Meeting de la campagne municipale à Besançon
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Et bien, vous savez quoi ? Quand je vous vois, ça confirme ce qu'on m'a toujours dit. Le style, c'est de gauche. Il n'y a rien à faire, vraiment. Vous l'avez, c'est bon, c'est validé. C'est une immense fierté pour nous de vous recevoir ce soir au Grand Cursal. Ça a été beau de le préparer. C'est encore plus beau de vous voir ici, présent, et le Cursal rempli, en plus. Comme vous le savez, nous faisons campagne depuis des mois. Et cette soirée, pour nous, c'est un bel accomplissement. Tout au long de cette aventure, des camarades nous ont rejoints pour nous prêter main forte. Et nous ont donné des coups de main.
Et du coup, grâce à ces personnes, des actions ont eu lieu tous les jours, semaine après semaine. Donc pour ces personnes, un immense merci et un énorme bravo.
Et on voulait dire un mot sur la raison qui pousse les gens à nous rejoindre. Même en cette fin de campagne, il y a encore des gens qui viennent pour tracter, coller, faire du porte-à-porte. Et ça en dit long dans le contexte politique et social actuel. Et on voit que parfois, à gauche, certains axent leur politique, leur campagne, sur uniquement la peur de la droite, la peur de l'extrême droite. Et nous, ce qui nous anime en tant qu'insoumis, c'est pas d'être juste contre quelque chose, juste anti autre chose. On estime qu'on peut pas mener une politique en étant simplement un rempart.
Et quand on regarde de l'autre côté de l'échiquier politique, les trois hommes qui se présentent à la mairie de Besançon, à droite, en fait, quand on analyse leur projet, on voit qu'il est uniquement basé sur la peur de l'autre, la peur de mettre les choses en commun. On voit l'armement de la police municipale qui est proposée. Privilégier la voiture au transport en commun. Déplacer les pauvres là où on ne les voit pas.
On est d'accord, on est d'accord.
Et nous, on a une autre vision pour Besançon.
En fait, nous, on a une vision qu'on aimerait ne pas seulement garder à Besançon, mais l'avoir au national, pardon. Et pourquoi pas à l'international ? En fait, on a une vision d'une société où on peut vivre ensemble, où on veut vivre ensemble. On imagine une société qui est pour l'accueil des exilés, pour la justice sociale, pour la transparence de la vie politique qui est trop souvent floue, et pour aussi, évidemment, le service public. En fait, ce qu'on veut, c'est une société inclusive et juste pour tous, pas seulement pour nos enfants, pas seulement pour les enfants des voisins, mais pour les enfants du monde entier.
Nous vous proposons une société où il fait bon vivre, où les besoins de chacun et de chacune sont pourvus, et où on ne parle plus d'égalité des chances. Parce que dans la vie, c'est soit l'égalité, soit la chance. Et nous, nous choisissons l'égalité. Alors le programme qu'on a construit pour Besançon, il est emprunt de ses valeurs. Parce que nous, les Insoumis, on estime que notre force, elle réside dans la diversité. Et aussi dans notre volonté de voir nos différences comme des opportunités pour toujours être plus inclusif et pour toujours faire mieux.
Et ce programme, évidemment, on vous invite à le consulter, à le partager, à le partager à toutes les personnes qui vont parler avec vous. Vous pouvez le trouver directement sur le site internet fermieuxbesançon.fr. Et vous trouverez également plus de 200 mesures de comment on compte mettre en place Besançon comme une ville insoumise. Alors 200 mesures, on sait que ça peut faire beaucoup. Du coup, vous pouvez trouver sur le site internet un simulateur où, selon votre situation, vous verrez au premier coup d'œil les engagements qui vont être impactants pour vous personnellement. Et pour faire de Besançon une ville insoumise, on a besoin d'une figure forte, d'une figure de terrain.
Quelqu'un qui saura trancher, qui saura prendre les bonnes décisions et qui saura également ne pas flancher quand le vent soufflera. Parce que oui, le vent soufflera. Et quand il souffle, il emporte les girouettes.
Et celle qu'on va présenter là, ça n'a rien d'une girouette. Elle a commencé son militantisme à la CIMAD. Depuis, elle n'a jamais quitté la lutte. Toujours fidèle à ses convictions, à ses valeurs et à son grand cœur. Aujourd'hui, elle fait même partie de la coordination nationale de la France insoumise. Et on est très fiers qu'elle représente nos valeurs pour la mairie de Besançon. Mesdames et Messieurs, Séverine Béziès.
Merci, merci à tous d'être là si nombreux ce soir. Vous nous donnez beaucoup de force à être là, présents avec nous. Avant de commencer, je voudrais évidemment remercier l'ensemble des militants et militantes de la France insoumise et l'ensemble de mon équipe qui, depuis des mois, travaille et pour organiser cet événement, a tracté, collé, fait du porte-à-porte. Merci ! Dédicace à ma directrice de campagne, Viviane Camus. Je voudrais également remercier nos équipes nationales et notre service d'ordre qui sont là pour qu'on passe une bonne soirée.
Mathilde Panot, présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée nationale, et pour nous soutenir dans cette nouvelle élection, le mouvement auquel j'appartiens, la France insoumise. Et ainsi remercier mes camarades qui, à nouveau, me gratifient de leur confiance. Je voudrais vous dire à quel point, en ces temps de cabale contre nous, je suis si fière d'être insoumise.
La présence de Mathilde et de Clémence avec nous ce soir, pour leur dire merci, ainsi qu'à tous nos représentants qui, de plateau télé en plateau télé, continuent de porter haut l'honneur des Insoumis face à la meute médiatique et à toutes celles et ceux qui instrumentalisent la mort tragique d'un homme pour régler leur compte avec la France insoumise. Face aux menaces, aux caricatures et autres intimidations, ou dans les épreuves que traverse notre pays, le mouvement insoumis garde toujours en ligne de mire sa raison d'être, la lutte pour la dignité du peuple français.
De la parole donnée aux électrices et électeurs, que les futurs élus insoumis byzontins entendent bien agir au Conseil municipal de Besançon. Les municipales ne sont qu'une addition de scrutins locaux, sans rapport avec la situation nationale, voire internationale. C'est inexact. Oui, l'adoption de la loi de finances de 2026, pour ne prendre que cet exemple, aura des conséquences concrètes sur le quotidien des byzontins et des byzontines et sur les marges de manœuvre financières de la ville de Besançon. Et toutes celles et ceux qui ont laissé passer ce budget sont responsables de cette situation.
A commencer par celles et ceux qui se sont fait élire sur le programme du nouveau Front populaire et qui ont tourné le dos à leurs engagements en refusant de voter la censure de ce gouvernement illégitime. Éminemment politique, les citoyennes ressentent au plus près les conséquences des choix politiques menés au niveau national, dans leur quotidien. Mais la Commune est aussi le lieu où, historiquement, on veut le jour des soubresauts populaires et progressistes qui se sont ensuite propagés nationalement. A l'image de la Commune de Paris, mais aussi du communalisme de gauche qui a prévalu au XXe siècle.
