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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 février 2026 25 min

Bernard Fialaire : « Les opposants à l’aide à mourir veulent faire croire que le Sénat la refuse »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Bernard Fialer, merci d'avoir accepté notre invitation. Sénateur RDS Durô, membre du parti radical et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. On va parler de ce qui s'est passé dans votre département du Rô et du meurtre du jeune Quentin.

C'est la une de la presse régionale. On va regarder trois titres. L'est républicain, mort de Quentin, un pays sous tension.

L'agression mortelle de Quentin Deang, jeune militant nationaliste jeudi à Lyon, dépasse déjà le cadre judiciaire et s'invite dans les débats politiques à un mois des municipales. Deux autres sujets à la une de la presse régionale, d'abord nord- Éclair, le parking payant à l'hôpital, sujet sensible face au coût parfois exorbitant pour les patients. L'Assemblée nationale a voté une proposition de loi qui vise à revenir au stationnement gratuit dans les hôpitaux.

Et puis la dernière, c'est celle du Telegram. On l'a dit dans le journal Emmanuel Macron qui est en Inde. Pourquoi l'Inde compte pour Paris alors que la bataille commerciale avec les États-Unis et la Chine bat son plein, l'axe Paris New Delhi pèse dans la santé commerciale française.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? ben forcément euh de la première quoi de ce drame qui s'est produit à Lyon avec la mort de ce de ce jeune homme. Je pense que au-delà des considérations euh politiques, voire même euh des récupérations qui pourront en être faites, bah c'est quand même la mort d'un jeune homme et qui peut pas nous laisser euh indifférent, surtout pour des parlementaires dont le rôle c'est justement de parlementer, de d'organiser des débats sur les idées pour que justement on n'en soit pas réduit à ces affrontements violents qui sont une régression à à l'état animal, on peut le dire.

Vous qui vous qui êtes issu de ce territoire, vous pensiez en arriver là à ce point ? Alors, pas spécialement sur ce territoire, je crois qu'on on parle beaucoup de Lyon parce que c'est une ville universitaire. Il y a d'autres villes, vous savez, j'ai mené la mission sur l'antisémitisme d'enseignement supérieur.

On voit que les débordements, les exactions sont dans hélas dans tous les milieux universitaires. On peut d'ailleurs s'interroger pourquoi cette jeunesse qui fait partie qui fera partie, on peut dire presque d'une élite qu'on qu'on alimente dans dans une université peut arriver de temps en temps à avoir des éléments qui Mais là, est-ce qu'on franchit un cap dans la violence politique ? Est-ce que vous craignez un cycle de violence politique ?

Je le souhaite pas. Bon, je je crois qu'à tout moment, on doit craindre des débordements de violence et le fait que que ça s'enchaîne. Je pense quand même que lorsqu'il y a une telle brutalité dans les propos, déjà par exemple à l'Assemblée nationale, il faut pas s'étonner que cette brutalité se transforme après en violence sur sur les territoires.

Je crois que de tout temps, ça existait ces débats qui débordaient. Mais ça veut dire qu'il y a une responsabilité politique dans ce climat de violence selon vous. Oui, je pense qu'il y a une responsabilité politique.

Est-ce que comme mot de Brégon là, c'est la porte-parole du gouvernement, elle a dit hier, il y a une responsabilité morale de la France insoumise dans cette agression mortelle. Il y a une responsabilité morale de la France insoumise certainement comme d'autres camp peuvent aussi de temps en temps avoir une responsabilité morale lorsqu'ils tiennent des propos qui peuvent être interprétés euh subtilement euh et être détourné pour une une violence qui qu'on ne devrait pas boire. Est-ce qu'il faudrait envisager une commission d'enquête parlementaire sur ce qui s'est passé ?

Alors, qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire pour euh pour voir comment on on dérive l'organisation d'un débat euh qui est paraît tout à fait légitime. On vient d'ailleurs de euh de voter sur la liberté académique, sur ce qui doit se passer, la liberté d'expression et la façon dont certains les instrumentalisent en sachant très bien ce qui va se passer en périphérie de ce débat. Lorsqu'on invite Rima Hassan honnêtement de nos jours, on sait que c'est pas pour prêcher, c'est pas le président de la République est en Inde, c'est pas une Diragandie qu'on qu'on invite he c'est parfois des propos qui sont violents et qui incitent après à des réactions aussi désastreuses.

