La grande interview : Aurore Bergé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Aurore Bergé, merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations.
- 2:00OuverteRéponse partielle
25000 hectares brûlés en France depuis le début des canicules. Le gouvernement est-il impuissant ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le plan canicule a-t-il été déclenché trop tard ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
300 personnes évacuées à Sarcelles après une alerte terroriste. Qu'est-ce que cela signifie pour la sécurité des juifs en France ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Le Royaume-Uni débloque 250 millions de livres pour protéger les juifs. Faut-il faire de même en France ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
3,5 actes antisémites par jour en France. Que fait-on pour protéger les juifs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Aurore BergéChiffre
« 25000 hectares brûlés dans toute la France depuis le début des épisodes caniculaires. »
- 4:00Aurore BergéFait
« C'est en fonction à la fois des niveaux de sécheresse, c'est en fonction des températures, c'est en fonction du nombre de départements qui sont en vigilance rouge. »
- 8:00Aurore BergéChiffre
« 3,5 actes antisémites par jour. »
- 10:00Aurore BergéPromesse
« Il y a pas de petit acte antisémite et donc moi je considère que dès qu'il y a un mobile antisémite ou dès qu'il y a un mobile raciste évidemment d'ailleurs, alors ça doit pouvoir être retenu et la sanction doit pouvoir être aggravée. »
- 14:00Aurore BergéFait
« Les faits elle a été reconnue coupable en première instance et en appel de détournement de fond. »
- 16:00Aurore BergéFait
« Nous savons qui est l'adversaire. Nous savons que c'est Marine Le Pen. »
- 18:00Aurore BergéChiffre
« On a eu en 2025 21000 policiers et gendarmes qui ont été blessés dans l'exercice de leur fonction. »
- 20:00Aurore BergéFait
« Ces propos sont absolument insupportables. Ces propos racistes sont indignes de ceux qui exercent des fonctions. »
- 22:00Aurore BergéFait
« Il y a eu évidemment des constructions de nouvelles places de prison, mais j'espère aussi que les nouveaux maires du Rassemblement national qui ont été élus seront donc les premiers à candidater pour accueillir des nouvelles places de prison. »
- 24:00Aurore BergéFait
« Je ne voterai pas ce texte parce que j'ai suivi les nombreux débats et je respecte évidemment celles et ceux qui ont une opinion différente de la mienne. »
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C'est la grande interview sur C News et sur Europe 1. Bonjour Hurore Berger, merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations. 25000 hectares brûlés dans toute la France depuis le début des épisodes caniculaires. 25000 auxquels il faudra sans doute ajouter à peu près 1 millier d'hectares à Fontainebleau.
Un départ de feu très virulent, très spectaculaire aux portes de Paris. L'autoroute à 5, l'autoroute à 6 coupé, les trains sud-est retardés de 6h l'or eneste sur place ce matin. On est sur des niveaux de sécheresse de 1976 avec des conséquences bien sûr pour les agriculteurs.
La France brûle et le gouvernement est impuissant. Non, le gouvernement évidemment un pied d'œuvre mais c'est surtout d'abord nos sapeurs pompiers et je veux évidemment leur rendre hommage parce qu'ils y vont au péril de leur vie. Ils sont particulièrement mobilisés avec une intensité jamais connue sur tous les fronts que nous avons dans notre pays.
C'est la première fois qu'en Île-de-France, on a des bombardiers d'eau qui sont mobilisés. Donc c'est pour aussi démontrer l'ampleur aujourd'hui de ce qui est en train de se passer. C'est rappelé aussi à la vigilance de chacun.
Vous savez que beaucoup de ces départs d'incendie sont des départs incendies qui sont parfois de nature humaine. Donc il faut aussi que chacun soit responsable tout au long de l'été parce qu'il y a une responsabilité collective évidemment de mobilisation de l'ensemble des moyens de l'État et aussi des responsabilités individuelles. Vous le dites effectivement, c'est l'humain qui est à l'origine 9 fois sur 10 d'après les chiffres de l'Office national des forêts.
