🔴 Mamdani, budget, stratégie LFI : Manuel Bompard, invité de France Inter !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue Manuel Bompard. Bonjour. Merci.
Merci à vous d'avoir accepté notre invitation. À mes côtés pour vous interviewer, je salue Alix Bouillagué de France Télévision. Bonjour Alix.
Bonjour Alexandra. Bonjour à tous. Avec vous tout à l'heure, on retracera le parcours du docteur en mathématique Manuel Bonpard.
Oui, parce que rien ne vous prédestinait Manuel Bompard, à faire de la politique. Aujourd'hui, vous avez les deux pieds dedans et on va se demander jusqu'où vous comptez aller. Françoise Fressos du journal Le Monde est également à nos côtés.
Bonjour Françoise. Bonjour à toutes et tous. Avec vous, on va se projeter comme tous les dimanches jusqu'en 2027.
Sur quel sujet avez-vous envie de faire le point ce dimanche ? Alors, c'est pas Manuel Bompard, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon avec cette questionnement vers une 4e candidature. Est-ce que cette fois c'est la bonne candidature ou est-ce que c'est la candidature de trop ?
Mais d'abord Manuel Bonpard qui sourit déjà, 5 minutes d'actu entre quatre yeux. Le budget de la sécurité sociale continue d'être examiné à l'Assemblée. Est-ce que mercredi vous allez vraiment voter contre la suspension de la réforme des retraites ?
Alors, si on a la possibilité d'abord d'aller jusque au vote du budget de la sécurité sociale, je vous confirme notre volonté de rejeter ce budget. Mais ce n'est pas certain à ce stade qu'on aille jusqu'à son terme puisque vous savez, il y a des délais constitutionnels qui encadrent le temps que dont l'Assemblée nationale dispose pour pouvoir examiner ce budget. Et au vu du nombre d'amendements qui nous reste et du nombre de séances qui nous restent, le plus probable aujourd'hui c'est que mercredi le budget ne soit pas voté ni d'ailleurs adopté ni rejeté et qu'il parte au Sénat avec la possibilité dans ce cadre là pour le gouvernement de choisir lui-même les amendements qu'il retiendra.
Alors, le gouvernement qui dit par exemple à Améli qui dit "Non, c'est faux, ça c'est une fake news encore des insoumis, le gouvernement reprendra tous les amendements qui ont été votés." Ah ben le gouvernement a la possibilité de choisir les amendements qu'il retient. S'il décide de retenir tous les amendements, il retiendra tous les amendements.
Mais en tout cas, les parlementaires n'auront pas l'opportunité de se prononcer pour adopter ou rejeter le budget de sécurité. Qui voulez vous prononcer ? Je repose ma question sur vous inquiétez pas.
B c'est important quand même parce que c'est c'est quelque chose la la suspension de la réforme des retraites c'est une chose pour laquelle les salariés sont descendus par millions euh dans les retraites l'abrogation. Mais dites-moi sur la suspension c'est quand même une différence. Mais il n'y a pas de suspension de la réforme des retraites dans ce budget de la sécurité sociale.
Il y a effectivement une mesure qui a été accordée par monsieur le cornu qui a un décalage de l'entrée en vigueur de la retraite à 64 ans d'un an. C'est-à-dire que initialement c'est les gens né en 1968 qui devaient partir à la retraite à 64 ans. Si le projet de monsieur le cornu allait jusqu'à son terme, c'est les personnes qui sont nées en 1969.
C'est un décalage d'un an de l'entrée en application de la retraite à 64 ans. Mais non mais moi madame je suis défavorable à la retraite à 64 ans. Je considère que d'ailleurs ça a été une forfaiture antidémocratique, un passage en force.
Donc moi je me bats pour l'abrogation de cette réforme. Marléon Marie Léon, c'est un syndicat. C'est elle justement qui a emmené des millions de personnes avec la CGT.
Représentante de la CFDT. Elle dit que l'argument du de la suspension qui serait en fait un leur et qui ne suffit pas, c'est un argument de loser. Ce sont ces mots, ce sont pas les miens.
Ceux qui considèrent qu'en 2027, ben en fait la gauche a aucune chance et donc que fatalement la réforme borne s'appliquera. Est-ce que c'est comme ça que vous raisonnez ? Est-ce que vous vous dites la suspension suffit pas parce que on a aucune chance en 202.
D'abord, je vous ai dit que ce n'était pas une suspension. Je vous ai expliqué pourquoi. Et deuxièmement, MarieLise Léon, elle dit que c'est une victoire là, c'est un salari.
Moi, je suis pas Marie Lise Léon. Donc, si vous voulez interviewer Marie-Lise Léon, inventez, invitez là. Mais là, en l'occurrence, c'est moi que vous avez en face de vous.
Or, qu'est-ce que je vous dis et que les gens qui nous écoutent doivent pouvoir comprendre, c'est que faire croire que ça va être un progrès pour les gens, un décalage d'un an de l'entrée en vigueur de la retraite à 64 ans, quand elle est financée dans le budget de la sécurité sociale par un gel des pensions de retraite l'année prochaine, une sous-indexation pendant 4 ans des pensions de retraite, c'est-à-dire que y compris les salariés qui pourraient peut-être, et il y en a pas beaucoup, bénéficier du fait qu'il gagnent 3 mois sur le départ à la donut, n'est-ce pas ? Est-ce que ça n'est pas dans le débat ? Laissez-moi aller au bout de ma démonstration si vous voulez bien.
Même ces personnesl qui gagneraient peut-être 3 mois, elles perdent davantage parce que leurs pensaux de retraite serait sous-indexé pendant 4 ans. Donc en fait, on fait croire aux gens, c'est comme si on disait aux gens, "Vous devriez être content, on va vous donner 1 € mais dans le même temps, on vous en reprend 5- s'appelle pas un progrès ça. Est-ce que c'est pas ce débat qu'il faudrait avoir ?
Est-ce que vous l'avez ce débat ? là, on l'a à l'Assemblée nationale et évidemment il n'est pas acceptable que pour que ce décalage de 3 mois puisse voir le jour, il faut avaler l'ensemble du budget de la sécurité sociale, c'est-à-dire entre 12 et 15 milliards d'euros d'économie sur le budget de la sécurité sociale. Pas ce qui est en train de se passer, n'est-ce pas ?
Madame, c'est exactement ce qui est en train de se passer. Pardonnez-moi, le budget de la sécurité sociale, c'est moins 7 milliards d'euros d'économie sur la santé. Euh c'est 3 milliards pour l'année blanche, c'est 3 milliards sur le gel des pensions de retraite.
Donc vous vous aurez du mal à faire croire aux gens qui nous écoutent que c'est un progrès. Moi s'il y avait la possibilité d'avoir le décalage sans les contreparties, très bien, je prendrai. Mais il y a pas.
Ce matin dans le Parisien, le premier secrétaire du Parti socialiste est Saingland avec les insoumis, vous l'avez lu, j'imagine. Quand on prétend défendre les salariés, on ne pratique pas la politique du pire au nom d'un grand soir qui ne vient jamais. Vous dites Olivier Fort.
Mais moi en fait, je ne pratique pas la politique du du pire ou du gros soir. Ce que dit Olivier Fort est juste faux. Mais vous savez, quand on prétend ne pas voter la suspension en disant nous on veut l'abrogation, même quand on prétend défendre les salariés, quand on prétend défendre les retraités et quand dans le même temps le gouvernement a l'intention de faire la poche des retraités et des salariés, notre devoir quand on prétend les défendre et je prétends les défendre, c'est d'empêcher le gouvernement de faire ça.
C'est pas de le laisser faire. Or, ce que fait le Parti socialiste aujourd'hui, c'est en quelque sorte de vendre des illusions et de laisser passer là par exemple hier les recettes du budget de la sécurité sociale, c'est donc d'avalyer l'idée qu'il va y avoir entre 10 et 15 milliards d'euros de coupe dans le budget de la santé, dans le budget de l'hôpital. Donc excusez-moi mais ça c'est l'inverse du programme que j'ai défendu devant les électrices et les électeurs et c'est d'ailleurs l'inverse du programme que Olivier Fort a défendu devant les électrices et les électeurs.
Le PS lui évidemment revendique sa stratégie, une stratégie des petits pas et des victoires. Alors donc la suspension de la réforme des retraites, le rétablissement d'une forme d'ISF, le dégel du barême de l'impôt sur le revenu, un milliard un milliard de plus pour l'hôpital. Incroyable.