Besançon est profondément marqué par cet héritage, avec par exemple la création du RMI, qui a ensuite été repris nationalement et qui est devenu le RSA. Au début des années 70, Besançon a été considéré comme une ville pilote pour un plan de circulation qui prévoyait la création de zones piétonnes, le recul de la voiture dans le cœur de ville et le développement des transports publics. Nous inscrivons notre vision de l'action communale dans cet héritage. Nous ne serons pas des gestionnaires de l'austérité. Nous serons des élus audacieux. Et après notre création, le 10 février 2016, nous portons ce nouveau communalisme, le communalisme insoumis.
Et notre feuille de route pour Besançon, c'est notre programme. Il est détaillé et chiffré. Il est le fruit d'un travail de co-construction que nous avons entommé il y a un an à travers nos questionnaires populaires et avec toutes celles et ceux qui nous ont rejoints. Il vise donc à répondre aux besoins des Byzantines et des Byzantins. Il s'est nourri également du travail programmatique fait par la France insoumise au niveau national et coordonné par Clémence Guettet. Car nous assumons de dire que les politiques que nous portons au niveau local vont donner à voir de ce que nous ferons quand nous gouvernerons ce pays. Notre objectif est de changer et de transformer profondément le pays.
Et nous allons commencer dès le 22 mars au sein des communes, premier échelon de la démocratie. J'ai parlé du niveau national, mais on pourrait aussi parler du niveau départemental. Et là, peut-être que vous aurez compris où je veux en venir. Attardons-nous sur le cas de M. Fagot, émisé à Besançon, soutenu par M. Croisier, député macroniste. Je vous résume le programme de M. Fagot, la chasse aux pauvres, le clientélisme, du béton, des armes à feu pour la police municipale, des projets grandiloquents à sa gloire, financés à coups de partenariats publics-privés, c'est-à-dire un endettement à vie pour la ville de Besançon.
Les besoins des byzontins et des byzantines ne semblent donc pas trop l'intéresser. Le couple Fagot-Croisier, c'est les deux font la paire. Pourquoi ? Un doublement de personnalité. M. Fagot, quand il est candidat à la mairie de Besançon, se plaint par exemple de la dégradation de la prise en charge des publics vulnérabilisés et donc de la pauvreté qui, décidément, serait de son point de vue beaucoup trop visible dans les rues de Besançon. Selon lui, par exemple, il faudrait déplacer la boutique Jeanne Antide, qui accueille notamment les sans-abri abattants. Pour aller où ? Il ne le dit pas, mais peut-être que dans la forêt de Chahut, lui conviendrait. Donc, M.
Fagot-Candida se plaint, mais M. Fagot, conseiller départemental, vice-président en charge de l'emploi, de l'action sociale et de l'insertion, lui, coupe les vivres aux structures sociales qui, justement, sont là pour accompagner toutes celles et ceux que M. Fagot-Candida souhaiterait ne plus avoir dans son champ de vision. Quant à M. Croisier-Colistier, mais aussi député du Doubs, à Besançon, il dit vouloir agir pour soulager les byzantines et les byzantins qui souffrent, mais quand il est à l'Assemblée nationale, il vote tout ce qu'il peut pour leur pourrir la vie. Bref, ces gens ne sont pas sérieux et ne régleront rien, bien au contraire. Quant au RN et son candidat local, M.
Ricardetti, à part vouloir faire des tunnels sous la place Leclerc, dans un sol karstique, sont des associations qui, je cite, ne le méritent pas, ça fait froid dans le dos. Il n'a pas non plus grand-chose de crédible à proposer pour notre ville. À part agiter les peurs, montrer du doigt les byzantins et les byzantines qui n'auraient pas la bonne couleur ou la bonne orientation sexuelle à ses yeux. Pour utiliser cette extrême droite, notre programme trace un horizon pour la ville autour de quatre piliers essentiels. Revitaliser la démocratie, permettre à chacun, chacune, de répondre à ses besoins, engager la bifurcation socio-écologique, défendre les droits humains et œuvrer pour la paix.
C'est un programme systémique parce que nous devons aborder les choses de manière transversale et globale. Au sein de ces piliers, ce sont 30 engagements et plus de 200 mesures. Bien évidemment, je vais vous faire grâce de tout ce que vous voulez détailler ce soir, mais je voudrais quand même vous en présenter quelques-unes. Besançon, c'est 23% des ménages qui vivent en dessous des seuils de pauvreté. Dans certains quartiers, ces taux sont au-delà des 50%. Et au sein de grands Besançons Métropole, Besançon concentre à elles seules 80%, 83% de la population à bas revenus.
Ainsi, satisfaire correctement ses besoins de base, se nourrir, se loger, se soigner, s'instruire, bien vieillir, est devenu pour beaucoup difficile, voire parfois impossible. C'est pourquoi nous ferons la cantine 100% bio et gratuite, parce qu'il y a encore des enfants qui arrivent et de rencontres intergénérationnelles pour briser l'isolement que subissent nombreux habitants de nos quartiers et notamment nos aînés. Nous soutiens la sécurité sociale alimentaire en cours de préfiguration à Besançon et nous favoriserons le développement d'une agriculture bio-urbaine. En matière de santé, nous défendons un modèle de santé publique accessible à tous et toutes.
Et à Besançon, il y a quelques semaines, il y a même quelques jours, s'est ouverte dans les locaux du CHU Mainjot une maison médicale où les praticiens libéraux exercent dans l'hôpital mais dont la gestion administrative est prise en charge par les services de l'hôpital public. On a donc une médecine privée qui mène une activité dans les locaux du CHU aux frais de l'hôpital public. Nous sommes totalement opposés à cela et la ville de Besançon en tant que membre du conseil de surveillance du CHU aurait dû s'y opposer. Les médecines sont engorgées mais elles le sont parce que l'hôpital public est dans un état désastreux du fait des coupes budgétaires.
Là, on refait le lien avec la question nationale et parce que la médecine de ville ne permet plus d'absorber les besoins de la population. La méthode des néolibéraux est toujours la même. Rendre le service public défaillant en lui coupant les vivres et ensuite transférer ses missions au privé. Nous ne sommes pas d'accord pour cautionner cela. C'est pourquoi nous proposerons la création d'un centre de santé pluridisciplinaire avec une antenne de santé mentale sans dépassement d'honoraires et où les médecins seront salariés. C'est une organisation du travail qui est de plus en plus souhaitée par les médecins et c'est la garantie de permettre l'accès aux soins pour tous et toutes.
24% de familles monoparentales et 40% des familles avec enfants. Souvent ce sont des femmes avec des difficultés et des besoins particuliers. Nous leur proposerons une carte famille monoparentale avec des accès prioritaires aux services publics municipaux et des tarifs réduits. La jeunesse est également particulièrement touchée par la pauvreté. De plus en plus ont recours à l'aide alimentaire ou doivent travailler pour financer leurs études mettant à mal leur réussite. Je le constate dans mon métier chaque jour. Nous serons à leurs côtés et nous expérimenterons un revenu minimum jeune pour les moins de 26 ans. Nous devons aussi pouvoir rester chez soi aussi longtemps que l'on peut.
