous voyez, par conséquent, voici ce dont nous avons besoin, monsieur Macron, puisque vous partez faire vos courses et chercher de l'essence comme on vient de me le dire. Et bien, avant de partir, vous devez répondre à la demande populaire. Cherté de la vie, bloquer les prix. Les revendications des étudiants, c'est simple à régler. Inscrivez les 10 milliards dans le budget qui arrive là puisque justement c'est la session budgétaire et supprimé par Cours sup. Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les gilets jaunes quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée.
Et quand on voit les r faut pas les oublier les commerçants, il faut les indiser tout de suite. Commer voilà les commerçants justement euh pour l'instant on part du principe que ce sera les contribuables qui vont payer notamment la note. Quand on voit ce qu'il se passe dans les rues de Paris ou dans les autres grandes villes, ces commerces qui ont été pillés, certains commerçants qui ont tout perdu, des symboles de l'État également qui ont été attaqués. des ce sont des choses légèrement différentes mais je vous alors pourquoi c'est différent pour vous ? Ah bah parce que dès qu'on touche au symbole du collectif, on parle d'autres choses. Aller mettre le feu à la mairie de Limoge, c'est un crime parce que c'est c'est notre symbole collectif. C'est la maison du peuple, elle est à
tout le monde. Et la même chose pour la mairie de Marseille où on a laissé à l'abandon, je veux dire, le maire s'est retrouvé tout seul euh avec des gens qui essayaient qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Enfin bref, vous le condamnez très clairement. Mais ça c'est toujours le grand mot. condamner. Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi madame ? Dites-moi, qu'est-ce que ça change ? Et est-ce que monsieur le président de la République, est-ce que monsieur le ministre de la police va dire que lui il condamne ceux qui ont tiré à vous portant sur un jeune homme en lui détruisant la figure et l'œil crevé et l'autre œil crevé et la mutilation à moi. Oui, on demande sans cesse. Il y a des enquêtes à l'IGPN ? Oui, d'accord. C'est ça. Les enquê,
c'est bien les enquêtes de l'PPN, mais nous aussi on a une enquête de nous-même sur nous-même. On connaît le résultat d'avant. Non, soyons sérieux. La vie du pays est engagée dans un moment délicat et compliqué. Je le redis, si le numéro de ce soir du président de la République avant son départ, c'est une nouvelle phase de pourrissement, nous allons aller devant des événements qui finiront par devenir incontrôlables. Or, nous avons besoin de contrôle collectif. Je le redis. Répondez à la vie chère, blocage des prix. Deuxièmement, répondez aux jeunes gens, mettez-leur 10 milliards et supprimez par cour. Et répondez à la détresse des malheureux. dont les boutiques ont été pillées, à qui il faut d'entrée de jeu verser les sommes qui leur sont nécessaires. Et
vous m'avez interpellé en disant "Ah oui, mais voyez-vous, monsieur Mélenchon, tout de même les impôts." Bah précisément, c'est pourquoi il est dit dans la loi que c'est l'État qui est responsable de la tranquillité dans les cas où elle est mise en péril par des actions du type que nous venons de vivre. C'est dans la loi. Par conséquent, c'est pas le moment de venir pleurer. Après, il fallait se demander avant comment faire en sorte que ça n'ait pas lieu. Or, précisément, c'est ce que n'ont pas fait les responsables de la sécurité publique. Il y a eu encore euh des débordements notamment aujourd'hui, place de la République, des casseurs en majorité qui étaient sur place. Est-ce que vous appelez ce soir, vous êtes candidat à la présidentielle, est-ce que vous appelez ce soir au calme
de manière très claire ou est-ce que vous appelez à ce que ça continue, qu'il y ait d'autres manifestations ? Bah, il y a un malentendu entre nous, je vois, on ne se comprend pas. Le mouvement s'appartient à lui-même depuis le début. À aucun moment, les insoumis n'ont donné d'autres consignes que des consignes de rassemblement quand c'était dans un cadre comme c'était pour le 17 octobre avec les syndicats de jeunes et les syndicats de salariés. Et puisque vous m'en offrez l'opportunité, je vais dire que je souhaite que ce cadre, ce rencontre, que nous puissions y venir, nous autres, les les partis politiques, les organisations politiques qui est don parce que je vous signale que ça fait maintenant 3 semaines que les députés insoumis et les élus insoumis de toutes
sortes vont s'interposer entre les policiers, les étudiants pour faire en sorte que on revienne au calme. Donc ça commence à bien faire pour nous aussi. La fatigue, elle est là. Et je pense que nous avons besoin de ce cadre, un cadre unitaire qui donne des orientations, qui donne des dates sur lesquelles on s'entend tous. Mais nous ne dirigeons pas le mouvement populaire, il se dirige lui-même par ses syndicats et ses assemblées. J'y tiens madame parce que sinon on bélange tout. Je ne suis pas la direction et mes camarades ne sont pas la direction de ce mouvement. Ce sont les jeunes gens qui le dirigent et les syndicats. Quant à nous, nous dirigeons ce que nous faisons dans les assemblées et en nous interposant, mettez chacun à sa place, sinon c'est la confusion. Et
