Raphaël Glucksmann — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
29 févr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
295
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
7,6 h
Répartition sur 295 questions évaluables
Réponse directe
190
Réponse partielle
45
Réponse à côté
54
Refus explicite
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 295
Question 126"La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Par exemple, vous parlez de cette histoire d'obus que l'on ne livrerait pas suffisamment, d'économies de guerre qu'il faudrait déclencher, mettre en place. Est-ce que tout cela vous appelait à ce que ce soit dépassé, et que ce ne soit plus au niveau national, mais au niveau européen ?
Réponse partielle
C'est d'abord mettre en commun nos capacités de production. Vous savez, face à la pandémie, l'Europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaires face à un virus. D'abord, un emprunt commun, une mutualisation des dettes.
« C'est d'abord mettre en commun nos capacités de production. Vous savez, face à la pandémie, l'Europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaires face à un virus. D'abord, un emprunt commun, une mutualisation des dettes. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:41
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 127"La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Là encore, Emmanuel Macron, il dit qu'il souhaite une Europe puissance, ambitieuse, l'Ukraine ne peut pas perdre face à la Russie. Et d'ailleurs, à propos de l'aide à l'Ukraine, il dit qu'il n'y a pas de limite, il dit, si nous disons que l'Europe est la condition de notre sécurité, que se joue en Ukraine davantage que la seule souveraineté territoriale de ce pays, mais la sécurité de nous, Européens, alors avons-nous des limites ?
Réponse directe
Dans ce cas-là, au lieu de faire des grandes phrases, et c'est la réaction de tous les Européens que j'ai rencontrés, au lieu de faire des grandes phrases, que la France agisse. Vous savez, après deux ans de guerre, plus de deux ans de guerre, nous ne sommes pas capables de livrer sur le front ukrainien plus de 5 000 obus par mois, alors que les Russes en tirent 20 000 par jour. Les contrats à long terme avec nos industriels ne sont toujours pas passés. La France est à la traîne de l'aide à l'Ukraine. Alors Emmanuel Macron, il fait des grandes phrases, mais derrière, ça ne suit pas. Il n'y a pas de réorganisation de notre industrie de la défense, il n'y a pas les livraisons qui sont attendu…
« Dans ce cas-là, au lieu de faire des grandes phrases, et c'est la réaction de tous les Européens que j'ai rencontrés, au lieu de faire des grandes phrases, que la France agisse. Vous savez, après deux ans de guerre, plus de deux ans de guerre, nous ne sommes pas capables de livrer sur le front ukrainien plus de 5 000 obus par mois, alors que les Russes en tirent 20 000 par jour. Les contrats à long terme avec nos industriels ne sont toujours pas passés. La France est à la traîne de l'aide à l'Ukraine. Alors Emmanuel Macron, il fait des grandes phrases, mais derrière, ça ne suit pas. Il n'y a pas de réorganisation de notre industrie de la défense, il n'y a pas les livraisons qui sont attendues. La France fait sauter dans les textes européens le terme de priorisation qui vise à donner la priorité au front ukrainien, par exemple, par rapport à nos livraisons à Doha ou à Abu Dhabi, au Qatar, aux Émirats. Il y a un décalage entre les mots et les actes. Les actes, les actes de solidarité, où sont les mirages que demandent les Ukrainiens ? Eh bien, ils ne sont toujours pas livrés et la France refuse toujours de les livrer. Et donc, avant de faire des grandes phrases qui, bien sûr, sont importantes, mais qui engagent des débats littéraires dont nous avons la spécialité en France sur l'envoi de troupes, pas l'envoi de troupes, j'ai pas envie d'aller mourir sur le front, personne ne demande aux Français cela, pas les Ukrainiens en premier lieu. Eh bien, avant d'engager ces débats littéraires, on doit agir. Et vous savez, il y a un terme en Ukraine qui est né dès le début de la guerre, un terme qui s'appelle « Macroné ». « Macroné ». Les Ukrainiens, ils disent « Macroné » pour faire des grandes phrases et ensuite agir. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:52Voir 1 autre passage
« Mais c'est devenu un terme en Europe, « Macroné ». Et il faut comprendre ça. Moi, mes collègues européens, y compris dans le groupe de gauche sociale-démocrate au Parlement européen, en 2019, quand je suis arrivé, c'était très compliqué de leur expliquer pourquoi nous, on jugeait l'action d'Emmanuel Macron critiquable, pourquoi on était dans l'opposition, parce qu'il avait cette image comme ça de réformateur européen. Et que c'était, finalement, il y a eu une sorte d'engouement en Europe pour lui au début, suite notamment au discours de la Sorbonne. Le premier discours, la Sorbonne 1. Oui, la Sorbonne 1, quand il n'y avait pas encore bilan et qu'il a exposé sa vision de l'Europe. Et moi-même, à l'époque, j'avais dit que j'avais trouvé ce discours bon. Eh bien, aujourd'hui, vous prenez les mêmes députés européens. Et ils ont, mais été déçus au-delà de tout. Et son discours d'hier, ils ne l'ont même pas écouté. Parce qu'en fait, il y a ce terme « Macroné » qui s'est institué dans les institutions européennes. »
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Question 128"La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Mais est-ce que vous seriez pour engager cette planification ?
Réponse partielle
Tout ce qui est utile à la sécurité des européennes et des européens, et je ne ferai jamais de la politique pavlovienne avec la sécurité des européennes et des européens. Donc c'est une piste de réflexion. Mais avant cela, le premier bouclier des européens, c'est la résistance ukrainienne. Le premier bouclier des européens, aujourd'hui, il est en train de se faire enfoncer. Pas parce que les Ukrainiens manquent de courage, ils nous ont montré à quel point ils étaient courageux, mais parce que nous, nous en Europe, nous en Occident, nous ne livrons pas ce que nous promettons de livrer.
« Tout ce qui est utile à la sécurité des européennes et des européens, et je ne ferai jamais de la politique pavlovienne avec la sécurité des européennes et des européens. Donc c'est une piste de réflexion. Mais avant cela, le premier bouclier des européens, c'est la résistance ukrainienne. Le premier bouclier des européens, aujourd'hui, il est en train de se faire enfoncer. Pas parce que les Ukrainiens manquent de courage, ils nous ont montré à quel point ils étaient courageux, mais parce que nous, nous en Europe, nous en Occident, nous ne livrons pas ce que nous promettons de livrer. »
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Question 129"La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
– Allez-y, dites-nous exactement de quoi il s'agit.
Réponse directe
– Ce qu'il s'agit, c'est de condamner les GPA qui peuvent être associés à la traite dans le cadre de la traite des êtres humains. Donc évidemment, on est tous, je pense que vous aussi, tout le monde est contre la GPA quand elle est dans le cadre d'une traite d'êtres humains et d'un système qui oblige la personne. Mais ce n'est pas une condamnation de toute forme de GPA comme étant une traite d'êtres humains, il faut être précis.
« – Ce qu'il s'agit, c'est de condamner les GPA qui peuvent être associés à la traite dans le cadre de la traite des êtres humains. Donc évidemment, on est tous, je pense que vous aussi, tout le monde est contre la GPA quand elle est dans le cadre d'une traite d'êtres humains et d'un système qui oblige la personne. Mais ce n'est pas une condamnation de toute forme de GPA comme étant une traite d'êtres humains, il faut être précis. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 18:47
Question 130"La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Raphaël Luxman, si on en vient concrètement à cette Europe de la défense, à laquelle il appelle, mais vous aussi, vous appelez à cette Europe, à une révolution sécuritaire, comme vous dites, à l'idée d'une Europe de la défense et de la sécurité. Concrètement, est-ce que ça veut dire mettre en commun ?
Réponse partielle
C'est d'abord mettre en commun nos capacités de production. Vous savez, face à la pandémie, l'Europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaires face à un virus. D'abord, un emprunt commun, une mutualisation des dettes.
« C'est d'abord mettre en commun nos capacités de production. Vous savez, face à la pandémie, l'Europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaires face à un virus. D'abord, un emprunt commun, une mutualisation des dettes. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:41
Question 131🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-PP aux élections eu...
vient concrètement à cette europe de la défense à laquelle il appelle mais vous aussi vous appelez à cette europe à une révolution sécuritaire comme vous dites à l'idée d'une europe de la défense et de la sécurité concrètement est ce que ça veut dire mettre en commun par exemple vous parlez de cette histoire d'obus que l'on ne livrerait pas suffisamment d'économies de guerre qu'il faudrait déclencher mettre en place est ce que tout cela vous appelez à ce que ce soit dépassé et que ce ne soit plus au niveau national mais au niveau européen jusqu'où est-ce qu'on va dans une forme de fédéralisation de cette europe de la défense c'est d'abord mettre en commun nos capacités de
Réponse partielle
production c'est face à la pandémie eh bien l'europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaire face à un virus d'abord un emprunt commun une mutualisation des détails et vous appelez d'ailleurs un emprunt commun pour l'europe de la défense 100 milliards pour investir dans le réarmement de nos nations pour nous protéger pour être capable d'assurer nous mêmes notre sécurité et ensuite la commission européenne s'était transformée en centrale d'achat et de commandes de vaccins et c'est pour ça qu'on a eu des vaccins c'est grâce à cela c'est parce qu'on a été capable de le faire à l'échelle européenne donc on devrait commander bien la commission doit centraliser les commande…
« production c'est face à la pandémie eh bien l'europe a fait deux choses qui étaient des pas en avant extraordinaire face à un virus d'abord un emprunt commun une mutualisation des détails et vous appelez d'ailleurs un emprunt commun pour l'europe de la défense 100 milliards pour investir dans le réarmement de nos nations pour nous protéger pour être capable d'assurer nous mêmes notre sécurité et ensuite la commission européenne s'était transformée en centrale d'achat et de commandes de vaccins et c'est pour ça qu'on a eu des vaccins c'est grâce à cela c'est parce qu'on a été capable de le faire à l'échelle européenne donc on devrait commander bien la commission doit centraliser les commandes de d'armement et organiser les livraisons d'armes vers l'ukraine parce que c'est que comme ça à l'échelle européenne qu'on aura les fonds nécessaires la vision nécessaire le cap nécessaire pour réorganiser nos organes de production et c'est vital encore une fois j'aimerais que les gens comprennent le 5 novembre 2024 on a des élections aux états unis d'amérique et donald trump peut être président des états unis et bien si donald trump est président des états unis nous serons seul en europe seul face à la guerre seul face à poutine est ce que en l'état actuel des choses nous sommes capables d'assumer cela en ordre non donc on a très peu de temps pour se organiser c'est une urgence absolue et vitale un »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-PP aux élections eu...Vérifier à 6:18Voir 2 autres passages
« ce qui est utile à la sécurité des européennes et des européens et je ne ferai jamais de la politique pavlovienne avec la sécurité des européennes et des européens donc c'est une piste de réflexion mais avant cela le premier bouclier des européens c'est la résistance ukrainienne le premier bouclier des européens aujourd'hui il est en train de se faire enfoncer pas parce que les ukrainiens manquent de courage ils nous ont montré à quel point il était courageux mais parce que nous nous en europe nous en europe nous en occident nous ne livrons pas ce que nous jouons 20 raphaël luxman dans la »
RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-PP aux élections eu...Vérifier à 7:40
« la bombe atomique oui il faut que la france garde sa capacité de dissuasion nucléaire par contre et donc sa capacité à décider de la manière dont elle utilise la bombe atomique par contre ce qui est certain c'est qu'il faut réviser notre doctrine d'utilisation et considérer que l'union européenne est l'intérêt »
Question 132Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël Glücksmann
pourquoi vous leur faites une lettre, vous leur écrivez cette lettre ?
