Aurore Bergé est l'invitée politique de la matinale de franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est condamné à subir ces incendies chaque été ? Y a-t-il eu des failles dans la préparation ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Les pompiers manquent-ils de moyens pour faire face à ces mégafeux ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
L'État a-t-il failli concernant la commune du Porge ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Faut-il revoir le statut des sapeurs-pompiers ?
- 6:30OuverteÉludée
La ministre de la Transition écologique a géré la crise en visioconférence depuis sa résidence secondaire. Est-ce sérieux ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement est-il prêt à inscrire une loi intégrale contre les violences sexuelles avec 3 milliards d'euros ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Aurore BergéChiffre
« 400 millions d'euros qui ont été engagés évidemment en équipement »
- 3:30Aurore BergéFait
« On a un modèle unique au monde qui fait qu'on a des femmes et des hommes qui souhaitent se mobiliser »
- 7:00Aurore BergéChiffre
« 160000 enfants qui seraient victimes chaque année de violence sexuelle »
- 7:30Aurore BergéChiffre
« 3400 femmes qui seraient victimes chaque année de violence sexuelle »
- 11:00Aurore BergéFait
« On parle de quelqu'un qui clairement est dans une logique d'ingérence »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour berger, merci d'être notre invité ce matin. L'actualité, c'est d'abord cet incendie qui continue en Gironde, qui certes est stabilisé mais toujours pas maîtrisé ce matin. Ça fait plus d'une semaine que la forêt brûle comme presque chaque été maintenant et ça n'est visiblement que le début.
Est-ce qu'on est condamné à subir ? Est-ce qu'il y a pas eu des failles dans la préparation de cet été ? Écoutez, pour avoir échangé en direct avec un certain nombre de médecins qui sont engagés sur place ou de sa peur pompiers, je crois qu'il faut comprendre et mesurer l'ampleur de ce dont on parle. c'est-à-dire d'un feu qui n'a jama qui ne s'est jamais produit dans cette dimensionlà, qui peut se produire en Californie, qui peut se produire en Australie.
Espèce de méga feu qui emporte tout. Certains ont parlé de monstres de feu et c'est ça. Et on a des milliers de femmes et d'hommes qui sont engagés depuis le premier jour de sapeurs pompiers, de militaires, de professionnels soignants qui ont permis des évacuations, les évacuations des épades, les évacuations des personnes fragiles, les évacuations de communes qui ont été touchées, qui ont garanti qu'il n'y ait aucun mort civil, ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas dans d'autres pays.
Donc ça veut dire un engagement maximal de notre pays, un engagement maximal de moyens humains et d'équipement évidemment de mobilisation et de et de cette solidarité mais justement vous parliez des pompiers, les pompiers eux-mêmes ils disent aujourd'hui on manque de moyens pour faire face à ces mégafeux parce que vous le dites c'est d'une ampleur inédite mais en effet c'est inédit mais ça va se reproduire. Est-ce que il faut enfin prendre la mesure de de l'ampleur de ces phénomènes et et enfin mettre de l'argent sur la table ? Alors l'argent sur la table, il y en a beaucoup qui a été mis. 400 millions 400 Alors, je sais pas quel pompiers vous faites référence déclarations qui ont été faites.
Moi ce que je sais c'est qu'il y a plus de 400 millions d'euros qui ont été engagés évidemment en équipement qu' a sans doute des évolutions encore qui doivent se faire parce que vous l'avez dit vous-même, c'est inédit. Et face à une situation inédite, ça veut dire qu'on s'adapte qu'on s'adapte en permanence. Faut changer de paradigme aujour'hui et c'est ce qui est fait c'est ce qui est fait sur le terrain de s'adapter de s'adapter commune par commune, périmètre par périmètre, action par action pour garantir la protection des populations civiles parce qu'en fait le mot d'ordre, la priorité absolue, ça a été la protection des populations civiles.