ce que je demande au responsables de la police et au ministres et surtout au premier ministre, c'est qu'ils veuillent bien cette fois-ci arrêter la méthode calamiteuse qu'ils appliquent depuis maintenant les gilets jaunes. Parce que c'est depuis les gilets jaunes que toutes les crises sociales sont réglées de la même manière, le pourrissement et la violence policière. Mais quand vous voyez concrètement certains responsables politiques de vous accuser d'une sorte de double discours, c'est le cas de Sébastien Lecornu qui l'a dit hier très clairement que c'était votre responsabilité politique. Je rappelle ces mots. On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C'est votre responsabilité politique. Il
dit assez clairement Jean-Luc Mélenchon en fait souffle les chauds et le froid. Il appelle à la colère et en même temps il dit il faut se calmer du côté des casseurs. Vous vous mettez où la jauge de manière très claire ? Tout ça c'est une c'est de la politiille. C'est un pauvre type qui est à la tête d'un gouvernement où il ne contrôle plus rien, même pas ses propres ministres où plus personne ne défend rien du tout. Ils attendent que ça se passe jusqu'au mois d'avril prochain où il y aura l'élection présidentielle puisque hélas on ne pourra pas l'avoir avant. Donc au moins réglons dans l'immédiat le problème qu'on a et faisons cesser la situation de tension. Quant à moi, et bien je joue le rôle que qui ne comporte aucun mystère. Je suis le candidat du
mouvement insoumis dans cette élection et puis le reste du temps, je suis un théoricien, je suis un praticien de l'action politique. J'appelle bien sûr à combattre ce régime, bien sûr. Alors qu'est-ce qu'il faudrait faire madame ce terre ? Et dire oui, merci tous les 5 minutes ? Non, la démocratie, le concept même de la démocratie, c'est l'organisation de la contradiction des sociétés humaines unanimes. Ça n'existe pas, sauf dans les dictatures. Par conséquent, nous sommes tous, nous devons occuper le rôle qui est le nôtre. Mais quand vous avez en face de vous un interlocuteur, quoi que vous lui disiez, quoi que vous fassiez, quelle que soit votre organisation, il vous répond de la même manière. Je m'en fous. C'est ce que fait monsieur Macron. Est-ce que Est-ce que vous appelez ce
soir à une forme Vous voulez à tout prix que je lance des appels. Vous ne me voyez que dans ce une forme de démission et ce que vous appelez une démission du gouvernement. Pourquoi je ferai ça ? Pour leur faciliter la vie. Mais monsieur Macron s'en va demain. Demain matin, ce soir, il va parler pour nous occuper. Il s'en va demain. Donc tout ça n'a pas de sens. qui ne va rien se passer. Cet homme joue une nouvelle fois le pourrissement. À moins que demain ou ce soir, c'est ce soir hein, il nous annonce que il va il répond aux revendications. Alors on sera dans une autre phase. Vous comprenez ? Quand la vie politique s'embrase, il y a des phases, des étapes. Il ne faut pas en rater une parce que sinon la suivante est encore pire que la précédente et ainsi de suite. Si bien que moi,
j'attends de lui qu'il fasse ça demain, qu'il ne joue plus le pourrissement, qu'il le comprenne. C'est la France ici. C'est un pays qui a des habitudes extrêmement tumultueuses. C'est pas la première fois dans son histoire. Moi, je dois en être à ma 5e ou 6e expérience. La gauche né de la conflictualité. C'est-à-dire que la conflictualité est dans la vie et ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Celui qui s'en a perçu, c'est au 5e siècle avant notre ère, c'est Démocrite qui dit "La conflictualité est la mère du futur." Ça veut dire c'est dans les contradictions du moment que la vie se réorganise et va dans d'autres directions. Là, il y a la possibilité de réorganiser la vie et de la faire aller dans une direction positive. au moins éteignez le feu de la revendication
puisque nous sommes à peu près tous d'accord pour dire que les revendications sont fondées. Enfin madame, quand on parle de la vie chère, on parle pas d'un itad d'âame, on parle de 9 millions de gens qui sont dans la pauvreté, on parle de gens qui ne mangent plus à leur fin. On parle de gens qui sont enfermés chez eux parce qu'ils ne peuvent plus sortir à cause du prix de l'essence. Voilà de quoi on parle. On n'est pas en train de régler un problème de caractère ou de bonne entente entre nous. C'est un mouvement comme un autre ce qu'il se passe ? Non, c'est beaucoup plus profond. C'est le résultat de 10 ans 10 années désastreuses où un homme a par idéologie. C'est imaginé que en désorganisant l'État, les services publics, le marché et l'entreprise privée allit remplacer tout le monde.
