Bien sûr. Vous le voyez donc en effet dans deux heures, le Premier ministre ?
Réponse directeJe lui redirai qu'elle doit être la place du Parlement. Je lui redirai qu'il convient d'associer les parlementaires dès l'origine. Et puis je lui redirai aussi, et surtout, qu'il y a des textes qu'il nous importe de réinscrire rapidement à l'ordre du jour de notre Assemblée. Il y a la loi de programmation agricole. J'en parle beaucoup parce qu'elle est importante. Et donc, nos agriculteurs l'attendent. Et il faut absolument que nous poursuivons son examen. Il y a la loi fin de vie. J'y suis. Nous y sommes particulièrement attachés. Les débats ont été interrompus par la dissolution. Moi, j'avais présidé la dernière séance, le vendredi, qui avait précédé la dissolution, jusqu'à minuit. Les dé…
« Je lui redirai qu'elle doit être la place du Parlement. Je lui redirai qu'il convient d'associer les parlementaires dès l'origine. Et puis je lui redirai aussi, et surtout, qu'il y a des textes qu'il nous importe de réinscrire rapidement à l'ordre du jour de notre Assemblée. Il y a la loi de programmation agricole. J'en parle beaucoup parce qu'elle est importante. Et donc, nos agriculteurs l'attendent. Et il faut absolument que nous poursuivons son examen. Il y a la loi fin de vie. J'y suis. Nous y sommes particulièrement attachés. Les débats ont été interrompus par la dissolution. Moi, j'avais présidé la dernière séance, le vendredi, qui avait précédé la dissolution, jusqu'à minuit. Les débats étaient respectueux. C'est un texte qui est attendu par les Français. Et donc, je souhaite qu'il soit réexaminé à l'Assemblée nationale avant la fin de l'année. Nous sommes prêts. Le texte est prêt. Et donc, il faut y aller. Vous êtes plutôt Didier Migaud ou Bruno Retailleau ? Je n'ai à l'être ni l'un ni l'autre. Vous savez, la protection de nos compatriotes, la sécurité et la justice, ce sont deux faces d'une même pièce. Ils sont indissociables. Nos forces de l'ordre ont besoin d'avoir travail sous l'autorité du procureur de la République. Donc, ça n'est pas étanche. Et nous avons besoin d'avoir une police qui soit efficace, renforcée dans ses missions. Et nous avons besoin d'une justice indépendante qui puisse juger et ensuite appliquer les peines qu'elle prononce de façon complètement libre. Pour moi, ce n'est pas le en même temps. Comme je vous le disais, ce sont des domaines qui vont, qui sont intimement liés et qui vont ensemble. Après, sur les grands principes, nous sommes tous d'accord. Évidemment qu'il faut arrêter tous les malfaiteurs. Évidemment qu'il faut qu'il y ait des sanctions qui soient prononcées et qui soient exécutées rapidement. Mais vous savez, ça, c'est Beccaria dès le début, dès l'origine de la question des délits, des peines et de la répression. Donc, en fait, ne refaisons pas des vieux débats. Il faut avoir une police et une justice qui marchent main dans la main et qui soient efficaces. Ce que nos compatriotes attendent, c'est qu'il n'y ait pas d'impunité. Donc, qu'il y ait des peines qui soient prononcées et qui soient exécutées. Il ne s'agit pas d'empiéter sur l'indépendance de la justice qui est un des fondements de l'État de droit auquel nous sommes évidemment tous considérablement attachés. »
