Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 août 2015 au 25 août 2026
Questions
731
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 731 questions évaluables
Réponse directe
308
Réponse partielle
114
Réponse à côté
288
Refus explicite
21
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 733
Question 101Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Comment on fait ?
Réponse directe
Il faut déjà que l'Europe agisse. Aujourd'hui, on n'a que des tweets venant d'Europe. Vous savez, depuis deux ans au Parlement européen, nous demandons que le corps des gardiens de la révolution, c'est d'ailleurs le pilier de la répression qui a fait des dizaines de milliers de morts au moment où on se parle en Iran, que le corps des gardiens de la révolution qui soutient le terrorisme dans l'ensemble de la région et y compris sur le sol européen avec notamment l'attentat contre la synagogue de Bochum en 2022, que le corps des gardiens de la révolution soit inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Et ce n'est toujours pas fait. Au moment où on se parle, il y…
« Il faut déjà que l'Europe agisse. Aujourd'hui, on n'a que des tweets venant d'Europe. Vous savez, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 12:44
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées4 sept. 2025 au 5 août 2026 · 41 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous sommes en discussion avec nos partenaires socialistes. Et ce qui est certain, et vous saurez dans les semaines qui viennent l'aboutissement de ces discussions, mais ce qui est certain, moi j'avais dit que je prenais trois mois pour essayer de rassembler, eh bien nous saurons à la fin de ces trois mois, c'est-à-dire à la fin de l'été, quelle décision je prendrais. Mais par contre, ce qui est certain, c'est que nous sommes habités tous par un sens des responsabilités qui pèsent sur nous. Parce qu'en réalité, cette élection est vitale. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« depuis deux ans au Parlement européen, nous demandons que le corps des gardiens de la révolution, c'est d'ailleurs le pilier de la répression qui a fait des dizaines de milliers de morts au moment où on se parle en Iran, que le corps des gardiens de la révolution qui soutient le terrorisme dans l'ensemble de la région et y compris sur le sol européen avec notamment l'attentat contre la synagogue de Bochum en 2022, que le corps des gardiens de la révolution soit inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Et ce n'est toujours pas fait. Au moment où on se parle, il y a encore des États dont malheureusement le nôtre, la France, qui refuse cette inscription sur la liste des organisations terroristes parce qu'ils veulent continuer à pouvoir parler avec ce régime. Mais la vérité, c'est que ce régime est devenu totalement infréquentable, qu'il est dangereux pour le peuple iranien d'abord, qu'il est dangereux ensuite pour l'ensemble de la région et qu'il est dangereux pour nous puisqu'il est essentiel dans l'effort de guerre de Vladimir Poutine contre l'Ukraine qui est un effort de guerre contre l'Europe. Donc en fait, à un moment, il faut que l'Europe arrête de simplement être une commentatrice des événements mondiaux et agisse. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 12:52
Question 102Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Mais sur quoi vous fondrez votre légitimité si c'était vous qui incarniez cette gauche ?
Réponse à côté
Ce que je propose moi au Parti Socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, ce que je propose c'est que nous créions ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci.
« Ce que je propose moi au Parti Socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, ce que je propose c'est que nous créions ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 3:17
Question 103Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
De très nombreuses questions à vous poser sur la manière d'ailleurs dont vous qualifiez la période que l'on traverse, le chaos du monde. Mais d'abord pour savoir au fond qui est devant moi. Cette question bien sûr, vous l'avez entendue, vu, je ne sais même pas si vous étiez au courant d'ailleurs, la primaire de la gauche, tout à l'heure sur des rails, on a même la date, ce sera le 11 octobre 2026. Est-ce que vous en serez ?
Réponse directe
Non, je n'en serai pas. Je n'y crois pas. Je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027. Et donc non, je n'y serai pas. Et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus. Vous savez, cette primaire, c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés, et qui sont les deux identités politiques puissantes. D'un côté, vous avez Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l'Union européenne. Et de l'autre, vous avez une gauche sociale-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays, qui est v…
« Non, je n'en serai pas. Je n'y crois pas. Je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027. Et donc non, je n'y serai pas. Et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus. Vous savez, cette primaire, c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir, de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche et qui sont structurés, et qui sont les deux identités politiques puissantes. D'un côté, vous avez Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l'Union européenne. Et de l'autre, vous avez une gauche sociale-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays, qui est viscéralement pro-européenne. Et c'est l'affirmation de ces deux pôles qui permettront d'enclencher des dynamiques au moment des élections, pas cette primaire qui refuse de choisir. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 1:00
Question 104Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Est-ce que là-dessus, aujourd'hui, avant de vous interroger sur Donald Trump, sur l'Europe, vous dites, et vous l'avez dit dès le début, c'est vraiment notre cœur, c'est aussi de croire à cette Europe.
