Bruno Retailleau, l'homme de Beauvau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 18 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 40:49OuverteRéponse directe
Vous allez avoir un dossier de séance ?
- 41:58OuverteRéponse directe
Vous ne comprenez rien de nos OQTF si vous n'avez pas en arrière-plan l'explication, la grande explication, qui est la directive retour.
- 42:07RelanceRéponse directe
Si on veut changer les choses, changeons la directive retour.
- 42:34OuverteRéponse directe
À cause de la relation difficile avec l'Algérie, on a eu beaucoup de propos venant d'influenceurs algériens.
- 42:48OuverteRéponse directe
Moi, je considère que, et c'est la mission que je me suis donnée en rentrant à Beauvau, c'est rétablir l'ordre.
- 43:14OuverteRéponse directe
Mais la main ne doit pas trembler, je ne laisserai rien passer.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Je pense que les Français veulent de l'ordre, ils veulent moins d'immigration, ils veulent plus de sécurité. »
- 1:59Invité politiqueChiffre
« De 15% d'opinion favorable, en septembre 2024, le ministre fait décoller sa cote de popularité pour atteindre 36% six mois plus tard. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Il faut absolument qu'on casse la culture qui consiste à dire que fumer un joint, un rail de coque, tout ça est récréatif. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Cette campagne, elle sera payée sur la saisie des avoirs des narcotrafiquants. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Je pense qu'en revanche, il a été très inquiet pour son pays. »
- 26:32Invité politiqueFait
« Il faudrait qu'un an avant qu'elle accouche, elle soit en situation régulière. »
- 35:27Invité politiqueFait
« Les Français veulent de l'ordre. On vit dans un climat qui est hyper violent. »
- 35:31Invité politiqueFait
« C'est d'abord les attentats. Ensuite, ce sont des manifestations qui deviennent aussi parfois violentes et qui peuvent dégénérer. Et le troisième phénomène, ce sont les émeutes. »
- 40:43Invité politiqueFait
« Il faut vraiment me préparer un dossier de séance, sans petit machin partout, parce que... »
- 41:23InvitéFait
« La difficulté, c'est qu'il faut des résultats. »
- 41:40InvitéChiffre
« Tout le monde sait que les obligations de quitter le territoire français, le taux de, j'allais dire, de réalisation est extrêmement faible. »
- 41:59Invité politiqueFait
« Vous ne comprenez rien de nos OQTF si vous n'avez pas en arrière-plan l'explication, la grande explication, qui est la directive retour. »
- 42:07Invité politiqueFait
« Si on veut changer les choses, changeons la directive retour. »
- 42:48Invité politiquePromesse
« Moi, je considère que, et c'est la mission que je me suis donnée en rentrant à Beauvau, c'est rétablir l'ordre. »
- 42:59Invité politiqueFait
« Les réseaux sociaux, pour moi, ça n'est pas une zone de non-droit. »
- 43:11Invité politiquePromesse
« Mais la main ne doit pas trembler, je ne laisserai rien passer. »
- 44:16Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'à l'heure où je vous parle, Alger a refusé de reprendre son ressortissant. »
- 44:37Invité politiqueFait
« Des États manquent à cette réciprocité. Il faut savoir y répondre. Voilà, fermement. »
- 45:12Invité politiqueFait
« On ne mobilise pas suffisamment la politique des visas à cette fin-là, de reprise de contrôle de l'immigration. »
- 46:17Invité politiquePromesse
« Je voudrais plus de moyens, pour le moment on ne veut pas me les donner, aidez-moi à les avoir. »
- 46:34Invité politiqueFait
« On ne peut pas laisser libre cours à des propos antisémites en ligne. Parce qu'on sait parfaitement que la violence commence toujours par une pensée exprimée à travers des mots verbalisés. »
- 46:42Invité politiqueFait
« Sur la question non pas des influenceurs mais des OQTF, Bruno Retailleau a obtenu un arbitrage qui a fait que François Bayon a fait sa conférence de presse avec la remise en cause des accords de 68. »
- 47:23Invité politiqueFait
« Même le président de la République, il peut bien se rendre compte que si l'Algérie ne reprend pas ses OQTF, on est dans une situation très difficile. »
- 48:15InvitéPromesse
« Il va faire monter ce dossier très, très haut. »
- 48:20Invité politiqueFait
« Boilem Sansal est un grand écrivain. Il est amoureux de la littérature française, de la langue française. C'est sa seconde patrie, sa patrie d'adoption. »
- 48:39Invité politiqueFait
« « Alger se sert de cette carte-là pour faire pression sur la France et empêcher, d'une certaine façon, que Bruno Retailleau puisse mener à bien sa politique de fermeté. » »
- 49:01Invité politiqueFait
« Honte à celles et à ceux qui ont refusé au Parlement européen de voter une résolution humanitaire. »
- 50:09Invité politiquePromesse
« Aujourd'hui, on ne joue pas à armes égales contre les narcotraffiquants. On leur donne des coups, ils nous en rendent et il faut passer au stade supérieur. »
- 50:24Invité politiquePromesse
« Ce qui a été fait pour le terrorisme, il faut le faire aussi désormais contre la criminalité organisée. »
- 52:38Invité politiqueFait
« En matière d'immigration, annoncer une mesure de fermeté, ça compte tout autant que le contenu de la mesure. »
- 53:40Invité politiqueChiffre
« En un mois, il était passé de 9 % de code d'avenir à 22 %, et puis en deux mois, de 22 à 30. »
- 54:38Invité politiqueFait
« Il est à l'aise sur France Inter, chez Hanouna, parce qu'en fait, il n'essaie pas de ne pas être qui il est. »
- 56:47Invité politiqueFait
« Ils s'aperçoivent que dans les enquêtes d'opinion, il est pris au sérieux. »
- 58:00Invité politiqueChiffre
« Bruno Retailleau, quand vous regardez le détail de ses sondages de popularité, il prend énormément dans l'électorat macroniste. »
- 58:21Invité politiquePromesse
« Il faut forcément, non seulement, que les convictions, les idées de la droite soient mises en place, mais que celui qui les porte soit suffisamment populaire, reconnu, identifié. »
- 59:30Invité politiquePromesse
« Candidater pour Bruno Retailleau à la présidence des Républicains, c'est évidemment un risque, parce que s'il perd, autant vous dire que sa trajectoire ascendante prendrait un sérieux coup de canif. »
- 59:53InvitéFait
« Je pense qu'il fait partie des personnages qui peuvent jouer un rôle important demain, qui ont, comment dire, destin national. »
- 1:00:11Invité politiquePromesse
« Parce que je souhaitais aujourd'hui officialiser ma candidature. »
- 1:00:35InvitéFait
« Bruno Retailleau a été très filou dans sa façon d'annoncer sa candidature pour les Républicains. »
- 1:00:50InvitéFait
« Bruno Retailleau a montré qu'il avait vraiment le sens du timing politique. »
- 1:01:13Invité politiqueFait
« Si j'ai décidé de m'engager, c'est parce que je sens très, très bien que depuis des semaines et des mois, une sorte de fierté des hommes et des femmes dont les convictions se situent à droite s'élever dans le pays. »
- 1:01:33Invité politiqueFait
« C'est quand même là où les Français, mais y compris ceux qui ont leur carte aux Républicains et qui sont amenés à voter dans ce scrutin, le voient en action et le voient s'ébrouer. »
- 1:01:43Invité politiqueFait
« Déjà, c'est un parti miraculé. Ils auraient dû disparaître. Ils ont été sauvés. »
- 1:01:53Invité politiqueChiffre
« S'il y avait une dissolution, peut-être passerait-il de 60 à 100 députés. »
- 1:02:25Invité politiqueFait
« Depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, il a acquis une popularité incroyable en très très peu de temps. »
- 1:02:57Locuteur 2Chiffre
« Bruno Retailleau-Placebovo, selon un sondage publié en janvier dernier, vous figurez parmi les ministres les plus appréciés des Français, avec 45% d'opinion favorable chez les sympathisants Renaissance-Modem Horizon. »
- 1:03:33Invité politiqueFait
« Les gens savent qu'ils ressentent une sincérité, une authenticité. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau67 %
- Invité11 %
- ?8 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
≈ 58,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il y a quelque chose qui structure notre pays,
plus
qu'aucun autre pays en Europe et même dans le monde,
c
'est cette idée de l'État. Et j'y pense beaucoup, moi, qui est le domaine régalien, qui est le cœur
du
réacteur.
Bruno Rotary est un homme de droite, droite républicaine,
et ça
ne changera pas.
Moi,
je pense que les Français veulent de l'ordre, ils veulent moins d'immigration, ils veulent plus de sécurité.