Réponse directe
En fait, j'en peux plus de ce discours fataliste qui dit, voilà, on ne peut rien changer. Et de toute façon, la jeunesse est apathique. Elle est individualiste. Elle ne s'investit plus en politique. Elle ne veut plus rien faire de sa vie dans le domaine public. Et elle est, au fond, rivée sur ses écrans, complètement narcissique, à prendre des selfies toute la journée. Et moi, ce n'est pas du tout l'expérience que j'ai. Moi, l'expérience des combats que j'ai, c'est que des centaines de milliers de jeunes prennent à bras-le-corps une cause dont personne ne voulait parler, par exemple la déportation des Ouïghours dans les camps de concentration en Chine, et l'imposent dans le débat public, ou…
« En fait, j'en peux plus de ce discours fataliste qui dit, voilà, on ne peut rien changer. Et de toute façon, la jeunesse est apathique. Elle est individualiste. Elle ne s'investit plus en politique. Elle ne veut plus rien faire de sa vie dans le domaine public. Et elle est, au fond, rivée sur ses écrans, complètement narcissique, à prendre des selfies toute la journée. Et moi, ce n'est pas du tout l'expérience que j'ai. Moi, l'expérience des combats que j'ai, c'est que des centaines de milliers de jeunes prennent à bras-le-corps une cause dont personne ne voulait parler, par exemple la déportation des Ouïghours dans les camps de concentration en Chine, et l'imposent dans le débat public, ou alors sur la question climatique. Et ce que je vois partout où je vais et partout où je mène des combats, eh bien, c'est la mobilisation d'une génération qui a 20 ans, qui a 25 ans, qui parfois a 30 ans, mais qui est née dans un monde en perspective d'effondrement, qui est née dans un monde tragique, et qui finalement est beaucoup plus investie, beaucoup plus puissante politiquement que ma génération à moi, où, en gros, moi, quand j'avais 20 ans, on me disait « t'as le choix entre Juppé et Jospin, et ça sera le grand choix ». Bon, ben, franchement, vous ne jouez pas votre vie en votant Juppé ou Jospin. Enfin, on peut préférer l'un ou l'autre, mais je veux dire, ce n'est pas une question de vie ou de mort. Et aujourd'hui, les questions qui se posent, c'est effondrement climatique ou sauvegarde du monde, c'est plonger dans un modèle autoritaire ou régénération de la démocratie. Enfin, c'est des questions qui sont profondément tragiques. Et ces jeunes, je crois, vont faire irruption dans le débat public. Je les ai vus à l'œuvre, et je pense qu'ils ont l'énergie, la volonté et aussi la naïveté, en un sens, parce que moi, c'est une valeur que j'admire, la naïveté, la naïveté qui manque à nos dirigeants, qui sont en fait revenus de tout sans avoir été vraiment nulle part. »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 1:10
Question 133🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Vous parlez de qui ?
Réponse directe
Je parle des macronistes, je parle du RN, je parle de la droite et je parle aussi en partie de la FNSA. Vous n'aviez pas voté ? Ce n'est pas que vous ? Non. Nous, on avait voté contre pour une raison très simple. C'est qu'on veut une politique agricole commune qui réponde à la crise sociale des agriculteurs, qui finance non plus simplement l'hectare et la production, mais qui finance l'emploi et l'utilité écologique et sociale. Et donc... Aujourd'hui, vous avez une situation où les subventions publiques européennes favorisent les plus gros. Elles accroissent les inégalités au lieu de les résorber. Et ça, ça n'a pas été mis assez sur le tapis. Ça n'a pas été mis assez au cœur du débat. Et do…
« Je parle des macronistes, je parle du RN, je parle de la droite et je parle aussi en partie de la FNSA. Vous n'aviez pas voté ? Ce n'est pas que vous ? Non. Nous, on avait voté contre pour une raison très simple. C'est qu'on veut une politique agricole commune qui réponde à la crise sociale des agriculteurs, qui finance non plus simplement l'hectare et la production, mais qui finance l'emploi et l'utilité écologique et sociale. Et donc... Aujourd'hui, vous avez une situation où les subventions publiques européennes favorisent les plus gros. Elles accroissent les inégalités au lieu de les résorber. Et ça, ça n'a pas été mis assez sur le tapis. Ça n'a pas été mis assez au cœur du débat. Et donc nous, ce qu'on veut porter au Parlement européen, c'est une réforme profonde de la PAC. Oui, et c'est aussi créer une politique agricole et alimentaire commune pour s'occuper de toute la chaîne, pour faire en sorte que les marges complètement délirantes qui sont faites par l'agro-industrie et par les distributeurs, eh bien finalement finissent dans la poche des producteurs et des productrices. Alors on va rentrer... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 1:34
Question 134Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Donc ils ont l'habitude d'aller vite, mais ici ?
Réponse à côté
Parce qu'ils ont le sentiment de l'urgence. Et je pense qu'il faut qu'on retrouve le sentiment de l'urgence. Et la perspective de l'effondrement climatique nous impose le sentiment de l'urgence. La guerre aux portes de l'Europe et en Europe nous impose ce sentiment d'urgence. Et donc il faut qu'on soit capable, aujourd'hui, de se dire qu'on a quelques mois, quelques années devant nous pour se ressaisir et pour s'affirmer comme acteurs. Et de cette période-là qui s'ouvre, eh bien, finalement, soit l'Europe sortira comme un acteur fort et enfin une puissance politique, pas simplement un marché, soit nous aurons consenti à disparaître de l'histoire. Mais je ne crois pas. Moi, j'y crois vraimen…
« Parce qu'ils ont le sentiment de l'urgence. Et je pense qu'il faut qu'on retrouve le sentiment de l'urgence. Et la perspective de l'effondrement climatique nous impose le sentiment de l'urgence. La guerre aux portes de l'Europe et en Europe nous impose ce sentiment d'urgence. Et donc il faut qu'on soit capable, aujourd'hui, de se dire qu'on a quelques mois, quelques années devant nous pour se ressaisir et pour s'affirmer comme acteurs. Et de cette période-là qui s'ouvre, eh bien, finalement, soit l'Europe sortira comme un acteur fort et enfin une puissance politique, pas simplement un marché, soit nous aurons consenti à disparaître de l'histoire. Mais je ne crois pas. Moi, j'y crois vraiment parce que je sais aussi que les démocraties européennes sont toujours ultra lentes à la détente, qu'elles sont d'abord guidées par leur confort, par leur refus de prendre le moindre risque, mais qu'une fois qu'elles se réveillent, eh bien, à la fin, elles gagnent pour une raison simple, c'est que notre système politique est le plus durable, est le plus viable. Et je crois que les démocraties finiront par l'emporter, mais qu'effectivement, il faudra une véritable révolution mentale, à commencer par ces institutions ici. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 26:25Voir 2 autres passages
« Et même moi, à l'époque, j'ai encore le souvenir d'une discussion avec Anna Politkovskaya, un an avant sa mort, assassinée dans son hall d'immeuble par les sbires de Vladimir Poutine, le jour anniversaire du Tsar. En 2006. Et donc, la discussion un an avant, en 2005, où je racontais les révolutions de couleur à l'Est, parce que je revenais d'Ukraine, et j'étais plein d'enthousiasme, et elle m'a dit, mais Poutine fera la guerre. Poutine fera la guerre, et le jour où il la fera vraiment, vous serez surpris, vous, en Europe, de découvrir que vous en êtes les cibles. Et je me souviens qu'à l'époque, je m'étais dit, bon, c'est normal. Elle est seule contre la mécanique de mort d'un régime aussi puissant que celui de Poutine, c'est normal qu'elle soit aussi pessimiste. Mais j'avais pris ça pour du pessimisme, et pas pour de la lucidité. Et chaque jour depuis, m'a prouvé que c'est elle qui avait raison. Et donc, moi, je m'interroge, pourquoi est-ce qu'on n'écoute pas les lanceurs d'alerte ? On n'écoute pas les lanceurs d'alerte parce qu'on est amoureux de nos meubles, dont vous avez parlé, parce qu'on refuse les voix qui perturbent notre confort, et qu'on le paye ensuite extrêmement cher. Si on avait écouté Anna Politkovskaya, on ne serait pas dans cette situation. Et moi, j'ai vu aussi, chez mon père, les 15 dernières années de sa vie, la manière dont il a consacré toute son existence au sort d'un peuple, les Tchétchènes, dont personne n'avait rien à foutre, soyons honnêtes, en Europe, la manière dont il a été frappé à toutes les portes, à toutes les portes de nos dirigeants, dans tous les médias, dans toutes les universités, dans toutes les sociétés européennes, pour dire, attention, ce qui est en train de se construire en Russie est un régime qui deviendra dangereux pour nous, pas simplement pour les Tchétchènes, et la guerre qu'ils mènent, la guerre d'extermination qu'ils mènent en Tchétchènie, c'est une guerre annonciatrice de troubles bien plus vastes et bien plus grands encore. Et je me souviens qu'à l'époque, les gens le regardaient avec une forme de condescendance ou de compassion, en se disant qu'il était tombé amoureux des montagnes du Caucase. Il n'était pas amoureux des montagnes du Caucase. Il était, voilà, exactement. C'était devenu presque une blague dans Paris. Et donc, bien sûr, je veux rendre hommage aux gens qui ont vu, qui ont dit, qui ont lu, qui ont su, qui ont écrit et qu'on n'a pas voulu entendre. »
Question 135Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Mais d'abord pour savoir au fond qui est devant moi, cette question bien sûr, vous l'avez entendu, vu, je ne sais même pas si vous étiez au courant d'ailleurs, la primaire de la gauche, tout a l'air sur des rails, on a même la date, ce sera le 11 octobre 2026, est-ce que vous en serez ?
Réponse directe
Non, je n'en serai pas, je n'y crois pas, je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027, et donc non, je n'y serai pas, et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus. Vous savez, cette primaire c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés, et qui sont les deux identités politiques puissantes. D'un côté vous avez Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l'Union Européenne, et de l'autre vous avez une gauche social-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays, qui est viscé…
« Non, je n'en serai pas, je n'y crois pas, je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027, et donc non, je n'y serai pas, et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus. Vous savez, cette primaire c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés, et qui sont les deux identités politiques puissantes. D'un côté vous avez Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l'Union Européenne, et de l'autre vous avez une gauche social-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays, qui est viscéralement pro-européenne, et c'est l'affirmation de ces deux pôles qui permettront d'enclencher des dynamiques au moment des élections, pas cette primaire qui refuse de choisir sur le fond. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 0:26
Question 136🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
du mauvais miel parce que c'est du mal ukrainien ?
