Sylvain Maillard, député (EPR) de Paris – 28/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité, c'est Sylvain Maillard, député Renaissance de la première circonscription de Paris. Le premier, le deuxième, le huitième, le neuvième arrondissement. Bonsoir Sylvain Maillard.
Bonsoir Edwif Chevrillon.
Merci d'être là. On parlera de la mairie de Paris justement parce que vous, vous avez fait un choix pas évident puisque vous choisissez de soutenir Rachida Dati. On va en parler. Alors que grosso modo, il y a une liste qui s'appelle Renaissance Horizon qui est défendue par Pierre-Yves Bournazel. Mais d'abord, une première réaction d'abord sur le budget et une deuxième qui est sur Bernard Arnault. Peut-être commencer par là. J'imagine que vous avez entendu la sortie du patron des LVMH qui a présenté des résultats mi-figue, mi-raisin.
Mais qui dit surtout, c'est pas la première fois, il repart à la charge, notamment contre le budget à 2026 en disant que c'est un budget qui est contre les entreprises et que la France fait tout pour taxer au maximum les entreprises et créer du chômage. Vous qui êtes député, vous les répondez quoi ?
Il a une partie où il a raison. On a voté un budget parce qu'on avait besoin d'un budget. On a besoin pour financer nos armées, pour financer notre police, pour financer...
Mais il y avait d'autres détours aussi.
Oui, enfin vous savez, on a passé trois mois et demi, pardon, et moi j'étais en commission et en émissique. On a essayé de trouver des compromis et puis on n'a pas réussi à trouver des compromis. C'est ça la vérité. Donc on a un budget et c'est très important. Moi qui suis très impliqué aussi dans la défense, vous ne pouvez plus acheter un seul rafale ou un seul matériel.
Il y a 8 milliards de restes à charge, ce n'est pas payé par l'État.
J'entends la discussion qu'a entamée Bernard Arnault. La polémique. Parce que la polémique sur les grandes entreprises, oui, il y a une surtaxe importante d'IS, très importante. D'ailleurs, nous, notre groupe Ensemble pour la République, on avait voté contre. Nous ne souhaitions pas cette surtaxe. C'est ce qui permet de faire un peu d'équilibre sur le budget. On avait promis l'année dernière que c'était une seule fois. Ça va faire deux fois de suite. Nous, en tout cas, Ensemble pour la République, Renaissance, on s'est battus contre.
Est-ce que vous diriez quand même que la parole des politiques est décrédibilisée ? On l'entend beaucoup sur ces plateaux, notamment sur le plateau de BFM Business, mais pas que.
Je pense que la parole des corps constitués, en général, est souvent décrédibilisée. Les journalistes, écoutez, qu'est-ce qu'on entend aussi sur les journalistes ? Pareil, je pense qu'il y a un moment où on est dans un moment de notre civilisation compliqué, où nos concitoyens se posent beaucoup de questions, ils ont raison, où il va falloir remettre en cause beaucoup de choses, peut-être des éléments acquis. Moi, je prône le fait qu'on travaille tous plus, un peu plus, collectivement. Je pense qu'on ne travaille pas suffisamment en France. Et j'entends tous ceux qui disent, moi, je travaille beaucoup.
Oui, mais collectivement, nous ne travaillons probablement pas assez par rapport au système, entre autres, de santé, de soins, de retraite que nous avons. Et donc, il faudra que nous travaillions un peu plus et se remettre en question. Je crois qu'on est à un moment, un tournant de notre civilisation. Et donc, nos concitoyens le ressentent parfaitement.
Sylvain Maillard, vous avez dit, vous m'avez presque repris, quand je disais que vous êtes député Renaissance, vous m'avez dit député Ensemble pour la République Renaissance. Sylvain Attal, qui est le président du groupe. Gabriel. Je dis Sylvain Attal, oui, vous voyez, j'ai anticipé, peut-être. Gabriel Attal a donc réfléchi à changer de nom, en tous les cas, il l'a dit. Et ça serait pour la Nouvelle République. Est-ce que ça vous irait ?