Rien de tout ça ne s'est produit. Si bien que nous les Français qui sommes qui avons construit notre pays autour de l'État, nous sommes dans un état de désarroie total. Il y a rien qui marche. Donc Emmanuel Macron est le seul responsable pour vous. Le seul ce serait lui donner beaucoup de d'honneur. Non, lui et toute son équipe, tous ces gens qui ont accepté ce système. Mais fondamentalement, il a une responsabilité politique, c'est clair, très importante. D'abord de cette moquée du monde. Il a fait un livre, il appelait ça révolution. Il voulait faire à l'époque, on savait pas que ça existait le mil du moment. C'est quoi la révolution pour vous Jean-Luc Mélenchon ? C'est ce qui se passe actuellement ou pas ? Non, c'est bon. Là, ça nous lance dans des discussions, vous savez, c'est un
sujet qui a été qui a été discuté à Oui. À gauche pendant des décennies. Je pense que c'est un processus dans la durée où un système est remplacé par un autre. Tout l'art consiste à gérer cette transition. Alors, les uns veulent régler ça à coup de pied. C'est pas ma vision des choses. Moi, je crois aux élections, je crois à ces choses-là. Je crois à la au dialogue, je crois au vote. Alors, il y a une majorité, il y a une minorité. Voilà. Et puis d'autres pensent que c'est l'action directe qui permet de régler ça. Ce débat continue d'une certaine manière. Vous me voyez là moi en face de vous en train de répondre d'agissement et de comportement euh auquel je n'ai jamais adhéré et auquel je n'adhère pas davantage aujourd'hui. Voilà pourquoi, en définitive, je ne me
laisse pas obséder par des schémas idéologiques. Je pars de l'expérience que j'ai de la vie politique maintenant depuis un moment et puis comme tout le monde le sait, je viens d'une famille de pied noir. Par conséquent, ma vie politique a commencé à l'âge de 5 ans avec l'indépendance du Maroc et des luttes pour cette indépendance. Voyez-vous, je n'arrive pas à cet instant et donc je vois ce qu'il est possible d'éviter, ce qu'il est possible de bien diriger. On peut, je le redis en en m'adressant à mes compatriotes, notre jeunesse a besoin qu'il y ait une bonne fin à cette séquence. Ces revendications doivent être entendues. Monsieur Macron a été capable de lâcher 10 milliards au gilets jaunes. Qu'est-ce
qui l'empêche d'en faire autant avec la jeunesse ? Là, nous parlons de notre futur à tous. La dette et les intérêts peut-être Jean-Luc Mélangeon, pardon. La dette et les intérêts qui n'est pas la même de Ah oui, mais c'est lui qui l'a créé. Alors, il peut pas avoir non plus au tirage au grattage tout le temps raison. Non, mais bien sûr la dette ses intérêts. Et alors, nous parlons de 10 milliards, vous savez combien de dette 3500. Alors, commençons pas à faire les des économies de de bout de chandelle. Il faut répondre, je le redis, notre plus grande richesse et là nous n'en avons pas d'autres. La matière grise et l'enthousiasme de la jeune génération. Est-ce que la police fait partie de nos richesses ? Euh richesse, non, je dirais pas ça. Elle remplit, elle a un métier et elle
obéit. Alors, elle reçoit des ordres aberrents. Le obéit a des ordres aberrents comme ce fut le cas. Non mais pardon mais il y avait pas besoin d'être un aigle en en organisation pour comprendre que quand vous mettez 3 jours à donner un trajet avec un point de départ et un point d'arrivée 3 jours. Il a fallu au préfet pour finalement prendre la décision. Lui n'y connaît rien. Il vient d'un cabinet de chez monsieur Macron. Mais c'est de l'incompétence ou c'est involontaire ? L'incompétence totale. Alors après peut-être moi je me lancerai pas dans les les grandes théories. J'ai trouvé curieux de voir des policiers en train de jeter des pierres sur leurs collègues euh tout ça. Mais je m'en tiens au fait, on donne comme point de départ la place de la République. La manif a pas
commencé que déjà l'accès est impossible parce que on a tiré des gaz de tous les côtés au point que comme nous avons des oreilles très grandes, nous savons que les policiers n'avaient plus de grenade. Ils ont donc terminé à asperger les gens. Donc le point de départ impossible de partir ensemble. Les grenades vous en voulez pas non plus Jean-Luc Mél Les grenades vous en voulez pas non plus. les des encerclements, c'est pas trop votre truc. Attendez, attendez une chose après l'autre, je ne comprends pas votre question. Je commence donc par terminer ma réponse. Donc par la pratique, on a donc éparpillé les gens. On arrive à se regrouper. Boulevard ma ça montejà tout tranquille. On arrive place de clich, c'est ça le point d'arriver, c'est trop petit. Donc les gens se répandent à
