Raphaël Glucksmann — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 févr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
295
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
7,6 h
Répartition sur 295 questions évaluables
Réponse directe
190
Réponse partielle
45
Réponse à côté
54
Refus explicite
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 295
Question 201Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Comment il faudra bien à un moment ou à un autre que vous disiez « c'est moi ».
Réponse à côté
Ce que je propose, moi, au Parti socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, et bien ce que je propose, c'est que nous créions, nous créons ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci. Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une platefor…
« Ce que je propose, moi, au Parti socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, et bien ce que je propose, c'est que nous créions, nous créons ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 2:44
Voir 2 autres passages
« Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous, avec les gens qui participent à cette primaire. Donc, si l'idée, c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017, et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver, et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 3:39
« Et pour construire un projet, exactement. Dans les Deux-Sèvres, j'étais avec des enseignantes et des enseignants. Vous savez que la France est aujourd'hui le pays qui paye le plus mal en Europe en rapport avec son PIB, qui paye le plus mal ses professeurs. La France a été construite par l'école. C'était les Hussarnois de la République. Ils ont fait la République. Et aujourd'hui, nous laissons l'école péricliter. L'éducation sera au cœur du projet que nous proposons pour la France. C'est le cœur du métier à tisser qui fabrique des Français, en fait. Et de la même manière, à Grande-Synthe, de quoi nous avons parlé ? D'industrie. Comment on peut imaginer être une grande nation, une nation souveraine, quand on a laissé la désindustrialisation se produire, quand on a laissé délocaliser nos systèmes de production ? Et aujourd'hui, nos industriels sont paniqués parce qu'il y a un mur, un tsunami chinois qui arrive sur nos productions. Et si nous ne faisons rien, nous ne produirons plus d'automobiles, nous ne produirons plus d'acier. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 5:04
Question 202Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël Glücksmann
Vous pensez aussi qu'on a une responsabilité ?
Réponse directe
Moi, par contre, sur ce cas précis, parce que je pense qu'il y a une responsabilité des médias, mais sur ce cas précis, de toute façon, à partir du moment où on décide de faire un procès, on lui offre une tribune. Et je crois quand même, mais on a tous en nous cette pulsion de vouloir le mettre dans un cachot et de lui dire « arrête de faire ton show maintenant, espèce d'assassin ». C'est quelque chose qu'on a tous… Mais non, parce qu'en fait, en même temps, oui, ça lui offre une tribune. Mais c'est quand même la noblesse d'un État républicain et démocratique que même pour Salah Abdeslam, il y a un procès. Et ce n'est pas Guantanamo ou une cave. C'est un procès. Alors franchement, c'est ult…
« Moi, par contre, sur ce cas précis, parce que je pense qu'il y a une responsabilité des médias, mais sur ce cas précis, de toute façon, à partir du moment où on décide de faire un procès, on lui offre une tribune. Et je crois quand même, mais on a tous en nous cette pulsion de vouloir le mettre dans un cachot et de lui dire « arrête de faire ton show maintenant, espèce d'assassin ». C'est quelque chose qu'on a tous… »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 21:51Voir 2 autres passages
« Mais non, parce qu'en fait, en même temps, oui, ça lui offre une tribune. Mais c'est quand même la noblesse d'un État républicain et démocratique que même pour Salah Abdeslam, il y a un procès. Et ce n'est pas Guantanamo ou une cave. C'est un procès. Alors franchement, c'est ultra frustrant. Parce que ce mec est un monstre qui a tué ou qui a fait tuer 130 personnes qui allaient à des concerts ou à une terrasse de café et que fondamentalement, on ne supporte pas de le voir comme ça. »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 22:14
« Mais c'est un effort sur soi qu'il faut faire. Et ça, franchement, il n'y a pas de critique des médias à avoir ou de critique de la justice. On a fait le choix de la justice. »
Question 203Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
est-ce que ça passe, cette mobilisation, par le nouveau service militaire mis en place par Emmanuel Macron, qui pour l'instant a un objectif assez limité ?
Réponse à côté
Je vais vous répondre. Je vais vous répondre. Mais d'abord, je veux dire une chose. Quand le chef d'état-major français a prononcé ces mots, qui ont ensuite été travestis, parce qu'il parlait de soldats et il ne parlait pas d'envoyer des enfants mourir en Ukraine, c'est n'importe quoi. Mais quand il a prononcé ces mots, la température qui s'est abattue est un signe catastrophique sur le niveau de déni, sur le niveau de déni dans notre classe politique. Moi, je peux vous dire que je vois les patriotes de Pacotille, de l'extrême droite, qui votent contre tous les textes qui permettent à l'Europe de se défendre et d'assumer seule sa sécurité. Et je vois les pseudo-pacifistes de gauche, de l'ex…
« Je vais vous répondre. Je vais vous répondre. Mais d'abord, je veux dire une chose. Quand le chef d'état-major français a prononcé ces mots, qui ont ensuite été travestis, parce qu'il parlait de soldats et il ne parlait pas d'envoyer des enfants mourir en Ukraine, c'est n'importe quoi. Mais quand il a prononcé ces mots, la température qui s'est abattue est un signe catastrophique sur le niveau de déni, sur le niveau de déni dans notre classe politique. Moi, je peux vous dire que je vois les patriotes de Pacotille, de l'extrême droite, qui votent contre tous les textes qui permettent à l'Europe de se défendre et d'assumer seule sa sécurité. Et je vois les pseudo-pacifistes de gauche, de l'extrême gauche, qui, eux, sont prêts à céder à l'extrême droite. Et à tous les tyrans, qu'ils soient russes ou chinois, d'ailleurs, simplement pour ne pas avoir à défendre nos démocraties. Et donc, je vous dis une chose très simple. Si nous ne montrons pas que nous sommes prêts à nous défendre, alors nous aurons un conflit. Et pour l'éviter, la seule manière de faire, eh bien, c'est de construire cette défense européenne. C'est d'assumer que nous sommes prêts à défendre nos nations et nos démocraties. Et est-ce que ça passe aussi, j'en reviens à la question, »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 34:46
Question 204Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Vous ne l'êtes plus aujourd'hui ?
Réponse directe
Là, je ne le suis plus. Je ne sais pas si je devrais le dire d'ailleurs ici. Je ne sais pas. Mais je pense qu'il y a des systèmes de protection qui fonctionnent en France. On a des serviteurs de l'État qui, indépendamment de leurs opinions politiques, sont prêts à protéger les responsables politiques. On a de la chance de vivre dans un pays. Il y a plein de choses qui ne vont pas. On va sûrement en parler. Mais on a quand même de la chance de vivre dans un pays où vous pouvez sortir dans la rue et dire que vous n'aimez pas le président de la République. Il n'y aura pas un policier qui va vous faire des choses. Il n'y aura pas un policier ou un milicien qui va venir vous faire disparaître la…
« Là, je ne le suis plus. Je ne sais pas si je devrais le dire d'ailleurs ici. Je ne sais pas. Mais je pense qu'il y a des systèmes de protection qui fonctionnent en France. On a des serviteurs de l'État qui, indépendamment de leurs opinions politiques, sont prêts à protéger les responsables politiques. On a de la chance de vivre dans un pays. Il y a plein de choses qui ne vont pas. On va sûrement en parler. Mais on a quand même de la chance de vivre dans un pays où vous pouvez sortir dans la rue et dire que vous n'aimez pas le président de la République. Il n'y aura pas un policier qui va vous faire des choses. Il n'y aura pas un policier ou un milicien qui va venir vous faire disparaître la nuit. Et je pense qu'il faut avoir conscience de cette chance. Parce que les démocraties, à l'échelle mondiale aujourd'hui, ne sont pas du tout en train de progresser. Et c'est un trésor qui, si on ne le cultive pas, si on ne le défend pas, risque de disparaître. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 3:00
Question 205Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
est-ce que vous êtes favorable, Raphaël Luxman, à une nouvelle dissolution ?
Réponse directe
une situation qu'il est aujourd'hui ? Je suis toujours pour qu'on ne maltraite pas les institutions de la République. J'ai été effaré par la première dissolution. Par le fait de jouer ainsi avec les institutions de la République. J'ai un respect quasi sacré pour ces institutions. Donc moi je ne suis pas pour la dissolution en soi. Ce que je pense par contre, c'est que quand il y a un contrat de non-censure qui se construit et pour lequel nous avons oeuvré avec Place Publique aux côtés du Parti Socialiste, eh bien il faut le respecter ensuite. Parce que sinon, on a à nouveau l'instabilité qui revient. Et ce pays n'a pas besoin d'instabilité.
« une situation qu'il est aujourd'hui ? Je suis toujours pour qu'on ne maltraite pas les institutions de la République. J'ai été effaré par la première dissolution. Par le fait de jouer ainsi avec les institutions de la République. J'ai un respect quasi sacré pour ces institutions. Donc moi je ne suis pas pour la dissolution en soi. Ce que je pense par contre, c'est que quand il y a un contrat de non-censure qui se construit et pour lequel nous avons oeuvré avec Place Publique aux côtés du Parti Socialiste, eh bien il faut le respecter ensuite. Parce que sinon, on a à nouveau l'instabilité qui revient. Et ce pays n'a pas besoin d'instabilité. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 17:30
Question 206🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Et pourquoi on ne leur demande pas de changer leurs normes et ensuite on ouvre un marché en attendant, le poulet il rentre ?
Réponse partielle
On va limiter les enchères du poulet ukrainien. Oui, mais simplement, on ne va pas fermer les frontières avec l'Ukraine. Enfin, si vous vous rendez compte de ce qui va se passer
« On va limiter les enchères du poulet ukrainien. Oui, mais simplement, on ne va pas fermer les frontières avec l'Ukraine. Enfin, si vous vous rendez compte de ce qui va se passer »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 10:34
Question 207Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël Glücksmann
Et le manque d'épopée. Vous dites que le peuple français est un peuple d'épopée, de récits. Il n'y a plus de récits, ni français, ni européens, finalement.