Ils
veulent que le travail paye plus que l'assistanat.
C
'est quelqu'un de passion. Mesdames et messieurs les sénateurs, cette proposition de loi sur le narcotrafic,
c
'est un texte de combat. Il y
a
un côté radical chez Bruno Retailleau. Je suis ministre de l'Intérieur,
j
'appartiens à
un
gouvernement, personne ne me fera taire. La marque de Bruno Retailleau,
c'est aussi redonner des repères à une société qui n'en a
plus.
21 septembre 2024, trois mois après l'échec de la dissolution,
les
Français découvrent leur nouveau gouvernement.
Sous
l'égide de Michel Barnier, c'est le retour en force des Républicains.
Au
sein de la nouvelle équipe, très vite, un homme fait parler de lui.
Merci
d'accueillir chaleureusement, Bruno Retailleau.
Issu des Républicains, ancien patron des sénateurs LR, peu connu du grand public il y a moins d'un an.
L
'homme impose sa marque par ses positions tranchées. Mayotte, tout le monde n'a que l'aspect humanitaire à la bouche. Le lendemain, il lui dit, les amis, il
y a
un sujet d'immigration à Mayotte en
fait. Il
comprend immédiatement que ce sujet-là va devenir central, symbolique, qu'il va falloir s'en saisir.
Immigration, narcotrafic, sécurité des Français, terrorisme, son opiniâtreté sur ces thèmes de prédilection paye.
C
'est une campagne de culpabilisation. Et cette culpabilisation, je l'assume. Le régime algérien veut faire payer à la France la colonisation. De 15% d'opinion favorable, en septembre 2024, le ministre fait décoller sa cote de popularité pour atteindre 36% six mois plus tard. Les polémiques,
ça
se sert. Et surtout quand l'homme politique qui les crée ne se planque pas sous la table.
Bruno
Retailleau, lorsque le gouvernement de Michel Barnier tombe, c'est l'homme fort. Il est quasi inconcevable qu'un nouveau gouvernement se constitue sur lui. Donc c'est lui qui est en situation de poser ses conditions.
De
sa Vendée intime, aux coulisses du pouvoir,
en
passant par les situations de crise. Je n
'ai
pas de baguette magique, mais on va faire le maximum. Le maximum.
Merci.
Qui
est Bruno Retailleau ? Quelle est sa méthode ? Et surtout, jusqu'où ira-t-il
?
Personne ne pense que vous
allez avoir la chance. Pendant six mois, j'ai suivi Bruno Retailleau, l'homme de Beauvau. Monsieur le
général,
ça va
? Madame,
vous allez bien
?
Monsieur le ministre.
Allez,
je vous propose qu'on abrège les civilités
et
qu'on commence une journée qui est chargée.
Et
la question du narcotrafic, Bruno Retailleau, arrive en connaissant le sujet sur le bout des doigts. J'ai souvent indiqué qu'il faut absolument qu'on casse la culture qui consiste à dire que fumer un joint, un rail de coque, tout ça est récréatif.
Déjà, quand vous êtes ministre de l'Intérieur, vous êtes toujours sur une ligne dure, mais sur cette question, pour le coup, lui, il est implacable. Et donc, il a voulu envoyer un message disant qu
'on
ne laissera absolument rien passer.
Responsabiliser les consommateurs, c'est nouveau. Mais ce chemin-là, il est important qu'on le prenne. On n
'a
pas le droit de se taire. Il a changé la ligne. La façon de régler
ce problème, c'est d'abord d'être sévère vis-à-vis des consommateurs. Et là, c'est vrai que ça gêne beaucoup de gens.
Il y aura nécessairement une polémique, mais c'est très bien. On l'assumera. Les polémiques, ça sert. Surtout quand l'homme politique qui les crée ne se planque pas sous la table. Le
narcotrafic, c'est un combat moral,
c
'est un combat pour des valeurs, c'est un combat pour une certaine idée de la façon dont les choses peuvent se passer ou pas dans un pays.
C'est un combat
de ce que vous avez ouvert, des chantiers que vous avez ouvert, des fléaux français importants, des angoissants, des petits gens. Qu'est-ce qu'on verra ? C'est une nouvelle approche. Nos policiers, nos gendarmes, nos magistrats obtiennent des résultats. Donc, un, nous allons avoir un nouvel arsenal. Avec le parallélisme, ce que l'on a fait pour le terrorisme, on va le faire sur le narcotrafic et on aura des résultats. Et on gagnera cette guerre-là.
Mais
aussi, on est en train de travailler sur une campagne de communication
pour
responsabiliser les consommateurs. Et, tenez-vous bien, cette campagne, elle sera payée sur la saisie des avoirs des narcotrafiquants. C'est pas beau, ça ? Il suffit de faire un peu le
boulot,
quoi, qui n
'a
pas été fait pendant longtemps. Et là, bon, il y a effectivement quelqu'un qui est arrivé, qui est encore plus raide que Darmanin. Ça a tout de suite marché. C'est clair qu'il a imprimé tout de suite, parce que les Français se sont dit, tiens, tiens, il veut que ce soit fait. Ça, c'est la marque de fabrique de Retailleau.
Bonjour,
messieurs, dames. Bonjour. Ah ben, voilà, monsieur le président.
La
campagne que nous allons diffuser, ça n'est pas une campagne de sensibilisation.
C
'est une campagne de culpabilisation.
Et
cette culpabilisation, je l'assume totalement. Je veux rendre les consommateurs responsables.
Il
y a tout un discours qui s'est développé au niveau parlementaire sur, ça ne sert à rien de pénaliser, de criminaliser le consommateur. Ce n
'est
pas la ligne de la droite. La droite considère qu'en fait, le consommateur est partie prenante de cette chaîne. Quand vous achetez de la drogue, vous venez alimenter un système.
Les
motions de censure déposées par le nouveau Front populaire et le Rassemblement national seront débattues à partir de 16h à l'Assemblée nationale, tel
un dernier barreau d'honneur, le Premier ministre Michel Barnier.
Comment allez-vous
?
Comme vous, parce que comme vous, je croyais que le rationnel l'emporterait et que la censure ne serait pas votée. Je
pense qu'il n
'y a
que des perdants,
là.
Que des perdants. Alors là, je pense que oui, la France d'abord est perdante.
C
'est une évidence. Si cette motion de censure est votée, cette victoire aura été possible par ce fait que Marine Le Pen et son groupe auront mêlé leur voix à celle des insoumis qui veulent le chaos.
Bravo, merci. Merci,
Tonya. Bonne journée. C'est
un moment
qui
est lourd pour nous tous. On sait que la censure va être votée. On a conscience de vivre un moment historique et un peu dramatique pour le pays.
Il y avait le sentiment d'un retour des Républicains au pouvoir et de redémarrer quelque chose.
La
censure de Michel Barnier a secoué parce qu'on s'est demandé qu'est-ce qui se passe.
Une
nécessité pour mettre fort au chaos. Les institutions nous contraignent à mêler nos voix à celle de l'extrême gauche. Pour l'adoption, 331.
La
majorité requise étant atteinte, la première motion de censure est adoptée.
Toujours Mme Le Pen a baissé le pouce et a mêlé ses voix aux voix de la gauche. Quoi qu'ils disent et quoi qu'ils diront plus tard, ça restera un marqueur.
Je
ne
crois
pas qu'il ait eu peur que la censure lui coupe l'herbe sous le pied. Je pense qu'en revanche, il a été très inquiet pour son pays. Et je pense qu'il ne pardonnera jamais à Marine Le Pen d
'avoir mille pays en difficulté en saluant avec la France insoumise.
Oh
là là, c'est une ambiance sépulcrale. Non
?
En tout cas, je suis très heureux de vous retrouver ce soir. Voilà. Le gouvernement est tombé.
Moi,
je pense et je retiens de cette expérience-là
et
d'autres expériences qu'il faut parler vrai.
J
'ai eu tant de témoignages qui me disaient, finalement, on n'y croyait plus,
mais
vous nous réconciliez avec la politique. Et ça, je n'aurais jamais pu le faire
sans
vous.
Ça
fait des années qu'il travaille avec les mêmes personnes. Une équipe de très bons professionnels, sachant que lui-même est très exigeant. Il est exigeant avec lui-même et il est forcément très exigeant avec ses collaborateurs. Chez Retailleau, on peut dire que ça bosse. Je voudrais évidemment saluer mon directeur de cabinet, Franck. C'est tellement important, entre un ministre, son directeur de cabinet, son équipe rapprochée, les Vendéens qui sont en dernier mois, Jean-François, Louis-Marie, Jean-Baptiste. C
'est vraiment, c'est des moines soldats. Alors, les principaux collaborateurs de Bruno Retailleau, ceux qui comptent vraiment les piliers dans son équipe, c'est évidemment le communicant, celui auquel les journalistes ont tous affaire, Jean-Baptiste Dehat.