nouveau dans les rues. Tout ça c'est de l'incompétence dans la technique du maintien de l'ordre. Comment voulez-vous que je vois ça autrement que en connaisseur ? disant mais ils sont fous pourquoi ils font ça ? On dirait qu'ils veulent le désordre mais je ne vais pas jusque là. Je me contente de dire qu'ils sont incompétents. Quand on met 10000 policiers pour tout le pays et que on s'appelle monsieur Nounz, ancien chef du renseignement, comment on fait pour ne pas savoir que ça va être une vague de fond ? Comment on fait pour ignorer tout ça ? C'est donc de l'incompétence ajouter l'un à l'autre des chefs qui n'ont pas la bonne ligne, qui savent pas comment faire. Après, bien sûr que je suis contre les Grenades, madame. Dans toute l'Europe, l'essentiel des pays
interdisent l'usage de tels outils, de telles grenade. Et nous les Français, on commence par nous dire nous avons demandé, arrêtez, arrêtez de faire ça, le risque est trop grand et borni, mutilé. On on veut pas courir ce risque. Alors, on nous répond. Le président paraît-il s'est fâché et monsieur Nouè, garde à vous, a dit "Bon ben très bien, il y aura plus de grenade de désencerclement." Il attend même pas 48 he pour dire "Ah ben si, finalement il y en aura quand même." Et donc le danger revient, c'est une aberration. On ne fait pas du maintien de l'ordre puisque c'est comme ça qu'on l'appelle avec des méthodes pareilles, avec des armes qui sont interdites dans d'autres pays. Pas d'armes, ils disent quasi létal. Non, mais c'est trop. Il ne faut pas faire
ça. Vous avez des pays où les policiers n'ont même pas une arme. C'est le cas en Angleterre. Ils viennent là. Alors, les gens se disent "Ol est malheureux, comme ils ont rien sur eux, on va quand même faire ce qu'ils nous disent." Bah les Britanniques n'aiment pas trop leur police, hein. Oui, mais bon le dans le système qui est le nôtre, c'est comme ça que ça se passe. Et moi, je vais vous dire hein, on en a aussi marre nous de faire le service d'ordre. OK ? Parce que si on ne peut faire de manifestation maintenant que si on garantit qu'il n'y aura pas le moindre de débordement, nous ne sommes pas une police, nous n'avons pas une armée, nous n'avons pas des troupes. Et pourtant, c'est ce que nous faisons, le syndicat CGT, nous lfi, vous savez combien de monde on déploie dans une
manive comme l'autre jour ? C'est plus de 200 personnes qui sont là. Et qui sont ces 200 personnes ? C'est des gens comme vous, comme eux qui nous filment en ce moment, des gens du commun qui viennent là pour donner le coup de main, pour empêcher que ça dégénère. Mais on pourrait quand même attendre des policiers qu'il fassent autre chose que de tirer dans le tas. J'aimerais qu'on revienne sur cette notion d'incompétence que vous avez souligné Jean-Luc Mélenchon. Oui. S'il y a une notion d'incompétence, ça veut dire qu'ils savaient qu'ils étaient incompétents pour vous. Est-ce que c'est Ah ben c'est toujours le propre des incompétences, c'est qu'en plus ils sont arrogants, c'est-à-dire qu'ils pensent qu'ils ont raison et qu'ils savent tout mieux que tout le monde. Tout à l'heure, je vous
ai donné, pardon, je rentre dans la technique parce que par la force des choses, j'ai dû apprendre. Quand on ne vous donne pas le lieu de rassemblement jusqu'à la veille, il y a une chose que vous pouvez pas faire, c'est empêcher les voitures de se garer. Donc c'est un calcul politique en réalité. Ah ben ça c'est vous qui le dites. Moi si je dis ça, mais attendez, je dis il faut éviter la brutalité, la violence et le reste et on me répond c'est vous qui y appelez. Alors si jamais je me je me mêle de dire ils le savaient, ils l'ont fait exprès, on va dire que je suis un complotiste. Non, je me contente d'observer que du point de vue de ce que savait faire la police dans notre pays il y a encore 30 ou 40 ans, il ça pu le faire et que c'est n'importe quoi. Je rappelle, il y a 250000
personnes embauchées dans ce pays pour être policiers ou gendarme et le jour où va se manifester l'une des plus puissantes éruptions sociales, ce que tout le monde sait avant, il y en a plus que 10000 à mettre pour tout le pays. Il y a un problème de compétence soit du renseignement, soit des exécutants. Beaucoup disent qu'ils sont épuisés ces policiers. Et alors, vous le comprenez ? Non, mais est-ce que vous vous comprenez que c'est pas une raison ? Est-ce que vous diriez un jour les pompiers viennent et disent écoutez aujourd'hui on est crevé, on en peut plus parce qu'on a pas de moyens. C'est aussi ce qu'il dit. Mais quand on est 250000, on a les moyens. Si on était 1000 ou 10000 ou 20000 ou 30000, on pourrait dire "Ah là vous abusez." Bon, ils sont 250000.