Le procureur de la République de Lyon, il a refusé hier de détailler le profil des agresseurs disant qu'il fallait attendre mais la jeune garde est citée par des par le groupe euh d'extrême droite Némésis et par certains membres du gouvernement comme lié à la mort de Quentin. Le groupe aujourd'hui dissous conteste ses accusations. Mais pour bien comprendre ce qu'est ce groupe, Stéphane, vous revenez sur son histoire.

Il a été créé à Lyon en 2018. Oui. Notamment à l'initiative de Raphaël Arnaud qui est devenu depuis député de la France insoumise du Vaclus à partir de la dissolution.

Alors la jeune garde antifasciste, c'est son nom complet, c'est pas vraiment une association classique avec des statuts déclarés en préfecture. C'est une organisation qui est considérée par le gouvernement comme un un groupement et qui contrait une centaine de membres dans toute la France. Son organisation était jusqu'à sa dissolution pyramidale avec à sa tête un porte-parole.

Un rôle qui a occupé longtemps Raphaël Arnaud jusqu'à son élection. En tant que député, il existe des branches de la jeune garde à Lyon donc, mais aussi à Paris, Lille, Strasbourg ou encore Montpellier. Comment se définissait la jeune garde antifasciste avant sa dissolution ?

Alors, c'est un groupe qui se présente comme une réaction d'autodéfense face à des organisations d'extrême droite violent, certaines néonazi qui sont très présentes notamment à Lyon. Son slogan c'est face à l'extrême droite, réponse immédiate. Et la jeune garde est aussi reconnaissable avec ces trois flèches dirigées vers la gauche.

C'est une référence au groupe d'autodéfense socialiste français dans les années 1930. Cette organisation se voulait aussi assez proche de la gauche associative, syndicale, politique en manifestant par exemple contre la réforme d'at en 2021 où en étant proche de la France insoumise et c'est mais cette organisation Stéphane, elle est aussi citée dans plusieurs actions violentes et c'est ce qui a motivé sa dissolution en juin 2025. Elle a été décidée en conseil des ministres à l'époque par à la demande du ministre de l'intérieur Bruno Rota.

Le gouvernement cite dans le décret de dissolution de la jeune garde plusieurs actes violents qui se sont produits entre 2018 et 2024 à Paris, Lyon ou encore Strasbourg. Certains qui ont d'ailleurs donné lieu à des condamnations. La dissolution était donc justifiée parce que la jeune garde provoque, je cite, des agissements contre les personnes et les biens.

C'est ce que dit le décret. C'est un en effet un des motifs de dissolution prévu par la loi. Mais la Genegarde a effectué un recours contre cette dissolution devant le Conseil d'État.

Oui, ce recours, il ne suspend pas la dissolution. Donc, la jeune garde est toujours dissoute. Aujourd'hui, une audience devait d'ailleurs avoir lieu mercredi dernier, le 11 février, devant le Conseil d'État, mais elle a été reportée sans motif et sans date pour le moment.

Le recours contre cette dissolution était notamment soutenu par la France insoumise qui demandait au gouvernement d'abandonner la procédure. Pour autant, la présidente du groupe la France insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot considère aujourd'hui que ce mouvement est bel et bien dissous et elle affirme que son mouvement à elle, la France insoumise, coupera les liens avec toute personne ayant participé aux violences. C'est ce qu'elle a dit hier sur LCP.

On l'écoute. Nous n'avons rien à voir avec des gens qui frappent des hommes à terre. Mais quant à la jeune garde, je rerépète que la jeune garde ne peut pas être impliquée en tant que telle dans ce drame puisqu'elle est dissoute.

Il n'y a plus de commandement, il n'y a plus de donc s'il y a des gens ex ce jeune garde qui se trouvent dedans, j'appelle à ce queil soi punis. Voilà. Et on le disait, le procureur, il a refusé de de détailler le profil, mais selon les informations de France Info, cinq suspects ont été identifiés dont certains sont connus des services de police et certains ont été fichés s pour avoir appartenu au groupe la jeune garde.

Donc on le disait, la jeune garde, elle a été créée à Lyon. Vous êtes sénateur du Ron Bernard Fialer. Est-ce que vous avez déjà rencontré ou croisé des membres de la jeune garde dans le cadre de vos activités d'élus locaux dans le département ?

Non, non, non, j'ai jamais rencontré euh des jeunes. Alors, j'ai hélas assisté à des manifestations avec euh des brides de vitrines, euh des dégradations importantes par ce qu'on appelait les les batlock qui arrivent en en fin de de manifestation. Et on on voit bien qu'il y a tout un un mélange, une de gens qui sont euh excités, instrumentalisés pour euh pour faire des dégâts.

