Réunion Publique de Sarah Knafo : Emmanuel Grégoire, c’est Anne Hidalgo en pire !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Sarah KnafoPromesse
« Je diviserai également par deux les impôts locaux qui pèsent sur les locataires, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et la taxe de balayage. »
- 8:00Sarah KnafoFait
« 400 personnes à la communication de la ville. Est-ce que c'est normal ? Est-ce que vous trouvez que la communication de la ville par ailleurs est réussie ? »
- 9:00Sarah KnafoChiffre
« En 2023 la taxe foncière de 60 %. »
- 11:00Sarah KnafoChiffre
« La ville de Paris est endettée à hauteur de 10 milliards d'euros. »
- 12:00Sarah KnafoChiffre
« La Chambre régionale des comptes nous dit en plus que lorsque c'est le privé, ça coûte 27 % moins cher. »
- 16:00Sarah KnafoPromesse
« Je vais doubler les effectifs de la police municipale, les porter à 8000, on va tous les armer. »
- 17:00Sarah KnafoChiffre
« 80 % des polices municipal française sont armées. »
- 19:00Sarah KnafoPromesse
« On va établir une transparence totale sur l'attribution du logement social. On va faire un moratoire immédiat logement social. »
- 21:00Sarah KnafoPromesse
« Je propose donc, et c'est ce que je ferai, la privatisation totale de la propreté à Paris, ce qui permet d'économiser 6000 personnels. »
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Bonsoir. [acclamation] Bonsoir à tous. Bonsoir à tous. Ah, je suis vraiment ravi de vous voir. Ouais, merci à vous. Merci à vous. Écoutez vraiment, je m'attendais pas du tout à avoir autant de monde quand on a organisé ça avec Olivier. On on s'est dit qu'il y aurait 200 personnes et finalement vous êtes 700. Merci à vous. Je suis vraiment ravi, ravi, ravi d'être à vos côtés. J'ai reconnu certains visages, j'ai reconnu des écharpes jaunes magnifiques et je tiens à remercier tous les militants de cette campagne. On peut les applaudir. Merci à eux.
[applaudissements] Depuis le début de cette campagne, vous êtes tellement nombreux à vous proposer pour aller sur le terrain, pour convaincre, pour passer des appels, ce qu'on appelle du phuning dans les campagnes. Ça fait vraiment chaud au cœur parce que vous vous contribuez à faire de cette campagne une campagne heureuse. Et je crois que les gens qui vous regardent quand vous distribuez des tracts, quand vous êtes sur tous les marchés, y compris en semaine et je vous vois, je le vois sur les réseaux sociaux, c'est très impressionnant de voir que le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, ça continue. Vous êtes toujours en train de convaincre partout.
Vous contribuez à montrer aux Parisiens ce qu'on va réussir à faire quand on aura gagné, quand je serai maire de Paris. [acclamation]
[applaudissements]
Bonsoir. Vous leur montrez ce que c'est une campagne joyeuse et vous faites la preuve la preuve par l'exemple de ce qu'on va réussir à faire quand on sera à la mairie de Paris. Et je dis à dessin quand on sera parce que vous m'avez entendu, j'ai dit que je voulais gouverner la ville de Paris comme on gouverne la Suisse et ça n'est pas un élément de langage. J'admire le peuple suisse. J'admire cette grande démocratie. un pays prospère, un pays en paix, un pays industriel, un pays qui développe son économie et surtout un pays qui écoute son peuple.
Ça fait trop longtemps ici à Paris que vous n'avez pas été écouté, que nous n'avons pas été écoutés, quand il y a eu des simulacres de votation, on vous a dit que c'était consultatif, on vous a dit en réalité venez voter et puis si votre avis nous plaît pas, bah finalement on s'en fiche. Et vous vous souvenez comme moi de toutes ces problématiques sur les véhicules familiaux. Et vous vous souvenez comme moi de toutes ces fois où madame Idalgo n'a jamais écouté. Et quand le préfet de police non, on n'est pas là pour huer les gens, vous allez voir, on va faire une ville heureuse, on n pas besoin de les détester, on est dans l'amour, on aime Paris.
Et je vais vous dire, même les gens qui ne nous aiment pas encore, demain ils bénéficieront de notre politique et demain ils nous aimeront et ils se diront "Et finalement, on avait tort." Oui, oui, oui. On peut les applaudir ? On peut les applaudir ? Ils seront avec nous demain.
Vous savez quand j'étais j'étais il y a quelques semaines à la porte dorée, donc dans le 12e arrondissement et j'ai deux personnes qui sont venues me voir et qui m'ont dit "On a voté deux fois pour madame Hidalgo et cette fois on va voter pour vous." Et ça c'est intéressant à écouter parce qu'il y a des gens qui ont été trompés, qui ont cru dans la promesse socialiste et tout au long de notre histoire, c'est arrivé à de multiples reprises. Des gens qui ont cru, à qui on a menti. Et c'est pas de leur faute si on leur a menti. C'est de la faute de ces politiciens.
On leur a menti mais maintenant il voi la dégradation, il la voi sous leur fenêtre et le réel c'est la meilleure arme anti-idéologie. Ils y ont cru, ils ont été trompés. Maintenant, ils ouvrent les yeux. Donc il faut il faut s'attendre à ce que dans cette campagne, on soit aussi très fort dans ces quartierslà. Et quand on regarde aujourd'hui les enquêtes d'opinion, on s'aperçoit de quelque chose que je trouve à la fois surprenant et magnifique, c'est que quand on regarde les quartiers est, le centre de Paris, je suis déjà à plus de 20 %. [cri] Et c'est pour ça aussi que je suis venu ce soir dans les quartiers West pour vous annoncer une bonne nouvelle.