Pour cela, nous soutiendrons les dispositifs de qualité de maintien à domicile, les dispositifs d'habitat partagé et les EHPAD publics. En matière de logement, ces 20 dernières années, beaucoup de logements sociaux ont été détruits à Besançon et les reconstructions n'ont pas permis de les combler. Si je suis élue maire de Besançon le 22 mars, je prends devant vous ces engagements. Le premier est celui de mettre tout en œuvre pour que plus une seule personne ne soit à la rue à Besançon. Je suis de manière claire aucune expulsion sans relogement digne. En tant que maire, je signerai des arrêtés anti-expulsion. et les structures qui aident les personnes sans-abri.
Et ma main ne tremblera pas si je dois signer des actes de réquisition de logements vacants. Bien évidemment, Martin vous l'a dit tout à l'heure, mon engagement a commencé à la CIMAD. Et bien évidemment que nous prendrons toute notre part à l'accueil des migrants dans la dignité, notamment pour l'hébergement d'urgence, afin que par exemple aucun mineur en procédure de reconnaissance ne dorme à la rue. Notre engagement sera celui de lutter contre le logement indigne. Nous créerons donc une brigade du logement pour accompagner les locataires et lutter contre l'insalubrité et les troubles du voisinage.
Permettre à chacun, chacune de pouvoir se loger, cela passe aussi par le fait d'avoir des logements accessibles financièrement et suffisamment en nombre. C'est pourquoi notre politique sera de porter progressivement à 33% la part de logements conventionnés. Nous nous opposerons à toute nouvelle démolition et favoriserons les réhabilitations et nous construirons de nouveaux logements sur des zones déjà artificialisées afin de préserver les terres maraîchères menacées et les zones naturelles. Dans les nombreuses années, il existe une lutte importante à Besançon. C'est la lutte d'Eveth.
C'est au projet d'urbanisation d'Eveth, certes revisité par la majorité sortante, mais qui n'est toujours pas satisfaisant. Et ce dossier ne concerne pas que les habitants d'Eveth. C'est un choix politique qui en dit long sur la façon d'envisager les réponses face au changement climatique. La planète brûle, nous n'avons plus le temps de faire dans les demi-mesures. C'est une écologie populaire qui allie les questions sociales aux questions écologiques et qui vise à rompre avec le modèle productiviste. C'est pourquoi nous assumons de porter un programme de rupture.
Et d'ailleurs, les ralliements nombreux ces dernières semaines de militants écologistes à des listes insoumises à Montpellier, à Paris, à Toulouse. Ce débat fracture au sein même du parti des écologistes. Le dossier d'Eveth est une illustration de ces deux visions écologistes. Nous ne sommes pas d'accord avec le projet actuel au Veth qui vise à construire des immeubles de dix étages aux abords d'une zone humide et de jardins populaires. Nous nous proposons de gérer les espaces naturels sur le modèle des parcs naturels régionaux en élaborant collectivement un projet qui préserve et valorise la biodiversité, la richesse agronomique et le patrimoine vernaculaire de nos territoires.
C'est ce que nous appliquerons au Veth avec la création du parc naturel des Veth. A Besançon, plus ou moins important selon les quartiers, aux dernières élections qui témoignent d'une méfiance grandissante envers les élus. En même temps, qui pourrait leur retenir rigueur quand on voit les promenades des uns et des autres sous couvert de compromis ? L'un des piliers de notre programme est de promouvoir l'intervention populaire permanente dans les affaires de la ville et non pas juste tous les six ans au moment des élections. Citoyennes auxquelles tous les besoins leur nationalité ne respectent pas leurs engagements.
Ils sont plus épargnés par la montée des idées haineuses, racistes, homophobes, transphobes, sexistes et globalement discriminatoires. Les élus insoumis combattront de manière active toutes les dominations et les discriminations et notamment par la création d'un observatoire des discriminations cogéré par les associations et les habitants. Peux en sont comme d'entrevilles, le trafic et le grand banditisme gangrènent nos quartiers et assassinent nos jeunes. Je voudrais témoigner à nouveau aux habitants et aux habitantes de Planoise de mon soutien et présenter mes condoléances à la famille et aux proches du jeune homme décédé ce week-end sur fond de trafic de drogue.
Nous devons nous mobiliser pour garantir la sûreté de chacun et de chacune. Mais je refuse que l'on instrumentalise la peur et la douleur et la douleur de celles et ceux qui subissent ces drames. Car les candidats qui vous disent qu'ils vont régler cela en armant la police municipale et en mettant des caméras partout mentent. Nice et Nîmes, par exemple, deux villes gérées par la droite, sont les villes où il y a le plus de caméras en France. Pourtant, ces cinq dernières années, c'est une hausse de 80% des trafics et une hausse de 20% des actes violents. La lutte contre les trafics est une lutte nationale et internationale.
Elle relève de la compétence de la police nationale et non de la police municipale. L'État doit donc faire son travail et nous le lui rappellerons quand nous serons élus. Nous ferons de la tranquillité publique un enjeu important, mais en garantissant une présence humaine de proximité et des actions de prévention. J'aurai encore tant de choses à vous dire sur le projet que l'on porte pour Besançon, mais je voudrais aussi vous parler de la belle liste que je conduis faire mieux pour Besançon. Nous, les Insoumis, nous ne considérons pas que la politique est une affaire de professionnels qui saurait mieux que le peuple de quoi il a besoin.
C'est avec cette exigence que nous avons construit notre liste. Une liste d'union populaire autour d'un programme avec des militants associatifs, syndicaux, politiques, mais aussi des citoyens et citoyennes qui pour la première fois vont s'engager. Ils habitent Planoise, Saint-Ferjeux, Palande, Battant, Saint-Claude ou Mont-Rapon. Ils sont les professionnels de la jeunesse, enseignants, ingénieurs, travaux publics, cartographes, étudiants, artisans, retraités, chauffagistes. Ils sont les visages de notre ville. Et je voudrais les remercier pour leur confiance et leur engagement. Et c'est avec eux que nous allons entrer au Conseil municipal le 22 mars prochain.
Chers Byzantins, chères Byzantine, oui, cette élection est éminemment politique et dès le premier tour le 15 mars, votre vote comptera doublement. Il déterminera non seulement la composition du Conseil municipal mais aussi l'orientation politique majoritaire à gauche que nous souhaitons pour notre ville. L'élection municipale n'est pas une élection présidentielle où seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour. Toutes les listes qui feront plus de 10% seront qualifiées pour le second tour pour fusionner ou se maintenir. Alors, à celles et ceux qui sont inquiets de voir la ville passer à droite, je veux les rassurer. Ma position est claire et elle l'a toujours été.
Pour le second tour, si nous sommes en tête, nous proposerons à la liste de Mme Vigneault de nous unir pour battre la droite. J'attends la même clarté de sa part et de celle de ses alliés socialistes. La façon d'avoir une liste d'avoir une union au deuxième tour sur un programme clair, c'est de voter un soumis. Ceux qui vous font croire que le vote utile existerait dans une élection municipale, je vous invite donc à nous donner de la force et à voter pour une gauche de rupture et une compromission aucune avec le macronisme. Nous avons l'occasion de revendiquer la place de notre ville comme une terre d'innovation sociale, comme un âge populaire et de lutte antiraciste.