Parlez-nous un peu du contexte local parce que on disait euh à la fois la création de la jeune garde mais la dissolution de ce mouvement comme d'autres par exemple les mouvements d'extrême droite, le bastion social, génération identitaire à Lyon il il y a beaucoup d'affrontements entre groupe d'extrême gauche et d'extrême droite. Comment expliquer que ces affrontements se poursuivent malgré ces dissolutions qui se succèdent ? Alors, vous savez qu'il y avait une peu une une tradition, on peut dire universitaire d'extrême droite, par exemple, de négationnistes et cetera, qui entretiennent un un mouvement et et finalement un environnement qui qui va jusqu'à la violence.

Donc en réaction, vous avez après aussi des systèmes d'extrême gauche, vous avez quand même un grand nombre, il faut le voir par exemple de de parlementaires et les filles maintenant qui ont été élus sur sur la métropole Dionise dont vous l'avez vous-même vous venez de le dire, il y a des liens entre ces mouvements violents de jeunes d'extrême gauche et et LFI de toute évidence. Comment vous expliquez que Lyon soit une terre un peu historique d'affrontement entre ultra droite et ultra gauche ? Et pourquoi on arrive pas à l'enrayer ?

Alors, vous savez, il y a dans la jeunesse, il y a toujours une forme de de romantisme révolutionnaire, on peut dire ça ce qui peut sensibiliser. Lyon, c'est était quand même d'abord la capitale de la résistance. la capitale de la résistance a été même sous la Révolution française en revanche des réactions au parisien.

Euh c'est cette ces sensations si vous voulez en en province où vous pensez incarner une résistance et où vous devez euh peut-être en faire plus que les autres pour être reconnu. Donc euh il y a sûrement des tas de facteurs euh sociologiques, psychologiques. Moi je suis pas un scientifique suffisamment éclairé pour pouvoir l'expliquer, mais on on le perçoit des gens qui veulent aller un petit peu plus loin pour pour exister.

Stéphane sur votre vécu vous des locaux, vous parlez tout à l'heure de bri de vitrine, est-ce que vous avez déjà assisté à des réunions qui ont pu être perturbé par des mouvements d'extrême droite ou des mouvements d'extrême gauche ? Non, honnêtement non. Alors, j'ai enquêté, je vous ai dit, hein, sur l'antisémitisme d'enseignement supérieur et là, j'ai découvert qu'il y avait effectivement des moments comme ça dans ces lieux restreints où il devrait d'où devrait surgir la lumière.

Et bien au contraire des des régressions qui sont la négation même de la démocratie telle qu'on souhaite la voir se développer. On va parler de l'actualité du parlement maintenant Bernard Fialer et l'actualité au parlement c'est l'Assemblée nationale qui a donc entamé hier la seconde lecture de la loi sur la fin de vie. en texte modifié et rejeté par le Sénat qui avait supprimé la création de l'aide à mourir.

Le taxe est donc revenu hier en séance à l'Assemblée. On va écouter le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Nos débats doivent s'inscrire dans cet héritage.

Les textes qui vous sont soumis et nos débats sont aussi le fruit d'un travail collectif et exigeant. près de 10 rapports, une convention citoyenne, 4 années de réflexion à laquelle l'Assemblée nationale a largement pris sa part. C'est pourquoi les deux propositions de loi ne s'opposent pas.

Elles sont les deux faces d'un même engagement. Ne jamais abandonner, toujours écouter la volonté de la personne. Voilà, les deux propositions de loi, c'est celle sur les soins palliatifs et celle sur la création de l'aide à mourir euh qui avait été balayée euh par le Sénat.

Est-ce que vous souhaitez que l'Assemblée nationale la rétablisse cette aide à mourir ? Ah oui, c'est euh j'ai on s'est exprimé. D'ailleurs, je voudrais corriger quelque chose qui a pas été bien transmisable.

Ce qui a été refusé, rejeté au Sénat, c'est pas le texte de l'Assemblée nationale, c'est le texte tel qu'il avait été modifié par la commission des affaires sociales du Sénat et qui était sincèrement euh inacceptable pour les gens qui sont pour un droit à l'aide à mourir. Simplement, il y a eu qui avait complètement vidé substanci. simplement, il y a eu une manœuvre tactique de la part des plus farouches opposants à l'aide à mourir qui après avoir euh fait partie d'une majorité qui proposait ce texte a voté contre mêlant leur voix ceux qui voulaient justement ce retour pour faire passer le message que le Sénat refusait cette cette ce texte.