Il y
a
la presse qui veut savoir si vous voulez dire un mot sur l'actualité. Merci,
il y a
toujours un.
Louis-Marie Leroy, le chef de cabinet, c'est l'ange gardien. C'est celui, Louis-Marie Leroy, qui veille sur son agenda, qui voit dès qu'il est fatigué, dès qu'il a besoin de se ressourcer, d'aller en Vendée. Vous avez Jean-François Dejean, qui est
quelqu
'un de très discret, qui est le conseiller spécial. C'est l'homme, en fait, qui va décrocher son téléphone pour appeler les conseillers des autres ministères et leur dire, non mais ça,
c
'est pas possible, c'est pas dans la ligne Retailleau. Il y a un autre homme extrêmement important, mais qui n'est pas issu de la bande originelle. C'est évidemment le directeur de cabinet, Franck Robine.
Bien sûr, j'espère que de ce point de vue-là, Franck, je vous ai demandé de vous le dire quand même au passage.
C
'est le seul qui n'est pas Vendéen.
Ça, c
'est vraiment des gens qui pourraient mourir pour Bruno Retailleau. Il y
a
des convictions que tous partagent dans cette équipe, c'est-à-dire qu'il y a une homogénéité et une cohérence qui fait que quand un chef de cabinet prend une décision, il sait ce qui se passe dans le cerveau de Bruno Retailleau et ce qui va lui correspondre et pas lui correspondre. Et c'est pareil pour tous les postes. Merci.
Bruno
Retailleau, comment est-ce que vous avez vécu la motion de censure
?
Mal.
Mal.
Quelle légèreté.
La
motion de censure,
pour
le pays, ça a été terrible.
C
'était un jeu politicien. Vous vous y attendiez,
à cette motion
de censure
?
Bien sûr qu
'on
s'y attendait. Bien sûr. Mais bien sûr, puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et chacun brandissait cette menace.
Mais
j'aurais cru que l'intérêt du pays permettrait
de
dépasser justement les intérêts partisans.
J
'ai laissé le Premier ministre gouverner,
le
Parlement légiféré.
Et
hier donc, le gouvernement a été censuré. Et cela, malgré les concessions faites par Michel Barnier
à
l'ensemble des groupes parlementaires.
Bien sûr que quand on est ministre, on
lance des chantiers. Et quand une motion de censure risque d'y mettre fin, on peut s'inquiéter. Mais
moi,
j
'ai toujours pensé qu'il resterait à l'intérieur. Bruno Retailleau, lorsque le gouvernement de Michel Barnier tombe, c'est l'homme fort. Son atout,
c
'est qu'il a déjà imprimé dans l'opinion. Et
évidemment, ça, ça va compter pour beaucoup dans le fait qu'il sera le premier à être reçu par François Bayrou, qui lui demande de rester au gouvernement.
C
'est la rentrée pour le gouvernement Bayrou ce matin. Traditionnel petit déjeuner de la nouvelle année. Tout d'abord dans une demi-heure, avant un premier conseil des ministres à l'Elysée.
Que LR participe au gouvernement de François Bayrou, qui a contribué à faire perdre Nicolas Sarkozy en 2012, c'était pas complètement évident.
Quand François Bayrou est nommé, forcément, il devait y avoir un débat, une discussion entre les ministres républicains et le nouveau premier ministre,
pour
savoir si on allait dans le même sens sur la sécurité, l'immigration, les problèmes économiques et financiers. Au
fond, Bruno Retailleau devient la clé de voûte
de
cet accord gouvernemental à faire tenir. François Bayrou, très vite, a donné des gages importants à Bruno Retailleau en disant « tu pourras mener ton action ».
Je
vous souhaite vraiment une très très belle année. Monsieur le Prévenu, sur François Bayrou, bienvenue.
Merci. Je vous remercie à tous d'être là, parce que vous avez tous accepté.
Dans
des circonstances dont
personne
ne peut dire qu'elles sont faciles, il va participer à ces événements.
Ce
n'est pas la même formation,
ce
n
'est
pas le même tempérament, mais ils sont tous les deux conscients que si tout ce qui se passe en ce moment échoue, c'est la porte ouverte à l'inconnu pour 2027. Et donc, ils sont conscients des responsabilités qui leur incombent. Et Bruno Retailleau joue à plein son rôle. Il est très heureux, comme il dit, de l'intérieur. Enchanté.
Quand
il y a
un
cyclone ou une catastrophe qui se produit, il faut absolument être capable de répondre.
Quel est le risque majeur ? Parce que c'est le risque de rafale de vent, le risque d'une pluviométrie qui pourrait créer des désordres majeurs, ou le risque, avec la surcote et les vagues importantes, d'une submersion marine.
On
va avoir, sur cet épisode cyclonique, la combinaison un petit peu des trois risques.
C
'est quelqu'un qui arrive à la fois à prendre de la distance avec les choses, pour ne pas sûr réagir, et en même temps à être
de
façon permanente sur la balle.
En
tout cas, merci, parce qu'on voit que les choses sont préparées, elles sont prêtes. Mais si je comprends bien, on aura, nous, avec le décalage, parce que moi, je pars en Corse pour accueillir le pape, mais je pars samedi après-midi.
Dimanche, aux premières heures,
c
'est là qu'on aura, je pense, une première appréciation des dégâts causés par le site.
Je serai en Corse, d'accord. Je serai à la préfecture, donc on aura des moyens de communication. Accueillir le pape le 15 décembre,
c'est le cœur de ses fonctions, puisqu'il est en charge des cultes. Donc il ne pouvait pas nous pas y être. Et puis on imagine bien qu'au regard
de
son histoire personnelle, de ses convictions personnelles, c'est chargé de sens.
J'attends ici ? Oui, ici.
Le
premier plan de cette visite pontificale, c'était d'abord quelque chose d'apaisé, de joyeux.
Monsieur
le ministre
? Oui. Pour
la personne privée de Kebouno Rotaio, je pense que c'était quelque chose d'important.
Il
est accueilli par le soleil.
Oui
? Ah non, mais c'est bien, hein
?
C'est la Corse. C'est la Corse.
C
'est le président de la République qui a demandé à Bruno Rotaio d'accueillir le pape. Après, il a tout de suite vu
qu
'il fallait qu'il le fasse dans un respect absolu de la laïcité.
Saint
-Père, bienvenue sur le sol de Corse et de France.
C
'est une grande fierté, très grande fierté.
Lorsqu'il en parle, il a totalement occulté sa foi personnelle en se disant qu'il était vraiment l'ambassadeur du pays et le représentant du pays en la matière. Et c'est seulement après coup que c'est dit quand même « waouh, j'accueille le pape
».
Je suis heureux de vous accueillir
au
nom du président de la République et du gouvernement en Corse et en France. Ce poste de ministre de
l
'Intérieur, il est quand même incroyable.
C
'est-à-dire que vous êtes le premier témoin d'événements exceptionnels et parfois dramatiques. Et
vous
voyez le pape.
Les
collaborateurs du ministère de l'Intérieur, le bureau des cultes.
En
France, on a la laïcité, mais on a aussi le bureau des cultes. Bonjour à tous. L'inquiétude à Mayotte avec le passage du cyclone Chido. Le 101e département français est désormais placé en alerte violette. Un état de vigilance qui entraîne tout un déploiement de mesures, vous l'entendrez, rares et
urgentes.
Comment les
habitants...
Ils mesurent le « cataclysme » que
représente Chido. On a un problème de logistique et d'acheminement parce que si on met 24 jours en bateau, c'est trop tard. Pour accueillir les gens dans le bâtiment public, on voit avec l'armée des lits, des matelas en quantité, des couvertures, etc. En matière d'habitat et peut-être aussi des temps.
Lorsqu'il voit ce qui se passe à Mayotte, Bruno Retailleau a tout de suite, tout de suite, immédiatement conscience qu'il faut y aller.
Quand
un traumatisme de cet ordre est vécu par un territoire français, il faut être là tout de suite.
La
note que vous me ferez, elle est très architecturée, vous voyez,
très...
Premièrement, paf, paf, des moyens, des trucs, très peu de phrases, simplement des chiffres, voilà. Là, on a 800 sabords-pompiers, il
y
a l'hôpital, il y
a
l'église-journal. Donc d'abord, les hommes, les femmes,
et
ensuite le matos. En fait, c'est un point de situation.
Ok, factuel.