J'ai aucune information. Député pour la Nouvelle République. Je n'ai aucune information dessus. Mais en tout cas, c'est vrai qu'on demandait aux militants, il y a quelques mois, s'ils souhaitaient changer de nom. Et c'est vrai que c'est arrivé très largement. Et donc, c'est au secrétaire général, Gabriel Attal, de proposer un nom. Mais en tout cas, ce qu'on a dit, c'est que d'abord, on passe les municipales. Je crois que c'est très important d'ancrer un nom partout, dans toutes les villes. Parce que sinon, si on change de nom tous les deux ans, trois ans, nos électeurs ont du mal à Sylvain.
Mais est-ce que celui qui est sorti, puisque le titre est bien, il y a une agence de naming qui a réfléchi à ça, pour la Nouvelle République, ça vous va ?
Je n'ai pas d'avis. Je trouvais que Renaissance, c'était bien. Et puis, on a eu du mal de nom. Et puis, c'était difficile à l'imposer. Donc, je pense que là-dessus, laissons faire ceux qui connaissent bien comment ça va marcher, comment ça va prendre en compte. Oui, mais vous êtes député. Je ne suis pas un pro du marketing. Je suis un député. J'ai d'autres, j'espère, d'autres qualités. Mais en tout cas, je ne suis pas un pro du marketing. Donc, je fais confiance à ceux qui nous proposeront un nom.
D'accord, ok. Ce budget 2026, on ne va pas s'étendre trop là-dessus. Mais quand même, l'objectif déficit de 5%, il est totalement atteignable. Lorsqu'on regarde qu'il n'y a quasiment aucune économie de fait, de prévu. Et par contre, les dépenses, elles augmentent au fur et à mesure que les jours passent.
Alors, dire qu'il n'y a pas d'économie, ce n'est pas tout à fait vrai. Parce que quand vous avez regardé mission par mission, parce qu'on appelle les budgets des ministères mission par mission, vous apercevrez qu'il y a un coup de rabot sur toutes les missions, quasiment toutes. Donc, il y aura des économies fortes faites par l'État. Là où on n'a pas le compte...
Mais quand même, avec des hausses de budget.
Oui, mais là où on n'a pas le compte, c'est des collectivités qui continuent à avoir un rythme de dépense qui, de notre point de vue, n'est pas suffisamment dans l'économie. Alors, je sais bien que c'est important, les collectivités...
Le Rassemblement National proposait 5 milliards d'économies sur les collectivités locales.
Oui, et puis il a voté...
Sébastien Lecornu.
Le Rassemblement National a voté aussi 32 milliards d'augmentation d'impôts. D'ailleurs, ça, on l'a un peu oublié. Enfin, ils l'ont voté, ils ne l'ont pas proposé, ils l'ont voté. Donc, je pense qu'ils se rachètent et comme ils savent très bien... Ils ne voteront pas, ils peuvent proposer n'importe quoi.
Mais pourquoi le fait de raboter sur les collectivités locales, ça n'a pas été retenu par le Premier ministre ?
Parce qu'il y a aussi... Les élections municipales, je voulais juste... Et peut-être aussi, il fallait trouver un équilibre avec les sénateurs. Ce n'est pas évident de trouver cet équilibre. C'est un budget qui ne contente personne en réalité. Mais nous avons un budget, je crois que c'est très important, ça nous permet de nous projeter dans l'avenir et de financer nos lois de programmation.
Ok, mais vous êtes fiers de ce budget ?
Non, ce n'est pas une question de fierté. Mais enfin, moi je suis sur les marchés et Dieu sait qu'on en fait en ce moment. Qu'est-ce qu'on nous a dit tout le mois de décembre ? Attendez, vous êtes payés, vous êtes 577, vous êtes payés pour voter un budget, vous êtes incapable de trouver un budget. Quand je leur disais, mais moi je vote le budget. Non, non, non, mais c'est l'ensemble des députés. C'est notre mission de trouver un budget.