Non seulement je suis candidate à la mairie de Paris, mais je suis également candidate à la mairie du 16e arrondissement. [acclamation] [applaudissements] Merci beaucoup. Merci beaucoup. Et je vois dans cette salle beaucoup de gens qui m'accompagneront pour cette liste magnifique et qui vous serviront demain en tant qu'habitant du 16e arrondissement parce que je suis sûr qu'on va gagner la mairie du 16e arrondissement. [applaudissements] Parce que je suis sûr que tout ce qu'il y a de bien dans le 16e arrondissement, on arrivera à l'étendre au reste de la capitale.
Et tout ce qu'il y a de mal, tous les dangers, la saleté, l'insécurité que vous ressentez, les inepsies parfois, que ce soit en terme de circulation et on est vous êtes nombreux à m'en avoir parlé à de multiples reprises. toutes les inepsies, le manque de place en crèche, le fait que la ville devienne parfois invivable pour les familles, que vous voyez sans doute vous aussi vos enfants ou alors même vous-même que vous connaissez des doutes quand un enfant arrive et qu'on se demande est-ce qu'on va encore rester dans le cœur de la capitale, tous ces sujets, on va les corriger un par un de manière rationnelle. Chaque problème a sa solution. Vous avez vu mon programme, il fait 130 pages.
C'est un très beau livre jaune que je vous invite à vous procurer. D'ailleurs, je crois qu'il y en a dans cette salle. Ouais, je vois beaucoup l'ont déjà. C'est très très bien. Vous êtes sérieux ? Bravo. Je crois que d'ailleurs on le il est à quelque part dans une enfin bref, il se il se il se là-bas. Voilà. Donc à l'entrée de la salle. Si tout à l'heure vous voulez vous en procurer, ils sont à l'entrée. Donc ce programme fait 130 pages et son ambition de régler un par un tous vos problèmes. Tous les problèmes des Parisiens, j'y ai réfléchi. J'ai travaillé avec une équipe très solide qu'on peut d'ailleurs applaudir. Ils sont un peu disséminés partout ce soir dans la salle.
[applaudissements] [applaudissements] Nous avons passé un Noël très studieux, mais ce programme n'a pas été rédigé comme ça en en un hiver. En réalité, ce sont des idées auxquelles je pense depuis des années. Et si je commence par l'un des sujets principaux qui m'ont occupé et qui vont m'occuper pendant 6 ans pour pendant ce mandat, ce sont les finances de la ville.
Ces idées-là, pour ceux d'entre vous qui me suivent et qui me connaissent, vous savez que je les mûri depuis déjà bien longtemps, depuis l'époque où j'étais magistrate à la Cour des comptes et où j'ai appris à inspecter les comptes de certaines administrations et je peux vous assurer qu'avec tout ce que j'ai vu, j'avais rarement vu pire musée des horreurs que ce que j'ai découvert à la ville de Paris. [applaudissements] Bon, il y a quand même le service public de l'audiovisuel, on peut se rassurer, hein. Et l'Agence Française de développement et France travail.
Enfin bon, je peux en citer d'autres mais la ville de Paris sincèrement la bonne nouvelle dans notre malheur c'est que ils sont allés tellement bas dans le déclin dans le n'importe quoi, dans la gabgie, dans le gaspillage d'argent public qu'en réalité ce sera très facile de remettre de l'ordre dans les comptes publics. Ils sont allés tellement loin. Si je vous dis qu'il y a 55000 agents à la mairie de Paris, on l'a beaucoup entendu ce chiffre, mais mettons-le en perspective. 55000 agents à la ville de Paris, ça signifie qu'à la simple mairie de Paris, vous avez deux fois plus de monde que dans l'ensemble de toutes les préfectures de France.
Dans l'ensemble des préfectures de France, il y a 21000 agents. À la ville de Paris, 55000. Si je vous dis que c'est plus que chez Airbus, Airbus, on peut dire qu'il produisent des choses utiles. La mairie de Paris aujourd'hui, bon, elle fait des travaux, vous me direz. fait des travaux. Bon, ça ça elle y arrive. Si je vous dis que c'est plus que la Commission européenne, 32000 agents pour 27 pays et 500 millions d'habitants et la ville de Paris 55000. Alors, vous allez me dire peut-être qu'il y a du personnel utile à l'intérieur. Bah oui, il y en a. Mais 400 personnes à la communication de la ville. Est-ce que c'est normal ?
Est-ce que vous trouvez que la communication de la ville par ailleurs est réussie ? Non. Bon, est-ce que madame Hidalgo est un modèle de grande communiante qu'on adore tous qui a une image fantastique ? Vous me direz si encore elle utilisait l'argent des Parisiens à ça. Elle préfère faire des hors forfaits en Polynésie. Donc 400 personnes juste à la communication. Franchement, tout ça est aberrant. Alors, on pourrait en rire. C'est triste parce que c'est votre argent. C'est triste parce que comment est-ce qu'elle a financé tout ça ? Non seulement elle a endetté la ville de Paris et je vais y revenir, mais elle a financé tout ça en augmentant vos impôts.