Un
point de situation, factuel.
On
y réfléchit, puis on refait un point tout à l'heure. D'accord ?
Et
là,
il
faut d'un coup, en train-vol, entre Paris et Mayotte, connaître absolument tout de cet archipel.
Et
Bruno Retailleau a toujours été un énorme bosseur.
Je
lui demande souvent combien d'heures il dort par nuit. Et la réponse, c'est que c'est plutôt dans les 3-4 heures.
Et alors, pour répondre à votre question sur le pont aérien initié
hier,
et je crois que sous le contrôle du préfet, effectivement,
vous
avez l'A400M qui va brouheter entre La Réunion et puis Zahouzi, et puis il
y en
a 400M qui fera la liaison entre
l
'Hexagone et puis La Réunion. Et donc ça,
c
'est à full continu. Actuellement,
en
matière de maintien de l'ordre, on tient à l'entraide. A priori, pour l'instant, il n
'y a
pas eu de trouble.
Et on tient parce que les gens restaient confinés. En fait, les
gens sont restés confinés. Je pense qu'il y a un peu de relativité dans le confinement, mais il y avait surtout l'état de sidération. Oui. Et l'hôpital ?
Il reprend ses fonctions vitales, eau,
électricité. En revanche, il y a encore des services qui sont défaillants.
Je pense à la réanimation.
La réanimation, il y
a
un certain...
Le bloc,
est-ce que le bloc... Il y a deux blocs qui fonctionnent
sur
cinq.
Vous
avez des nouvelles de vos hommes ? Vous savez où sont vos hommes ? Tout le monde est indemne, mais les familles aussi. Il
n'y
a pas de pertes. Il n
'y a
pas de pertes. Sur combien ? Sur... De centaines. Alors,
il
y a 350 gendarmes départementaux permanents. Et il y a quasiment autant de gendarmes mobiles en dépassant. Sur 700, il
n'y a
pas de pertes. Par contre,
en
police, on ne sait pas.
En
police, on ne
sait
pas. En tout cas, hier soir, on ne savait pas.
Il
n'y avait pas de mauvaises nouvelles, mais en tout cas, il n
'y
a pas de nouvelles cours pour un certain nombre.
C
'est comme des allumettes. Ah oui,
oui.
Où est-ce qu'on peut avoir des espaces pour faire des logements d'urgence
?
Parce que les gens, par exemple, qui vont quitter, et surtout, qui vont quitter les écoles, où est
-ce
qu'on pourra éventuellement... Je sais que ceux qui n'ont pas de papier, ils ne
vont
pas beaucoup y aller. Parce qu
'ils
vont avoir peur, ce moment-là. On
est
où, alors
?
Là, ils vont se démerder autrement. Et c'est là où je dis qu
'il
faut qu'on invite les bidonvilles.
Ah
mais comment tu les invites
?
Justement, il faut qu'on puisse le dire. On ne reconstruit pas les bidonvilles. Parce que si on ne le dit pas, les gens vont reconstruire et demain, ils vont encore mourir. Et ça,
il
ne
faut
pas qu
'on
refasse cette erreur-là.
Lorsqu'il part à Mayotte, le 16 décembre, il démontre ce jour-là qu'il a parfaitement enfilé le costume.
Je pense que beaucoup de gens seraient très inquiets de constater que le ministre de l'Intérieur est en décalage avec les événements.
Ce
n
'est
pas son cas. On sentait
qu
'il avait été confronté à quelque chose qu'il n'avait jamais vu dans sa vie,
en
termes de violence, de dévastation, de souffrance, de douleur.
La
barge est là-bas,
là.
Oui, c'est celle-là, oui, c'est l'air. Il y
en
a une là, une là-bas. Une
là,
une au fond, là-bas. Et une autre que
j'ai vu, que je voyais.
Voilà. Et il
n
'y a pas de corps flottant, il
n
'y a pas de épaves. Il n
'y
a pas de souci en navigation.
Je pense qu'il y en a quand
même. Parce que souvent, entre deux eaux, parfois,
on ne les voit pas.
Oui, c'est ça. Parce qu'il y
a
beaucoup de bateaux qui ont été remportés qui ont échoué là-bas, mais il
y
en a d'autres qui ont quand même brûlé. Donc on ne sait pas trop... Bon, ça, Netschok ? Oui, c'est
ça.
Il faut,
merci. On est là, le
ministre.
Capitaine, merci. C'est le président Arnaud
qui, comme les autres, depuis...
Merci de tout donner, je sais. De jour, de nuit,
il y
a
tout le temps.
On
l'a mort,
chez le LAPAP. Le ministre, le
commandant, c'est pareil, combien d'années de service ?
Il
y
a
40 ans, bientôt. Non. Eh oui. C'est bien. Vous avez vu d
'autres,
on a besoin d'autres
expériences.
On compte sur vous, monsieur le ministre, pour aider les familles de nos collègues qui n'ont plus que toi. Nous sommes 95%. Il peut y avoir de maison en Petite Terre. J
'ai
commencé dès hier à contacter.
J
'ai commencé,
il
y a une solution, sans doute, qui nécessite du transport maritime de façon très importante, parce que c'est volumineux. C'est les modulaires.
Ça
ne pourra pas se faire demain, vous comprenez.
Tout le monde le comprend.
Et moi, je n'aime pas prendre d'engagement, que je ne puisse tenir.
Je
n'ai
pas de baguette magique, mais on va faire le maximum. Le maximum.
Merci. Merci
pour vous. C'est très
important.
J'espère que petit à petit, vous allez recenser tous les policiers, parce qu'aujourd'hui, il manque 300 à l'appel. Je voudrais savoir qu'est-ce qu
'ils
sont devenus.
Le
défi, c'est de donner à manger, à boire à tout le monde. Parce que si on ne
fait
pas ça, alors là, on aura des émeutes. Bruno a ce côté empathique,
c
'est-à-dire peut-être par sa formation, par sa religiosité, par sa morale personnelle. Il est très sensible au malheur des gens. Mayotte, tout le monde n'a que l'aspect humanitaire à la bouche. Le lendemain, alors qu'on n'a pas fini de ramasser les bidonvilles écroulées, lui dit, les amis, il
y a
un sujet d'immigration.
La
question du droit du sol à Mayotte. Il comprend immédiatement que ce sujet-là va devenir central, symbolique, qu'il va falloir s
'en
saisir. C
'est
un département, le seul département de France, où vous avez,
dans
le département, plus de personnes,
de
citoyens étrangers que de citoyens français.
Le malheur de Mayotte, il est là. Et c'est un double malheur. C'est la raison pour laquelle j'ai toujours dit que l'immigration, ce n'était pas une chance. Ce n
'est
pas une chance pour les compatriotes maorais. Mais ce n
'est
pas une chance non plus pour tous ces irréguliers qui s'entassent dans des bidonvilles. Donc moi, je veux bien, moi, je respecte. On est en démocratie, toutes les opinions. Mais simplement, il y a une forme de fausse générosité. Je discutais ce matin avec François Vérot. J'ai dit, mais moi, je n
'ai
pas besoin d'une grande loi, je n
'ai
pas besoin d'un monument législatif à mon nom. Je n
'ai
pas besoin d'une loi Bruneau-Retailleau sur l'immigration. Non, j'ai besoin de choses concrètes. Il dit quoi ? Par exemple, Mayotte. Mayotte, le droit du sol. Ce qu'on peut faire, et le conseil constitutionnel, on serait d'accord, c'est au moins faire en sorte que la femme en situation irrégulière
qui
accouche, bien entendu, jamais on ne demandera à la bloquer. On est humain. Mais qu'au moins, pour que l'enfant ensuite, à sa majorité, devienne français, il faudrait qu'un an avant qu'elle accouche, elle soit en situation régulière. Une immigration qui est subie, qui n'est pas maîtrisée, ça n'est pas une chance. C
'est
super. Merci, Louis. Il en faut, hein. On est vendéens, Louis. On est de tout cœur avec toi. C'est gentil,
Louis.
Merci. J'ai un message de mon épouse.
Elle
a dit qu'il n'aura pas assez et il ne mange pas assez. Non, c'est vrai. Alors, elle a dit, si c'était mon fils,
je
le reprendrais en main.
Bruno Retailleau, c'est quelqu'un qui vient de quelque part.
Il a une généalogie géographique, la Vendée. La Vendée, c'est consubstantiel à Bruno Retailleau. Cette nuit, quand je me suis réveillé, je me suis dit, je retrouverai quand même la Vendée ce soir
au
salon d'agriculture. Et pour moi, ça a illuminé, vraiment, je vous le dis, ça a illuminé toute ma journée.