C'est pas vrai. Je pense que l'aide à mourir euh au Sénat est peut-être pas aussi minoritaire qu'on veut qu'on veut le dire. Après qui est que la commission est souhaitée y mettre beaucoup d'amendements qui à mon avis étaient un peu trop restrictif mais ça c'est le débat et je respecte d'ailleurs la conscience avec un texte de la commission qui a été remodifié en séance.

Ah ben en séance on a complètement alors il y a eu plusieurs manœuvres c'est assez important. Premièrement, dites qu'il y a deux textes. On a commencé au Sénat par la fin de nuit avant de parler des soins palliatifs et tout le débat d'ailleurs était sur on peut pas accepter ce texte parce qu'il y a pas de soins palliatifs.

Si on avait voté en premier euh une partie du débat aurait été réglé. La 2e chose, on a inversé les articles euh pour aborder d'emblé cette ce fameux article 4 qui définit les conditions. Et toutes ces manœuvres ont abouti au fait que et on se demande d'ailleurs si elles ont pas été tout à fait calculées pour un rejet du texte et qui est passé après dans les médias et là moi je compte sur les journalistes sur vous pour bien faire passer le message que le message qui a été envoyé par le Sénat et par le un un refus du texte de l'Assemblée nationale c'était un refus du texte tel que proposé par la commission du Sénat.

Oui, mais dont une partie des sénateurs ne voulaient pas du texte qui était celui de l'Assemblée nationale. Il y a quand même une partie des sénateurs qui ne voulaient pas de l'aide à mourir. Oui.

Alors, il y a une partie des Il y a deux choses. Il y a une partie des sédateurs qui ne veulent pas de l'aide à mourir. Il y a une partie des sédateurs qui ne veulent pas, ils étaient majoritaires du texte de l'Assemblée nationale, ça on peut le comprendre.

Euh et d'ailleurs ce qui ce qu'ils ont ce qu'on craint les plus farouches opposants, c'est que on aurait été prêt à voter un texte qui était moins satisfaisant mais qui moins levait le verrou et et était un premier pas dans une aide active à mourir. et sentant venir ce message, c'est bien pour ça que les plus farouches opposants ont eu cette manœuvre qui a fait tomber le texte et qui après été reprise dans la population. Moi qui m'y suis opposé par exemple parce que je trouve qu'il va pas assez loin, je suis inondé le message de félicitation pour avoir refusé l'adame Mourir.

C'est bien preuve que le message est pas passé comme il faut. Donc je compte sur vous pour rétablir. Est-ce que vous souhaitez que le texte revienne rapidement au Sénat ?

Est-ce que vous pensez que les débats en seconde lecture seront plus apaisés ? Je le souhaite. À un moment où sincèrement la population compte sur le Sénat pour avoir un débat apaisé avec une certaine sérénité, une hauteur de vue, ce que ce que doit être le Sénat.

Et bien, je souhaite que très vite le texte revienne. Je pense que beaucoup de sénateurs feront peut-être honorable et au moins accepteront de débattre. Moi, je respecte toutes les la liberté de conscience de chacun, le fait que tout le monde puisse s'exprimer, débattre, puisse arriver à nous convaincre même s'il le faut, mais qu'on en débatte et qu'on c'est c'est quand même la négociation même à la fois du Parlement et du rôle du Sénat que de refuser de discuter sur un texte aussi important pour la condition humaine.

Alors, il y avait une réunion hier entre Sébastien Lecornu, Gérard Larcher, les présidents de de groupes parlementaires et selon les informations de publics sénénat.fr, seul le texte sur les soins palliatifs pourrait revenir au Sénat et pas celui sur l'aide à mourir. Est-ce que ça ce serait une bonne solution ?

Ben non, c'est enfin que que le texte sur les soins palliatifs revienne. Oui, très bien. éviter empêcher le retour sur la fin de vie.

C'est enfin quand on voit quel est le débat dans la dans l'opinion publique, quand on voit qu'il y a eu une convention citoyenne qui a été qui en a fait avec la plébiscité que le Conseil consultatif national d'éthique est pour, que l'académie de médecine est pour, qu'un grand nombre de débats voilà donne un avis favorable. Ce serait, enfin moi je le dis, elle sera indigne. Ce serait même une honte de la part du Sénat que de refuser d'aborder ce sujet.