Donc on va parler, 5% ? Vous vous souvenez de ce qu'avait dit Didier Migaud, lorsqu'il était premier président de la Cour des Comptes, avant Pierre Moscovici, il a dit que le budget était insincère. Le budget, il est insincère ?
Non, d'abord, il n'est pas un bon budget, c'est un budget qui est nécessaire, mais ce n'est pas un bon budget. Mais après, ce qui est insincère, c'est si vous faites une prévision à 5% de déficit et que vous en faites 8. Si vous faites une prévision à 5%, que vous faites 5%, c'est un budget sincère. Mais est-ce que c'est un budget convenable ?
Non, mais si vous faites 5%, et que finalement ça sera 5,4 ou 5,5, c'est quoi ?
Vous verrez, on a plutôt des bons chiffres qui vont arriver sur la fin de l'année, avec un budget, en tout cas réalisé 2025, un peu meilleur que ce que nous pensions. Et donc nous espérons, nous, que dans la trajectoire 2026, probablement les prévisions qui étaient sur une croissance, on verra, elles vont s'affiner, peut-être seront meilleures que ce que nous pensons. Donc nous, on pense que c'est essentiel de tenir les 5%. Et si ce n'est pas le cas, il y aura à nouveau un coup de rabot en milieu, fin d'année prochaine.
Est-ce que vous comprenez, je reviens à un moment là-dessus, parce qu'en plus vous êtes chef d'entreprise, est-ce que vous comprenez quand même la colère, notamment du président du MEDEF, en disant que c'est un budget de reniement, de renoncement ? Et on voit bien, les chefs d'entreprise sont vent debout contre ce budget. Il n'y a pas d'ailleurs, qui était promis quand même la baisse de la CVE ? Ben non, ça sera reporté encore une fois.
Nous sommes favorables pour la baisse de la CVE. Après, il faut trouver une majorité dans cet hémicycle, et c'est parfois compliqué. Nous, ce qui nous semble essentiel, c'est qu'il y ait un budget. Et donc on a... A tout prix, d'accord, ok. A tout prix, c'est ce que je vous redis. Comment on fait pour financer notre défense ? Ben on passe un décret. Sinon on ne peut pas passer un bon de commande. Comment on fait pour financer l'augmentation des budgets dans la police et la justice ?
Mais même avec des budgets avant, vous n'avez pas passé des bons de commande. Il n'y a pas de commande public.
Alors, vous avez raison, la vitesse de commande n'est pas suffisante. Mais dire que nous n'avons pas augmenté le rythme de commande pour la défense nationale, ce n'est pas tout à fait vrai. En tout cas, c'est plusieurs milliards dans la trajectoire dans laquelle d'augmentation dessus. Et on va arriver à 50 milliards. Oui, ça met du temps parfois à sortir les bons de commande. Enfin, ils sortent.
Vous êtes président du groupe d'amitié France-Chine. Je crois que vous avez été trois fois en Chine. Toute la question, on voit bien avec la déclaration de Nicolas Dufour qui dit on va avoir un raz-de-marée sur les PME françaises qui vont tous tomber les unes après les autres à cause des chinois. On voit bien le problème de l'industrie automobile européenne et française à cause des chinois. On voit bien les problèmes du cognac. En ce moment, il y a les résultats, notamment des LVMH hier soir. Donc, pour nous, la Chine, c'est vraiment sans doute le pays qui va ruiner notre économie, non ?
C'est une menace très forte. Et on était avec le président de la République encore au mois de décembre. Une menace très forte sur plein de domaines. Vous avez raison.
Aucun grand contrat signé.
Et puis, c'est un nombre d'opportunités incroyables. Si on a signé des Airbus, 120 Airbus. Mais c'est aussi un territoire d'opportunités incroyables pour les entreprises françaises. Et donc, il faut trouver l'équilibre. Nous, ce qu'on a dit aux chinois et ce que nous portons comme message, c'est « Venez investir en France ». Nous en avons assez d'avoir un déséquilibre tel avec la balance commerciale. On dit « Arrêtez de produire en Chine pour emmener en Europe. Produisez en Europe. » Et là-dessus, c'est un équilibre. Parce que sinon, qu'est-ce qui va se passer ? On va continuer à augmenter les frais de douane. Parce qu'il faudra maintenir heureusement de l'industrie en France.