Réponse directe
Mais bien sûr, on s'est toujours vécu comme étant l'avant-garde de l'humanité en France. Alors, des fois, c'est un côté ridicule, d'autres fois, un côté très noble. Mais, fondamentalement, on avait un sens. On avait un destin épique à réaliser. Et aujourd'hui, on n'en a plus. Et donc, c'est ça, la déprime française en particulier, parce qu'on était encore plus un de nos propres récits que les autres, mais européenne en général. C'est-à-dire qu'en fait, quel est le sens ? On ne sait plus. On ne sait plus pourquoi on est là. Et donc, moi, ce que j'essaye de dire, c'est qu'en fait, bien sûr qu'il faut tirer les leçons des immenses fiascos et crimes de la destinée européenne, mais on ne peut pa…
« Mais bien sûr, on s'est toujours vécu comme étant l'avant-garde de l'humanité en France. Alors, des fois, c'est un côté ridicule, d'autres fois, un côté très noble. Mais, fondamentalement, on avait un sens. On avait un destin épique à réaliser. Et aujourd'hui, on n'en a plus. Et donc, c'est ça, la déprime française en particulier, parce qu'on était encore plus un de nos propres récits que les autres, mais européenne en général. C'est-à-dire qu'en fait, quel est le sens ? On ne sait plus. On ne sait plus pourquoi on est là. Et donc, moi, ce que j'essaye de dire, c'est qu'en fait, bien sûr qu'il faut tirer les leçons des immenses fiascos et crimes de la destinée européenne, mais on ne peut pas vivre sans destin et sans sens. En particulier, à la limite, si tout allait bien, OK, on pourrait vivre dans la médiocrité et se dire qu'on n'a pas de sens et que finalement, ce qui compte, c'est le bonheur individuel. Mais là, tout ne va pas bien. Il y a des traités de développement personnel, tous, et on serait tous très contents. On ferait des régimes et on serait parfaitement sains et équilibrés. On teindrait nos cheveux et ça serait extraordinaire. Ça serait l'alpha et l'oméga de nos existences. Enfin, la vérité, c'est que, et les jeunes le savent plus encore que les autres, c'est qu'on vit dans un monde qui ne peut pas permettre cela. Parce qu'en fait, la perspective, c'est quoi ? Ce n'est pas un truc plat, la perspective, c'est l'effondrement climatique, c'est le triomphe de la barbarie. Et donc, finalement, on est obligé de raconter à nouveau une épopée, de s'investir, de se dépasser dans quelque chose qui est plus grand que nous. Et donc, moi, ce que j'essaie de dire, c'est qu'en fait, vous avez là le récit épique qu'il faut. C'est la transformation écologique de nos sociétés. Mais une transformation écologique qui ne soit pas perçue simplement comme la lutte contre la pollution près de chez nous. »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 11:36Voir 1 autre passage
« Voilà, mais c'est une grande aventure cosmopolitique. C'est la dernière grande aventure universelle, réellement universelle, la transformation écologique. Et ça, ça peut redonner du sens, en fait, à notre appartenance à la cité. Et je pense que, en fait, pendant... Désolé d'être un peu long dans mes réponses, mais je pense que, fondamentalement, ce qui nous manque aujourd'hui, c'est un sens public, en fait. C'est un sens commun. Et donc, ce sens commun, on peut l'écrire ensemble. Et je crois que c'est cette génération qui va l'écrire. »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 13:10
Question 208🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
qui sont déversés. Mais c'est pas pour ça que vous vous battez, Raphaël Glucksmann ?
Réponse à côté
Donc on a plus parlé du poulet ukrainien que du fait que les subventions publiques européennes favorisent les plus gros...
« Donc on a plus parlé du poulet ukrainien que du fait que les subventions publiques européennes favorisent les plus gros... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 15:03
Question 209Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
C'est que vous avez peur de perdre une primaire, Raphaël Glucksmann ?
Réponse directe
Ils disent allez-y, venez Glucksmann, allez-y, venez Jean-Luc Mélenchon, allez-y, venez d'autres. Je dis, combien de fois il faudra que je le répète ? Nous n'avons, avec Jean-Luc Mélenchon, pas la même vision, ni du monde, ni de l'Europe, ni de la France. Nous ne portons pas les mêmes convictions, la même méthode, la même relation au débat public. La même relation à la liberté, à la démocratie. Donc vous ne participerez jamais à une primaire ? Mais tant que c'est comme ça ouvert, et d'autre part, je vous le dis. Tant que c'est comme ça ouvert, c'est-à-dire que si c'était plus fermé… Non, non, et d'autre part, ça c'est le premier point. Donc là, il y a une absence de clarté qui, moi, ne me v…
« Ils disent allez-y, venez Glucksmann, allez-y, venez Jean-Luc Mélenchon, allez-y, venez d'autres. Je dis, combien de fois il faudra que je le répète ? Nous n'avons, avec Jean-Luc Mélenchon, pas la même vision, ni du monde, ni de l'Europe, ni de la France. Nous ne portons pas les mêmes convictions, la même méthode, la même relation au débat public. La même relation à la liberté, à la démocratie. Donc vous ne participerez jamais à une primaire ? Mais tant que c'est comme ça ouvert, et d'autre part, je vous le dis. Tant que c'est comme ça ouvert, c'est-à-dire que si c'était plus fermé… Non, non, et d'autre part, ça c'est le premier point. Donc là, il y a une absence de clarté qui, moi, ne me va pas. Le NFP, c'est parce qu'il y avait trois semaines, trois semaines pour empêcher Jordan Bardella, Premier ministre, Marion Maréchal à la culture, Éric Ciotti au ministère de l'Intérieur, une majorité absolue pour le Rassemblement national, et que donc, il fallait faire des choix difficiles. Pour barrer la route à ce qui était le pire, et établir une hiérarchie des périls dans laquelle la prise du pouvoir imminente par le Rassemblement national était le principal danger. Maintenant, là, on a du temps pour construire une alternative. Et moi, je pense qu'on ne la construit pas comme cela. Moi, je pense que ce qu'on doit faire, c'est dire qui nous sommes, présenter un programme, un projet pour le pays, créer une dynamique politique qui soit capable d'assumer les confrontations, les ruptures, et qui l'emporte. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 28:20
Question 210🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Donc il dit d'un côté ce qu'il ne fait pas de l'autre ?
Réponse à côté
Ce n'est pas une surprise pour vous, je suppose. Emmanuel Macron, ça lui arrive souvent. Ce qu'il faut, c'est porter une réforme de la politique agricole commune. Vous ne pouvez pas avoir une politique... Vous savez, c'est quand même 30% du budget européen. C'est des subventions massives. Oui, mais vous continuez à défendre cette Europe, Raphaël Guttmann,
« Ce n'est pas une surprise pour vous, je suppose. Emmanuel Macron, ça lui arrive souvent. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 4:56Voir 1 autre passage
« Ce qu'il faut, c'est porter une réforme de la politique agricole commune. Vous ne pouvez pas avoir une politique... Vous savez, c'est quand même 30% du budget européen. C'est des subventions massives. Oui, mais vous continuez à défendre cette Europe, Raphaël Guttmann, »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 5:09
Question 211Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
ce qu'on appelle des black blocs, ne puisse pas s'empêcher d'aller à l'affrontement direct avec les forces de l'ordre ?
Réponse partielle
– Parce qu'il y a d'un côté des groupuscules qui veulent la violence, mais de l'autre, il y a aussi une colère qui existe, une vraie colère. Et d'ailleurs, vous dites, pour ces grands projets d'infrastructures, et je pense qu'on va, à mon avis, dans cet entretien, aussi parler de la canicule, du réchauffement climatique, de cette impuissance organisée face à la question climatique. Et donc, il y a une colère réelle qui s'exprime. Et la cause, encore une fois, la cause peut-être juste, mais moi, ce que j'explique, c'est que même quand on a la cause la plus juste du monde, eh bien, il y a des limites à ces actions et on ne peut pas faire cela. Pourquoi ? Parce que nous vivons en démocratie et…
« – Parce qu'il y a d'un côté des groupuscules qui veulent la violence, mais de l'autre, il y a aussi une colère qui existe, une vraie colère. Et d'ailleurs, vous dites, pour ces grands projets d'infrastructures, et je pense qu'on va, à mon avis, dans cet entretien, aussi parler de la canicule, du réchauffement climatique, de cette impuissance organisée face à la question climatique. Et donc, il y a une colère réelle qui s'exprime. Et la cause, encore une fois, la cause peut-être juste, mais moi, ce que j'explique, c'est que même quand on a la cause la plus juste du monde, eh bien, il y a des limites à ces actions et on ne peut pas faire cela. Pourquoi ? Parce que nous vivons en démocratie et que si votre cause est si juste et si forte, eh bien, il faut la faire gagner à travers les élections pour pouvoir élire des représentantes et des représentants qui engagent réellement la transformation écologique et qui portent la cause que vous voulez défendre. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 2:34
Question 212Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
De Volodymyr Zelensky à Paris. D'abord, le budget. Si vous voulez bien, personne ne sait dans quel état le budget va ressortir des allers-retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Quelle est votre solution à vous ?
