Raphaël Glucksmann — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 févr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
295
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
7,6 h
Répartition sur 295 questions évaluables
Réponse directe
190
Réponse partielle
45
Réponse à côté
54
Refus explicite
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 295
Question 226Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Mais sur la question des économies, Raphaël Guisman, là il y a 40 milliards d'euros, du moins c'est le cas, fixé par le gouvernement, est-ce que vous avez le quart du début du dixième, d'une idée de là où est-ce qu'il faut faire des économies ?
Réponse partielle
Il va falloir faire des économies sur les niches fiscales déjà qui ont été proposées. Non, mais il y a des niches qui ont été proposées et qui sont aujourd'hui toutes jugées, enfin pour certaines jugées inefficaces, et ensuite oui, il y aura des économies d'échelle. Nous on propose un grand pacte, par exemple, de décentralisation. Un grand pacte de décentralisation. Et la manière dont nous avons posé les choses dans notre vision, c'est que ce pacte de décentralisation va se traduire par des suppressions d'échelle. Mais ça met combien de temps à faire
« Il va falloir faire des économies sur les niches fiscales déjà qui ont été proposées. Non, mais il y a des niches qui ont été proposées et qui sont aujourd'hui toutes jugées, enfin pour certaines jugées inefficaces, et ensuite oui, il y aura des économies d'échelle. Nous on propose un grand pacte, par exemple, de décentralisation. Un grand pacte de décentralisation. Et la manière dont nous avons posé les choses dans notre vision, c'est que ce pacte de décentralisation va se traduire par des suppressions d'échelle. Mais ça met combien de temps à faire »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 11:27
Question 227Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Comment vous voulez faire ça ?
Réponse directe
Déjà, je sais qu'il faut que je fasse des réponses brèves, mais vous avez balayé tellement de thèmes dans votre question. Déjà, juste dire que aujourd'hui, la droite européenne est partie en guerre contre les normes, contre le pacte vert, contre l'écologie dite punitive ou normative. Nous, nous entendons défendre ce qui a été fait pendant ce mandat. Nous ne laisserons pas détricoter le Green Deal. Nous nous battrons pour protéger ce qui a été acté. Ils ont surtout eu tort de ne pas poser la question des revenus au lieu de poser Oui, mais ils n'ont pas touché. Ils déverdissent la PAC et dans le même temps, ils ne touchent pas à la répartition des subventions. Moi, je veux bien, mais je compr…
« Déjà, je sais qu'il faut que je fasse des réponses brèves, mais vous avez balayé tellement de thèmes dans votre question. Déjà, juste dire que aujourd'hui, la droite européenne est partie en guerre contre les normes, contre le pacte vert, contre l'écologie dite punitive ou normative. Nous, nous entendons défendre ce qui a été fait pendant ce mandat. Nous ne laisserons pas détricoter le Green Deal. Nous nous battrons pour protéger ce qui a été acté. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 34:11
Question 228Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCI
Ce sera un des clivages essentiels de 2027. Mais une idée porteuse, vraiment, on peut gagner là-dessus ?
Réponse à côté
Allez, on va en parler. Politique intérieure, politique extérieure, on va s'asseoir. Et vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer, par exemple, sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça, l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive.
« Allez, on va en parler. Politique intérieure, politique extérieure, on va s'asseoir. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 2:18Voir 1 autre passage
« Et vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer, par exemple, sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça, l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 3:25
Question 229Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Jusque-là, le discours de la gauche, Raphaël Guzman, c'est pour certains de dire, écoutez, effectivement, on ne peut pas passer au 100% renouvelable du jour au lendemain, mais en gros, on fait en sorte, on fait des travaux pour que le parc nucléaire reste à niveau, mais on n'en construit pas d'autres, et on monte en puissance sur le renouvelable. Ce n'est pas ce que vous dites.
Réponse partielle
Non, nous, ce qu'on dit, et c'est une vision, et ensuite, c'est des chantiers, vous avez vu, on va en parler avec toute la société française, on va engager un grand dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux dans le pays. On a bien précisé, ce n'est pas un programme avec des mesures extrêmement précises et chiffrées. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut, c'est ensuite aller dialoguer avec les entreprises, avec les acteurs, avec les associations, avec les syndicats, faire en sorte que ça émerge, ce projet émerge d'une rencontre avec la société française. Maintenant, nous, ce qu'on dit de manière très simple, c'est que si on nous prouve que c'est économiquement rationnel de le faire, parce qu…
« Non, nous, ce qu'on dit, et c'est une vision, et ensuite, c'est des chantiers, vous avez vu, on va en parler avec toute la société française, on va engager un grand dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux dans le pays. On a bien précisé, ce n'est pas un programme avec des mesures extrêmement précises et chiffrées. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut, c'est ensuite aller dialoguer avec les entreprises, avec les acteurs, avec les associations, avec les syndicats, faire en sorte que ça émerge, ce projet émerge d'une rencontre avec la société française. Maintenant, nous, ce qu'on dit de manière très simple, c'est que si on nous prouve que c'est économiquement rationnel de le faire, parce que sinon, il y a eu des gaps, il y a eu des énergies aussi dans le nucléaire, eh bien, nous le ferons. Pourquoi ? Parce que l'objectif absolu, ce n'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 8:54Voir 1 autre passage
« singulières, et je vais vous dire, la seule exigence qu'on a, la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité. On se fixe des objectifs, on dit, on veut arriver à la décarbonation de notre production énergétique, comment on fait ? Eh bien, sur le comment on fait, on sera totalement ouverts et rationnels. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 9:44
Question 230Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Vous n'avez pas voté pour elle en 2019 ?
Réponse partielle
J'ai... Non. Tiens. Désolé, c'était il y a longtemps et il fallait... Enfin, on pourrait fact-checker ou... Oui, on pourra. Mais je ne crois pas, non. Je sais pas. C'était un bulletin secret, je crois. Non, mais je ne crois pas, je ne crois pas parce qu'en fait, le désengagement... Mais après, par contre, moi, je reconnais tout à fait qu'elle a fait des choses pendant son mandat qui était très bien. La vérité, c'est que tout le début du mandat sur le pacte vert, c'est un agenda social-démocrate. Donc, je serai quand même très mal placé pour expliquer que tout son bilan est cataclysmique. C'est faux. De la même manière que sur sa réaction au 24 février 2022. Moi, je trouve que... En tant que…
« J'ai... Non. Tiens. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:12:06Voir 1 autre passage
« Désolé, c'était il y a longtemps et il fallait... Enfin, on pourrait fact-checker ou... Oui, on pourra. Mais je ne crois pas, non. Je sais pas. C'était un bulletin secret, je crois. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:12:11
Question 231Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Ou est-ce qu'il faut aller encore plus loin contre les consommateurs ?
Réponse à côté
Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le tsunami blanc, parce que ce n'est pas le cannabis le principal problème, c'est la cocaïne. Et donc, il faut expliquer partout, tout le temps, que vous avez un goût de sang dans votre drogue, qu'en consommant cette cocaïne, où les drogues de synthèse qui, aujourd'hui, sont en train d'exploser dans nos villes, vous financez cette machine de mort qu'est la DZ Mafia ou l'ensemble des gangs mafieux. Donc, culpabiliser, mais pas punir davantage. Mais, vous savez, le problème, par exemple, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs de cannabis en France, c'est que si vous envoyez la police après chaque consommateur d…
« Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le tsunami blanc, parce que ce n'est pas le cannabis le principal problème, c'est la cocaïne. Et donc, il faut expliquer partout, tout le temps, que vous avez un goût de sang dans votre drogue, qu'en consommant cette cocaïne, où les drogues de synthèse qui, aujourd'hui, sont en train d'exploser dans nos villes, vous financez cette machine de mort qu'est la DZ Mafia ou l'ensemble des gangs mafieux. Donc, culpabiliser, mais pas punir davantage. Mais, vous savez, le problème, par exemple, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs de cannabis en France, c'est que si vous envoyez la police après chaque consommateur de cannabis, vous n'allez pas y arriver. Je vous le dis, vous n'allez pas y arriver. Physiquement, c'est impossible. Ce sera une surcharge de travail incroyable pour nos forces de l'ordre qui sont déjà en train d'avoir du mal à frapper ces réseaux. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 16:14Voir 1 autre passage
« Non, mais c'est une question qui se pose. Mais, de toute façon, maintenant... De dépénaliser ? Non, mais oui, mais de toute façon, maintenant, même si on dépénalise le cannabis, en réalité, ça a déjà shifté sur d'autres drogues. Donc, ces réseaux, aujourd'hui, font leur argent avec la cocaïne, avec les drogues de synthèse qui sont donc en train d'exploser. Et donc, moi, ce que je veux, c'est qu'on frappe les têtes de ces réseaux. C'est très bien, franchement, de fermer les points de deal et d'essayer de remonter depuis ces points de deal. Mais, à la fin, ce qu'il faut, c'est arriver à tracer l'argent et à frapper ces têtes-là, même si elles sont à l'étranger. Et c'est pour ça qu'il faut une coalition internationale de lutte contre le narcotrafic. On n'y arrivera pas seul en France. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 17:05
Question 232Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Il y a aujourd'hui un système qui consiste à leur faire payer une amende forfaitaire quand ils se font prendre en train de fumer. Il y en a eu 80 000 à peu près l'an dernier. Dans un cas sur deux, d'ailleurs, elles ne sont pas réglées. Est-ce que vous considérez que ça suffit ?
Réponse à côté
Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le tsunami blanc, parce que ce n'est pas le cannabis le principal problème, c'est la cocaïne. Et donc, il faut expliquer partout, tout le temps, que vous avez un goût de sang dans votre drogue, qu'en consommant cette cocaïne, où les drogues de synthèse qui, aujourd'hui, sont en train d'exploser dans nos villes, vous financez cette machine de mort qu'est la DZ Mafia ou l'ensemble des gangs mafieux. Donc, culpabiliser, mais pas punir davantage. Mais, vous savez, le problème, par exemple, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs de cannabis en France, c'est que si vous envoyez la police après chaque consommateur d…
« Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le tsunami blanc, parce que ce n'est pas le cannabis le principal problème, c'est la cocaïne. Et donc, il faut expliquer partout, tout le temps, que vous avez un goût de sang dans votre drogue, qu'en consommant cette cocaïne, où les drogues de synthèse qui, aujourd'hui, sont en train d'exploser dans nos villes, vous financez cette machine de mort qu'est la DZ Mafia ou l'ensemble des gangs mafieux. Donc, culpabiliser, mais pas punir davantage. Mais, vous savez, le problème, par exemple, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs, du nombre de consommateurs de cannabis en France, c'est que si vous envoyez la police après chaque consommateur de cannabis, vous n'allez pas y arriver. Je vous le dis, vous n'allez pas y arriver. Physiquement, c'est impossible. Ce sera une surcharge de travail incroyable pour nos forces de l'ordre qui sont déjà en train d'avoir du mal à frapper ces réseaux. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 16:14Voir 1 autre passage
« Non, mais c'est une question qui se pose. Mais, de toute façon, maintenant... De dépénaliser ? Non, mais oui, mais de toute façon, maintenant, même si on dépénalise le cannabis, en réalité, ça a déjà shifté sur d'autres drogues. Donc, ces réseaux, aujourd'hui, font leur argent avec la cocaïne, avec les drogues de synthèse qui sont donc en train d'exploser. Et donc, moi, ce que je veux, c'est qu'on frappe les têtes de ces réseaux. C'est très bien, franchement, de fermer les points de deal et d'essayer de remonter depuis ces points de deal. Mais, à la fin, ce qu'il faut, c'est arriver à tracer l'argent et à frapper ces têtes-là, même si elles sont à l'étranger. Et c'est pour ça qu'il faut une coalition internationale de lutte contre le narcotrafic. On n'y arrivera pas seul en France. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 17:05
Question 233Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Alors, on le sait aujourd'hui, évidemment, dans la presse, on en a beaucoup parlé, le Qatar-Gate a été un petit peu beaucoup plus médiatisé qu'effectivement toutes les corruptions précédentes. Mais vous, vous faites remonter tout cela bien plus loin avec un Mathias Warning. Qui est ce Mathias Warning dont il faut se méfier ?