Est-ce que vous vous les comprenez et vous vous revendiquez quoi ? Non, mais madame euh d'abord excusez-moi de vous le dire mais là la liste de des des choses que vous venez de faire Oui, je sais mais je sais pas votre rôle c'est pas juste de répéter ce que dit le Parti socialist quand même vérifier. Mon rôle est d'essayer de comprendre où vous en de le vérifier.
Est-ce que l'Assemblée nationale a voté un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune ? La réponse est non. Ce n'est pas vrai.
Il y a eu une modification de ce qu'on appelle l'impôt sur la fortune immobilière où on a transformé un barem progressif par un barem avec un taux fixe de 1 %. Très concrètement, ce qu'a fait l'Assemblée nationale, c'est faire un cadeau aux multimilliardaires, aux plus riches parce que ils perront moins d'impôts sur la fortune en l'occurrence immobilière puisque c'est comme ça que ça s'appelle si ce projet devait voir le jour que c'est le cas aujourd'hui. Vous avez cité dans les victoires du Parti socialiste la réindexation du barême de l'impôt sur le revenu.
C'est un amendement que nous avons voté nous que le Parti socialiste n'a pas voté. Ils ont voté contre. Alors si vous voulez maintenant expliquer que les points sur lesquels ils ont voté contre, c'est des victoires du Parti socialiste, ça va commencer à être un petit peu compliqué à convaincre.
Maintenant, vous m'avez posé la question. Nous ce qu'on fait, on se bat pour essayer d'enlever un maximum de mauvaises choses de ce budget, mais on ne se fait pas d'illusion et on ne vend pas du rêve aux françaises et aux Français. Et on sait qu'à la fois, le gouvernement a l'intention de les ramener notamment par la commission mix paritaire, c'est-à-dire par le Sénat.
Et donc, la fin, nous allons rejeter ce budget. Nous allons rejeter ce budget de la sécurité sociale parce qu'il y a rien à attendre de ce gouvernement. Et est-ce que je vous ai bien compris mercredi, si vous arrivez au moment où il faut voter sur la suspension de la réforme des retraites, vous voterez contre cette suspension C'est nous avit commission et il n'y a aucune raison que nous choses différentes à l'Assemblée nationale en en hémicycle pour la raison que je vous ai quel est l'espoir sur l'abrogation ?
Vous avez quel espoir sur la possibilité de faire passer l'abrogation ? C'est votre niche du 27 novembre ? Non mais avec ce gouvernement je n'ai aucun espoir de faire passer l'abrogation de la réforme des retraites.
C'est pourquoi si on veut l'abrogation de la réforme des retraites, il faut faire tomber ce gouvernement parce que vous savez c'est quand même incroyable. Il faudrait attendez c'est quand même incroyable. Il faudrait faire passer comme un progrès le fait d'avoir un vague décalage alors que il y a une majorité de députés qui sont pour l'abrogation.
Il suffirait que le gouvernement dise très bien, les députés votent et si les députés votaient, l'abrogation de la réforme des retraites serait votée. On ouvre la discussion, vous voyez. Donc moi, je continue à me battre pour l'abrogation de la réforme des retraites et pour ça, ça passe par la censure de ce gouvernement.
On ouvre la discussion avec une question de Françoise Fressose. La censure du gouvernement, comment comptez-vous l'obtenir ? Là, on a l'impression que votre stratégie, comme d'ailleurs celle du Rassemblement national, d'obtenir soit la destitution, soit la distribution, ça ne marche pas.
Qu'est-ce qui vous fait encore espérer ? Est-ce que vous allez essayer d'avoir avec vous les écologistes et le parti communiste ? Est-ce que des discussions sont engagées avec eux ?
Racontez-nous quelle est votre stratégie aujourd'hui alors que encore une fois, on a l'impression que vous êtes un peu en difficulté par rapport à votre ambition du début. Alors, non, je me sens pas du tout en difficulté. C'est très simple madame Fresseuse.
Il y a eu une motion de censure il y a à peu près maintenant un mois à l'Assemblée nationale qui a échoué à 18 vous après. Euh vous me parlez des écol je je vais vous répondre à vos questions, vous inquiétez pas. Les les écologistes, les communistes avaient voté favorablement cette motion de censure.
Si elle n'est pas passée, c'est parce que les socialistes ne l'ont pas voté. Donc mon objectif, moi, c'est d'obtenir la chute de ce budget, de ce budget de la sécurité sociale pour protéger les Français. La chute de ce gouvernement, ça passe par le fait de redéposer une motion de censure et nous redéposerons cette motion de censure à partir du moment où nous avons une certitude que celle-ci puisse être votée.
Donc mon espoir, bah on va voir comment le calendrier avance, mais il me semble évident que avant Noël, sans doute au début du mois de décembre, il y aura une nouvelle motion de censure parce que tout le monde aura sous les yeux à ce moment-là la réalité de ce que sont le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale. Et je n'ose croire que les députés socialistes puissent accepter un budget de la sécurité sociale. Vous savez pas encore dans quel état sera la copie.
Ça sera au moment de la CMP. C'est ça que vous au moment de la CMP, au moment du retour devant l'Assemblée nationale. Vous savez, c'est très compliqué peut-être pour les gens qui nous écoutent mais il y a plusieurs hypothèses sur la table.
Il y a l'hypothèse que à la fin il y a une commission mixe paritaire et donc une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale et donc là on aura une vision précise euh de ce budget de ce budget de la sécurité sociale. Il y a l'hypothèse que les délais parlementaires soient totalement excédés, que le gouvernement puisse légiférer par ordonnance. C'est votre rêve ça en fait ?
Ah non, c'est pas mon rêve. Non, moi vous savez, je suis parlementaire et les ordonnances, ça n'a jamais été utilisé en France sur le budget depuis 1958. Donc si le gouvernement va au coup de force jusqu'à passer son budget par ordonnance, alors là oui, c'est clair qu'il y aura une motion de censure et je crois que le gouvernement sera renversé.
Manuel BP, le vote d'hier sur le volet recette hein du projet de loi de finance de la sécurité sociale est assez éclairant. Vous avez voté contre avec le Rassemblement national. Vos petits camarades euh communistes et écologistes, ce sont eux abstenus.
Est-ce que ça veut dire que euh vous vous êtes dans l'hémicycle pour faire en quelque sorte dérailler le système ? C'est ce que vous dit la ministre des comptes publics, Amélie Monchalin, qui vous classe dans la catégorie arnaqueur et lisionniste, la même catégorie que le Rassemblement national. Est-ce que vous marchez main dans la main avec eux ?
Franchement madame, moi je fais mon travail à l'Assemblée nationale et je défends j'essaie de défendre les propositions politiques qui sont celles pour lesquelles les électrices et les électeurs ont élu les députés de la France insoumis. Et madame Monchalin ferait mieux de se rendre compte que c'est son budget qui risque de faire dérailler le pays. Est-ce que vous savez que les prévisions économiques sur le budget de monsieur le Cornus traduirait par une division de la croissance par deux l'année prochaine ?
Donc vous voyez, pardon, mais les écologistes et les communistes vous ont lâché en quelque sorte. Ça c'est la grande nouveauté. Les socialistes on étaient habitués mais mais eux c'est c'est un fait nouveau.
Madame madame il y a eu hier une abstention de une majorité du groupe écologiste. Je suis d'accord avec vous. Je suis d'accord avec vous même s'il faut aussi dire qu'un certain nombre de députés écologistes et de députés communistes, eux ont voté contre comme nous.
Il n'y a pas eu que les insoumis qui ont voté, mais c'est surtout une mauvaise nouvelle pour le pays parce que le raisonnement qui était celui du Parti socialiste y compris jusque là, c'était de dire en fait on on sera fixé au moment de la fin de l'examen sur les recettes parce qu'on saura quelles sont les marges de manœuvre dont on dispose sur les dépenses. Il n'y a eu quasiment aucune recette nouvelle dégagée sur le budget de la sécurité sociale en acceptant un budget de la sécurité sociale dans quel sur les revenus du capital. C'est vrai.
C'est pour ça que je vous dis quasiment madame, c'est-à-dire que en gros, il y a eu il était prévu 15 milliards de coupes dans le budget de la sécurité sociale. Ils ont réussi à rajouter 3 milliards mais il y a aussi à peu près 3 milliards qui sont ressortis parce qu'un certain nombre de mesures qui étaient prévues ont été annulées. Donc en fait, on est toujours à peu près au même niveau.
Si à la fin vous avez pas de recette, il y a pas 10000 solutions. À la fin forcément, il va falloir faire payer la facture sur les dépenses. et payer la facture sur les dépenses, ça veut dire réduire les indemnisations pour les personnes qui sont atteintes euh par exemple de maladies de longue durée.