J'ai choisi une citation de Nelson Mandela qui résonne particulièrement pour Besançon, terre de Charles Fourier et terre d'utopie. Un gagnant est un rêveur qui n'a jamais abandonné.
Et la question de notre quotidien de militants et de militantes politiques suite à la mort de Quentin Deran qui a maintenant plus d'une semaine à Lyon. Et je voulais vous alerter ce soir les camarades parce que nous vivons chi un cap ces derniers temps. Il y a dans cette salle des gens qui ont vu leurs locaux de campagne. La France Insoumise a subi une alerte à la bombe parlementaire de menaces de mort, de menaces de viol et vous, la boule au ventre, la peur au ventre. Et je veux vous dire d'abord que ce climat-là a des responsables. La première responsabilité c'est la caste médiatique. En premier lieu les médias bollorés mais pas seulement puisque désormais tous les... l'extrême droite.
La seconde responsabilité c'est une responsabilité de la France Insoumise dans ce moment uniquement l'extrême droite. La France en politique a dit à Mathilde Panot présidente de notre groupe parlementaire qu'elle devait faire le ménage contre la France Insoumise est en train de voter Franck est mort à Lyon. Je leur dis qu'ils sont du mauvais côté de l'histoire parce que quand l'extrême droite sort de sa boîte elle n'y retourne. Donc à eux le message est clair.
Les démocrates à des gens qui ont été nous c'est-à-dire le programme du nouveau front populaire balance entre des groupes antifascistes et opérés c'est celui certes de la diabolisation de la France Insoumise qui les arrange mais dans le même temps celui de la dédiabolisation de l'extrême droite et de sa réhabilitation politique avec Marine Le Pen et M. Bardella qui se frottent les mains de voir qu'ils sont magiquement entrés dans le champ républicain de ce pays quand la France Insoumise en a été exclue.
Et je leur dis n'oubliez pas que l'extrême droite a tué dans ce pays que l'extrême droite continue de tuer dans ce pays et qu'elle est notre adversaire mortelle à toutes les élections parce que l'on sait les conséquences que ça peut avoir pour les personnes LGBT pour les personnes racisées pour les personnes musulmanes ou perçues comme musulmanes l'extrême droite et son arrivée au pouvoir est une question de vie ou de mort et donc ils nous trouveront sur leur chemin pour la combattre jusqu'à la fin. ...
des conséquences sur notre campagne des élections municipales et je veux dire et je sais que c'est le cas sur la liste aussi et toutes les Insoumises ont une place sur nos listes pour les élections municipales et je pense à Nordine Raymond à Bordeaux à Abdoulbar Djafar à Créctel à Sarah Frincard à Troyes qui ont subi des vagues de cyberharcèlement racistes et islamophobes depuis des mois et je dis à celles et ceux qui n'ont pas de propos clair sur la période qui ne savent pas différencier des groupuscules néonazis de l'antifascisme je leur dis regardez ce que vous êtes en train de faire parce que ça a des conséquences visibles sur nos têtes de liste mais invisibles parfois trop invisibles souvent sur tous nos concitoyens et toutes nos concitoyennes qui ont peur dans la période et donc je leur dis de faire face à leurs responsabilités de voir que ce week-end à Lyon c'était pas des gentils militants qui ont défilé qu'on a entendu des cris homophobes qu'on a entendu des cris racistes qu'on a entendu des cris islamophobes et qu'on a vu des saluts nazis et que ces menaces toutes ces menaces la libération de cette extrême droite qui se sent poussée des ailes avec l'aval de quasiment l'ensemble de la classe politique ça n'a qu'un seul but in fine faire taire la France insoumise au passage mais surtout faire rentrer le peuple chez lui briser l'espoir qu'on voit pourtant se lever avec cette campagne municipale parce que oui partout dans le pays l'insoumission continue de convaincre de remplir des salles comme c'est le cas ce soir ici au Grand Cursal et de convaincre qu'un autre monde est possible ici Jean-Luc Mélenchon était en tête en 2022 la France insoumise entre 2019 et 2024 a doublé son score c'est la tortue sagace locale de l'étape et elle nous reste avec sa liste et je dis attendre de nous faire taire à ce moment là non nous n'allons pas baisser les yeux nous n'allons pas nous laisser intimider nous allons continuer de mener campagne pour que les 15 et 22 mars l'abstention recule à Besançon comme dans partout dans le pays que les gens se sentent concernés par cette élection parce que oui les élections municipales la politique publique locale peut changer le quotidien des gens et c'était la deuxième chose dont je voulais vous parler ce soir parce que Séverine a égrené il y a plein de propositions il y a un programme sérieux comme partout ailleurs franchement moi je suis au chômage technique 200 propositions à Besançon les camarades font un boulot extraordinaire je voulais vous parler du fait que dans ce climat anxiogène de montée de l'extrême droite on voit aussi tout un discours pour se développer sur la guerre la nécessité que nos enfants aillent mourir au combat tout un discours extrêmement viriliste et belliciste qui se déploie depuis maintenant plusieurs mois et plusieurs années Macron en premier lieu chef de guerre puisqu'il ne sait plus quoi faire tellement il est perdu politiquement donc il est chef de guerre mais jamais réellement menace l'humanité sauf Séverine qui l'a fait un peu ici avant moi ce soir je veux parler du changement climatique et de ses conséquences et je veux vous parler de ça parce que ici c'est le doux qui déborde sur les berges sur le chemin de halage mais partout dans le pays ces derniers jours quand je me suis déplacée il y a des gens qui ont été privés d'électricité qui ont vu leur maison inondée qui ont vu leur jardin ravagé et tout ça n'est pas le fruit du hasard le changement climatique c'est aujourd'hui cinq fois plus d'épisodes climatiques extrêmes qu'il y a 50 ans mais ce n'est que le début et la Macronie nous fait perdre un temps précieux pour s'adapter c'est ce que disait Séverine Véziès les politiques locales elles nous permettront de nous adapter au niveau local de faire en sorte que les passoires thermiques soient moins nombreuses de faire en sorte qu'il y ait des îlots de fraîcheur de faire en sorte de pouvoir bien vivre correctement dans nos villes la Macronie nous conduit droit dans le mur parce que dans ce budget qui a été adopté vous le savez démocratiquement comme c'était prévu par 49,3 donc comme le fait systématiquement la Macronie dans ce budget il y a notamment une ligne qui est criminelle qui est la baisse de 300 millions du fonds vert le fonds vert ça paraît pas très sexy comme ça c'est la dotation pour que les collectivités s'adaptent au changement climatique pour que justement on soit un peu plus près à ce qui va nous tomber dessus et donc ce fonds vert a été diminué par l'extrême droite la droite climato-sceptique par la Macronie climato-sceptique aussi d'ailleurs et par le parti socialiste qui a refusé de voter avec nous la censure du gouvernement Lecornu et notre colère politique elle vient de là parce que qui va souffrir en particulier du changement climatique ça ne va pas frapper au hasard ce sera comme d'habitude les personnes les plus pauvres la pollution des sols est plus élevée dans les quartiers populaires la pollution sonore est