Et quand elle augmente en 2023 la taxe foncière de 60 %. Est-ce que un seul d'entre vous a perçu depuis 2 ans l'amélioration d'un quelconque service public municipal ? Aucun. On peut dire que c'est même pire. En bon français, on appelle ça du vol. Elle vous a pris de l'argent à tous les propriétaires. Elle vous a pris cet argent pas seulement au propriétaire puisqu'elle a aussi augmenté les frais de notaire. Elle a aussi augmenté les coûts de stationnement. Donc tous les automobilistes ont payé pour ça. Elle a aussi augmenté les cadences des contraventions. Ça ça marche hein. Alors ça s'il y a une politique qui fonctionne à la ville de Paris, c'est bien la politique des contraventions.
Là c'est efficace, c'est rapide, ça repasse plusieurs fois par jour. C'est mieux que la colècte des ordures. Là, c'est rapide, efficace, efficient. D'ailleurs là, elle a accepté de le privatiser. Comme quoi, quand c'est pour mettre des contravention, le privé c'est pas mal. Mais quand il faut privatiser certains services essentiels, là madame Idalgo, il y a beaucoup plus d'idéologie. Donc pas d'amélioration d'un quelconque service municipal et pourtant la taxe foncière a explosé. Comme j'appelle ça du vol, je vous annonce que cet argent que vous avez payé indument, je vous le rendrai. [applaudissements] Et quand je dis je vous le rendrai, ça n'est pas un élément de langage.
C'est que concrètement les propriétaires occupants qui ont payé 60 % en plus l'année dernière décidé par madame Dalgot recevront un chèque de la ville de Paris qui leur rendra leur argent. et de manière pérenne. [applaudissements] Je diviserai par deux la taxe foncière pour tous les propriétaires entreprise comme les familles, les particuliers. Je diviserai également par deux les impôts locaux qui pèsent sur les locataires, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et la taxe de balayage. Je sais pas si vous connaissez ces ces doufois. Je les diviserai tous les deux par deux. Et comment est-ce que je fais ça ? Vous imaginez que ça crée pour la ville un manque à gagner ?
Il est amplement financé par un plan d'économie de 10 milliards d'euros. Ce plan d'économie de 10 milliards d'euros, comment est-ce qu'on le décompose ? Ça intéresse beaucoup. Vous vous rappelez les journalistes de France info, ils arrivaient pas à compter jusqu'à 10. Alors, ils me disaient "Mais là, on en est à combien ? Comment vous arrivez à 10 ?" Alors, je vais vous expliquer. 5 + 3 + 1 + 1, ça fait 10. Donc, comment est-ce qu'on fait ? Premièrement, on divise par deux les effectifs de la ville de Paris. J'ai commencé par ça. C'est le grand scandale, c'est l'explosion des effectifs municipaux avec un grand paradoxe.
C'est qu'à mesure qu'il y a eu de plus en plus de fonctionnaires, il y a eu de moins en moins de Parisiens. C'est fantastique. On a perdu 200000 familles à Paris mais on a gagné 30000 fonctionnaires. Extraordinaire. Je dis pas qu'il y a un lien de cause à effet mais on divise par deux les effectifs de la ville de Paris à horizon 10 ans. Comment ? Premièrement, la première chose qu'il faut regarder dans une administration et ça c'est ce que c'est ce que j'ai appris par mes fonctions, c'est le turnover naturel, c'est-à-dire combien de personnes quittent naturellement l'administration sans même avoir besoin de faire un plan de départ. Donc des gens qui sont partis de toute façon.
Vous en avez en moyenne 3500 par an à la ville de Paris. Ce sont des gens qui soit partent à la retraite, soit tout simplement changent de poste, créer une entreprise, on n'est pas à l'abri qu' a des des startupers dans le lot, change d'administration ou euh tout simplement des fins de contrat pour ceux qui sont en CDD. Ces gens-là, ces 3500 en moyenne, pour l'écrasante majorité, on ne les remplace pas. Donc, ce sont des postes qui sont naturellement supprimés, sans case sociale, sans chômage. Parmi cela, je dis que la mairie a deux priorités quand je serai maire de Paris. C'est 1 la petite enfance et 2 la police municipale.
[applaudissements] Dans ces deux secteurs, non seulement on remplace les personnes qui partent, mais en plus on doit en embaucher. Et quand je vous dis division par deux des effectifs à horizon 10 ans, ça prend même en compte le fait que je doiv embaucher des policiers et des professionnels de la petite enfance. Donc 3500 que vous ne remplacez pas chaque année à horizon 10 ans. Comme vous êtes pas chez France info, vous savez faire le calcul et vous voyez que ça fait énormément de postes pour nous permettre d'arriver à cette division par deux. Deuxièmement, il y a un sujet que vous connaissez bien dans cet arrondissement, la collègue des ordures ménagères.
Vous n'avez pas de chance ici puisque ça n'a pas été privatisé. Je propose donc, et c'est ce que je ferai, la privatisation totale de la propreté à Paris, ce qui permet d'économiser 6000 personnels. Et là, ce que nous pouvons faire, comme je vous dis, je suis une adepte de la justice sociale et c'est sincère, on peut imposer au prestataires qui reprendra ce marché une clause de reprise du personnel pour que ces personnes qui travaillent aujourd'hui à la ville de Paris puissent retrouver un emploi. Elles ne sont pas responsables de la mauvaise gestion de la ville de Paris.
[applaudissements] Quand je dis que vous n'avez pas de chance dans le 16e, c'est qu'en 1983, Jacques Chirac a voulu privatiser totalement la collecte des ordures ménagères à Paris. C'était déjà une bonne idée. C'était déjà une idée de bon sens. Incroyable de voir qu'en 2026, on ne l'a toujours pas fait pour l'ensemble des arrondissements. Et quand Chirak a voulu le faire, il y a eu des menaces de grève. Il a pris peur par rapport au syndicalistes. Il a fait une sorte de yalt des ordures. Donc il a réuni tout le monde et il a dit voilà dans tel arrondissement on va privatiser. Dans tel arrondissement ça restera public.