Mais est-ce qu'on s'y est préparé justement à cette sécheresse qui est, je le disais des chiffres de 1976 ? Le prend qui a été déclenché vendredi ? Est-ce qu'il a été déclenché trop tard ?
Il a été déclenché au moment où c'était légitime de le faire. C'est-à-dire c'est en fonction à la fois des niveaux de sécheresse, c'est en fonction des températures, c'est en fonction du nombre de départements qui sont en vigilance rouge. Et donc il y a une mobilisation qui est absolument exceptionnelle en continu de nos soignants tant médecine de ville qu'à l'hôpital, de nos sapeurs pompiers, de la protection civile et cette mobilisation, elle continuera.
Vous diriez qu'il n'y a pas de défaut d'anticipation ce matin ? Il y a en tout cas depuis de nombreuses années un réarmement sur beaucoup de sujets. On en parlera en matière militaire à la veille du défil du 14 juillet mais aussi sur la question de la protection civile sur des commandes de Canada qui ont été faites pour garantir qu'on ait suffisamment d'éléments et de moyens justement pour garantir et bien tout simplement qu'on soit en capacité de de protéger de protéger les Français.
Hier dans le Valdoise, 300 personnes évacuées à Sarcel après une alerte concernant la communauté juive. Une voiture a été retrouvée avec des armes dans le coffre. Les services de renseignement ont déjoué ce qui s'apparente un attentat de grande envergure.
Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'on est plus en sécurité quand on est juif en France ? Déjà, il faut dire qu'on a toujours eu un niveau de menace extrêmement élevé à l'encontre de notre pays.
On est un pays qui a eu à connaître des attentats terroriste islamiste. Euh on va célébrer euh malheureusement demain les 10 ans de l'attentat de Nice. Donc on est toujours avec un niveau de menace extrêmement important dans notre pays.
Et puis on le sait, il y a malheureusement pour le terrorisme islamiste des cibles qui sont des cibles privilégiées. Les Français juifs en font partie. Alors les éléments d'enquête diront si c'était un attentat et de quelle nature il était.
Ce qui est certain, c'est qu'on a des services de renseignement qui sont exemplaires et qui savent des jouer et qui savent déjouer les menaces. Et c'est ce qui s'est passé les 48 dernières heures notamment à Sarcel puisque les personnes ont été évacuées par anticipation pour qu'il n'y ait aucun risque prix et des armes qui ont été On salue les services de renseignement qui ont fait leur travail, qui ont déjoué ce qui s'apparente un attentat. Le Royaume-Uni en revanche débloque 250 millions de livres sterling pour protéger les juifs du Royaume-Uni.
Est-ce qu'il faut faire de même en France ? Mais nous, contrairement à d'autres démocraties, on n' jamais cédé. On n' jamais cédé parce que il y a toujours eu une protection et vous le savez par à la fois les militaires, les policiers, les gendarmes de l'ensemble des lieux de culte et l'ensemble des lieux de vie juif des écoles.
Ce qui est absolument d'ailleurs insupportable de se dire qu'on a besoin de protéger des lieux de culte, qu'on a besoin de protéger même des écoles où se rendent des enfants, mais parce que on sait qu'il y a un niveau de menace qui est un niveau de menace élevé et donc c'est l'État qui répond, c'est l'État qui est présent, c'est l'État qui protège et l'État continuera à le faire aussi longtemps aussi longtemps qu'il y aura des menaces à l'encontre des personnes dans notre pays. Malgré l'intensité de la protection de l'État, comme vous le dites, 3,5 actes antisémites par jour. Ce sont les derniers chiffres.
Hier à l'avantille du 14 juillet, le président Macron a présoration de la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Des Frus et il a à cette occasion parlé de l'odieux antisémitisme. Qu'est-ce qu'on fait pour protéger les juifs de France auorberger ? On célébrait, vous l'avez dit hier, la réhabilitation d'Alfred Drefus.