C
'est quelqu'un qui a besoin de retourner régulièrement sur ses terres.
C
'est quelqu'un qui a besoin de respirer intellectuellement.
Jean
-Marie, ça va
très
bien.
Et
Philippe, ça n
'a
pas froid là quand même ? Je vais les bâches, les bâches, les bâches, c'est pareil, les bâches.
Tout
le monde prendra du café, j'ai
du thé aussi. Il y en a
plein, il y
en
a plein. Eh les gars, qui veut de la brioche vendéenne ? Qui veut de la brioche, vous me dites. Philippe, brioche
?
Oui,
oui,
mais là, t'as le temps de manger ? Pas souvent.
La vraie vendéenne, moins souvent. C'est deux
spécialités vendéennes,
la
brioche vendéenne et les bottrons. Bottroux fait maison, par exemple.
Et les
bottroux, c'est des faits maison. C
'est fait maison
quand même.
Qu
'est-ce qui se passe dans ta tête le moment où dans un
grand fou artistique, t'accueilles coup sur coup le pape,
et
puis que tu
prends l
'avion pour être tes premiers à Mayotte
?
Je
vais te dire,
Mayotte Chido arrive un peu plus de 24 heures avant la visite du pape, et donc tu montes dans une voiture, un avion,
je
débarque en Corse, etc. Et là, l'avion du pape se pose, et on me place au bout du tapis rouge, et je vois le souverain pontif, donc il descend, mais de l'autre côté de l'avion, parce que comme il est handicapé, ils l'ont débarqué avec un système, voilà.
Et
je vois le souverain arriver, etc. Et je me dis, c'est le pape, et tu représentes la France comme ministre des cultes, parce que quand tu
es ministre
de l'Intérieur, tu es ministre des cultes. Et là, ça m'a fait quelque chose. Ah ben tu l'aissais ! Et il était très jovial, très chaleureux, beaucoup d'humour, et ensuite on a passé un quart d'heure, un petit quart d'heure, et il nous avait installé dans l'aéroport une sorte de pièce avec des voiles blancs, des voiles tout blancs, et il m'a fait cette confidence.
Et
il m'a dit, mais votre ami Philippe Indron, est-ce que vous pensez qu
'on
peut le convertir
? Non !
Bon, et Jean-Charles, toi qui nous as tourné le dos pour
la ville,
que
Jean-Charles a
immigré de Saint-Malo-du-Bois au Sable d'Olonne, à La Chaume. Je mors toujours de la charcuterie Bégin. Non ! Ça, il
faut
expliquer, parce que la charcuterie Bégin, c'est mon grand-père qui l'a fondée, à Saint-Malo-du-Bois.
Et
pendant les vacances,
tu
avais travaillé avec la charcuterie
?
Et ouais, alors si, le dimanche matin, souvent, j'allais le dimanche matin aider ma grand-mère et mon grand-père qui était au magasin, et il y avait, parce que tout le monde, les entrées, c'était le dimanche, il y
avait
plein charcuterie. Et à la fin de la matinée, elle me donnait une pièce de 5 francs. C'était des grosses pièces, vous savez,
des
pièces
qui... C'est impressionnant de ça. Ah oui, oui,
oui,
je me souviens. Le logo,
tu avais un cochon, tu avais un cochon, puis une petite fille. Et la petite fille disait, pleure pas, pleure pas, grosse bête, je crois.
Tu vas chez Paul Bégin. Ça n'a pas
été sur les maillots, je crois.
Dans privé, en public, à la télévision, quelle que soit l
'émission, il est le même. Avec les mêmes codes. Il a souvent une formule, Bruno Retailleu, il dit, moi je suis un enraciné. Voilà, l'enracinement chez lui,
c
'est quelque chose de viscéral, de fondamental. Il a besoin de retourner, j'allais dire, dans sa grotte, dans sa tanière,
c
'est sa ferme. C'est là que sont ses moutons, parce que c'est quelqu'un qui élève aussi des animaux.
Ça
c'est Céloso. Céloso. Ouais, c'est
un... Là
il n'est pas forcément, il a plein de boue.
Vous
montez un cheval également ? Toujours, et ça c'est Isa.
Et
c'est une annaise que
je
dresse
pour
en faire, pour un jour, partir
sur
les chemins de Stevenson ou de Compostelle,
et
pour être un... pour porter des...
d
'une charge pour porter en fait les bagages.
Elle
est quasiment dressée.
On
a le cheval en commun, une vraie passion. Moi
c'était ma profession, j'étais vétérinaire de chevaux. De temps en temps il m'appelle en me disant, il a une fourbure, vous voyez, c'est une pathologie particulière qui se tient dans les pieds du cheval. Et il me demande conseil. Alors mes souvenirs de vétérinaire remontent à la surface.
Ouais, ouais,
ouais. Elle
est toujours un peu craintive. Elle est craintive, hein, Isa tu es craintive.
Là
il a plu, ils sont...
Ils
sont un peu mouillés. Tout mouillés, oui. Tout mouillés.
Vous
avez grandi ici ? Alors en fait moi j'habitais dans le bourg.
Bon
ma famille est là depuis des générations.
Et
mon grand-père avait acheté cette ferme
avant
la Deuxième Guerre mondiale.
J
'avais un seul rêve, c'est d
'y
vivre. Et donc j'ai pu, lorsque le grand-père est décédé, etc. J'ai pu racheter ces bâtiments que j'ai en partie rénovés. Et je suis venu les habiter. Voilà. Ça fait du bien parce que... Alors je n
'ai
pas gardé, il y avait... La ferme faisait à l'époque, c'était une petite ferme, un 30-35 hectares.
Et
j'en ai gardé 5 tout autour. Ici, juste derrière, il y
a
une rivière, la serre nantaise.
Et
au milieu coule une rivière. C'est le film de Robert Redford. Mais c'est...
L
'eau, une rivière, un fleuve, c'est magique. Non mais c'est vrai que
ce
sont mes racines.
J
'ai 8 brebis, ce sont des moutons nordiens. Dans moins d'un mois, dans 3 semaines, les brebis vont avoir des agneaux.
C
'est quelqu'un, Bruno Retailleau, qui est plus écolo. Ça peut paraître fou de le dire, qu'on l'imagine. En fait, il professe une écologie de droite,
ce
qui est une écologie de la proximité, une écologie rurale. Et il a toujours eu des animaux autour de lui.
Quand elles vont agneller, en tout cas juste avant, je vais les changer de près. Je vais les mettre tout près de la ferme pour qu
'on
puisse avoir un oeil et qu'elles puissent rentrer dans la bergerie. Pour qu'on... Vous
allez
les garder à vue.
On va avoir une garde à vue, exactement. Vous allez bien ? Ça va, je vous remercie. Vous n
'avez
pas croisé encore sur vos terres ? Non,
pas encore. C'est la première
fois. C'est le préfet de police. Vous allez bien ? On
va
te vous voir ce soir. Madame, vous allez bien ? Pendant
les
émeutes, ce commissariat a été attaqué. On a subi une attaque au mortier, l'été 2023, et vraiment une attaque délibérée contre le commissariat.
Au
mortier ? Oui. J'ai encore la vidéo. C'est un beau symbole qu'il y
a
eu cette saisine. Et il
y
a eu
320
kg.
On
ne peut pas être un ministre de l'intérieur, enfermé, place Beauvau. Il faut aller sentir le pays.
Pendant très longtemps,
c
'était l'adversité opérationnelle, c'était les feux de véhicules. Ça l'est moins. L'année dernière, il y
a eu
46 feux de véhicules. Maintenant, c'est clairement les usages de mortiers en direction
des fonctionnaires de police à l'occasion du 31 décembre ou du 14 juillet. C'est clairement tout ce que nous ne prendrons pas contre nous qui est ici devant vous ce soir, parce que c'est des munitions en moins pour nos
adversaires. Le total, c'est à peu près 320 kg. Otaillot, comme d'autres, disent « vous voulez de la sécurité, vous y avez droit ». Les Français veulent de l'ordre. On vit dans un climat qui est hyper violent. Moi, ce que je redoute,
c
'est trois choses. C'est d'abord les attentats. Ensuite, ce sont des manifestations qui deviennent aussi parfois violentes
et
qui peuvent dégénérer.
Et
le troisième phénomène, ce sont les émeutes.
On
a ces deux collègues qui ont été blessés. Ça va, psychologiquement, ça va ? C
'est
courageux, c'est bien. Je suis fier d'être votre ministre. Vous ne le savez pas à quel point. Vraiment. C'est du fond du cœur que je le dis. Ce type, non seulement protège, fait les choses, mais on le voit bien qu'il défend la police, qu'il défend la gendarmerie, contre toutes les agressions, contre toutes les mises en cause, et qui veillent à ce qui est plus matériel, plus effectif, etc. Merci, hein ? Merci, monsieur. Merci,
monsieur
le commissaire.
