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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 20 septembre 2024 9 min

Barnier : ses choix pour le gouvernement - Reportage #cdanslair 19.09.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de poudre. Et si M.Barnier jetait l'éponge?

Face aux lignes rouges des uns et des autres, le Premier ministre a décidé de réunir tous ses potentiels partenaires dans une seule et même réunion, considérée comme la réunion de la dernière chance. *-Derniers jours pour trouver les bonnes personnes aux bons postes. M.Barnier mène sa dernière journée de consultation. *-Toujours aucun ministre réellement en charge. - Les journalistes politiques trépignent, quand la France s'impatiente. *-Deux semaines après sa nomination, M.Barnier semble avoir du mal à constituer son gouvernement. *-Les signes de désaccord avec E.Macron sont de plus en plus visibles. - Après deux annulations hier, M.Barnier convoque à Matignon les représentants politiques du centre et de la droite pour former enfin un gouvernement. - M.Fesneau: Ce qu'on a dit depuis le début, la nécessité de faire réussir la France.

Je suis sûr qu'on va trouver un chemin. - Mais pour tracer une route, il faut un cap. Mais qui le fixe?

E.Macron ou M.Barnier?

Les relations entre les 2 hommes se seraient tendues ces dernières heures. - V.Jeanbrun: Le Premier ministre a trouvé utile de conseiller des personnalités politiques de notre famille sur ces postes-là.

Maintenant, la discussion se fait. - Le président aurait demandé à Barnier de revoir sa copie. Le Premier ministre aurait proposé trop de profils de sa famille politique, Les Républicains.

Impensable, pour les macronistes, qui veulent des postes mais refusent que le futur gouvernement critique leur bilan et augmente les impôts. - G.Darmanin: Nous ne pouvons pas entrer dans un gouvernement sans savoir ce qu'il va faire.

Sinon, c'est la lutte des places. - En coulisses, on critique déjà la méthode de M.Barnier. ...

Du pain bénit pour l'opposition d'extrême droite. M.Le Pen et ses lieutenants ironisent sur ce Premier ministre LR dont le parti est arrivé 4e aux législatives. ... - S.Chenu: Le Premier ministre Nous montre qu'il est dépassé.

M.Barnier veut nommer des LR et E.Macron des macronistes.

Mais finalement, c'est pour faire la même politique. - Du côté de la gauche, F.Hollande règle ses comptes.

Pour lui, E.Macron est responsable de ce chaos. - F.Hollande: S'il n'y arrivait pas, ce serait grave pour le pays.

C'est lui qui a pris cette responsabilité de choisir monsieur Barnier. Il doit aller jusqu'au bout. - En attendant un nouveau gouvernement, E.Macron a annulé un déplacement prévu demain, officiellement pour une météo trop nuageuse. - C.Roux: La question que tout le monde se pose, c'est: qui?

Il y a quelques pistes qui ont tourné, à partir de la liste remise au président de la République, en partie retoquée. - G.Daret: Parmi les personnalités à droite, ce sont les mêmes têtes d'affiche.

B.Retailleau, le patron des sénateurs LR, L.Wauquiez, le patron du groupe qui s'appelle désormais La Droite républicaine.

Il y a des noms comme A.Genevard, F.-N.Buffet, le sénateur président de la commission des lois...

On évoque le nom de D.Migaud pour le ministère de la Justice. Ce sont des personnalités, notamment à droite, qui ont pu bloquer, non par leur nom mais par ce qu'elles incarnent et les postes qu'elles occuperaient.

Quand bien même ils ne seraient que 3, si c'est le ministère de l'Intérieur, Bercy et un autre ministère important... - C.Roux: Il y a un poste très attendu, dans le contexte, c'est le ministre de l'Economie. - F.Guinochet: Pour l'instant, on n'a pas de nom.

A circulé le nom de L.Wauquiez, mais il y a eu un tir de barrage. Aujourd'hui, c'est un poste vacant, difficile.

C'est sur lui que va se concentrer une grosse partie de la mission de M.Barnier dans les premiers temps. La 1re échéance, c'est le budget.

Même si la présentation du budget 2025 est reportée, en tout cas repoussée d'une semaine...

On parle du 9 octobre. Ce sera quand même le 1er crash-test à l'Assemblée nationale. Le budget, c'est le 1er poste de dépenses.

Vous avez les retraites, les niches parlementaires du RN et du Nouveau Front populaire qui vont passer à l'assemblée...

Ce qui se joue, c'est la réforme ou pas, la suppression de la réforme des retraites Macron ou pas...

C'est le gros éléphant au milieu de la pièce. Derrière, c'est un peu ce qu'attendent les Français. On voit leur lassitude vis-à-vis des têtes qui tournent, des noms qui circulent.

Ce qu'ils veulent savoir aujourd'hui, c'est s'ils vont payer plus d'impôts, si la réforme des retraites va rester ou si elle va être rabotée, aménagéE. Concrètement, qu'est-ce que ça va représenter pour eux? - C.Roux: On va en parler dans un instant.

A l'issue de cette réunion, il y a eu des confidences sur les axes. On parle du casting, mais ce qui compte, c'est le fond. Je voudrais faire un point sur ceux qui pourraient rester.

M.Le Pen a fait la liste aussi. Elle refuse l'entrée de X.Bertrand et que Dupond-Moretti reste.

Est-ce qu'il y a des ministres démissionnaires qui pourraient rester? - T.Tran Huy: Difficile à savoir.

Très honnêtement...

G.Darmanin, quand on voit la façon dont il a envoyé un scud, à travers les propos qu'il a eus sur les hausses d'impôts...

On se dit qu'il n'a pas dû obtenir ce qu'il demandait. On parlait de lui, parce qu'il voulait avoir le ministère des Affaires étrangères ou ce genre de choses. On peut penser qu'il n'a pas eu ce qu'il réclamait. - F.Guinochet: R.Dati, par exemple, devrait rester.

Elle est assez proche de M.Barnier. On parle d'elle à la Culture, mais son nom circule pour l'Education.

C.Vautrin pourrait rester, dans un ministère élargi Santé-Travail. Peut-être que le Travail serait détaché, donné à quelqu'un issu de la Macronie.

Mais normalement, C.Vautrin devrait rester au gouvernement. - C.Roux: C'est important, R.Cayrol?

Les Français assistent à ce spectacle depuis des mois. Il faut que ça ressemble à quelque chose de nouveau sur la photo de famille? - R.Cayrol: C'est ce que demandent les Français, un renouvellement sur le fond, qu'on change de politique, et qu'il y ait de nouvelles têtes.

C'est intéressant. On continue à être originaux en Europe. On s'est dit qu'on allait faire comme nos voisins, avoir des discussions pour une coalition.

Mais chez nos voisins, les discussions se font essentiellement sur le programme. "Qu'est-ce qu'on va faire au pouvoir ensemble?" Et on voit ce qui peut tenir.

Le dernier texte de coalition en Allemagne, c'était 134 pages. Chez nous, on ne fait que du casting. Ils ont fait semblant, dans les 24 dernières heures, qu'il y avait un désaccord sur le fond. - C.Roux: Il n'y en avait pas, sur les impôts? - R.Cayrol: Ils disent pareil, Attal et Barnier.

C'est Darmanin qui a fait monter la pression pour faire croire qu'il y avait une différence, pour faire croire que, lui, il prend en compte les problèmes des Français, des employés, des ouvriers. Mais il n'y a pas de différence. Il était un peu marri par l'attitude d'Attal, M.Barnier.

Ca fait partie des raisons pour lesquelles il doit être agacé.