Et donc, on va augmenter les droits de douane. Et donc, les Chinois l'ont entendu. Ils sont en train de regarder. Il y a beaucoup de projets qui, j'espère, verront le jour en France. En France, parce que nous voulons que ce soit en France. Avec probablement des centaines de milliers d'emplois à terme. Donc, c'est important. Ils ont plein de technologies.
Mais ça sera quoi ? Ça sera des joint ventures ? Ça sera quoi des JV ?
Il y aura de tout. Et à partir de quand ? Mais les Chinois ont des technologies. Certaines technologies bien plus avancées que nous. Et donc, notre intérêt, c'est qu'ils produisent en France. Plutôt que de produire en Chine et d'exporter vers la France. Et donc, nous, c'est ça que nous portons. Il y a plusieurs projets. Je ne suis pas habilité à vous en parler sur le plateau. Mais il y a beaucoup de projets qui sont en phase d'études. C'est aussi à nous de nous bouger. C'est-à-dire que nous, on met trop de temps en France à pouvoir sortir une usine. Quand je vois qu'on arrive à les sortir en deux ans en Allemagne, on met 4, 5, 6 ans en France, ça ne fonctionne pas.
C'est aussi ça sur lequel nous sommes en train de travailler. Comment améliorer les procédures ?
Pourtant, justement, j'entends ça depuis que je suis née.
Ça s'est amélioré.
Donc, ça fait longtemps.
Ça s'est amélioré, mais ce n'est pas encore assez rapide. Et vous parliez, on parlait de la Chine là-dessus. Quand je vois l'usine de Tesla, la méga-usine près de Shanghai, qui a été construite en un an, on se dit que ce serait impossible en Europe. Et donc, il nous faut accélérer parce que plus une usine met du temps, à s'installer, moins on a de rentabilité.
On n'y arrive pas. Il y a eu des lois. Il y a eu les ministres successifs de l'industrie, Marc Ferracci, que je savais encore il y a quelques jours. On n'y arrive pas.
On a progressé dans plein d'endroits. On a créé des zones spéciales où c'était plus facile de construire des usines.
Oui, c'est plus facile parce qu'il y a un seul interlocuteur.
Mais même là, ça bloque. Mais Édivis Chevrillon, c'est aussi la clé. C'est-à-dire, en face, on a donné plus de pouvoirs aux préfets depuis quelques mois pour qu'ils puissent débloquer des situations parce que sinon, c'était des recours sur recours sur recours. On n'avançait pas. Et là, le préfet et préfet de région sont habilités à faire accélérer des grands projets, des projets structurants, industriels.
Sylvain Maillard, on parle de la mairie de Paris. Avec plaisir. Parce que ça y est, c'est parti. Top départ. Rachev Alati est encore ministre de la Culture. Vous lui conseillez d'émissionner rapidement. Vous savez quand est-ce qu'elle va démissionner ?
Non, on n'a pas la date. Vous savez très bien qu'il faut terminer le budget. et le Premier ministre a annoncé qu'il y aura un mini-remaniement après l'adoption du budget. Ce qu'on espère, c'est début février.
La semaine prochaine.
La semaine prochaine. Oui, c'est ça.
Parce que le budget, c'est la semaine prochaine. On espère. On espère.
Il est au Sénat à l'heure actuelle et on attend.
Oui, oui. Alors, Rachev Alati, d'abord, pourquoi vous avez fait ce choix de soutenir Rachev Alati et non pas Pierre-Yves Bournazel, sachant que lui, sa liste, c'est la liste Horizon Renaissance. Or, vous, il me semble que vous êtes député Renaissance.
Oui, vous savez, il y a...