On peut te protéger de toi.
Jean-Baptiste. Ah oui, c'est vous qui avez vos discours.
C
'était très intéressant, cette séquence des voeux de Bruno Retailleau à Beauvau, parce que ça ne s'adressait pas seulement aux députés et sénateurs de son parti. Il s'adressait à tout ce qu'on appelle le socle commun, donc aussi aux macronistes, aux centristes. Donc il y avait une vraie volonté non-dite d'étendre son arc politique le plus possible pour ne pas s'enfermer dans un créneau uniquement de droite. Il a été député d'abord,
puis
il est devenu sénateur.
Et en
22 ans à peu près de mandat parlementaire, il
a
acquis les réflexes qu'un ministre doit avoir.
On a décidé de faire cette petite cérémonie de voeux en innovant du reste et en invitant l'ensemble des parlementaires de ce qu'il convient d'appeler le socle commun. Je suis très heureux de voir des visages qui me sont familiers, d'autres un petit peu moins, des députés, des sénateurs. Merci. Lorsqu'on est ministre,
il faut avoir un lien le plus étroit possible. avec les députés et les sénateurs. D'abord parce que
c
'est ce qui vous permet
de
faire voter des textes dans les meilleures conditions. Et ensuite parce que c'est votre entourage pour l'avenir. Tout ministre qui aspire
à
continuer dans ses fonctions et à conquérir de nouvelles responsabilités ou de nouveaux partis, pourquoi pas, a vocation à être entouré. On n'avance pas seul. On avance avec une équipe. Comme Bruno Retailleau a décidé de s'engager dans la bataille des Républicains pour en prendre la tête, eh bien évidemment, son adversaire principal, Laurent Wauquiez, pose la question de ses résultats.
Il
n'y
a
pas de succès plus tard s'il n'y a pas de résultats maintenant.
Il
y a une sorte de course contre la montre aujourd'hui pour lui. Madame la présidente, je voudrais vraiment remercier le Sénat, tout le Sénat dans son ensemble pour ce vote donc unanime, si je comprends bien.
Alors
il dort très peu, il vit comme un athlète.
D
'ailleurs, c'est pas la fête, quoi. Quand tu vas dîner avec lui, tu
prends
une soupe et regarde d
'eau,
quoi. Je pense que sa femme pourra vous témoigner que les vacances sont studieuses, que les dimanches sont studieux. Monsieur le ministre, bonne nouvelle, il y a 242 amendements.
Non,
c'est pas clair. Il y a 242 amendements.
C'est vrai qu'on a connu...
Et la séance espère terminer, donc, le texte agricole ce soir.
Donc
on pourrait démarrer à 14h30, a priori. Ça ne
vous
a pas été confirmé, j'imagine, pour l'instant ? Pas
encore, mais on avait cette idée-là.
D'accord. Et terminé vers 1h, 2h du matin, mercredi. Bon, le Retailleau n'est pas un fêtard. Il travaille.
C
'est une donnée évidente. À mon avis, depuis qu'il est gamin,
il
est sérieux. Vous allez me donner... On va recommencer.
Au
début, vous me redonnez
le
premier amendement.
Oui.
Enfin, le premier amendement sur le premier article.
Oui.
Sur l'organisation de l'état-major.
Oui.
C'est-à-dire ça.
Pour
m'éviter de...
Oui,
oui, c'est exactement ce que vous avez travaillé.
Est
-ce que vous m'aviez donné, Caroline ?
Je
vous avais donné l'organigramme comme ça,
M.
le
ministre.
Oui, c'est ça.
C
'est un travailleur qui
prépare.
Mais
en même temps, c'est un orateur
assez
exceptionnel. Sans note. Donc, il connaît parfaitement ses dossiers. Il va au fond de ses dossiers. Et cet orateur exceptionnel, il ne fait jamais de show, entre guillemets.
Il
va au fond des choses. C'est vraiment la
marque de Bruno Retailleau. Il faut vraiment me préparer un dossier de séance, sans petit machin partout, parce que...
Vous
allez avoir un dossier de séance ? Non, mais
on
va me
faire...
Avec le amendement et pas dans les...
Normalement, la séance va me placer
avant
ceux-là.
Voilà. Et donc, tous les
autres vont
tomber.
Ils
autres tomberont.
C'est ça.
Parce
que c'est ça, on dit... Ah
oui, d'accord. C'est mieux, ouais. Ah oui,
parce qu'ils sont tous
sur
le même modèle qui est... Ça
sert d'avoir été parlementaire.
La difficulté, c'est qu'il faut des résultats. Ça ne suffit pas d'avoir le ministère du Verbe, d'avoir marqué vraiment son passage à Beauvau du saut du volontarisme. Il lui faut des résultats. Il lui faut une augmentation des chiffres de renvoi des OQTF. Là-dessus, il fait preuve de volonté.
Tout
le monde sait que les obligations de quitter le territoire français, le taux de, j'allais dire, de réalisation est extrêmement faible.
Vous
ne comprenez rien de nos OQTF si vous n'avez pas en arrière-plan l'explication, la grande explication, qui est la directive retour.
Si
on veut changer les choses, changeons la directive retour.
Bruno Retailleau a fait tout de suite, tout de suite, j'allais dire, monter la colle sur la question algérienne.
Je pense par ailleurs qu'il faut qu'on normalise définitivement notre relation avec l'Algérie. Il faut la dépassionner. Il y a un sujet autour des influenceurs algériens,
il
y
a
un sujet autour du régime algérien, et puis il y
a
un sujet, maintenant, politique.
À
cause de la relation difficile avec l'Algérie, on a eu beaucoup de propos venant d'influenceurs algériens. Ça peut être autre chose à une autre période, mais dans ce cas précis, bien entendu, que Bruno Retailleau a raison. Moi, je considère que, et c'est la mission que je me suis donnée en rentrant à Beauvau, c'est rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre dans la rue,
aux
frontières, mais aussi sur Internet. Les réseaux sociaux, pour moi, ça n'est pas une zone de non-droit. Quand des individus
profèrent
des menaces qui vont parfois jusqu'au meurtre, au viol, à la torture, avec des propos antisémites,
«
Mais la main ne doit pas trembler, je ne laisserai rien passer
». Ce
qui est incroyable dans l'affaire Doualem, je ne
sais
pas si vous vous souvenez de cette séquence de plusieurs jours où on voyait Bruno Retailleau avec des lunettes de soleil. Ce n
'est
pas parce qu'il avait pris la grosse tête et qu'il avait peur d'être reconnu dans la rue, ou qu'il voulait imiter Steve McQueen,
c
'est parce qu'il avait un problème oculaire qui a nécessité une intervention chirurgicale. Or, c'est à ce moment-là
que
Doualem est dans l'avion, vers l'Algérie,
et
donc quand Bruno Retailleau se réveille de son anesthésie générale et rallume son téléphone portable et appelle un de ses conseillers, la première chose qu'il fait, c'est qu'il demande à son conseiller « Alors, Doualem ! » Et le conseiller, un peu embarrassé, lui dit « Écoutez, monsieur le ministre, non, je suis désolé de vous apprendre que Doualem est revenu en France
». Et
alors Bruno Retailleau a laissé au téléphone exploser sa spontanéité et
a
dit «
Putain,
merde
! » Alors,
refaisons un point sur l'Algérien, si vous voulez l'influence à l'UG, l'UG,
l'UG,
l'UG...
Bon,
comme tous les autres, d'une certaine manière, il a échoué. C'est-à-dire qu'à l'heure où je vous parle, Alger a refusé de reprendre son ressortissant.
C
'est pas un revers pour Bruno Retailleau, c'est un revers très clair pour la relation entre la France et l'Algérie.
Ce
qui n'est pas normal,
c
'est qu'après une décision de justice, il n'y ait pas d'exécution de cette décision de justice. C'est ça que les Français ne supportent plus.
Des États manquent à cette réciprocité. Il faut savoir y répondre. Voilà, fermement. Parce que bien souvent, ils ne connaissent que le rapport de force.
Pour
dire les choses très clairement, la politique de visa,
elle
a plusieurs objectifs.
Elle
a un objectif d'attractivité,
c
'est clair. Il y a deux autres dimensions, c'est la sécurité et la politique migratoire. Or, je pense, du sais-je mettre les pieds dans le plat,
qu
'on ne mobilise pas suffisamment la politique des visas
à
cette fin-là,
de
reprise de contrôle de l'immigration.
