Votre collègue à Bercy, Roland Lescure, lui, se montre très volontariste sur cette idée. Vous êtes à l'aise, justement, avec cette idée des régularisations ?
Réponse directeMoi, je suis très à l'aise. Pourquoi ? Parce que quand vous discutez avec des chefs d'entreprise qui vous expliquent leurs difficultés, mais aussi quand vous êtes parlementaire, vous recevez avec permanence des situations individuelles, de personnes qui sont là sur notre territoire depuis de très nombreuses années, qui travaillent, qui sont parfaitement intégrées, qui contribuent à la vie de notre pays, combien de députés ont sollicité leur préfet pour demander des régularisations ? Donc il y a une forme de déni, notamment de la droite ? Non, mais moi, je pense que ce sujet, il mérite qu'on le regarde de manière à la fois objective et concrète. La réalité, c'est que les députés de tous bord…
« Moi, je suis très à l'aise. Pourquoi ? Parce que quand vous discutez avec des chefs d'entreprise qui vous expliquent leurs difficultés, mais aussi quand vous êtes parlementaire, vous recevez avec permanence des situations individuelles, de personnes qui sont là sur notre territoire depuis de très nombreuses années, qui travaillent, qui sont parfaitement intégrées, qui contribuent à la vie de notre pays, combien de députés ont sollicité leur préfet pour demander des régularisations ? Donc il y a une forme de déni, notamment de la droite ? Non, mais moi, je pense que ce sujet, il mérite qu'on le regarde de manière à la fois objective et concrète. La réalité, c'est que les députés de tous bords, à un moment, sont intervenus auprès de leurs préfets parce qu'ils étaient saisis eux-mêmes d'une situation individuelle, parce que notre pays en a besoin, parce que dans nos restaurants, parce que dans nos chantiers, sur nos chantiers, pardon, parce que dans nos entreprises, on a cette situation-là. Et moi, je pense qu'on en a besoin. Mais on a besoin des deux. »
