Sarah Knafo : Mes propositions pour que la Nouvelle-Calédonie reste française.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Sarah KnafoChiffre
« Avec le verrou de Saint-Louis, 14000 habitants ont été isolés, coupés de Numéa pendant plus de 6 mois. C'est une honte sur notre territoire. »
- 3:30Sarah KnafoFait
« Où sont nos grands défenseurs de l'État de droit quand depuis 30 ans des Français sont privés du droit de vote en France ? »
- 4:30Sarah KnafoChiffre
« La Nouvelle-Calédonie est presque aussi étendue que la Picardie et 50 fois plus grande que Mayotte. »
- 5:30Sarah KnafoFait
« En 2019, le FLNKS a été reçu à Pékin par le régime chinois qui a multiplié les promesses de soutien et d'investissement. »
- 6:30Sarah KnafoPromesse
« La Nouvelle-Calédonie devrait faire l'objet d'un consensus national. Nos intérêts autant que nos principes nous commandent de soutenir les Calédoniens qui ont choisi de rester français. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'un ne va jamais sans l'autre. La Nouvelle-Calédonie se situe pratiquement aux antipodes de la France métropolitaine. Et sur cette terre française, il n'y a pas que les latitudes et les longitudes qui se trouvent inversées par rapport aux métropolitaines. Les positions politiques aussi. Par exemple à Numéa, lf défend l'enracinement et les droits supérieurs du peuple premier sur ceux arrivés il y a seulement 150 ans. Alors qu'en métropole, LFI estime qu'un étranger arrivé il y a 15 jours doit avoir autant de droits qu'un français.
Le Rassemblement national, pourtant historiquement connu pour défendre l'unité nationale et l'ordre républicain, renvoie désormais deux à dos, les indépendantistes et les loyalistes, les violents et les pacifiques. Et propose même un 4e référendum pour ne pas, je cite, désespérer les Canaques de leur rêve d'indépendance. Le gouvernement lui aussi a depuis longtemps les idées à l'envers en Nouvelle-Calédonie organiser trois référendums sur la même question : diviser une société que l'on prétend apaiser en forçant chacun à choisir son camp non pas une seule fois mais trois fois comme si les électeurs n'avaient pas compris la question les deux premières fois. Quelle absurdité !
Le pire c'est que l'exécutif n'a même jamais fait campagne pour le maintien de l'archipel dans la France à croire qu'il ne le souhaitait pas. Aujourd'hui encore, au lieu de s'appuyer sur la légitimité de trois référendums pour clore ce triste chapitre et réaffirmer définitivement la souveraineté française, le ministre Manuel Vals présente un projet de quasi indépendance comme si les indépendantistes avaient gagné alors qu'ils ont perdu trois fois. Les patriotes français de Nouvelle-Calédonie ont tout accepté pour que les choses se passent bien.
Ils ont bien sûr accepté de respecter la culture, le mode de vie et les coutumes canc, mais aussi de jouer le jeu démocratique biaisé des accords de Numéa, accord construit en leur défaveur par le gel du corps électoral et par l'imposition de référendum successifs conçus par les socialistes de l'époque dans l'objectif inavoué d'orienter la Nouvelle-Calédonie vers l'indépendance. et les patriotes français ont tout de même gagné. Malgré ces victoires françaises, c'est devant les leaders indépendantistes que la classe politique métropolitaine vient aujourd'hui s'incliner devant ceux qui n'ont pas hésité à faire usage de la violence ni à être soutenu par des puissances étrangères.
Par trois fois mis en minorité dans les urnes, ils ont le droit aujourd'hui à plus d'égards que les loyalistes français. Comme si les suffrages des Calédoniens ne valaient rien en comparaison de la peur de nouvelles émeutes. Cette soumission doit cesser. La Nouvelle Calédonie doit demeurer française. Il est temps d'accompagner cette conviction d'un véritable projet. La première des priorités est le rétablissement de la sécurité sur l'ensemble du territoire. Avec le verrou de Saint-Louis, 14000 habitants ont été isolés, coupés de Numéa pendant plus de 6 mois. C'est une honte sur notre territoire. Sans ordre public, il n'y a ni confiance, ni investissement, ni développement.
Céder un seul pouce de terrain au violent et la plus sûre manière d'exciter les nouvelles violences. La faiblesse de l'État amène toujours et partout le désordre et la violence. Seule la fermeté pourra ramener l'ordre. La deuxième urgence est institutionnelle. Fermons la porte à tout prochain référendum. Entretenir la perspective de discussion institutionnelle sans fin avec les indépendantistes, voire pire envisager un nouveau référendum, c'est ne tirer aucune leçon du passé. Un référendum est censé trancher rapidement une question afin de passer à autre chose. En Nouvelle-Calédonie, la perspective de référendum loitan a au contraire fait traîner le problème qui s'est enquisté et aggravé.