De
cet échec,
il
en a fait un peu un mouvement de judo, c'est-à-dire qu'il a pris l'opinion à témoin.
Tout
ce qui est en son pouvoir, il le fait, mais il laisse entendre à l'opinion que le jour où il aura plus de pouvoir, il en fera beaucoup plus. Ce ressortissant algérien, un influenceur
qui
propageait
sur
la toile,
sur
les réseaux sociaux, la haine. Lui, j'ai pris un arrêté d'expulsion
et
les autorités algériennes
n
'ont pas voulu le laisser débarquer sur le sol algérien.
On
doit désormais évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition, je dis bien tous les moyens
qui
sont à notre disposition
vis
-à-vis de l'Algérie. Chez Retailleau, il y a une prise à partie de l'opinion en lui disant voilà ce dont j'ai la charge, voilà où nous en sommes.
Je
voudrais plus de moyens, pour le moment on ne
veut
pas me les donner, aidez-moi à les avoir. Je suis votre porte-parole. C'est ça en gros sa méthode. Nous sommes dans une semaine
où
nous commémorons les attentats de janvier 2015. Ça fait exactement dix ans.
On
ne peut pas laisser libre cours à des propos antisémites en ligne. Parce qu'on sait parfaitement que la violence commence toujours par une pensée exprimée
à
travers des mots verbalisés. Sur la question non pas des influenceurs mais des OQTF, Bruno Retailleau a obtenu un arbitrage
qui
a fait que François Bayon a fait sa conférence de presse avec la remise en cause des accords de 68.
La
France
va
demander au gouvernement algérien que soit réexaminée
la
totalité des accords et la manière dont ces accords sont exécutés. Ouf ! Surprise ! Parce qu'en fait initialement, ce
n'est
pas du tout ce qui était prévu. Et d'ailleurs, que va-t-il se passer dans la foulée de cette conférence de presse ? La foudre de Jupiter tombe. Emmanuel Macron tout de suite signifie les accords de 68, c'est moi qui décide. Ce n
'est
pas le gouvernement.
Même le président de
la
République, il peut bien se rendre compte que si l'Algérie ne reprend pas ses OQTF, on est dans une situation très difficile. Et dire, il ne
faut
pas faire de surenchère. Mais qui fait de la surenchère ? Bruno Retailleau ou le gouvernement algérien
? En
l'occurrence, le gouvernement algérien. Quand on ne respecte
pas les conventions, au nom de quoi on garderait les conventions ? Je crois qu'il faut avoir, j'allais dire,
un
petit peu de logique politique.
L
'Algérie doit respecter
les
conventions internationales, comme elle doit respecter les citoyens français. Je pense à Boilem Sansal.
Boilem
Sansal, Bruno Retailleau le connaît très bien. Il le connaît depuis longtemps. Et pour lui, il est inacceptable que la France accepte de se coucher devant les conditions posées par l'Algérie. Donc, il va faire monter ce dossier très, très haut.
Boilem Sansal est un grand écrivain. Il est amoureux de la littérature française, de la langue française. C'est sa seconde patrie, sa patrie d'adoption.
On
n'a pas le droit de le laisser tomber. Et je serai ce soir avec d'autres amis en face de l'Assemblée nationale pour réclamer sa libération.
Il
est d'une certaine façon, je
dirais,
l'otage de l'otage. « Alger se sert de cette carte-là
pour
faire pression sur la France et
empêcher,
d'une certaine façon, que Bruno Retailleau puisse mener à bien sa politique de fermeté.
»
Boilem, sa seule faute, sa seule faute,
c
'est d'avoir un esprit libre. Eh bien oui, honte, honte à celles et à ceux qui ont refusé au Parlement européen de voter une résolution humanitaire.
«
On
est dans une situation absolument impensable en termes de rapport de force entre le pays qui est le nôtre et l'Algérie.
» «
C'est la stratégie vraiment de la terreur à celui qui fera le plus monter la pression, la tension. »
«
Lorsque Bruno Retailleau se rend au Havre, je dirais que c'est une double utilité, à la fois illustrer son combat très fort contre le narcotrafic.
» «
Aujourd'hui, on ne joue pas à armes égales contre les narcotraffiquants. On leur donne des coups, ils nous en rendent et il faut passer
au
stade supérieur. »
« Je
voudrais simplement assister, je pense que j'en ai parfaitement conscience, sur la sensibilité assez grande du sujet ici. »
« C
'est un trafic qui déclenche une vraie peur de la part de mes interlocuteurs sur le port. »
«
Ce qui a été fait pour le terrorisme, il faut le faire aussi désormais contre la criminalité organisée.
» « Je pense qu'à l'avenir,
ce
serait intéressant de regarder comment un Édouard Philippe et Bruno Retailleau peuvent interagir dans une présidentielle. »
« Il
y a peut-être un tandem à construire.
» « Le
sens de l'histoire, c'est qu'Édouard Philippe et Bruno Retailleau soient ensemble à la fin. » « Il
y
en a bien un des deux qui devra prendre le leadership.
» «
C'est une arme redoutable, Bruno Retailleau, peut-être même plus redoutable pour Édouard Philippe. »
« Parce
que Bruno Retailleau, quand vous regardez le détail de ses sondages de popularité, il prend énormément dans l'électorat macroniste.
» «
Quand vous n'avez pas les moyens de gouverner, qu'est-ce qui vous reste ? »
«
Vous montrez que vous agissez par la parole et que vous avez quand même des moyens d'action, des leviers.
» « Vous
êtes ici au Réme de Marques, c'est un des spots de départ du Pas-de-Calais.
»
«
Donc là, on a les lieux de passage des migrants qui sont ici. »
« La
question de l'immigration est, à mon avis, le point central qu'on retiendra de l'action de Bruno Retailleau. »
«
D'abord parce qu'il a posé des mots
que
personne au sein de la classe politique traditionnelle nous ait posé. »
«
Et qu'il a donc contribué à faire bouger les lignes. »
«
Ce soir, par exemple, parce que là, le temps est calme. » « Et qu'il fait l'heure des passages. » « S'agissant du déplacement de Calais, ça pointait le fait que peut-être,
on
ne s'est jamais suffisamment intéressé au réseau de passeurs. »
« Ou
en tout cas, on l'a fait insuffisamment. »
«
Or, c'est une des clés de la maîtrise des flux migratoires. »
«
Parce qu'on a de plus en plus des phénomènes de violence sur les plages. »
«
On a des groupes de migrants qui arrivent à 100, 150. »
«
C'est pour ça que nous, on a trouvé ce système où on interpelle seul le passeur, un véhicule de police. » « 3 contre
1.
» « En
matière d'immigration, annoncer une mesure de fermeté, ça compte tout autant que le contenu de la mesure. »
« Parce
que les filières de trafiquants, d'êtres humains comprennent que ça va être difficile. »
«
Comme ils veulent gagner de
l
'argent, ils ne
sont
pas fous. »
«
Ils orientent les flux migratoires vers les pays qui sont les plus faibles.
» «
Et
lui, sa boussole, c'est quoi ? »
«
C'est les 11,6 millions de voix du Rassemblement national et de ses alliés.
» «
Ce n
'est
pas un jouisseur du pouvoir. Ça, je pense, c'est très important. »
«
Lui, on sent qu'il a une forme presque assez éthique de la pratique du pouvoir. »
« Dans
les temps que nous vivons, qui sont des temps graves, peut-être que cette gravité qui l'accompagne
lui donne aussi du crédit et un peu d'autorité.
»
«
En un mois, il était passé de 9 % de code d'avenir à 22 %, et puis en deux mois, de 22 à 30. » «
C
'est-à-dire qu'en deux mois à Beauvau, il est passé de 9 à 30.
» «
Je pense que ce qui a évidemment fait exploser la notoriété, la connaissance, voire la reconnaissance de ses propos, c'est évidemment ses fonctions de ministre de l'Intérieur.
»
«
Quand on n'a pas de majorité au Parlement, il faut absolument être très présent médiatiquement, présent sur le terrain, présent auprès des élus. »
« C
'est le job du ministre de l'Intérieur. »
« Il
a dû faire la une d'un journal depuis le 21 septembre chaque semaine.
» «
Faire une matinale, être dans une interview ou à la une des médias, c'est faire partager, c'est faire passer des messages. »
«
C'est aussi en recevoir. »
«
Il est à l'aise sur
France Inter, chez Hanouna, parce qu'en fait, il n'essaie pas de ne pas être qui il est. » «
Comment ça
va ? »
«
Je l'ai pris pour moi.
» « Un petit peu
impressionné.
