– Vous avez été huée, des cris de démission. Vous avez même pris, semble-t-il, un projectile, peut-être même un crachat. – Non, une poignée de neige. – Une poignée de neige ?
Réponse directe– Vous avez le sourire ce matin ? – Mais bien sûr, parce que vous savez, quand on fait de la politique, on ne peut pas avoir peur des gens qu'on représente. On ne peut pas avoir peur des Français, des citoyens. Donc les citoyens viennent manifester devant l'Assemblée nationale. C'est qu'ils ont des choses à dire à la représentation nationale. Il est normal que la présidente que je suis aille à leur rencontre et essaye de discuter avec eux. – Même quand ils sont énervés, même quand ils sont en colère. – Mais bien sûr, vous savez, moi, ça fait plusieurs années que je fais de la politique. J'ai vécu les manifestations lors de la réforme des retraites avec des cassereaux-lades. Les préfets me d…
« – Vous avez le sourire ce matin ? – Mais bien sûr, parce que vous savez, quand on fait de la politique, on ne peut pas avoir peur des gens qu'on représente. On ne peut pas avoir peur des Français, des citoyens. Donc les citoyens viennent manifester devant l'Assemblée nationale. C'est qu'ils ont des choses à dire à la représentation nationale. Il est normal que la présidente que je suis aille à leur rencontre et essaye de discuter avec eux. – Même quand ils sont énervés, même quand ils sont en colère. – Mais bien sûr, vous savez, moi, ça fait plusieurs années que je fais de la politique. J'ai vécu les manifestations lors de la réforme des retraites avec des cassereaux-lades. Les préfets me disaient, n'y allez pas, annulez votre déplacement. Je ne l'ai jamais fait. J'ai toujours, toujours été à la rencontre des Français, à la rencontre des syndicalistes. C'est comme ça que je conçois la vie politique. On ne peut pas avoir peur du dialogue, de la confrontation, parfois désagréable. Mais ce n'est pas grave, c'est ainsi. Si on ne veut pas cette confrontation, on ne fait pas de politique, on fait autre chose. »