Réponse directe
C'est une première en France. C'est une première liée à une nécessité. C'est une nécessité issue de cette dissolution insensée. Mais les députés ont la responsabilité de trouver un accord sur un budget. Et moi, je crois que c'est encore possible qu'il y a des bougées à faire qui rendront cet accord possible. Des bougées de qui ? Du gouvernement et du bloc central. Pas des socialistes. Aujourd'hui, les socialistes ont fait déjà des dizaines de bougées. Et le fait même d'accepter qu'un compromis soit trouvé avec un gouvernement minoritaire que vous ne faites pas tomber, est en soi un immense bougé. Donc sur quoi doit bouger le bloc central ? Et sur quoi Sébastien Lecornu ? Écoutez-moi bien. À…
« C'est une première en France. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 23:10Voir 1 autre passage
« C'est une première liée à une nécessité. C'est une nécessité issue de cette dissolution insensée. Mais les députés ont la responsabilité de trouver un accord sur un budget. Et moi, je crois que c'est encore possible qu'il y a des bougées à faire qui rendront cet accord possible. Des bougées de qui ? Du gouvernement et du bloc central. Pas des socialistes. Aujourd'hui, les socialistes ont fait déjà des dizaines de bougées. Et le fait même d'accepter qu'un compromis soit trouvé avec un gouvernement minoritaire que vous ne faites pas tomber, est en soi un immense bougé. Donc sur quoi doit bouger le bloc central ? Et sur quoi Sébastien Lecornu ? Écoutez-moi bien. À mon avis, il y a un chemin. Et ce qu'a montré la discussion à l'Assemblée, et pas au Sénat, ce qu'a montré la discussion autour du PLFSS, donc du budget de la sécurité sociale, c'est qu'en fait, on peut revoir une copie. Et qu'on peut avoir des avancées. Et que le gouvernement peut faire des concessions. Et que le bloc central peut les enterriner. Alors il faut faire la même chose sur le volet recettes du budget. Parce que vous savez, jusqu'ici, ils ont refusé toutes les propositions venant de la gauche sur la justice fiscale, sur la taxation des plus hauts patrimoines. Et nous avons tous conscience... Il y a eu d'autres gestes qui ont été faits d'ailleurs. Oui, il y a eu d'autres gestes. La hausse de la CSG... C'est ce que je dis. C'est-à-dire qu'il y a une voie possible. Mais il faut aller plus loin sur la question de la justice fiscale. Je vais vous dire pourquoi. Parce que nous avons tous conscience qu'il y a un effort majeur à faire et qu'il y a un effort commun face à l'endettement, à l'endettement aberrant de notre nation. Mais cet effort, il ne sera acceptable pour nous que s'il est juste. Or, ce dont nous avons besoin pour trouver un accord, pour trouver un compromis, c'est justement de bouger sur cette question de la taxation des plus hauts patrimoines et des holdings. Maintenant, je vais vous dire une chose. Ce budget, il ne satisfera personne, à commencer par nous. Mais nous, nous avons conscience qu'il n'y a pas une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Eh bien, il ne satisfera pas non plus les députés du Bloc central et il ne satisfera pas non plus les députés de la droite. Mais il faut que tout le monde ait conscience, que personne n'est majoritaire. »
Question 213Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changer
pourquoi vous leur faites une lettre, vous leur écrivez cette lettre ?
Réponse directe
En fait, j'en peux plus de ce discours fataliste qui dit voilà, on ne peut rien changer, et de toute façon la jeunesse est apathique, elle est individualiste, elle ne s'investit plus en politique, elle ne veut plus rien faire de sa vie dans le domaine public et elle est, au fond, rivée sur ses écrans complètement narcissique à prendre des selfies toute la journée. Et moi, ce n'est pas du tout l'expérience que j'ai. Moi, l'expérience des combats que j'ai, eh bien, c'est que des centaines de milliers de jeunes prennent à bras-le-corps une cause dont personne ne voulait parler, par exemple la déportation des Ouïghours dans les camps de concentration en Chine, et l'imposent dans le débat public…
« En fait, j'en peux plus de ce discours fataliste qui dit voilà, on ne peut rien changer, et de toute façon la jeunesse est apathique, elle est individualiste, elle ne s'investit plus en politique, elle ne veut plus rien faire de sa vie dans le domaine public et elle est, au fond, rivée sur ses écrans complètement narcissique à prendre des selfies toute la journée. Et moi, ce n'est pas du tout l'expérience que j'ai. Moi, l'expérience des combats que j'ai, eh bien, c'est que des centaines de milliers de jeunes prennent à bras-le-corps une cause dont personne ne voulait parler, par exemple la déportation des Ouïghours dans les camps de concentration en Chine, et l'imposent dans le débat public, ou alors sur la question climatique. Et ce que je vois partout où je vais et partout où je mène des combats, eh bien, c'est la mobilisation d'une génération qui a 20 ans, qui a 25 ans, qui est parfois à 30 ans, mais qui est née dans un monde en perspective d'effondrement, qui est née dans un monde tragique, et qui, finalement, est beaucoup plus investie, beaucoup plus puissante politiquement que ma génération à moi, où, en gros, moi, quand j'avais 20 ans, on me disait « t'as le choix entre Juppé et Jospin, et ça sera le grand choix ». Bon, ben, franchement, vous ne jouez pas votre vie en votant Juppé ou Jospin. Enfin, on peut préférer l'un ou l'autre, mais, je veux dire, ce n'est pas une question de vie ou de mort. Et aujourd'hui, les questions qui se posent, eh bien, c'est effondrement climatique ou sauvegarde du monde, c'est plonger dans un modèle autoritaire ou régénération de la démocratie. Enfin, c'est des questions qui sont profondément, profondément tragiques. Et ces jeunes, je crois, vont faire irruption dans le débat public. Je les ai vus à l'œuvre, et je pense qu'ils ont l'énergie, la volonté et aussi la naïveté, en un sens, parce que moi, c'est une valeur que j'admire, la naïveté, la naïveté qui manque à nos dirigeants, qui sont, en fait, revenus de tout sans avoir été vraiment nulle part. »
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Question 214Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Dans les deux ans, quand nous accéderons au pouvoir ?
Réponse à côté
Nous, ce que nous faisons, c'est nous construisons. Nous faisons quelque chose qui n'a pas été fait depuis longtemps. Mais vous voulez accéder au pouvoir ? Nous construisons, mais nous. À nous, place publique. Les sociodémocrates, les socialistes, cette gauche pro-européenne qui jusqu'ici s'est fait marcher dessus par les insoumis et par le macronisme et qui doit renaître de ses cendres. Comment elle va faire ? Comment elle va faire pour renaître de ses cendres ? Eh bien, il faut proposer une vision claire, construire un programme, un projet, se focaliser sur soi, dire que voulons-nous ? Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Mobiliser dans la société. Et ensuite, une fois que vous avez fait…
« Nous, ce que nous faisons, c'est nous construisons. Nous faisons quelque chose qui n'a pas été fait depuis longtemps. Mais vous voulez accéder au pouvoir ? Nous construisons, mais nous. »
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« À nous, place publique. Les sociodémocrates, les socialistes, cette gauche pro-européenne qui jusqu'ici s'est fait marcher dessus par les insoumis et par le macronisme et qui doit renaître de ses cendres. Comment elle va faire ? Comment elle va faire pour renaître de ses cendres ? Eh bien, il faut proposer une vision claire, construire un programme, un projet, se focaliser sur soi, dire que voulons-nous ? Qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Mobiliser dans la société. Et ensuite, une fois que vous avez fait tout ça, vous avez une perspective pour gagner les élections présidentielles et les élections législatives. Mais si vous ne faites pas ça, eh bien, vous n'avez aucune chance de l'emporter. Et un programme présidentiel qui sera concocté, à trois mois des élections à la va-vite, avec des technos dans une chambre, machin, ça ne fonctionne pas. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 24:01
Question 215Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changer
– Et le manque d'épopée, vous dites. Le peuple français est un peuple d'épopée, de récits. Il n'y a plus de récits, ni français, ni européens, finalement.
Réponse directe
– C'est toujours vécu comme étant l'avant-garde de l'humanité en France. Alors, des fois, c'est un côté ridicule, d'autres fois, un côté très noble. Mais fondamentalement, on avait un sens, on avait un destin épique à réaliser. Et aujourd'hui, on n'en a plus. Et donc, c'est ça la déprime française en particulier, parce qu'on était encore plus imbibes de notre propre récit que les autres, mais européenne en général. C'est-à-dire qu'en fait, quel est le sens ? On ne sait plus pourquoi on est là. Et donc, moi, ce que j'essaie de dire, c'est qu'en fait, bien sûr qu'il faut tirer les leçons des immenses fiascos et crimes de la destinée européenne, mais on ne peut pas vivre sans destin et sans se…
« – C'est toujours vécu comme étant l'avant-garde de l'humanité en France. Alors, des fois, c'est un côté ridicule, d'autres fois, un côté très noble. Mais fondamentalement, on avait un sens, on avait un destin épique à réaliser. Et aujourd'hui, on n'en a plus. Et donc, c'est ça la déprime française en particulier, parce qu'on était encore plus imbibes de notre propre récit que les autres, mais européenne en général. C'est-à-dire qu'en fait, quel est le sens ? On ne sait plus pourquoi on est là. Et donc, moi, ce que j'essaie de dire, c'est qu'en fait, bien sûr qu'il faut tirer les leçons des immenses fiascos et crimes de la destinée européenne, mais on ne peut pas vivre sans destin et sans sens. En particulier, à la limite, si tout allait bien, OK, on pourrait vivre dans la médiocrité et se dire qu'on n'a pas de sens et que, finalement, ce qui compte, c'est le bonheur individuel. – Mais là, tout ne va pas bien. – On n'a pas des traités de développement personnel tous, et on serait tous très contents, on ferait des régimes, et on serait parfaitement sains et équilibrés, et on teindrait nos cheveux, et ça serait extraordinaire, ce serait l'alpha et l'oméga de nos existences. Enfin, la vérité, c'est que, et les jeunes le savent plus encore que les autres, c'est qu'on vit dans un monde qui ne peut pas permettre cela, parce qu'en fait, la perspective, c'est quoi ? Ce n'est pas un truc plat. La perspective, c'est l'effondrement climatique, c'est le triomphe de la barbarie, et donc, finalement, on est obligés de raconter à la personne, de raconter à nouveau une épopée, de s'investir, de se dépasser dans quelque chose qui est plus grand que nous. Et donc, moi, ce que j'essaie de dire, c'est qu'en fait, vous avez là, le récit épique qu'il faut. C'est la transformation écologique de nos sociétés, mais une transformation écologique qui ne soit pas perçue simplement comme la lutte contre la pollution… »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 11:30Voir 1 autre passage
« – Voilà, mais c'est une grande aventure cosmopolitique, c'est la dernière grande aventure universelle, réellement universelle, la transformation écologique. Et ça, ça peut redonner du sens, en fait, à notre appartenance à la cité. Et je pense que, en fait, pendant… Désolé d'être un peu long dans mes réponses, mais je pense que, fondamentalement, ce qui nous manque aujourd'hui, c'est un sens public, en fait, un sens commun. Et donc, ce sens commun, on peut l'écrire ensemble, et je crois que c'est cette génération qui va l'écrire. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 13:05
Question 216Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Mais alors, pour rentrer dans le détail de ce mix énergétique que vous défendez, Raphaël Guzman, puisque vous parlez du nucléaire, et là encore, j'ai bien lu, et j'y ferai référence à plusieurs reprises dans cette interview, ce que vous dites dans votre projet, la France, conforter le rôle du nucléaire en assurant la sûreté des centrales existantes et la construction de nouvelles unités. Ça veut donc dire, là encore, pour être extrêmement précis, que vous êtes favorable à ce que la France construise
Réponse directe
de nouveaux réacteurs nucléaires. Oui, si c'est économiquement rationnel de le faire. Ça sera notre critère. Vous savez, nous, on est religieux sur les objectifs, c'est-à-dire mener à bien cette révolution écologique, faire en sorte de décarboner notre production énergétique, et se passer du gaz, du gaz et du pétrole. Les moyens d'y parvenir, il faut être réaliste et pragmatique. Et il y a besoin d'investissement dans le nucléaire pour y parvenir. Et donc, moi, quand j'entends...
