Laurent Panifous : « Le volet des recettes du budget sera voté à l’Assemblée nationale »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Panifous, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes mise délégué, chargé des relations avec le Parlement. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Ébral les journaux régionaux de l'est de la France.
Bonjour Fabrice. Bonjour Oriane. Bonjour Laurent Panifous.
Bonjour Laurent Panifous. On va parler de l'actualité au Parlement mais d'abord l'actualité c'est la lutte contre le narcotrafic. le chef de l'État qui a tenu hier une réunion sur le sujet alors qu'une nouvelle limite a été franchie à Marseille avec ce que Laurent Lunez a qualifié de crime d'intimidation, l'assassinat de médiass ce matin, son frère Amine, militant contre le narcotrafic publie une tribune dans le monde. "Nous comptons nos morts, mais que fait l'État ?" dit-il.
Qu'est-ce que vous lui dites ? Est-ce que l'État est aujourd'hui impuissant ? Je vais vous répondre mais je vais d'abord dire euh la pensée qui est la mienne pour euh pour Medy pour son frère euh pour la famille et euh et ce drame que nous vivons et qui est un marqueur euh de du glissement que nous vivons dans notre société sur la question du narcotrafic qui euh qui chaque année voit un niveau de violence augmenter de manière assez dramatique.
Et oui, nous devons regarder avec beaucoup de gravité ce qui est en train de se passer sur le narcotrafic. Laurent Nunè, le ministre d'intérieur, a parlé a parlé de de cela hier. le premier ministre, le président de la République a organisé une réunion spécifique.
Euh nous sommes face à un phénomène que nous devons prendre très au sérieux. Euh et euh nous devons adopter des méthodes euh des méthodes qui sont celles comparables au terrorisme que nous avons pu euh mettre en place maintenant il y a de quelques années. Le premier ministre hier en question gouvernement a a rappelé ce qu'avait pu faire le président Hollande euh face au terrorisme et ce que nous devons faire face au narcotrafic est est équivalent.
Euh vous nous avons par exemple créé, le gouvernement de l'époque avait créé euh un un parquet antiterroriste. Il y a un parquet euh spécifique pour les problèmes financiers euh et euh il faut et il y aura euh un un parquet dédié au narcotrafic. Il y a la question de la justice, il y a aussi la question des moyens pour les forces de sécurité, les liens les liens entre les deux.
Et puis il y a la question euh aussi qui a été votée dans la loi narcotrafic de ce fameux taper dans le portefeuille qui est quelque chose d'essentiel et et je crois qu'il faut est-ce que cette loi narcotrafique qui a été promulguée avant l'été au mois de juin quand vous voyez ce qui se passe est-ce que vous dites il va peut-être falloir une autre loi d'autres mesures ? Je je suis pas certain qu'il faille d'autres mesures. Je crois que ces mesures-là, les mesures de justice, les mesures de sécurité, euh la question euh de la capacité à les taper là où ça fait mal et il faut rajouter un élément euh on on est dans un dans un phénomène parfaitement international au niveau européen mais aussi au niveau mondial.
Et c'est le travail qu'il pourrait y avoir avec les différentes polices, avec les différentes justices des pays qui nous entourent et même au niveau mondial qui feront que nous aurons la la capacité à condition, ça a été dit hier par le premier ministre aussi qui est une forme d'unité nationale sur sujet qu'on comprens qu'il y en a pas. Ah, je je pense qu'à tous les niveaux à tous les niveaux au niveau des services de l'État mais au niveau de la population aussi, on doit comprendre que nous sommes face à un phénomène absolument majeur qu'on n pas forcément vu monter ces dernières années. On a été beaucoup et dramatiquement attaqué par le terrorisme.
Il faut que nous regardions avec autant de gravité, je crois à s'attaquer à la lutte contre le narcotrafic. Je crois pas. Bah le narcotrafic, on doit toujours faire en sorte qu'il disparaisse.
Pour autant, il est en train d'évoluer sous nos yeux. Nous le voyons avec les drames terrible que nous venons de voir. Et donc nous devons apporter les mesures à la hauteur de cela comme nous avons pu le faire pour le terroriste.
C'est quoi une unité nationale ? Vous appelez à l'unité nationale ? Un parquet fin Ah pardon.
Oui. C'est c'est quoi l'unité nationale laquelle vous appelez ? Bah, écoutez, vous savez, face au choc du terrorisme, il y a eu les mesures comme j'ai évoqué, les mesures de justice, de police, de coopération internationale.