Réponse directe
L'Europe va trop lentement, mais c'est seulement à l'échelle européenne que nous pourrons imposer ces barrières. Vous savez, moi, je suis rapporteur pour le Parlement européen sur les questions des investissements étrangers. Ce que font les Chinois aujourd'hui, c'est une stratégie consciente pour ratiboiser nos productions et nous rendre totalement dépendants. C'est qu'ils investissent dans des productions en Europe qui sont en fait juste des usines d'assemblage pour pouvoir détruire, par exemple, Renault en France. Et ce qu'il faut faire, c'est accepter... Mais vous savez, c'est arrivé, par exemple, dans le secteur de production des panneaux photovoltaïques, des panneaux solaires. Eh bien,…
« L'Europe va trop lentement, mais c'est seulement à l'échelle européenne que nous pourrons imposer ces barrières. Vous savez, moi, je suis rapporteur pour le Parlement européen sur les questions des investissements étrangers. Ce que font les Chinois aujourd'hui, c'est une stratégie consciente pour ratiboiser nos productions et nous rendre totalement dépendants. C'est qu'ils investissent dans des productions en Europe qui sont en fait juste des usines d'assemblage pour pouvoir détruire, par exemple, Renault en France. Et ce qu'il faut faire, c'est accepter... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 7:07
Question 105Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
C'est ce qu'on appelle le fameux bazooka, qui était plutôt une réponse aussi à la menace de droits de douane très élevée de Donald Trump, depuis les revenus dessus. Mais est-ce qu'il faut effectivement pas seulement dire « Ah, attention, attention, on va l'activer ?
Réponse partielle
Il faut le faire.
« Il faut le faire. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 8:35
Question 106Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Mais ça veut dire que si le Parti Socialiste, finalement derrière Olivier Faure, alors on n'a pas très bien compris d'ailleurs, mais enfin, ce n'est pas le propos ce matin, mais Olivier Faure effectivement était sur la photo de ce lancement de cette primaire, mais officiellement il ne le faisait pas pour le Parti Socialiste, ou en tout cas sans mandat du Parti Socialiste. Mais bref, imaginons que le Parti Socialiste vraiment accepte le principe de cette primaire, ce sera dans ces cas-là sans vous. Et ça rompera votre pacte avec vous ?
Réponse directe
Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous avec les gens qui participent à cette primaire. Donc si l'idée c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. En…
« Ce sera de toute façon sans moi. Mais moi, ce que je propose à mes partenaires socialistes, c'est de faire une plateforme commune qui permette ensuite d'enclencher une dynamique électorale. Ce que je veux, c'est que nous soyons fiers de ce que nous sommes. Et sur les retraites, à 60 ans ou pas, sur la construction d'une Europe puissante, sur la défense européenne, sur tout un tas de sujets, sur l'énergie, nous ne sommes pas d'accord entre nous avec les gens qui participent à cette primaire. Donc si l'idée c'est de faire une synthèse, une sorte de gloubi-boulga qui met la poussière sous le tapis, ça ne fonctionnera pas. La seule manière d'enclencher... En plus, il y a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017 et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 4:13
Question 107Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Comment il faudra bien à un moment ou à un autre que vous disiez c'est moi ?
Réponse à côté
Ce que je propose moi au Parti Socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, ce que je propose c'est que nous créions ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci.
« Ce que je propose moi au Parti Socialiste, puisque ce sont nos partenaires et c'est la force principale de gauche anti-Mélenchon, ce que je propose c'est que nous créions ensemble une plateforme qui commence par quoi ? Par se mettre d'accord sur le fond, pour savoir quel type de campagne nous allons mener et de quelle manière, dans quel but nous allons gouverner ce pays. Parce que l'ambition, c'est de gagner les élections. Ce n'est pas de se placer à gauche pour récupérer ensuite les ruines qui seront héritées de 2027. C'est de gagner cette fois-ci. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 3:17
Question 108Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Et est-ce qu'il faut le faire avec les Chinois ?
Réponse partielle
Et ce qu'il faut faire, surtout, c'est de dire dans telle filière, telle filière, telle filière, qui sont stratégiques pour nous, eh bien, nous n'acceptons plus les produits chinois. Nous les bloquons à la frontière. Eh bien, nous commençons aujourd'hui, par exemple, sur la question des voitures électriques. Et l'Europe, certes, va trop longtemps, mais la seule manière de protéger nos industries, c'est que l'échelle européenne fonctionne. La France seule ne pourra pas assumer un rapport de force, ni avec la Chine, ni avec les États-Unis de Donald Trump. Donc, tous ceux qui vous expliquent qu'en gros, il faut sortir de l'Union européenne ou au moins diminuer le pouvoir européen, eh bien, en…
« Et ce qu'il faut faire, surtout, c'est de dire dans telle filière, telle filière, telle filière, qui sont stratégiques pour nous, eh bien, nous n'acceptons plus les produits chinois. Nous les bloquons à la frontière. Eh bien, nous commençons aujourd'hui, par exemple, sur la question des voitures électriques. Et l'Europe, certes, va trop longtemps, mais la seule manière de protéger nos industries, c'est que l'échelle européenne fonctionne. La France seule ne pourra pas assumer un rapport de force, ni avec la Chine, ni avec les États-Unis de Donald Trump. Donc, tous ceux qui vous expliquent qu'en gros, il faut sortir de l'Union européenne ou au moins diminuer le pouvoir européen, eh bien, en fait, jouent contre nos industries. Nous, au Parlement européen, nous poussons pour un agenda de souveraineté. Et moi, ce que je note, c'est que les pseudo-patriotes, ceux qui vous expliquent... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 8:37Voir 1 autre passage
« Non, mais la souveraineté, c'est le cœur de tout. C'est le cœur de la liberté. Moi, j'ai été élu en 2024 aux européennes sur un agenda de souveraineté en expliquant que tout, aujourd'hui, toutes nos politiques publiques doivent viser à une seule chose, nous rendre libres en matière de défense pour ne plus dépendre simplement des États-Unis d'Amérique et du bon vouloir du président des États-Unis, en matière industrielle pour ne pas être dépendant de la Chine dans toutes les filières stratégiques, en matière d'énergie, pour ne plus dépendre de la Russie, pour ne plus dépendre des puissances du Golfe ou des États-Unis. Et donc, tout, tout doit viser à la souveraineté désormais parce que l'Europe, à cause de 40 années d'indolence, en France et en Europe, nous sommes devenus profondément dépendants. Vous savez que, par exemple, quand vous utilisez votre carte bleue, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 9:20
Question 109Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
L'interdiction des réseaux sociaux, au moins de 15 ans, vous y êtes favorable ?