plus élevée dans les quartiers populaires la pollution liée au travail est beaucoup plus élevée pour les ouvriers que pour les cadres et ce sont aussi les personnes les plus pauvres qui souffrent le plus de la chaleur et le plus du froid à cause des passoires et des bouilloires thermiques et donc la bifurcation écologique est une question de vie ou de mort de vie digne dans de bonnes conditions si jamais on s'y prend maintenant et qu'on peut infléchir les politiques climato-sceptiques qui sont menées je voulais rendre hommage à un homme qui était ouvrier âgé de 35 ans il est mort à Besançon en juin dernier en rentrant du travail parce que toute la journée il avait eu trop chaud sur le chantier sur lequel il travaillait ce sont pour ces personnes qui sont en première ligne du changement climatique et de ses conséquences que nous voulons mener une écologie populaire au niveau local parce que les 99% sont en première ligne dans notre pays les riches ont fait sécession il y a des ghettos de riches dans lesquels il y a tout et tout est privé et les gens ont les moyens et il y a des quartiers populaires dans lesquels il y a de moins en moins de services publics dans lesquels on galère de plus en plus dans lesquels il faut faire de plus en plus de distance avec moins de transports publics pour accéder à ces services publics et donc il existe une ségrégation spatiale et sociale dans les communes françaises aujourd'hui et donc l'espace urbain est un espace de domination et donc l'espace urbain l'espace communal est un espace où s'opère la lutte des classes et donc la France insoumise a un rôle à jouer pour les élections municipales des 15 et 22 mars parce que nous avons des propositions apportées en faveur d'une écologie réellement populaire c'est à dire qui ne se fait pas sans les gens et qui ne se fait pas contre les gens Séverine en a parlé d'ailleurs absolument brillamment avant moi les responsables du changement climatique doivent être désignés comme ils le sont je vous ai ramené une citation de Marx qui les désignait déjà il a dit la production capitaliste ne développe la technique et la combinaison du procès de production sociale qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse la terre et le travailleur c'est ça l'écologie populaire c'est protéger la terre et le travailleur et quand Marine Tondelier ne sait pas caractériser l'écologie quand elle nous répond l'écologie c'est l'écologie et qu'elle n'est pas capable de dire que l'écologie doit être anticapitaliste elle participe de fait à la promotion d'une écologie néolibérale qui fait la chasse aux plus pauvres qui met en place les zones à faible émission qui sont littéralement un dispositif de ségrégation sociale et spatiale pour que les plus pauvres ne puissent pas accéder dans les centres-villes et donc elle a une responsabilité de clarté dans la période Séverine l'a dit il y a des verts en ce moment des écologistes qui ont quitté leur parti et qui ont dit nous sommes les écologistes populaires nous voulons une écologie anticapitaliste nous voulons une écologie de rupture qui ne fait pas la chasse aux plus pauvres et nous sommes d'accord avec eux et nous leur souhaitons la très bienvenue et nous devons être en tête les 15 et 22 mars pour porter cette écologie populaire parce que le seul bulletin de vote dans cette élection pour l'écologie du peuple c'est Séverine Veillesse et la liste fermieux à Besançon vous le savez on ne changera pas tout avec les élections municipales mais ça peut être des bastions de résistance à l'extrême droitisation qui est en cours dans le pays ça peut être des bastions de justice sociale ça peut être des bastions où on renouvelle la vie démocratique et l'intervention populaire ça peut être des bastions où la vie quotidienne des gens est plus douce et donc c'est pour ça qu'il faut se battre de toutes nos forces pour ces élections municipales parce que ça préfigure ce que nous voulons voir advenir dans le pays en 2027 avec l'élection présidentielle et on a besoin de villes comme ça où vous êtes mobilisés on a besoin de la liste de Cédric Laitier à Pontarlier on a besoin de la liste d'Olivier Minard à Dijon de celle de Maryse Veherly à Montbéliard de celle de Jérôme Thirier à Sens de celle de Patricia Marc à Chenov de celle de Sébastien Roya à Vesoul de celle de Florian Choche à Belfort et de la détermination de ses camarades partout et je peux vous dire que les insoumis n'ont pas le moral atteint par la période des gens viennent nous voir tous les jours et nous disent tenez bon la diabolisation de la France insoumise n'a pas commencé avec ce qui s'est passé à Lyon la semaine dernière ça fait deux ans que vous êtes là dans cette salle à tenir bon sur la dénonciation du génocide à Gaza et nous continuerons la semaine dernière le ministre de l'Intérieur a décidé de classer la France insoumise à l'extrême gauche ça n'a pas de sens sauf à dire donc que l'extrême gauche en France fait 22% à l'élection présidentielle vous savez que c'est politique et vous savez que ce qu'ils veulent punir par là parce que nous ne sommes pas l'extrême gauche il existe une extrême gauche dans ce pays ce n'est pas une insulte ce n'est pas méchant que de le dire mais nous sommes la gauche la gauche de rupture et la gauche la plus puissante dans ce pays vous savez il voit ça comme une sorte de punition ce qu'a utilisé monsieur Nunez pour nous qualifier ainsi c'est qu'on fait trop le bazar à l'Assemblée nationale c'est que on dénonce les politiques macronistes avec des mots très forts c'est qu'on a dénoncé le génocide à Gaza bref on nous accuse d'être la véritable opposition au macronisme dans ce pays et nous allons continuer de l'être nous allons continuer de l'être avec des listes comme celle-ci qui incarnent l'union populaire au niveau local qui incarnent la résistance de gens qui sont engagés dans des associations qui sont syndicalistes qui par leur boulot ont une expérience du monde réel qui par leur vécu leur expérience intime ont une expérience du monde réel donc je suis très fière d'être venue soutenir Séverine Véziès ce soir et j'en termine avec les mots de Rosa Parks qui a dit vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites quand ce que vous faites est juste et ce que nous faisons est juste les camarades donc nous n'avons pas peur alors bientôt nous allons faire mieux à Besançon vous le savez et en réalité on va faire mieux partout ailleurs et il y en a qui ferraillent qui ferraillent dans les médias qui ferraillent en meeting qui ferraillent à l'Assemblée nationale la première d'entre elles c'est celle à qui j'ai l'honneur de laisser la parole maintenant député comme moi du Val-de-Main et présidente de notre groupe parlementaire à l'Assemblée nationale Mathilde Panot
ce soir Besançon