Nous sommes à la moyenne paraît-il mais il y a des régions, j'aime mieux vous dire qu'on est au-delà de la moyenne. Non, tout ça est organisé en dépit du bon sens. C'est au point que des gens comme vous peuvent me poser à moi la question de savoir s'ils l'ont fait exprès ou pas. Et ben, je vous laisse la question sur les genoux. Débrouillez-vous avec. Moi, je me contente de dire que c'est de l'incompétence mais je le rappelle au milieu de tout ça disparaît le fond de l'affaire. Les gens ont faim. Les gens ont besoin de pouvoir mettre de l'essence à un prix possible pour sortir de de chez eux. Les gens ont tous les problèmes de la terre. Aucun n'est réglé. Et on règlerait ça par une discussion entre monsieur le cornu qui reproche à monsieur Mélenchon d'avoir
appelé les gens à quoi ? À s'opposer. Où est le crime dans une démocratie ? Et que viennent faire des slogans comme Akab All Cops are bastards tous les flics, il faut le dire parce que c'est comme ça que ça se traduit sont des bâtards. Est-ce que ça a sa place dans des manifestations pour vous ? Bah oui, tous les slogans ont leur place. Vous savez, je peux vous chanter Morov vache, morale la sûreté et cetera. Ça fait 100 ans que ça dure. Vous vous savez qu'on est en France ici, vous savez comme moi, vous les connaissez, ils sont comme ça. Et puis il y a un rapport à l'autorité qui a toujours été paradoxal. C'est-à-dire qu'à la fois on en veut et d'un autre côté, on la supporte pas. La France est comme ça. Mais c'est ça, c'est bon. Ils sont à la fois capables d'être moqueurs, d'être
des fois insultants et en même temps de savoir se regrouper. Et vous le reprenez pas à votre compte Jean-Luc Mélenchon. Si pardon, mais si on ne comprend pas le pays dans lequel on vit, c'est pas la peine de demander à le gouverner he. Il faut aller gouverner là où ça correspond à à vos manières d'être. Il faut comprendre le tempérament français. Et puis là, les gens sont d'une patience inouie. Vous vous rendez compte de ce qu'ils endurent. Moi, ma situation matérielle est extrêmement favorable. euh je pourrais être chez moi les pieds dans mes pantoufles. Mais si je décide comme d'autres de me mettre en mouvement, c'est parce que je sais que la vie est devenue insupportable pour le commun des mortels et d'abord j'ai pas besoin d'aller bien loin. Dans ma propre famille, je vois la
tension, la misère se répandre autour de nous alors qu'il y a une richesse incroyable qui est accumulée dans ce pays. Et vous le reprenez pas à votre compte ? J'aimerais vous reposer cette question Jean-Luc Mélenchon Acab. Est-ce que vous le reprenez à votre compte ? Ça dépend des jours à 10 heures. C'est vrai. Oui, bien sûr. Je suis comme tout le monde et vous racontez pas d'histoire. Vous en êtes au même point le jour où vous trouvez Oui. Oui. Oui. Qu'est-ce que je viens faire làdedans ? Parce que vous êtes comme tous les Français et les Françaises. C'est-à-dire qu'il y a des moments où comme on dit vulgairement c'est trop quoi. Alors là, à ce moment-là, par exemple, si vous plantez un clou et que vous ratez le clou avec votre marteau et que c'est sur votre doigt,
je vais m'énerver sur moi-même, je pense. Certainement. Et surement que vous diriez des choses que vous regretterez de sang froid. Non, prenez la vie dans sa simplicité et dans voilà comme elle est. N'allons pas faire de je ne sais quel slogan, l'affaire du siècle. Mais alors, qu'est-ce que vous voulez ? Pas de manife, des gens bien sages, bien arrangents, bien propres, bien et surtout qui disent pas un mot désagréable. Non mais personne pris pour cible, ni les manifestants ni les policiers. Ça c'est une possibilité de faire quoi ? Bah que ni les policiers, c'est la situation n'est pas la même. Ni les manifestants ne soient pourquoi ? Non, la situation n'a rien à voir. Dans le cas des policiers, ça s'appelle les risques du métier. Tandis que quand on parle des manifestants, on parle des