Et c'est exactement ce qui s'est passé. Peut-être qu'on ne le mesure pas en étant ici à Paris, mais je vous assure que quand vous parlez à celles et ceux qui sont engagés sur le terrain sur le terrain, vous mesurez l'ampleur, vous mesurez le caractère absolument inédit, vous mesurez la prouesse de ces femmes et de ces hommes qui se sont engagés et donc des moyens et donc des moyens humains et des moyens de l'État qui ont été mobilisés parce que tout ça ça veut dire que ça a été structuré, ça a été pensé, ça a été animé par des femmes et des hommes d'état qui ont été engagés. Vous parlez justement des communes qui se sont adaptées.
Il y a une commune aujourd'hui euh qui est très en colère, c'est la commune du Porge. Une petite demi-heure avant cette interview, nous recevions la présidente du collectif des habitants du Porsche qui dit "Notre commune, elle a été abandonnée aux flammes. On n'a pas été alerté en temps et en heure.
Est-ce que l'État a failli concernant la commune du Porsge ? Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ce matin ? Ça, il y a évidemment une détresse dont il faut prendre la mesure.
Euh, perdre sa maison, perdre ses souvenirs, ne pas savoir dans quelle mesure on pourra revenir sur place. Euh le choc et le traumatisme évident euh que ça représente. Mais personne n'a été abandonné.
Personne n'a jamais été abandonné. Ce qui fait qu'encore une fois la protection des populations civiles ayant été la règle, nous n'avons eu aucune mort civile à déplorer. Le pays voisin, l'Espagne, ça n'a pas été le cas.
Donc vous voyez encore une fois, je sais que quand vous perdez tout ce qui était à vous, c'est-à-dire votre maison, vos souvenirs, là où vous étiez évidemment projeté dans votre vie avec votre famille, évidemment que je comprends le désarroi et que je peux même comprendre la part de colère que ça représente. En revanche, il faut mesurer tout ce qui s'est produit, la manière avec laquelle le feu s'est propagé, les vents ont changé, parfois c'est en quelques minutes que le vent tourne, que le vent change. et vos reporters l'ont d'ailleurs démontré.
Ils étaient eux-mêmes sur place et d'un coup il des fausses se propager des fausses é en première ligne face à ces incendie où on le disait tout à l'heure, ce sont les sapeurs pompiers. Beaucoup sont volontaires ces sapeurs pompiers mais aujourd'hui il une crise d'évocation, des gardes à rallonge, un manque de reconnaissance financière. Est-ce que il faut revoir ce statut ou l'État va continuer à tirer sur la corde du bénévolat de ces ?
Alors on tire pas sur la corde du bénévolat. Ça ne se passe pas comme ça pour visiter beaucoup de casernes de sapeur pompier. Déjà, vous avez beaucoup de sapeurs pompiers qui sont professionnels et volontaires.
Il y en a beaucoup qui ont les deux statuts. Il y en a beaucoup qui ont un tiers de travail est fait que par des volontaires. Oui, mais il y en a beaucoup qui ont les deux statuts.
Et encore une fois, on a un modèle unique au monde. On a un modèle unique au monde qui fait qu'on a des femmes et des hommes qui souhaitent se mobiliser, qui souhaitent s'engager et je crois que c'est quelque chose qui est assez unique et formidable. On s'est d'ailleurs beaucoup battu par rapport au risque d'une directive qui viendrait changer cela avec la Fédération des sapeurs pompiers pour garantir ce modèle qui nous permet d'avoir des milliers de femmes et d'hommes qui sont engagés sur tous les fronts.
Ils ont été engagés en Gironde, ils ont été engagés dans les Landes, ils ont été engagés dans le Var, ils ont été engagés aussi sur toutes les missions essentielles qui sont les leurs parce qu'on n pas désossé les départements pour garantir qu'évidemment en permanence la protection des Français soit soit assurée. Donc c'est un modèle unique au monde. C'est un modèle je crois qui fait notre fierté et qui permet la protection des Frances.
Une dernière question concernant ces incendies. On a appris hier par le carnard enchaîné que votre collègue du gouvernement, la ministre de la transition écologique Monique Barbu avait géré cette crise des incendies en visioconférence depuis sa résidence secondaire du Var après sa vraie fausse démission de la semaine dernière. Est-ce que tout ça est bien sérieux ?