Les référendums ont forcé chacun à choisir son camp. Leur étalement sur quatre décennies a durablement structuré la société autour de ce clivage. Cela n'a que trop duré. Les Calédoniens ont tranché. La Nouvelle-Calédonie doit rester française. Alors, dégelons dès maintenant le corps électoral. Où sont nos grands défenseurs de l'État de droit quand depuis 30 ans des Français sont privés du droit de vote en France ? et la gauche qui exige partout le droit de vote des étrangers sous prétexte qu'ils auraient le droit de se prononcer parce qu'ils vivent ici mais refuse ce droit à des habitants de Nouvelle-Calédonie qui font vivre et prospérer leur terre depuis des décennies.
Ce débat doit être clos définitivement pour que la Nouvelle-Calédonie puisse exploiter sereinement tout son potentiel car son potentiel est immense. Et j'en viens à la troisème urgence qui est d'ordre économique. Tout donne à penser que le gouvernement cherche à se débarrasser de la Nouvelle-Calédonie comme s'il s'agissait d'un caillou sans intérêt. Alors que la Nouvelle-Calédonie est un territoire vaste, riche et stratégique. La Nouvelle-Calédonie est presque aussi étendue que la Picardie et 50 fois plus grande que Mayotte. Elle est riche de minera précieux et stratégiques comme le nickel. Ses possibilités de développement industriel et commercial sont colossales.
La Nouvelle-Calédonie doit avoir les moyens de prospérer et de s'affirmer dans un espace géopolitique hautement concurrentiel. Il est donc impératif d'alléger la pression fiscale qui pèse sur les entreprises comme sur les ménages. Pour cela, l'État doit mettre un terme au gaspillage des deniers publics. Nos ressources n'en seront que mieux redéployées vers des investissements structurants : industrie minière, énergie, numérique, agriculture. La nouvelle Calédonie est dotée d'un patrimoine naturel et biologique exceptionnel qu'il est essentiel de valoriser. Il sera demain la source, j'en suis sûr, de nombreux développements économiques.
Sans le coût prêt de l'indépendance, il sera désormais possible de lancer le projet d'une centrale électrique qui permettra à nos entreprises à forte consommation d'électricité de pouvoir devenir très compétitive notamment face à leurs concurrents indonésiens et chinois. Enfin, la 4e urgence est géopolitique. La Nouvelle-Calédonie est située dans une zone hautement stratégique. Le centre de gravité de l'économie monde s'est déplacé de l'Atlantique vers le Pacifique. Tout le monde l'a compris depuis le grand revirement géopolitique de Barack Obama vers l'Asie, poursuivi par ses successeurs. La France ne doit à aucun prix se laisser évincer de cette zone clé.
Abandonner une terre aussi précieuse ne serait pas seulement une trahison envers les Calédoniens, ce serait aussi une faute lourde pour la France tout entière. Une trahison d'autant plus coupable que la Nouvelle-Calédonie est aujourd'hui la cible de puissances étrangères. Ceux qui sont si promptes à dénoncer la main d'ingérences étrangères derrière toute critique de leur politique ne semble pas avoir de difficultés à reconnaître comme interlocuteur légitime des organisations soutenues et financées par l'étranger. En 2019, le FLNKS a été reçu à Pékin par le régime chinois qui a multiplié les promesses de soutien et d'investissement sur fond de discours anticolonialistes et antifrançais.
Les entreprises chinoises s'implantent de plus en plus dans l'exploitation du nickel caléonien avec la bénédiction des forces indépendantistes là où elles sont majoritaires. En avril 2024, le FLNKS a encore signé un mémorandum de coopération avec l'Azerbaïdjan. La Chine et l'Azerbaïdjan pas particulièrement réputés pour leur philanthropie se proposent simplement de remplacer la France et promettent des avantages à ceux qui les y aideront. Et si les leaders indépendantistes, derrière leur beau discours, ne faisaient que vendre leur terre au plus offrant pour en tirer un bénéfice, peut-on vraiment prétendre réaliser un rêve d'indépendance en se soumettant à de tels régimes ?
Face à la convoitise des puissances étrangères ? La France doit renforcer sa présence. Implantons une base navale ultramarine d'envergure, la plus importante du pays, au sein de ce qui devient progressivement le nouveau centre de gravité du monde. Renforçons notre engagement stratégique dans l'industrie du nickel. Cette filière est cruciale pour sécuriser nos approvisionnements en mineré critique. La Nouvelle-Calédonie devrait faire l'objet d'un consensus national. Nos intérêts autant que nos principes nous commandent de soutenir les Calédoniens qui ont choisi de rester français. Dans cet océan de lâcheté et d'abandon, les Calédoniens loyalistes nous donnent une magnifique leçon de courage.
Canaque ou descendants d'Européens, ils sont farouchement attachés à la France et l'ont main de fois prouvé. Allergique au défétisme, ils sont combatifs et ne laissent personne leur dire qu'ils ne sont pas chez eux en Nouvelle-Calédonie. Je veux leur dire qu'ils ne sont pas seuls, que nous sommes avec eux, que nous trouvons leur combat admirable et qu'ils sont l'honneur de la France. De Numéa à Paris, nous retrouverons bientôt le chemin de l'ordre et de la prospérité.
Sarah Knafo