« de nouveaux réacteurs nucléaires. Oui, si c'est économiquement rationnel de le faire. Ça sera notre critère. Vous savez, nous, on est religieux sur les objectifs, c'est-à-dire mener à bien cette révolution écologique, faire en sorte de décarboner notre production énergétique, et se passer du gaz, du gaz et du pétrole. Les moyens d'y parvenir, il faut être réaliste et pragmatique. Et il y a besoin d'investissement dans le nucléaire pour y parvenir. Et donc, moi, quand j'entends... »
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Question 217Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Et est-ce qu'il faut le faire avec les Chinois ?
Réponse directe
Et ce qu'il faut faire, surtout, c'est de dire dans telle filière, telle filière, telle filière qui sont stratégiques pour nous, eh bien, nous n'acceptons plus les produits chinois. Nous les bloquons à la frontière. Eh bien, nous commençons aujourd'hui, par exemple, sur la question des voitures électriques. Et l'Europe, certes, va trop lentement, mais la seule manière de protéger nos industries, c'est que l'échelle européenne fonctionne. La France seule ne pourra pas assumer un rapport de force ni avec la Chine, ni avec les États-Unis de Donald Trump. Donc, tous ceux qui vous expliquent qu'en gros, il faut sortir de l'Union européenne ou au moins diminuer le pouvoir européen, eh bien, en fa…
« Et ce qu'il faut faire, surtout, c'est de dire dans telle filière, telle filière, telle filière qui sont stratégiques pour nous, eh bien, nous n'acceptons plus les produits chinois. Nous les bloquons à la frontière. Eh bien, nous commençons aujourd'hui, par exemple, sur la question des voitures électriques. Et l'Europe, certes, va trop lentement, mais la seule manière de protéger nos industries, c'est que l'échelle européenne fonctionne. La France seule ne pourra pas assumer un rapport de force ni avec la Chine, ni avec les États-Unis de Donald Trump. Donc, tous ceux qui vous expliquent qu'en gros, il faut sortir de l'Union européenne ou au moins diminuer le pouvoir européen, eh bien, en fait, jouent contre nos industries. Nous, au Parlement européen, nous poussons pour un agenda de souveraineté. Et moi, ce que je note, c'est que les pseudo-patriotes, ceux qui vous expliquent... »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 8:04Voir 2 autres passages
« Eh non, mais la souveraineté, c'est le cœur de tout. C'est le cœur de la liberté. Moi, j'ai été élu en 2024 aux Européennes sur un agenda de souveraineté, en expliquant que tout, aujourd'hui, toutes nos politiques publiques doivent viser à une seule chose, nous rendre libres en matière de défense pour ne plus dépendre simplement des États-Unis d'Amérique et du bon vouloir du président des États-Unis. En matière industrielle, pour ne pas être dépendant de la Chine dans toutes les filières stratégiques. En matière d'énergie, pour ne plus dépendre de la Russie, pour ne plus dépendre des puissances du Golfe ou des États-Unis. Et donc, tout, tout doit viser à la souveraineté désormais parce que l'Europe, à cause de 40 années d'indolence en France et en Europe, eh bien, nous sommes devenus profondément dépendants. Vous savez que, par exemple, quand vous utilisez votre carte bleue, »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 8:46
Question 218Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
J'estimerais que vous me poserez la question plus tard. Vous ne répondez pas oui à cette question aujourd'hui. Vous ne dites pas encore aujourd'hui, pour l'instant, j'y travaille. Mais moi, je travaille. Je travaille.
Réponse à côté
En plus, je vais vous dire une chose. Moi, ça me fascine, ces dirigeants politiques qui sont prêts du jour au lendemain, sans avoir aucune expérience, sans avoir bossé, à être Premier ministre, à être ministre, à être président. Pour eux, ils pensent que c'est extrêmement facile. Mais moi, je ne pense pas que c'est facile. Je pense que toute personne sincère et un peu rationnelle, face à l'immensité des défis qui sont devant nous, en France, eh bien, devrait se poser des questions profondes. Et c'est ces questions-là que je me pose. Et c'est en travaillant à un projet, à des propositions, que nous pouvons répondre à ces questions-là.
« En plus, je vais vous dire une chose. Moi, ça me fascine, ces dirigeants politiques qui sont prêts du jour au lendemain, sans avoir aucune expérience, sans avoir bossé, à être Premier ministre, à être ministre, à être président. Pour eux, ils pensent que c'est extrêmement facile. Mais moi, je ne pense pas que c'est facile. Je pense que toute personne sincère et un peu rationnelle, face à l'immensité des défis qui sont devant nous, en France, eh bien, devrait se poser des questions profondes. Et c'est ces questions-là que je me pose. Et c'est en travaillant à un projet, à des propositions, que nous pouvons répondre à ces questions-là. »
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Question 219Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Et ce que vous dites qu'a fait le président ukrainien, tout le peuple derrière le président d'ailleurs le fait aujourd'hui.
Réponse directe
Et c'était ça l'immense surprise pour Vladimir Poutine, mais d'ailleurs aussi pour nos services de renseignement, qui avaient tous pronostiqué la chute de Clif en une semaine, c'est la résistance ukrainienne. Moi j'aimerais que les gens qui nous regardent fassent un effort d'imagination, qui se posent juste la question, où en serions-nous aujourd'hui si l'Ukraine n'avait pas résisté, si les Ukrainiens n'avaient pas pris les armes, si les plans de Vladimir Poutine s'étaient confirmés, si le président Zelensky, quand le président Biden lui propose de l'exfiltrer, n'avait pas répondu, je n'ai pas besoin de taxi, j'ai besoin de munitions, eh bien où en serions-nous aujourd'hui ? Nous serions da…
« Et c'était ça l'immense surprise pour Vladimir Poutine, mais d'ailleurs aussi pour nos services de renseignement, qui avaient tous pronostiqué la chute de Clif en une semaine, c'est la résistance ukrainienne. Moi j'aimerais que les gens qui nous regardent fassent un effort d'imagination, qui se posent juste la question, où en serions-nous aujourd'hui si l'Ukraine n'avait pas résisté, si les Ukrainiens n'avaient pas pris les armes, si les plans de Vladimir Poutine s'étaient confirmés, si le président Zelensky, quand le président Biden lui propose de l'exfiltrer, n'avait pas répondu, je n'ai pas besoin de taxi, j'ai besoin de munitions, eh bien où en serions-nous aujourd'hui ? Nous serions dans une situation mille fois plus périlleuse pour notre propre sécurité, notre propre souveraineté. Nous serions face à un régime triomphant qui aurait pris Kiev et qui s'attaquerait déjà soit à la Moldavie, soit à un pays membre de l'OTAN, notamment les pays baltes. Et là, les questions qu'on devrait se poser seraient infiniment plus dures que doit-on livrer ou pas des avions à la résistance ukrainienne. Nous serions en train aujourd'hui de savoir comment nous sommes obligés et jusqu'à quel point de nous engager directement. Aujourd'hui, la résistance ukrainienne, si vous voulez, nous protège de ces questions-là. Et c'est pour ça que... »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 19:21
Question 220🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Mais est-ce qu'on doit donner les munitions qu'on a aujourd'hui ?
Réponse directe
toutes nos munitions. Par contre, ce qu'on va faire, ce qu'on devrait faire, si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, eh bien, on devrait aujourd'hui passer en mode économie de guerre sur la production. On devrait passer des contrats à long terme avec nos industriels, ce qui n'est toujours pas fait. On devrait aller écouter le président tchèque qui dit qu'il y a 800 000 obus disponibles sur le marché international et que donc on pourrait les acheter en commun à l'échelle européenne et les envoyer en Ukraine. Et on ne le ferait pas simplement par solidarité ou, comme vous l'avez dit, par morale. On le ferait par intelligence et par égoïsme même, parce qu'on sait que c'est…
« toutes nos munitions. Par contre, ce qu'on va faire, ce qu'on devrait faire, si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, eh bien, on devrait aujourd'hui passer en mode économie de guerre sur la production. On devrait passer des contrats à long terme avec nos industriels, ce qui n'est toujours pas fait. On devrait aller écouter le président tchèque qui dit qu'il y a 800 000 obus disponibles sur le marché international et que donc on pourrait les acheter en commun à l'échelle européenne et les envoyer en Ukraine. Et on ne le ferait pas simplement par solidarité ou, comme vous l'avez dit, par morale. On le ferait par intelligence et par égoïsme même, parce qu'on sait que c'est notre intérêt vital. Et j'aimerais juste vous dire une chose, Apolline de Malherbe. Si nous ne le faisons pas maintenant et que le front ukrainien s'effondre, les questions que nous devrons nous poser dans un an ou dans deux ans seront infiniment plus douloureuses que celles que vous nous posez. Les questions qu'on devra se poser, c'est quel type d'homme on envoie crever en Lettonie ? Ce sera ça, les questions qu'on devra se poser. Donc, si vous voulez vous éviter ces questions, si vous voulez vous éviter que des soldats français aient à crever, eh bien, il faut aujourd'hui aider ceux qui crèvent pour nous autant que pour eux, c'est-à-dire les Ukrainiens sur le front. S'ils ont perdu la dernière ville d'Avril... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 17:32
Question 221Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Oui, parce qu'on ne bouge jamais. Vous le dites, la Tchétchénie, la Géorgie, la Syrie et puis l'Ukraine, parce que nous le savons que trop peu, la corruption, vous le dites, la trahison de beaucoup d'élites européennes empêche de bouger. Vous avez voulu, dès votre arrivée ici en 2019, créer une commission pour contrôler, en tout cas vérifier ses ingérences étrangères, qui a été renouvelée. Vous en êtes le président. Vous avez, vous, voulu dire des choses. Est-ce qu'on vous a écouté ?