Euh après, il y a une prise de conscience qui accompagne cela des Françaises et des Français. euh unité au niveau de l'administration, au niveau des services de justice, euh au niveau des de comment dire de la prise de conscience des uns et des autres que ça devient un objectif prioritaire et qu'il nécessite donc des réorganisations euh et des priorisations. Euh mais il y a pas d'autres mesures à prendre notamment concernant les mineurs.
Les narcotrafiquants, ils utilisent beaucoup des mineurs pour leur nous avons des assassins mineurs. Oui. Est-ce qu'il faut durcir les sanctions pénales envers les mineurs ?
Écoutez, je je veux pas moi vous dire euh ministre des relations avec le Parlement s'il faut aujourd'hui durcir ou pas. Ce que je veux dire, c'est que et ce que je viens de vous dire, c'est qu' il y a une loi qui a été votée qui doit être pleinement appliquée et euh elle a été votée assez récemment. Nous avons des moyens qui sont sur la table pour pour faire front à cela. il faut les utiliser dans leur entièreté immédiatement et c'est et c'est une vraie évolution significative des outils que l'on que l'on s'est dont on s'est doté pour affronter le narcotrafic qui est qui est un peu nouveau pour les Françaises et les Français mais qui est un vrai phénomène majeur de notre société.
Un dernier mot là-dessus. Emmanuel Macron a affirmé hier qu'acheter de la cocaïne ou du cannabis c'est être de fête complice. Est-ce qu'il faut sanctionner plus durement les acheteurs, les consommateurs ?
Alors, en tout cas, il y a une réalité dans notre pays et je vois par exemple au niveau de la cocaïne, c'est la c'est euh comment dire la facilité avec laquelle euh on peut accéder à ce type de produits, la baisse euh de du prix de ces produits et euh et la la désacralisation de l'usage de ce type de produits que nous avons aujourd'hui qui n'existait pas il y a 20 ou 30 ans. Donc oui, je partage le fait qu'on a un vrai sujet avec la consommation. Euh le problème est aussi au niveau du consommateur.
Bah c'est il peut y avoir la question de la sanction. Je sais pas si ce qui a été soulevé par le président de la République, je sais pas. Euh mais euh vous l'z comprise comment cette phase vous ?
Ben je je comprends que on doit avoir un regard aussi très attentif. dire, on a déjà beaucoup d'outils législatifs qui ont été mis en place, mais aujourd'hui, on a un vrai sujet sur la dérive la dérive de la consommation de notamment la cocaïne qui qui a été totalement désacralisée depuis les 20 dernières années, qui avait un titre quasi exceptionnel avant, qui a quelque chose de très habituel. moi qui viens de milieu rural avec euh une drogue qui était consommée auparavant beaucoup euh autour de la fête, peut-être du sport et des situation exceptionnel en milieu urbain qui aujourd'hui est consommé de manière euh très euh facile et beaucoup trop facile bien sûr euh en milieu rural également.
Donc il se passe quelque chose là aussi. Et on ne parle plus du tout de la dépénalisation du cannabis. Bah écoutez, je pense que je pense que c'est pas le sujet le sujet d'actualité et je je suis pas à titre personnel pas je pense pas qu'il soit très heureux de en tout cas de traiter ce sujet.
C'est un sujet qui mérite d'être étudié qui est qui est qui revient régulièrement qui peut d'ailleurs semer le doute. Et ben exactement et je crois que le traité aujourd'hui simerait le doute sur ce dont nous sommes en train de parler, c'est-à-dire la lutte contre le narcotrafic. C'est un sujet, il faut le débattre mais je crois qu'il faut l'isoler de ce que nous sommes en train de vivre.
On va parler de l'actualité au parlement. L'actualité au parlement, c'est évidemment le budget. Les budgets.
Avant de parler du fond, un mot sur le calendrier. D'abord, est-ce que vous pensez que l'Assemblée nationale pourra voter ? Est-ce qu'il y aura un vote sur le budget d'ici la fin de la semaine ?
Euh le Alors oui oui oui euh j'ai entendu les les polémiques peut-être, je sais pas si le mot est adapté mais mais euh oui nous d'après euh d'après le nombre d'amendements qui reste à voter, d'après ce que je constate euh certains groupes qui retirent euh des amendements mais mais c'était pas nécessaire mais ça peut permettre de garantir d'arriver à ce vote. Oui, je crois qu'on aura le vote de la partie une du budget, la partie des recettes avant la fin de la semaine. Ça semble tout à fait cohérent au regard du rythme des débats avant dimanche minuit.