droits des citoyens. Voyez, ça n'a rien à voir. Rien à voir. Ils ne prennent pas le risque de manifester. Mais j'espère bien que non. C'est pas un risque de manifester ces enroits. C'est un risque si quelqu'un vient l'en empêcher. Vous pouvez avoir des bandes qui arrivent et empêchent la manifestation. Mettez les choses à leur place. Sinon, c'est la confusion. On n'est pas une grande bande de potes, on est une société organisée avec des gens qui ont un point de vue, des gens qui sont de l'autre. Il y a des gens qui manifestaient hier et puis d'autres qui disaient pas du tout, ça vaut pas la peine de manifester, vous faites des histoires. Ça s'appelle la démocratie, on n'est pas d'accord mais on tâche de cheminer et de se et par le rapport de force par la démonstration de se
convaincre. Mais c'est ça la vie. Qu'est-ce que vous voulez d'autre ? Mais par exemple des mortiers d'artifice ont été utilisés par certains manifestants et surtout ça va être tout long de notre entretien va porter mais qu'est-ce que j'ai pas pris de je vous pose la question même non mais je vous pose la question quand vous le voyez on l'a vu sur les images je la pose à tous les responsables politiques Jean-Luc Mélango très honnêtement c'est-à-dire que si j'avais eu Marine Le Pen en face de moi, je leur posé la même question mais des mortiers d'artifices qu'on a vu dans les rues, certains vous disent bon bah c'est disproportionné est-ce que vous êtes d'accord avec cela ou pas là attendez mais vous n'aurez évoqué que ça est-ce que qu'est-ce que vous pensez
d'un tir à bout portant dans la figure et les dents d'un jeune d'un garçon ou crever un œil volontairement. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah ben tout est condamnable. Et ben alors donc moi j'en suis au même point que vous. Celui qui viserait à comment dire l'intégrité physique de tel ou tel policier, je dirais mais bon qu'est-ce que ça veut dire ? Comment tu fais ? Parce qu'après c'est moi qui doit passer une heure devant un journaliste pour expliquer pourquoi si ça oui ça non ça oui ça non et puis ça n'en finit pas et moi je dois répondre d'une stratégie que j'ai jamais approuvé. Alors après, écoutez, je suis aussi obligé de me sentir solidaire de ces parce que c'est quand même ça la situation de ces milliers de jeunes gens et de gens qui étaient moins jeunes qui étaient dans la
manif qui venaient là tranquillement desbonirement et puis qui se retrouvaient gazés, attaquer de tous les côtés, matraqué. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais vous entendez ces manifestants qui disent "On nous a volé notre manifestation ?" Ah ben bien sûr. Mais qui leur a volé la manifestation Ben ceux qui ont gazé tout le monde au point de transformer tout ça en une coue et puis ceux qui ont profité du désordre pour passer à d'autres actions avec lesquelles moi je suis pas d'accord et que je perds mon temps à me justifier ici de choses que je n'ai jamais voulu puisque j'ai dit toujours le d'ailleurs en a qui m'envolent he qui disent oui Mélenchon c'est un modéré il veut pas non j'ai dit ce que j'avais à dire je soutiens le mouvement de la jeunesse et
des étudiants et je soutiens leur revendication après me demandez pas de soutenir je sais pas quoi. les mortiers, les machins, tout ça, c'est pas mon affaire. Mais j'arrive pas à savoir depuis tout à l'heure si j'ai un Jean-Luc Mélenchon plein d'espoir ou plein d'inquiétude. Les deux. Plein d'espoir parce que ces jeunes gens sont assez extraordinaires. Ça, ça m'a rempli le cœur de joie parce que j'ai connu les années horribles, les années 90. Alors, on avait réussi à convaincre la jeune génération que le grand rêve de la vie, c'était d'être milliardaire, de faire d'être, vous savez les gens qui font du trading, du fric, quoi. Et je vivais très malheureux cette période me disant ils savent pas qu'ils vont dans le mur. Et puis tout
d'un coup, j'ai revu réapparaître une aspiration écologique, collectiviste, solidariste et enfin, je retrouvais mon pays comme je l'aime. Et puis l'inquiétude, c'est ces gens là qui nous dirigent. Tout ça, tout ça leur passe au-dessus de la tête. Voyez, je suis sympa. Je fais comme si je pensais qu'ils ne savaient pas ce qu'ils sont en train de faire. Mais je ne voudrais pas qu'il convainque la jeunesse de notre pays qu'aucune voix légale, qu'aucune voix électorale, qu'aucune voix démocratique ne mène nulle part. Parce que j'ai connu des pays où on a convaincu les jeunes que rien ne servait à rien. Et la suite est terrible parce que vous n'empêcherez jamais la cocotte minute de voir la température monter. Il faut donc