Réponse directe
Au premier jour de mon mandat, j'ai proposé la création de cette commission spéciale, parce que j'en pouvais plus, en fait, de la naïveté, de l'indolence, de la faiblesse des réactions européennes face aux ingérences du régime russe dans nos démocraties. Et au début, les gens m'ont regardé avec une forme de scepticisme, parce que ce n'était pas un sujet qui était en haut de l'affiche. Mais assez vite, on a réussi à imposer l'idée et à commencer à travailler. Pendant près de trois ans maintenant, j'ai documenté méthodiquement, enquêté méthodiquement sur les réseaux du régime russe en Europe, sur les réseaux aussi, d'ailleurs, des régimes chinois ou iraniens en Europe. Et ce que j'ai découver…
« Au premier jour de mon mandat, j'ai proposé la création de cette commission spéciale, parce que j'en pouvais plus, en fait, de la naïveté, de l'indolence, de la faiblesse des réactions européennes face aux ingérences du régime russe dans nos démocraties. Et au début, les gens m'ont regardé avec une forme de scepticisme, parce que ce n'était pas un sujet qui était en haut de l'affiche. Mais assez vite, on a réussi à imposer l'idée et à commencer à travailler. Pendant près de trois ans maintenant, j'ai documenté méthodiquement, enquêté méthodiquement sur les réseaux du régime russe en Europe, sur les réseaux aussi, d'ailleurs, des régimes chinois ou iraniens en Europe. Et ce que j'ai découvert, c'est qu'en fait, nos démocraties sont complètement perméables aux influences étrangères et aux ingérences étrangères, et en particulier de régimes fondamentalement hostiles à nos principes et à nos intérêts à long terme. Et vous avez dit à juste titre qu'on n'en réagissait pas, mais ce n'est pas simplement les Ukrainiens, les Géorgiens, les Syriens ou les Tchétchènes qu'on a sacrifiés. C'est aussi notre souveraineté. Quand un régime se permet d'assassiner des opposants au cœur même de Berlin ou de Londres et qu'il n'y a aucune réaction de nos autorités, quand ce régime se permet de corrompre des leaders qui vont ensuite décider de la politique énergétique de l'Europe et qu'il n'y a aucune réaction de nos démocraties, eh bien, il y a des questions fondamentales à poser à nos gouvernements, à nos institutions. Et ces questions, c'est d'abord comment vous avez fait pour à ce point sacrifier notre souveraineté, pour à ce point laisser un tyran s'essuyer les pieds sur notre sécurité et sur l'existence même de nos démocraties. Et ça, c'est ce que j'essaye de montrer dans le livre, c'est l'ampleur des réseaux de corruption et aussi l'ampleur d'une forme de légèreté qui habite nos dirigeants quand il s'agit des intérêts fondamentaux de nos nations et du projet européen. Et c'est à cela qu'il faut mettre un terme, c'est contre cela qu'il faut se battre. Il faut enfin prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur nos démocraties. »
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Question 222Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCI
Vous savez, je ne vais pas oser une date. Elle est écrite dans la loi européenne. La date, monsieur Rochemin. Et donc, en fait, dans exactement sept ans, nous devrons désormais faire en sorte que l'ensemble des investissements européens aillent dans des équipements dont la maîtrise est européenne, dont l'autorité de conception est européenne. Et si les lobbys américains ont à ce point lutté contre le texte que je défendais d'ailleurs avec monsieur Bellamy, c'était transpartisan, au Parlement européen, puis face au Conseil européen, c'est bien parce qu'en fait, il se jouait là quelque chose d'essentiel, qui est l'acte de naissance d'une défense européenne et l'acte de naissance... d'une Europe indépendante. Et c'est ça, l'ensemble de nos combats dans cette enceinte ici. Jusqu'où rééquilibrer ?
Réponse à côté
On voit à quel point le rejet de Trump pousse certains à des rééquilibrages, parfois un peu hasardeux. Vous qui êtes un grand défenseur, par exemple, de la cause Ouïghour. Monsieur Carnet, le Premier ministre canadien, il est devenu l'idole des anti-Trump. Très bien. Mais il va avoir Xi Jinping, pas un mot sur les Ouïghours, sur les droits humains ou presque rien. Et en réalité, il y a une petite malaise, c'est-à-dire qu'on dit Trump est méchant. Alors, tout à coup, on va voir le plus grand débat. Le plus grand dictateur de la Terre.
« On voit à quel point le rejet de Trump pousse certains à des rééquilibrages, parfois un peu hasardeux. Vous qui êtes un grand défenseur, par exemple, de la cause Ouïghour. Monsieur Carnet, le Premier ministre canadien, il est devenu l'idole des anti-Trump. Très bien. Mais il va avoir Xi Jinping, pas un mot sur les Ouïghours, sur les droits humains ou presque rien. Et en réalité, il y a une petite malaise, c'est-à-dire qu'on dit Trump est méchant. Alors, tout à coup, on va voir le plus grand débat. Le plus grand dictateur de la Terre. »
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Question 223🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Est-ce que vous estimez qu'il faut continuer à maintenir ces droits de douane bas ?
Réponse directe
Il faut continuer à maintenir ces droits de douane bas parce que la chute de l'Ukraine, ce serait la déstabilisation de l'ensemble du continent européen. Je vais vous prendre un exemple très concret.
« Il faut continuer à maintenir ces droits de douane bas parce que la chute de l'Ukraine, ce serait la déstabilisation de l'ensemble du continent européen. Je vais vous prendre un exemple très concret. »
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Question 224Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Est-ce que c'est du populisme ?
Réponse à côté
C'est du trumpisme. C'est du populotrumpisme. Il est trumpiste, Bruno Retailleau ? Là, c'est quoi ? C'est dire on cesse d'investir dans les renouvelables, alors même que la France souffre de sous-investissements dans les renouvelables par rapport à tous nos partenaires. Et il y a une révolution énergétique à mener. Et on ne sortira pas de notre addiction aux énergies fossiles simplement par le nucléaire. Vous savez, nous, on a une position très claire. On veut conforter le rôle du nucléaire. On n'est pas dans un esprit anti-nucléaire du tout. Mais le nucléaire seul ne suffit pas. Et donc, il faut investir massivement dans les renouvelables. Tous nos voisins le font et nous devons le faire a…
« C'est du trumpisme. C'est du populotrumpisme. Il est trumpiste, Bruno Retailleau ? Là, c'est quoi ? C'est dire on cesse d'investir dans les renouvelables, alors même que la France souffre de sous-investissements dans les renouvelables par rapport à tous nos partenaires. Et il y a une révolution énergétique à mener. Et on ne sortira pas de notre addiction aux énergies fossiles simplement par le nucléaire. Vous savez, nous, on a une position très claire. On veut conforter le rôle du nucléaire. On n'est pas dans un esprit anti-nucléaire du tout. Mais le nucléaire seul ne suffit pas. Et donc, il faut investir massivement dans les renouvelables. Tous nos voisins le font et nous devons le faire aussi. Aujourd'hui, sortir contre les éoliennes, contre les panneaux photovoltaïques, contre les éoliennes en mer, en réalité, c'est embrasser la cause de Trump. Le seul problème de ce trumpisme européen, c'est qu'aux États-Unis, à la limite, vous pouvez partir en guerre contre les renouvelables parce que vous avez du pétrole et du gaz à foison. Alors, c'est extrêmement mauvais pour la planète. Ça montre juste votre cynisme. Mais le programme trumpiste de dire « drill, drill, drill », eh bien, ça ne marche pas en Europe. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on n'a pas de pétrole, on n'a pas de gaz. »
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Question 225Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Donc, vous travaillez et vous estimez que vous serez prêt le jour venu ?
Réponse directe
En plus, je vais vous dire une chose. Moi, ça me fascine, ces dirigeants politiques qui sont prêts du jour au lendemain, sans avoir aucune expérience, sans avoir bossé, à être Premier ministre, à être ministre, à être président. Pour eux, ils pensent que c'est extrêmement facile. Mais moi, je ne pense pas que c'est facile. Je pense que toute personne sincère et un peu rationnelle, face à l'immensité des défis qui sont devant nous, en France, eh bien, devrait se poser des questions profondes. Et c'est ces questions-là que je me pose. Et c'est en travaillant à un projet, à des propositions, que nous pouvons répondre à ces questions-là.