J'étais moi-même à Colmar parce que vous le savez, Alfred Refus était alsacien. Euh et le soupçon à l'époque a suffi à sa condamnation. Le simple fait d'être juif et alsaien a suffi à le condamner avec une campagne massive de désinformation à l'époque qui s'est mise en place, des faux documents qui ont été réalisés.
Et ce qui est exceptionnel dans son histoire, c'est son attachement à la France et son amour de la France qui ne s'est jamais démenti. Même au moment où il est dégradé dans la la cour d'honneur, il crie "Vive la France". Donc ça, je crois que c'est aussi une leçon qui doit continuer à être transmise.
Donc c'est pas anodin qu'on ait ce genre de commémoration parce que ne pas avoir la mémoire qui flanche, c'est aussi mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Et ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on a malheureusement un regain d'antisémitisme, un antisémitisme qui s'est renouvelé dans ses formes. Et puis moi ce que j'appelle l'antisémitisme d'atmosphère, c'est-à-dire ces phrases du quotidien, ces tags, ces crachats, ces gifles qui aujourd'hui ne sont pas condamné pour ce qu'elles doivent être.
C'est-à-dire des personnes qui sont ciblées parce qu'elles sont où se réju. C'est ça que je veux changer dans la loi que j'ai présenté la semaine dernière. Parce qu'aujourd'hui euh quand vous recevez une gifle et bien le fait d'avoir été ciblé parce que vous êtes juif ou parce qu'on pense que vous l'êtes et bien ça n'est pas pris en compte par la loi.
Donc la sanction elle est pas aggravée. Mais il y a pas de petit acte antisémite et donc moi je considère que dès qu'il y a un mobile antisémite ou dès qu'il y a un mobile raciste évidemment d'ailleurs, alors ça doit pouvoir être retenu et la sanction doit pouvoir être aggravée. Aujourd'hui, il y a, je trouve, un sentiment à la fois d'impunité, trop d'impunité chez les auteurs qui considèrent qu'ils sont libres de continuer à tenir des propos ou à avoir des des atteintes qui sont des atteintes aussi physiques et un sentiment de solitude de la part des victimes.
Et moi, je veux résoudre les deux. Elle fois qu'il y ait plus d'impunité vis-à-vis des auteurs, mais que ces auteurs soient sanctionnés pour ce qu'ils sont, des antisémites quand il y a un mobile antisémite. Et puis que les victimes ne se sentent jamais seules dans notre pays et qu'elles soitent accompagné.
C'est aussi ce qu'on vient faire dans le projet de loi. Les associations qui pourront se constituer partie civile à leur côté, ce qui est absolument essentiel pour les accompagner même l'État qui pourra apporter plainte à la place des agents publics, je pense notamment à nos enseignants. Vous savez que eux aussi sont victimes de ces attaques.
Qu'est-ce qui vous assure d'une sanction immédiate ? Vous dites, il y aura une sanction immédiate dès lors qu'on se fait prendre une claque parce que on est juif. Il y a aujourd'hui il a pas d'aggravation de la sanction.
Aujourd'hui, vous avez un tag sur votre porte et bien c'est considéré de la même manière que ce soit euh un dessin ou que ce soit une croix gamée. Euh que ce soit une phrase anodine ou que ce soit une attaque antisémité d' bout du bout, c'est l'appréciation du juge. Combien d'actes combien d'actes ont été euh euh recensés dans la justice où il y avait un caractère aggravant en l'occurrence caractère antisémite qui n'était pas retenu ?
Là, on pouvait même pas le retenir. Et nous ce qu'on dit c'est que de manière générale, encore une fois dès qu'il y a un mobile antisémite ou raciste, il y a pas. Vous savez quand vous avez un tax sur votre porte qui est une insulte antisémite, je crois que ça laisse peu de place au doute et il y a pas de raison que ce soit pas aggravé parce que c'est ça qui vous pourrit la vie au quotidien.