Et il a séparé en deux les arrondissements parisiens en décidant que donc pour certains il le privatiserait, pour les autres ça resterait comme c'était. Ce qui pour nous, en tout cas pour moi, est une bonne nouvelle puisque ça m'a donné une source d'étude concrète, claire, une sorte de laboratoire à ciel ouvert. Maintenant, on peut comparer dans la même ville comment ça se passe quand c'est public et comment ça se passe quand c'est privé. Bah, je vous le donne en 1000 mais vous le savez déjà. Quand c'est privé, c'est mieux fait et c'est moins cher et il y a pas de grève. La Chambre régionale des comptes nous dit en plus que lorsque c'est le privé, ça coûte 27 % moins cher.
Donc ce sont des économies, un meilleur service, donc une ville plus propre. Et quand c'est public et vous le savez quand il y a des grèves, bah soudain les ordures s'amoncellent. La prolifération des rats qui est la conséquence puisque les rats ne sont que la conséquence de la saleté. Et donc ça crée en cascade tous les problèmes que nous connaissons aujourd'hui en plein cœur de la capitale de la France qui est quand même une honte. Donc la privatisation de la collègue des ordures ménagères. Si on reprend, je suis à 3 milliards. Ensuite, il y a une folle politique immobilière de la ville de Paris et ça c'est un énorme sujet qui n'est pas qu'un sujet financier.
Ce n'est pas qu'un sujet de finance publique. Une folle politique immobilière qui consiste en réalité à faire de Paris un HLM géant. Et si on laisse [applaudissements] et si on laisse Emmanuel Grégoire arriver au pouvoir, ce qu'on ne fera jamais. Et j'espère que tout le monde sera aussi responsable que moi dans cette élection quand je dis que jamais je ne ferai perdre la droite et que je suis plutôt là pour faire gagner la droite. Si on laissait Emmanuel Grégoire gagner, on peut être sûr qu'il ira au bout de l'œuvre d'Annie Dalgo. Avec un objectif déjà fixé. de 40 % de logements sociaux à Paris. Imaginez qu'aujourd'hui c'est 25 et vous voyez déjà tous les problèmes qu'on connaît.
La folle politique immobilière de la ville de Paris, disais-je, qui consiste donc à préampter en permanence, à acheter des biens pour les transformer en logement social. Et puisque la ville de Paris s'est endettée à hauteur de 10 milliards d'euros, et je vais y revenir, c'est un point crucial, c'est le nerf de la guerre, c'est le nerf de l'explication de l'endettement. Puisque la ville s'est endettée, elle cherche par tous les moyens détournés de continuer dans cette politique de logement social. Et donc, elle a inventé d'autres systèmes. Vous connaissez peut-être le système du pastillage. On colle des pastilles sur des immeubles et on dit dans cet immeuble, il faudra un usage mixte.
Donc par exemple, si vous voulez y mettre une école et même un presbitaire, si vous voulez construire, si vous voulez obtenir un permis de construire, alors la mairie vous imposera d'y mettre également à l'intérieur du logement solidaire, du logement social. Donc on va même pousser le secteur privé, les entreprises, des bureaux, des écoles, des presbitaires à imposer du logement social pour que la ville soit sûre que sa folle politique continue même sans qu'elle ait besoin de préampter des immeubles. C'est une fuite en avant. Et maintenant, laissez-moi vous expliquer pourquoi, et je l'ai encore jamais expliqué mais vous allez être les premiers.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi cette fuite en avant. Je vous l'ai dit, la ville de Paris est endettée à hauteur de 10 milliards d'euros. C'est colossal. En principe, Paris, ça devrait être la locomotive du pays. Et aujourd'hui, ça se transforme en boulet financier. Paris, en principe, c'est une ville riche. On a des sièges d'entreprises plus que partout ailleurs en France. On taxe énormément les Parisiens et pourtant cet endettement continue. Pourquoi ? En principe, en France, vous avez une règle qui veut qu'une collectivité territoriale, une mairie, un département, n'a pas le droit de s'endetter.
Ils doivent en principe voter chaque année un budget à l'équilibre, contrairement à l'État qui peut voter des budgets en déficit. Mais il y a une exception à cette règle, c'est la collectivité vote un budget en déficit pour investir. Et là, vous allez me dire ça peut être de bonnes politiques. Si on investit, c'est qu'en principe on va recevoir des revenus futurs. Donc ça peut être logique de s'endetter pour investir. Alors, quel a été l'investissement de la ville de Paris ? Voilà, je vous ai donné la réponse. L'investissement de la ville de Paris, ça a été dans l'écrasante majorité du logement social. Et là, on peut se dire très bien, il y a du logement social.
Elle s'est endetté chaque année pour pouvoir acheter, préampter ou construire du logement social, mais elle va percevoir des loyers. Donc on pourrait se dire ce sont des revenus futurs. C'était mal connaître les socialistes puisqu'en 2014, il y a eu un deal entre Madame Hidalgo et monsieur François Hollande à leur président qui lui a permis de mettre en œuvre un système et vous allez voir à quel point ce système nous a pénalisé un système des beau amphithéotiques qui permet à la ville de Paris de percevoir bien en avance parfois des décennies en avance des loyers donc les loyers capitalisés sur 20 ans, sur 30 ans, sur 40 ans.