Ça veut dire par exemple doubler les franchises médicales. Donc ça ça a des conséquences très concrètes sur la vie des gens. Ben moi je suis contre ça sur ce cadrage économique, on a 3000 milliards de dettes, on va être à 118 % de de de dette. 3500 milliards de dettes, 118 % de dette.
Euh on a une charge des intérêts de la dette qui va devenir le premier budget du pays. Est-ce que vous vous placez dans le cadre où il faut revenir sous les 3 % de déficit en 2029 ? Est-ce que c'est ça trajet ?
Je pense que d'ici à 2029, c'est juste impossible et ceux qui disent qu'ils vont le faire n'y arriveront pas. Puis pour la raison que les les budgets de ce qu'on appelle d'austérité ou de coupe euh que monsieur le cornu met sur la table se traduisent par un ralentissement de l'activité économique. Je vous le disais les équipes et vous les recettes c'est sur les les entreprises essentiellement.
Madame, la situation actuelle, le le déficit aujourd'hui supérieur à 5 % en France, à un moment, faudrait quand même que ça soit dit et vous pouvez vérifier ces chiffres. Depuis que Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, les dépenses publiques en proportion du PIB, elles n'ont pas augmenté. Elles ont même légèrement baissé.
Ce qui a ce qui a été réduit depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, c'est les recettes. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron a une politique qui était une politique qu' a appelé politique de l'offre.
Je fais des cadeaux aux plus riches, je fais des cadeaux aux grandes entreprises et j'espère que ça se traduise par un impact sur l'économie réelle. Voilà, cette politique-là, elle a profité elle a profité à 80 fois plus aux 5 % les plus riches qu'au 5 % les plus pobres. Et c'est à cause de ça qu'aujourd'hui on a effectivement un déficit qui est trop important.
Donc qu'est-ce que moi je vous dis ? Je vous dis si vous voulez résoudre le problème qui nous est posé, vous devez rétablir des recettes. Et ces recettes ça veut dire et on est déjà à 45 % de taux de prélèvement obligatoire.
On est numéro 2 dans la zone eur. pas, on compte plusieurs fois les les on compte plusieurs fois un certain nombre de choses. Attendez franchement, soyons soyons sérieux.
Les la la les 500 plus riches dans ce pays, ils ont vu leur patrimoine doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Donc oui, excusez-moi de vous dire qu'aujourd'hui, c'est sur eux qui devraient faire des économies plutôt que diviser par deux la prime de Noël sur les allocataires du RSA. Vous voyez, c'est une question de choix politique.
Moi, je préfère faire payer les milliardaires que les allocataires du pas de majorité à l'assemblée pour la taxman. Bah oui, ben c'est la raison pour laquelle je pense qu'il fallait censurer le gouvernement et le Parti socialiste disait d'ailleurs si la taxman n'est pas adoptée, nous censurerons le gouvernement. Elle n'a pas été adopté.
Ils n'ont pas l'intention aujourd'huver. On voit quand même qu'avec ce vote d'hier, je reviens, excusez-moi à ça, mais c'est quand même la grande nouvelle, c'estàdire que les insoumis, vous êtes quand même isolés au sein du camp de gauche. Imaginons des législatives anticipées.
Est-ce que vous croyez toujours à la capacité de cette gauche à s'unir ? Ne dites pas des choses qui compriment mathématiquement non justement mathématiquement elles ne tiennent pas. Par exemple parmi l'ensemble des parlementaires du Nouveau Front populaire, il y en a davantage aujourd'hui hier qui ont voté contre les recettes du budget de la sécurité sociale que pour.
Donc me dites pas que je suis isolé. Maintenant je regrette, je n'ai pas de problème à vous le dire. Je ne comprends pas et je regrette la décision des écologistes et des communistes de s'abstenir sur le les budgets les recettes du budget de la sécurité sociale et comme il y aura à la fin un vote sur le budget final, j'ose espérer qu'ils vont se ressaisir et qu'ils vont comprendre que le programme du nouveau populaire c'est de voter contre gauche.
Assiste-ton au retour des de gauches irréconciliables ou pas ? Mais non mais en fait les les électrices et les électeurs de gauche ils ne sont pas d'accord avec la stratégie du parti socialiste. D'habitude d'ailleurs, vous vous regardez les les sondages, les enquêtes de popularité.
Peut-être vous avez vu par exemple l'enquête de popularité ce matin qui est publiée par le journal La Tribune de dimanche. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que dans le bloc de gauche, ceux qui tiennent bon sur la censure et le rejet euh du de la politique d'Emmanuel Macron, il progresse.
C'est qu'à l'inverse, quelqu'un comme Olivier Fort qui est allé, de mon point de vue, se fourvoyer dans un accord avec monsieur le Cornu est en train de s'affaisser. Donc en fait, les électeurs de gauche, y compris les militants et les électeurs du Parti social, ils sont pas d'accord avec Beauchage. Imaginons législative au municipal, vous la gauche va se retrouver.
Moi, je souhaite je souhaite que les électrices et les électeurs de gauche se retrouvent autour de ceux qui ne transigent pas sur les principe qui reste cohérent avec lesord avec les socialistes par exemple pour les municipales. Ça se traduit comment ça ? Aux élections municipales ou législatives ou municipal. aux élections municipales, il y aura effectivement différentes candidatures dans les l'essentiel des grandes villes.
C'est clair. D'ailleurs, les Partis socialistes a même dit à Paris, vous l'avez peut-être vu, pas d'alliance avec la France assoumise ni au premier tour au tour. Qu'est-ce que vous faites ?
Moi moi si je suis les je les listes de conduites ou menées par la France à assoumise ou soutenu par la France assoumise évidemment dans un second tour aux élections municipales, elle propose aux autres listes de gauche de se rassembler pour battre la droite et l'extrême droite comme on l'a toujours fait. l'union au deuxème tour. Ben moi, je souhaite qu'on puisse faire l'union partout où on est en tête en proposant aux autres de fusionner avec nous.
Ben ça dans ce cas, il faut que vous posiez la question au Parti socialiste. Mais c'est à vous là que je pose parce que c'est vous c'est vous êtes notre invité aujourd'hui. J'entends très bien mais ceux qui décident de fusionner leur liste ou pas, c'est les listes qui sont en tête.
D'accord ? Donc moi je réponds à ce que je peux répondre. Si notre liste est en tête, on cherche à créer les conditions de rassemblement.
Pour le rest, vous êtes prêt à vous maintenir ? Et ben pour le reste on est prêt à en discuter mais pour l'instant les socialistes disent qu'il n'est pas question de fusionner avec non mais ça c'est au Parti socialiste qu'il faut poser cette question. Pouvez pas me reprocher à moi.
Vous pouvez pas me reprocher à moi alors que je vous dis au deuxème tour moi je cherche à rassembler tout le monde. Vous pouvez pas me reprocher à moi une décision qui manifestement est celle du Parti socialiste. Un exemple très concret à Lyon.
La candidate LFI vient de lancer sa campagne. Ça se passait jeudi soir seul contre le reste de la gauche unie et contre Jean-Michel Holas qui réunit la droite et le centre. Euh la stratégie euh c'est cavier seul au premier tour et au second.
Euh où vous pensez dans ce cas de figure qu'il peut se passer euh autre chose qui qui peut y avoir se passera pas autre chose. La stratégie c'est pas l'objectif c'est pas d'être tout seul ou d'être à plusieur. Nous on a toujours dit la même chose.
On propose celles et ceux qui souhaitent faire avec nous à partir du moment où on est d'accord sur des mesures programmatiques aux élections municipales. Pardon ben non pas non pas que que le note mais un certain nombre de marqueurs programmatiques. Écoutez c'est pas que politicien les municipales ça ça concerne aussi la vie des gens.
Donc nous par exemple dans les élections municipales, on défendra la gratuité de la cantine scolaire à l'école. Je pense que ça intéresse des des gens qui habitent dans ces villes. On défendra le retour en régie publique de l'eau, par exemple.
C'est-à-dire de faire en sorte que ça soit pas des multinationales qui s'engressent sur le dos des habitantes et des habitants de civiles. Si d'autres sont d'accord pour porter ces propositions, là j'en ai pris deux, il y en a d'autres avec nous, et ben très bien, on peut faire ensemble. Mais pour l'instant, c'est pas le cas.
Et et pas d'inquiétude aux élections municipales, le seuil pour se qualifier au deè tour, il est à 10 % et il y a toujours ru aux élections municipales différentes listes à gauche porteur pas tout à fait des mêmes propositions programmatiques et ensuite c'est les électrices et les électeurs qui décident. Et donc à Lyon, je suis très content que pour l'instant manifestement la candidature de Anaïs Bellois à chérifier, elle est largement soutenue dans la population lyonnaise puisque les sondages disent qu'elle pourrait faire 15, 16 17 18 %. C'est bien.