« En plus, je vais vous dire une chose. Moi, ça me fascine, ces dirigeants politiques qui sont prêts du jour au lendemain, sans avoir aucune expérience, sans avoir bossé, à être Premier ministre, à être ministre, à être président. Pour eux, ils pensent que c'est extrêmement facile. Mais moi, je ne pense pas que c'est facile. Je pense que toute personne sincère et un peu rationnelle, face à l'immensité des défis qui sont devant nous, en France, eh bien, devrait se poser des questions profondes. Et c'est ces questions-là que je me pose. Et c'est en travaillant à un projet, à des propositions, que nous pouvons répondre à ces questions-là. »
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BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03
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« Oui, et je pense que c'est le moment. Et que les Palestiniens ne peuvent pas voir la perspective de leur État repousser sans cesse au calandre grecque. Nous avons, nous, une position très claire. Deux États. Tout le monde le répète, mais plus on le répète, plus ça s'éloigne. Donc, il faut montrer aux Palestiniens que leurs droits seront reconnus et leur droit à un État est inalignable. Donc, oui, il faut reconnaître l'État palestinien. Et même dans la perspective de la lutte contre le terrorisme, c'est essentiel. Parce qu'en fait, ce fait de maintenir en permanence les Palestiniens dans un no man's land juridique, dans une non-existence légale, eh bien, c'est ce qui nourrit les organisations terroristes comme le Hamas. Et la politique d'extension infinie de la colonisation aussi jordaine qui avait commencé avant le 7 octobre n'avait qu'un seul but, n'a qu'un seul but, miner la possibilité même de l'existence de l'État palestinien. Et donc, c'est important que les Européens marquent le coup. D'acter. D'acter. »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 17:29
« Il faut une catastrophe pour qu'on s'étonne soudainement. – Ça s'est fait quasiment naturellement. Et on a déménagé de la production, en Chine en particulier, et donc on a un destin comme ça de « doi gaveo made in China ». On consomme donc les biens produits en Chine, on consomme la sécurité produite aux États-Unis, donc on vient de voir en Afghanistan qu'il n'y avait plus de sécurité à consommer, puisque les États-Unis se retiraient. Et donc on s'est installé comme ça dans un rapport de consommation, dans un rapport de consommation au monde. Or, si on veut être maître de notre destin, il faut qu'on produise. Donc il y a des choses à faire pour à nouveau devenir producteur. Et c'est des choses assez simples à l'échelle européenne à faire. Simplement, elles ne sont pas faites parce que les gens qui nous dirigent pensent que finalement, ce destin de consommateur, c'est le destin ultime de l'humanité. – Et vous avez un beau chapitre sur le lobbying européen aussi. – Voilà. Et que ce grand déménagement du monde, il a bénéficié à des gens. Enfin, je veux dire, vous êtes actionnaire d'une multinationale, et bien cette idée d'aller produire, de produire tous les biens en Chine et de les vendre chez nous, ça vous dégage des marges absolument hallucinantes. Ça vous permet des dividendes extraordinaires. Et la réalité, c'est que ça a, un, un impact climatique désastreux et que donc si on veut être sérieux sur la lutte contre le dérèglement climatique, il va falloir mettre fin à cette organisation-là du monde. Et deux, ça a un impact social et psychologique et politique et mental et quasi civilisationnel désastreux ici. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est mis dans la peau, c'est-à-dire que le spectateur, c'est celui qui a un rapport au monde de spectateur, en fait. De zapper, de spectateur, mais qui n'a plus de rapport de production de son propre destin. Et pour moi, c'est une calamité. Ça explique le fatalisme ambiant en Europe. Vous savez, il y a un grand philosophe allemand qui s'appelle Hegel qui a très bien expliqué ça dans la dialectique du maître et de l'esclave. La dialectique du maître et de l'esclave, c'est un jour, il y a quelqu'un qui arrive et qui dit « je suis maître », et l'autre, l'esclave, se soumet, est soumis, et progressivement, le maître va déléguer à l'esclave l'ensemble des activités productives. Et donc l'esclave va produire pour le maître, et le maître est dans un rapport de consommateur. Et au bout d'un moment, l'esclave qui a un rapport à la production et le maître qui a un rapport oisif au monde des consommateurs, eh bien l'esclave devient plus puissant que le maître et le renverse. Et c'est ça la dialectique permanente de l'histoire. Mais il doit s'en rendre compte qu'il est plus puissant. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 37 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Vous savez à quoi je pense en me rasant le matin ? Vraiment, à quoi je pense en me rasant le matin ? Je suis rapporteur. Là, je suis rapporteur pour le Parlement européen, pour la Commission de défense du Parlement européen sur la création des instruments de défense européenne. On est en train de faire en quelques semaines ce qu'on n'a pas fait pendant 80 ans. C'est-à-dire essayer de doter l'Europe d'une défense autonome vis-à-vis des États-Unis pour faire face à la menace russe. Donc, vraiment, en me rasant, en me couchant, en me lavant les cheveux, en me lavant les dents, c'est à ça que je pense aujourd'hui, vraiment. – Alors Alain, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:27Voir 2 autres passages
« C'est toujours une controverse. Face au crime d'agression, qui est le principal crime en droit international, et ce que la Russie a fait en Ukraine, il y a des contre-mesures qui sont légitimes. Vous savez, les sanctions qu'on a prises en ce moment sur la Russie, elles ont été validées par le Conseil de sécurité des Nations Unies ? Non. C'est la décision souveraine de l'Union européenne. Donc on pourrait dire qu'elles sont illégales. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:10
« Mais même pour nous, c'est plus une question. En fait, ce n'est pas à l'OTAN qu'on va assurer notre sécurité. Qui peut faire confiance à Donald Trump pour assurer sa sécurité ? Honnêtement, on a dormi pendant 40 ans. Moi, j'ai essayé de le dire, ça fait 20 ans que j'ai essayé de le répéter. On a dormi pendant 40 ans et à la fin, c'est les électeurs du Michigan et de Floride qui vont décider si Varsovie, Berlin ou nos capitales vont être défendues, oui ou non. Donc ça, ce n'est pas une position digne, c'est une position suicidaire. Donc maintenant, on va construire nous-mêmes notre défense. Et il faut, oui, que l'Union européenne intègre l'Ukraine en son sein. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 févr. 2024 au 11 mai 2026 · 29 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités26 avr. 2024 au 11 mai 2026 · 43 observations43 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 30 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à partir de juin, le président de la République, et j'ai une confiance limitée désormais dans ses capacités de jugement sur les institutions à la capacité de dissoudre l'Assemblée nationale. Donc, on ne va pas être surpris toute notre vie. Ça veut dire que le 9 juin au soir, on soit surpris par le fait qu'ils dissolvent l'Assemblée nationale. Donc, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 16:04Voir 2 autres passages
« L'Ukraine, aujourd'hui, c'est une industrie immense. C'est une armée qui est probablement la deuxième armée aujourd'hui du continent européen. Vous savez, cette semaine, on a beaucoup parlé des accords de Munich de 1938. Vous savez ce qui s'est passé après les accords de Munich quand les Français et les Anglais se sont écrasés face aux nazis et ont livré les Tchécoslovaques, nos alliés, à Hitler ? Il y a eu l'invasion de la Tchécoslovaquie. Et vous savez ce qui s'est passé après, en France ? Eh bien, quand il y a eu l'offensive allemande contre la France, ce sont les chars tchécoslovaques qui ont percé nos défenses et qui étaient les plus efficaces contre nous. Et donc, en fait, laisser l'Ukraine à la Russie, c'est offrir à la Russie un monopole sur les céréales. C'est offrir à la Russie une industrie immense, l'industrie ukrainienne. C'est offrir à la Russie une armée extrêmement puissante, l'armée ukrainienne. Et donc, en fait, on ne peut pas se permettre cela parce que sinon, ils vont aller plus loin. C'est ça. Moi, ça fait 20 ans que j'alerte sur le risque de Poutine. J'ai essayé de dire, quand il a envahi la Géorgie en 2008, que si on jetait la Géorgie sous le bus, eh bien, on aurait ensuite une guerre ailleurs. On a eu ensuite l'annexion de la Crimée, l'invasion du Donbass. J'ai essayé de dire que si on laissait faire cela, eh bien, on aurait une guerre majeure. On a eu ensuite l'Ukraine. Là, si on laisse l'Ukraine aux mains des Russes, ce qui va se passer, c'est une guerre dans les pays de l'Union européenne et de l'OTAN. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 15:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sur la question de la censure, on a une gauche qui a conscience du moment extrêmement grave qu'on traverse sur le plan historique, géopolitique, social, budgétaire, économique, et qui donc n'utilise pas la censure simplement pour un jeu de posture. C'est la gauche que nous représentons. Et on a vu à quel point on était capable de prendre nos responsabilités. Mais sur cette question de la censure, ça demande un effort aussi de la part du gouvernement. Je veux dire, on a arraché des concessions, il ne faut pas revenir sur ces concessions les unes après les autres. Et donc, ce n'est pas un accord de non-censure sur les mois qui viennent. C'est un accord de non-censure sur des engagements précis. Si ces engagements sont tenus, il n'y aura pas de censure. Si ces engagements ne sont pas tenus, la question de la censure sera à nouveau sur la table. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:07Voir 2 autres passages
« – Ce qu'il s'agit, c'est de condamner les GPA qui peuvent être associés à la traite dans le cadre de la traite des êtres humains. Donc évidemment, on est tous, je pense que vous aussi, tout le monde est contre la GPA quand elle est dans le cadre d'une traite d'êtres humains et d'un système qui oblige la personne. Mais ce n'est pas une condamnation de toute forme de GPA comme étant une traite d'êtres humains, il faut être précis. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 18:47