Donc vous avez une opération immobilière pour y mettre un logement social et tout de suite vous percevez d'un coup 40 ans de loyer, 50 ans de loyer, parfois 60 ans de loyer. Je sais pas pourquoi vous applaudissez mais merci beaucoup. Et et à ce moment-là, que s'est-il passé ? La ville de Paris a profité de ces recettes prématurées puisqu'elle les a pris en avance pour boucler ses budgets chaque année déficitaire même en fonctionnement. Pas des budgets d'investissement, des budgets de fonctionnement. Donc chaque année, la ville de Paris a dilapidé notre argent dans des Gabgis 100 ans pour aller financer Gaza à hauteur de 200000 €.
Par exemple, pour aller financer SOS Méditerranée, l'association complice des passeurs qui fait rentrer des migrants en France à hauteur de 100000 € annuellement. Elle a utilisé cet argent, donc des loyers capitalisés, pour boucler ses budgets déficitaires. Résultat, c'est de l'argent qu'on ne percevra plus jamais, qu'elle a brûlé tout de suite pour boucler ses budgets, mais elle nous laisse la dette. La dette, on l'a. Les revenus futurs, on ne les a pas. Et elle a dilapidé cet argent tout au long de ces 12 ans de mandat. Et c'est ça le grand scandale contre lequel on va lutter.
[applaudissements] [applaudissements] Et maintenant, vous comprenez la réalité financière derrière les belles paroles de la gauche qui dit qu'elle veut poursuivre dans le logement social. Maintenant, vous pouvez comprendre qu'en réalité ce mécanisme, c'est une fuite en avant. Ils sont obligés de continuer d'acheter de construire du logement social pour percevoir ces loyers en avance pour boucler des budgets qui seront de toute façon déficitaires si on continue avec eux. C'est la fuite en avant et c'est pour ça le 40 %. Ils peuvent faire croire jusqu'à demain que c'est parce qu'ils sont attachés à la justice sociale, c'est faux.
C'est parce qu'ils se sont mis dans ce système qui maintenant est un cercle vicieux et ils sont obligés de continuer. Et je passe sur les raisons électoral avec leur ambition de changer la carte électorale de Paris en entretenant des clientèles en permanence alors que ce soit dans le logement social. Et vous avez vu comme moi tous les scandales, le clientélisme autour du logement social. Vous avez vu qu'on pouvait y loger, c'est proche. Enfin bon, je passe sur les scandales des uns et des autres, mais vous voyez à quel point ce clientélisme est fort aujourd'hui à la ville de Paris. Avec moi, je vous l'assure, tout ça, c'est terminé.
[applaudissements] [applaudissements] On va établir une transparence totale sur l'attribution du logement social. On va faire un moratoire immédiat logement social. C'est terminé de construire du logement social à Paris. C'est fini. On va même aller plus loin. [applaudissements] On va même aller plus loin. Je vais vendre 10 % du parc social de la ville de Paris à leurs occupants en priorité en leur permettant de devenir propriétaire.
Parce qu'aujourd'hui vous avez dans le logement social des travailleurs, des gens qui ont eu un logement social à une époque où ils avaient de faibles revenus qui correspondaient au critères d'attribution du logement social et depuis et c'est bien heureux, ils se sont enrichis, ils ont gagné leur vie, ils ont gravi les échelons dans leurs entreprises et maintenant ils ne correspondent plus au critères d'attribution du logement social. alors je sais pas si vous le savez mais en France on a des lois formidables. La loi nous empêche de sortir du logement social quelqu'un qui ne correspond plus au critères d'attribution. Et oui.
Donc si maintenant vous gagnez 6000 € vous habitez dans un logement social et en principe vous n'y avez pas le droit. Si vous l'avez déjà on peut pas vous faire sortir du logement social. La seule chose qu'on peut faire c'est augmenter le loyer jusqu'à 30 %. Mais c'est tout. Je propose qu'on puisse vendre 10 % du parc social à leurs occupants, ce qui est pour moi la vraie justice sociale. Si vous faites ça demain, vous créez un véritable esprit de copropriété. Et quand on se sent propriétaire d'un lieu, vous avez généralement beaucoup moins de dégradation, beaucoup moins d'irrespect des parties communes puisque soudain cela vous appartient. Donc on va créer un cercle vertueux grâce à ça.
Et non seulement un cercle vertueux et une possibilité pour les gens de devenir propriétaires responsable de savoir que maintenant ils vivront dans cet appartement qui sera le leur [raclement de gorge] mais en plus et il faut pas il y a pas de petites économies 8 milliards de recettes pour la ville ce qui me permet de diviser la dette de la ville par deux à horizon 10 ans. cet arrêt de la folle politique immobilière de la ville de Paris. Donc je vous ai parlé du logement social, il y a aussi puisque la ville de Paris ne s'arrête pas là. La ville de Paris joue aux entrepreneurs. Donc parfois, elle veut même acheter des commerces, des commerces équitables.
S'investit dans les écoquartiers, vous imaginez les fiasco que cela constituente. Quand elle sait déjà pas faire son rôle de mairie, vous imaginez qu'elle ne veut pas réussir à jouer un rôle d'entrepreneur. Donc tout ça, on arrête évidemment, mais figurez-vous que les opérations immobilières de la ville de Paris, c'est 500 millions d'euros par an. On multiplie par 10 comme on n'est pas sur France info. Vous voyez que ça fait 5 milliards d'économies sur 10 ans. Avec ça, j'en finis sur les pistes d'économie.