Alors cette semaine, il y a une victoire de la gauche mais elle se passe outreatlantique. Une victoire éclatante. Oui.
Je vous emmène aux États-Unis le nouveau maire de New York, Zoran Mamdani, qui ne s'est pas privé d'interpeller Donald Trump. Donald Trump. Donald Trump, puisque je sais que tu regardes, j'ai un message pour toi.
Monte le volume. S'il y a bien une ville qui peut montrer à tout le pays comment vaincre Trump, c'est New York, la ville de son ascension. Alors, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot, a fait une vidéo hier enthousiaste.
Elle dit "Un insoumis va gouverner New York. Est-ce que c'est votre nouvelle icône Manuel Bompard Zoran Mamd ? L'icône c'est un moi un peu fort mais je trouve que sa victoire est une formidable nouvelle.
Ça démontre d'ailleurs que y compris dans l'Amérique de Donald Trump, il y a une volonté d'une partie de la population de proposer une alternative qui soit une alternative qui se traduit par un changement dans la vie des gens. Et effectivement, du point de vue des propositions politiques que porte Zoran Mamden, on se sent nous les insoumis très proches. Euh les propositions qu'il a défendu dans la campagne.
Je vous ai donné par exemple quelques propositions pour notre campagne des municipales sur la gratuité des cantines scolaires. Euh je vous ai parlé euh et par exemple des des comment on rend la vie des gens qui habitent dans ces villes moins difficiles. Bon, Zoran Mamdan, c'était par exemple la gratuité des transports, c'était par exemple le gel des loyers qui sont des propositions qu'on a aussi dans notre programme. parce qu'effectivement on se sent assez proche des propositions politiques qu'il a porté.
Ça ressemble ça ressemble au socialisme à la française finalement les loyers les bus gratuits, la garde pour les moins de 6 ans ça ressemble. Je sais pas si vous êtes si vous voulez faire campagne pour le Parti socialiste, mais si vous me dites trouver une ville dans lequelle le Parti socialiste propose le gel des loyers, je veux bien l'examiner avec vous mais personnellement j'en ai pas trouvé. Il y a gel des loyers à Paris.
Non mais ça c'est la loi nationale madame. C'est ça n'a rien à voir avec des mesures municipales. Donc pardon si Parti socialiste maintenant veut se prétendre porteur des aspirations de Zoran Mamdani honnêtement jusque là j'avais pas compris que c'était le deux formes de gauche aux États-Unis.
Mais non mais attendez écoutez franchement la la candidature enfin vous pouvez vous pouvez essayer de enfin de faire apparaître des choses sur un enfin de nier la réalité mais la proposition politique de Zoran Mameni je crois qu'elle est assez proche de celle que l'on défend et je trouve ça très bien et d'ailleurs on l'a soutenu depuis le premier jour et et si maintenant certains tardivement se mettent à le soutenir c'est une bonne chose aussi Manuel Bompard on entend que vous vous célébr Zoran Mamdani il est ouvertement policinien et il a repris en son temps un slogan le slogan mondialiser l'intiffada en clair faire la guerre aux juifs partout dans le monde et quand on lui demande de condamner le 7 octobre et bien souvent il botte en touche et répète que le problème c'est l'occupation d'Israël est-ce que ça ça ne vous choque pas il y a trois fausses informations dans ce que vous venez de dire d'abord le fait que ça voudrait dire faire la guerre aux juifs partout dans le monde corriger vos tr contres informations avant de répondre à votre question deèement il n'a pas utilisé ce slogan Ça c'est une deuxième contreinformation. Si si il a utilisé la recation pas récemment, je ne l'a pas utilisé. On lui a posé la question de savoir si ça le choquait que des jeunes personnes l'utilisaient.
Il a dit je ne suis pas là pour faire la police des mots et vous traduisez ça par le fait que lui a utilisé ce slogan. Pardon madame de vous le dire. Pardon madame de vous le dire mais je crois que vous êtes ici pour informer les gens et pas les désinformer.
Et là en l'occurrence par votre question vous les désinformez. Donc personnellement je n'ai pas non plus utilisé ce slogan. Par contre, je salue l'engagement de Zoran Mamdani contre le génocide en cours à Gaza et je dis d'ailleurs que ça lui a valu à peu près les mêmes procès que ceux euh qui sont que subit la France insoumise depuis des mois et des mois de manière particulièrement infecte et particulièrement inacceptable.
Donc ne pas condemment condamné le 7 octobre. Madame, s'il vous plaît, franchement donner des informations qui sont exactes parce que sinon vraiment alors une information exacte, il lève des fonds pour l'UNRA, c'est une agence onusienne qui est accusé de collusion avec le Hamas. Ça c'est pas un problème aussi.
Madame Luna, vous parlez d'une agence de l'ONU, il y a eu une enquête qui a été faite sur ce sujet sur cette soi-disante collusion avec le Hamas. Quel a été quelles ont été les conclusions de cette enquête madame ? C'est qu'il n'y avait aucune collusion avec le Hamas.
Donc s'il vous plaît, et c'était une enquête qui était une enquête indépendante et internationale, mais franchement vous vous rendez compte de la question que vous êtes en train de me poser ? L'une race est une agence humanitaire qui ouvre des écoles pour les enfants palestiniens. Et vous êtes en train de reprocher à Zoran Mamdani de financer l'unra.
Vous savez que la France finance l'un et vous savez que heureusement que la France finance l'UNRA et qu'aujourd'hui Donald Trump veut plus financer l'UNRA. Mais franchement je crois que vous êtes vraiment tropé dans votre question. Manuel B Manuel Bompard, on va aller plutôt sur cette actualité après les incidents à la Philharmonie de Paris puisqu'on est c'est une actualité proche, n'est-ce pas ?
Quatre personnes en garde à vue. Lors de ce concert, il y a donc eu des fumigènes des heures. Si vous avez vu les images, ça aurait pu franchement mal tourner.
Vous ne pouvez pas empêcher des gens d'exprimer une protestation contre un génocide. Ça, c'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes le seul partifie à ne pas condamner.
Est-ce que ça veut dire que vous validez ? Est-ce que ça veut dire que vous cautionnez ? Est-ce que c'est responsable ?
Cionne quoi madame ? Que vous cautionnez. Qu'on importe de qu'on mette de la violence dans un concert parce que c'est l'orchestre d'Israël qui est en train de jouer.
Attendez. Là aussi, attention s'il vous plaît, s'il y a eu de la violence vendredi matin, moi j'ai vu les images, vous les avez vu aussi. C'est pas les personnes qui ont allumé des fumigèes, c'est des spectateurs qui les ont frappés.
Donc s'il vous plaît, si si j'inverse le sujet le sujet non, le sujet est le suivant. Est-ce que la Philharmonie n'avait pas le droit d'organiser ce concert à vos yeux ? Moi, je pense que la Philharmonie n'aurait pas dû euh organiser ce concert comme la Philharmonie avait par exemple déprogrammé des artistes russes après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Euh parce qu'il s'agissait d'un concert, d'un orchestre philharmonique officiel euh qui se prétend d'ailleurs comme l'ambassadeur culturel de l'État d'Israël dans lequel on allait jouer et on a joué l'hymne officiel de l'État d'Israël avec l'ambassadeur d'Israë. L'harmonie a dit qu'elle ne le savait pas, ça n'était pas eu madame avec l'ambassadeur d'Israël à l'intérieur de la Philharmonie qui se lève et qui chante l'hymne. Et excusez-moi de vous dire que oui, quand un état don et dont les dirigeants sont aujourd'hui sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et potentiellement contre pour crime contre l'humanité, je trouve effectivement que ce concert n'aurait pas eu lieu et je trouve normal et je comprends tout à fait que des personnes ai décidé de protester contre l'organisation de ce concert et essayer de les faire passer pour des gens violents alors qu'ils ont fait une action de protestation et que ils ont ensuite été frappés et qu'ensuite ils ont été à l'intérieur de la salle par des personnes La polique n'a pas porté làdessus.
La polémique a porté sur est-ce qu'on peut risquer des problèmes de sécurité dans une salle fermée ça aurait pu extrêmement mal tourner et d'ailleurs ça alimente tout le procès en absence de sécurisation des salles et donc ça renforce tous ceux qui demandent encore plus de sécurité. Donc au fond est-ce que vous faites pas aussi le jeu de l'extrême droite en faisant des en cautionnant des actions pareilles parce que c'était une salle fermée avec un vrai risque. Il vous avez raison il y a eu des violences vous avez raison.