Bern Marceller, vous êtes élu du Rô de la région Verdronalpe et des Alpes françaises qui accueilleront donc les JO dans 4 ans. C'est la 2e semaine des Jeux Olympiques à Milan Cortina en Italie. Qui se passe bien pour la France qui bat son record de médaille ?

Vous les regardez vous ces GOI ? Ben, j'essaie le soir d'avoir euh un petit peu le le contre-rendu pour voir ce qui se passe. Sincèrement, c'est des émotions assez fortes, hein.

Je je trouve que c'est ce phénomène un petit peu magique des Jeux Olympiques. Je parle pas de euh d'initialement, hein, la la vision du Baron de Coubertin de de permettre à une jeunesse du monde entier de s'affronter justement, non pas en en se battant, mais en en ayant une compétition, c'est quelque chose d'important. Et puis après les prouesses techniques enfin l'évolution des sports et les émotions que ça peut nous provoquer, c'est quelque chose d'important.

Alors j'imagine que vous la regarder avec d'autant plus d'attention au-udelà des des exploits sportifs des Français que ce sont donc les Alpes qui vont accueillir les prochains GIO et sur le même concept, c'est un concept un peu nouveau, c'est c'est un concept éclaté. Là en Italie, il y a sep sites, ce sera à peu près pareil en France. Il y aura quatre grands zones.

Ça va de Nice à la à la haute Savoie. Est-ce que pour vous Milan Cortina, c'est un exemple de réussite ? Bah pour l'instant ça semble être un un exemple de réussite même d'ailleurs sur la sécurité sans l'intervention de ICE pour conforter la police italienne.

C'est preuve que Oui oui les Italiens sont capables de l'air des Alpes que ce soit en Italie et j'espère après en France euh est quelque chose d'assez premier. Vous avez raison d'espérer parce que chez nous l'organisation, elle est quand même un peu plus compliquée. Il y a une crise au sein du Cojob du comité d'organisation de CJO avec des démissions en série.

Est-ce que ça vous inquiète sur la faisabilité de CJIO ? Alors, ce qui m'inquiète, c'est euh je l'ai dit, au-delà de l'esprit des jeux euh et des performances qu'on peut voir, bah il faut savoir qu'il y a tout autour une organisation qui est quelque chose d'importante. Il y a aussi les contrôles et d'ailleurs, nous avons euh débattu et nous avons euh voté sur ce contrôle.

On sait ce qu'est la financiarisation par exemple du sport avec ses excès. Euh il y a d'autres excès hein comme dans le dans deux pages qui soient technique ou humain. Euh et il y a donc toutes ces dérives sur lesquelles auxquelles il faut veiller pour bien les encadrer et dire qu'il y a des choses qui ne doivent pas se se produire.

Alors l'organisation, souvenez-vous quand même des Jeux Olympiques d'Albertville au début Jean-Claude Kili devait les organiser tout seul. C'était c'était voilà c'était très tourmenté et on a adjoint euh Michel Barnier pour apporter un petit peu de sagesse et ça a été une réussite. Mais il faut faire la même chose.

Vous allez auditionner Edgar Groupiron. Oui, on on a auditionné déjà plusieurs fois même déjà Edgar Gopiron au début. Bah il faut attendez il faut pour qu'une équipe gagne faut qu'elle s'entende bien.

Donc mais est-ce qu'à un moment il faut aussi que le pouvoir politique tape du point sur la table ? Est-ce qu'Emmanuel Macron est-ce que Sébastien Lecnu doivent s'engager sur le dossier ? Enfin le alors le président de la République, il y a aussi les régions qui mettent de l'argent qui qui doivent aussi avoir leur leur leur mots à dire pour qu'on ait une organisation qui soit digne de cet événement.

Allez, on va parler de ce qui se passe de cet épisode météo et de ces pluies qui n'en finissent pas. La France qui bat des records de cru, trois départements placés en vigilance rouge, la Gironde, le Lotte et Garon, le Men et Loire où nous nous rendons à Anger. Bonjour Thierry Larde, merci beaucoup d'être avec nous.

Journaliste à Anger télé. Thierry, c'est l'inquiétude hein, on imagine chez vous à Anger dans le Main et Loir, le département, on le disait, est en vigilance rouge. Pour Cru, c'est une situation inhabituelle.

On en est où ce matin ? Oui, c'est une situation inhabituelle. On n pas vu ça depuis euh 20 ans, presque presque 30 ans.