Réponse directe
Au cours de nos enquêtes, on a rencontré des figures connues, comme celle de Gerhard Schröder, celle de François Fillon, et des figures moins connues. Et Mathias Warning, j'ai été stupéfait parce que je ne le connaissais pas, et son nom est réapparu à plein d'endroits dans nos travaux. Et Mathias Warning, c'est quelqu'un d'extrêmement discret, qui était un agent de la Stasi, la police politique est-allemande, qui espionnait, pour le compte du régime communiste, les grandes boîtes ouest-allemandes. Des grandes boîtes comme Krupp, Thyssen ou la Dresdner Bank. Et à la chute du mur de Berlin, il ne va pas entrer en dépression parce que le régime communiste s'est effondré, il va directement se m…
« Au cours de nos enquêtes, on a rencontré des figures connues, comme celle de Gerhard Schröder, celle de François Fillon, et des figures moins connues. Et Mathias Warning, j'ai été stupéfait parce que je ne le connaissais pas, et son nom est réapparu à plein d'endroits dans nos travaux. Et Mathias Warning, c'est quelqu'un d'extrêmement discret, qui était un agent de la Stasi, la police politique est-allemande, qui espionnait, pour le compte du régime communiste, les grandes boîtes ouest-allemandes. Des grandes boîtes comme Krupp, Thyssen ou la Dresdner Bank. Et à la chute du mur de Berlin, il ne va pas entrer en dépression parce que le régime communiste s'est effondré, il va directement se mettre au service de ces grandes boîtes, et en particulier de la Dresdner Bank allemande. Et il va gérer, si vous voulez, les investissements européens en Russie, en particulier à Saint-Pétersbourg dans les années 90. Et c'est là où il devient extrêmement proche, mais familier à tuer à toi avec Vladimir Poutine, qui à l'époque est à la mairie de Saint-Pétersbourg. Et ces deux hommes vont nouer une forme de partenariat, de business et de relations personnelles, qui va se poursuivre jusqu'à aujourd'hui. Et une fois que Vladimir Poutine a pris le pouvoir, Matthias Warning devient le chef d'orchestre, non plus des investissements européens en Russie, mais de la pénétration russe en Europe, et en particulier en Allemagne. Et c'est Matthias Warning qui va orchestrer la mise au pas, finalement, du système énergétique allemand par le régime de Poutine. C'est lui qui va promouvoir Nord Stream, donc le gazoduc qui relie la Russie à l'Allemagne. C'est lui qui va convaincre les dirigeants allemands de laisser, si vous voulez, tomber et la Pologne, et l'Ukraine, et leurs propres intérêts stratégiques au service de la Russie. Et c'est vraiment une figure incroyable, parce que personne ne le connaît, et quand on creuse, on se rend compte qu'il a été déterminant dans les 20 dernières années de politique européenne. Et ce genre de personnes, introduites au sommet de nos États, c'est un immense problème que nous n'avons pas voulu régler pendant extrêmement longtemps. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 4:34
Question 234Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Est-ce que, par exemple, l'idée d'une année blanche, de dire on gèle pendant un an les dépenses, les prestations, peut-être le baril de l'emploi sur le revenu ?
Réponse partielle
Et vous faites comment là, avec l'hôpital ? Et vous faites comment avec l'école ? Vous savez pertinemment qu'aujourd'hui, l'hôpital et l'école sont des cocottes. Non, mais ce que je dis, c'est que quand vous balancez des années blanches ou quand vous expliquez que vous allez couper, sabrer dans les dépenses de manière complètement univoque, et bien le résultat, c'est qu'à la fin on a des services publics, pour certains d'entre eux, qui sont des cocottes minutes, prêtes à imploser, et si vous sabrez partout de manière égale, et bien les conséquences seront désastreuses. Nous, nous ne toucherons pas à l'hôpital public. Nous pourrons discuter avec les acteurs de l'hôpital public sur une réorga…
« Et vous faites comment là, avec l'hôpital ? Et vous faites comment avec l'école ? Vous savez pertinemment qu'aujourd'hui, l'hôpital et l'école sont des cocottes. Non, mais ce que je dis, c'est que quand vous balancez des années blanches ou quand vous expliquez que vous allez couper, sabrer dans les dépenses de manière complètement univoque, et bien le résultat, c'est qu'à la fin on a des services publics, pour certains d'entre eux, qui sont des cocottes minutes, prêtes à imploser, et si vous sabrez partout de manière égale, et bien les conséquences seront désastreuses. Nous, nous ne toucherons pas à l'hôpital public. Nous pourrons discuter avec les acteurs de l'hôpital public sur une réorganisation possible pour faire des économies, mais en fait la vérité, c'est que là, ces économies au coup de sabre ce qui va se produire, c'est quoi ? C'est que si vous ne changez rien structurellement, vous ne changez jamais l'organisation de quoi que ce soit, mais vous dites, soit je mets de l'argent, soit j'en retire et bien vous créez une situation complètement impossible. Nous, ce qu'on veut, c'est un grand plan de réorganisation pour l'hôpital public. Pardonnez-moi Raphaël Guzman d'insister »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 12:07
Question 235Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCI
Vous dites bravo Emmanuel Macron. La confrontation. Mais vous savez, moi, je ne suis pas du tout pavlovien. Vous avez le droit. Depuis le début, je n'ai jamais cru dans Emmanuel Macron. Donc, je me sens tout à fait libre de dire, quand il fait quelque chose de bien, et oui, son discours à Davos, son attitude, ce refus de se soumettre à Trump, cette volonté d'activer le bazooka commercial de l'Union européenne, qui est l'instrument anticoercifiant, ce que nous réclamons ici, ce que je réclame ici depuis longtemps, eh bien, c'était la bonne attitude. Et si Trump a cédé, c'est précisément parce que le président de la République, allié à d'autres leaders européens, ont dit non. Cette fois-ci, on ne baissera pas la tête. On vous regarde dans les yeux, Monsieur Trump. Nous, non. Nous n'avons pas peur de vous. Et c'est ça qui a fait reculer Trump. Ce n'est pas les courbettes. Ce n'est pas la stratégie de la flatterie, de l'obséquiosité. Ce qui fait reculer Trump, c'est quand il y a des leaders européens qui lui disent non.
Réponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron est plus habile que vous ne le pensiez ? Il y a ce mot terrible qui dit le pouvoir fatigue, oui, surtout ceux qui ne l'ont pas. Il a le pouvoir. Et rappelez-vous, les commentateurs sont beaucoup trompés sur plein de sujets. Et notamment, il y a encore neuf mois, on va voir, le gouvernement ne va pas tenir, etc. On est en janvier 2026. Emmanuel Macron a toujours un matignon infidèle dans les principaux ministères des fidèles. En réalité, il est peut-être minoritaire, mais il a le pouvoir. Je sais peut-être qu'il valorise la raison, ce qui est plutôt rare de nos jours. La réalité de tout ça, c'est qu'assez habilement, après cette faute, vous avez raison, après cette…
« Est-ce qu'Emmanuel Macron est plus habile que vous ne le pensiez ? Il y a ce mot terrible qui dit le pouvoir fatigue, oui, surtout ceux qui ne l'ont pas. Il a le pouvoir. Et rappelez-vous, les commentateurs sont beaucoup trompés sur plein de sujets. Et notamment, il y a encore neuf mois, on va voir, le gouvernement ne va pas tenir, etc. On est en janvier 2026. Emmanuel Macron a toujours un matignon infidèle dans les principaux ministères des fidèles. En réalité, il est peut-être minoritaire, mais il a le pouvoir. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 14:28Voir 1 autre passage
« Je sais peut-être qu'il valorise la raison, ce qui est plutôt rare de nos jours. La réalité de tout ça, c'est qu'assez habilement, après cette faute, vous avez raison, après cette faute, il a navigué et il a le pouvoir. Il a toujours la réalité du pouvoir. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 15:03
Question 236🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Attendez, parce que Raphaël Glucksmann, là, pour moi, il y a une contradiction. Vous dites d'un côté, il faut faire attention à la concurrence qui serait une concurrence déloyale et il faut imposer les mêmes normes. Aujourd'hui, le poulet ukrainien. Je voudrais quand même qu'on précise les choses pour que les gens comprennent. Non mais, Raphaël Glucksmann, vous ne pouvez pas là juste dire sur la morale le fait qu'il faut. Alors moi, je ne parle pas de morale.
Réponse directe
Vous parlez de solidarité. Je ne parle pas de morale. Je parle de notre intérêt vital en tant qu'Européens. Si l'Ukraine s'effondre, c'est notre sécurité qui est en jeu.
« Vous parlez de solidarité. Je ne parle pas de morale. Je parle de notre intérêt vital en tant qu'Européens. Si l'Ukraine s'effondre, c'est notre sécurité qui est en jeu. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 8:36
Question 237Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Mais alors, c'est une transition parfaite vers notre prochaine question puisque vous parlez de la culture du compromis, du fait qu'il faut accepter que les autres pays européens ne vont pas avoir exactement la même position que nous, que ce n'est pas la France qui doit imposer sa vision à l'Europe. Justement, il y a une politique européenne très co-construite qui a été votée récemment, le pacte immigration, que vous n'avez pas voté et qui était justement le fruit d'un compromis. Vous, vous trouvez qu'il n'allait pas assez loin dans la solidarité. D'autres trouvaient qu'il n'allait pas assez loin dans la fermeté. Donc là, pourquoi vous ne l'avez pas voté ?