Réponse directe
Non, on peut faire rentrer des produits ukrainiens en demandant à l'Ukraine d'harmoniser ses normes avec les nôtres. Et c'est pour ça que le processus d'intégration de l'Ukraine aux normes européennes est si essentiel. Parce qu'en fait aujourd'hui, on a ouvert notre marché. On a ouvert notre marché. Mais on n'impose aucune norme qui corresponde à celle qu'on impose à nos producteurs. On va imposer aux Ukrainiens, sans fermer directement les frontières, on va imposer une transformation de leurs normes pour qu'ils correspondent.
« Non, on peut faire rentrer des produits ukrainiens en demandant à l'Ukraine d'harmoniser ses normes avec les nôtres. Et c'est pour ça que le processus d'intégration de l'Ukraine aux normes européennes est si essentiel. Parce qu'en fait aujourd'hui, on a ouvert notre marché. On a ouvert notre marché. Mais on n'impose aucune norme qui corresponde à celle qu'on impose à nos producteurs. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 9:47Voir 1 autre passage
« On va imposer aux Ukrainiens, sans fermer directement les frontières, on va imposer une transformation de leurs normes pour qu'ils correspondent. »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 10:22
Question 137Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Tout cela face, effectivement, à des États-Unis de plus en plus hiératiques. Ce week-end, ce drame à nouveau à Minneapolis. Est-ce que les États-Unis ont basculé ?
Réponse directe
Ils ont basculé. Et c'est vraiment, vraiment une leçon qu'on doit retenir. Vous avez vu à quelle rapidité une démocratie aussi enracinée que la démocratie américaine peut basculer. Vous avez aujourd'hui des citoyens américains qui sont assassinés par des agents fédéraux dans les rues de Minneapolis un an seulement après l'accession au pouvoir de Donald Trump. Vous avez aujourd'hui des États-Unis d'Amérique qui menacent de guerre le Danemark, leur meilleur allié sur la scène internationale pour récupérer le Groenland. Donc, vous avez vu à quel point une société démocratique peut basculer. Et c'est une leçon qu'on doit tirer, y compris en France. Quand vous votez pour l'extrême droite, c'est…
« Ils ont basculé. Et c'est vraiment, vraiment une leçon qu'on doit retenir. Vous avez vu à quelle rapidité une démocratie aussi enracinée que la démocratie américaine peut basculer. Vous avez aujourd'hui des citoyens américains qui sont assassinés par des agents fédéraux dans les rues de Minneapolis un an seulement après l'accession au pouvoir de Donald Trump. Vous avez aujourd'hui des États-Unis d'Amérique qui menacent de guerre le Danemark, leur meilleur allié sur la scène internationale pour récupérer le Groenland. Donc, vous avez vu à quel point une société démocratique peut basculer. Et c'est une leçon qu'on doit tirer, y compris en France. Quand vous votez pour l'extrême droite, c'est ça que vous avez au pouvoir. Ce n'est pas... »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 10:22
Question 138Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Prenez l'exemple des narcotrafiques. Aujourd'hui, il y a une loi qui est encore en train de se mettre en place. Gérald Darmanin a créé des prisons pour les narcotrafiquants. Il annonce des fouilles systématiques. Il y a un parquet anti-criminalité organisée qui va voir le jour. Déjà, qu'on peut... Est-ce que vous dites, c'est un bon dispositif, laissons-lui le temps ?
Réponse directe
Je vais vous dire. Parce que c'est un fléau qui est en train de gangréner, pas simplement les grandes métropoles Marseille, mais l'ensemble des villes moyennes et petites aujourd'hui en France. Eh bien, oui, c'est une bonne chose. C'est une bonne chose de créer un parquet national spécialisé dans la lutte contre le crime organisé. Oui, c'est une bonne chose. Mais ce qu'il faut, c'est que les douaniers, les membres de ce parquet, les enquêteurs aient les moyens suffisants. Moi, j'étais avec les douaniers à Marseille. Et ils n'ont pas les moyens suffisants aujourd'hui pour mener cette lutte implacable. Ce qu'il faut aussi, c'est lutter beaucoup plus activement contre le blanchiment d'argent.…
« Je vais vous dire. Parce que c'est un fléau qui est en train de gangréner, pas simplement les grandes métropoles Marseille, mais l'ensemble des villes moyennes et petites aujourd'hui en France. Eh bien, oui, c'est une bonne chose. C'est une bonne chose de créer un parquet national spécialisé dans la lutte contre le crime organisé. Oui, c'est une bonne chose. Mais ce qu'il faut, c'est que les douaniers, les membres de ce parquet, les enquêteurs aient les moyens suffisants. Moi, j'étais avec les douaniers à Marseille. Et ils n'ont pas les moyens suffisants aujourd'hui pour mener cette lutte implacable. Ce qu'il faut aussi, c'est lutter beaucoup plus activement contre le blanchiment d'argent. C'est suivre l'argent pour aller frapper les têtes de ces réseaux. Et ces têtes, comme on l'a vu, sont très souvent à Dubaï ou à l'étranger. Et par ailleurs, je vais vous dire une chose. Parce que moi, mon seul souci, c'est l'efficacité dans cette lutte contre le narcotrafic ou dans cette lutte contre l'insécurité. Il faut un volet répressif et il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 13:47
Question 139Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changer
C'est ce que vous expliquez, évidemment. Donc, vous offrez ce livre aux jeunes, pour les remercier, finalement, vous dites. C'est vraiment, voilà, comme un petit manuel pour un peu s'en sortir.
Réponse à côté
Moi, je ne suis pas du tout dans l'injonction, genre, voilà ce que vous devez faire. Vous leur proposez, effectivement. Et je leur propose des choses, mais surtout, je leur dis merci, parce qu'en fait, moi, je ne pourrais pas vivre dans une société où, finalement, la question des droits humains était balancée par-dessus bord. Et ce qu'ils ont fait, ils m'ont prouvé qu'en fait, les enfants de 1789, existent toujours, qu'il y a des centaines de milliers de jeunes qui sont capables de se mobiliser pour des gens qui sont déportés à des milliers de kilomètres de chez eux. Et c'est cette manière-là qu'ils ont d'entrer dans le monde. Et ça, pour moi, c'est vital. Donc, d'abord, ça commence par un…
« Moi, je ne suis pas du tout dans l'injonction, genre, voilà ce que vous devez faire. Vous leur proposez, effectivement. Et je leur propose des choses, mais surtout, je leur dis merci, parce qu'en fait, moi, je ne pourrais pas vivre dans une société où, finalement, la question des droits humains était balancée par-dessus bord. Et ce qu'ils ont fait, ils m'ont prouvé qu'en fait, les enfants de 1789, existent toujours, qu'il y a des centaines de milliers de jeunes qui sont capables de se mobiliser pour des gens qui sont déportés à des milliers de kilomètres de chez eux. Et c'est cette manière-là qu'ils ont d'entrer dans le monde. Et ça, pour moi, c'est vital. Donc, d'abord, ça commence par un merci, en fait. C'est merci d'avoir eu cette flamme que nos dirigeants ont perdue. Moi, c'est toujours ce décalage entre mes rencontres avec les commissaires européens et, de l'autre côté, l'action qu'on mène avec les jeunes, où les commissaires européens me disent « Mais de toute façon, t'es bien gentil, mon coco, mais en réalité, c'est impossible. Tout ce que tu veux est impossible. On ne peut rien changer. Et de toute façon, l'Europe est sur le déclin, alors qu'on est… » »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 8:57
Question 140Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Je voudrais connaître votre position sur le voile des mineurs. Gabriel Attal, pour Renaissance, et Laurent Wauquiez, chez Les Républicains, en ce moment, disent qu'il faut l'interdire aux jeunes filles ou aux jeunes femmes de moins de 18 ans. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, disait ce midi, on n'y touche pas, l'équilibre de la loi actuelle est suffisant. Vous êtes où, vous, dans ce débat ?
Réponse directe
Mais, écoutez, sérieusement, vous allez faire quoi ? Vous allez mettre un policier derrière chaque femme qui porte le voile pour savoir si elle est mineure ou pas ? Le voile est interdit à l'école, on n'a pas mis de policier à l'école en 2004. L'école est un sanctuaire, et là-dessus, je suis inflexible. En fait, il n'y a pas de signe religieux ostentatoire, il n'y a pas de voile à l'école, c'est impossible. Donc, pour vous, c'est parce qu'on ne peut pas mettre de policier ? Mais non, mais, écoutez-moi. Parce qu'en fait, cette surenchère démagogique, elle pose un problème sur le rapport à la politique. Vous vous énoncez des choses, quand vous vous appelez Laurent Wauquiez, par exemple, vous…
« Mais, écoutez, sérieusement, vous allez faire quoi ? Vous allez mettre un policier derrière chaque femme qui porte le voile pour savoir si elle est mineure ou pas ? Le voile est interdit à l'école, on n'a pas mis de policier à l'école en 2004. L'école est un sanctuaire, et là-dessus, je suis inflexible. En fait, il n'y a pas de signe religieux ostentatoire, il n'y a pas de voile à l'école, c'est impossible. Donc, pour vous, c'est parce qu'on ne peut pas mettre de policier ? Mais non, mais, écoutez-moi. Parce qu'en fait, cette surenchère démagogique, elle pose un problème sur le rapport à la politique. Vous vous énoncez des choses, quand vous vous appelez Laurent Wauquiez, par exemple, vous énoncez des choses que vous savez pertinemment, totalement impossibles. Vous allez faire quoi ? Ça veut dire qu'on veut un pays dans lequel la police va contrôler l'identité de chaque personne portant le voile pour savoir si elle est mineure ou si elle est majeure, ou si elle a moins d'enfants, ou si elle a moins de 15 ans ou plus de 15 ans. Quelle que soit notre opinion, en fait, et moi, en tant que féministe, je veux dire, une personne qui voile une fillette, ça ne me plaît pas, non. Mais, quelle que soit notre opinion... Vous dites, ça n'est pas une liberté pour les fillettes, mais on ne peut pas l'interdire, parce qu'on ne va pas mettre des policiers derrière. C'est ça, votre position ? C'est ça, la société que vous voulez ? Ce serait qu'on demande à nos policiers... »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 20:19
Question 141Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Ce que vous dites aujourd'hui, c'est que les choses ne sont pas figées, qu'il peut y avoir encore des basculements aussi entre certaines forces politiques, qu'on peut voter pour ses convictions sur ces sujets là et que vous voulez porter ça.
Réponse directe
Moi, déjà, je veux qu'on desserre les taux. Il y avait un match qui était programmé, le match Macron-Le Pen rejoué éternellement. Et il y a aussi pour tous des gens qui se sentent les héritiers de Jacques Delors, de Robert Ballinter, de cette gauche là pro-européenne, il y avait l'impression d'être pris en étau noir, de ne pas pouvoir respirer dans cet univers qui était entre Macron et Mélenchon. Et nous avons brisé ça et nous écartons les murs. Alors jusqu'où on peut écarter les murs ? Moi, j'en sais rien. Et franchement, je suis très mauvais en prédiction, donc si j'étais face à vous et que je vous disais avec certitude que je sais où on va, je serais en train de mentir. Et est-ce qu'aujo…
« Moi, déjà, je veux qu'on desserre les taux. Il y avait un match qui était programmé, le match Macron-Le Pen rejoué éternellement. Et il y a aussi pour tous des gens qui se sentent les héritiers de Jacques Delors, de Robert Ballinter, de cette gauche là pro-européenne, il y avait l'impression d'être pris en étau noir, de ne pas pouvoir respirer dans cet univers qui était entre Macron et Mélenchon. Et nous avons brisé ça et nous écartons les murs. Alors jusqu'où on peut écarter les murs ? Moi, j'en sais rien. Et franchement, je suis très mauvais en prédiction, donc si j'étais face à vous et que je vous disais avec certitude que je sais où on va, je serais en train de mentir. Et est-ce qu'aujourd'hui vous êtes... Et donc on écarte les murs et on respire. Et franchement, c'est une bonne sensation de respirer. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 12:04
Question 142Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
ce qui sera peut-être le cas si vous êtes candidat, je dis bien peut-être, est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui, vous êtes prêt à le faire ?