c'est un immense plaisir d'être avec vous ce soir un immense merci pour l'accueil chaleureux pour soutenir avec la vice-présidente de l'Assemblée nationale Clémence Guettet pour soutenir la liste faire mieux à Besançon et particulièrement à Séverine Vessiès avec qui j'ai l'honneur de militer depuis maintenant de longues années et voir une militante aguerrie à la tête de cette liste militante qui ne fait pas de la politique pour elle-même ni pour des places mais pour toutes celles et ceux qui ont impérativement besoin de nous voilà qui est Séverine Vessiès avec qui j'ai l'honneur France Insoumise et je salue Florian Choche qui nous manque à l'Assemblée nationale de travail pour les élections municipales qui arrivent bientôt et s'il y a une ambiance de travail c'est parce qu'à Besançon il y a une anomalie démocratique peut-être est-ce pour ça que nous sommes aussi nombreux et nombreuses puisque n'en déplaise à certains tient à personne si ce n'est aux habitants et aux habitantes qui décident pour leur propre avenir avec leur bulletin de vote les 15 et 22 mars prochains et je parlais de l'ambiance de travail c'est que Besançon a déjà exprimé des préférences dans ses votes il se trouve qu'en 2022 lors des élections présidentielles ce n'était pas qui avait été placé en tête la candidate des socialistes Anne Hidalgo qui avait récolté 2,18% ni même la candidature des écologistes avec Yannick Jadot qui avait lui recueilli 6,39% mais Besançon avait choisi de placer en tête Jean-Luc Mélenchon et l'avenir en commun avec 32,5% des voix lors des dernières élections législatives si toute la circonscription votait comme Besançon ce serait Séverine Bessiès qui serait votre députée et non je ne sais quel député Macroniste qui laisse passer des budgets de malheur comme ils en ont fait elle n'arrive pas dans n'importe quel moment avant d'en arriver dans le moment frontal dans lequel nous sommes actuellement je veux commencer par dire que les municipales arrivent dans un moment de fin de règne de la Macronie oui fin de règne de la Macronie avec un président de la république et un pouvoir qui essaye de se maintenir coup de cocot une politique dont plus personne ne veut dans le pays alors qu'ils ont été battus trois fois dans les urnes que Macron a dû user de cinq premiers ministres depuis 2022 et qu'ils ont dû utiliser 31,49,3 un budget ou par exemple la retraite à 64 ans Très-il à se maintenir alors qu'ils sont aujourd'hui en fin de règne et que manifestement plus personne ne veut d'eux et bien parce que certains les y aident et notamment le parti socialiste qui a refusé de censurer les différents gouvernements macronistes et qui du coup a laissé passer des budgets dans lequel il y a par exemple la suppression de 4000 postes de professeurs dans lequel il y a 4 milliards en moins pour la santé publique et notamment pour l'hôpital public alors qu'il est déjà à terre dans lequel il y a la baisse des allocations familiales jusqu'à 900 euros pour les familles les plus pauvres dans lequel vous trouvez des mesures directement issues du programme du Front National ou du Rassemblement National avec par exemple la suppression des APL pour les étudiants non européens ou encore alors que c'est un budget qui demande encore moins d'efforts aux plus riches de ce pays que le budget de l'année dernière qui demandait déjà des miettes qui propose par exemple et qui a mis en place une multiplication par deux voire par quatre des frais de timbre lorsque quelqu'un demande un titre de séjour ou une naturalisation voilà quel budget ils ont laissé passer et voilà quelle politique ils ont laissé continuer en sauvant ainsi Emmanuel Macron et bien il faut comprendre pourquoi les socialistes ont fait ça alors au départ vous vous rappelez s'il n'y avait pas de gouvernement du nouveau Front Populaire ils censuraient il n'y a pas de gouvernement du nouveau Front Populaire ils ont mis le cornu qui est le seul homme de ce pays qui a été dans tous les gouvernements macronistes depuis neuf ans ensuite ils ont dit s'il n'y a pas d'abrogation de la réforme des retraites alors nous censurerons et il n'y a pas d'abrogation de la réforme de la retraite puisqu'ils ont juste décalé le calendrier d'un an et ça j'en profite pour le dire nous ne serons jamais d'accord avec la retraite à 64 ans pour nous la retraite ça sera toujours 60 ans et ils ont expliqué il n'y a pas la taxe Zuckman vous savez juste le fait que les ultra riches de ce pays paient en moyenne autant que le reste du peuple de France s'il n'y avait pas la taxe Zuckman ils censuraient ce gouvernement il n'y a pas la taxe Zuckman ils n'ont pas censuré ce gouvernement ensuite ils ont expliqué que si le gouvernement ne renonçait pas au 49-3 alors ils censuraient ce gouvernement et vous avez vu que pour passer le budget en force ils ont utilisé trois fois le 49-3 alors quelle est la réalité de quoi ont-ils peur et bien c'est assez simple la raison pour laquelle ils ont refusé de censurer ce gouvernement c'est ce que monsieur Lecornu a dit à un moment s'il y a une motion de censure qui passe alors il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale donc la réalité c'est qu'ils n'ont pas censuré parce qu'ils ont peur du vote populaire et du retour devant les urnes alors dans ce cadre là si on comprend cela les élections municipales prennent une autre saveur c'est à dire qu'elles prennent aussi un autre sens évidemment ce que Séverine Vessiès a expliqué est très important les municipales sont l'occasion d'inventer le monde que nous voulons voir advenir d'améliorer la situation de chacun et chacune qui vit dans cette ville mais du coup elle prend un autre sens l'élection municipale devient aussi le moment à un an des élections présidentielles de débarrasser le pays de la Macronie et de ses alliés socialistes compris deuxième raison pour laquelle je suis heureuse d'être à Besançon c'est qu'en regardant ce qu'avait voté Besançon aux élections présidentielles de 2022 j'ai vu que Besançon avait aussi placé Le Pen et le RN à quasiment la moitié moins de son score national c'est à dire 10 points de moins que le score national oui Besançon est antifasciste quel est notre pays chacun sent la jonction qui est en train de se faire entre le bloc bourgeois et le bloc d'extrême droite où reviennent en mémoire plutôt Hitler que le Front Populaire vous n'aviez qu'à voir mardi dernier aux questions au gouvernement un Premier ministre le cornu ovationné par un arc allant de la Macronie en passant par la droite jusqu'au Rassemblement National oui il se passe quelque chose dans ce pays qui rend l'air irrespirable pour des millions de gens pour ceux qui sont victimes d'islamophobie pour ceux qui sont victimes de LGBT phobie dans ce pays pour les femmes de ce pays bref pour toutes celles et ceux qui ont un risque existentiel dans l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et bien je le dis nous nous sommes fiers d'être antifascistes et la première des choses que nous voulons rappeler c'est qu'il n'y a pas d'antifasciste dans ce pays s'il n'y a pas de fascisme et donc l'antifascisme est d'abord une réponse qui n'acceptera jamais de mettre sur un pied d'égalité ceux qui adorent le troisième rage ceux qui adorent et qui font des saluts nazis ceux qui sont des antisémites et des racistes notoires avec ceux qui justement tentent de défendre toutes les manifestations toutes les initiatives et tentent de résister au fascisme par l'autodéfense populaire disciplinée voilà ce qu'est l'antifascisme large dans ce pays et peut-être que c'est sur l'antifascisme qu'a été construite la république française c'est l'antifascisme qui a fondé le front populaire dans ce pays c'est l'antifascisme qui a résisté à l'occupation nazie dans ce pays oui nous nous connaissons l'histoire et certains feraient mieux de regarder ce qui s'est passé dans des livres l'extrême droite a toujours utilisé