Réponse directe
Parce que moi, j'ai lu les textes et vraiment, je vote en général les textes récemment et en me posant des questions fondamentales. Donc là, j'avais deux questions qui ont guidé ma lecture des textes. Première question est ce que ça répond à l'indignité ? Et j'entends par indignité le fait que 50 000 êtres humains soient morts dans notre mer sur les 30 dernières années, j'entends par indignité le fait que des êtres humains soient laissés dans un no man's land juridique total et la proie des mafias et du travail au noir et j'entends par désordre le chaos des politiques migratoires européennes, c'est à dire le fait que ce système dit de Dublin et le fait qu'on fasse peser l'ensemble du poids…
« Parce que moi, j'ai lu les textes et vraiment, je vote en général les textes récemment et en me posant des questions fondamentales. Donc là, j'avais deux questions qui ont guidé ma lecture des textes. Première question est ce que ça répond à l'indignité ? Et j'entends par indignité le fait que 50 000 êtres humains soient morts dans notre mer sur les 30 dernières années, j'entends par indignité le fait que des êtres humains soient laissés dans un no man's land juridique total et la proie des mafias et du travail au noir et j'entends par désordre le chaos des politiques migratoires européennes, c'est à dire le fait que ce système dit de Dublin et le fait qu'on fasse peser l'ensemble du poids sur les pays d'entrée et ces textes à cause parce qu'au départ, il y avait un compromis du Parlement avec la Commission, donc c'est à cause du Conseil européen, à cause des états membres, à cause du fait qu'on est cédé. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 56:50Voir 2 autres passages
« Bien sûr, bien sûr, bien sûr, mais on a tellement cédé à Victor Orban, Orban, en réalité, que du coup, on ne répond même pas aux désordres. Évidemment, on ne répond pas à l'indignité, mais en plus, on ne répond même pas aux désordres, c'est à dire que dans trois ans, on va devoir négocier un nouveau pacte. Parce qu'en fait, aujourd'hui, il n'y a même pas la solidarité européenne qui aurait fait contrepoids à toutes les mesures répressives qui peuvent heurter nos principes et donc les pays membres doivent aider les pays d'entrée ou payer. Et si vous voulez payer, par exemple, des barbelés autour de l'Europe et considérer que c'est une un investissement aussi la Grèce. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 57:53
« Victor Orban paye des barbelés et considère que c'est sa participation à la politique migratoire européenne. Moi, ça ne me va pas. C'est à dire que vraiment, je pense que ça veut dire qu'il y a toujours pas de politique migratoire européenne et que les gens qui prennent le bateau, ils veulent aller en Europe, pas en Italie ou en Grèce. Donc la réponse doit être européenne. Donc moi, je trouve que ça manque d'ambition à la fois sur le plan des principes, mais sur le plan du réalisme d'une politique migratoire européenne et donc je ne peux pas voter pour quelque chose qui ne répond à aucune des deux questions principales. Mais au delà de cela, il y a une question qui n'est pas abordée et je sais qu'elle n'est pas abordée parce qu'elle n'est pas populaire. Sûrement, c'est quid de des voies légales de migration. La politique migratoire, c'est pas juste se protéger contre la migration clandestine. La révolution économique, la politique migratoire. C'est aussi la possibilité de développer des voies légales avec des visas multi entrées qui sont négociés avec les pays de provenance. Ça, c'est l'Europe qui négocie et dans un contrat ou par exemple, il y a une question qui est toujours posée, c'est pourquoi est ce qu'on n'arrive pas à faire appliquer pour ceux qui n'ont pas droit à l'asile ou de titre de séjour des obligations de quitter le territoire. Parce qu'il n'y a pas les laissés passer consulaires. Et donc, ce qu'il faut, c'est un contrat gagnant gagnant avec les pays de provenance. C'est à dire que nous accordons des visas qui correspondent aux besoins de nos sociétés, de nos économies, on pourrait même le faire dans tous les sens, mais l'immigration zéro, c'est quand même la mort des économies et des sociétés européennes. Il faut le dire. Et on distribue ces visas et en échange, il y a l'octroi des laissés passer consulaires. Et je pense que c'est l'intérêt de ces pays de le faire. Mais sur les autres, c'est pas simplement une politique humaniste, c'est une politique réaliste aussi. Et regardez de l'extrême droite. Je sais pas ce que Jordan Bardella a dit quand il est venu chez vous, mais. Tous leurs slogans sur l'immigration zéro, ça se traduit par quoi? En fait, quand ils prennent le pouvoir. Un Mélanie. Le blocus naval avec nous passera rien, rien, personne ne passera. Et ensuite. 420 000 travailleurs étrangers. Pourquoi? Pas parce que Bruxelles l'a exigé, contrairement à ce que répète le Rassemblement national, mais parce que la réalité est arrivée dans le visage de Mme Mélanie et que donc on a un problème d'hypocrisie et que le rôle d'un politique, c'est aussi de poser des questions, même si ça peut être impopulaire. »
Question 238🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Vous continuez à défendre l'Europe ?
Réponse directe
Mais justement, on a fait le marché unique. Donc maintenant, on a deux solutions. Soit on applique les mêmes règles partout sur ce marché unique, soit on sort du marché unique. Si vous sortez du marché unique, la France s'effondre. C'est le Venezuela Chavez, la France, si on sort du marché unique. Par contre, une fois que vous avez un marché unique, où il y a la libre circulation des marchandises, il faut les mêmes règles partout. Il faut que les mêmes lois s'appliquent partout.
« Mais justement, on a fait le marché unique. Donc maintenant, on a deux solutions. Soit on applique les mêmes règles partout sur ce marché unique, soit on sort du marché unique. Si vous sortez du marché unique, la France s'effondre. C'est le Venezuela Chavez, la France, si on sort du marché unique. Par contre, une fois que vous avez un marché unique, où il y a la libre circulation des marchandises, il faut les mêmes règles partout. Il faut que les mêmes lois s'appliquent partout. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 3:28
Question 239Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
C'est les 1 %, les 5 %, les 10 % les plus riches que vous visez ?
Réponse directe
Non, mais rassurez-vous. Pour le calibrage. Rassurez-vous tout de suite. Ça va ? Non. C'est 4, 5, selon les assiettes. Ce n'est même pas 1. Donc, en fait, c'est vraiment les très, très, très, très, très riches. Et si vous arrivez à l'être en place, ça vous rapporte combien ? Et selon les études, on a beaucoup travaillé avec Gabriel Zucman, que vous connaissez peut-être, qui est un des plus grands fiscalistes, un économiste spécialiste de fiscalité en Europe et dans le monde. Ça rapporterait jusqu'à, ça dépend de l'assiette qu'on choisit, jusqu'à 200 milliards par an. Et donc, en réalité, on a là une source de financement. Mais ça ne doit pas être la seule. Et d'ailleurs, je tiens à vous dir…
« Non, mais rassurez-vous. Pour le calibrage. Rassurez-vous tout de suite. Ça va ? Non. C'est 4, 5, selon les assiettes. Ce n'est même pas 1. Donc, en fait, c'est vraiment les très, très, très, très, très riches. Et si vous arrivez à l'être en place, ça vous rapporte combien ? Et selon les études, on a beaucoup travaillé avec Gabriel Zucman, que vous connaissez peut-être, qui est un des plus grands fiscalistes, un économiste spécialiste de fiscalité en Europe et dans le monde. Ça rapporterait jusqu'à, ça dépend de l'assiette qu'on choisit, jusqu'à 200 milliards par an. Et donc, en réalité, on a là une source de financement. Mais ça ne doit pas être la seule. Et d'ailleurs, je tiens à vous dire qu'on a lancé une initiative citoyenne européenne qui est une sorte de référendum d'initiative partagée à l'échelle européenne avec ma collègue Aurore Laluc de Place publique au Parlement européen et avec Paul Magnette et avec des activistes écologistes à l'échelle européenne. Il faut qu'on collecte un million de signatures. Donc, s'il y en a dans la salle qui n'ont pas encore signé, ça serait bien de signer pour que ça puisse ensuite être débattu au Parlement et proposé par la Commission. Mais au-delà de cela, parmi les premiers signataires, il y a des multimillionnaires. Il y a l'héritière de BASF. Donc, il y a des gens qui sont multimillionnaires et qui veulent payer leur juste contribution à la transition écologique. »
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Question 240Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Mais vous parlez d'ingérences électorales ou vous pensez qu'une puissance étrangère pourrait aussi recourir à la violence ?
Réponse directe
Mais vous savez, quand des agents russes déposent des têtes de cochons devant des mosquées ou taguent des étoiles de David dans nos rues, eh bien c'est pour exciter ce sentiment de guerre civile qu'ils cherchent à instiller dans les démocraties. Quand en Espagne, par exemple, ils soutiennent à la fois dans le même moment les indépendantistes catalans les plus radicaux et les plus violents et les nationalistes castillans les plus extrêmes. Pourquoi ils font ça ? Pour montrer que la démocratie n'est pas stable. Et donc nous, ce qu'il faut qu'on fasse en tant que responsable politique, c'est maintenir cette stabilité, cette forme de débat qui est caractéristique aux démocraties. On ne touche p…
« Mais vous savez, quand des agents russes déposent des têtes de cochons devant des mosquées ou taguent des étoiles de David dans nos rues, eh bien c'est pour exciter ce sentiment de guerre civile qu'ils cherchent à instiller dans les démocraties. Quand en Espagne, par exemple, ils soutiennent à la fois dans le même moment les indépendantistes catalans les plus radicaux et les plus violents et les nationalistes castillans les plus extrêmes. Pourquoi ils font ça ? Pour montrer que la démocratie n'est pas stable. Et donc nous, ce qu'il faut qu'on fasse en tant que responsable politique, c'est maintenir cette stabilité, cette forme de débat qui est caractéristique aux démocraties. On ne touche pas physiquement à son adversaire politique. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 2:12
Question 241Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changer
– Vous le dites, ce qui a été un tournant, c'est cette rencontre avec un petit groupe ouïghours qui est venu dans votre bureau au 11ème étage du Parlement européen vous interpeller sur une question sur laquelle tout le monde faisait silence, dont pas assez de parler.