Réponse directe
Vous savez, quand on m'a proposé d'être Premier ministre, on te disait que ça flottait au moment du grand désarroi lié à la dissolution absurde d'Emmanuel Macron. J'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. Le « on », c'était qui ? Non, mais j'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là.
« J'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. Le « on », c'était qui ? Non, mais j'ai dit que je n'étais pas prêt à ce moment-là. »
youtube.com · Insécurité, élection présidentielle, Ukraine.. l'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 10:38
Question 143Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changer
– Et dans leur engagement politique, vous leur dites, belle formule aussi, vous êtes nés en pleine panne d'électricité, alors voilà, l'obscurité ne vous fait pas peur, allez-y, foncez, tracez la route, l'effondrement des partis politiques ne vous touche pas puisque vous n'adhériez à aucun d'eux, donc tout est possible, en quelque sorte. Et puis alors, vous leur donnez des méthodes comme ça, des méthodes en plusieurs points pour les guider, c'est un peu un tract politique que vous faites là, que vous proposez, Raphaël Hichman ?
Réponse directe
Un programme, en tout cas ? – Alors, il y a un programme. Un programme au sens, pas de programme électoral, mais de grands axes de transformation, et donc j'essaye d'esquisser un peu… – Par exemple, de changement de paradigme et de société. – De changer de paradigme, par exemple, sur une question, à mon avis, qui est centrale, c'est la question de la production, c'est-à-dire qu'on est devenu un continent de consommateurs en Europe. Et en France et en Belgique, c'est hyper clair. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est rendu compte pendant la pandémie qu'on était plus capable de produire des masques, plus capable de produire des blouses, plus capable de produire du cura, plus capable de produire d…
« Un programme, en tout cas ? – Alors, il y a un programme. Un programme au sens, pas de programme électoral, mais de grands axes de transformation, et donc j'essaye d'esquisser un peu… – Par exemple, de changement de paradigme et de société. – De changer de paradigme, par exemple, sur une question, à mon avis, qui est centrale, c'est la question de la production, c'est-à-dire qu'on est devenu un continent de consommateurs en Europe. Et en France et en Belgique, c'est hyper clair. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est rendu compte pendant la pandémie qu'on était plus capable de produire des masques, plus capable de produire des blouses, plus capable de produire du cura, plus capable de produire du Doliprane, et qu'en fait, on s'était installé dans un rapport au monde qui était un rapport de consommation pure. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 14:09Voir 2 autres passages
« Il faut une catastrophe pour qu'on s'étonne soudainement. – Ça s'est fait quasiment naturellement. Et on a déménagé de la production, en Chine en particulier, et donc on a un destin comme ça de « doi gaveo made in China ». On consomme donc les biens produits en Chine, on consomme la sécurité produite aux États-Unis, donc on vient de voir en Afghanistan qu'il n'y avait plus de sécurité à consommer, puisque les États-Unis se retiraient. Et donc on s'est installé comme ça dans un rapport de consommation, dans un rapport de consommation au monde. Or, si on veut être maître de notre destin, il faut qu'on produise. Donc il y a des choses à faire pour à nouveau devenir producteur. Et c'est des choses assez simples à l'échelle européenne à faire. Simplement, elles ne sont pas faites parce que les gens qui nous dirigent pensent que finalement, ce destin de consommateur, c'est le destin ultime de l'humanité. – Et vous avez un beau chapitre sur le lobbying européen aussi. – Voilà. Et que ce grand déménagement du monde, il a bénéficié à des gens. Enfin, je veux dire, vous êtes actionnaire d'une multinationale, et bien cette idée d'aller produire, de produire tous les biens en Chine et de les vendre chez nous, ça vous dégage des marges absolument hallucinantes. Ça vous permet des dividendes extraordinaires. Et la réalité, c'est que ça a, un, un impact climatique désastreux et que donc si on veut être sérieux sur la lutte contre le dérèglement climatique, il va falloir mettre fin à cette organisation-là du monde. Et deux, ça a un impact social et psychologique et politique et mental et quasi civilisationnel désastreux ici. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est mis dans la peau, c'est-à-dire que le spectateur, c'est celui qui a un rapport au monde de spectateur, en fait. De zapper, de spectateur, mais qui n'a plus de rapport de production de son propre destin. Et pour moi, c'est une calamité. Ça explique le fatalisme ambiant en Europe. Vous savez, il y a un grand philosophe allemand qui s'appelle Hegel qui a très bien expliqué ça dans la dialectique du maître et de l'esclave. La dialectique du maître et de l'esclave, c'est un jour, il y a quelqu'un qui arrive et qui dit « je suis maître », et l'autre, l'esclave, se soumet, est soumis, et progressivement, le maître va déléguer à l'esclave l'ensemble des activités productives. Et donc l'esclave va produire pour le maître, et le maître est dans un rapport de consommateur. Et au bout d'un moment, l'esclave qui a un rapport à la production et le maître qui a un rapport oisif au monde des consommateurs, eh bien l'esclave devient plus puissant que le maître et le renverse. Et c'est ça la dialectique permanente de l'histoire. Mais il doit s'en rendre compte qu'il est plus puissant. »
Question 144Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralité
Ce que vous dites, c'est que, attention, ce qui se passe là-bas, ce sont les complices, enfin, les complices de Donald Trump, ici, c'est le RN ?
Réponse directe
Mais oui. Quand vous votez RN, si le RN l'emporte, et en 2027, il y a un fort risque que le RN l'emporte cette fois-ci, eh bien, c'est ce que vous avez. C'est ce que vous avez en Hongrie, sous M. Orban. Le népotisme, la violence, la destruction des institutions démocratiques, la destruction de l'audiovisuel public, c'est ce que vous avez aux États-Unis. Parce qu'on pourrait me dire, oui, mais la Hongrie n'était pas une démocratie très enracinée. OK. Et aux États-Unis, alors, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, aujourd'hui, il faut avoir conscience que quand on choisit de porter l'extrême droite au pouvoir, ce qu'on a, c'est le spectacle de Minneapolis, ce sont les embardés de Trump à l'intern…
« Mais oui. Quand vous votez RN, si le RN l'emporte, et en 2027, il y a un fort risque que le RN l'emporte cette fois-ci, eh bien, c'est ce que vous avez. C'est ce que vous avez en Hongrie, sous M. Orban. Le népotisme, la violence, la destruction des institutions démocratiques, la destruction de l'audiovisuel public, c'est ce que vous avez aux États-Unis. Parce qu'on pourrait me dire, oui, mais la Hongrie n'était pas une démocratie très enracinée. OK. Et aux États-Unis, alors, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, aujourd'hui, il faut avoir conscience que quand on choisit de porter l'extrême droite au pouvoir, ce qu'on a, c'est le spectacle de Minneapolis, ce sont les embardés de Trump à l'international. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 11:18
Question 145Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
– Vous êtes d'accord avec elle ?
Réponse directe
– Non, et il n'y aura pas de maire de la France insoumise. – Ah bon, vous êtes… – On fera tout pour, on fera tout pour que les mairies de gauche restent à gauche, mais dans la gauche démocrate que nous représentons, et j'ai bien compris la stratégie, de toute façon, il y aura une confrontation avec la gauche, avec la France insoumise au ministère.
« – Non, et il n'y aura pas de maire de la France insoumise. – Ah bon, vous êtes… – On fera tout pour, on fera tout pour que les mairies de gauche restent à gauche, mais dans la gauche démocrate que nous représentons, et j'ai bien compris la stratégie, de toute façon, il y aura une confrontation avec la gauche, avec la France insoumise au ministère. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 30:26
Question 146Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICO
Vous voyez où sur le podium ?
Réponse directe
Alors déjà, je vous le dis, je me suis promis une chose. Je ne vais pas briser cette promesse-là. C'est de ne jamais ni en public ni en privé, de ne jamais fixer d'objectif chiffré à cette campagne. La victoire, ce serait que déjà, les gens qui votent pour nous votent heureux. Ça veut dire réconcilier avec eux-mêmes. Sur les dernières élections, il y a eu des gens qui ont fait des choix très différents et qui, à chaque fois, ont dû privilégier une part d'eux-mêmes sur une autre. Et moi, ce que je veux qu'on montre, c'est qu'on peut être farouchement attaché à la solidarité sociale, viscéralement attaché à la transformation écologique et viscéralement attaché à la construction européenne et…
« Alors déjà, je vous le dis, je me suis promis une chose. Je ne vais pas briser cette promesse-là. C'est de ne jamais ni en public ni en privé, de ne jamais fixer d'objectif chiffré à cette campagne. La victoire, ce serait que déjà, les gens qui votent pour nous votent heureux. Ça veut dire réconcilier avec eux-mêmes. Sur les dernières élections, il y a eu des gens qui ont fait des choix très différents et qui, à chaque fois, ont dû privilégier une part d'eux-mêmes sur une autre. Et moi, ce que je veux qu'on montre, c'est qu'on peut être farouchement attaché à la solidarité sociale, viscéralement attaché à la transformation écologique et viscéralement attaché à la construction européenne et à la démocratie. Et que ces quatre piliers de notre vision du monde peuvent se réunir dans un seul vote et dans une seule campagne. Et ce qu'on vit aujourd'hui, la dynamique qu'on a réussi à créer et qui est encore naissante. Moi, je ne suis pas du tout en train de me dire qu'on a réussi et qu'on est arrivé. Eh bien, c'est une dynamique qui est fondée sur cette réconciliation avec soi. Des gens qui nous rejoignent et je vous dis partout où on va. Mais de Clermont-Ferrand à Rouen, de Nancy à Lyon, partout où on va, on voit des gens qui sont enthousiastes, qui sont enthousiastes et qui sont pleins d'entrain. Et donc déjà, ça, c'est une réussite et c'est une réussite qui est fondée sur une chose au début de la campagne. Il y a beaucoup de gens qui m'ont dit mais il ne faut pas trop parler d'Europe parce que l'Europe, c'est ennuyeux et moi, je veux parler d'Europe partout parce que je pense qu'il faut parler déjà du sujet de l'élection. J'ai un côté bon élève. Donc, quand la question, c'est l'élection européenne, il faut parler d'Europe et pas simplement de politique nationale. Et ensuite, parce que finalement, l'Europe est tellement à la croisée des chemins que rater cette élection en n'installant pas un débat sur l'Union européenne, sur ce qu'on veut en faire, sur l'émergence de la puissance européenne, sur la question de la défense, sur la question du Green Deal. Ce serait rater une opportunité historique. Et donc, moi, ce que je veux, c'est que cette dynamique et ce que je pense d'ailleurs, c'est que cette dynamique, elle est aussi fondée sur le fait que nous, nous répondons à la question posée par l'élection. On ne fait pas une campagne en parlant de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron ou de Jean-Luc Mélenchon, on fait une campagne en parlant d'Europe. Mais ça, c'est un peu à la source, je pense, de la dynamique actuelle. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 9:29
Question 147🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Vous allez aller contre la juridiction européenne ?