« Bien sûr, la limite est la limite juridique, en l'occurrence constitutionnelle. Donc, en fait, il y a un problème d'investissement aussi en Allemagne. C'est ça que je veux vous dire, c'est qu'en fait, en Allemagne aussi, la question se pose indépendamment de la situation budgétaire française. Et c'est pour ça que moi, je crois que ces empreintes vont arriver. C'est que l'histoire va décider à notre place. Donc, c'est toujours par des crises qu'on fait des bons en avant dans la construction européenne. Et que là, les crises, elles sont tellement fortes à la fois sécuritaires et écologiques, qu'on va être contraints de le faire. Mais ensuite, parce qu'il y a une situation en Allemagne qui est très intéressante. Moi, il ne faut plus dire l'Allemagne, en fait. C'est à dire ? On dit, par exemple, toujours le patronat allemand est pour le libre échange. Et ça ne changera jamais parce que la répartition des tâches, elle est comme ça à l'échelle européenne. On vend nos machines outils, on vend nos biens à haute valeur ajoutée et on importe des produits chinois à basse valeur ajoutée. C'est vrai que ça a été pendant très longtemps. La politique commerciale européenne était fondée sur ce principe allemand. Aujourd'hui, au sein du patronat allemand, il y a des discussions ultra intéressantes. Et d'ailleurs, hyper virulente parce que ce deal là ne fonctionne plus. Ce pacte Faustien entre le capitalisme allemand et le régime communiste chinois ne fonctionne plus, en tout cas, ne fonctionne plus pour toute une partie de ce Mittelstand. Donc les PME allemandes, mais en réalité, quand vous allez les visiter, vous comprenez que ce n'est pas vraiment des PME. C'est très, c'est très grand. Et en France, ça serait considéré comme des grandes entreprises. Mais ce Mittelstand allemand devient victime de l'ouverture à la production chinoise. Et donc, d'un côté, vous avez des grands groupes comme Volkswagen qui se sont complètement liés au régime chinois, c'est à dire qu'ils ont délocalisé leur production et 50% de leurs voitures sont produites en Chine et 50% de leurs ventes en amont et en aval, 50% de leurs ventes, c'est le marché chinois. En fait, c'est des entreprises qui sont devenues chinoises en réalité. Et face à ça, vous avez des représentants du Mittelstand qui disent mais nous, le contrat ne fonctionne plus. On est en train de subir à distance plus tard ce qu'ont subi les producteurs français. Et donc, il y aura des changements de politique commerciale en Allemagne. Et l'Allemagne, ce n'est pas comme la France, c'est à dire qu'en France, c'est le politique qui décide tout. Donc, quand le politique change, tout change. En Allemagne, il y a vraiment un consensus social. C'est le politique qui est finalement le débouché des discussions entre partenaires sociaux, des orientations de l'économie, de l'industrie. Et donc, en réalité, c'est plus lent à changer. Mais quand ça change, c'est comme un paquebot. Ça change vraiment. Et je crois qu'aujourd'hui, l'Allemagne est fracturée. Et donc, c'est pour ça aussi que c'est un moment plastique en Europe et qu'on peut pousser pour des solutions différentes de ce qui a été fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack5 juin 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, nous ne cédons pas à la menace, nous ne sommes pas impressionnés. Il faut arrêter avec ce type de langage. Je veux dire, ce n'est pas le chef qui s'adresse à ses ouailles. « Revenez à la maison, l'école bussionnière a fini », tout ça est pathétique. Nous, nous devons nous prononcer en conscience. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 3:42Voir 2 autres passages
« Sur le fond du budget que sur notre position que nous prendrons en conscience. Elle ne se fera pas sur les zoukazes de Jean-Luc Mélenchon et de ses affidés. Parce que face à ces insultes, face à ces menaces, nous devons tenir bon. Il n'y a rien là-dedans qui puisse nous impressionner. Même les menaces sur les élections, on va vous mettre des candidats face aux autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:54
« Alors, elle est passée de 80 à 90 à 99. Ensuite, je suis l'arbre qui cache la forêt nupeste. Je suis un afro-bolchévique. Bref, il faudrait qu'ils se mettent d'accord sur leurs éléments de langage me concernant. Ça serait plus cohérent et ça serait moins insultant pour l'intelligence des auditrices et des auditeurs. Mais au-delà de ça, au-delà de ça, les différences, elles sont fondamentales. Sur la politique agricole commune, nous n'avons pas la même position. Sur la transformation écologique, nous n'avons pas la même ambition. Sur simplement une question simple, qui finance les investissements dont elle parle ? Eh bien, moi, j'ai une proposition. Que ce soit les plus fortunés qui financent la transition écologique et les investissements sociaux... »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je lui dis, prononce-toi sur le fond. Et si elle décide que la censure est nécessaire, eh bien, ça doit être fait en conscience, c'est tout. Moi, je pense, par exemple, je vous dis, il y a un argument qui me stupéfait, qui circule, qui est de dire, mais on peut voter la censure pour envoyer un signal, parce que, de toute façon, le RN ne la votera pas, et donc c'est à Blanc. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on laisse les clés au RN. Or, précisément, ce qu'on a voulu faire pendant les élections législatives, c'était d'empêcher que le RN ait les clés de la vie politique française. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:18Voir 2 autres passages
« Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous, avec les gens qui participent à cette primaire. Donc, si l'idée, c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017, et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver, et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 3:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 janv. 2025 au 25 mai 2026 · 3 observations3 passages
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« On doit faire deux choses, deux choses. On doit appliquer nos lois, ne pas trembler, et ne pas fléchir, appliquer nos lois. Et s'il y a des tarifs douaniers qui sont imposés à nos productions, il faudra qu'on ait le courage d'imposer des tarifs douaniers aux productions américaines, qu'on accepte le rapport de force commercial. D'un autre côté, ce qu'il faut absolument qu'on fasse, c'est qu'on développe une politique industrielle européenne. Moi, je me bats pour ça au Parlement européen, avec notre délégation, avec notre groupe, depuis des mois. Parce qu'effectivement, imposer des règles, imposer des tarifs douaniers, ça ne suffira pas. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 12:48Voir 2 autres passages
« En fait, puisque les chinois le font, pourquoi on ne le fait pas avec l'Ukraine ? Non, ce que je vous dis, c'est qu'on a aucun intérêt à laisser rentrer des produits chinois ou des produits mexicains ou des produits brésiliens parce que ce n'est pas un enjeu vital pour nous. Et ukrainien ? Et que par contre, on peut faire une exception sur l'Ukraine. Donc on peut faire rentrer »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 9:26
« le destin de vassal ou même d'amuseur public, on peut aussi penser que le destin de l'Europe, si vous voulez, c'est un gigantesque café de flore où des dignitaires du Parti communiste chinois et des émirs vont venir en touriste contempler les jeux d'acteurs de fausses discussions entre intellectuels de Saint-Germain-des-Prés. Ça peut être ça. Mais dans ce cas-là, ça veut dire qu'on a renoncé à notre liberté, c'est-à-dire qu'on a renoncé à avoir un destin, ça veut dire qu'on a renoncé à notre autonomie. Moi, je pense que nous valons beaucoup mieux, beaucoup plus que cela. Mais ça, ça suppose des efforts. Alors, ça suppose, eh bien oui, par exemple, de rapatrier. On est en plein, dans cette enceinte, en train de voter des subventions à la transformation écologique et aux énergies renouvelables. C'est fondamental, c'est nécessaire dans la lutte contre l'effondrement climatique. Mais aujourd'hui, nos subventions, parce que nous avons laissé l'Europe se désindustrialiser, nos subventions, c'est des subventions qui vont directement à l'appareil productif chinois. Parce que qui produit nos panneaux solaires ? Qui produit nos éoliennes ? Ce sont les chinois. Donc maintenant, il faut identifier les secteurs prudés et rapatrier la production en Europe. Et je veux, moi, qu'on redevienne producteur. Producteur de biens, producteur de sécurité et producteur de sens. Enfin, je veux dire, la déprime collective en Europe. C'est ça, en fait. C'est aussi cette impression que... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 déc. 2024 au 12 déc. 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a une sortie du déni et il y a un comportement adulte. On discute. Je ne sais pas où ça ira. Je ne sais pas si ça réussira. Je ne sais pas si ça débouche sur une motion de censure, sur un gouvernement de coalition. Je ne sais pas quelle sera l'attitude du président de la République. Je suis comme vous. Je ne sais pas qui le nommera comme Premier ministre. »
BFMTV · Futur Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, Mercosur... L'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 2:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et tu vas voir, ça va marcher. C'est mon côté vieux con. C'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais, on ne va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages. Eh bien, si, ça marche. Non, on n'a pas mis de coucher de soleil. Mais par contre, on n'a mis que du texte. Parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte. Mais, en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire, ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes. Ce qui s'est passé. Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus. Et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important. C'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs chinois, des esclaves Ouïgours dans leur chaîne de production. En gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, eh bien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas, à ce moment-là, eh bien, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. Oui, c'est ça. Oui, exactement. C'est le coût de production le plus bas possible, l'esclavage, si on est honnête. Et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques, il y avait 80 marques qui étaient listées, l'une après l'autre, de les interpeller et de les obliger, par la pression, à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, c'est qu'on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance, en fait, de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques puisque tout d'un coup, alors qu'ils ont... Franchement, si le Parlement européen a fait une enquête, ça... »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 5:13Voir 2 autres passages
« Au premier jour de mon mandat, j'ai proposé la création de cette commission spéciale, parce que j'en pouvais plus, en fait, de la naïveté, de l'indolence, de la faiblesse des réactions européennes face aux ingérences du régime russe dans nos démocraties. Et au début, les gens m'ont regardé avec une forme de scepticisme, parce que ce n'était pas un sujet qui était en haut de l'affiche. Mais assez vite, on a réussi à imposer l'idée et à commencer à travailler. Pendant près de trois ans maintenant, j'ai documenté méthodiquement, enquêté méthodiquement sur les réseaux du régime russe en Europe, sur les réseaux aussi, d'ailleurs, des régimes chinois ou iraniens en Europe. Et ce que j'ai découvert, c'est qu'en fait, nos démocraties sont complètement perméables aux influences étrangères et aux ingérences étrangères, et en particulier de régimes fondamentalement hostiles à nos principes et à nos intérêts à long terme. Et vous avez dit à juste titre qu'on n'en réagissait pas, mais ce n'est pas simplement les Ukrainiens, les Géorgiens, les Syriens ou les Tchétchènes qu'on a sacrifiés. C'est aussi notre souveraineté. Quand un régime se permet d'assassiner des opposants au cœur même de Berlin ou de Londres et qu'il n'y a aucune réaction de nos autorités, quand ce régime se permet de corrompre des leaders qui vont ensuite décider de la politique énergétique de l'Europe et qu'il n'y a aucune réaction de nos démocraties, eh bien, il y a des questions fondamentales à poser à nos gouvernements, à nos institutions. Et ces questions, c'est d'abord comment vous avez fait pour à ce point sacrifier notre souveraineté, pour à ce point laisser un tyran s'essuyer les pieds sur notre sécurité et sur l'existence même de nos démocraties. Et ça, c'est ce que j'essaye de montrer dans le livre, c'est l'ampleur des réseaux de corruption et aussi l'ampleur d'une forme de légèreté qui habite nos dirigeants quand il s'agit des intérêts fondamentaux de nos nations et du projet européen. Et c'est à cela qu'il faut mettre un terme, c'est contre cela qu'il faut se battre. Il faut enfin prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur nos démocraties. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est à dire la directive, le texte sur la production de munitions. La Commission et le Parlement s'accordent. Et Paris et Berlin refusent le terme de priorisation dans le texte. Comme ça, ça semble être juste un mot. Mais en réalité, priorisation, qu'est ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en refusant priorisation, on refuse de donner la priorité aux livraisons d'armes à l'Ukraine et on continue des vieux contrats avec les Émirats, avec l'Arabie saoudite, avec le Qatar. Et pendant qu'on n'arrive pas à fournir l'Ukraine, on continue comme si de rien n'était. Or, l'avenir de l'Europe ne se décide pas à Riyad. L'avenir de l'Europe se décide à Advika. Et ça, il faut commencer à le comprendre. Et donc, on a, si vous voulez, en Europe de l'Ouest, parce que ce n'est pas du tout le cas en Europe centrale, ou en Europe du Nord, raté le 24 février 2022 pour l'instant. Et il est temps qu'on se réveille. Ça veut dire qu'il faut suivre ce que la Commission demande depuis longtemps, puisque la Commission a moins raté que les États membres que Paris et Berlin le 24 février 2022, c'est à dire 1 enfin saisir les avoir gelés, les 206 milliards d'avoirs publics russes gelés dans nos banques, les affecter à l'aide à l'Ukraine. 2 Investir dans nos industries de défense et dans nos lignes de production. C'est le plan de 100 milliards proposé par Thierry Breton. 3 Transformer la Commission européenne en centrale d'acquisition pour avoir une politique cohérente et livrer enfin l'Ukraine. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 26:28Voir 1 autre passage