C'est ce sont ces agressions qui sont insupportables et dont vous avez le sentiment finalement qu'elles ne compte pas, qu'elle ne compte pas assez. et bien la loi viendra le changer parce que je n'ai pas de doute que ça ce sera adopté et adopté à l'unanimité. On attend de voir les dispositions exactes de votre loi justement sur ce caractère aggravant et le caractère caractérisé, j'allais dire justement de la loi parce que ça ça qu'il faudra analyser et voir comment réagissent les les juges à ça.
Il y a une autre chose et certains comment dirais-je observateurs disent qu'il y a forcément il y aura un effet miroir un effet boomerang à cette loi qu'elle pourra être utilisée j'allais dire de manière contre-productive. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Je vois pas l'argument en fait du caractère sur l'éligibilité par exemple de quelqu'un qui voit c'est que malheureusement et on en parle régulièrement et heureusement d'ailleurs sur votre plateau, on a un antisémitisme qui s'est aggravé dans notre pays depuis les attentats terroristes depuis le 7 octobre 2023 et donc il y a une nécessité d'adapter notre droit d'adapter notre droit parce que c'est ce que je vous expliquais a des faits qui aujourd'hui sont pas qualifiés il y a des faits qui sont pas aggravés il y a des faits aujourd'hui le mobile antisémite ne peut pas être retenu alors qu'il n'y a pas de doute quant à son existence.
Donc ça, je pense que c'est nécessaire. Et il y a un enjeu d'exemplarité. Il y a un enjeu d'exemplarité.
Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on estime qu'il y a un jeune sur 20 dans notre pays qui pense que la choa est une invention ou est un mensonge. Donc ça veut dire qu'on peut pas jouer avec la vérité des faits, avec la vérité historique.
Donc si un élu de la République prend la parole, prend la parole et dit à votre antenne par exemple justement que la choa n'a pas existé et bien ça n'est pas n'importe qui qui le dit et ça n'a pas n'importe quelle conséquence. C'est donc se dire qu'un élu de la République a un devoir supplémentaire d'exactitude des faits notamment, je pense que c'est essentiel. Donc un élu qui viendrait contester un crime contre l'humanité et bien oui pourrait avoir une peine complémentaire d'inéligibilité.
Et je crois que c'est sain dans une République où aujourd'hui trop souvent on a encore une fois la mémoire qui flange où on ne se souvient plus suffisamment des faits. Bien les faits c'est pas une opinion comme les autres et je pense que c'est nécessaire que ça puisse être le cas et c'est d'ailleurs dans des cas très limités qu'on viendrait l'organiser en espérant qu'il y ait des gardes de faux et qu'il y ait pas de dérive justement à cette utilisation de l'inéibil. définition je change pas la définition de ce qu' une contestation une négation d'un crime contre l'usage comment ça se passe avec les lois berger mais ce que je sais c'est que moi je ne viens pas changer la nature même de ce qu'est la contestation ou la négation d'un crime contre l'humanité ou d'un génocide ce sont des effets suffisamment graves.
Ils sont caractérisés dans notre droit. Je viens juste dire que dans à partir du moment où c'est un élu de la République qui le fait, ça n'est pas n'importe quel citoyen. Il a un devoir d'exemplarité supplémentaire.
Il est euh euh effectivement 8h23 sur 1 et sur C Newsberger notre invité justement Marine Le Pen est en campagne. Les juges en appel lui ont rendu son éligibilité. Êtes-vous ceux de ceux pardon qui comme Gabriel Atal disent qu'elle provoque une guerria dans la présidentielle ou de ceux comme Édouard Philippe qui préfèrent la battre dans les urnes plutôt que de l'avoir disqualifié dans un tribunal ?
Moi je dis deux choses simples. Les faits elle a été reconnue coupable en première instance et en appel de détournement de fond. Elle fait un pvoir en cassation.
Même elle-même et de nombreux cadres de son parti à la fois Front National et Rassemblement national. Ça, ce sont les éléments de fait. Elle fait un pourvoir en cassation et c'est son droit parce que nous sommes dans un état de droit et la justice a décidé qu'elle pouvait être candidate.