Réponse directe
Oui, mais moi je vais même plus loin. Je pense qu'il y a des plateformes aujourd'hui qui sont une menace de déstabilisation pour nos démocraties. J'ai présidé la commission d'enquête du Parlement européen sur les ingérences étrangères. Et je peux vous dire que par exemple TikTok...
« Oui, mais moi je vais même plus loin. Je pense qu'il y a des plateformes aujourd'hui qui sont une menace de déstabilisation pour nos démocraties. J'ai présidé la commission d'enquête du Parlement européen sur les ingérences étrangères. Et je peux vous dire que par exemple TikTok... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 18:04
Question 110Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
est-ce que cette Europe, aujourd'hui, n'est pas notre boulet sur les questions industrielles, par exemple ?
Réponse directe
L'Europe va trop lentement, mais c'est seulement à l'échelle européenne que nous pourrons imposer ces barrières. Vous savez, moi, je suis rapporteur pour le Parlement européen sur les questions des investissements étrangers. Ce que font les Chinois aujourd'hui, c'est une stratégie consciente pour ratiboiser nos productions et nous rendre totalement dépendants. C'est qu'ils investissent dans des productions en Europe qui sont en fait juste des usines d'assemblage pour pouvoir détruire, par exemple, Renault en France. Et ce qu'il faut faire, c'est accepter... Mais vous savez, c'est arrivé, par exemple, dans le secteur de production des panneaux photovoltaïques, des panneaux solaires. Eh bien,…
« L'Europe va trop lentement, mais c'est seulement à l'échelle européenne que nous pourrons imposer ces barrières. Vous savez, moi, je suis rapporteur pour le Parlement européen sur les questions des investissements étrangers. Ce que font les Chinois aujourd'hui, c'est une stratégie consciente pour ratiboiser nos productions et nous rendre totalement dépendants. C'est qu'ils investissent dans des productions en Europe qui sont en fait juste des usines d'assemblage pour pouvoir détruire, par exemple, Renault en France. Et ce qu'il faut faire, c'est accepter... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 7:07Voir 1 autre passage
« Mais vous savez, c'est arrivé, par exemple, dans le secteur de production des panneaux photovoltaïques, des panneaux solaires. Eh bien, on a laissé nos producteurs se faire ratiboiser. Aujourd'hui, les dix champions du monde sont tous chinois. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 7:39
Question 111Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Tout cela face, effectivement, à des États-Unis de plus en plus hiératiques. Ce week-end, ce drame, à nouveau, à Minneapolis, est-ce que les États-Unis ont basculé ?
Réponse directe
Ils ont basculé. Et c'est vraiment, vraiment une leçon qu'on doit retenir. Vous avez vu à quelle rapidité une démocratie aussi enracinée que la démocratie américaine peut basculer. Vous avez aujourd'hui des citoyens américains qui sont assassinés par des agents fédéraux dans les rues de Minneapolis un an seulement après l'accession au pouvoir de Donald Trump. Vous avez aujourd'hui des États-Unis d'Amérique qui menacent de guerre le Danemark, leur meilleur allié sur la scène internationale pour récupérer le gouvernement. Donc, vous avez vu à quel point une société démocratique peut basculer. et c'est une leçon qu'on doit tirer, y compris en France. Quand vous votez pour l'extrême droite, c'e…
« Ils ont basculé. Et c'est vraiment, vraiment une leçon qu'on doit retenir. Vous avez vu à quelle rapidité une démocratie aussi enracinée que la démocratie américaine peut basculer. Vous avez aujourd'hui des citoyens américains qui sont assassinés par des agents fédéraux dans les rues de Minneapolis un an seulement après l'accession au pouvoir de Donald Trump. Vous avez aujourd'hui des États-Unis d'Amérique qui menacent de guerre le Danemark, leur meilleur allié sur la scène internationale pour récupérer le gouvernement. Donc, vous avez vu à quel point une société démocratique peut basculer. et c'est une leçon qu'on doit tirer, y compris en France. Quand vous votez pour l'extrême droite, c'est ça que vous avez au pouvoir. Ce n'est pas... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 10:56
Question 112Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
» Est-ce qu'il faut le faire ?