Réponse directe
les élites politiques et médiatiques avaient décrété que les gens ne pouvaient pas s'y intéresser. Et donc, c'est pour ça que les grands médias n'en parlaient pas. Parce qu'a priori, les téléspectateurs et les auditeurs, ben, ils s'en foutaient, c'était trop loin. Et les politiques n'en parlaient pas parce qu'ils pensaient que les électeurs s'en foutaient. Et donc, ce qu'on a réussi à faire grâce à ces jeunes, grâce à ces centaines de milliers de jeunes, français et belges d'ailleurs, vraiment, enfin, c'est dans l'espace francophone, puisque moi, je parle français, mais on a réussi à imposer ce thème et à montrer qu'en fait, les gens ne s'en foutaient pas, qu'un crime contre l'humanité pouv…
« les élites politiques et médiatiques avaient décrété que les gens ne pouvaient pas s'y intéresser. Et donc, c'est pour ça que les grands médias n'en parlaient pas. Parce qu'a priori, les téléspectateurs et les auditeurs, ben, ils s'en foutaient, c'était trop loin. Et les politiques n'en parlaient pas parce qu'ils pensaient que les électeurs s'en foutaient. Et donc, ce qu'on a réussi à faire grâce à ces jeunes, grâce à ces centaines de milliers de jeunes, français et belges d'ailleurs, vraiment, enfin, c'est dans l'espace francophone, puisque moi, je parle français, mais on a réussi à imposer ce thème et à montrer qu'en fait, les gens ne s'en foutaient pas, qu'un crime contre l'humanité pouvait intéresser l'humanité tout entière, et que finalement, tout ce qu'on disait sur les droits de l'homme s'est dépassé, toute cette rhétorique universaliste est morte, eh bien, c'était complètement faux. Et que l'alibi « les gens ne s'y intéressent pas » a volé en éclats sous les coups de bout de soie de ces jeunes-là. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 4:11Voir 2 autres passages
« – C'est mon côté vieux con, c'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais « on va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages ». – Eh ben si, ça marche. – Eh ben, non, on n'a pas mis de coucher de soleil, mais par contre, on a mis que du texte, parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte, mais en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire « ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes ». – Ce qui s'est passé. – Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus, et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important, c'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie, qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs sociaux. C'est-à-dire, des marques qui sont très en train d'être dédiées aux cours chinois, des esclaves ouïghours dans leurs chaines de production. Donc vous avez en gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas à ce moment-là, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques. Les 80 marques étaient listées l'une après l'autre, de les interpeller, de les obliger par la pression à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques. Puisque tout d'un coup, franchement, si le Parlement européen avait fait une enquête, ça aurait mis des mois, des années. Des années déjà, et en plus, franchement, ils n'en avaient rien à foutre. Mais là, tout d'un coup, leur cœur de cible, c'est-à-dire les jeunes qu'ils ont envie de séduire, se mettent à les interpeller, mais de manière ultra massive. Et on voit l'ébranlement dans les dirigeants des multinationales qui décident de changer pour certaines d'entre elles, par exemple Adidas ou Lacoste, et pour d'autres, ils refusent, comme Nike ou Zara, mais décident de changer leur chaîne de production. Et là, on a compris le pouvoir que ces jeunes avaient à condition de l'exercer. Et c'est vraiment le sens du livre. J'essaye de leur dire, bien sûr que chacun d'entre nous, on a une voix qui nous dit à quoi bon, qui suis-je pour agir, finalement, face à une multinationale, qu'est-ce que je peux changer, moi ? Face à un État comme la Chine, qu'est-ce que je peux changer ? Et en fait, ce n'est pas vrai. On a chacun un pouvoir. Alors bien sûr, si on est seul, moi j'attaque Adidas, ça ne va pas marcher. »
Question 242🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
On va rentrer dans le détail de cela parce que, par ailleurs, vous êtes quand même un des défenseurs du Green Deal européen, dont on sent qu'il est quand même fragilisé aussi par les gages qui sont donnés aux agriculteurs. Mais je voudrais qu'on rentre dans le très concret, à la fois sur la question de la concurrence et notamment avec le fameux poulet ukrainien, et puis avec la question de la manière dont les prix sont faits. Vous parlez de la grande distribution ou des industriels qui se feraient des marges sur l'agriculture. Il y a cette fameuse loi EGalim. Et on s'est rendu compte... On s'est rendu compte au fur et à mesure de cette crise des agriculteurs que la loi EGalim était une sorte d'écran de fumée, puisque dans le même temps, les négociations, elles se font en réalité en dehors de l'hexagone. Est-ce qu'il n'y a pas un problème structurel en Europe d'avoir fait le marché ouvert d'un côté et des règles... En fait, à quoi servent encore les règles françaises ?
Réponse à côté
Vous devriez être candidate aux élections européennes. Parce qu'en fait, oui... Ça, c'est votre rôle. C'est qu'en fait, on a fait... Mais ce n'est pas simplement sur l'agriculture. Ça se retrouve sur plein de sujets. C'est inquiétant. Oui, c'est très inquiétant. Et c'est bien pour ça que moi, je m'engage...
« Vous devriez être candidate aux élections européennes. Parce qu'en fait, oui... Ça, c'est votre rôle. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 3:12Voir 1 autre passage
« C'est qu'en fait, on a fait... Mais ce n'est pas simplement sur l'agriculture. Ça se retrouve sur plein de sujets. C'est inquiétant. Oui, c'est très inquiétant. Et c'est bien pour ça que moi, je m'engage... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 3:21
Question 243Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Il fallait faire quoi dans l'urgence du coup?
Réponse partielle
C'est des engagements qu'on peut prendre maintenant. Je veux dire, là, on a des engagements. Mais là, on a déverdi la PAC et on revient. On revient sur des normes qui ne sont toujours pas mises en application. On a fait du Green Deal le coupable alors qu'il n'est pas acté. Donc, c'est pas lui le coupable de la crise agricole. mais il n'y en a aucun qui est mis en pratique réellement. Je veux dire, on est dans l'illogisme total. C'est à dire qu'on explique que le responsable d'une crise qui est extrêmement profonde, qui vient de loin et qui couvait depuis longtemps, c'est quelque chose qu'on a voté nous, mais qui n'est pas encore mis en action. Donc, en fait, il y a eu une forme d'hypocrisie…
« C'est des engagements qu'on peut prendre maintenant. Je veux dire, là, on a des engagements. Mais là, on a déverdi la PAC et on revient. On revient sur des normes qui ne sont toujours pas mises en application. On a fait du Green Deal le coupable alors qu'il n'est pas acté. Donc, c'est pas lui le coupable de la crise agricole. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 35:29Voir 2 autres passages
« mais il n'y en a aucun qui est mis en pratique réellement. Je veux dire, on est dans l'illogisme total. C'est à dire qu'on explique que le responsable d'une crise qui est extrêmement profonde, qui vient de loin et qui couvait depuis longtemps, c'est quelque chose qu'on a voté nous, mais qui n'est pas encore mis en action. Donc, en fait, il y a eu une forme d'hypocrisie et de débouchés offerts à cette colère qui est légitime, mais un débouché qui serait anti-écologique. Et ça, moi, je pense que c'est une catastrophe. Mais par contre, ce qui est certain, c'est que si nous en restons à l'étape des objectifs contraignants et des normes, nous allons faire face à une insurrection généralisée et donc ce que nous proposons, c'est des investissements massifs. C'est une politique industrielle et c'est une planification à l'échelle européenne qui permettent à cette transition d'avoir lieu en étant juste socialement et en réindustrialisant le continent européen. Donc, il faut passer à l'étape 2, si vous voulez. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 35:53
Question 244Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui, vous pouvez diriger la France ?
Refus explicite
Vous savez, quand on m'a proposé d'être Premier ministre, on te disait que ça flottait au moment du grand désarroi lié à la dissolution absurde d'Emmanuel Macron. J'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. Le « on », c'était qui ? Non, mais j'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là.
« Vous savez, quand on m'a proposé d'être Premier ministre, on te disait que ça flottait au moment du grand désarroi lié à la dissolution absurde d'Emmanuel Macron. »
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« J'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. Le « on », c'était qui ? Non, mais j'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 10:38
Question 245Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Un mot sur un nom, je crois, qu'on n'a pas encore prononcé, que vous n'avez pas encore prononcé ce soir sur ce plateau, c'est celui de Jean-Luc Mélenchon. On sait que vos relations sont exécrables. On est d'accord sur le terme. Est-ce que ça veut dire que... C'est un conflit politique. C'est un conflit politique. C'est une histoire de ligne politique. Est-ce que ça veut dire que jamais, absolument jamais, vous ne pourriez voter pour lui ?
Réponse directe
Jamais. Écoutez-moi bien. Oui. J'ai été très clair. Je peux le répéter un million de fois. Il n'y aura jamais d'accord avec la France Insoumise ou avec Jean-Luc Mélenchon. Non, mais je vais vous le dire. Je vois bien ce qu'il y a derrière votre question. Si jamais il est face à l'extrême droite... Voilà, vous avez devancé la question. Voilà, mais je peux vous devancer. Je voterai contre l'extrême droite, quoi qu'il arrive. Mais maintenant, moi, je vais vous dire une chose. Il ne sera pas face à l'extrême droite au deuxième tour. Je vais vous le dire. Déjà, parce que de toute façon, s'il est face à l'extrême droite au deuxième tour, peu importe mon vote, peu importe mon vote, il perdra. Vous…
« Jamais. Écoutez-moi bien. Oui. J'ai été très clair. Je peux le répéter un million de fois. Il n'y aura jamais d'accord avec la France Insoumise ou avec Jean-Luc Mélenchon. Non, mais je vais vous le dire. Je vois bien ce qu'il y a derrière votre question. Si jamais il est face à l'extrême droite... Voilà, vous avez devancé la question. Voilà, mais je peux vous devancer. Je voterai contre l'extrême droite, quoi qu'il arrive. Mais maintenant, moi, je vais vous dire une chose. Il ne sera pas face à l'extrême droite au deuxième tour. Je vais vous le dire. Déjà, parce que de toute façon, s'il est face à l'extrême droite au deuxième tour, peu importe mon vote, peu importe mon vote, il perdra. Vous aussi, aujourd'hui, vous perdez. C'est ce que disent les sondages aussi. Pas dans les mêmes proportions. Il perd davantage que vous. Non, mais enfin, vraiment davantage. Mais ce n'est pas ça, l'enjeu. L'enjeu, il ne sera pas au second tour. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Parce qu'il y aura une mobilisation d'une gauche qui est, j'en suis convaincu, majoritaire chez les électrices et les électeurs de gauche. Une gauche démocrate, sans compromission. Une gauche pro-européenne, écologique, sociale, qui ne brutalise pas, le débat public et qui ne flirte pas avec les thèmes les pires. Donc moi, ce que je vous dis, une chose très simple, c'est qu'en fait, nous pourrons être la digue qui fait face à l'extrême droite. Mais pour ça, il faut qu'on se mette au travail et qu'on assume sérieusement nos responsabilités. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 26:11
Question 246Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Est-ce qu'il ne faudra pas mettre les bouchées d'eau ?