Donc la question, elle était pas une question juridique, cit une question politique. Est-ce qu'elle estimait que politiquement elle était empêchée par sa condamnation pour être candidate ou pas ? Elle elle a considéré qu'elle n'était pas empêchée.
Ben maintenant la présidentielle a vraiment démarré. Nous savons qui est l'adversaire. Nous savons que c'est Marine Le Pen.
Donc ma question, elle est pas juridique aujourd'hque. Elle est d'avoir une alternative au rassemblement national parce que moi je ne crois pas qu'une présidentielle ce soit uniquement le camp du nom, le camp de justement. Regardons les chiffres d'après ce sondage IFO pour le Figaro.
Elle l'emporte sur Gabriel Atal et Édouard Philippe à 55 et 54 %. Je sais qu'on est loin de la présidentielle mais c'est tout premier sondage. Et sur Jean-Luc Mélenchon à 70 %.
La la mission que vous vous donnez dans cette campagne c'est quoi ? trouver à tout prix un substitut à Marine Le Pen ou unir toutes les chances pour battre Jean-Luc Mélenchon. C'est convaincre les Français.
C'est convaincre les Français qu'il y a une alternative. C'est convaincre les Français qu'il y a une alternative. Est-ce que j'estime être un poison mortifère pour le pays de se dire qu'il y aurait uniquement comme seul voie un duel entre le Rassemblement national et la France insoumise ?
Je pense que notre pays n'a pas envie de ce niveau de conflictualité qu'il y aurait dans la vie politique. Tu as pas envie de savoir quel serait le jour d'après dans un pays où il y aurait de tour, on aura l'occasion d'en reparler, mais je vous pose régulièrement la question parce que je crois que ça ne se présentera pas parce que je crois que les français ne veulent pas ce de et ça suppose en effet un qui a un projet qui est un projet suffisamment solide, à la fois lucide sur ce qu'on a fait ces 10 dernières années et solide en terme d'espérance à présenter aux Français parce que je crois que notre principale volonté c'est de garantir que la vie de nos enfants sera plus douce que la nôtre. Je crois que c'est ça qu'une démocratie doit être en capacité de de construire et de promettre et sur tous les champs, sur les champs régaliens, sur les questions de sécurité, sur les questions identitaires et de civilisation, sur euh les questions éducatives.
Donc ça c'est notre mission, c'est de convaincre et de porter un projet clair et lisible. Évidemment, c'est de nous rassembler. Je rappelle que vous êtes celle qui devant l'Assemblée nationale a dit l'antisémitisme c'est trois lettres L, F I.
À propos d'hémiscycles, l'Assemblée a a rarement connu pareil violence à l'adoption d'un texte donnant aux policiers la présomption de légitime défense. Qu'est-ce que vous voulez dire ce matin ? à propos euh euh ce jour-là de la présence d'Assatraoré, de son collectif, des injures, euh des menaces, des pétitions qui circulent.
C'est je pense la première fois qu'au sein de l'hémicycle, il y avait des tentatives manifestes d'intimidation des parlementaires, c'est-à-dire des personnes qui sont venues qui sont venues assister dans le public, qui ont hurlé, crié, menacé, insulté des parlementaires qui en leur âme et conscience votent et votent librement. Les députés, les sénateurs n'ont pas à subir des intimidations ou des menaces. Ils doivent pouvoir appuyer sur un bouton pour contre abstention sans jamais craindre le jour d'après.
Ils auront des comptes à rendre et les comptes à rendre ça c'est la vie démocratique. Est-ce qu'ils seront réélus ou pas ? Mais ça n'est jamais l'intimidation ou la menace.
Est-ce que Est-ce que vous interrogez aujourd'hui les responsables de l'Assemblée nationale et je parle de la présidente Elbron Pivet de savoir qui a fait rentrer à sa traie ? Ben, on sait, on sait toujours, vous savez, quand il y a des visiteurs qui viennent à l'Assemblée nationale, ils sont enregistrés par des parlementaires qui leur permettent de venir assister à des séances. Donc on sait pertinemment enfin en tout cas l'Assemblée nationale peut savoir qui se qui ces personnes ont permis à qui ces personnes ont permis de rentrer et je pense qu'il y a des sanctions qui doivent pouvoir être pris.