Réponse directe
Il faut le faire.
« Il faut le faire. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 8:35
Question 113Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01
Mais quand vous dites précisément, vous dites, on a laissé. Est-ce qu'on ne s'est pas tiré une balle dans le pied ?
Réponse à côté
Mais oui, et c'est pour ça qu'il faut changer les politiques commerciales européennes. C'est pour ça que je me bats au Parlement. C'est pour ça que j'ai convaincu les sociodémocrates, la deuxième force du Parlement européen, d'avoir un agenda de souveraineté qui est centré sur la question de l'industrie, de souveraineté industrielle, pour protéger nos secteurs, protéger nos producteurs contre la menace chinoise qui est vraiment une menace d'éradication de nos capacités de production. Et moi, ce que je vous dis, c'est très simple. En fait, il faut accepter de mettre des droits de douane, d'activer nos instruments de défense commerciale que nous avons élaborés. Et ça, ça ne peut se dire qu'à…
« Mais oui, et c'est pour ça qu'il faut changer les politiques commerciales européennes. C'est pour ça que je me bats au Parlement. C'est pour ça que j'ai convaincu les sociodémocrates, la deuxième force du Parlement européen, d'avoir un agenda de souveraineté qui est centré sur la question de l'industrie, de souveraineté industrielle, pour protéger nos secteurs, protéger nos producteurs contre la menace chinoise qui est vraiment une menace d'éradication de nos capacités de production. Et moi, ce que je vous dis, c'est très simple. En fait, il faut accepter de mettre des droits de douane, d'activer nos instruments de défense commerciale que nous avons élaborés. Et ça, ça ne peut se dire qu'à l'échelle... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 26/01Vérifier à 7:53
Question 114Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Un mot encore, Raphaël Klusman, sur la situation internationale et ce Conseil européen qui s'ouvre aujourd'hui à Copenhague, au Danemark. Danemark qui a été visé par ces survols de drones. Ça fera l'objet de discussions entre les chefs d'État et le gouvernement européen. qu'est-ce qu'il faut faire ?
Réponse directe
ne fait peu de doute. Et l'origine des drones qui se sont abattus sur la Pologne ne fait aucun doute. Et l'origine des drones qui ont violé l'espace aérien de la Roumanie ne fait aucun doute. L'origine de l'avion de guerre qui a survolé l'Estonie pendant 12 minutes ne fait aucun doute. Et il s'agit de provocations et de tests. Vous avez raison. Et qu'est-ce que test Vladimir Poutine ? Notre capacité à résister, à défendre notre territoire. Et que si nous ne sommes pas à la hauteur de ces tests, alors la perspective qui est soulignée par l'ensemble des services de sécurité européens, les Allemands, les Danois, les Polonais, les Français, la perspective de la guerre sur le sol de l'Union Euro…
« ne fait peu de doute. Et l'origine des drones qui se sont abattus sur la Pologne ne fait aucun doute. Et l'origine des drones qui ont violé l'espace aérien de la Roumanie ne fait aucun doute. L'origine de l'avion de guerre qui a survolé l'Estonie pendant 12 minutes ne fait aucun doute. Et il s'agit de provocations et de tests. Vous avez raison. Et qu'est-ce que test Vladimir Poutine ? Notre capacité à résister, à défendre notre territoire. Et que si nous ne sommes pas à la hauteur de ces tests, alors la perspective qui est soulignée par l'ensemble des services de sécurité européens, les Allemands, les Danois, les Polonais, les Français, la perspective de la guerre sur le sol de l'Union Européenne se rapproche. Chaque hésitation. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 24:25Voir 2 autres passages
« Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:08
« Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen. Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes. Ce n'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine. Ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. Moi, j'ai présidé pendant cinq ans au Parlement européen la commission spéciale sur les ingérences européennes. Je peux vous dire que si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. Et que l'enjeu existentiel pour l'Europe aujourd'hui, c'est d'être capable de se défendre, de défendre sa souveraineté et sa sécurité. Et ça, ça suppose de ne jamais mollir, de ne jamais faiblir. Et donc, oui, d'envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables. »
Question 115Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Raphaël Glucksmann, le premier secrétaire du Parti Socialiste, demande à ce que Sébastien Lecornu lui présente vendredi une copie budgétaire complète, sinon ce sera la censure, dit-il. Alors, vous, vous êtes eurodéputé, vous n'arrêtez pas de défendre l'idée de compromis, de vanter les démocraties européennes ou des consensus se construisent. Vous considérez que cette stratégie d'ultimatum est la bonne ?