Réponse à côté
Parce qu'ils ont le sentiment de l'urgence. Et je pense qu'il faut qu'on retrouve le sentiment de l'urgence. Et la perspective de l'effondrement climatique nous impose le sentiment de l'urgence. La guerre aux portes de l'Europe et en Europe nous impose ce sentiment d'urgence. Et donc il faut qu'on soit capable, aujourd'hui, de se dire qu'on a quelques mois, quelques années devant nous pour se ressaisir et pour s'affirmer comme acteurs. Et de cette période-là qui s'ouvre, eh bien, finalement, soit l'Europe sortira comme un acteur fort et enfin une puissance politique, pas simplement un marché, soit nous aurons consenti à disparaître de l'histoire. Mais je ne crois pas. Moi, j'y crois vraimen…
« Parce qu'ils ont le sentiment de l'urgence. Et je pense qu'il faut qu'on retrouve le sentiment de l'urgence. Et la perspective de l'effondrement climatique nous impose le sentiment de l'urgence. La guerre aux portes de l'Europe et en Europe nous impose ce sentiment d'urgence. Et donc il faut qu'on soit capable, aujourd'hui, de se dire qu'on a quelques mois, quelques années devant nous pour se ressaisir et pour s'affirmer comme acteurs. Et de cette période-là qui s'ouvre, eh bien, finalement, soit l'Europe sortira comme un acteur fort et enfin une puissance politique, pas simplement un marché, soit nous aurons consenti à disparaître de l'histoire. Mais je ne crois pas. Moi, j'y crois vraiment parce que je sais aussi que les démocraties européennes sont toujours ultra lentes à la détente, qu'elles sont d'abord guidées par leur confort, par leur refus de prendre le moindre risque, mais qu'une fois qu'elles se réveillent, eh bien, à la fin, elles gagnent pour une raison simple, c'est que notre système politique est le plus durable, est le plus viable. Et je crois que les démocraties finiront par l'emporter, mais qu'effectivement, il faudra une véritable révolution mentale, à commencer par ces institutions ici. »
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« Et même moi, à l'époque, j'ai encore le souvenir d'une discussion avec Anna Politkovskaya, un an avant sa mort, assassinée dans son hall d'immeuble par les sbires de Vladimir Poutine, le jour anniversaire du Tsar. En 2006. Et donc, la discussion un an avant, en 2005, où je racontais les révolutions de couleur à l'Est, parce que je revenais d'Ukraine, et j'étais plein d'enthousiasme, et elle m'a dit, mais Poutine fera la guerre. Poutine fera la guerre, et le jour où il la fera vraiment, vous serez surpris, vous, en Europe, de découvrir que vous en êtes les cibles. Et je me souviens qu'à l'époque, je m'étais dit, bon, c'est normal. Elle est seule contre la mécanique de mort d'un régime aussi puissant que celui de Poutine, c'est normal qu'elle soit aussi pessimiste. Mais j'avais pris ça pour du pessimisme, et pas pour de la lucidité. Et chaque jour depuis, m'a prouvé que c'est elle qui avait raison. Et donc, moi, je m'interroge, pourquoi est-ce qu'on n'écoute pas les lanceurs d'alerte ? On n'écoute pas les lanceurs d'alerte parce qu'on est amoureux de nos meubles, dont vous avez parlé, parce qu'on refuse les voix qui perturbent notre confort, et qu'on le paye ensuite extrêmement cher. Si on avait écouté Anna Politkovskaya, on ne serait pas dans cette situation. Et moi, j'ai vu aussi, chez mon père, les 15 dernières années de sa vie, la manière dont il a consacré toute son existence au sort d'un peuple, les Tchétchènes, dont personne n'avait rien à foutre, soyons honnêtes, en Europe, la manière dont il a été frappé à toutes les portes, à toutes les portes de nos dirigeants, dans tous les médias, dans toutes les universités, dans toutes les sociétés européennes, pour dire, attention, ce qui est en train de se construire en Russie est un régime qui deviendra dangereux pour nous, pas simplement pour les Tchétchènes, et la guerre qu'ils mènent, la guerre d'extermination qu'ils mènent en Tchétchènie, c'est une guerre annonciatrice de troubles bien plus vastes et bien plus grands encore. Et je me souviens qu'à l'époque, les gens le regardaient avec une forme de condescendance ou de compassion, en se disant qu'il était tombé amoureux des montagnes du Caucase. Il n'était pas amoureux des montagnes du Caucase. Il était, voilà, exactement. C'était devenu presque une blague dans Paris. Et donc, bien sûr, je veux rendre hommage aux gens qui ont vu, qui ont dit, qui ont lu, qui ont su, qui ont écrit et qu'on n'a pas voulu entendre. »
Question 247Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
C'est quoi l'assiette ?
Réponse à côté
Déjà, je sais qu'il faut que je fasse des réponses brèves, mais vous avez balayé tellement de thèmes dans votre question. Déjà, juste dire que aujourd'hui, la droite européenne est partie en guerre contre les normes, contre le pacte vert, contre l'écologie dite punitive ou normative. Nous, nous entendons défendre ce qui a été fait pendant ce mandat. Nous ne laisserons pas détricoter le Green Deal. Nous nous battrons pour protéger ce qui a été acté. Ils ont surtout eu tort de ne pas poser la question des revenus au lieu de poser Oui, mais ils n'ont pas touché. Ils déverdissent la PAC et dans le même temps, ils ne touchent pas à la répartition des subventions. Moi, je veux bien, mais je compr…
« Déjà, je sais qu'il faut que je fasse des réponses brèves, mais vous avez balayé tellement de thèmes dans votre question. Déjà, juste dire que aujourd'hui, la droite européenne est partie en guerre contre les normes, contre le pacte vert, contre l'écologie dite punitive ou normative. Nous, nous entendons défendre ce qui a été fait pendant ce mandat. Nous ne laisserons pas détricoter le Green Deal. Nous nous battrons pour protéger ce qui a été acté. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 34:11Voir 2 autres passages
« Ils ont surtout eu tort de ne pas poser la question des revenus au lieu de poser »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 34:57
« Oui, mais ils n'ont pas touché. Ils déverdissent la PAC et dans le même temps, ils ne touchent pas à la répartition des subventions. Moi, je veux bien, mais je comprends tout à fait pourquoi certains représentants d'intérêts n'ont absolument aucun intérêt, c'est le cas de le dire, à toucher à la répartition des subventions. Mais ça me semble plus urgent que de revenir en arrière sur la question des pesticides. »
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Question 248🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Mais vous vous souvenez évidemment du plombier polonais ?
Réponse directe
Il faut leur répondre et on va leur répondre, mais la réponse sera pas simplement sur le poulet ukrainien. La réponse, ce sera par une refonte des politiques de subvention européenne. Ce sera par l'imposition des mesures miroir.
« Il faut leur répondre et on va leur répondre, mais la réponse sera pas simplement sur le poulet ukrainien. La réponse, ce sera par une refonte des politiques de subvention européenne. Ce sera par l'imposition des mesures miroir. »
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Question 249Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Puisque dans quelques jours Emmanuel Macron retrouvera la capacité de dissoudre. Moi je pense. Est-ce que au fond cela permettrait de débloquer
Réponse directe
une situation qu'il est aujourd'hui ? Je suis toujours pour qu'on ne maltraite pas les institutions de la République. J'ai été effaré par la première dissolution. Par le fait de jouer ainsi avec les institutions de la République. J'ai un respect quasi sacré pour ces institutions. Donc moi je ne suis pas pour la dissolution en soi. Ce que je pense par contre, c'est que quand il y a un contrat de non-censure qui se construit et pour lequel nous avons oeuvré avec Place Publique aux côtés du Parti Socialiste, eh bien il faut le respecter ensuite. Parce que sinon, on a à nouveau l'instabilité qui revient. Et ce pays n'a pas besoin d'instabilité.
« une situation qu'il est aujourd'hui ? Je suis toujours pour qu'on ne maltraite pas les institutions de la République. J'ai été effaré par la première dissolution. Par le fait de jouer ainsi avec les institutions de la République. J'ai un respect quasi sacré pour ces institutions. Donc moi je ne suis pas pour la dissolution en soi. Ce que je pense par contre, c'est que quand il y a un contrat de non-censure qui se construit et pour lequel nous avons oeuvré avec Place Publique aux côtés du Parti Socialiste, eh bien il faut le respecter ensuite. Parce que sinon, on a à nouveau l'instabilité qui revient. Et ce pays n'a pas besoin d'instabilité. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 17:30
Question 250Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
On va revenir sur les questions de la culture du compromis, des mécanismes et des majorités au Parlement européen, parce que c'est une grande question autour de cette élection, c'est qu'on attend notamment une montée en puissance de certains groupes d'extrême droite au Parlement européen, d'identité et démocratie, de leurs homologues conservateurs, des conservateurs et réformistes européens. Vous avez un peu un argument face notamment à Valérie Ayé de dire si vous votez pour moi, je vais pouvoir plus peser avec le groupe des sociaux et démocrates dans cette nouvelle majorité, même si parfois vous ne votez pas toujours avec votre groupe. Est ce que vous êtes confiant sur le fait d'arriver à peser?
