🔴👉 Dans une école de commerce, Jean-Luc Mélenchon répond à une étudiante sur son plan économique.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonsoir monsieur Mélenchon. Je voudrais revenir sur votre programme économique et l'équilibre des comptes publics.
- 0:43RelanceRéponse partielle
Vos promesses sont-elles finançables ?
- 2:10OuverteRéponse partielle
Comment comptez-vous rembourser la dette de 3500 milliards ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Fait
« Total dit qu'il augmente tous les ans les 5 prochaines années de 5 % des dividendes, par contre, il augmente pas de 5 % les salaires de son entreprise. »
- 2:54Chiffre
« la part des gouvernements de l'Union de la gauche sur la dette publique, c'est que dalle. Par contre, la part des gouvernements de droite dans l'explosion de la dette publique, c'est Maous, le dernier étant à 1200 milliards. »
- 3:38Fait
« Les entreprises françaises, les grandes n'investissent pas. L'investissement baisse et s'il y avait pas l'État pour le faire, il y aurait personne. »
- 4:18Fait
« nous sommes tombés à 9 % d'industrie dans le PIB, qui a réduit les choses jusque-là si c'est pas un des grands champions du MEDEF, monsieur Churuc, qui disait qu'il fallait faire des entreprises sans mur et sans machine ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonsoir monsieur Mélenchon. J'ai pas une question mais je viens je voudrais juste revenir sur votre programme économique. Pour moi vous éluder la question de l'équilibre des comptes publics. Ici donc à HEC on nous apprend qu'une entreprise qui perd durablement de l'argent doit convaincre ses financeurs ou revoir son modèle. Et un état c'est pas une entreprise mais il doit lui aussi assurer son financement. Je voudrais juste prendre euh les propositions euh de taxman débattu en 2025 face à un déficit euh public de 150 milliards. Euh cela représente à peine 13 %. votre discours euh ne me convi pas et euh désigner ceux qui doivent payer
ne démontre pas que vos promesses sont finançables. Donc sans cette démonstration, pour moi, ce n'est pas un budget de redressement, c'est une promesse financée par l'argent des autres. Voilà . Merci beaucoup. Alors euh faisons-nous la grâce des formules un peu caricaturales, mais s'il le faut, je suis prêt à renvoyer les balles parce qu'il paraît qu'on vous enseigne que quoi ? Qu'une entreprise doit être en équilibre avec ou sans les subventions de l'État. le crédit impôt recherche parce que je préfère mettre l'argent dans la recherche publique que de l'affiler aux banques et aux entreprises de la grande distribution qui aujourd'hui monopolise le crédit impôt recherche. Je pourrais aussi par exemple quoi ?
L'argent des autres. Oui, c'est toujours l'argent des autres. l'argent qui n'est pas pris là où il on peut en trouver, il est pris ailleurs. Quand Total dit qu'il augmente tous les ans les 5 prochaines années de 5 % des dividendes, par contre, il augmente pas de 5 % les salaires de son entreprise. Vous me dites la politique que je propose ne réduira pas le déficit. Alors à mon tour de vous dire comment comptez-vous rembourser la dette ? pas à vous madame que je pose la question, je la pose à mes à à ceux qui avec qui je suis en en compétition. Comment comment vous comptez faire ? Comment vous comptez rembourser 3500 milliards ? Je mes oreilles s'étendent pour entendre. C'est
quoi la réponse ? Une dette pareille, personne ne la pera. Jamais. Vous m'entendez ? Monsieur Bruno Le maire à qui j'ai dit une fois il faut transformer les titres de dettes en titres de dette perpétuelle. Je parlais des dettes que la France a auprès de la BCE, c'est-à -dire d'elle-même. Il m'a répondu "Mais monsieur Mélenchon, la dette est perpétuelle, on ne la rembourse jamais. On en prend pour la rembourser. Autrement dit, si vous regardez le mécanisme de la dette, il s'appuie sur le déficit. Il faut qu'il y ait un déficit. Qui a créé le déficit depuis 1974 ? des insoumis, des communistes, des socialistes. La part des gouvernements de l'Union de la gauche sur la dette publique, c'est
que dalle. Par contre, la part des gouvernements de droite dans l'explosion de la dette publique, c'est Maous, le dernier étant à 1200 milliards. Alors, si vous voulez, il y a des leçons de bonne gestion qui sont difficiles à supporter pour un homme de gauche. Je vous le dis, quand on voit que l'empruntiscar a remboursé presque 50 fois ce qu'il avait impronté avant, je reçois pas de leçon des libéraux sur la manière de construire un budget en équilibre. Les déséquilibres ont été créés volontairement parce que c'est en déstabilisant l'État qu'on oblige à faire des coupes dans les budgets publics. Et quand on fait des coupes dans les budgets publics, on aide la marchandisation à se répandre parce qu'on vient de dire la c'est plus
simple, c'est plus efficace, l'État est trop lourd, il est bon à rien. Ça se voit d'ailleurs he comme il est bon à rien. Quand il y est plus, tout le monde pleure. Alors il faut arrêter de répéter le catéchisme en espérant que ça finisse par marcher. Point ça marche, plus les pays soient endettés, plus il y a de la misère de tous les côtés et plus il faudrait encore libérer l'initiative bla bla bla bla bla bla. Les entreprises françaises, les grandes n'investissent pas. L'investissement baisse et s'il y avait pas l'État pour le faire, il y aurait personne. Alors ça suffit de dénoncer l'État. Ça suffit de dénoncer. La seule chose qui dans ce pays fait tourner la boîte. S'il y avait pas l'État, il y a pas les très grandes entreprises de notre pays qui reposent
pour une bonne part sur ce qui arrive par ce biais-là . Et si nous sommes tombés à 9 % d'industrie dans le PIB, qui a réduit les choses jusque-là si c'est pas un des grands champions du MEDEF, monsieur Churuc, qui disait qu'il fallait faire des entreprises sans mur et sans machine ? C'était le modèle de Nike. Nike disait "Moi, je produis pas de chaussure, j'ai une licence, j'ai des dollars et un carnet de chèque." Et ben allez, continuez. Mettez un paquet de dollars d'un côté, un paquet de tôle de l'autre et faites des prières pour qu'il surgissent des bagnoles au milieu. Parce que tant que vous aurez besoin de gens pour faire le travail, vous aurez besoin qu'il soient en bonne santé. Donc vous aurez besoin qu'il soigne. Donc vous aurez besoin de la sécurité sociale.
C'est du baratin de raconter autre chose.
Jean-Luc Mélenchon