La séance, elle s'arrêtera dimanche minuit. Oui. Oui.
Tout à fait. Voilà. Et ce que j'ai dit en conférence des président à l'Assemblée nationale hier, c'est que euh si la partie 1 était adoptée, alors nous retrouverions pour savoir quel délai nous devons laisser pour pouvoir étudier la suite du texte.
Maintenant, attendons. C'est-à-dire c'est vous pouvez vous pourriez l'étudier quand la partie dépense du coup ? On va il faudra faire un point pour le lundi qui suit le dimanche éventuel du vote, mais je pense que la P1 sera votée avant dimanche.
Bon là, on est on est dans la théorie hein. Il est probable que la P1 soit votée avant dimanche, donc il y ait du temps pour la suite. Si la P1 a était rejetée, alors ce qui est aussi une hypothèse qu'il faut envisager en parler mais juste juste dans l'hypothèse où elle est adoptée, vous vous avez jusqu'à quand du coup pour étudier la partie dépense ?
Vous pourriez prolonger jusqu'à lundi ? C'est ça ? Le lundi.
Oui, tout à fait. Ça serait ça serait le le recours possible. Ça serait c'est peut-être ces 24 heures supplémentaires.
Mais il est bon c'est quand même probable probable que la partie que au regard des expressions des différents groupes que j'écoute attentivement vous vous en doutez. Il semble à ce stade peu probable que la que la que la P soit datée mais bon c'est pas le rôle du ministre de de de commenter cela. Vous êtes connu pour être optimiste.
Cétait l'un de vos traits de caractère affiché à votre arrivée au gouvernement. Vous êtes toujours optimiste sur l'adoption d'un budget pour la France avant la fin de l'année ? Et si oui, quels sont les signaux qui vous permettent de l' Oui, bah écoutez, je vais répondre à vos questions.
Le connu pour être optimiste, je je ne suis pas exagérément optimiste, c'est au début quand je suis arrivé, j'ai vu qu'il y avait euh après que le que le Premier ministre a annoncé différentes mesures de compromis, lui le premier à la tête de ce gouvernement. Oui, j'ai constaté qu'il y avait une majorité fragile de gens qui avaient envie d'essayer de trouver une solution et d'apporter une stabilité. En fait, il faut ramener les choses, le budget, c'est très complexe avec des procédures très complexes, mais il y a au sein de cette masse de complexité quelque chose de très simple et qui guide en fait, c'est est-ce qu'il existe une majorité fragile de gens qui veulent plutôt de la stabilité à condition de faire de part et d'autres des concessions acceptables à droite, à gauche sur le banque central.
Je crois que cette majorité existe. D'où mon optimisme, ma manière de voir le verre à moitié plein de la manière de voir qu'il existe un chemin. Optimiste quand vous entendez hier les déclarations des membres du centre commun, hein.
Euh c'est quand même votre camp euh dire qu'ils ne peuvent pas voter le budget en l'État. Édouard Philippe, un budget à la cohérence mystérieuse voire inexistante. Qu'est-ce que vous lui dites ?
Ben, je lui dis que le que la première partie du budget de l'État, donc qui est probablement évoquée par Édouard Philippe et les autres, c'est la première partie qui a été constituée par les députés eux-mêmes. Est-ce que cette P1 comme on l'appelle la partie recette du budget d'état qui va être votée probablement avant dimanche, est-ce que cette P1 est acceptable ? Est-ce qu'elle va être votée ?
À ce stade, si j'écoute les différentes déclarations, c'est peu probable. Ça n'est pas une difficulté en soi insurmontable. Nous sommes à la première lecture de cette navette parlementaire à l'Assemblée nationale.
Le texte ensuite ira au Sénat. Que la première partie ne soit pas simplifier les choses pour vous. L'examen [rires] du texte au Sénat.
Écoutez le si la P1 si les députés rejettent, c'est la responsabilité des députés. Si les députés font le choix de rejeter la P1 du budget, le texte partira dans sa version initiale et arrivera ici au Sénat et les sénateurs feront comme les députés leur travail d'étude de ce texte et eux probablement iront les sénateurs différent entendu Bruno Retaillot, il fusiche ce budget. Oui.