»
« On a tellement de vous dans l'émission. »
«
Ils sont contents de vous entendre. » « S'il fait du Cyril Hanouna, lui ne se transformera pas en danseur de claquettes sous prétexte de devoir s'adapter à un plateau un peu plus entertainment. »
« Et
il sera Bruno
Retailleau chez Cyril Hanouna comme au micro de France Inter. » «
On
ne
peut
pas mépriser Cyril Hanouna aujourd'hui quand on est un membre important du gouvernement. »
« C
'est quelqu'un,
qu
'on le veuille ou non, qui a une audience, qui est forte. Donc il faut le traiter aussi.
»
«
Il a raison d'aller tant qu'il défend ses idées, ses idéaux, sans forcément les réduire à des choses qui ne seraient pas dignes.
» « On
a des auditeurs en ligne et on a avec nous, on a Christiane qui est avec nous. »
« Bonjour
Christiane.
»
«
Bravo Monsieur le Premier ministre. Bravo.
» « Alors pas encore, il n'est pas Premier ministre. » « Alors
j'aimerais qu
'on
revienne deux petites secondes sur le lapsus de Christiane. »
« C
'est vrai que Bruno Retailleau, franchement son lapsus,
et
vous savez, j'ai failli le faire moi aussi en début d'émission. » « Mais vous savez que ça m'arrive souvent, je crois que c'est parce que ministre de l'Intérieur, dans l'esprit des gens, c'est un côté un petit peu particulier. »
« C
'est pour ça que souvent il y
a
une confusion, on me dit bonjour Monsieur
le Premier ministre.
»
«
Je vais vous dire pourquoi aussi, parce que moi je suis beaucoup plus franc. » « Je crois que comme il n
'y a
plus de numéro 1 pour l'instant, dans la tête des gens, le numéro 1 c'est François Bayrou, donc vous êtes le numéro 2, donc vous êtes Premier ministre. »
«
Je pense que c'est ça aussi. »
« L
'histoire d'un mec qui, il y a 6 mois, était nobody, et qui aujourd'hui, de l'Elysée à Matignon, en passant par tous ses adversaires politiques, vous disent
que c
'est un redoutable candidat pour 2027.
» «
Il est
un
embarras pour le RN. Au début le RN s'est dit, bon, Retailleau c'est la bourgeoisie, c'est des gens qui ne voteront pas pour nous, mais c'est la vieille France et ce n
'est
pas grave.
» « Et
puis là,
ils
s'aperçoivent que dans les bistrots, dans la France périphérique, on parle de Retailleau.
Ils
s'aperçoivent que dans les enquêtes d'opinion, il est pris au sérieux. Ils s'aperçoivent qu'ils grignotent un peu sur leur électorat.
»
«
Mais
oui,
c
'est ça. Ce n
'est
pas être extrême droite, ça,
non
?
» « C
'est un redoutable candidat, et pour deux camps.
Pour
l'ERN, évidemment, parce qu'il empiète sur l'autorité naturelle qui est celle de Marine Le Pen sur des sujets d'immigration, de rétablissement de l'ordre, sur les sujets régaliens
au
sens large du terme.
Et
c'est un redoutable candidat, et peut-être même plus redoutable pour Édouard Philippe ou pour
le
bloc commun, comme on dit. Parce que Bruno Retailleau, quand vous regardez le détail de ses sondages de popularité, il prend énormément dans l'électorat macroniste.
Aujourd
'hui, si l'on veut conforter
le
retour de la droite au premier plan, il faut forcément, non seulement, que les convictions, les idées de la droite
soient
mises en place, mais que celui qui les porte
soit
suffisamment populaire, reconnu, identifié,
pour
que ces idées, ces perspectives amènent à la victoire. Parce que probablement que l'avenir de la droite française se joue dans cette élection interne, et probablement derrière l'avenir du pays.
J
'ai eu des réflexions, je me suis moi-même posé la question. Est-ce que ça vaut le coup,
mon
cher Hotman, de dépenser tant d'énergie pour un parti qui est quand même pas au niveau de sa forme
? Je
pense que oui. Seule la politique, en réalité, peut produire ce genre de retournement.
Parce
qu'il y a quelques mois, j'entendais les journalistes, quand je les écoutais, quand ils me parlaient, ils nous parlaient à nous, les LR, comme un médecin, parlent à un patient en phase terminale.
Il est soutenu par quasiment tout l'appareil du parti.
Candidater pour Bruno Retailleau à la présidence des Républicains, c'est évidemment un risque, parce que s'il perd, autant vous dire que sa trajectoire ascendante prendrait un sérieux coup de canif. C'est une prise de risque,
et
en même temps, c'est une indication solide sur le fait que Bruno Retailleau, maintenant, ne s'interdit pas de penser à l'élection présidentielle.
Je pense qu'il fait partie des personnages qui peuvent jouer un rôle important demain, qui ont, comment dire, destin national.
Vous
avez décidé de sauter le pas ce soir, pourquoi maintenant ?
Parce que je souhaitais aujourd'hui officialiser ma candidature. Est
-ce que la guerre
est ouverte avec Laurent Gauthier ?
Une
élection,
c
'est le contraire de la guerre. Si les élections, si la démocratie a été inventée, c'est justement pour régler dans l'apaisement un certain nombre de choses avec des différences. Pour faire une guerre, il faut être deux, mais moi, il
n
'y aura pas de
combattants de mon côté.
Bruno Retailleau a été très filou dans sa façon d'annoncer sa candidature pour les Républicains. C
'est
-à-dire qu
'ils
ont joué l'effet de surprise. Bruno Retailleau a montré qu'il avait vraiment le sens du timing politique.
Bonsoir, bonsoir à tous.
Je
suis très sensible, très touché que vous soyez venus en aussi peu de temps, aussi nombreux. Mais si j'ai décidé de m'engager, c'est parce que je sens très, très bien que depuis des semaines
et
des mois, une sorte de fierté des hommes et des femmes dont les convictions se situent à droite s'élever dans le pays. À ce stade, la meilleure campagne de Bruno Retailleau pour le poste de président des Républicains, ça reste son job de ministre intérieur. C'est-à-dire que c'est quand même là où les Français, mais y compris ceux qui ont leur carte aux Républicains et qui sont amenés à voter dans ce scrutin, le voient en action et le voient s'ébrouer. Déjà, c'est un parti miraculé. Ils auraient dû disparaître. Ils ont été sauvés. Ils ont rejoint le gouvernement. Ils sont en train de se refaire une santé. Ils sont en train de retrouver du crédit auprès des Français.
S'il y avait une dissolution, peut-être passerait-il de 60 à 100 députés. Donc s'ils décident,
dans
ce moment, après 10 ans, dans la vallée de la mort, de reprendre les vieilles habitudes d'affrontement suicidaire, ils se suicideront. Depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, il a acquis une popularité incroyable en très très peu de temps, il n'avait pas vraiment de raison d'hésiter à se présenter à la présidence des Républicains, ce qui veut dire, évidemment, à être candidat à la présidentielle de 2027.
Mesdames et messieurs ! On
peut dire qu'il y a eu une révélation. Bruno Retailleau-Placebovo, selon un sondage publié en janvier dernier, vous figurez parmi les ministres les plus appréciés des Français, avec 45% d'opinion favorable chez les sympathisants Renaissance-Modem Horizon.
Est
-ce que ça donne des envies pour la suite
?
Plus le premier surpris par ces sondages,
que
je ne m'explique pas, parce qu'en réalité, moi, le sentiment que j'ai,
c
'est qu'ici, je suis toujours le même. Je n'ai pas changé
d
'un iota sur mes convictions, ni sur ma façon d'être. Les gens savent qu'ils ressentent une sincérité, une authenticité. Après, j'aimerais avoir les mains plus libres.
Mais
essayons au moins d'éviter le chaos, essayons d'être utiles pour les Français. Chaque maître gagné, dans le bon sens,
c
'est important pour le peuple français. C'est ce que j'essaie de faire.
Le
17 mai, mes chers amis,
il
va falloir faire un choix.
Et
ce choix,
c
'est un choix vital.
Ne pas penser à 2027 serait irresponsable.
Et
il pensait trop fort serait irresponsable.
Je
veux qu'en tant que moi, vous puissiez écrire
un
nouveau chapitre
de la loi française.
Il y a
4
mois, 5 mois, vous m'auriez posé la question. Vous auriez vous-même souri, j'aurais moi-même rigolé. Et la question ne se posait absolument pas. Comme il dit en vendéen qu'il est, colline après colline. S'il est le mieux placé
pour
2027,
il
a su moi.
Alors
vive la République et vive la France.
Sous
-titrage
ST' 501
Bruno Retailleau