Pourquoi ce choix ? Est-ce que Rachev Alati, elle est trop clivante ?
J'ai beaucoup travaillé depuis quelques années sur Paris. Je suis élu de Paris depuis maintenant presque dix ans. Pour moi, je sens bien que les Parisiens ont envie d'une alternance. Ils ont envie d'une alternance et la seule qui peut gagner dans cette alternance qui va gagner, c'est Rachev Alati. Tous les sondages le montrent. C'est elle qui a la plus d'expérience, c'est elle qui est la plus connue. Oui, mais en même temps,
il y a des gens qui sont à Renaissance, qui sont un peu du centre et qui se disent
« Jamais je voterai pour elle ». Transformer cette ville 55 000 fonctionnaires où il y a évidemment beaucoup de choses à changer. Si vous n'avez pas un peu de punch, si vous n'avez pas un peu de charisme, si vous n'avez pas un peu d'envie et une équipe autour de vous qui est capable de transformer cette ville, vous savez quoi ? C'est un changement pour rien. Nous, on propose le changement. Si vous trouvez que tout va bien à Paris, vous avez un bulletin de vote, c'est le bulletin de vote Hidalgo-Grégoire, ça va très bien. Nous, on veut changer. On trouve que la ville n'est pas propre. Quel Parisien va me dire que la ville est propre ? La ville n'est pas sécure.
On va tripler le nombre de policiers municipaux. On va mettre des caméras, on va doubler le nombre de caméras. Oui, mais c'est comme
le budget de la France. C'est comme la France. Il y a 10 milliards de dettes, donc il n'y a plus d'argent.
Et comment on va faire des économies ? Et vous avez tout à fait raison. Par exemple, on a un budget de préemption, plus de 280 millions par an, où on achète un peu partout à n'importe quel prix des logements sociaux. Nous, on dit, on arrête. Maintenant, on s'occupe des logements sociaux à l'heure actuelle, dont certains sont dans un état indigne. On va s'occuper des logements sociaux. Maintenant, on est arrivé à 25%. On est à la loi SRU. On n'ira pas plus loin. Et avec cet argent, on permet de désendetter la ville. On pense que sur une mandature, on peut économiser entre 600 et 1 milliard d'euros qui nous permettent de désendetter la ville à plus de 12 milliards de dettes.
Je crois qu'il faut un changement sur les logements sociaux.
Donc, il faut un changement radical parce que c'est radical par rapport à Pierre-Yves Bournazel ou même, pour certains, à Grégoire.
Vous savez, dans cette ville, les agents ne travaillent pas 35 heures. Nous, on a dit, les agents vont travailler 35 heures parce que c'est la loi. Et donc, il faudra évidemment des négociations.
Mais dans quasiment aucune collectivité locale.
Des négociations qui peuvent être un peu tendues. Et donc, il faudra aussi cette force d'une nouvelle équipe qui arrive avec un impact. Et Rachida Dati, elle a cette possibilité. D'abord, elle connaît bien la ville. Elle est élue depuis longtemps maintenant. mairie du 7e et au Conseil de Paris. Et puis, il faudra derrière qu'on ait une équipe solide, une majorité au Conseil de Paris, fort, qui puisse incarner dès le début. Vous savez, de vie chevriant, la politique, ça s'incarne dès le début. C'est-à-dire qu'il faut que les Parisiens, au bout de 6 mois, 7 mois, se disent, ça a changé. Et donc, la collecte des ordures pour permettre d'avoir une ville propre va complètement changer.
La sécurité, nous allons embaucher massivement. On va armer les policiers. Ceux qui le peuvent, seront armés. Et les autres, il y a une police de tranquillité qui est bien nécessaire. Et puis, le logement social, on l'a dit, on arrêtera de faire de la préemption. Et pour nous, on va rénover le logement social et priorité à ceux qui s'occupent des Parisiens dans le logement social. Nos policiers, nos pluricultrices, nos éboueurs, tous ceux qui s'occupent de Paris, ceux qui travaillent à Paris, seront prioritaires dans le logement social.