Réponse directe
Déjà, ça dépend, pas des médias, mais des électrices et des électeurs. En réalité, quand même, quand on vote, on vote pour jouer des rapports de force dans les institutions. Donc, en fait, notre poids au Parlement en tant que sociodémocrate dépendra du résultat des élections et notre poids, nous, Français, au sein du groupe social-démocrate dépendra du résultat des élections. Si on arrive avec une immense délégation dans le prochain Parlement, on aura un poids immense au sein du groupe social-démocrate qui aura un poids immense au sein du Parlement. Ça ne nous aura pas échappé. La dernière fois, on était six. Je sais que vous avez enterré la social-démocratie, mais on était quand même beauc…
« Déjà, ça dépend, pas des médias, mais des électrices et des électeurs. En réalité, quand même, quand on vote, on vote pour jouer des rapports de force dans les institutions. Donc, en fait, notre poids au Parlement en tant que sociodémocrate dépendra du résultat des élections et notre poids, nous, Français, au sein du groupe social-démocrate dépendra du résultat des élections. Si on arrive avec une immense délégation dans le prochain Parlement, on aura un poids immense au sein du groupe social-démocrate qui aura un poids immense au sein du Parlement. Ça ne nous aura pas échappé. La dernière fois, on était six. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:03:53Voir 1 autre passage
« Je sais que vous avez enterré la social-démocratie, mais on était quand même beaucoup plus que six, mais six Français au sein de ce groupe. Donc, on aura un poids plus grand si on fait un score plus grand. Déjà à six, on a réussi à orienter plein de politiques à l'échelle européenne. Et donc, appartenir à ce groupe-là, déjà, c'est une chance immense. Pourquoi ? Moi, je vous dis les choses de manière très ouverte. L'année dernière, il y a cinq ans, on hésitait parce qu'en fait, quand on a lancé place publique, nous, on était à la croisée des chemins entre l'écologie politique et la social-démocratie, en fait. Et donc, rejoindre le groupe social-démocrate, c'était même pas... C'est une discussion. Et en fait, chaque jour qui passe, je me dis mais quel bon choix, en fait, parce que dans ce groupe, quand vous arrivez à porter quelque chose, ça se transforme en loi, enfin ça se transforme en directive, ça se transforme en commission qui existe. Et donc, vous avez vraiment un levier de puissance au sein des institutions européennes qui est immense. Jamais on n'aurait fait de la commission spéciale sur les ingérences si je n'avais pas été dans ce groupe-là. Jamais Aurore aurait... Aurore aurait réussi à porter territoire zéro chômeur à l'échelle européenne ou la régulation bancaire ou la taxation sur les super profits si ce n'était pas dans ce groupe-là. Et donc, en fait, ou la sortie du traité sur la charte de l'énergie. Et donc, en fait, quand vous arrivez à convaincre ce groupe, ce qui n'est pas toujours le cas, moi, je ne le cache pas, on a des dissensions, vous arrivez à avoir un résultat direct sur les politiques européennes. Et c'est pour ça qu'on se sent efficace, en fait. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:04:43
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03
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« Oui, et je pense que c'est le moment. Et que les Palestiniens ne peuvent pas voir la perspective de leur État repousser sans cesse au calandre grecque. Nous avons, nous, une position très claire. Deux États. Tout le monde le répète, mais plus on le répète, plus ça s'éloigne. Donc, il faut montrer aux Palestiniens que leurs droits seront reconnus et leur droit à un État est inalignable. Donc, oui, il faut reconnaître l'État palestinien. Et même dans la perspective de la lutte contre le terrorisme, c'est essentiel. Parce qu'en fait, ce fait de maintenir en permanence les Palestiniens dans un no man's land juridique, dans une non-existence légale, eh bien, c'est ce qui nourrit les organisations terroristes comme le Hamas. Et la politique d'extension infinie de la colonisation aussi jordaine qui avait commencé avant le 7 octobre n'avait qu'un seul but, n'a qu'un seul but, miner la possibilité même de l'existence de l'État palestinien. Et donc, c'est important que les Européens marquent le coup. D'acter. D'acter. »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 17:29
« Il faut une catastrophe pour qu'on s'étonne soudainement. – Ça s'est fait quasiment naturellement. Et on a déménagé de la production, en Chine en particulier, et donc on a un destin comme ça de « doi gaveo made in China ». On consomme donc les biens produits en Chine, on consomme la sécurité produite aux États-Unis, donc on vient de voir en Afghanistan qu'il n'y avait plus de sécurité à consommer, puisque les États-Unis se retiraient. Et donc on s'est installé comme ça dans un rapport de consommation, dans un rapport de consommation au monde. Or, si on veut être maître de notre destin, il faut qu'on produise. Donc il y a des choses à faire pour à nouveau devenir producteur. Et c'est des choses assez simples à l'échelle européenne à faire. Simplement, elles ne sont pas faites parce que les gens qui nous dirigent pensent que finalement, ce destin de consommateur, c'est le destin ultime de l'humanité. – Et vous avez un beau chapitre sur le lobbying européen aussi. – Voilà. Et que ce grand déménagement du monde, il a bénéficié à des gens. Enfin, je veux dire, vous êtes actionnaire d'une multinationale, et bien cette idée d'aller produire, de produire tous les biens en Chine et de les vendre chez nous, ça vous dégage des marges absolument hallucinantes. Ça vous permet des dividendes extraordinaires. Et la réalité, c'est que ça a, un, un impact climatique désastreux et que donc si on veut être sérieux sur la lutte contre le dérèglement climatique, il va falloir mettre fin à cette organisation-là du monde. Et deux, ça a un impact social et psychologique et politique et mental et quasi civilisationnel désastreux ici. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est mis dans la peau, c'est-à-dire que le spectateur, c'est celui qui a un rapport au monde de spectateur, en fait. De zapper, de spectateur, mais qui n'a plus de rapport de production de son propre destin. Et pour moi, c'est une calamité. Ça explique le fatalisme ambiant en Europe. Vous savez, il y a un grand philosophe allemand qui s'appelle Hegel qui a très bien expliqué ça dans la dialectique du maître et de l'esclave. La dialectique du maître et de l'esclave, c'est un jour, il y a quelqu'un qui arrive et qui dit « je suis maître », et l'autre, l'esclave, se soumet, est soumis, et progressivement, le maître va déléguer à l'esclave l'ensemble des activités productives. Et donc l'esclave va produire pour le maître, et le maître est dans un rapport de consommateur. Et au bout d'un moment, l'esclave qui a un rapport à la production et le maître qui a un rapport oisif au monde des consommateurs, eh bien l'esclave devient plus puissant que le maître et le renverse. Et c'est ça la dialectique permanente de l'histoire. Mais il doit s'en rendre compte qu'il est plus puissant. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 37 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Vous savez à quoi je pense en me rasant le matin ? Vraiment, à quoi je pense en me rasant le matin ? Je suis rapporteur. Là, je suis rapporteur pour le Parlement européen, pour la Commission de défense du Parlement européen sur la création des instruments de défense européenne. On est en train de faire en quelques semaines ce qu'on n'a pas fait pendant 80 ans. C'est-à-dire essayer de doter l'Europe d'une défense autonome vis-à-vis des États-Unis pour faire face à la menace russe. Donc, vraiment, en me rasant, en me couchant, en me lavant les cheveux, en me lavant les dents, c'est à ça que je pense aujourd'hui, vraiment. – Alors Alain, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:27Voir 2 autres passages
« C'est toujours une controverse. Face au crime d'agression, qui est le principal crime en droit international, et ce que la Russie a fait en Ukraine, il y a des contre-mesures qui sont légitimes. Vous savez, les sanctions qu'on a prises en ce moment sur la Russie, elles ont été validées par le Conseil de sécurité des Nations Unies ? Non. C'est la décision souveraine de l'Union européenne. Donc on pourrait dire qu'elles sont illégales. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:10
« Mais même pour nous, c'est plus une question. En fait, ce n'est pas à l'OTAN qu'on va assurer notre sécurité. Qui peut faire confiance à Donald Trump pour assurer sa sécurité ? Honnêtement, on a dormi pendant 40 ans. Moi, j'ai essayé de le dire, ça fait 20 ans que j'ai essayé de le répéter. On a dormi pendant 40 ans et à la fin, c'est les électeurs du Michigan et de Floride qui vont décider si Varsovie, Berlin ou nos capitales vont être défendues, oui ou non. Donc ça, ce n'est pas une position digne, c'est une position suicidaire. Donc maintenant, on va construire nous-mêmes notre défense. Et il faut, oui, que l'Union européenne intègre l'Ukraine en son sein. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 févr. 2024 au 11 mai 2026 · 29 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités26 avr. 2024 au 11 mai 2026 · 43 observations43 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 30 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à partir de juin, le président de la République, et j'ai une confiance limitée désormais dans ses capacités de jugement sur les institutions à la capacité de dissoudre l'Assemblée nationale. Donc, on ne va pas être surpris toute notre vie. Ça veut dire que le 9 juin au soir, on soit surpris par le fait qu'ils dissolvent l'Assemblée nationale. Donc, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 16:04Voir 2 autres passages
« L'Ukraine, aujourd'hui, c'est une industrie immense. C'est une armée qui est probablement la deuxième armée aujourd'hui du continent européen. Vous savez, cette semaine, on a beaucoup parlé des accords de Munich de 1938. Vous savez ce qui s'est passé après les accords de Munich quand les Français et les Anglais se sont écrasés face aux nazis et ont livré les Tchécoslovaques, nos alliés, à Hitler ? Il y a eu l'invasion de la Tchécoslovaquie. Et vous savez ce qui s'est passé après, en France ? Eh bien, quand il y a eu l'offensive allemande contre la France, ce sont les chars tchécoslovaques qui ont percé nos défenses et qui étaient les plus efficaces contre nous. Et donc, en fait, laisser l'Ukraine à la Russie, c'est offrir à la Russie un monopole sur les céréales. C'est offrir à la Russie une industrie immense, l'industrie ukrainienne. C'est offrir à la Russie une armée extrêmement puissante, l'armée ukrainienne. Et donc, en fait, on ne peut pas se permettre cela parce que sinon, ils vont aller plus loin. C'est ça. Moi, ça fait 20 ans que j'alerte sur le risque de Poutine. J'ai essayé de dire, quand il a envahi la Géorgie en 2008, que si on jetait la Géorgie sous le bus, eh bien, on aurait ensuite une guerre ailleurs. On a eu ensuite l'annexion de la Crimée, l'invasion du Donbass. J'ai essayé de dire que si on laissait faire cela, eh bien, on aurait une guerre majeure. On a eu ensuite l'Ukraine. Là, si on laisse l'Ukraine aux mains des Russes, ce qui va se passer, c'est une guerre dans les pays de l'Union européenne et de l'OTAN. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 15:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sur la question de la censure, on a une gauche qui a conscience du moment extrêmement grave qu'on traverse sur le plan historique, géopolitique, social, budgétaire, économique, et qui donc n'utilise pas la censure simplement pour un jeu de posture. C'est la gauche que nous représentons. Et on a vu à quel point on était capable de prendre nos responsabilités. Mais sur cette question de la censure, ça demande un effort aussi de la part du gouvernement. Je veux dire, on a arraché des concessions, il ne faut pas revenir sur ces concessions les unes après les autres. Et donc, ce n'est pas un accord de non-censure sur les mois qui viennent. C'est un accord de non-censure sur des engagements précis. Si ces engagements sont tenus, il n'y aura pas de censure. Si ces engagements ne sont pas tenus, la question de la censure sera à nouveau sur la table. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:07Voir 2 autres passages
« – Ce qu'il s'agit, c'est de condamner les GPA qui peuvent être associés à la traite dans le cadre de la traite des êtres humains. Donc évidemment, on est tous, je pense que vous aussi, tout le monde est contre la GPA quand elle est dans le cadre d'une traite d'êtres humains et d'un système qui oblige la personne. Mais ce n'est pas une condamnation de toute forme de GPA comme étant une traite d'êtres humains, il faut être précis. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 18:47