Réponse partielle
Moi, je considère que la stratégie d'exigence de contenu, quand ça fait plusieurs semaines déjà que ce qu'on a, c'est simplement des déclarations vagues, est la bonne. On doit demander des propositions concrètes. Concrètes. Je veux dire, moi, ce que j'attends, c'est vraiment une feuille à quatre avec des bullet points et voilà ce que nous vous proposons. Une liste. Une liste qui nous permette, à nous, de nous prononcer et à la discussion ensuite d'être concrètes. Et donc, s'il n'y a pas de proposition concrète, de piste concrète, eh bien oui, il n'y a pas de confiance à accorder à un gouvernement qui n'est pas capable de proposer des pistes concrètes. Mais moi, je vous le répète, on le fera…
« Moi, je considère que la stratégie d'exigence de contenu, quand ça fait plusieurs semaines déjà que ce qu'on a, c'est simplement des déclarations vagues, est la bonne. On doit demander des propositions concrètes. Concrètes. Je veux dire, moi, ce que j'attends, c'est vraiment une feuille à quatre avec des bullet points et voilà ce que nous vous proposons. Une liste. Une liste qui nous permette, à nous, de nous prononcer et à la discussion ensuite d'être concrètes. Et donc, »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 9:52Voir 1 autre passage
« s'il n'y a pas de proposition concrète, de piste concrète, eh bien oui, il n'y a pas de confiance à accorder à un gouvernement qui n'est pas capable de proposer des pistes concrètes. Mais moi, je vous le répète, on le fera avec gravité. C'est-à-dire que si on voit qu'il y a une opportunité de négocier sérieusement, si on voit qu'il y a des pistes concrètes, pas forcément un budget écrit de A à Z, des pistes concrètes qui nous permettent de croire réellement que la négociation est possible, eh bien nous jouerons vraiment le rôle de partenaire de discussion. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas jouer avec la censure. Je vois bien la volonté, la colère, je vois bien moi le désir même de faire payer aux macronistes. Mais c'est de la France dont il s'agit. Et on doit avoir un minimum de gravité quand on aborde ces questions parce que le pays est dans une situation sociale, économique, politique vraiment, vraiment périlleuse et qu'on ne peut pas jouer avec ça. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 10:37
Question 116Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Est-ce qu'on peut se le permettre ?
Réponse directe
Écoutez, on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. Par contre, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. Mais simplement, on a besoin là d'une validation démocratique. Et ce sera le cas en 2027. Et c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. Maintenant, les progrès sur la pénibilité. Moi, je ne suis pas du tout de ceux qui écartent d'un revers de la main les propositions qui sont faites. Parce que c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés, en particulier les femmes. Et donc moi, je vais vous dire, si on peut cranter déjà le fait que sur la pénibilité, on ait des p…
« Écoutez, on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. Par contre, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. Mais simplement, on a besoin là d'une validation démocratique. Et ce sera le cas en 2027. Et c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. Maintenant, les progrès sur la pénibilité. Moi, je ne suis pas du tout de ceux qui écartent d'un revers de la main les propositions qui sont faites. Parce que c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés, en particulier les femmes. Et donc moi, je vais vous dire, si on peut cranter déjà le fait que sur la pénibilité, on ait des progrès massifs, que finalement, ce que la CFDT défendait dans le conclave et qui a été refusé de manière complètement insensée par le MEDEF soit actée, ce sera déjà un pas. Et moi, je ne suis pas du tout dans une logique du tout ou rien. Non, mais c'est important ce que vous dites. C'est-à-dire que pour vous, la suspension de la réforme des retraites n'est pas une condition sine qua non ? C'est ce qu'on demande. Maintenant, ce que je vous dis, c'est que je suis tout à fait prêt à discuter aussi d'autres choses. Mais pour une raison simple, vous savez, »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 6:24
Question 117Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Et donc il faut faire quoi ?
Réponse directe
Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen. Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes. Ce n'…
« Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:08
Question 118Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
vous avez entendu la critique qui vous est souvent adressée, celle au fond que vous seriez une sorte d'Emmanuel Macron de gauche. Il y a un test assez concret et facile qui va permettre d'éclairer ceux qui nous écoutent. Il y aura dans quelques jours le second tour d'une élection partielle législative dans la cinquième circonscription des Français de l'étranger. Vous avez d'un côté une candidate insoumise et de l'autre une candidate macroniste. Pour qui vous voteriez ?
Refus explicite
aucune consigne de vote.
« aucune consigne de vote. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 17:25
Question 119Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Les drones, il faut les abattre ?
Réponse directe
Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen. Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes. Ce n'…
« Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:08
Question 120Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Je vais vous le dire. Pourquoi ?