des martyrs pour cacher sa propre violence je vous invite à lire le livre des irresponsables de Chapoutot qui fait justement comprendre comment Eclair est arrivé au pouvoir et bien dedans il parle par exemple de janvier 1930 Horst Wessel ce cheffaillon de 22 ans nazi qui se fait tuer dans son appartement il a alors 22 ans à ce moment là les nazis instrumentalisent ce meurtre en font une chanson qui devient d'abord l'hymne nazi puis une chanson qui deviendra directement l'hymne allemand lorsque Hitler prendra le pouvoir en Allemagne l'hymne de l'Allemagne nazie évidemment les communistes sont accusés sans preuve ils sont d'abord pourchoissés persécutés avant d'être tout bonnement interdits et si vous ne voulez pas aller aussi loin regardez ce qui s'est passé de l'autre côté de l'océan en septembre 2025 lorsque Charlie Kirk est assassiné à ce moment là Trump de cette même manière instrumentalise là aussi la mort de Charlie Kirk commence par accuser les démocrates alors qu'il n'y a aucune preuve de cela puisque celui qui l'a tué est lui-même d'une famille d'extrême droite et qu'on ne sait pas exactement pourquoi il l'a fait mais bref il accuse les démocrates et vous vous retrouvez en Arizona avec un idéologue du trumpisme qui devant un stade rempli et entier commence à reprendre des passages entiers de Joseph Goebbels dans son discours jusqu'à les antifas et l'antifascisme qui ont été déclarés organisations terroristes aux Etats-Unis ce qui permet à la fin à Trump lorsque l'AIS sa milice raciste exécute René Nicole Goode auquel je veux rendre hommage ainsi qu'Alex Préti tous les deux 37 ans étaient en train de documenter les violences faites aux droits humains et bien comment Trump justifie-t-il ces exécutions ils expliquent que ces deux personnes qui ont été exécutées de balles dans la tête ou de balles au sol étaient des antifas terroristes voilà ce qu'ils ont dit oui nous connaissons l'histoire et nous savons ce qui se passe lorsque l'on glisse sur la pente et lorsque on met en équivalence deux extrêmes je le redis la manière dont est instrumentalisé ce drame dans ce pays est d'abord le fait de vouloir cacher la propre violence de l'extrême droite dans ce pays c'est l'extrême droite qui tue 90% des meurtres à caractère idéologique dans ce pays depuis 1986 sont les faits de l'extrême droite il y a depuis 2022 rien que depuis 2022 12 personnes qui ont été tuées en France par l'extrême droite et je signale qu'aucune de ces personnes n'a eu deux minutes de silence à l'Assemblée nationale ou même un mot d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron n'a jamais parlé de Frédéric l'argentin qui a été tué par deux militants du GUD vous savez le GUD qui a été financé à hauteur de millions par le Rassemblement national qui explique maintenant qu'ils n'ont plus aucun lien avec aucun groupuscule de même il n'a jamais parlé Emmanuel Macron de Djamal Benjabala qui a été assassiné il y a un an et demi tué devant sa fille de 9 ans à l'aide d'une voiture où il l'a écrasé devant les yeux de sa fille il n'a jamais cité aucun de ces noms et nous nous savons que l'instrumentalisation de ce drame sert d'abord à cacher la violence de l'extrême droite mais il faut comprendre le moment historique dans lequel nous sommes ils veulent faire ce qu'adorent faire les fascistes une inversion totale des valeurs alors après que les antiracistes c'est à dire nous soyons accusés de racisme par l'accusation d'antisémitisme parce que nous défendons le peuple palestinien et que nous en sommes fiers et que défendre le peuple palestinien n'a rien à voir avec l'antisémitisme mais tout à voir avec notre commune humanité après nous avoir expliqué et c'est ce qu'ils sont en train de faire maintenant que nous serions les violents que nous serions sortis du champ républicain on a même expliqué à Saint-Denis que nous nous étions alliés aux narco-trafiquants bon vous voyez l'ensemble des choses qu'ils mettent mais évidemment s'ils font ça c'est parce qu'ils veulent renverser le front républicain dans ce pays et donc expliquer que le danger ne serait plus l'extrême droite mais serait bien la France insoumise et cela va évidemment avec la destruction de la première force de gauche dans ce pays alors vous avez Aurore Berger qui évidemment demande notre dissolution je me demande bien ce qu'elle va faire quand on va être dissous parce qu'elle parle tellement de nous que je pense qu'elle va vraiment s'embêter si on n'est plus là mais vous avez Aurore Berger qui explique tranquillement aujourd'hui et vous allez voir comme c'est grossier qui appelle les candidats du Rassemblement National dans les élections municipales à se retirer pour faire en sorte que la France insoumise ne puisse pas gagner de mairie voilà l'inversion des valeurs qu'ils essayent de faire voilà pourquoi ils veulent faire en sorte que la France insoumise serait le danger mais ce n'est pas seulement notre force qu'ils sont en train de viser c'est aussi l'ensemble des institutions démocratiques de ce pays parce que je le rappelle quand vous avez un ministre de l'enseignement supérieur qui explique que dorénavant les conférences seront interdites dans les universités lorsqu'il y a le moindre risque de trouble à l'ordre public et bien je traduis ce que cela veut dire cela veut dire que Némésis l'action française l'oeuvre française et beaucoup d'autres seront ceux qui pourront décider dans la démocratie de savoir si une conférence peut se tenir ou non et puis après ce sera nos meetings et après ce sera notre capacité à faire campagne et bien je le dis il est inacceptable que l'extrême droite fasse la loi dans ce pays 82 ans après l'exécution de Missac Manouchian qui a été panthéonisé dans notre pays il y a deux ans 82 ans après jour pour jour une marche de néo-nazis se tient à Lyon est autorisée à Lyon avec des salu-nazis des chants homophobes et racistes au moment où une candidate LR qui soutient le gouvernement puisque LR soutient le gouvernement déclare tranquillement à Marseille que ses valeurs sont celles du pétainisme travail, famille, patrie sans que ça n'émeuve grand chose au moment où une ministre de la République Aurore Berger explique que nous sommes l'anti-France c'est-à-dire une expression directement des théoriciens d'extrême droite et bien que je fasse le ménage dans mes idées dans je ne sais quoi et dans mon groupe parlementaire je passerai sur le fait que comme je suis une femme politique vous avez un premier ministre qui me demande de faire le ménage et bien je vais vous dire monsieur le cornu c'est vous qui devez faire le ménage oui il faut faire du ménage dans ce pays face à ceux qui détruisent les institutions républicaines en refusant de respecter le vote du peuple sur ce qui s'est passé en France avec le scandale Epstein et le scandale de paix de criminalité alors désolée je parle beaucoup d'Aurore Berger mais comme elle a dit beaucoup de bêtises j'en profite pour lui répondre il faut faire le ménage avec ceux parce qu'elle dit que nous sommes le marche-pied de l'extrême droite alors madame Oh Berger il se trouve que rappelez-vous quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 il y avait 8 députés d'extrême droite dans cette assemblée qu'en 2022 il y a eu après 5 ans de Macronie 89 députés d'extrême droite qu'en 2024 c'était 144 députés d'extrême droite