« Bien sûr, la limite est la limite juridique, en l'occurrence constitutionnelle. Donc, en fait, il y a un problème d'investissement aussi en Allemagne. C'est ça que je veux vous dire, c'est qu'en fait, en Allemagne aussi, la question se pose indépendamment de la situation budgétaire française. Et c'est pour ça que moi, je crois que ces empreintes vont arriver. C'est que l'histoire va décider à notre place. Donc, c'est toujours par des crises qu'on fait des bons en avant dans la construction européenne. Et que là, les crises, elles sont tellement fortes à la fois sécuritaires et écologiques, qu'on va être contraints de le faire. Mais ensuite, parce qu'il y a une situation en Allemagne qui est très intéressante. Moi, il ne faut plus dire l'Allemagne, en fait. C'est à dire ? On dit, par exemple, toujours le patronat allemand est pour le libre échange. Et ça ne changera jamais parce que la répartition des tâches, elle est comme ça à l'échelle européenne. On vend nos machines outils, on vend nos biens à haute valeur ajoutée et on importe des produits chinois à basse valeur ajoutée. C'est vrai que ça a été pendant très longtemps. La politique commerciale européenne était fondée sur ce principe allemand. Aujourd'hui, au sein du patronat allemand, il y a des discussions ultra intéressantes. Et d'ailleurs, hyper virulente parce que ce deal là ne fonctionne plus. Ce pacte Faustien entre le capitalisme allemand et le régime communiste chinois ne fonctionne plus, en tout cas, ne fonctionne plus pour toute une partie de ce Mittelstand. Donc les PME allemandes, mais en réalité, quand vous allez les visiter, vous comprenez que ce n'est pas vraiment des PME. C'est très, c'est très grand. Et en France, ça serait considéré comme des grandes entreprises. Mais ce Mittelstand allemand devient victime de l'ouverture à la production chinoise. Et donc, d'un côté, vous avez des grands groupes comme Volkswagen qui se sont complètement liés au régime chinois, c'est à dire qu'ils ont délocalisé leur production et 50% de leurs voitures sont produites en Chine et 50% de leurs ventes en amont et en aval, 50% de leurs ventes, c'est le marché chinois. En fait, c'est des entreprises qui sont devenues chinoises en réalité. Et face à ça, vous avez des représentants du Mittelstand qui disent mais nous, le contrat ne fonctionne plus. On est en train de subir à distance plus tard ce qu'ont subi les producteurs français. Et donc, il y aura des changements de politique commerciale en Allemagne. Et l'Allemagne, ce n'est pas comme la France, c'est à dire qu'en France, c'est le politique qui décide tout. Donc, quand le politique change, tout change. En Allemagne, il y a vraiment un consensus social. C'est le politique qui est finalement le débouché des discussions entre partenaires sociaux, des orientations de l'économie, de l'industrie. Et donc, en réalité, c'est plus lent à changer. Mais quand ça change, c'est comme un paquebot. Ça change vraiment. Et je crois qu'aujourd'hui, l'Allemagne est fracturée. Et donc, c'est pour ça aussi que c'est un moment plastique en Europe et qu'on peut pousser pour des solutions différentes de ce qui a été fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack5 juin 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, nous ne cédons pas à la menace, nous ne sommes pas impressionnés. Il faut arrêter avec ce type de langage. Je veux dire, ce n'est pas le chef qui s'adresse à ses ouailles. « Revenez à la maison, l'école bussionnière a fini », tout ça est pathétique. Nous, nous devons nous prononcer en conscience. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 3:42Voir 2 autres passages
« Sur le fond du budget que sur notre position que nous prendrons en conscience. Elle ne se fera pas sur les zoukazes de Jean-Luc Mélenchon et de ses affidés. Parce que face à ces insultes, face à ces menaces, nous devons tenir bon. Il n'y a rien là-dedans qui puisse nous impressionner. Même les menaces sur les élections, on va vous mettre des candidats face aux autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:54
« Alors, elle est passée de 80 à 90 à 99. Ensuite, je suis l'arbre qui cache la forêt nupeste. Je suis un afro-bolchévique. Bref, il faudrait qu'ils se mettent d'accord sur leurs éléments de langage me concernant. Ça serait plus cohérent et ça serait moins insultant pour l'intelligence des auditrices et des auditeurs. Mais au-delà de ça, au-delà de ça, les différences, elles sont fondamentales. Sur la politique agricole commune, nous n'avons pas la même position. Sur la transformation écologique, nous n'avons pas la même ambition. Sur simplement une question simple, qui finance les investissements dont elle parle ? Eh bien, moi, j'ai une proposition. Que ce soit les plus fortunés qui financent la transition écologique et les investissements sociaux... »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je lui dis, prononce-toi sur le fond. Et si elle décide que la censure est nécessaire, eh bien, ça doit être fait en conscience, c'est tout. Moi, je pense, par exemple, je vous dis, il y a un argument qui me stupéfait, qui circule, qui est de dire, mais on peut voter la censure pour envoyer un signal, parce que, de toute façon, le RN ne la votera pas, et donc c'est à Blanc. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on laisse les clés au RN. Or, précisément, ce qu'on a voulu faire pendant les élections législatives, c'était d'empêcher que le RN ait les clés de la vie politique française. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:18Voir 2 autres passages
« Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous, avec les gens qui participent à cette primaire. Donc, si l'idée, c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017, et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver, et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 3:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 janv. 2025 au 25 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On doit faire deux choses, deux choses. On doit appliquer nos lois, ne pas trembler, et ne pas fléchir, appliquer nos lois. Et s'il y a des tarifs douaniers qui sont imposés à nos productions, il faudra qu'on ait le courage d'imposer des tarifs douaniers aux productions américaines, qu'on accepte le rapport de force commercial. D'un autre côté, ce qu'il faut absolument qu'on fasse, c'est qu'on développe une politique industrielle européenne. Moi, je me bats pour ça au Parlement européen, avec notre délégation, avec notre groupe, depuis des mois. Parce qu'effectivement, imposer des règles, imposer des tarifs douaniers, ça ne suffira pas. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 12:48Voir 2 autres passages
« En fait, puisque les chinois le font, pourquoi on ne le fait pas avec l'Ukraine ? Non, ce que je vous dis, c'est qu'on a aucun intérêt à laisser rentrer des produits chinois ou des produits mexicains ou des produits brésiliens parce que ce n'est pas un enjeu vital pour nous. Et ukrainien ? Et que par contre, on peut faire une exception sur l'Ukraine. Donc on peut faire rentrer »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 9:26
« le destin de vassal ou même d'amuseur public, on peut aussi penser que le destin de l'Europe, si vous voulez, c'est un gigantesque café de flore où des dignitaires du Parti communiste chinois et des émirs vont venir en touriste contempler les jeux d'acteurs de fausses discussions entre intellectuels de Saint-Germain-des-Prés. Ça peut être ça. Mais dans ce cas-là, ça veut dire qu'on a renoncé à notre liberté, c'est-à-dire qu'on a renoncé à avoir un destin, ça veut dire qu'on a renoncé à notre autonomie. Moi, je pense que nous valons beaucoup mieux, beaucoup plus que cela. Mais ça, ça suppose des efforts. Alors, ça suppose, eh bien oui, par exemple, de rapatrier. On est en plein, dans cette enceinte, en train de voter des subventions à la transformation écologique et aux énergies renouvelables. C'est fondamental, c'est nécessaire dans la lutte contre l'effondrement climatique. Mais aujourd'hui, nos subventions, parce que nous avons laissé l'Europe se désindustrialiser, nos subventions, c'est des subventions qui vont directement à l'appareil productif chinois. Parce que qui produit nos panneaux solaires ? Qui produit nos éoliennes ? Ce sont les chinois. Donc maintenant, il faut identifier les secteurs prudés et rapatrier la production en Europe. Et je veux, moi, qu'on redevienne producteur. Producteur de biens, producteur de sécurité et producteur de sens. Enfin, je veux dire, la déprime collective en Europe. C'est ça, en fait. C'est aussi cette impression que... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 déc. 2024 au 12 déc. 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a une sortie du déni et il y a un comportement adulte. On discute. Je ne sais pas où ça ira. Je ne sais pas si ça réussira. Je ne sais pas si ça débouche sur une motion de censure, sur un gouvernement de coalition. Je ne sais pas quelle sera l'attitude du président de la République. Je suis comme vous. Je ne sais pas qui le nommera comme Premier ministre. »
BFMTV · Futur Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, Mercosur... L'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 2:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et tu vas voir, ça va marcher. C'est mon côté vieux con. C'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais, on ne va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages. Eh bien, si, ça marche. Non, on n'a pas mis de coucher de soleil. Mais par contre, on n'a mis que du texte. Parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte. Mais, en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire, ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes. Ce qui s'est passé. Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus. Et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important. C'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs chinois, des esclaves Ouïgours dans leur chaîne de production. En gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, eh bien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas, à ce moment-là, eh bien, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. Oui, c'est ça. Oui, exactement. C'est le coût de production le plus bas possible, l'esclavage, si on est honnête. Et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques, il y avait 80 marques qui étaient listées, l'une après l'autre, de les interpeller et de les obliger, par la pression, à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, c'est qu'on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance, en fait, de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques puisque tout d'un coup, alors qu'ils ont... Franchement, si le Parlement européen a fait une enquête, ça... »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 5:13Voir 2 autres passages