Réponse à côté
Vous allez aller contre la Cour de justice de l'Union européenne ? La juridiction, ce n'est pas les lois de Moïse gravées dans le Maroc. C'est le produit d'un rapport de force politique. Vous voulez une Europe qui protège ? Eh bien, vous devez vous saisir de votre bulletin de vote et aller aux élections. Parce que ça joue là-dessus. Vous savez, c'est comme la France. L'Europe, c'est ce qu'on en fait. Et donc, c'est les majorités politiques qui décident des orientations politiques prises par l'Union européenne. Et si vous voulez que cela change, si vous voulez qu'on aussi... Il y a une autre chose qui est très peu dite. C'est qu'en fait, la politique agricole commune, elle a complètement cha…
« Vous allez aller contre la Cour de justice de l'Union européenne ? La juridiction, ce n'est pas les lois de Moïse gravées dans le Maroc. C'est le produit d'un rapport de force politique. Vous voulez une Europe qui protège ? Eh bien, vous devez vous saisir de votre bulletin de vote et aller aux élections. Parce que ça joue là-dessus. Vous savez, c'est comme la France. L'Europe, c'est ce qu'on en fait. Et donc, c'est les majorités politiques qui décident des orientations politiques prises par l'Union européenne. Et si vous voulez que cela change, si vous voulez qu'on aussi... Il y a une autre chose qui est très peu dite. C'est qu'en fait, la politique agricole commune, elle a complètement changé à partir du moment où on l'a alignée sur les objectifs de l'OMC. C'est-à-dire qu'on a découplé les subventions. Et en réalité, ce qu'on a fait, c'est qu'on a empêché la politique publique de répondre aux crises sociales et de répondre aux catastrophes. Donc en fait, quand vous avez par exemple une année avec des excellentes productions, eh bien, vous ne pouvez pas moins subventionner et vous ne pouvez pas plus subventionner quand vous avez une année difficile. »
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« Bien sûr. Et ça, c'est le produit du dogmatisme néolibéral qui a dominé les politiques européennes pendant 30 ans. Mais ce dogmatisme-là, il est le produit de quoi ? Il est le produit qu'on envoie des majorités conservatrices qui vont défendre la politique agricole commune telle qu'elle est, aussi injuste qu'elle soit, au Parlement européen. Et donc c'est pour ça que ces élections, elles sont fondamentales. En fait, si vous voulez, si vous avez à la tête de l'Europe Jacques Delors ou Barroso, eh bien, ce n'est pas la même Europe. De la même manière qu'en France, quand vous avez une majorité politique, les politiques, elles changent. Et vous ne voulez pas quitter la France parce que les politiques ne vous conviennent pas. »
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Question 148🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMC
Vous parlez des macronistes ?
Réponse directe
Je parle des macronistes, je parle du RN, je parle de la droite et je parle aussi en partie de la FNSA. Vous n'aviez pas voté ? Ce n'est pas que vous ? Non. Nous, on avait voté contre pour une raison très simple. C'est qu'on veut une politique agricole commune qui réponde à la crise sociale des agriculteurs, qui finance non plus simplement l'hectare et la production, mais qui finance l'emploi et l'utilité écologique et sociale. Et donc... Aujourd'hui, vous avez une situation où les subventions publiques européennes favorisent les plus gros. Elles accroissent les inégalités au lieu de les résorber. Et ça, ça n'a pas été mis assez sur le tapis. Ça n'a pas été mis assez au cœur du débat. Et do…
« Je parle des macronistes, je parle du RN, je parle de la droite et je parle aussi en partie de la FNSA. Vous n'aviez pas voté ? Ce n'est pas que vous ? Non. Nous, on avait voté contre pour une raison très simple. C'est qu'on veut une politique agricole commune qui réponde à la crise sociale des agriculteurs, qui finance non plus simplement l'hectare et la production, mais qui finance l'emploi et l'utilité écologique et sociale. Et donc... Aujourd'hui, vous avez une situation où les subventions publiques européennes favorisent les plus gros. Elles accroissent les inégalités au lieu de les résorber. Et ça, ça n'a pas été mis assez sur le tapis. Ça n'a pas été mis assez au cœur du débat. Et donc nous, ce qu'on veut porter au Parlement européen, c'est une réforme profonde de la PAC. Oui, et c'est aussi créer une politique agricole et alimentaire commune pour s'occuper de toute la chaîne, pour faire en sorte que les marges complètement délirantes qui sont faites par l'agro-industrie et par les distributeurs, eh bien finalement finissent dans la poche des producteurs et des productrices. Alors on va rentrer... »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 1:34
Question 149Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Pourquoi parler à Vladimir Poutine est un signe de manque de prise en compte ?
Réponse directe
Parce que vous lui envoyez le message que oui, nous sommes en désaccord sur l'Ukraine, mais nous pouvons travailler ensemble sur le reste. La priorité absolue pour nous, c'est la sécurité des Européens. Tant que Vladimir Poutine menace la sécurité des Européens, nous ne lui parlons pas sur le reste. Nous ne faisons pas semblant qu'on peut continuer à avoir des relations diplomatiques avec lui, tant qu'il n'y a pas la paix en Ukraine. Donc la seule chose dont nous devons parler avec lui, c'est du retrait des troupes russes d'Ukraine, c'est d'un cessez-le-feu en Ukraine. Et vous avez vu comment Vladimir Poutine réagit quand on l'appelle, quand M. Trump se couche devant lui, quand Emmanuel Mac…
« Parce que vous lui envoyez le message que oui, nous sommes en désaccord sur l'Ukraine, mais nous pouvons travailler ensemble sur le reste. La priorité absolue pour nous, c'est la sécurité des Européens. Tant que Vladimir Poutine menace la sécurité des Européens, nous ne lui parlons pas sur le reste. Nous ne faisons pas semblant qu'on peut continuer à avoir des relations diplomatiques avec lui, tant qu'il n'y a pas la paix en Ukraine. Donc la seule chose dont nous devons parler avec lui, c'est du retrait des troupes russes d'Ukraine, c'est d'un cessez-le-feu en Ukraine. Et vous avez vu comment Vladimir Poutine réagit quand on l'appelle, quand M. Trump se couche devant lui, quand Emmanuel Macron dit qu'on peut travailler ensemble sur l'Iran, ça le calme. Il n'y a jamais eu des bombardements aussi forts sur Kiev en ce moment. Il est en train de littéralement incendier la capitale ukrainienne. Donc en fait, à chaque fois qu'il perçoit chez nous, la tentation d'un retour à la discussion ou à la normale avec lui, eh bien, il attaque encore plus fort. Donc il faut maintenant saisir les avoirs publics russes qui sont dans nos banques, 210 milliards. Il faut enfin ce paquet de sanctions qui a été prévu et qui n'arrive pas. Et il faut augmenter nos aides à l'Ukraine. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:16
Question 150Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCI
Mais je suis convaincu qu'on peut gagner sur l'idée que la France doit redevenir une puissance, qu'on doit renouer avec un destin. Et la seule manière pour la France de renouer avec un destin, c'est d'être la locomotive de l'émergence d'une puissance européenne. Il y a une base militante pour ça ?
Réponse à côté
Allez, on va en parler. Politique intérieure, politique extérieure, on va s'asseoir. Et vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer, par exemple, sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça, l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive.
« Allez, on va en parler. Politique intérieure, politique extérieure, on va s'asseoir. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 2:18Voir 1 autre passage
« Et vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer, par exemple, sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça, l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive. »
youtube.com · Europe, menace russe, primaire à gauche... L'interview de Raphaël Glucksmann|LCIVérifier à 3:25
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03
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« Oui, et je pense que c'est le moment. Et que les Palestiniens ne peuvent pas voir la perspective de leur État repousser sans cesse au calandre grecque. Nous avons, nous, une position très claire. Deux États. Tout le monde le répète, mais plus on le répète, plus ça s'éloigne. Donc, il faut montrer aux Palestiniens que leurs droits seront reconnus et leur droit à un État est inalignable. Donc, oui, il faut reconnaître l'État palestinien. Et même dans la perspective de la lutte contre le terrorisme, c'est essentiel. Parce qu'en fait, ce fait de maintenir en permanence les Palestiniens dans un no man's land juridique, dans une non-existence légale, eh bien, c'est ce qui nourrit les organisations terroristes comme le Hamas. Et la politique d'extension infinie de la colonisation aussi jordaine qui avait commencé avant le 7 octobre n'avait qu'un seul but, n'a qu'un seul but, miner la possibilité même de l'existence de l'État palestinien. Et donc, c'est important que les Européens marquent le coup. D'acter. D'acter. »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 17:29
« Il faut une catastrophe pour qu'on s'étonne soudainement. – Ça s'est fait quasiment naturellement. Et on a déménagé de la production, en Chine en particulier, et donc on a un destin comme ça de « doi gaveo made in China ». On consomme donc les biens produits en Chine, on consomme la sécurité produite aux États-Unis, donc on vient de voir en Afghanistan qu'il n'y avait plus de sécurité à consommer, puisque les États-Unis se retiraient. Et donc on s'est installé comme ça dans un rapport de consommation, dans un rapport de consommation au monde. Or, si on veut être maître de notre destin, il faut qu'on produise. Donc il y a des choses à faire pour à nouveau devenir producteur. Et c'est des choses assez simples à l'échelle européenne à faire. Simplement, elles ne sont pas faites parce que les gens qui nous dirigent pensent que finalement, ce destin de consommateur, c'est le destin ultime de l'humanité. – Et vous avez un beau chapitre sur le lobbying européen aussi. – Voilà. Et que ce grand déménagement du monde, il a bénéficié à des gens. Enfin, je veux dire, vous êtes actionnaire d'une multinationale, et bien cette idée d'aller produire, de produire tous les biens en Chine et de les vendre chez nous, ça vous dégage des marges absolument hallucinantes. Ça vous permet des dividendes extraordinaires. Et la réalité, c'est que ça a, un, un impact climatique désastreux et que donc si on veut être sérieux sur la lutte contre le dérèglement climatique, il va falloir mettre fin à cette organisation-là du monde. Et deux, ça a un impact social et psychologique et politique et mental et quasi civilisationnel désastreux ici. C'est-à-dire qu'en fait, on s'est mis dans la peau, c'est-à-dire que le spectateur, c'est celui qui a un rapport au monde de spectateur, en fait. De zapper, de spectateur, mais qui n'a plus de rapport de production de son propre destin. Et pour moi, c'est une calamité. Ça explique le fatalisme ambiant en Europe. Vous savez, il y a un grand philosophe allemand qui s'appelle Hegel qui a très bien expliqué ça dans la dialectique du maître et de l'esclave. La dialectique du maître et de l'esclave, c'est un jour, il y a quelqu'un qui arrive et qui dit « je suis maître », et l'autre, l'esclave, se soumet, est soumis, et progressivement, le maître va déléguer à l'esclave l'ensemble des activités productives. Et donc l'esclave va produire pour le maître, et le maître est dans un rapport de consommateur. Et au bout d'un moment, l'esclave qui a un rapport à la production et le maître qui a un rapport oisif au monde des consommateurs, eh bien l'esclave devient plus puissant que le maître et le renverse. Et c'est ça la dialectique permanente de l'histoire. Mais il doit s'en rendre compte qu'il est plus puissant. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 37 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Vous savez à quoi je pense en me rasant le matin ? Vraiment, à quoi je pense en me rasant le matin ? Je suis rapporteur. Là, je suis rapporteur pour le Parlement européen, pour la Commission de défense du Parlement européen sur la création des instruments de défense européenne. On est en train de faire en quelques semaines ce qu'on n'a pas fait pendant 80 ans. C'est-à-dire essayer de doter l'Europe d'une défense autonome vis-à-vis des États-Unis pour faire face à la menace russe. Donc, vraiment, en me rasant, en me couchant, en me lavant les cheveux, en me lavant les dents, c'est à ça que je pense aujourd'hui, vraiment. – Alors Alain, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 20:27Voir 2 autres passages