« Je sais que vous avez enterré la social-démocratie, mais on était quand même beaucoup plus que six, mais six Français au sein de ce groupe. Donc, on aura un poids plus grand si on fait un score plus grand. Déjà à six, on a réussi à orienter plein de politiques à l'échelle européenne. Et donc, appartenir à ce groupe-là, déjà, c'est une chance immense. Pourquoi ? Moi, je vous dis les choses de manière très ouverte. L'année dernière, il y a cinq ans, on hésitait parce qu'en fait, quand on a lancé place publique, nous, on était à la croisée des chemins entre l'écologie politique et la social-démocratie, en fait. Et donc, rejoindre le groupe social-démocrate, c'était même pas... C'est une discussion. Et en fait, chaque jour qui passe, je me dis mais quel bon choix, en fait, parce que dans ce groupe, quand vous arrivez à porter quelque chose, ça se transforme en loi, enfin ça se transforme en directive, ça se transforme en commission qui existe. Et donc, vous avez vraiment un levier de puissance au sein des institutions européennes qui est immense. Jamais on n'aurait fait de la commission spéciale sur les ingérences si je n'avais pas été dans ce groupe-là. Jamais Aurore aurait... Aurore aurait réussi à porter territoire zéro chômeur à l'échelle européenne ou la régulation bancaire ou la taxation sur les super profits si ce n'était pas dans ce groupe-là. Et donc, en fait, ou la sortie du traité sur la charte de l'énergie. Et donc, en fait, quand vous arrivez à convaincre ce groupe, ce qui n'est pas toujours le cas, moi, je ne le cache pas, on a des dissensions, vous arrivez à avoir un résultat direct sur les politiques européennes. Et c'est pour ça qu'on se sent efficace, en fait. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:04:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël Glücksmann
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 23:13
« Qu'est-ce qui pourrait, aujourd'hui, vous empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle ? Mais s'il y a une meilleure incarnation pour cette voie-là, moi, ce que je veux, c'est être le garant de cette ligne. Une ligne qui est claire, un cap clair. Le fameux cap clair. Qui a suscité, d'ailleurs, les moqueries absolument de mes enfants pendant tout l'été dernier. Donc, j'espère que cette année, ça ne sera pas le cas. Mais, ce que je veux dire, une ligne, donc, sans compromission. Moi, je serai le garant du fait qu'il y aura une offre politique qui représentera cette gauche démocrate, humaniste, social-démocrate, écologiste, pro-européenne. Et donc, que ça se fera sans la France insoumise et que ça se fera dans la clarté. Je vais vous dire... Laissez-moi continuer. Je veux que, sur le fond, nous produisions une identité politique que tout le monde puisse comprendre et appréhender. Je veux qu'on ait des réponses sur l'hôpital. Je veux qu'on ait des réponses sur l'école, qu'ils soient les nôtres. Pas des succès d'années d'un programme concocté par d'autres. Et ensuite, moi, je serai le garant de ça. S'il y a une meilleure incarnation que moi, eh bien, tant mieux. Est-ce que vous vous sentez capable d'être président de la République ? »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 24:54
« eh bien, vous dépendez des États-Unis. Et que si le président des Américains décide... »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 9:37
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 14:09
« Mais ça n'existe pas. Chaque vote, surtout sur un acte aussi grave que la censure, doit être fait en conscience. Comme si le résultat final dépendait de votre vote, Apolline. Vous êtes au Parlement, vous devez voter. Si vous votez la censure, ça veut dire que vous voulez que le gouvernement tombe. Point. Vous ne prenez pas en compte les votes des autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:50
« Oui. J'ai vu comment les Ukrainiens avaient développé une industrie de défense, grâce notamment au Danemark, qui est le pays européen le plus en pointe dans l'aide à l'Ukraine. Et ils ont développé une production autonome. Ils ont besoin de fonds pour que cette production puisse fournir le front ukrainien. Et nous, nous avons l'argent des Russes. Donc, il faut utiliser cet argent pour financer la résistance ukrainienne. C'est vraiment vital pour nous. Moi, ce que je veux qu'on comprenne, c'est que ce n'est pas juste une question ukrainienne. Les objectifs de Poutine, ceux qu'il a fixés avant même l'invasion, c'est des objectifs qui concernent la sécurité des Européens. Ce qui est en train de discuter entre Trump et Poutine, entre les équipes de Trump et les équipes de Poutine. Ce n'est pas simplement le Donbass ou la Crimée des territoires ukrainiens. C'est l'organisation de la défense de l'Europe. Combien de missiles vous placez dans tel pays ? Quelles troupes ont le droit d'être où ? Ce qu'on discute aujourd'hui entre Américains et Russes, c'est même le Kosovo. Donc, en fait, c'est des sujets du cœur de la sécurité européenne. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:16
« Il y a une prise de conscience. Il y a, je pense, dans l'opinion aussi, un ébranlement. À un moment, on se dit « mais on va où là ? » Mais est-ce que les dirigeants européens seront au niveau ? Ça, je n'en suis pas certain. Jusqu'ici, il y a eu des mots. Les mots sont importants. Après le scandale du bureau Oval, il y a eu les mots de soutien à l'Ukraine et à Zelensky de la part des dirigeants européens. Mais ensuite, il y a des actions à prendre, des actions extrêmement concrètes. Maintenant, il y a un Conseil européen extraordinaire ce jeudi. C'est sans doute le Conseil européen le plus important de la décennie, voire de plusieurs décennies. Mais il faut que ça débouche sur du concret. On a des avoirs russes, 209 milliards dans nos banques, en ce moment, qui sont gelées. Il faut les saisir et les affecter à l'aide à l'Ukraine. Ça ne coûtera pas 1 euro aux contribuables européens et ça permettra de remplir le vide laissé par les États-Unis d'Amérique. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 1:53
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 48:12
« Ils disent allez-y, venez Glucksmann, allez-y, venez Jean-Luc Mélenchon, allez-y, venez d'autres. Je dis, combien de fois il faudra que je le répète ? Nous n'avons, avec Jean-Luc Mélenchon, pas la même vision, ni du monde, ni de l'Europe, ni de la France. Nous ne portons pas les mêmes convictions, la même méthode, la même relation au débat public. La même relation à la liberté, à la démocratie. Donc vous ne participerez jamais à une primaire ? Mais tant que c'est comme ça ouvert, et d'autre part, je vous le dis. Tant que c'est comme ça ouvert, c'est-à-dire que si c'était plus fermé… Non, non, et d'autre part, ça c'est le premier point. Donc là, il y a une absence de clarté qui, moi, ne me va pas. Le NFP, c'est parce qu'il y avait trois semaines, trois semaines pour empêcher Jordan Bardella, Premier ministre, Marion Maréchal à la culture, Éric Ciotti au ministère de l'Intérieur, une majorité absolue pour le Rassemblement national, et que donc, il fallait faire des choix difficiles. Pour barrer la route à ce qui était le pire, et établir une hiérarchie des périls dans laquelle la prise du pouvoir imminente par le Rassemblement national était le principal danger. Maintenant, là, on a du temps pour construire une alternative. Et moi, je pense qu'on ne la construit pas comme cela. Moi, je pense que ce qu'on doit faire, c'est dire qui nous sommes, présenter un programme, un projet pour le pays, créer une dynamique politique qui soit capable d'assumer les confrontations, les ruptures, et qui l'emporte. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 28:20
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 23:42
« – C'est mon côté vieux con, c'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais « on va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages ». – Eh ben si, ça marche. – Eh ben, non, on n'a pas mis de coucher de soleil, mais par contre, on a mis que du texte, parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte, mais en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire « ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes ». – Ce qui s'est passé. – Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus, et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important, c'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie, qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs sociaux. C'est-à-dire, des marques qui sont très en train d'être dédiées aux cours chinois, des esclaves ouïghours dans leurs chaines de production. Donc vous avez en gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas à ce moment-là, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques. Les 80 marques étaient listées l'une après l'autre, de les interpeller, de les obliger par la pression à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques. Puisque tout d'un coup, franchement, si le Parlement européen avait fait une enquête, ça aurait mis des mois, des années. Des années déjà, et en plus, franchement, ils n'en avaient rien à foutre. Mais là, tout d'un coup, leur cœur de cible, c'est-à-dire les jeunes qu'ils ont envie de séduire, se mettent à les interpeller, mais de manière ultra massive. Et on voit l'ébranlement dans les dirigeants des multinationales qui décident de changer pour certaines d'entre elles, par exemple Adidas ou Lacoste, et pour d'autres, ils refusent, comme Nike ou Zara, mais décident de changer leur chaîne de production. Et là, on a compris le pouvoir que ces jeunes avaient à condition de l'exercer. Et c'est vraiment le sens du livre. J'essaye de leur dire, bien sûr que chacun d'entre nous, on a une voix qui nous dit à quoi bon, qui suis-je pour agir, finalement, face à une multinationale, qu'est-ce que je peux changer, moi ? Face à un État comme la Chine, qu'est-ce que je peux changer ? Et en fait, ce n'est pas vrai. On a chacun un pouvoir. Alors bien sûr, si on est seul, moi j'attaque Adidas, ça ne va pas marcher. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 5:09