Est-ce qu'il y aura un moyen quand même ? Parce que lorsqu'on voit que Marlène Schapa soutient, donc en chaîne ministre, que vous connaissez évidemment très bien, puisque vous êtes tous les deux des, entre guillemets, pardonnez-moi cette expression, mais des bébés Macron. Vous êtes né dans la politique avec Emmanuel Macron qui soutient Pierre-Yves Bournazel. Vous vous dites c'est dommage, il aurait pu venir chez nous ou quoi ? Comment vous voyez un rapprochement ?
Il y a eu des vraies discussions entre nous qui ont duré longtemps et on en a suffisamment parlé. Il y a un choix très simple. Où vous voulez le changement et ça ne se fera qu'avec Rachida Dati. Il y a quelqu'un en capacité de gagner. C'est moi qui ai changé le mode de scrutin à Paris. Oui, c'est vous qui avez porté cette loi PLM comme on dit. Exactement. Chaque Parisien un Parisien égale une voix. Maintenant, on peut changer la politique, on peut changer de maire et de couleur politique à Paris. La seule qui est capable de l'incarner c'est Rachida Dati et c'est elle qui a rejoint le Président de la République.
Elle est dans le gouvernement du Président de la République et donc moi je dis tout simplement il peut y avoir des candidatures de témoignage c'est le cas de la candidature de Pierre-Yves Bournazel que je connais bien qui est une candidature de témoignage. Tout le monde sait très bien qu'il ne sera jamais maire de Paris et puis une candidature qui nous permet de gagner et cette candidature qui permet de gagner elle rassemble très largement parce qu'il y a le Modem, il y a l'UDI, le Parti Radical, les LR bien sûr mais beaucoup de sociétés civiles et donc on voit bien qu'il y a une volonté de changement. Et donc les appels 70% des Français et des Parisiens veulent un changement.
Les appels à Bournazel n'ont pas marché ?
C'est la politique ça, il dit Chevron. C'est les électeurs qui choisiront ça. Je crois que les électeurs qu'on voit tous les jours ils disent nous on veut du changement et le changement quand ils verront il y a un vote utile. Le vote utile c'est Rachid Adetti. Grégoire Dati
ça va être 50-50. Qu'est-ce que vous allez faire puisque qu'est-ce que vous allez faire pour les entreprises justement quand vous allez les ramener à Paris ramener leur siège social à Paris qu'est-ce que vous allez faire en sachant qu'il y a une politique au niveau national qui est un peu anti-entreprise si je reprends l'expression de Bernard Arnault qu'est-ce que vous allez faire ?
Non écoutez je crois qu'à Paris d'abord il y a des entreprises vous avez dit vous avez la gentillesse de rappeler que je suis moi-même chef d'entreprise il y a des entreprises
mais votre groupe n'est pas LVMH c'est vrai
dommage pour vous en tout cas ce qui est certain c'est qu'il y a des entreprises nous on veut vraiment privilégier l'artisan le commerçant les commerces qui sont en train de fuir d'ailleurs vous regardez les principaux axes vous avez partout des commerces fermés il faut redonner envie de consommer à Paris pour les aider il y a plein de choses sur lesquelles donc ça veut dire
plus de pistes cyclables plus de piétonnisation non
on pense que les pistes cyclables elles sont très importantes il faut trouver chacun un équilibre on pense que l'équilibre est allé trop loin et qu'il faut enfin un plan de circulation à Paris il n'y a pas de plan de circulation à Paris ça n'existe pas c'est à dire que du jour au lendemain la mairie ferme une rue on ne sait pas bien pourquoi sans que ce soit réfléchi il y a des reports de circulation qui font qu'il y a des commerces entiers des rues entières qui ne voient plus personne passer on a besoin d'être attractif pour que la banlieue vienne aussi à Paris pour travailler parce qu'elle vient travailler sinon Paris ça ne fonctionne pas mais aussi pour consommer donc il faut trouver un équilibre on a fait des propositions sur le stationnement on veut aussi garder une qualité