« C'est toujours une controverse. Face au crime d'agression, qui est le principal crime en droit international, et ce que la Russie a fait en Ukraine, il y a des contre-mesures qui sont légitimes. Vous savez, les sanctions qu'on a prises en ce moment sur la Russie, elles ont été validées par le Conseil de sécurité des Nations Unies ? Non. C'est la décision souveraine de l'Union européenne. Donc on pourrait dire qu'elles sont illégales. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:10
« Mais même pour nous, c'est plus une question. En fait, ce n'est pas à l'OTAN qu'on va assurer notre sécurité. Qui peut faire confiance à Donald Trump pour assurer sa sécurité ? Honnêtement, on a dormi pendant 40 ans. Moi, j'ai essayé de le dire, ça fait 20 ans que j'ai essayé de le répéter. On a dormi pendant 40 ans et à la fin, c'est les électeurs du Michigan et de Floride qui vont décider si Varsovie, Berlin ou nos capitales vont être défendues, oui ou non. Donc ça, ce n'est pas une position digne, c'est une position suicidaire. Donc maintenant, on va construire nous-mêmes notre défense. Et il faut, oui, que l'Union européenne intègre l'Ukraine en son sein. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 févr. 2024 au 11 mai 2026 · 29 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités26 avr. 2024 au 11 mai 2026 · 43 observations43 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis globalement d'accord avec vous. C'est un bon début. Il faut impérativement être ferme, tout en laissant ouverte, bien sûr, la porte des négociations. La présidente de la commission, elle a eu une idée qui était un bluff plutôt intelligent. Elle a dit, mais attendez, vous dites que vous voulez la réciprocité. Moi, ce que je propose, c'est qu'on mette les droits de douane sur les produits industriels à 0%. Et comme ça, on verra bien si c'est une question de réciprocité ou pas. Or, on sait tous que ce n'est pas une question de réciprocité, que l'enjeu, c'est de combler le déficit commercial américain en mettant des droits de douane à tout le monde. Déjà, ce qu'il faut noter, c'est que c'est quand même un krach, et c'est très rare dans l'histoire, qui a été juste inventé de toute pièce, créé de toute pièce par un homme et sa politique. Parce qu'en fait, la base économique qui lui a été léguée était plutôt saine aux États-Unis. Et donc, il crée par sa politique, par le côté complètement lunaire de son annonce, et bien un krach de toute pièce. Nous, on doit bien sûr avoir la porte ouverte pour des négociations, parce qu'on n'a aucun intérêt à ce que cette guerre commerciale s'éternise et qu'elle monte aux extrêmes. Par contre, il va falloir être ferme. Et pour être ferme, là où je suis d'accord, c'est qu'on ne peut pas simplement se mettre à taxer tous les produits américains de manière indistincte. Ce qu'on doit faire, c'est identifier quels sont les points qui feront mal à l'administration Trump. Et ces points, c'est d'abord les GAFAM, c'est d'abord les milliardaires de la tech qui l'ont soutenu, qui sont des piliers de son régime. Et nous, on a les moyens légaux, on les a votés au dernier mandat de député européen, on a les moyens légaux de frapper les services numériques et aussi d'appliquer nos propres règles, c'est-à-dire notamment le DSA, le Digital Services Act, qui permet d'imposer des amendes record à X et à Twitter. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« En France, ce n'est pas ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a deux types de protectionnisme en réalité. En Europe, on a été extrêmement longtemps naïfs face à des concurrences déloyales comme la concurrence chinoise. On a laissé se faire ratiboiser notre industrie des panneaux photovoltaïques, du panneau solaire. On a longtemps laissé se faire ratiboiser notre industrie, par exemple, de la voiture électrique. Et là, on a réagi. Enfin, on sort de cette naïveté. Et donc, on va protéger des filières. Ce que fait Donald Trump, ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, c'était ce que faisait Biden avec l'Inflation Reduction Act. Il avait un protectionnisme intelligent. Il disait, nous, on va aider les produits américains. On va introduire des préférences américaines. Et on va investir massivement dans la production aux États-Unis. Ça fonctionnait d'ailleurs, parce qu'il y avait beaucoup d'industries qui, attirées par un prix de l'énergie beaucoup plus bas qu'en Europe, quittaient l'Europe ou d'autres régions du monde pour aller s'installer aux États-Unis. Là, ce que fait Trump, ce n'est pas ça. Ce que fait Trump, c'est en gros de dégoupiller des grenades absolument partout. Et en réalité, ça va effrayer les investisseurs. C'est-à-dire que qui veut aller investir dans un endroit où une sorte de roi fou avec des panneaux peut décider ? Bon, alors là, ça sera 34%. C'est basé sur quels chiffres, on ne sait pas comment. Là, ce sera 20%. Il m'a appelé hier soir. Donc finalement, ce n'est que 10%. Je veux dire, ça, ça ne plaît pas aux investisseurs. Donc nous, ce qu'on doit faire en Europe, c'est montrer qu'on a un pôle de stabilité, qu'on est capable d'avoir des politiques lisibles, pas à deux jours, pas à 24 heures, mais à plusieurs années. »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 30 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à partir de juin, le président de la République, et j'ai une confiance limitée désormais dans ses capacités de jugement sur les institutions à la capacité de dissoudre l'Assemblée nationale. Donc, on ne va pas être surpris toute notre vie. Ça veut dire que le 9 juin au soir, on soit surpris par le fait qu'ils dissolvent l'Assemblée nationale. Donc, »
BFMTV · Droits de douane américaines, présidentielle de 2027... l'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 16:04Voir 2 autres passages
« L'Ukraine, aujourd'hui, c'est une industrie immense. C'est une armée qui est probablement la deuxième armée aujourd'hui du continent européen. Vous savez, cette semaine, on a beaucoup parlé des accords de Munich de 1938. Vous savez ce qui s'est passé après les accords de Munich quand les Français et les Anglais se sont écrasés face aux nazis et ont livré les Tchécoslovaques, nos alliés, à Hitler ? Il y a eu l'invasion de la Tchécoslovaquie. Et vous savez ce qui s'est passé après, en France ? Eh bien, quand il y a eu l'offensive allemande contre la France, ce sont les chars tchécoslovaques qui ont percé nos défenses et qui étaient les plus efficaces contre nous. Et donc, en fait, laisser l'Ukraine à la Russie, c'est offrir à la Russie un monopole sur les céréales. C'est offrir à la Russie une industrie immense, l'industrie ukrainienne. C'est offrir à la Russie une armée extrêmement puissante, l'armée ukrainienne. Et donc, en fait, on ne peut pas se permettre cela parce que sinon, ils vont aller plus loin. C'est ça. Moi, ça fait 20 ans que j'alerte sur le risque de Poutine. J'ai essayé de dire, quand il a envahi la Géorgie en 2008, que si on jetait la Géorgie sous le bus, eh bien, on aurait ensuite une guerre ailleurs. On a eu ensuite l'annexion de la Crimée, l'invasion du Donbass. J'ai essayé de dire que si on laissait faire cela, eh bien, on aurait une guerre majeure. On a eu ensuite l'Ukraine. Là, si on laisse l'Ukraine aux mains des Russes, ce qui va se passer, c'est une guerre dans les pays de l'Union européenne et de l'OTAN. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 15:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées26 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sur la question de la censure, on a une gauche qui a conscience du moment extrêmement grave qu'on traverse sur le plan historique, géopolitique, social, budgétaire, économique, et qui donc n'utilise pas la censure simplement pour un jeu de posture. C'est la gauche que nous représentons. Et on a vu à quel point on était capable de prendre nos responsabilités. Mais sur cette question de la censure, ça demande un effort aussi de la part du gouvernement. Je veux dire, on a arraché des concessions, il ne faut pas revenir sur ces concessions les unes après les autres. Et donc, ce n'est pas un accord de non-censure sur les mois qui viennent. C'est un accord de non-censure sur des engagements précis. Si ces engagements sont tenus, il n'y aura pas de censure. Si ces engagements ne sont pas tenus, la question de la censure sera à nouveau sur la table. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:07Voir 2 autres passages
« – Ce qu'il s'agit, c'est de condamner les GPA qui peuvent être associés à la traite dans le cadre de la traite des êtres humains. Donc évidemment, on est tous, je pense que vous aussi, tout le monde est contre la GPA quand elle est dans le cadre d'une traite d'êtres humains et d'un système qui oblige la personne. Mais ce n'est pas une condamnation de toute forme de GPA comme étant une traite d'êtres humains, il faut être précis. »
BFMTV · "La France est à la traîne sur l'aide à l'Ukraine": l'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 18:47
« Bien sûr, la limite est la limite juridique, en l'occurrence constitutionnelle. Donc, en fait, il y a un problème d'investissement aussi en Allemagne. C'est ça que je veux vous dire, c'est qu'en fait, en Allemagne aussi, la question se pose indépendamment de la situation budgétaire française. Et c'est pour ça que moi, je crois que ces empreintes vont arriver. C'est que l'histoire va décider à notre place. Donc, c'est toujours par des crises qu'on fait des bons en avant dans la construction européenne. Et que là, les crises, elles sont tellement fortes à la fois sécuritaires et écologiques, qu'on va être contraints de le faire. Mais ensuite, parce qu'il y a une situation en Allemagne qui est très intéressante. Moi, il ne faut plus dire l'Allemagne, en fait. C'est à dire ? On dit, par exemple, toujours le patronat allemand est pour le libre échange. Et ça ne changera jamais parce que la répartition des tâches, elle est comme ça à l'échelle européenne. On vend nos machines outils, on vend nos biens à haute valeur ajoutée et on importe des produits chinois à basse valeur ajoutée. C'est vrai que ça a été pendant très longtemps. La politique commerciale européenne était fondée sur ce principe allemand. Aujourd'hui, au sein du patronat allemand, il y a des discussions ultra intéressantes. Et d'ailleurs, hyper virulente parce que ce deal là ne fonctionne plus. Ce pacte Faustien entre le capitalisme allemand et le régime communiste chinois ne fonctionne plus, en tout cas, ne fonctionne plus pour toute une partie de ce Mittelstand. Donc les PME allemandes, mais en réalité, quand vous allez les visiter, vous comprenez que ce n'est pas vraiment des PME. C'est très, c'est très grand. Et en France, ça serait considéré comme des grandes entreprises. Mais ce Mittelstand allemand devient victime de l'ouverture à la production chinoise. Et donc, d'un côté, vous avez des grands groupes comme Volkswagen qui se sont complètement liés au régime chinois, c'est à dire qu'ils ont délocalisé leur production et 50% de leurs voitures sont produites en Chine et 50% de leurs ventes en amont et en aval, 50% de leurs ventes, c'est le marché chinois. En fait, c'est des entreprises qui sont devenues chinoises en réalité. Et face à ça, vous avez des représentants du Mittelstand qui disent mais nous, le contrat ne fonctionne plus. On est en train de subir à distance plus tard ce qu'ont subi les producteurs français. Et donc, il y aura des changements de politique commerciale en Allemagne. Et l'Allemagne, ce n'est pas comme la France, c'est à dire qu'en France, c'est le politique qui décide tout. Donc, quand le politique change, tout change. En Allemagne, il y a vraiment un consensus social. C'est le politique qui est finalement le débouché des discussions entre partenaires sociaux, des orientations de l'économie, de l'industrie. Et donc, en réalité, c'est plus lent à changer. Mais quand ça change, c'est comme un paquebot. Ça change vraiment. Et je crois qu'aujourd'hui, l'Allemagne est fracturée. Et donc, c'est pour ça aussi que c'est un moment plastique en Europe et qu'on peut pousser pour des solutions différentes de ce qui a été fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack5 juin 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, nous ne cédons pas à la menace, nous ne sommes pas impressionnés. Il faut arrêter avec ce type de langage. Je veux dire, ce n'est pas le chef qui s'adresse à ses ouailles. « Revenez à la maison, l'école bussionnière a fini », tout ça est pathétique. Nous, nous devons nous prononcer en conscience. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 3:42Voir 2 autres passages