Est-ce que la question est bien sérieuse ? Oui. Bah écoutez, c'est peut-être le choix ça choque peut-être des gens.
Moi j'ai pas de commentaires à faire. Moi, je suis pas là pour savoir où se positionnent les ministres euh et à quel endroit ils sont pour répondre à vos questions en fait. Est-ce qu'il aurait pas mieux valu la laisser démissionner la semaine dernière ?
Je vous laisse l'inviter si vous avez des questions à lui poser. On va essayer. On lui posera la question.
Euh rapidement pour terminer des questions du reste de l'actualité, notamment ce que vous portez, les questions de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Il y avait une loi intégrale qui avait été réclamée après l'affaire de la de la petite Liana. Est-ce que le gouvernement est prêt à inscrire cette loi intégrale et à mettre les 3 milliards d'euros que demandent les associations sur la T ?
Alors le gouvernement non seulement y est prêt mais le gouvernement s'y est engagé. Donc moi j'échange au quotidien avec les parlementaires qui ont porté et qui portent cette proposition de loi intégrale. Quand est-ce que sera inscrite ?
Est-ce que vous avez peut-être une date à nous donner ? Alors déjà, les parlementaires vont faire le dépôt cette proposition loi puisque c'est une initiative parlementaire dans le courant du mois d'août. Donc on travaille à leur côté évidemment sur ce texte et sur cette proposition de loi et on pourra examiner ce texte dès la reprise des travaux parlementaires à l'Assemblée nationale fin septembre tout début octobre pour garantir qu'encore une fois ce texte puisse très vite être non seulement examiné mais surtout je l'espère voter je l'espère voter à l'unanimité.
Pourquoi ? Parce que vous espérez que cette affaire a créée un choc. Alors, je n'ai aucun doute que cette affaire a créé un choc auprès des Français des élus.
Bah, d'abord aussi auprès de toute la population parce qu'encore une fois, quand on parle de violence sexuelle fait aux femmes et aux enfants, on parle de 160000 enfants qui seraient victimes chaque année de violence sexuelle. On parle de 3400 femmes qui seraient victimes chaque année de violence sexuelle. Donc ça veut dire que c'est un continent de violence.
Et donc ça veut dire que c'est une culture profonde dans notre société qui doit être changée. Cette culture aussi de de domination où certains considèrent qu'ils ont encore un droit sur le corps de l'autre parce que c'est ça qui crée les conditions où ensuite nous avons des violences sexuelles et donc ça veut dire ensuite toutes les actions qui doivent encore être déployées et renforcées de détection de repérage d'accompagnement des victimes, de soutien pendant la procédure judiciaire de quantum des peines notamment. On l'a fait beaucoup dans le cadre du projet de loi sur la protection de l'enfant.
C'est que je me suis beaucoup battu sur ce texte sur la perpétuité notamment pour ceux qui avaient commis des viols en série sur des enfants. Cette mesure a été adoptée sans les voix de la gauche malheureusement mais a été adopté sur notre antenne. Une toute toute dernière question, on a appris hier que la polémiste Xenia Fedorova accusé de propagande procremelin et de désinformation faisait l'objet d'un arrêté d'expulsion du quedé.
Le groupe Boloré, son employeur, dénonce une atteinte à la liberté d'expression. Quelle est votre réaction ce matin ? Écoutez, on parle de quelqu'un qui clairement est dans une logique d'ingérence.
Et dans une logique d'ingérence et dans notre pays, on peut pas accepter qu'il y ait des agents étrangers. C'est ça le principe de l'ingérence, qui cherchent à manipuler l'information, qui cherch à désinformer. On n'est pas sur le registre de la liberté d'expression, on est sur un risque de manipulation de l'information à des fins encore une fois au service d'intérêt qui ne sont pas les nôtres.
Merci beaucoup Rorberger d'avoir été notre invité ce matin.
Aurore Bergé