que la vie normale, c'està-dire les contradictions, des fois avec des excès de langage, d'autres fois avec des langage insuffisant puisse avoir lieu, que la vie démocratique, la vie tout simplement puisse avoir lieu. Voilà ce qui m'inquiète quand j'apprends que le président après avoir confirmé les deux gugus qui ont planté ce pays, comme on vient de le voir, monsieur le Cornu et monsieur Nunèz, le couple du siècle nous ont mis dans cette situation. Lui, il s'en va 4 jours. Ça veut dire il va nous faire la leçon de morale demain en disant "La violence est insupportable, au revoir et merci. Je reviens dans 4 jours." Non, président, mettez un terme à cette histoire. Régler les revendications et accepter une fois de remballer avant qu'il soit trop tard. Quelles sont vos trois demandes au
président ce soir avant qu'il ne parle ? Quelles sont vos trois demandes ce soir avant qu'il ne parle ? Trois Bon, allez, je le Père Noël, il permet la gros. Si vous en voulez plus, non ? Non, mais ça va être très simple. Je l'ai dit le blocage des prix, l'annulation de parcours sup h et l'indemnisation de tous ces pauvres gens qui ont été mis dans situation de faillite hier par ce qui s'est produit. Je prends ces trois-là, je pourrais rallonger ma liste comme vous le devinez. Bon, par exemple, le cornu pour une fois pourrait faire une chose intelligente qui prennent des modèles dans l'histoire. Qu'est-ce qu'il a fait Pompidou quand en plus de Gaul était parti ? C'est son exemple hein. Et ben non mais je prends l'exemple Sébastien le Cornu. Oui mais je prends je prends les
exemples que je peux moi. Alors en tout cas Pompidou bah il a réunit tout le monde. Et pourquoi faire ? Et bien pour en lâcher un maximum. En une nuit nous avons obtenu 30 % d'augmentation du SMIC. La reconnaissance de la section syndicale j'en passe et des meilleurs dans les entreprises. Vous vous rendez pas compte compte tenu de votre âge de ce que c'était d'apprendre qu'on avait le droit de faire des syndicats dans les entreprises. C'était la révolution. et ben il a lâché tout ça parce que c'était le seul moyen de faire en sorte qu'on revienne à une situation normale. Et voilà comment il faut faire monsieur le cornu et c'est ça qu'il faut que vous fassiez maintenant. Donner satisfaction aux revendications. Ce que demandent les gens, ça n'est pas de l'extravagant, ça
n'est pas du je sais pas comment vous dire moi. C'est pas la lettre au père Noël, c'est des choses de la vie. Parcours sud est une inominie. L'état dans lequel sont les bâtiments scolaires, c'est insupportable. Et enfin, les pauvres gens qui attendent après qu'on règle leurs problèmes, il faut les apaiser tout de suite parce que c'est la responsabilité de l'État. Alors, dans la réponse immédiate, certaines personnes ont appelé euh des hier puisqu'ils ont vu que les pillages ont commencé tard dans la nuit à un couvre-feu et à l'état d'urgence. Si c'est annoncé ce soir, quelle serait votre réponse à ça ? Ma réponse est c'est bon. Cataplasme sur une gens pour vous. Mais parce que c'est pas la solution, c'est encore une fois euh Bon, alors très bien, admettons,
admettons, c'est l'état d'urgence. Donc à partir de cette nuit, toute la France devient un enjeu partout. Le jeu va consister à faire que le couvre-feu soit pas respecté. Comment vous faites pour le faire respecter ? C'est pas tout. Donner des ordres. Un bon chef se préoccupe non seulement de donner des ordres adaptés. Et qu'est-ce qu'un ordre adapté ? C'est un ordre applicable. Un ordre qui n'est pas applicable ne sert à rien qu'à créer un désordre encore plus grand derrière. et à désespérer la troupe. Vous allez donc demander à tout à ces 2500 gendarmes et policiers de quadriller tout le pays pour faire en sorte que on éteigne sa lumière à 20h. Tout ça est grotesque. Il faut d'abord régler la cause et après le reste nous sera donné par surcroix. Je vous le garantis. Vous aimez l'histoire