Il y a eu de la violence mais justement l'arrivée de ces personnes il y a eu de la violence madame c'est que ces personnes ont subi de la violence eux ils n'ont pas été violents contrairement à ce que j'entends sur les plateau de télévision an maintenant je vais vous dire franchement madame les salariés les salariés de la philharmonie ils avaient pris position avant l'organisation de ce concert ils avaient dit dans le contexte actuel il faut à minimail y ait une remise dans en perspective politique dans le contexte politique pouire vous pouvez faire des banderoles des manifant la devant la salle mais faire des actions comme ça c'était C'est une action c'est une action symbolique et elle n'était pas dangereuse d'ailleurs. Elle n'a produit aucun autre débordement que des personnes qui étaient dans la salle qui ont décidé de frapper ces gens. Alors si vous voulez on fait si vous voulez, on fait 20 minutes sur le sujet mais moi, il n'y aura jamais dans ma bouche aucun mot de condamnation pour des gens qui font des actions pacifiques pour dénoncer un génocide.
Et ce qui devrait vous choquer, ce qui devrait vous choquer, c'est pas que des gens allumé trois fumigènes dans une salle, c'est qu'il y a eu 250 Palestiniens qui sont meurs depu morts depuis que le cesser le feu a soi-disant été sign. Ça n'était pas Ouais, mais c'est ça qui c'est ça qui devrait vous choquer et c'est de ça dont on devrait parler. Le fait que des gens aient allumé quatre quatre salles quatre fumigènes dans une salle de spectacle.
Manuel Bonpard, d'autres images qui ont marqué la semaine des vidéos révélées par Libération et Média Part. Elle relance le débat sur le maintien de l'ordre lors des manifestations de 2023. manifestation contre les mégas de bassines à Sainte Soline.
On entend dans ces vidéos entre autres des ordres de tir tendu des gendarmes contre les manifestant. C'est une pratique interdite. Françoise Fressose, une question.
Vous ne faites pas confiance ? Là c'était la question de France. Non, c'est Est-ce que vous demandez cette commission d'enquête parce que vous ne faites pas confiance à l'armée ou parce que vous avez un doute sur le gouvernement ?
Racontez-nous parce qu'au fond tout toutes les enquêtes sont là. Je fais la transition parce que vous êtes allé un peu vite. Oui, effectivement, on demande une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles le maintien de l'ordre s'est déroulé lors de cette manifestation à Saint-Soline.
Pourquoi on fait cette commission d'enquête madame ? Parce que les vidéos qui ont été publiées cette semaine, ça fait 2 ans qu'elles sont dans les mains de l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Mais c'est parce que c'est la gendarmerie nationale.
Vous pensez que ils font de la rétention. Je je ne fais pas de procès d'intention madame. J'en reste à des faits.
Ces vidéos, elles sont inacceptables. Vous les avez peut-être vu, il y a ce que vous dites sur les tirs tendus qui sont une pratique illégale, mais il y a aussi des propos qui sont juste inacceptables dans lequel on dit que on va tuer des gens, qu'on est content d'en avoir éborgné. Voilà, c'est c'est juste juste mettre dans le contexte.
Oui, juste mant c'était une journée en effet très violente de il y a eu aussi de l'autre côté des violences des des boules de péten l'inverse madame mais est-ce que ça justifie qu'un gendarme puisse être content quand quelqu'un est blessé ? Est-ce que ça justifie qu'on puisse utiliser des pratiques qui sont illégales ? Évidemment non.
Or ces vidéos, ça fait 2 ans qu'elles sont dans les mains de l'inspection générale de la gendarmerie nationale. Il s'est rien passé. Oui.
Qu'attendez-vous de cette commission d'enquête ? J'attends queon fasse la lumière sur y compris la hiérarchie, sur qui a donné les ordres euh sur comment ça s'est déroulé. euh sur est-ce qu'il y a des sanctions pour les policiers qui les gendarmes en l'occurrence qui manifestement n'ont pas respecté les règles élémentaires de la déontologie.
Vous savez la police, la gendarmerie nationale, elles sont ce qu'on appelle les détenteurs de la de le de la du monopole de la violence légitime et donc ça leur donne des devoirs sur le fait de respecter des cadres déontologiques. Et cette journée, elle a été extrêmement violente. Il y a eu plus de 200 blessés.
Il y a des gens qui ont été traumatisés par la violence et et et ce qui s'est passé ce jour-là n'est pas acceptable dans un état. enquête administrative. Ça veut dire n' pas confiance dans cette enquête.
Ah, je n'ai pas confiance dans le le la capacité du ministre de l'intérieur effectivement à apporter des réponse sur ce sujet puisque quand on lui a posé non ça c'était le ministre de la justice. Quand on lui a posé la question, il a dit que globalement il avait pas vu les vidéos. Peut-être que son rôle ce serait de les regarder.
Non. Qu'est-ce que vous en pensez ? Une dernière question d'actualité Manuel Bonpard sur le Mercosour.
Apparemment Emmanuel Macron, je vous emmène là sur complètement autre chose. On est sur un accord de libre échange de l'Union européenne avec les pays d'Amérique du Sud. Emmanuel Macron trouvait que l'accord était inacceptable en l'État.
Il a dit euh il y a quelques heures que il était vigilant mais plutôt positif. Qu'en pensez-vous ? Je pense que il est en train totalement de lâcher euh euh la France et la position qui est la position assez largement partagée d'ailleurs dans la classe politique française.
Et donc je vais vous dire quelque chose. Je vais vous faire une annonce. Lors de notre niche parlementaire qui a eu lieu à la fin du mois de novembre, les parlementaires auront l'occasion de dire leurs mots sur le sujet puisque nous avons déposé une résolution pour s'opposer et rejeter l'accord de libre échange avec le valution.
Ça sera juste un signal. C'est ça. Si l'ensemble de l'Assemblée nationale vote cette résolution pour rejeter l'accord de libre échange avec le Mercosour, je crois que ça sera difficile pour le président de la République de faire comme si ça n'existait pas.
Le président de la République ment au français sur ce sujet depuis le début en faisant croire qu'il est opposé à l'accord de libre échange avec le mercoso alors qu'en fait il s'apprête à capituler en race campagne. Et ben pour notre part, nous refusons de capituler en race campagne et d'approuver un accord de libre échange qui aura des conséquences dramatiques pour l'agriculture française, pour l'écologie, pour la santé des clauses de garantie offert par Bruxelles. Ces clauses miroir en fait c'est une clause c'est une clause aux c'est un miroir aux alouettes si vous voulez, on va dire comme ça.
C'est-à-dire que vous vous prétendez qu'il va y avoir des contrôles alors que vous n'avez pas les moyens de de garantir et d'assurer ces contrôles. Donc c'est un mensonge qui est fait aux gens. Il faut rejeter cet accord de libre échange avec le Mercoso.
Nous le ferons au Parlement européen et nous aurons l'occasion de le faire aussi à l'Assemblée nationale à travers cette résolution. Manuel Bompard, vous êtes l'invité de questions politique. On va tenter à présent de mieux vous connaître.
Oh là là ! France inter [musique] Alexandra Ben Saï question politique et celle qui dévoile nos invités c'est Alix Bouyag notre spécialiste des biographies et des archives. C'est ni un mentor ni un père c'est évidemment une personnalité politique a un rôle central dans la vie politique française et qui a eu un rôle central y compris pour moi parce que j'ai beaucoup appris et j'apprends beaucoup à ses côtés.
Je m'en cache pas évidemment et je pense que Jean-Luc Mélenchon c'est quand même la personne qui a relevé la gauche dans ce pays. Donc je sais qu'il est d'usage de dire beaucoup de mal de Jean-Luc Mélenchon, mais pardonnez-moi, moi j'en diraiis beaucoup de bien. On vous entend, c'était en en septembre dernier effectivement très l'audateur sur Jean-Luc Mélenchon.
Vous vous apparaissez pourtant comme en quelque sorte l'antithèse de Jean-Luc Mélenchon, c'est l'antibruit et fureur. Mais si votre style diffère, vous êtes son premier lieutenant zellé, le coordinateur du parti, celui qui donne les éléments de langage, celui aussi qui a gravi tous les échelons de la mélanchonie depuis 2008. Est-ce que c'est offensant de vous décrire aussi comme un apparati chic ?
Oui. Pourquoi ? J'ai l'impression que vous avez envie d'être offençant avec moi aujourd'hui.