Réponse directe
Moi, je vais vous dire, nous ne donnerons, contrairement aux autres partis de gauche, aucune consigne de vote. Pourquoi ? Parce que nous ne donnerons des consignes de vote que s'il y a une menace du rassemblement national. Mais quand on dit que nous ne sommes ni Macron ni Mélenchon, c'est une vérité. Donc, vous les renvoyez dos à dos. Mais on va définir notre propre espace politique. Sauf quand il y a une menace pour la République. s'il y avait une candidature du RN, s'il y avait la possibilité de l'élection d'un député ou d'une députée d'extrême droite, alors nous donnerions des consignes de vote et même nous irions tractés et nous irions militer. Mais moi, je vais vous dire une chose. Ce…
« Moi, je vais vous dire, nous ne donnerons, contrairement aux autres partis de gauche, aucune consigne de vote. Pourquoi ? Parce que nous ne donnerons des consignes de vote que s'il y a une menace du rassemblement national. Mais quand on dit que nous ne sommes ni Macron ni Mélenchon, c'est une vérité. Donc, vous les renvoyez dos à dos. Mais on va définir notre propre espace politique. Sauf quand il y a une menace pour la République. s'il y avait une candidature du RN, s'il y avait la possibilité de l'élection d'un député ou d'une députée d'extrême droite, alors nous donnerions des consignes de vote et même nous irions tractés et nous irions militer. Mais moi, je vais vous dire une chose. Ce n'est pas des mots quand je vous dis qu'il y a une rupture nette avec la France insoumise. Ça se traduira à toutes les élections. S'il y a une législative anticipée, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. À la présidentielle, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Pas parce que Jean-Luc Mélenchon est méchant et qu'il ne veut pas rejoindre une primaire. Ça, c'est la théorie des autres. Ce n'est pas pour ça. C'est parce que nous n'avons pas la même vision du monde que nous l'assumons et qu'en démocratie, quand nous n'avons pas les mêmes visions de la France, de l'Europe, du monde, il est logique qu'il y ait plusieurs offres politiques et il faut l'assumer. Je sais que les gens n'aiment pas choisir. En particulier les dirigeants politiques, ils n'aiment pas choisir. Mais dans ce moment-là de l'histoire, il faut savoir choisir. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 17:32Voir 1 autre passage
« Alors, je ne renvoie personne dos à dos. J'ai même dit que s'il y a un deuxième tour avec le Rassemblement National contre n'importe quel autre parti, y compris la France insoumise, il était évident que le but est d'empêcher le Rassemblement National d'avoir une majorité absolue. Par contre, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Pourquoi il n'y aura pas d'accord politique avec la France insoumise ? Parce que nos visions du monde sont incompatibles. Mais même dans la perspective de lutter contre le RN, moi j'entends des discussions à gauche qui disent mais dans les circonscriptions menacées par le RN, il faudrait un accord de premier tour au moins avec la France insoumise. Mais si le but est réellement, réellement, de contrer la menace du RN, si le but est d'avoir le moins de députés à l'Assemblée Nationale du Rassemblement National, alors la pire des choses que nous puissions faire, la pire des choses que nous puissions faire, c'est d'envoyer au deuxième tour un candidat insoumis face au RN, parce que c'est le candidat qui a le plus de chances de perdre et qui a la quasi-certitude de perdre et que dans la perspective même d'être le barrage, la digue contre l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, nous ne devons pas avoir avec nous la France insoumise. En réalité, un accord aujourd'hui avec la France insoumise servirait à sauver certains sièges à gauche, certains groupes à gauche, mais ne servirait pas à la lutte contre le Rassemblement National. Et moi, je suis convaincu que c'est la gauche démocratique qui sera l'alternative au RN. Pourquoi ? Parce que nous sommes ceux qui avons la vision la plus cohérente en opposition au Rassemblement National. Parce que nous sommes les défenseurs de la démocratie les plus cohérents et les plus acharnés. Mais pour être ces défenseurs de la démocratie les plus cohérents les plus acharnés, eh bien, il ne faut pas avoir des gens avec nous dont l'attachement à la démocratie est douteux, dont le rapport aux dictatures est douteux, dont le rapport à la violence politique est douteux. Et que c'est dans notre clarté que nous serons cette digue face au RN. Et moi, mon obsession, c'est d'empêcher cette bascule que ce soit demain ou que ce soit en 2027. Parce que je pense que nous ne relèverons pas de cette chute dans l'urbanisme, le poutinisme ou le trumpisme que nous propose le Rassemblement National. »
Question 121Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Vous seriez électeur dans cette circonscription, vous feriez quoi ?