beaucoup. Oui, elle sert de leçon. Si on compare l'époque actuelle à une période historique, ce serait laquelle pour vous ? C'est toujours audacieux, hein, de faire des comparaisons et risqué parce que on a vite fait de vous attribuer. Bon, c'est une période de tension, euh j'en ai vu pas mal dans ma vie, c'est pas la plus euh c'est pas la plus terrible. Bon, les la fin des guerres d'indépendance a été quelque chose. Euh l'arrivée de la 5e République, c'était quand même assez aussi agité. On essayait de tuer le chef de l'État. Ensuite, il y a eu mes 68. Ensuite, il y a eu tout le reste, mais on avait affaire à des gens qui à chaque fois comprenaient où se trouvait le le le point d'équilibre. Quand Malik Kousekin est mort, Shira qui venait de faire
adopter la loi a dit "On arrête tout." Pareil quand il y a eu le CPE, c'était monsieur de Villepin qui était le premier ministre. Si mes souvenirs sont bons, pareil Chirac a dit stop, on arrête, la loi sera pas promulguée. Pourquoi ? Parce qu'il comprenait que ça allait aller trop loin. C'était qu'est-ce que trop loin ? un moment où plus personne ne veut céder ni n'accepte le moindre compromis. C'est toujours ça qu'il faut essayer de sinon ben vous exposer à la suite après ça devient non mais ça devient un pur rapport de force après. Alors bon la vie aussi est faite de pur rapport de force mais vous prenez votre risque. Moi je préfère que les choses comment dire se règlent d'une autre manière. Voilà ce que je peux vous dire sur la comparaison historic Mélenchon. Non
non mais il y a bien une ère historique. Par exemple, on peut parler soit de changement de régime, soit changement de constitution. C'est certain que le là nous sommes dans une crise de régime parce que quand on dit crise de régime c'est euh vous savez il y a quelque chose de fondamental. Les petits malins croient toujours qu'on peut mentir à tout le monde tout le temps. Violer la démocratie se paye en France. En 2005, on a voté non et en 2008, on a décidé que c'était oui. D'autres ont décidé que c'était oui. Résultat, les deux partis qui étaient les organisateurs de la vie politique ont été liquidés. L d'un côté, le PS de l'autre. Là, le président de la République a décidé de faire des élections anticipées et de ne pas respecter le résultat. Et il s'est dit
bouf, trois quatre combines, je lâchie ici et là, ça va marcher. Non, ça ne marche pas président. Vous en êtes à votre 3e premier ministre en 3 ans hein. Et voilà le résultat. Tout est bloqué. Pourquoi ? Parce que ce pouvoir n'est pas légitime. Il est ressenti par des Français de toutes opinions, hein. Emmanuel Macron a été élu au suffrage universel tout. Oui, mais pas monsieur le cornu. C'est le contraire que le président est C'est toujours une nomination du premier ministre. Écoutez, il a il a il a c'est fortfaiture de ne de violer la la démocratie. C'est forfaiture dire je convoque des élections, je les ai perdu mais je fais comme si je les avais gagné. C'est soi-même se mettre dans une situation d'illégitimité. Madame, ne me demandez pas de dire autre chose. Nous
avons immédiatement déposé une motion pour sa destitution puisqu'il avait fait ça et à une voix près, elle arrivait devant l'Assemblée. C'est vous dire que cette instabilité, elle a une origine et le respect qui est porté à un pouvoir, c'est sa légitimité. demander euh à nos compatriotes où on en est. Qui dans ce pays dit que ce président a raison personne. 15 % paraît-il de l'opinion, on gouverne pas avec 15 % de gens qui est qui sont d'accord avec ça. Le principe de la démocratie c'est vous acceptez de perdre. C'est pas d'accepter de gagner. Ça c'est à la portée de tout le monde. C'est d'accepter de perdre. Quand vous avez perdu, vous avez perdu et vous consentez à l'autorité. Dans notre pays, plus personne ne consent à l'autorité. Tout le monde la trouve
illégitime, que ce soit l'autorité des impôts, l'autorité des policiers, l'autorité tout ce que vous voulez. L'autorité est mise en compte partout. Peut-on vivre sans que un certain consentement ? Et ben non, ça s'appelle la démocratie ou sinon fait une dictature. Mais la France ne se laissera jamais faire, je pense pas. Merci Jeanl Mélenchon. Darus Rochevin, c'est à
Jean-Luc Mélenchon