C'est pas grave. Mais parce que je sais bah d'abord vous dites l'odateur zellé et cetera, acceptez peut-être l'idée que la personne qui est en face de vous, elle a un cerveau, elle a des idées, elle essaie de réfléchir parfois par elle-même. On va parler de votre cerveau parce que vous voyez Non mais je c'est c'est je le dis comme d'autres en fait et et pour le reste oui j'ai je me cache pas du fait que effectivement je suis fier de militer au côté de de Jean-Luc Mélenchon que je considère qu'il a eu un rôle essentiel alors que la gauche elle était dans les limbes après le quinquenaat de François Hollande pour retrouver reconstruire une gauche digne de ce nom dans ce pays qu'on peut aussi lui reconnaître quand même parce que c'est bien j'entends que beaucoup de gens aiment le critiquer mais il faut peut-être aussi reconnaître quand il y a des choses positives par exemple on pourrait reconnaître à JLuc Mchon d'avoir contribué à faire émerger aussi une nouvelle génération politique.
Et pour le reste, madame, moi je suis un militant, je travaille pour défendre les idées qui sont les miennes. Je porte la parole des habitantes et des habitants de ma circonscription. Si vous voulez traduire tout ça en apparatique, je trouve que c'est un peu réducteur pour l'engagement politique qui est le mien.
Voilà. C'est sûr que c'est un peu réducteur parce que votre grande passion sont les chiffres. Vous cartonnez à l'école au bac, vous avez 20 en math et 19 en physique.
Ouais. Oui, c'est ça, je crois. Ouais.
Oui. École d'ingénieur agrenoble. docteur en math appliqué dans le domaine de l'optimisation aérodynamique en aéronautique.
Alors, autant vous dire que là moi je suis pas du tout calé. À la sortie, c'est juste pour optimiser la forme des ailes d'avion madame. Très bien.
Je pouren et donc à la sortie, vous montez une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle. On peut se demander quand même au vu de ce parcours d'excellence, qu'est-ce que vous êtes allé faire en politique ? Bah tout simplement parce que on d'où vous vient cette passion ?
Bah, je crois que c'est une prise de conscience aussi dans dans ma jeunesse du caractère insupportable des inégalités qui existent dans notre pays, de la marche à l'abîme que vive aujourd'hui une société du point de vue du changement climatique et que tout ça a forgé chez moi aussi une envie de transformer la société parce que je trouve que cette société, elle fonctionne pas bien. Voilà. Et donc j'ai décidé de m'engager d'abord en dehors des formations politiques pour essayer de changer les choses et puis petit à petit, je me suis dit bah il suffit pas de protester dans son coin, faut s'y mettre aussi.
Voilà. Dimanche avec vos parents, vous avez deux frères cadés, c'était animé, ils sont de gauche vos parents ? Oui, ça part ça parlait quand même politique mais il y avait pas d'engagement partisan.
Voilà, donc ça a sans doute aussi contribué évidemment à forger ma ma conscience politique mais je vois pas pourquoi on pourrait pas avoir une formation scientifique. C'est vrai qu'il y en a pas beaucoup et en même temps être engagé engagé en politique, on peut faire les deux. Moi, je garde un attrait un intérêt pour la science, pour les recherches que j'ai pu faire dans ma carrière professionnelle.
é mais ça c'est un peu c'est un peu une caricature ça euh mais j'aime je suis intéressé bien sûr je pars par la science je vous avais dit j'ai travaillé dans le domaine de l'intelligence artificielle c'est un sujet y compris politiquement duquel j'essaie de m'emparer aussi parce que je trouve que c'est un sujet qui a beaucoup de répercussions politique mais je suis aussi fier de mon parcours politique. Je crois qu'on peut être fier des deux en même temps. Alors je sais que la la la phrase l'expression est un petit peu à la mode. celle d'être un moine soldat mais elle vous correspond aussi he il y a pas que Sébastien le cornu je sais pas pourquoi vous dites ça non vous êtes pas moine soldat je sais pas qu'est-ce que ça veut dire quelqu'un bah vous vous vous êtes un gros bosseur dans une forme de discrétion bah discrétion je sais pas regardez je suis avec vous aujourd'hui.
Mais oui vous avez raison je considère que quand on porte la parole des électrices et les électeurs, qu'on défend des idées à l'Assemblée nationale bah faut être à la hauteur. Et à la hauteur ça nécessite aussi de travailler sur les sujets sur les dossiers. J'essaie de faire en sorte de pas dire des bêtises.
Euh mais je trouve que tout le monde devrait faire pareil, non ? Et est-ce que votre côté pas de vague, c'est aussi un moyen, un bon moyen pour ne pas déclencher la colère mélanchonienne qui s'abat parfois sur les trucs quand le problème c'est que vous avez une pardon, je vous le dirai, c'est pas grave. Mais est-ce que je termine juste ma question, est-ce que c'est parce que aussi dans votre partie l'aprèsmélenchon c'est presque un interdit ou en tout cas un impensé ?
Non parce qu'en fait le problème c'est pas grave hein, mais vous avez en fait une idée préconçue sur la France assoumise qui fonctionnerait de telle ou telle manière. En gros pour résumer que ce serait Mélancho qui déciderait tout et que les autres pas attendez que les autres n'ont pas de cerveau et qui suivent sans réfléchir. Pardon.
Moi en fait c'est pas dans ce mouvement politique que je vis. qui une purge une purge je sais que vous n'aimez pas le mot mais en 2024 les les anciens compagnons de Jean-Luc Mélenchon, Raquel Garido et Corbière, ils ont dû prendre la sortie et vous avez été vous avez mené sans état d'âame cette purge mais d'abord je n'ai pas fait de purges. Ils n'ont pas été réinvestis comme candidat aux élections législatives et effectivement j'assume totalement cette décision mais c'était pas une décision personnelle, c'était une décision collective.
Donc je sais pas pourquoi vous avez vous voulez plaquer l'image que vous avez de la France à soumise sur moi et sur la manière avec laquelle on fonctionne. Donc je vais vous dire la France à sououmise c'est à peu près 400000 militants partout en France. Plus de 100000 qui militent au quotidien dans des groupes d'action.
C'est des gens qui font des collectes par exemple en ce moment alimentaire. C'est des gens qui font des collectes de jouets de Noël pour les enfants qui n'auront pas de chance d'avoir des des jouets de Noël. C'est des gens qui se battent en fait pour défendre des idées et puis ensuite c'est effectivement des parlementaires qui essayent de bien faire leur travail aussi.
Donc je sais que ça correspond pas tout à fait au canon médiatique sur la France. Mais moi la France à sououmise que je connais c'est ça, c'est ça la réalité du mouvement que je coordonne et du mouvement que j'ai rejoint et je suis très fier d'avoir rejoint ce ce mouvement et je trouve qu'il subit des procès qui sont souvent des procès très injustes par rapport à la réalité d'anciens insoumis aussi hein là l' cité il y a eu quand même il n'était pas très content de prendre la sortie aussi brutalement vous savez dans toutes les formations politiques, je peux vous faire la même chose dans toutes il y a parfois des gens qui sont en désaccord et qui ne décident de quitter une formation politique et c'est rare qu'ensuite il disent beaucoup de ch beaucoup de choses bien pour ces formations politiques là. C'est comme ça, c'est la vie politique.
Je leur en veux même pas de le faire. Mais c'est pas parce que eux le disent que c'est la vérité de comment fonctionne le mouvement insoumis. Nous vous avons demandé de venir Manuel Bompard avec une carte blanche, un sujet sur lequel vous voulez braquer les projecteurs, sur lequel on vous questionne peut-être moins.
Mais alors là, c'est la grosse actu, la COP. Bah justement, je trouve pas que ça soit vraiment la grosse actue. Je trouve qu'on en parle très peu.
On est à 10 ans. On est 10 ans, c'est la COP qui va s'ouvrir à Bélem. Euh on est à 10 ans de la la les la COP 21 qui avait eu lieu à à Paris dans lequel il y avait eu quand même des objectifs très ambitieux qui avaient été pris.
Réduire la hausse de la température à 2° si possible à 1,5°. 10 ans après, je trouve que la situation est catastrophique euh que tous les scientifiques vous disent aujourd'hui que ce seuil de 1,5°gr dépassé dans la prochaine décennie. Et pour faire le lien avec les sujets nationaux, en France, on a on est censé réduire nos émissions de gaz à effet ser de 5 % chaque chaque année.
Cette année, on va à peine les réduire, peut-être de 0,5 ou de 0,6 %. Et et et là, on a un budget dont on parle depuis un mois dans lequel on parle jamais d'écologie. Alors que vous avez par exemple un rapport qui a été fait par Jeanpis Zeniferie et madame Mafous qui sont quand même pas des insoumis qui dit qu'il faudrait qu'il y ait 80 milliards d'euros d'investissement par an pour être à la hauteur de l'urgence climatique et environnementale.
