Alors, justement, sur la politique française, les députés Modem ont annoncé hier qu'ils ne voteraient pas la PPL, la proposition de loi portée par votre collègue Caroline Yadon sur l'antisémitisme. Elle sera examinée, je le rappelle, à partir de demain dans l'hémicycle. Cette proposition de loi qui prévoit de renforcer la répression des infractions, de provocations, d'apologie du terrorisme, qui interdit par exemple de les présenter comme acte de résistance. Ça complique l'adoption du texte qui est dénoncé par ses détracteurs comme attentatoire à la liberté d'expression. Est-ce que vous êtes favorable, vous, à la PPL Yadon ?
Réponse directeJe suis favorable à la PPL Yadon parce qu'elle est très claire. Elle a été retravaillée entre le début du mois de mai 2025 et le passage au Conseil d'État. Et elle est très claire sur le délit dont la sanction est renforcée. C'est celui de l'appel à la destruction d'un État. Il faut rappeler que cette PPL de Caroline Yadon, c'est une PPL qui ne cite pas Israël, qui s'adresse à toute forme de haine et d'appel à la destruction d'un État. Et c'est important de lutter contre les nouvelles formes de l'antisémitisme parce qu'elle percole partout dans notre pays, notamment depuis le 7 octobre. Et il faut une tolérance zéro avec ces appels à la destruction d'un État. Moi, je soutiens Caroline Yadon…