et donc que les premiers responsables qui ne font pas le marche-pied mais directement la courte échelle les premiers responsables de la montée de l'extrême droite dans ce pays ce sont les macronistes avec qui ils pourront et tourner la page de ce monde de malheur le ministre des comptes publics qui vient d'être nommé à la tête de la cour des comptes madame de Montchalin qui ment sciemment devant la représentation nationale en expliquant qu'aucun millionnaire ou milliardaire de ce pays ne paie zéro euro d'impôt sur la fortune sur le revenu qu'est-ce qu'on apprend juste après derrière qu'il y a 13 000 millionnaires dans ce pays qui ne paient pas un euro d'impôt sur le revenu ce qui est un scandale absolu et qui est inadmissible dans une république sociale il faut faire le ménage monsieur le cornu quand votre ministre des affaires étrangères nous fait honte puisqu'aujourd'hui c'est le jour où la France a redit officiellement devant le comité des droits humains de l'organisation des Nations Unies que la France demandait la démission de Francesca Albanese pour une phrase qu'elle n'a jamais prononcée et bien si depuis Besançon notre totale solidarité et des associations fait exister à chaque moment depuis plus de deux ans une autre voie de la France celle qui respecte le droit international que le cornu faites le ménage chez vous mais comme nous savons que vous n'allez pas le faire que vous avez gardé pendant des mois un certain monsieur Retailleau qui glorifiait les belles heures de la colonisation criait abat le voile et parlait des jeunes des quartiers populaires comme étant une régression vers les origines ethniques et bien comme nous savons que vous n'allez pas faire ce ménage nous le ferons nous-mêmes et je le dis en 2000 ce que dit l'extrême droite et certains des ministres synchronistes aujourd'hui la France notre pays ne sera jamais une nation ethnique car je le redirai autant de fois qu'il le faudra la France n'est pas une couleur de peau toutes les couleurs de peau sont françaises la France n'est pas une religion il y a beaucoup de religions en France et même beaucoup de gens qui n'ont pas de religion la France n'est même pas une langue car nous partageons la langue française avec 28 autres pays dans le monde la France c'est d'abord proclamer pour soi-même et pour les autres liberté égalité fraternité ils nous tapent autant dessus c'est d'abord parce qu'ils ont peur de nous ils ont peur de nous parce que nous allons mettre fin aux privilèges des plus riches dans ce pays lorsque nous demandons la cantine gratuite pour tous les enfants de ce pays lorsque nous demandons des accompagnants d'élèves en situation de handicap pour que les enfants en situation de handicap puissent être éduqués dignement dans ce pays et avoir une éducation digne lorsque nous demandons des moyens pour les soignants pour que plus personne ne meure sur un brancard dans ce pays lorsque l'initiative citoyenne pour cesser d'être dans une république où un homme seul Emmanuel Macron peut décider pour tout le reste et même contre tout un peuple comme il l'a fait sur la retraite à 64 ans et bien lorsque nous disons cela d'abord ils savent que nous le ferons et ils ont raison de nous croire parce que nous ferons ce que nous avons dit et nous disons ce que nous allons faire mais en plus de cela rendez-vous compte à quel intérêt nous sommes en train de nous attaquer peut-être ne réalisez-vous pas ce que ça veut dire quand on dit que les plus riches de ce pays ont vu leur fortune multipliée par deux depuis 2017 et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron pour comprendre ce qu'ils nous ont volé il faut comprendre que l'argent qui a été pillé par ces ultra-riches a 10 000 créations de postes de professeurs payées pendant 400 années voilà ce qu'ils nous ont volé et pendant ce temps il y a nous augmenterons les salaires oui nous mettons en terre à cela et qu'ils se sont aperçus de quelque chose de très très très embêtant en juin et en juillet 2024 dernier rappelez-vous en 2024 comme d'habitude on vous explique que c'est impossible que nous n'y arriverons jamais il y a 27 sondages sur 27 qui donnent tous l'extrême droite en tête et l'extrême droite est arrivée troisième et nous sommes arrivés premiers d'abord parce que la jeunesse les villes populaires les militants politiques associatifs et syndicaux de ce pays ont sauvé la république de l'extrême droite en allant massivement aux urnes mais du coup quand il est réalisé ils ont un gros problème nous sommes plus nombreux et nombreuses qu'eux lorsque vous faites une politique pour les riches il faut condamner beaucoup de gens à la pauvreté au mal logement à la faim et que lorsque vous avez par exemple Bernard Arnault qui détient la fortune équivalente à 9 millions de personnes au SMIC et bien lorsque une voix vaut une voix lorsque vous allez aux urnes je vous assure que la voix de Bernard Arnault ne pèse rien face à toutes celles et ceux qui ont été appauvris par leur politique oui nous avons la force de les battre et je dois dire que les scores que nous ferons un peu partout pour les élections municipales nous aideront dans la bataille suivante même si je prends comme un extrêmement bon signe le fait que François Hollande nous ait expliqué qu'il promettait que nous ne serions pas au second tour de l'élection présidentielle comme François Hollande ne tient jamais ses promesses c'est de très bonne augure tâche politique que nous avons toutes et tous oui nous avons la force non seulement de tourner la page de la Macronie mais aussi de battre l'extrême droite dans ce pays cela commence par les élections municipales qui prennent là aussi un sens particulier je le disais inventer le monde que nous voulons commencer à débarrasser le pays de la Macronie et de ses alliés mais aussi antifascistes voter pour face à l'extrême droite chacun et chacune aille voir ses voisins ses proches ses collègues pour leur rappeler les dates les 15 et 22 mars est-ce que tu es bien Léa ?
est-ce qu'il faut faire une procuration ou non ?
parce que c'est justement sur la participation que nous allons gagner ces élections et la deuxième chose c'est que aider dans la dernière ligne droite de la campagne il y a des gens qui peut-être n'ont jamais entendu parler non seulement des dates des élections municipales mais des programmes qui vont avec et donc il est vital de continuer à aller porte après porte marcher après marcher rue après rue convaincre les gens d'aller voter et pour cela il faut rejoindre la campagne et vous pouvez le faire juste après cette réunion pour venir aider dans les quelques semaines et quelques jours qui restent avant le premier tour puis le second tour de cette élection municipale oui rejoignez-nous pour nous aider parce que nous avons besoin du plus de monde possible qui y compris nous aidera dans la bataille qui suivra celle des élections présidentielles alors les mots d'une résistante à l'occupation nazie qui était elle aussi antifasciste aux côtés de beaucoup de gens de ce pays et je sais que ici certains se rappellent y compris de gens de droite qui disaient que ce qui les réunissait dans la résistance c'était l'antifascisme et bien cette résistante Lucie Aubrac disait résister se conjugue au présent oui nous avons la force d'inventer un autre avenir à la victoire tenez bon
Mathilde Panot