En tout cas les huissers de l'assemblée quoi les huissers de l'Assemblée nationale ont fait ce qu'ils pouvaient et surtout je rappelle que cette loi elle est importante aujourd'hui. On a eu en 2025 21000 policiers et gendarmes qui ont été blessés dans l'exercice de leur fonction. 21000 policiers gendarmes blessés cinq policiers tués.
Donc quand j'entends qu'on parle de permis de paix 28000 refus d'obtempérer et souvent d'ailleurs des policiers blessés et puis des civils qui pourrait l'être. Les policiers ne ou les gendarmes ne sortent jamais leur arme par plaisir. Ils le font par nécessité absolue dans un cadre extrêmement encadré.
Cette loi, elle réaffirme juste la confiance que notre pays a envers sa police et sa gendarmerie. Et d'ailleurs, les Français ont confiance, à part la France insoumise, les Français ont confiance dans leur police et dans leur gendarmerie. Hurore Berger, je rappelle que vous êtes la ministre de en charge de la lutte contre les discriminations.
À ce titre, après les propos racistes et outrageants de la sénatrice paraguayen céleste à marié à l'encontre de Kyan Mbappé, voilà le l'ancien chef du gouvernement espagnol, Marianne Rachoy, qui affirme 48 he seulement de la demi-finale entre les Français et l'espagnol que dans l'équipe de France et bien il n'y a aucun français. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Ces propos sont absolument insupportables.
Ces propos racistes sont indignes de ceux qui exercent des fonctions, qui qui ont exercé des fonctions. Je crois que on est fier de notre équipe de France tout simplement. Je crois que les Français vibrent avec leur équipe de France avec le talon juste des des mots comme ça ou comme monsieur Macron ou la ministre des sports Maria Marina Ferrari qui s'est indigné.
Il y a pas d'autres choses à faire de de faire venir ou de convoquer l'ambassadeur du Paraguay. Il y a pas d'autres sanctions à faire. Notre équipe va démontrer qu'elle va gagner.
Donc la meilleure réponse c'est évidemment de de gagner, de démontrer qu'évidemment cette équipe, elle nous rend fière et qu'elle va continuer à gagner par son talent, par sa compétence, par son énergie et par son sens collectif. des excuses publiques de cette dame et de ce chef du gouvernement espérer alors c'est un ancien chef du gouvernement j'ose espérer qu'il y aura évidemment des excuses qui seront qui seront faites parce que ce sont des excuses qui sont nécessaires et attendues au regard des propos racistes qui ont été tenus à l'égard de l'équipe de France et de certains joueurs notamment Kyan Peppé en particulier et hier Europé que les deux derniers suspects dans la mort de Chemsédine 15 ans en 2024 à Virich Châtillon ont été libéré de prison en partie effectivement à cause de la BV d'une magistrate. Le Conseil constitutionnel valide la libération de détenus 100 sans titres.
Ça concerne plusieurs dizaines d'individus, donc potentiellement dangereux. La question qui se pose, c'est à quoi bon porter des nouvelles lois alors qu'il y a des lois qui sont déjà là et qui sont pas appliquées ? Bah, il y a des lois qui doivent être évidemment appliqué.
Je pense que la plus grande difficulté pour les Français, c'est de se dire qu'il y a des lois qui ne le sont pas et qu'il y a des peines surtout qui sont prononcées et qui ensuite ne sont pas exécuté. C'est ça une véritable lacune qui est la nôtre, c'est comment on garde l'exécution des peines. Et bien, c'est ce qu'on essaie de faire quand on réforme la justice criminelle par exemple pour garantir encore une fois cette exécution des peines.