« Au premier jour de mon mandat, j'ai proposé la création de cette commission spéciale, parce que j'en pouvais plus, en fait, de la naïveté, de l'indolence, de la faiblesse des réactions européennes face aux ingérences du régime russe dans nos démocraties. Et au début, les gens m'ont regardé avec une forme de scepticisme, parce que ce n'était pas un sujet qui était en haut de l'affiche. Mais assez vite, on a réussi à imposer l'idée et à commencer à travailler. Pendant près de trois ans maintenant, j'ai documenté méthodiquement, enquêté méthodiquement sur les réseaux du régime russe en Europe, sur les réseaux aussi, d'ailleurs, des régimes chinois ou iraniens en Europe. Et ce que j'ai découvert, c'est qu'en fait, nos démocraties sont complètement perméables aux influences étrangères et aux ingérences étrangères, et en particulier de régimes fondamentalement hostiles à nos principes et à nos intérêts à long terme. Et vous avez dit à juste titre qu'on n'en réagissait pas, mais ce n'est pas simplement les Ukrainiens, les Géorgiens, les Syriens ou les Tchétchènes qu'on a sacrifiés. C'est aussi notre souveraineté. Quand un régime se permet d'assassiner des opposants au cœur même de Berlin ou de Londres et qu'il n'y a aucune réaction de nos autorités, quand ce régime se permet de corrompre des leaders qui vont ensuite décider de la politique énergétique de l'Europe et qu'il n'y a aucune réaction de nos démocraties, eh bien, il y a des questions fondamentales à poser à nos gouvernements, à nos institutions. Et ces questions, c'est d'abord comment vous avez fait pour à ce point sacrifier notre souveraineté, pour à ce point laisser un tyran s'essuyer les pieds sur notre sécurité et sur l'existence même de nos démocraties. Et ça, c'est ce que j'essaye de montrer dans le livre, c'est l'ampleur des réseaux de corruption et aussi l'ampleur d'une forme de légèreté qui habite nos dirigeants quand il s'agit des intérêts fondamentaux de nos nations et du projet européen. Et c'est à cela qu'il faut mettre un terme, c'est contre cela qu'il faut se battre. Il faut enfin prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur nos démocraties. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est à dire la directive, le texte sur la production de munitions. La Commission et le Parlement s'accordent. Et Paris et Berlin refusent le terme de priorisation dans le texte. Comme ça, ça semble être juste un mot. Mais en réalité, priorisation, qu'est ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en refusant priorisation, on refuse de donner la priorité aux livraisons d'armes à l'Ukraine et on continue des vieux contrats avec les Émirats, avec l'Arabie saoudite, avec le Qatar. Et pendant qu'on n'arrive pas à fournir l'Ukraine, on continue comme si de rien n'était. Or, l'avenir de l'Europe ne se décide pas à Riyad. L'avenir de l'Europe se décide à Advika. Et ça, il faut commencer à le comprendre. Et donc, on a, si vous voulez, en Europe de l'Ouest, parce que ce n'est pas du tout le cas en Europe centrale, ou en Europe du Nord, raté le 24 février 2022 pour l'instant. Et il est temps qu'on se réveille. Ça veut dire qu'il faut suivre ce que la Commission demande depuis longtemps, puisque la Commission a moins raté que les États membres que Paris et Berlin le 24 février 2022, c'est à dire 1 enfin saisir les avoir gelés, les 206 milliards d'avoirs publics russes gelés dans nos banques, les affecter à l'aide à l'Ukraine. 2 Investir dans nos industries de défense et dans nos lignes de production. C'est le plan de 100 milliards proposé par Thierry Breton. 3 Transformer la Commission européenne en centrale d'acquisition pour avoir une politique cohérente et livrer enfin l'Ukraine. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 26:28Voir 1 autre passage
« Je sais que vous avez enterré la social-démocratie, mais on était quand même beaucoup plus que six, mais six Français au sein de ce groupe. Donc, on aura un poids plus grand si on fait un score plus grand. Déjà à six, on a réussi à orienter plein de politiques à l'échelle européenne. Et donc, appartenir à ce groupe-là, déjà, c'est une chance immense. Pourquoi ? Moi, je vous dis les choses de manière très ouverte. L'année dernière, il y a cinq ans, on hésitait parce qu'en fait, quand on a lancé place publique, nous, on était à la croisée des chemins entre l'écologie politique et la social-démocratie, en fait. Et donc, rejoindre le groupe social-démocrate, c'était même pas... C'est une discussion. Et en fait, chaque jour qui passe, je me dis mais quel bon choix, en fait, parce que dans ce groupe, quand vous arrivez à porter quelque chose, ça se transforme en loi, enfin ça se transforme en directive, ça se transforme en commission qui existe. Et donc, vous avez vraiment un levier de puissance au sein des institutions européennes qui est immense. Jamais on n'aurait fait de la commission spéciale sur les ingérences si je n'avais pas été dans ce groupe-là. Jamais Aurore aurait... Aurore aurait réussi à porter territoire zéro chômeur à l'échelle européenne ou la régulation bancaire ou la taxation sur les super profits si ce n'était pas dans ce groupe-là. Et donc, en fait, ou la sortie du traité sur la charte de l'énergie. Et donc, en fait, quand vous arrivez à convaincre ce groupe, ce qui n'est pas toujours le cas, moi, je ne le cache pas, on a des dissensions, vous arrivez à avoir un résultat direct sur les politiques européennes. Et c'est pour ça qu'on se sent efficace, en fait. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:04:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 58:34
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 5:09
« Mais seules par l'exemple. C'est-à-dire qu'en fait, ce qui est fascinant, et ce que les partis politiques n'arrivent pas à comprendre, parce qu'ils n'ont pas la mentalité pour le capter, c'est qu'en fait, les nouveaux mouvements insurrectionnels, démocratiques, qui ont réussi dans le monde, depuis les révolutions de couleur à l'Est, les révolutions arabes, ou les mouvements de contestation de certaines politiques, et bien, tous ces mouvements fonctionnent sur le... sur le même principe, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un parti, un leader. C'est vraiment un moment de surprise, où les gens ne sont plus simplement des gens qui suivent un chef, mais sont les acteurs de leur propre vie. C'est-à-dire qu'en fait, ils disent à un moment, je ne consente plus à l'autorité, je vais dans la rue, je me manifeste... Et ils parlent vrai. Et je suis présent. Et le discours qui est produit par ça, il n'a rien à voir avec la logorhée traditionnelle des partis politiques. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 7:54
« Oui, c'est vrai que j'allais y venir, mais il fallait quand même que j'explique pourquoi on avait besoin d'investir, c'est qu'en fait, sinon, on va se faire ratiboiser. Enfin, le Green Deal. L'Institut d'économie pour le climat a évalué à 400 milliards par an les investissements supplémentaires nécessaires pour réaliser la transition écologique afin qu'elle soit juste et qu'elle permette la réindustrialisation du continent européen. Il faut le trouver, cet argent. Donc, sur la manière de trouver cet argent, la première chose, on a réussi face à la pandémie. Quelque chose qui était un bon de la construction européenne et que personne ne pensait possible avant l'apparition du virus, c'est à dire l'emprunt commun, la mutualisation des dettes. Ce qu'on a fait face à un virus, on peut le faire face à la perspective de l'effondrement climatique. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 36:56
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 27:57
« Mais, de toute façon, aujourd'hui, les faits parlent tellement fort que je pense que ce n'est pas ma voix qui sera entendue. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 30:10
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 14:09
« Mais ça n'existe pas. Chaque vote, surtout sur un acte aussi grave que la censure, doit être fait en conscience. Comme si le résultat final dépendait de votre vote, Apolline. Vous êtes au Parlement, vous devez voter. Si vous votez la censure, ça veut dire que vous voulez que le gouvernement tombe. Point. Vous ne prenez pas en compte les votes des autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:50
« Oui. J'ai vu comment les Ukrainiens avaient développé une industrie de défense, grâce notamment au Danemark, qui est le pays européen le plus en pointe dans l'aide à l'Ukraine. Et ils ont développé une production autonome. Ils ont besoin de fonds pour que cette production puisse fournir le front ukrainien. Et nous, nous avons l'argent des Russes. Donc, il faut utiliser cet argent pour financer la résistance ukrainienne. C'est vraiment vital pour nous. Moi, ce que je veux qu'on comprenne, c'est que ce n'est pas juste une question ukrainienne. Les objectifs de Poutine, ceux qu'il a fixés avant même l'invasion, c'est des objectifs qui concernent la sécurité des Européens. Ce qui est en train de discuter entre Trump et Poutine, entre les équipes de Trump et les équipes de Poutine. Ce n'est pas simplement le Donbass ou la Crimée des territoires ukrainiens. C'est l'organisation de la défense de l'Europe. Combien de missiles vous placez dans tel pays ? Quelles troupes ont le droit d'être où ? Ce qu'on discute aujourd'hui entre Américains et Russes, c'est même le Kosovo. Donc, en fait, c'est des sujets du cœur de la sécurité européenne. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:16
« Il y a une prise de conscience. Il y a, je pense, dans l'opinion aussi, un ébranlement. À un moment, on se dit « mais on va où là ? » Mais est-ce que les dirigeants européens seront au niveau ? Ça, je n'en suis pas certain. Jusqu'ici, il y a eu des mots. Les mots sont importants. Après le scandale du bureau Oval, il y a eu les mots de soutien à l'Ukraine et à Zelensky de la part des dirigeants européens. Mais ensuite, il y a des actions à prendre, des actions extrêmement concrètes. Maintenant, il y a un Conseil européen extraordinaire ce jeudi. C'est sans doute le Conseil européen le plus important de la décennie, voire de plusieurs décennies. Mais il faut que ça débouche sur du concret. On a des avoirs russes, 209 milliards dans nos banques, en ce moment, qui sont gelées. Il faut les saisir et les affecter à l'aide à l'Ukraine. Ça ne coûtera pas 1 euro aux contribuables européens et ça permettra de remplir le vide laissé par les États-Unis d'Amérique. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 1:53
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 48:12
« Ils disent allez-y, venez Glucksmann, allez-y, venez Jean-Luc Mélenchon, allez-y, venez d'autres. Je dis, combien de fois il faudra que je le répète ? Nous n'avons, avec Jean-Luc Mélenchon, pas la même vision, ni du monde, ni de l'Europe, ni de la France. Nous ne portons pas les mêmes convictions, la même méthode, la même relation au débat public. La même relation à la liberté, à la démocratie. Donc vous ne participerez jamais à une primaire ? Mais tant que c'est comme ça ouvert, et d'autre part, je vous le dis. Tant que c'est comme ça ouvert, c'est-à-dire que si c'était plus fermé… Non, non, et d'autre part, ça c'est le premier point. Donc là, il y a une absence de clarté qui, moi, ne me va pas. Le NFP, c'est parce qu'il y avait trois semaines, trois semaines pour empêcher Jordan Bardella, Premier ministre, Marion Maréchal à la culture, Éric Ciotti au ministère de l'Intérieur, une majorité absolue pour le Rassemblement national, et que donc, il fallait faire des choix difficiles. Pour barrer la route à ce qui était le pire, et établir une hiérarchie des périls dans laquelle la prise du pouvoir imminente par le Rassemblement national était le principal danger. Maintenant, là, on a du temps pour construire une alternative. Et moi, je pense qu'on ne la construit pas comme cela. Moi, je pense que ce qu'on doit faire, c'est dire qui nous sommes, présenter un programme, un projet pour le pays, créer une dynamique politique qui soit capable d'assumer les confrontations, les ruptures, et qui l'emporte. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 28:20
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 23:42
« – C'est mon côté vieux con, c'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais « on va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages ». – Eh ben si, ça marche. – Eh ben, non, on n'a pas mis de coucher de soleil, mais par contre, on a mis que du texte, parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte, mais en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire « ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes ». – Ce qui s'est passé. – Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus, et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important, c'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie, qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs sociaux. C'est-à-dire, des marques qui sont très en train d'être dédiées aux cours chinois, des esclaves ouïghours dans leurs chaines de production. Donc vous avez en gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas à ce moment-là, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques. Les 80 marques étaient listées l'une après l'autre, de les interpeller, de les obliger par la pression à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques. Puisque tout d'un coup, franchement, si le Parlement européen avait fait une enquête, ça aurait mis des mois, des années. Des années déjà, et en plus, franchement, ils n'en avaient rien à foutre. Mais là, tout d'un coup, leur cœur de cible, c'est-à-dire les jeunes qu'ils ont envie de séduire, se mettent à les interpeller, mais de manière ultra massive. Et on voit l'ébranlement dans les dirigeants des multinationales qui décident de changer pour certaines d'entre elles, par exemple Adidas ou Lacoste, et pour d'autres, ils refusent, comme Nike ou Zara, mais décident de changer leur chaîne de production. Et là, on a compris le pouvoir que ces jeunes avaient à condition de l'exercer. Et c'est vraiment le sens du livre. J'essaye de leur dire, bien sûr que chacun d'entre nous, on a une voix qui nous dit à quoi bon, qui suis-je pour agir, finalement, face à une multinationale, qu'est-ce que je peux changer, moi ? Face à un État comme la Chine, qu'est-ce que je peux changer ? Et en fait, ce n'est pas vrai. On a chacun un pouvoir. Alors bien sûr, si on est seul, moi j'attaque Adidas, ça ne va pas marcher. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 5:09