d'air l'air ambiant moi je le dis on élève nos enfants à Paris nos enfants méritent aussi d'avoir un air pur donc on va trouver un équilibre pour la rue de Rivoli je sais nous en avions parlé ensemble par exemple on propose un projet qui n'est ni révolutionnaire mais qui va tout changer c'est de faire en sorte qu'on ait une deuxième file au lieu d'avoir deux autoroutes de vélo de garder bien sûr ces pistes cyclables qui sont importantes qui sont maintenant un acte structurant mais il faut au moins deux files pour les bus les bus n'avancent plus dans cette rue de Rivoli tout est embolisé et puis dès qu'il y a une livraison tout est bloqué on va faire deux voies d'être très pragmatiques qui nous permet d'avoir un minimum de passage pour les voitures pour les taxis pour les bus d'avoir des livraisons pour retrouver des commerçants on va travailler avec le commerce nous on veut des artisans et des commerçants à Paris pour nous ça nous semble essentiel
une question je reviens qui sera un peu plus générale mais maintenant qu'elle est ce que vous disiez tout à l'heure sur notamment les logements sociaux en disant c'est ceux qui travaillent etc est-ce que vous trouvez que il y a vous avez vu cette note qui est sortie sur la enfin c'est même place Beauvau qui est sorti les chiffres sur l'immigration parce que j'ai retenu sur l'immigration économique qui est en baisse de 13% est-ce qu'il faut aller plus loin ou est-ce que vous trouvez qu'on a atteint notre quota au niveau au niveau français et peut-être au niveau parisien
nous ce qu'on porte renaissance on a travaillé dessus avec mes collègues députés pour nous l'immigration doit être une immigration privilégiée de travail et donc en fonction des besoins on a même proposé un permis à point au système canadien en disant ceux qui viennent travailler en fait on est très content qu'ils viennent travailler en France on n'a plus un hôpital on n'a plus une entreprise un peu structurée qui n'emploie pas des gens issus de l'immigration des immigrés donc c'est très important qu'on puisse maintenir d'autant plus qu'on a de moins en moins d'enfants il faut garder une attractivité par contre ceux qui ne viennent pas travailler il faut être plus dur tout simplement il faut être plus dur il faut trouver un équilibre mais ceux qui viennent travailler je crois doivent être bien accueillis en France
les voitures sur berges pardon j'ai oublié de vous poser la question elles sont maintenues telles quelles ou alors comme le projet de Sarah Knafo qui est de couvrir pour faire un grand espace entre les boulevards
Sarah Knafo elle dit n'importe quoi parce que personne ne vérifie les berges elles sont classées donc ce qu'elle dit est impossible à faire et financièrement intenable ça n'existe pas c'est de l'IA on a inventé nous ce qu'on propose c'est de réaménager les voies sur berge pour que ce soit une promenade patrimoniale avec vraiment des bandes à view de la qualité parce que là pour le moment c'est des palettes de bois qui sont installées enfin c'est tout sauf propre avec beaucoup de délinquance dessus donc on va réaménager pour que ce soit une promenade la promenade des parisiens avec de la belle pierre des bobans enfin une promenade qui va devenir la promenade des parisiens voilà ce qu'on nous propose
merci beaucoup Sylvain Maillard si vous êtes élu si Rachida Dati est élu puisque vous êtes sur sa liste vous serez quoi ?
on verra d'abord il faut gagner et après vous serez maire du 8ème on a une candidate Catherine Lécuyer qui sera notre candidate dans le 8ème
qui n'est pas l'acte de maire
et j'accompagnerai évidemment la politique de Rachida Dati vous savez quoi il y aura beaucoup beaucoup de travail parce qu'il y a beaucoup de choses à changer à Paris
merci beaucoup Sylvain Maillard qui a fait le choix clivant de reçoit pas clivant non le choix de coeur de rejoindre évidemment Rachida Dati merci beaucoup
Sylvain Maillard