1 milliard d'euros que j'économise en arrêtant les subventions aux associations politisées [applaudissements] [applaudissements] et je précise bien politiser parce qu'il s'agit absolument pas de mettre un terme à la vie associative parisienne qui est riche. Il s'agit pas de dire qu'on va arrêter d'aider l'ordre de Malte. Et d'ailleurs, si vous comparez les montants que la ville de Paris donne à l'ordre de Malte ou au Resto du cœur et les montants qu'elle donne aux associations qui favorisent la clandestinité, par exemple, à des associations qui viennent squatter des terrains municipaux pas très loin d'ici, à des associations qui créent de véritables appels d'air à l'immigration.
Quand on compare les deux sincèrement, c'est à pleurer. Quand on regarde le peu que donne la ville, par exemple à la recherche contre le cancer, à la recherche contre la maladie d'algémeur. Et quand on compare aux dons qui sont faits par exemple à Gaza, bah là je peux vous dire que les priorités ne sont absolument pas au bon endroit aujourd'hui à la ville et que ça aussi ça va changer. [applaudissements] [applaudissements] Les associations politisées donc j'ai fixé trois critères. C'est la méthode du faisceau d'indice du Conseil d'État. trois critères pour déterminer qui sont les associations politisées.
Premièrement, ce sont des associations qui, comme je vous l'ai dit, favorisent la clandestinité. Quand on favorise la clandestinité, il est anormal qu'on soit financé par la solidarité nationale. [applaudissements] Deuxièmement, ce sont des associations qui exercent des recours réguliers contre l'État, qui attaquent l'État en justice. Et là encore, quand on attaque l'État, il est anormal puisqu'on attaque des décisions censé protéger l'intérêt général d'être financé par la collectivité.
[applaudissements] Et 3è et dernier critère, ce sont des associations qui exerce des appels à voter lors des élections, qui notamment parlent de barrages, de fronts républicains, donc qui excluent de leurs activités certains français. Et vous comprenez donc à quel point c'est injuste quand on exclut certains Français d'être financés par eux. [applaudissements] J'ajoute qu'il ne s'agit pas d'interdire ces associations évidemment et qu'elles pourront continuer d'être financé par leurs généraux donateurs et que s'il y a des gens que ça intéresse de financer des associations qui proposent d'accueillir le monde entier, bah ils pourront le faire avec leur argent.
Et puisque ça existe, ils sont même défiscalisés à hauteur de 66 %. Je ne vous invite pas du tout à les financer. On dirait une publicité, mais ils sont défiscalisés. il se trouve qu'ils le sont. Donc il y a même déjà en réalité un mécanisme de solidarité. Mais avec moi, la ville de Paris ne leur donnera plus un centime. [applaudissements] Et j'ajoute enfin, parce que pour ceux qui suivent, on est à 9 milliards et pas à 10. Et j'ajoute enfin qu'il y a 1 milliard d'économies sur le remboursement prématuré de la dette.
puisque'avec les opérations de vente de fonciers dont je vous ai parlé, on peut rembourser de manière prématurée toute la dette que nous a coûté madame Hidalgo et avant elle monsieur de la Noé et ce qui nous coûte chaque année le service de la dette 500 millions d'euros. Donc ça nous permet des économies. On peut économiser sur ces intérêts aberrents qui ne feront qu'augmenter si on continue avec leur politique mais qui avec moi va s'arrêter. Donc là encore, c'est 1 milliard d'économies supplémentaires. Et voilà le plan d'économie de 10 milliards.
[applaudissements] Maintenant, mes chers amis, je vais vous parler d'un d'un autre sujet qui me tient à cœur, sur lequel on m'a beaucoup attaqué pendant cette campagne, c'est le sujet de la modernisation de la ville de Paris. Le sujet de l'intelligence artificielle. Vous avez peut-être vu que la classe politique m'attaquait. Merci. En trouvant que mon programme était trop moderne pour eux, ce qui est un compliment. On voit à quel point ils sont dépassés par les événements archaïque, dinosaures, asbine, tout ce qu'on voudra, mais on va parler français. Euh donc il pouvait pas me faire meilleure publicité ni meilleur compliment.
Évidemment qu'on va mettre la technologie au service des Parisiens. Évidemment qu'on va mettre la technologie au service de votre sécurité. Évidemment, et c'est bien normal qu'on va s'inspirer de ce qui a marché notamment pendant les Jeux Olympiques. Et si vous étiez à Paris, vous vous souvenez de cette période où soudain on a vu qu'être en sécurité c'était possible. C'est possible de ne pas avoir peur dans les rues de Paris ? Et ben oui, c'est possible. Et quelle a été la recette ? Alors, une recette banale et pardonnez-moi de cette banalité, mais on a observé grâce aux Jeux Olympiques que plus de policiers sur la voie publique, ça voulait dire moins de délinquant sur la voie publique.
C'est pas mal. [applaudissements] Résultat, je vais doubler les effectifs de la police municipale, les porter à 8000, on va tous les armer. Parce que c'est bien en scandale que madame Idalgo est refusé d'armer la police municipale quand on voit que 80 % des polices municipal française sont armées. Même dans des villes de gauche, même un maire de gauche à Bordeaux a armé sa police municipale et madame Hidalgo a considéré que ça n'était pas la peine. Dans l'une des villes qui connaît le plus de délinquence, dans l'une des villes qui connaît le plus de cambriolage, de vol à l'arracher, de viol, d'agression sexuelle, elle a considéré que ça n'était pas nécessaire d'armer.
C'est non seulement irresponsable pour nous tous et nous toutes si je puis dire, mais c'est en plus irresponsable pour les policiers eux-mêmes. Quand vous avez écrit police sur votre dos, vous êtes une cible au même titre qu'un policier national et un voyou ne fait pas la différence entre un policier municipal et un policier national. Donc c'est irresponsable pour eux.