Le département est passé en vigilance rouge parce que la Loire est très haute, la Mè également et comme la Loire est haute, ça fait un effet de de bouchon. Elle n'arrive pas à s'évacuer. On le voit là sur ces images au au pont de Verdin.

Elle atteint 6,20 ce matin en 1995. C'était la crue du siècle. Elle a atteint 6 m66.

On en est pas encore là mais ça va encore monter. Et et la conséquence majeure ce matin, c'est que les les voies surges des trémis qui traversent Anger qui passent sous le fameux château, elles vont être volontairement inondé he pour éviter qu'il y ait des dégradations sur l'ouvrage. Il a 60000 véhicules qui passent par jour.

Donc grosse difficulté de circulation à prévoir. Donc la mène est au plus haut sur Angé et puis tout autour également parce que les autres rivières que ça soit le Loire, la Mayenne, la Sart sont très très hautes et puis bien sûr la Loire, il y a des inquiétudes au niveau des poné au niveau de de saumur et le problème c'est qu'il va continuer de pleuvoir pas forcément aujourd'hui mais la pluie fera son retour mardi soir ce soir et et mercredi. Donc il y a une très très grande vigilance notamment pour tous les riverins qui habitent en bord de de ou bord de Loire.

Ils sont très nombreux dans dans le ménéloire. Ouais. Et justement Thierry, est-ce que les secours ont déjà procédé à des évacuations ?

Alors, il y a pas encore eu d'évacuation massive. Le préfet de Ménéloire qui tient une cellule de crise, je dirais presque heure par heure, à demander aux riverins qui habitent dans ces zones, on va dire à risque, prennent déjà leur précaution, n'attendent pas le dernier moment pour partir de leur habitation. C'est c'est pas toujours évident parce que ce sont des personnes qui vivent dans ces hameaux isolés de depuis longtemps et qui ont certaines habitude de ses cru.

Pour l'instant, il reste là. Il y a eu quelques évacuations quand même du côté des pensées ou de ou de données où la Loire est extrêmement haute. Mais pour éviter justement de revivre ce qu'on a vécu en 1995, 11000 personnes avaient été évacuées du côté de chef sur Sart.

Voilà, on demande de euh à ces rivrins de prendre des précautions, mais pas encore d'évacuation majeure. Par contre, la vigilance reste de mise puisque je vous le disais, l'eau va encore monter. Il y a une certaine incertitude.

On va peut-être dépasser cette rue du siècle de 1995 et on se demande même si la digue de la Loire va tenir au-delà de 585, au-delà de 6 m, il pourrait y avoir des évacuations massives sur tout ce bassin avec 20 25000 personnes qui pourraient être concernées. Donc ici, on est très vigilant et on regarde la et la Loire monter pratiquement minute par minute. Merci beaucoup.

Merci Thierry Lard 2. On était ravi de vous accueillir dans cette émission journaliste à Anger Télé et et merci également pour vos images. On les a vu.

Merci beaucoup Terry Larde d'avoir été avec nous. Un mot Bernard Fialler. Alors même si le département d'ura n'est pas actuellement concerné par ces ces vigilances, quel regard vous portez sur ça ?

Est-ce que ça vous inquiète sur les conséquences du réchauffement climatique ? Et est-ce que quelque part il faut accentuer la prévention, l'aménagement du territoire face à ces crus et à ces épisodes météo qui se multiplient ? Alors, savoir si ça vient du réchauffement climatique, moi je laisse ça au aux scientifiques pour dire moi, je suis particulièrement sensibilisé si vous voulez aux inondations pour tout vous dire.

Mes parents se sont rencontrés, un était rive droite, l'autre rive gauche de la zone juste avant une crue centenale et qui ont coupé les ponts. Et s'il y avait pas une décrue rapide, je serai même pas là pour vous répondre à vos questions. C'est pour dire à quel point c'est d'avoir Non mais plus sérieusement euh je crois que la prévention est quelque chose d'importante.

Les dans mon département, dans la commune dont j'ai été maire, on a connu des inondations. La la l'inondation historique la plus haute connue, elle date de 1848. Ça veut dire que c'est des phénomènes qui vont revenir.

Est-ce qu'ils vont revenir plus fréquemment ? Peut-être. En tout cas, il faut s'en prévenir et prendre toutes les dispositions.

D'ailleurs, les crues qui ont cour en Gironde et bien sont on sont connues, elles ont déjà eu lieu, il y en a certaines il y a 20 ans. Donc l'important, c'est de pas avoir la mémoire trop courte, de pas l'oublier et de bien prendre ses précautions. Merci Père Maraler.

Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.