Réponse à côté
Moi, je vais vous dire, nous ne donnerons, contrairement aux autres partis de gauche, aucune consigne de vote. Pourquoi ? Parce que nous ne donnerons des consignes de vote que s'il y a une menace du rassemblement national. Mais quand on dit que nous ne sommes ni Macron ni Mélenchon, c'est une vérité. Donc, vous les renvoyez dos à dos. Mais on va définir notre propre espace politique. Sauf quand il y a une menace pour la République. s'il y avait une candidature du RN, s'il y avait la possibilité de l'élection d'un député ou d'une députée d'extrême droite, alors nous donnerions des consignes de vote et même nous irions tractés et nous irions militer. Mais moi, je vais vous dire une chose. Ce…
« Moi, je vais vous dire, nous ne donnerons, contrairement aux autres partis de gauche, aucune consigne de vote. Pourquoi ? Parce que nous ne donnerons des consignes de vote que s'il y a une menace du rassemblement national. Mais quand on dit que nous ne sommes ni Macron ni Mélenchon, c'est une vérité. Donc, vous les renvoyez dos à dos. Mais on va définir notre propre espace politique. Sauf quand il y a une menace pour la République. s'il y avait une candidature du RN, s'il y avait la possibilité de l'élection d'un député ou d'une députée d'extrême droite, alors nous donnerions des consignes de vote et même nous irions tractés et nous irions militer. Mais moi, je vais vous dire une chose. Ce n'est pas des mots quand je vous dis qu'il y a une rupture nette avec la France insoumise. Ça se traduira à toutes les élections. S'il y a une législative anticipée, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. À la présidentielle, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Pas parce que Jean-Luc Mélenchon est méchant et qu'il ne veut pas rejoindre une primaire. Ça, c'est la théorie des autres. Ce n'est pas pour ça. C'est parce que nous n'avons pas la même vision du monde que nous l'assumons et qu'en démocratie, quand nous n'avons pas les mêmes visions de la France, de l'Europe, du monde, il est logique qu'il y ait plusieurs offres politiques et il faut l'assumer. Je sais que les gens n'aiment pas choisir. En particulier les dirigeants politiques, ils n'aiment pas choisir. Mais dans ce moment-là de l'histoire, il faut savoir choisir. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 17:32Voir 1 autre passage
« Alors, je ne renvoie personne dos à dos. J'ai même dit que s'il y a un deuxième tour avec le Rassemblement National contre n'importe quel autre parti, y compris la France insoumise, il était évident que le but est d'empêcher le Rassemblement National d'avoir une majorité absolue. Par contre, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise. Pourquoi il n'y aura pas d'accord politique avec la France insoumise ? Parce que nos visions du monde sont incompatibles. Mais même dans la perspective de lutter contre le RN, moi j'entends des discussions à gauche qui disent mais dans les circonscriptions menacées par le RN, il faudrait un accord de premier tour au moins avec la France insoumise. Mais si le but est réellement, réellement, de contrer la menace du RN, si le but est d'avoir le moins de députés à l'Assemblée Nationale du Rassemblement National, alors la pire des choses que nous puissions faire, la pire des choses que nous puissions faire, c'est d'envoyer au deuxième tour un candidat insoumis face au RN, parce que c'est le candidat qui a le plus de chances de perdre et qui a la quasi-certitude de perdre et que dans la perspective même d'être le barrage, la digue contre l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, nous ne devons pas avoir avec nous la France insoumise. En réalité, un accord aujourd'hui avec la France insoumise servirait à sauver certains sièges à gauche, certains groupes à gauche, mais ne servirait pas à la lutte contre le Rassemblement National. Et moi, je suis convaincu que c'est la gauche démocratique qui sera l'alternative au RN. Pourquoi ? Parce que nous sommes ceux qui avons la vision la plus cohérente en opposition au Rassemblement National. Parce que nous sommes les défenseurs de la démocratie les plus cohérents et les plus acharnés. Mais pour être ces défenseurs de la démocratie les plus cohérents les plus acharnés, eh bien, il ne faut pas avoir des gens avec nous dont l'attachement à la démocratie est douteux, dont le rapport aux dictatures est douteux, dont le rapport à la violence politique est douteux. Et que c'est dans notre clarté que nous serons cette digue face au RN. Et moi, mon obsession, c'est d'empêcher cette bascule que ce soit demain ou que ce soit en 2027. Parce que je pense que nous ne relèverons pas de cette chute dans l'urbanisme, le poutinisme ou le trumpisme que nous propose le Rassemblement National. »
Question 122Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Pardon, Raphaël Glucksmann, vous dites que la suspension, ce n'est pas l'abrogation. Vous avez raison. Simplement, c'est une réforme qui génère des économies dans un moment où la France a besoin de faire des économies. Est-ce que la France peut se permettre de dire avec plus de 110% de dettes, un déficit supérieur à 5%, on gèle les effets de cette réforme ?
Réponse partielle
Écoutez, on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. Par contre, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. Mais simplement, on a besoin là d'une validation démocratique. Et ce sera le cas en 2027. Et c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. Maintenant, les progrès sur la pénibilité. Moi, je ne suis pas du tout de ceux qui écartent d'un revers de la main les propositions qui sont faites. Parce que c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés, en particulier les femmes. Et donc moi, je vais vous dire, si on peut cranter déjà le fait que sur la pénibilité, on ait des p…