Ça a créé un deuxième problème, c'est que quand vous avez une police municipale qui est désarmée, vous n'attirez pas des profils qui sont là pour faire carrière dans la police, pour protéger leurs concitoyens parce qu'ils savent que s'ils intègrent cette police, ils ne pourront plus s'entraîner dans les stands de tir et donc ils perdront leur agrément et ce sera pour eux un frein dans leur carrière. Demain, vous armez la police municipale et vous le verrez, on va attirer d'excellents profils d'anciens gendarmes, d'anciens militaire, des gens qui veulent venir à Paris pour assurer et garantir la protection des Parisiens.
Moi, j'en ai assez de cette police municipale qui n'est employée que pour aller mettre des contraventions, contrôler les centimètres sur les terrasses. Même pour eux, c'est tellement triste. Je sais pas si vous avez déjà échangé avec certains d'entre eux, mais ils sont tellement tristes. se sont engagés pour être au service de leurs concitoyens, pour protéger leurs concitoyens, pas pour aller contrôler les mètres carrés sur les terrasses, pour aller embêter les restaurateurs pour leur dire qu'ils ont pas le droit de chauffer leur terrasse. Aberration, ça aussi, on va revenir dessus. Les terrasses chauffées, quelle tristesse.
Une ville heureuse, c'est aussi une ville où en hiver, on voit des gens qui peuvent être dehors où on entend des rires ou même au mois de novembre, on n pas l'impression que la vie s'est arrêtée. Vous êtes d'accord ? [applaudissements] Et ben sur cette question, j'irai au bras de fer contre l'État pour ce qu'on puisse rétablir ça. Ça n'a eu aucun impact sur l'écologie. Ça a été un mensonge, strictement aucun impact sur l'écologie. Donc je disais mettre la technologie au service des Parisiens, ça va passer par aider ces policiers municipaux dont je vous parlais, les aider grâce à l'intelligence artificielle. Qu'est-ce qu'on a vu pendant les Jeux Olympiques ?
que le système de caméra de surveillance piloté par RIA avait vraiment des effets fantastiques. Il faut généraliser cette pratique. Demain, grâce à l'intelligence artificielle, on pourra détecter des comportements suspects, détecter des agressions et à partir de ce moment-là, ça préviendra immédiatement la première patrouille, le premier commissariat, celui plus proche qui pourra arriver beaucoup plus vite. Aujourd'hui, vous avez un système qui ne respecte pas les libertés publiques puisque vous avez des êtres humains qui sont derrière des caméras qui les regardent en permanence.
Alors que demain, grâce à l'intelligence artificielle, vous pouvez décider qu'il n'y a aucun enregistrement tant qu'il n'y a pas eu de doute, un suspect, une agression et qu'un opérateur, donc un être humain, n'a accès à la vidéo que lorsqu'il y a un doute pour lever le doute et prévenir la police à l'inverse du système actuel. Donc beaucoup plus respectueux des libertés publiques. Je sais pas si vous avez vu que j'ai aussi proposé une mesure de réverbère doté de l'IA. Alors merci. [applaudissements] Première chose et c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, c'est l'esthétique de Paris.
Quand je parle des réverbaires, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est qu'on va enfin jeter ces réverbè atroces. Vous voyez les tiges en fer. Et on va rétablir enfin les magnifiques réverbèes de la ville de Paris. [applaudissements] Et vous n'imaginez pas comme à chaque fois que je parle de ça, les gens sont sincèrement heureux. Et c'est quand même intéressant de voir que vous applaudissez des réverbaires. Mais mais mais je comprends pourquoi. Et en fait, on voit que ça n'est pas un simple réverbère. C'est c'est iconique de Paris. Et vous vous comprenez et on est très nombreux et soyez sûr que même à gauche ils nous comprennent, ils me comprennent quand je dis ça.
L'esthétique c'est une politique. On n'a pas la même vie quand on grandit au milieu des tours et c'est ce que j'ai vécu en scène Saint-Denis et quand on voit les invalides quand on se réveille tous les matins. C'est une évidence que la beauté contribue au bonheur. Vous connaissez la formule ? La beauté sauvera le monde. [applaudissements] Et c'est une évidence que quand on enl dit Paris, quand on voit ces poubelles avec le sac qui flotte là comme ça au milieu, c'est une évidence que ça nous rend malheureux. C'est de la pollution visuelle. Tous les jours, on se promène devant ça, on voit de laideur et ça pèse sur notre moral. Et même quand on ne le formule pas, ça pèse sur le moral.
Quand vous êtes place Victor Hugo qui a plus d'eau dans la fontaine et que vous vous souvenez d'il y a 10 ans de la beauté de cet endroit, ça pèse sur le moral bien sûr. [applaudissements] Donc on va rétablir le mobilier urbain historique de Paris parce que l'ambition de ce programme c'est à la fois de renouer avec ce paris éternel, ce paris qu'on aime tous. Et contrairement à ce que dit la presse, ce n'est pas le paris des cartes postales, c'est le vrai paris. On va renouer avec ce paris. Merci. [applaudissements] Et on va projeter Paris à Échéance 2050 parce que Paris a toujours été une ville moderne.