Et là on va diviser par deux le fond vert. On va réduire les fonds pour la rénovation thermique des logement. Un gros coup d'arrêt au moment des élections européennes de l'année dernière où au fond il y a c'est comme il y a eu une sorte de rejet presque populaire du du Green Deal.
Est-ce que vous en tenez des conséquences ? Est-ce que vous dites oui, il faut peut-être réorienter la façon dont on procède. C'est clair que l'écologie libérale, on va dire, qui a été celle de la Commission européenne et une écologie très antipopulaire, c'est-à-dire faisant croire que pour On l'a beaucoup mis en cause sur le côté normatif, trop de normes, c'était ça la grosse ou mais aussi sur le fait que ça allait reposer essentiellement sur les catégories populaires.
Par exemple, pour prendre un exemple assez emblématique de cette politique, c'est ce qu'on a appelé appelé les zones à faible émission en France. Vous avez voté contre ? Oui.
Où on a dit parce que c'est pas de l'écologie ça si vous voulez. Moi je suis élu, je vous donne un exemple très concret. Moi je suis élu c'est l'interdiction progressive des voitures les plus polluantes dans les villes.
On est d'accord. Le problème c'est la question des alternatives. Moi je suis élu d'un d'une ville par exemple à Marseille et d'un de quartiers qui sont des quartiers très pauvres.
Dans le 3ème arrondissement de Marseille, il y a 50 % des gens qui vivent sous le seuil de pauvreté. Il y a des busse Ouais. Enfin, les bus, vous voulez aller habiter à la Belle de Marseille et vous allez voir les bus après 20h comment vous allez pouvoir rentrer ou aller travailler.
Vous allez aller là-bas et puis vous allez essayer d'aller travailler à l'autre bout de la ville et vous allez voir que vous avez besoin de 1h30 ou 2h pour aller travailler. C'est impossible. Et quand vous dites il y a pas d'alternative mais en plus vos voitures vous allez pas pouvoir les utiliser pour aller travailler.
Vous condamnez des gens à rester à la maison et donc c'est impossible. Et qu'est-ce que vous dites sur 2035 ? Est-ce qu'il faut que Bruxelles garde cette date butoire pour interdire la vente des véhicules à moteur thermique ?
Moi, je sais pas pour remettre en cause ces règles là. Mais alors, il faut une politique en France qui soit une politique de planification de la transition nécessaire du secteur automobile qui n'a pas été faite pour l'instant où on a par exemple poussé les constructeurs à se positionner sur le sur le le le champ de l'électrique mais sur du haut de gamme ou sur du moyen de gamme sans se protéger de la concurrence internationale. Et aujourd'hui, le secteur de l'automobile, il est en crise en France.
Donc ce que je voulais vous dire, c'est que je ne comprends pas, alors que cette question-là, elle devrait être centrale. Comment on peut examiner un budget dans lequel on va encore faire des économies sur le budget de l'écologie ? Souvent, quand on parle de la dette, vous avez un argument qui consiste à dire "Mais on va laisser ça à nos générations futures." Ce qui est souvent bien faux d'ailleurs parce que la dette, on l'a fait tourner, on l'a fait rouler, on réemprunte pour rembourser.
Mais il y a une dette madame Mais il y a une dette madame qu'on ne pourra jamais rembourser. C'est la dette écologique. C'est-à-dire que c'est irréversible ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
Et je trouve que c'est irresponsable d'avoir des gouvernements qui continuent à rien faire sur ce sujet, même à reculer alors que dans 10 ans, dans 15 ans, dans 30 ans, c'est même la question de la survie de l'espèce humaine sur terre qui va être posée. On continue avec 2027 si vous voulez bien. On se projette.
On continue à se projeter. Euh Françoise Fressose, une question qui sera au cœur du débat public et de la présidentielle dans 2 ans. Françoise, Jean-Luc Mélenchon, il a déjà eu trois candidatures à la présidentielle.
Il est pas encore candidat officiel mais on voit qu'il se prépare. Et donc la grosse question, mais dans toutes les esprits, c'est est-ce que c'est la bonne cette fois la bonne candidature ou est-ce que c'est la candidature de trop ? Donc première interrogation, c'est l'âge.
Quand vous voyez Jordan Bardella 30 ans qui caracolle en tête des intentions de vote à l'élection présidentielle, est-ce que vous dites pas à la France insoumise le temps des papis c'est fini ? D'abord je sais pas enfin vous utilisez les expressions que vous voulez. Non mais ça va.
Euh mais bon faites attention avec les sondages quoi. Je veux dire moi vous savez à 18 mois non mais là parce que je réagis à Jordan Bar mais ça de toute façon vous dites à chaque fois les sondages c'est pas je dis c'est pas je dis à chaque fois madame mais à un moment faut juste se rappeler des choses qui se sont passées. Vous savez qu'il y a 18 mois de l'élection présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon était annoncé à 8 % dans les sondages et Marine Le Pen était annoncé à 30 % dans les sondages.
Il y avait exactement 22 22 points d'écart à 18 mois de l'élection présidentielle. Le soir de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % et Marine Le Pen a fait 23 %. Il y avait un point d'écart.
Donc vous savez, je fais très attention avec les gens qui disent surtout quand je vois le RN le RN n'était pas au niveau auquel il est et il y avait pas non plus la banalisation de l'image du RN à cette époque-là. Et je ne veux pas contester des certaines choses que vous dites madame Fresseur. Je veux dire juste remettons les choses en perspective.
Pour le reste euh Jean-Luc Mélenchon, il a fait 11 % la première fois, il a fait 19 % la 2e fois et il a fait 22 % la 3e fois. Alors moi je suis pas devant, je ne sais pas. 4 je considère que progressivement la France a soumise les idées qu'on défend la base populaire qui est la note s'élargit et elle s'élargit évidemment avec Jean-Luc Mélenchon aux différentes élections présidentielles.
Quand tu as la question de savoir qui sera notre candidat à l'élection présidentielle de 2027 et ben on répondra à cette question ont-on voulu quand on contidérera que c'est le bon moment pour vous répondre. Vous dites qu'il est pas candidat là Jean-Luc Mélenchon. Je vous dis que Jean-Luc Mélenchon vous dit qu'il y a un débat interne pour savoir si je dis pas qu'il y a de débat interne.
Je vous dis que Jean-Luc Mélenchon comme tous les parlementaires de la France à soumis sont en campagne permanente. Donc effectivement il est en campagne comme moi je suis en campagne comme tout le monde est en campagne. Oui mais c'est pas parce que si si ce matin le Rassemblement national dit que le ciel est bleu et qu'il est bleu je vais pas dire qu'il est rouvant.
Pour suivant parce qu'on perd du temps. Vous dites il y a un élargissement successif de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon. Depuis 2022, il se produit quand même des choses plutôt inquiétantes pour lui.
D'abord, son image personnelle c'est beaucoup aggravé, beaucoup une majorité de France le juge inquiétant, pas attaché aux valeurs démocratiques. Non, c'est pas c'est en fait ce que je constate, c'est que dès que la réalité vous déplaît, vous dites ça n'existe pas. Donc il y a l'image dégradée de Jean-Luc Mélenchon, il y a le fait qu'il n'est plus hégémonique au sein de la gauche.
On voit bien qu'il y a eu des dissensions d'anciens et les fils qui sont partis. On voit bien que les écologistes tatonnent. On voit bien que euh le le la gauche dite réformiste est en train de faire sécessions.
Donc pourquoi vous dites élargissement de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon ? Mais d'abord la situation que vous décrivez que pas contester aujourd'hui, euh elle n'est pas très différente de la situation de l'élection présidentielle de 2022. Est-ce que j'ai besoin de vous rappeler que il y avait une candidature le RN n'était pas ce niveau favor de l'élection ?
Il y avait députés au déb un débat qui qui part pas dans tous les sens. Vous me parlez de la situation à gauche. Est-ce que oui ou non en 2022, il y avait une candidature du Parti socialiste qui a fait 1,75 % qui s'appelle Madame Hidalgo.
Est-ce que oui ou non il y avait un candidat des écologistes ? Est-ce que oui ou non il y avait un candidat des communistes ? Oui.
Ça a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de faire 22 % des voix. Donc il y a pas quelque chose de très différent de ce point de vue-là. Ça c'est la première chose que que que je voulais vous répondre madame.
Pour le reste sur l'élargissement de notre base politique, moi je regarde par exemple le résultat des dernières élections européennes qui est toujours une élection difficile pour la France Asom. C'est une élection avec une faible participation. Or, on sait que souvent dans les élections à faible participation, c'est plus compliqué pour nous.