Bon, est-ce que là vous dites c'est mort, c'est plié, on arrivera pas à passer le budget ? Non, parce que je vous dis, je vous redis ce que je viens de dire et qui est pour moi le plus important. Il y a cette phase de navette parlementaire du texte le gouvernement, le premier ministre ayant à la demande des oppositions mis le 493 sur le sur la table.
Ça change totalement la manière chose la navette entre deux chambres qui veulent pas du budget. Vous pouvez faire plein de navettes s'ils en veulent pas, ils en veulent pas. Mais c'est pour ça que le moment de vérité sera le moment de la CNP où euh les représentants à parts égal du Sénat de l'Assemblée vont se retrouver et dev vont devoir sur la base des travaux qui ont été faits de part et d'autres qui ont été adoptés de part et d'autres vont devoir essayer de trouver ce fameux compromis final qui fera l'objet d'un vote ou pas.
Et si vous voulez le moment de vérité sera un moment politique, ça sera pas un moment technique, ça sera pas qu'un moment budgétaire. Bien sûr que la traduction de la politique c'est un budget mais ce n'est que la traduction. La seule chose qui compte, c'est de savoir si au Sénat et à l'Assemblée nationale parce que ça sera à parts égal.
La CP c'est moitié moitié. Donc les deux ont autant d'importance les uns que les autres. Si ces gens-là vont préférer une situation de stabilité en faisant des concessions parfois très difficiles, j'en pense à la vous parlez de la droite, j'entends, mais qu'il considèrent eux-mêmes que le prix de l'estabilité est encore plus important.
Et le vrai sujet, c'est celui-là. Ça n'est qu'un sujet purement politique. Est-ce qu'on génère de l'instabil c'est c'est votre fonction ?
Est-ce que vous croyez vraiment au compromis vous qui leur parlez ? Oui oui, je crois que c'est possible. Je crois qu'aujourd'hui Oui.
Oui, tout à fait. Je vous le confirme, c'est possible aujourd'hui demander à un député EPR à l'Assemblée nationale puisque le texte est làbasab euh de demander à un député EPR d'expliquer que sur le PLFSS, alors que nous avons trouvé quand même des compromis, un texte qui a considéramment évolué et inutile de vous dire qu'il ne convient pas à la droite, qui ne convient pas au bloc central mais qui ne convient pas malgré les concessions non plus à la gauche qui considère que c'est un budget beaucoup plus central, beaucoup trop beaucoup trop à droite pardon. Mais ils ont tous les uns les autres fait des concessions.
On a réussi à voter cela et c c'est quand même quelque chose d'assez significatif. Et bien c'est exactement l'état d'esprit que nous devrons avoir à la fin mais ce sont les parlementaires qui devront avoir cet état d'esprit. L'outil qui permettait au gouvernement de passer en force, celui qui avait créé tant des mois et à juste titre, je faisais partie de ceux en tant que président de groupe à l'Assemblé nationale qui demandait au premier ministre d'avoir posé le 493 sur la table de suspendre la réforme des retraites donc de poser ces deux totems et donc c'est en partie pour ça que j'ai que j'ai que j'ai que j'ai accepté de de rejoindre pour pour le soutenir et l'accompagner dans cette recherche de compromis pour trouver un budget avant le 31 décembre.
C'est la seule mission de ce gouvernement. Hm. Fabrice sur la réforme de retraite.
Bah oui, parce que le Sénat euh entend rétablir cette réforme de retraite dont vous venez de parler. Qu'est-ce que vous leur dites au sénateur ? Mais aux sénateurs, moi je leur dis quelque chose de très simple et qui va certainement pas les contrarier.
Les sénateurs doivent construire ce budget comme l'ont fait les députés en leur âme et conscience. C'est pas ça n'est pas au gouvernement de dire au sénateur de la manière dont ils doivent faire ce budget. J'espère que ce budget nous amènera pas trop loin, trop éloigné.
J'espère trop éloigné d'une copie qu'aurait pu être celle de la sécurité sociale qui aurait pu être celle qui qui serait celle votée par les députés de la part Non, je le redoute pas. Je le redoute pas. Non, je crois qu'il ils ont conscience de cela.
Je suis convaincu que les sénateurs, c'est pas parce que les sénateurs sont pas tous les matins sous la menace de la dissolution parce qu'on on en parle pas mais c'est cette réalité parce que ce qu'on appelle le chaos c'est quoi ? plus de gouvernement, une dissolution mécanique qui arrivera derrière et et pas de budget pour vous. Il y a pas de vote de budget, il y a forcément dissolution.