C'est sans doute un débat qu'on doit avoir aussi dans le casadre de l'élection de 10 ans de président. Mais vous savez, on a par exemple supprimé la remise automatique des peines parce qu'avant c'était le cas. C'està-dire que quelqu'un qui était condamné et bien en fonction du volume de la peine, on savait qu'il y avait des remises automatiques de peine qui allaient lui être octroyé.
On a supprimé les remises automatiques de peine. Donc on a fait progresser les choses. Après, il faut garantir cette exécution des peines qu'elles elles aillent évidemment jusqu'au bout parce que c'est ce qu'on doit à la société à partir du moment où quelqu'un a été condamné.
Hier sur l'hyperviolence des jeunes, le député de la Somme, Jean-Philippe Tangi, qui était mon invité dans le grand rendez-vous européen news les chos prenait la construction de nouvelles prisons. Il prenait l'exemple de la prison de sa circonscription qui a une surpopulation de 260 %. C'est bien Emmanuel Macron qui avait promis la construction de nouvelles prison.
Qu'est- qui s'est passé ? Il y a eu évidemment des constructions de nouvelles places de prison, mais j'espère aussi que les nouveaux maires du Rassemblement national qui ont été élus seront donc les premiers à candidater pour accueillir des nouvelles places de prison parce que c'est souvent ça parce que c'est souvent ça qu'on a, c'està-dire un front du refus qui fait que quand il faut construire de nouvelles places de prison, beaucoup d'élus s'y opposent. Donc j'espère que les premiers qui demandent des nouvelles places de prison seront aussi les premiers pour accepter que ces places de prison puissent être construites.
Qu'est-ce qu'on fait contre la récidive également ? Cet individu qui avait fait 15 ans de prison qui reviole une fois sortie de prison. Ben justement, moi c'est ce que je veux qu'on fasse dans la loi, c'est garantir que quand on a violé à plusieurs reprises, parce qu'on sa quelqu'un qui a violé en général le fait à plusieurs reprises, etth bien il puisse être condamné pour chacun des viols qu'il a eu à commettre jusqu'à la perpétuité.
Ce d'autant plus quand ça concerne des mineurs. Aujourd'hui, ça n'est pas possible. Il faut que la loi puisse être changée et on en discutera dès la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.
Un mot sur la fin de vie, plus particulièrement le Vet du d'assister. Après-demain, le texte de loi sur la fin de vie sera soumis une ultime fois au vote de l'Assemblée nationale. Si vous étiez député, vous voteriez quoi ?
Je ne voterai pas ce texte. Euh je ne voterai pas ce texte parce que j'ai suivi les nombreux débats et je respecte évidemment celles et ceux qui ont une opinion différente de la mienne parce que je pense que c'est une question très intime et personnelle qui va se poser à chaque député. Je pense que c'est sans doute l'un des votes les plus importants qu'on a à faire dans une vie de savoir si on souhaite ou pas permettre cette possibilité.
Mais aujourd'hui, je considère que les gardes de foot sont pas suffisants dans la manière avec laquelle les débats se sont passés, sur l'absence de collégialité des médecins, sur le délai de réflexion qui est extrêmement court, sur les critères aussi qui sont posés pour savoir quelles sont les personnes qui pourraient accéder à ce qui est appelé un droit. Moi, je considère que ça va aujourd'hui trop loin et que les gardes fous nécessaires n'ont pas été posés. Donc je n'impose ma position évidemment à personne et d'ailleurs le premier ministre comme le président de la République ont laissé une totale liberté de position aux membres du gouvernement.
Président Macron veut en faire une loi testament de Non, le président Macron avait pris un engagement qui était que le débat puisse exister et aller à son terme et donc c'est chaque député, chaque sénateur qui a eu à se prononcer et les députés auront en effet une extrême lourde responsabilité en faisant ce choix dans 48 he moi si j'étais député en effet je ne le voterai pas pour les raisons que je vous ai indiqué. Merci beaucoup Aurore Berger d'avoir été l'invité de ces news et d'Europe.
Aurore Bergé