On a gagné 1 million de voix par rapport à l'élection européenne par exemple du candidat Jean-Luc la la liste de la France a soumise au dernier en 2019, elle avait fait 6 % et monsieur Jadu avait fait 14 %. D'accord. Donc les élections européennes, c'est pas les élections présidentielles.
Je vous dis juste que du point de vue des bases politiques que ça met en mouvement, je considère que le travail qui est le notre d'aller chercher en particulier, puisque c'est notre stratégie, les gens qui sont les plus éloignés de la politique, qui globalement n'y croyaient pas et qui petit à petit retrouvent des raisons d'espérer. Et mon objectif, c'est de créer une stratégie qui permet de gagner l'élection présidentielle de 2027 ou celle d'avant s'il y en a une avant. Et pour gagner cette élection, je pense que c'est auprès de ces gens-là, des abstentionnistes, des gens qui sont les plus éloignés politiques qu'il faut progresser.
Et je suis content de voir que notre travail porte ses frites. Quand la gauche vous dit "Vous pouvez pas gagner euh la le deuxème tour de la présidentielle parce que vous êtes devenu LFI, Jean-Luc Mélenchon, le repoussoir par rapport à Marine Le Pen, qu'est-ce que vous répondez à ça ?" D'abord, je leur réponds que pour être au deè pour gagner au deè tour de l'élection présidentielle, il faut d'abord y être qualifié au deuxème tour parce que quand je vois des gens qui sont annoncé à 4 % dans les sondages nous expliquer que nous on sera pas en mesure de gagner au second tour qui là ?
Bah Olivier Fort Marine Tonelier pardon vous les prenez pour quantité négligeable ? les prends pas pour quantité négligeable mais eux s'appuyent sur des sondages pour dire que nous au deuxième tour on pourrait pas gagner donc ces mêmes sondages disent que ils sont même pas en capacité aujourd'hui de se qualifier au second tour je trouve que c'est pas les mieux placés pour nous donner ces leçons. Pour le reste au second tour d'une élection présidentielle excusez-moi juste c'est juste pour compléter la réponse. aux dernières élections législatives, tout le monde disait il y aura pas au second tour de mobilisation contre l'extrême droite, il y en a eu une et y compris un certain nombre de députés insoumis qu'on a annoncé soit-disant trop clivant, ils ont été élus y compris avec des voix qui venaient pas uniquement des camps insoumis.
Et donc il y a pas de raison qu'aux élections présidentielles par la mobilisation des abstentionnistes et des gens les plus éloignés de la politique et par le fait qu'un certain nombre de candidats, si c'est l'extrême droite en face, un certain nombre d'électrices et d'électeurs voudront battre l'extrême droite. Oui, je pense que Jean-Luc Mélenchon ou un autre candidat insoumis a tout à fait la possibilité de l'emporter. En tout cas, c'est mon objectif.
Sauf que Sauf que vous avez, il y a un changement quand même notable par rapport aux années 2020 à 2020. Ça c'est euh l'enquête fracture euh fracture française. La France insoumise, un parti qui attise la violence, un parti dangereux pour la démocratie.
Les chiffres sont plus hauts aujourd'hui parmi les électeurs de gauche euh euh que en 2020. Ah, heureusement à chez écolhealureusement. Heureusement vu vu toute l'énergie qui est mise pour essayer de salir à la France à soumise, franchement si ça n'avait produit aucun résultat, si ça n'avait produit aucun résultat, vous devriez vous interroger sur Non, je le prends pas par l'ironie.
Je décris, je si c'est une réponse madame. Je décris un un stratégie de diabolisation de la France assoumise qui a été mené dans tous les grands médias depuis 2 ans et qui produit c'est vrai ses résultats. Et moi ce que je vous dis c'est que quand on va rentrer dans la campagne présidentielle, quand les gens vont sortir de ces polémiques ridicules et qui vont s'intéresser à ce qu'il y a dans les proposition, dans les programmes et pas juste aux bêtises qu'on dit sur la France assoumise, oui, je pense que cette image soit-disant dégradée et ben je pense qu'elle va très largement s'améliorer parce que excusez-moi mais dans l'interview, dans la discussion qu'on a depuis 55 minutes maintenant, expliquez-moi ce qui attise la violence, expliquez-moi ce qui est hors républicain et cetera. strictement rien tout ça c'est des calomnies et des procès qui sont faits contre la France assoumise et qui ne s'appuie sur aucun élément on est sur des sondages et des enquêtes d'opinion mais imaginons que que Jean-Luc Bélenchon ne soit pas candidat à la prochaine présidentielle est-ce que ce ça pourrait être vous mais madame moi je vais pas rentrer au jeu des des des des petits des petits noms et des petits chevaux moi si l'élection présidentielle devait avoir lieu demain j'ai toujours dit que je trouvais que Jean-Luc Mélenchon était aujourd'hui la personnalité la mieux placée pour la jeune garde vous voyez bien il y a Mathilde Pan il a Clé Et ben c'est super on a l'embarras du choix si on doit faire oui moi j'ai j'ai les éve l'embarras du choix il y a plein de gens qui on les épaules.
Les personnes que vous avez cité évidemment les ont et si on doit à un moment décider d'une mais vous m'avez mis dedans. Donc je considère il faudra une primaire à ce moment-là. Mais non, on choisira entre François Ruffin le dit encore ce matin.
Il faut une grande primaire de la gauche. Non, mais franchement, on a parlé de Zoran Mamdani tout à l'heure. Zoran Mamdani est exactement la démonstration que la primaire est absurde quand vous mettez ensemble des candidats qui ne portent pas la même orientation programmatique.
Zoran Mamden il a gagné l'élection contre celui qu'il avait battu à la primaire. Donc si vous allez dans une primaire avec des gens qui défendent pas les mêmes projets politiques, il y aura pas les gens. Par exemple, si nous on gagne la primaire, monsieur Gluxman va pas faire campagne pour nous.
C'est pas vrai. Donc il faut pas faire croire des choses qui sont pas vraies. Ce n'est pas grave s'il y a plusieurs candidatures, il faut juste être en capacité de se qualifier au second tour.
Et ben nous, on travaillera pour être en mesure de nous qualifier au second tour. Quand à notre candidature, vous inquiétez pas, on décidera ensemble et on aura une proposition commune et ça sera la meilleure. Les deux dernières minutes, Manuel Bompard, on passe au vrai faux.
La dernière séquence, je vous donne des affirmations, certaines très sérieuses, d'autres un peu plus triviales et vous répondez vrai ou faux. C'est le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005 qui vous a amené à la politique. Vrai ou faux ?
Euh, vrai. Plutôt vrai. Ouais.
Vous parlez régulièrement à une intelligence artificielle. Vrai ou faux ? Non.
Faux. Vous auriez les épaules pour être président de la République ? Bon, ça c'est pas à moi de répondre à cette question.
Ah bah vrai ou faux ? Bah non, c'est par définition, on n'est pas forcément la meille la personne la mieux placée pour euh parler de soi-même. Vous faites partie de la commission de la défense et des forces armées à l'Assemblée nationale.
Vous avez auditionné le chef d'étatmajor. Il faut se préparer à un choc avec la Russie d'ici 3 4 ans. Pour vous, vrai ou faux ?
Euh, un choc euh au sens d'une Bah, oui, mais par exemple, la revue stratégique nationale dit pas ça. Donc plutôt faux. Vous êtes supporter de l'AS Saint-Étienne ?
Euh, je suis suppor de l'OM, mais la S Saint-Étienne a c'est dur. Attendez, attendez, on va dire les choses. Franchement, jeens je soutiens l'OM et après c'est vrai que je suis né à Firminie, donc j'ai aussi euh on va dire une passion de cœur pour la Saint-Étienne, mais comme il y en a en première division et l'autre en 2è, je peux soutenir les deux.
En 2007, vous avez voté deux fois pour Colenes Royal ? Deux fois. Vrai ou faux ?
Euh, faux. Juste la seconde fois. Ouais.
En 2022, justement 2e tour, Le Pen Macron. Vous avez voté Macron. Vrai ou faux ?
Vous avez répondu mal. J'ai j'ai pas entendu. J'ai voté contre Marine Le Pen.
Ouais. Vous avez voté Macron ? J'ai voté contre Marine Le Pen.
Pour le reste, laissez-moi le secret de [musique] l'isolois. Mais en tout cas, j'ai pas voté pour Mar7. Vous pourriez voter Gluxman vrai ou faux ?
Bah non, puisque je voterai pour le candidat de la France assoumise. Ah, donc Emmanuel Bard, merci d'avoir répondu à nos questions politique. On se retrouve la semaine prochaine.
Bonne journée.
Manuel Bompard