Si vous vous rappelez d'Ossman, les urbanistes du monde entier sont venus à Paris pour admirer ce qui avait réussi à faire le Baron. Ils sont venus, ils admirent ces rues lumineuses, ils admirent cette ville en avance qui était propre, où il y avait des artères dégagées, où la beauté était partout, où l'harmonie était partout et ça passait par un cahier des charges strict. Jamais on aurait autorisé ces blocs de béton atroce qu'on construit partout. C'est aberrant de laisser construire ça. Donc on a un PLU, le fameux PLU qui met 50 minutes à télécharger parce que j'ai fait cet effort de vouloir regarder, il fait 2500 pages, vous imaginez ?
plus de enfin bref ça ça pèse très très lourd sur un ordinateur et avec toutes ces règles qu'on a inventé qui empêchent l'attractivité économique qui sont imposés je vous ai parlé du pastillage qui sont imposés à tous les acteurs économiques, on n pas trouvé un peu de place pour parler de la beauté de Paris ? 2500 pages, c'était pas suffisant pour dire qu'on allait arrêter ces constructions atroces. Avec moi, le PLU reviendra à sa son objectif d'origine qui est de garantir l'harmonie, l'identité esthétique et architecturale de Paris.
[applaudissements] Et dans toutes les villes qui se respectent, j'ai vécu à un moment de ma vie dans le Pays-Basque et comme vous, on s'est promené dans des villages normands, vous voyez à quel point ils gardent leur identité. Et quand vous voyez leurs documents, leurs plans locaux d'urbanisme, vous vous apercevez qu'il y a des normes très strictes. Dans le Pays-Basque. La philosophie, c'est que si on construit un nouvel immeuble, il faut qu'on ait l'impression qu'il a toujours été là. Il faut que ça s'insère dans l'histoire, dans l'identité du village. Et ça signifie pas qu'il peut pas y avoir d'innovation. On a toujours innové. Mais comment est-ce qu'on innovait ?
En principe, on améliorait ce que nous avaient légué nos ancêtres. On faisait un peu mieux. On ajoutait de l'ornement. Et quand vous regardez les constructions du 17e siècle, bah c'est pas Osmane, mais on voit qu'il y a une identité. On voit que c'est français, ça se ressent. Quand vous voyez la place des Vauches, quand vous regardez la place Vendum, alors ça n'a pas été fait au même moment, mais vous ressentez une identité commune. Pourquoi est-ce qu'on serait la seule époque qui se croit plus forte que les autres, qui croi qu'elle peut tourner la page, qu'elle peut tout réécrire sur une page blanche et que ce sera mieux ? C'est faux. Ça n'est pas mieux.
[applaudissements] Et pour preuve et pour preuve de cette prétention, c'est un sujet qui m'a beaucoup intéressé. Je sais pas si vous connaissez le corbusier. Le corbusier qui le fondateur de ce qu'on a appelé le fonctionnalisme pour qui en réalité un bâtiment doit pas être beau, il doit juste être fonctionnel. Il doit servir à quelque chose. Et pour vous donner sa philosophie, il va à Rome et il revient et il dit "Rome c'est un musée des horreurs." Et comment il l'explique ? Il dit "Mais tous ces ornements, ces fontaines, il a trop de choses, ça sert à rien. On sait pas pourquoi. C'est de la décoration pour lui. La décoration c'est le futile, c'est l'inile.
Alors que nous, on sait que c'est ça, c'est l'ornement qui fait la beauté. C'est l'inutile qui fait le charme. Et quand on regarde l'Arc de Triomphe, les moindres détails, c'est ça qui est magnifique. Donc le corbusier dit que pour lui, l'architecture idéale, c'est celle d'un avion parce qu'il dit chaque objet sert à quelque chose. Il y a rien d'inutile dans un avion. C'est ça le fonctionnalisme et c'est cette philosophie qui a irrigué toutes nos politiques depuis les années 60. Donc tout ce qu'on a construit depuis et alors c'est bien, c'est c'est bien pour l'orgueil de ceux qui ont accepté tout ça.
Quand vous regardez où viennent les touristes du monde entier, bah étonnemment, ils viennent pas voir ce qui a été construit dans les années 60, mais ils viennent voir Versailles qui a été construit bien avant et qui paradoxalement est beaucoup plus immortel que les atrocités qu'on a construit dans les années 60. Donc la modernité, c'est de renouer avec ce paris éternel qui vivra après nous et après nous il y aura toujours des gens, il y aura toujours des touristes qui viendront admirer ce paris magnifique, ce paris éternel. Il faut lui rendre hommage.
[applaudissements] J'auraiis encore 1000 choses à vous dire mais j'ai envie de passer un moment à vos à vos côtés aussi, d'aller échanger avec vous. Alors, il me reste plus qu'à vous dire qu'on a un mois et demi, un mois et demi pour gagner. On a passé 3 semaines, presque un mois de campagne. C'est à la fois pas grand-chose, mais je crois qu'on a réussi à imposer énormément de choses en si peu de temps. [applaudissements] En si peu de temps, vous disais-je, il y a un sondage qui est sorti hier.
J'ai vu que j'avais pris quatre points, que je suis déjà au second tour dans les sondages, que je suis par ailleurs la seule candidate à connaître une dynamique, ce qui est appréciable quand on voit que la gauche même en s'unissant a pas dépassé les scores des uns des autres, qu'on voit que tous les autres candidats descendent notamment à droite et que je suis la seule à prendre quatre points dans le sondage d'hier. Je peux vous dire, moi qui aime les mathématiques, si on poursuit les courbes, le 22 mars, c'est sûr qu'on gagne Paris. Merci à vous. [acclamation] [applaudissements] On va faire une ville heureuse. On va réussir tous ensemble. Je vous remercie d'être à mes côtés.
J'ai besoin de vous tous. Merci à vous. Le 15 et 22 mars, on gagne Paris. [applaudissements] [acclamation]
Sarah Knafo