« Sur le fond du budget que sur notre position que nous prendrons en conscience. Elle ne se fera pas sur les zoukazes de Jean-Luc Mélenchon et de ses affidés. Parce que face à ces insultes, face à ces menaces, nous devons tenir bon. Il n'y a rien là-dedans qui puisse nous impressionner. Même les menaces sur les élections, on va vous mettre des candidats face aux autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 2:54
« Alors, elle est passée de 80 à 90 à 99. Ensuite, je suis l'arbre qui cache la forêt nupeste. Je suis un afro-bolchévique. Bref, il faudrait qu'ils se mettent d'accord sur leurs éléments de langage me concernant. Ça serait plus cohérent et ça serait moins insultant pour l'intelligence des auditrices et des auditeurs. Mais au-delà de ça, au-delà de ça, les différences, elles sont fondamentales. Sur la politique agricole commune, nous n'avons pas la même position. Sur la transformation écologique, nous n'avons pas la même ambition. Sur simplement une question simple, qui finance les investissements dont elle parle ? Eh bien, moi, j'ai une proposition. Que ce soit les plus fortunés qui financent la transition écologique et les investissements sociaux... »
BFMTV · Européennes, Ukraine, Palestine... L'interview en intégralité de Raphaël Glucksmann
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je lui dis, prononce-toi sur le fond. Et si elle décide que la censure est nécessaire, eh bien, ça doit être fait en conscience, c'est tout. Moi, je pense, par exemple, je vous dis, il y a un argument qui me stupéfait, qui circule, qui est de dire, mais on peut voter la censure pour envoyer un signal, parce que, de toute façon, le RN ne la votera pas, et donc c'est à Blanc. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, on laisse les clés au RN. Or, précisément, ce qu'on a voulu faire pendant les élections législatives, c'était d'empêcher que le RN ait les clés de la vie politique française. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:18Voir 2 autres passages
« Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous, avec les gens qui participent à cette primaire. Donc, si l'idée, c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017, et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver, et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. »
youtube.com · Présidentielle, primaire, Donald Trump...L'interview de Raphaël Glucksmann en intégralitéVérifier à 3:39
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Arbitrages mentionnés24 janv. 2025 au 25 mai 2026 · 3 observations3 passages
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« On doit faire deux choses, deux choses. On doit appliquer nos lois, ne pas trembler, et ne pas fléchir, appliquer nos lois. Et s'il y a des tarifs douaniers qui sont imposés à nos productions, il faudra qu'on ait le courage d'imposer des tarifs douaniers aux productions américaines, qu'on accepte le rapport de force commercial. D'un autre côté, ce qu'il faut absolument qu'on fasse, c'est qu'on développe une politique industrielle européenne. Moi, je me bats pour ça au Parlement européen, avec notre délégation, avec notre groupe, depuis des mois. Parce qu'effectivement, imposer des règles, imposer des tarifs douaniers, ça ne suffira pas. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 12:48Voir 2 autres passages
« En fait, puisque les chinois le font, pourquoi on ne le fait pas avec l'Ukraine ? Non, ce que je vous dis, c'est qu'on a aucun intérêt à laisser rentrer des produits chinois ou des produits mexicains ou des produits brésiliens parce que ce n'est pas un enjeu vital pour nous. Et ukrainien ? Et que par contre, on peut faire une exception sur l'Ukraine. Donc on peut faire rentrer »
youtube.com · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann sur RMCVérifier à 9:26
« le destin de vassal ou même d'amuseur public, on peut aussi penser que le destin de l'Europe, si vous voulez, c'est un gigantesque café de flore où des dignitaires du Parti communiste chinois et des émirs vont venir en touriste contempler les jeux d'acteurs de fausses discussions entre intellectuels de Saint-Germain-des-Prés. Ça peut être ça. Mais dans ce cas-là, ça veut dire qu'on a renoncé à notre liberté, c'est-à-dire qu'on a renoncé à avoir un destin, ça veut dire qu'on a renoncé à notre autonomie. Moi, je pense que nous valons beaucoup mieux, beaucoup plus que cela. Mais ça, ça suppose des efforts. Alors, ça suppose, eh bien oui, par exemple, de rapatrier. On est en plein, dans cette enceinte, en train de voter des subventions à la transformation écologique et aux énergies renouvelables. C'est fondamental, c'est nécessaire dans la lutte contre l'effondrement climatique. Mais aujourd'hui, nos subventions, parce que nous avons laissé l'Europe se désindustrialiser, nos subventions, c'est des subventions qui vont directement à l'appareil productif chinois. Parce que qui produit nos panneaux solaires ? Qui produit nos éoliennes ? Ce sont les chinois. Donc maintenant, il faut identifier les secteurs prudés et rapatrier la production en Europe. Et je veux, moi, qu'on redevienne producteur. Producteur de biens, producteur de sécurité et producteur de sens. Enfin, je veux dire, la déprime collective en Europe. C'est ça, en fait. C'est aussi cette impression que... »
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Limites et incertitudes12 déc. 2024 au 12 déc. 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a une sortie du déni et il y a un comportement adulte. On discute. Je ne sais pas où ça ira. Je ne sais pas si ça réussira. Je ne sais pas si ça débouche sur une motion de censure, sur un gouvernement de coalition. Je ne sais pas quelle sera l'attitude du président de la République. Je suis comme vous. Je ne sais pas qui le nommera comme Premier ministre. »
BFMTV · Futur Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, Mercosur... L'interview de Raphaël GlucksmannVérifier à 2:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités29 févr. 2024 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et tu vas voir, ça va marcher. C'est mon côté vieux con. C'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais, on ne va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages. Eh bien, si, ça marche. Non, on n'a pas mis de coucher de soleil. Mais par contre, on n'a mis que du texte. Parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte. Mais, en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire, ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes. Ce qui s'est passé. Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus. Et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important. C'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs chinois, des esclaves Ouïgours dans leur chaîne de production. En gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, eh bien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas, à ce moment-là, eh bien, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. Oui, c'est ça. Oui, exactement. C'est le coût de production le plus bas possible, l'esclavage, si on est honnête. Et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques, il y avait 80 marques qui étaient listées, l'une après l'autre, de les interpeller et de les obliger, par la pression, à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, c'est qu'on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance, en fait, de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques puisque tout d'un coup, alors qu'ils ont... Franchement, si le Parlement européen a fait une enquête, ça... »
youtube.com · Lettre à la génération qui va tout changer. Entretien avec Raphaël GlücksmannVérifier à 5:13Voir 2 autres passages
« Au premier jour de mon mandat, j'ai proposé la création de cette commission spéciale, parce que j'en pouvais plus, en fait, de la naïveté, de l'indolence, de la faiblesse des réactions européennes face aux ingérences du régime russe dans nos démocraties. Et au début, les gens m'ont regardé avec une forme de scepticisme, parce que ce n'était pas un sujet qui était en haut de l'affiche. Mais assez vite, on a réussi à imposer l'idée et à commencer à travailler. Pendant près de trois ans maintenant, j'ai documenté méthodiquement, enquêté méthodiquement sur les réseaux du régime russe en Europe, sur les réseaux aussi, d'ailleurs, des régimes chinois ou iraniens en Europe. Et ce que j'ai découvert, c'est qu'en fait, nos démocraties sont complètement perméables aux influences étrangères et aux ingérences étrangères, et en particulier de régimes fondamentalement hostiles à nos principes et à nos intérêts à long terme. Et vous avez dit à juste titre qu'on n'en réagissait pas, mais ce n'est pas simplement les Ukrainiens, les Géorgiens, les Syriens ou les Tchétchènes qu'on a sacrifiés. C'est aussi notre souveraineté. Quand un régime se permet d'assassiner des opposants au cœur même de Berlin ou de Londres et qu'il n'y a aucune réaction de nos autorités, quand ce régime se permet de corrompre des leaders qui vont ensuite décider de la politique énergétique de l'Europe et qu'il n'y a aucune réaction de nos démocraties, eh bien, il y a des questions fondamentales à poser à nos gouvernements, à nos institutions. Et ces questions, c'est d'abord comment vous avez fait pour à ce point sacrifier notre souveraineté, pour à ce point laisser un tyran s'essuyer les pieds sur notre sécurité et sur l'existence même de nos démocraties. Et ça, c'est ce que j'essaye de montrer dans le livre, c'est l'ampleur des réseaux de corruption et aussi l'ampleur d'une forme de légèreté qui habite nos dirigeants quand il s'agit des intérêts fondamentaux de nos nations et du projet européen. Et c'est à cela qu'il faut mettre un terme, c'est contre cela qu'il faut se battre. Il faut enfin prendre au sérieux les menaces qui pèsent sur nos démocraties. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontation
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est à dire la directive, le texte sur la production de munitions. La Commission et le Parlement s'accordent. Et Paris et Berlin refusent le terme de priorisation dans le texte. Comme ça, ça semble être juste un mot. Mais en réalité, priorisation, qu'est ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en refusant priorisation, on refuse de donner la priorité aux livraisons d'armes à l'Ukraine et on continue des vieux contrats avec les Émirats, avec l'Arabie saoudite, avec le Qatar. Et pendant qu'on n'arrive pas à fournir l'Ukraine, on continue comme si de rien n'était. Or, l'avenir de l'Europe ne se décide pas à Riyad. L'avenir de l'Europe se décide à Advika. Et ça, il faut commencer à le comprendre. Et donc, on a, si vous voulez, en Europe de l'Ouest, parce que ce n'est pas du tout le cas en Europe centrale, ou en Europe du Nord, raté le 24 février 2022 pour l'instant. Et il est temps qu'on se réveille. Ça veut dire qu'il faut suivre ce que la Commission demande depuis longtemps, puisque la Commission a moins raté que les États membres que Paris et Berlin le 24 février 2022, c'est à dire 1 enfin saisir les avoir gelés, les 206 milliards d'avoirs publics russes gelés dans nos banques, les affecter à l'aide à l'Ukraine. 2 Investir dans nos industries de défense et dans nos lignes de production. C'est le plan de 100 milliards proposé par Thierry Breton. 3 Transformer la Commission européenne en centrale d'acquisition pour avoir une politique cohérente et livrer enfin l'Ukraine. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 26:28Voir 1 autre passage
« Je sais que vous avez enterré la social-démocratie, mais on était quand même beaucoup plus que six, mais six Français au sein de ce groupe. Donc, on aura un poids plus grand si on fait un score plus grand. Déjà à six, on a réussi à orienter plein de politiques à l'échelle européenne. Et donc, appartenir à ce groupe-là, déjà, c'est une chance immense. Pourquoi ? Moi, je vous dis les choses de manière très ouverte. L'année dernière, il y a cinq ans, on hésitait parce qu'en fait, quand on a lancé place publique, nous, on était à la croisée des chemins entre l'écologie politique et la social-démocratie, en fait. Et donc, rejoindre le groupe social-démocrate, c'était même pas... C'est une discussion. Et en fait, chaque jour qui passe, je me dis mais quel bon choix, en fait, parce que dans ce groupe, quand vous arrivez à porter quelque chose, ça se transforme en loi, enfin ça se transforme en directive, ça se transforme en commission qui existe. Et donc, vous avez vraiment un levier de puissance au sein des institutions européennes qui est immense. Jamais on n'aurait fait de la commission spéciale sur les ingérences si je n'avais pas été dans ce groupe-là. Jamais Aurore aurait... Aurore aurait réussi à porter territoire zéro chômeur à l'échelle européenne ou la régulation bancaire ou la taxation sur les super profits si ce n'était pas dans ce groupe-là. Et donc, en fait, ou la sortie du traité sur la charte de l'énergie. Et donc, en fait, quand vous arrivez à convaincre ce groupe, ce qui n'est pas toujours le cas, moi, je ne le cache pas, on a des dissensions, vous arrivez à avoir un résultat direct sur les politiques européennes. Et c'est pour ça qu'on se sent efficace, en fait. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 1:04:43
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RMC · 🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-PP aux élections eu...Vérifier à 8:14
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 27:57
« Mais, de toute façon, aujourd'hui, les faits parlent tellement fort que je pense que ce n'est pas ma voix qui sera entendue. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 30:10
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 14:49
« Mais aujourd'hui, l'Europe est dans une position de maître. On est devenu une sorte de truc complet. On est devenu complètement oisif. Et on a tellement intégré ce rapport-là qu'en gros, on ne se croit plus capable de rien. Or, on est encore le premier marché du monde. On est encore la première puissance commerciale du monde. Utilisons ce qu'on a pour faire de la politique, pour affirmer une forme de puissance. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 17:02
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 14:09
« Mais ça n'existe pas. Chaque vote, surtout sur un acte aussi grave que la censure, doit être fait en conscience. Comme si le résultat final dépendait de votre vote, Apolline. Vous êtes au Parlement, vous devez voter. Si vous votez la censure, ça veut dire que vous voulez que le gouvernement tombe. Point. Vous ne prenez pas en compte les votes des autres. »
BFMTV · Nouveau Front populaire, budget, ... L'interview de Raphaël Glucksmann (Place publique)Vérifier à 4:50
« Oui. J'ai vu comment les Ukrainiens avaient développé une industrie de défense, grâce notamment au Danemark, qui est le pays européen le plus en pointe dans l'aide à l'Ukraine. Et ils ont développé une production autonome. Ils ont besoin de fonds pour que cette production puisse fournir le front ukrainien. Et nous, nous avons l'argent des Russes. Donc, il faut utiliser cet argent pour financer la résistance ukrainienne. C'est vraiment vital pour nous. Moi, ce que je veux qu'on comprenne, c'est que ce n'est pas juste une question ukrainienne. Les objectifs de Poutine, ceux qu'il a fixés avant même l'invasion, c'est des objectifs qui concernent la sécurité des Européens. Ce qui est en train de discuter entre Trump et Poutine, entre les équipes de Trump et les équipes de Poutine. Ce n'est pas simplement le Donbass ou la Crimée des territoires ukrainiens. C'est l'organisation de la défense de l'Europe. Combien de missiles vous placez dans tel pays ? Quelles troupes ont le droit d'être où ? Ce qu'on discute aujourd'hui entre Américains et Russes, c'est même le Kosovo. Donc, en fait, c'est des sujets du cœur de la sécurité européenne. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 6:16
« Il y a une prise de conscience. Il y a, je pense, dans l'opinion aussi, un ébranlement. À un moment, on se dit « mais on va où là ? » Mais est-ce que les dirigeants européens seront au niveau ? Ça, je n'en suis pas certain. Jusqu'ici, il y a eu des mots. Les mots sont importants. Après le scandale du bureau Oval, il y a eu les mots de soutien à l'Ukraine et à Zelensky de la part des dirigeants européens. Mais ensuite, il y a des actions à prendre, des actions extrêmement concrètes. Maintenant, il y a un Conseil européen extraordinaire ce jeudi. C'est sans doute le Conseil européen le plus important de la décennie, voire de plusieurs décennies. Mais il faut que ça débouche sur du concret. On a des avoirs russes, 209 milliards dans nos banques, en ce moment, qui sont gelées. Il faut les saisir et les affecter à l'aide à l'Ukraine. Ça ne coûtera pas 1 euro aux contribuables européens et ça permettra de remplir le vide laissé par les États-Unis d'Amérique. »
BFMTV · Ukraine, Donald Trump, défense européenne... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 1:53
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann | POLITICOVérifier à 48:12
« Ils disent allez-y, venez Glucksmann, allez-y, venez Jean-Luc Mélenchon, allez-y, venez d'autres. Je dis, combien de fois il faudra que je le répète ? Nous n'avons, avec Jean-Luc Mélenchon, pas la même vision, ni du monde, ni de l'Europe, ni de la France. Nous ne portons pas les mêmes convictions, la même méthode, la même relation au débat public. La même relation à la liberté, à la démocratie. Donc vous ne participerez jamais à une primaire ? Mais tant que c'est comme ça ouvert, et d'autre part, je vous le dis. Tant que c'est comme ça ouvert, c'est-à-dire que si c'était plus fermé… Non, non, et d'autre part, ça c'est le premier point. Donc là, il y a une absence de clarté qui, moi, ne me va pas. Le NFP, c'est parce qu'il y avait trois semaines, trois semaines pour empêcher Jordan Bardella, Premier ministre, Marion Maréchal à la culture, Éric Ciotti au ministère de l'Intérieur, une majorité absolue pour le Rassemblement national, et que donc, il fallait faire des choix difficiles. Pour barrer la route à ce qui était le pire, et établir une hiérarchie des périls dans laquelle la prise du pouvoir imminente par le Rassemblement national était le principal danger. Maintenant, là, on a du temps pour construire une alternative. Et moi, je pense qu'on ne la construit pas comme cela. Moi, je pense que ce qu'on doit faire, c'est dire qui nous sommes, présenter un programme, un projet pour le pays, créer une dynamique politique qui soit capable d'assumer les confrontations, les ruptures, et qui l'emporte. »
youtube.com · Présidentielle de 2027, LFI, Gaza... L'interview en intégralité de Raphaël GlucksmannVérifier à 28:20
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann, la grande confrontationVérifier à 23:42
« – C'est mon côté vieux con, c'est que quand il me dit ça, moi je regarde, je fais « on va pas mettre des couchers de soleil pour faire passer des messages ». – Eh ben si, ça marche. – Eh ben, non, on n'a pas mis de coucher de soleil, mais par contre, on a mis que du texte, parce que sur un réseau d'images, on ne met que du texte, mais en fait, le pari qu'on avait, c'était de dire « ces jeunes qui sont sur Instagram vont s'emparer de la cause et devenir acteurs de nos campagnes ». – Ce qui s'est passé. – Et ce qui s'est complètement passé. C'est-à-dire que dès le début, il y a des dizaines de milliers de gens qui se mettent à interpeller leurs élus, et ensuite, on voit en février 2020, il y a un moment hyper important, c'est en fait un think tank australien qui s'appelle Aspie, qui sort la liste des grandes multinationales qui bénéficient, via leurs fournisseurs sociaux. C'est-à-dire, des marques qui sont très en train d'être dédiées aux cours chinois, des esclaves ouïghours dans leurs chaines de production. Donc vous avez en gros, toutes les marques qui structurent votre quotidien, ils ont des ramifications avec les camps chinois. Et on se rend compte que, par exemple, pour fabriquer une chemise Zara ou pour fabriquer une chaussure Nike ou Adidas à ce moment-là, il y a des esclaves dans les camps qui sont mis à disposition et qui travaillent gratuitement comme des esclaves. et fabriquent vos chaussures et tout ce qui est dans votre armoire. Et donc là, on décide d'interpeller ces marques et d'aller après ces 80 marques. Les 80 marques étaient listées l'une après l'autre, de les interpeller, de les obliger par la pression à changer leur chaîne de production. Et là, tout d'un coup, des centaines de milliers de jeunes se mettent à attaquer. La première, on a fait dans l'ordre alphabétique, c'était Adidas. Et on se rend compte de la puissance de ces jeunes et de l'impact que ça a sur les grandes marques. Puisque tout d'un coup, franchement, si le Parlement européen avait fait une enquête, ça aurait mis des mois, des années. Des années déjà, et en plus, franchement, ils n'en avaient rien à foutre. Mais là, tout d'un coup, leur cœur de cible, c'est-à-dire les jeunes qu'ils ont envie de séduire, se mettent à les interpeller, mais de manière ultra massive. Et on voit l'ébranlement dans les dirigeants des multinationales qui décident de changer pour certaines d'entre elles, par exemple Adidas ou Lacoste, et pour d'autres, ils refusent, comme Nike ou Zara, mais décident de changer leur chaîne de production. Et là, on a compris le pouvoir que ces jeunes avaient à condition de l'exercer. Et c'est vraiment le sens du livre. J'essaye de leur dire, bien sûr que chacun d'entre nous, on a une voix qui nous dit à quoi bon, qui suis-je pour agir, finalement, face à une multinationale, qu'est-ce que je peux changer, moi ? Face à un État comme la Chine, qu'est-ce que je peux changer ? Et en fait, ce n'est pas vrai. On a chacun un pouvoir. Alors bien sûr, si on est seul, moi j'attaque Adidas, ça ne va pas marcher. »
youtube.com · Entretien avec Raphaël Glucksmann : Lettre à la génération qui va tout changerVérifier à 5:09