Ah bah oui, c'est clair. Si si le si le gouvernement est censuré, si le gouvernement échoue à la mission qui a été donnée, si nous échouons à faire en sorte que euh à la fin d'année, nous ayons au moins le budget de la sécurité sociale et que les que le budget de l'État, les choix soient soient clairement affichés, euh si le budget le gouvernement est censuré, c'est l'assemblée qui censura, alors il y aura des solutions. Et ça veut dire que nous n'aurons pas trouvé au sein du parlement et pas que l'Assemblée, au sein du parlement une majorité même fragile pour vouloir se stabilité quitte à faire des compromis difficiles.
Voilà. Un mot sur justement l'un des compromis. Le Sénat en commission a rétabli le gel des pensions de retraite mais en épargnant les pensions inférieures à 1400 €.
Est-ce que ça c'est un compromis que le gouvernement approuvera ? Oui, il y a je je crois que le gouvernement a déjà dit que sur sur le le dégel, il y aurait peut-être quelque chose à faire sur les retraites les plus modestes. Reste à savoir où est mis le seuil et ça c'est quelque chose d'important.
Les sénateurs font font ce chl- là. Je crois que je crois que dans la dans la vête, il sera important de effectivement préserver euh peut-être, mais c'est si vous voulez, je veux encore une fois, je je suis pardon d'être prudent et et je suis pas langue de bois, c'est que l'esprit c'est de dire il faut peut-être préserver les les retraites les plus modestes quand même. Où est-ce que le seuil sera mis, c'est les parlementaires qui vont choisir.
Oui, j'ai une petite question santé mais qui s'adresse davantage au directeur des PADES si on rappelle on peut rappeler votre profession euh puisque le Sénat euh ne juge pas opportuner une obligation de vaccination antigrip pour les résidents des PAD. Oui. Euh c'était une erreur cette obligation.
Qu'est-ce que est-ce que de votre fenêtre il faut il faut persévérer sur cette voie ? Alors, c'est un sujet très complexe et que j'ai vécu euh très personnellement pendant euh plus de 20 ans. Euh l'obligation vaccinale dans les épates des personnes, notamment sur la la question de la grippe, on a eu ponctuellement la question la question du Covid.
Euh oui, c'est un sujet qui peut créer beaucoup de troubles dans les établissements. Je je vais vous répondre de manière très euh euh très directe et très sincère ce que je pense. Euh je à titre personnel, j'ai toujours essayé d'inciter les personnels soignants dans mes établissements à à faire en sorte qu'il se vaccinent parce que parce que je considérais que c'était la première des manières de protéger celles et ceux qui soignent.
Il faut une obligation pas aujourd'hui ça concerne 20 %. Je crois qu'il y a déjà 83 % des résidents qui sont vaccinés. Des les résidents ?
Oui. Dans même établissement quasi la quasi totalité. Alors, est-ce qu'il faut une est-ce qu'il faut une obligation pour les personnels ?
Je je je ne je ne suis pas certain que cette obligation vaccinale soit euh soit la méthode. Il faut une forte incitation, mais c'est déjà le cas. Euh en tout cas moi mon travail de directeur c'était essayer de convaincre les personnels soignants.
L'obligacation vaccinale. En tout cas ce que je veux dire sur le sujet c'est que euh si euh aujourd'hui dans cette période de raréfaction de personnel soigné en établissement, on s'ajoute cette difficulté, on l'impose tout de suite, il y a peut-être des moments pour faire les choses. Euh on risque d'avoir encore plus de difficultés avec des personnels pour qui c'est vraiment très important de ne pas être vacciné. ce que ce que je ne partage pas, je le redis quand on est soignant, mais euh c'est une liberté qu'ils vont exercer et qui pourrait euh et qui pourrait créer plus de trouble encore sur le manque de personnes nos établissements.
Donc euh écoutez, je suis très très mesuré sur cela. La Panfous, quelques questions sur d'autres textes. Il y a le congrès des maires qui a lieu cette semaine.
Les maires ils attendent avec impatience la loi sur le statut de l'élu, ils en parlent régulièrement. Elle sera examinée quand à l'Assemblée nationale ? Alors euh elle arrive très vite.
Elle arrive avant euh en tout cas euh bien avant les élections, c'est certain. Mais j'étais hier au au congrès, je suis allé les voir. Bon, vous vous en doutez, c'est la semaine où nous vo alors peut-être moins quand on est ministre, mais on voit beaucoup les élus et notamment les élus de de nos de nos territoires.
J'étais maire, j'étais président intercommunalité euh pendant de nombreuses années. Je je crois comprendre un peu un petit peu les difficultés qui sont les leurs. La loi sur le statut de l'élu va apporter apporter des choses pour pour leur permettre d'exercer.
Mais vous pouvez leur garantir qu'elle sera votée au parlement avant les les municipales ? Ah, elle est inscrite tout à fait. La loi sur le statut de l'élu est inscrite et elle elle sera elle sera étudiée par le parlement, elle sera adoptée.
Ne me demandez pas de vous dire ce que sera fait du vote final parce que là là pour le coup, je dépasserai mes prérogatives. Mais oui, moi pour ce qui est de l'inscription, c'est mon rôle. Euh oui, bien sûr, mais euh mais c'est euh euh les je crois que les maires ils ont surtout besoin d'une chose et d'ailleurs tout ce que nous évoquons quelque part sur la question du budget et c'est la grande question de la stabilité.
Ce qui est très difficile quand vous êtes maire, c'est il y a deux sujets parce que vous parlez du statut d'élu mais il y en a une autre c'est celle sur la décentralisation et la j'allais dire la rationalisation de la réforme de l'État. Et là, est-ce que vous en savez un peu plus sur le calendrier sur la décale ministre souhaite que ce texte soit soit présenté en décembre, présenté en conseil des ministres et et donc soit inscrit au moins inscrit avant la municipale. Donc c'est un texte important parce que c'est sera d'abord inscrit au Sénat.
Alors je peux pas vous dire le jour, ça serait trop. Ah bah oui, ça semble ça semble normal plus que d'usage donc février au Sénat. Ben février février euh je sais pas février, j'ai lolé la lettre de la feuille de rouge qu'en février on l'avait pas encore mis.
Mais mais peut-être qu'il faudra qu'on trouve un créneau pour cela même avant. Bah et c'est ça dépend de la manière dont ce texte va être accueilli euh au mois décembre quand il va euh quand il va être euh dévoilé. Mais moi ce que je crois c'est que c'est un texte le le celui du statut d'élu que vous évoquez est très important.
Ce texte en complément lesim. Il y a trois choses, c'est les conditions dans lesquelles on travaille, c'est le statut d'élu, euh l'organisation de nos différentes strates de collectivité et surtout l'organisation d'État en faisant en sorte ce message très simple euh une collectivité, une décision, une personne responsable. Ça paraît peu de dire ça, mais quand vous êtes maire auprès d'Interco, ça simplifie beaucoup.
Et enfin, la question du budget, la stabilité et c'est ces trois choses que veulent les élus. Et un dernier mot, Laurent Pifou sur un autre texte, c'est le texte sur la fin de vie. Est-ce que vous garantissez que malgré l'incertitude budgétaire, il sera bien examiné au Sénat à partir du 12 janvier ?
Je vous le confirme, le c'est une de mes priorités à titre personnel. C'est un engagement personnel, vous savez peut-être pas, mais j'étais rapporteur de ce texte à l'Assemblée nationale avant de devenir ministre. C'est une des demandes qui était très fortes de ma part auprès du Premier ministre avant de le rejoindre.
Le texte je m'y étais engagé est inscrit le 12 euh au au Sénat, il est inscrit en février, ça ne bougera pas. L'objectif, je l'ai dit euh 12 Sénat février à l'Assemblée et l'objectif est un vote final. Oui.
Oui. Oui. Ben justement, on m'a reproché de pas l'avoir inscrit en décembre, mais inscrit inscrire en novembre ou en décembre un texte de cette importance qui est un sujet sociétal majeur et ne pas lui donner le temps nécessaire pour pour l'étudier.
Ça aurait pas été correct et compte productif. Le temps nécessaire, on l'aura en janvier, on l'aura en février avec un objectif d'avoir voté de manière définitive le texte avant l'été. Définitivement avant l'été.
Définitivement, c'est l'objectif. Merci Laurent Panifous. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
La une de l'est républicain, Fabrice et Novasco, autopsie d'un fiasco à la une de votre journal. Merci beaucoup. [musique]
Laurent Panifous