« Écoutez, on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. Par contre, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. Mais simplement, on a besoin là d'une validation démocratique. Et ce sera le cas en 2027. Et c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. Maintenant, les progrès sur la pénibilité. Moi, je ne suis pas du tout de ceux qui écartent d'un revers de la main les propositions qui sont faites. Parce que c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés, en particulier les femmes. Et donc moi, je vais vous dire, si on peut cranter déjà le fait que sur la pénibilité, on ait des progrès massifs, que finalement, ce que la CFDT défendait dans le conclave et qui a été refusé de manière complètement insensée par le MEDEF soit actée, ce sera déjà un pas. Et moi, je ne suis pas du tout dans une logique du tout ou rien. Non, mais c'est important ce que vous dites. C'est-à-dire que pour vous, la suspension de la réforme des retraites n'est pas une condition sine qua non ? C'est ce qu'on demande. Maintenant, ce que je vous dis, c'est que je suis tout à fait prêt à discuter aussi d'autres choses. Mais pour une raison simple, vous savez, »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 6:24Voir 1 autre passage
« moi, je le dis depuis le 7 juillet 2024, depuis le résultat des élections législatives qui ont fait suite à cette décision complètement folle du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale. Personne n'a la majorité dans ce pays. Ni le gouvernement, ni Emmanuel Macron, ni le Rassemblement national, ni la gauche. Et que donc, il va falloir faire des compromis. Mais la seule manière de faire des compromis, c'est que ceux qui dirigent le pays depuis 8 ans, eh bien, acceptent de changer de cap. Mais je vais vous dire une chose, parce que j'en ai un peu marre en fait que le procès en irresponsabilité soit toujours tourné vers la gauche. ça fait depuis plus d'un an qu'on a accepté qu'il y ait des gouvernements minoritaires de droite. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas la majorité et pourtant ce sont eux qui encore gouvernent. Et à eux, on ne fait jamais le procès en irresponsabilité. On ne dit jamais quand il y a un invité de droite, mais enfin, soyez responsables au bout d'un moment, soyez responsables. La responsabilité, c'est de changer de cap. Nous, nous ne demandons pas des postes de ministres. Personne ne veut des voitures de fonction et des ministères. Nous, ce que nous demandons, c'est des avancées pour les Françaises et les Français. Alors, franchement, je comprends le scepticisme généralisé vis-à-vis de la classe politique. On nous explique tout le temps que les politiques, en fait, ce qu'ils veulent, c'est des postes. Mais en réalité, là, nous, on n'est pas en train de se battre pour des postes. On est en train de se battre pour des réorientations politiques sur le fond, pour servir les Françaises et les Français, pour faire en sorte que les efforts ne portent pas sur les travailleurs, que ce soit les plus riches qui soient mis d'abord à contribution, que l'effort qui est demandé et qui est réel. On n'est pas en train de vous expliquer que le déficit, ce n'est pas important, que la dette, ce n'est pas important. Bien sûr que c'est important, bien sûr que ça compromet notre souveraineté à long terme et que ça pèse sur les générations futures. Mais ce qu'on est en train de vous dire, c'est que nous, ce que nous voulons, c'est que l'effort nécessaire soit réparti de manière équitable et qu'on remette de la justice et c'est la justice qui a manqué sur les huit dernières années. »
Question 123Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
pour certains sur l'exécution provisoire, de se dire faut-il faire changer la loi ?
Réponse à côté
On peut tout à fait le faire. Mais on ne peut pas attaquer l'institution judiciaire ou les juges eux-mêmes quand on est élu de la République. Moi, je vous dis une chose très simple. Si on admet que les institutions qui préservent la démocratie dans ce moment-là, mais qu'il y a un moment de vacillement, je ne sais pas si on a tous conscience du moment historique qu'on traverse. On traverse un moment où finalement, ce qu'on pensait être absolument garantie et éternelle qui est la démocratie est balayée dans l'ensemble des terres qui l'ont vu triompher. Ce ne sont plus les questions des années 2000 où est-ce qu'on va au bout du monde pour imposer la démocratie. Désormais, c'est est-ce qu'on ar…
« On peut tout à fait le faire. Mais on ne peut pas attaquer l'institution judiciaire ou les juges eux-mêmes quand on est élu de la République. Moi, je vous dis une chose très simple. Si on admet que les institutions qui préservent la démocratie dans ce moment-là, mais qu'il y a un moment de vacillement, je ne sais pas si on a tous conscience du moment historique qu'on traverse. On traverse un moment où finalement, ce qu'on pensait être absolument garantie et éternelle qui est la démocratie est balayée dans l'ensemble des terres qui l'ont vu triompher. Ce ne sont plus les questions des années 2000 où est-ce qu'on va au bout du monde pour imposer la démocratie. Désormais, c'est est-ce qu'on arrive à préserver la démocratie en Europe, chez nous ? On voit des attaques permanentes contre l'État de droit. Donc à ce moment-là, le devoir, mais le devoir sacro-saint de chaque dirigeant politique, c'est de faire en sorte qu'aucun de ces mots, aucun de ces gestes ne mette à mal ces institutions. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 13:05
Question 124Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Ou est-ce qu'il vaut mieux renvoyer ce débat-là à l'élection présidentielle ?
Réponse partielle
C'est la suspension qui n'est pas l'abrogation. Et ce qui est demandé par exemple par la CFDT, qui était un partenaire de discussion tout le long sur les retraites et qui a été méprisé et qui a ensuite mené le combat contre la réforme des retraites, eh bien, la suspension, ce n'est pas l'abrogation. Et en réalité, oui, le vrai débat sur les retraites, il aura lieu en 2027. Et il ne faudra pas que la gauche se contente de simplement dire « on abroge ». Il faudra qu'on propose une véritable réforme des retraites.
« C'est la suspension qui n'est pas l'abrogation. Et ce qui est demandé par exemple par la CFDT, qui était un partenaire de discussion tout le long sur les retraites et qui a été méprisé et qui a ensuite mené le combat contre la réforme des retraites, eh bien, la suspension, ce n'est pas l'abrogation. Et en réalité, oui, le vrai débat sur les retraites, il aura lieu en 2027. Et il ne faudra pas que la gauche se contente de simplement dire « on abroge ». Il faudra qu'on propose une véritable réforme des retraites. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 5:39
Question 125Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement Lecornu
Quelle doit être la réponse face à ce qui apparaît comme une forme de test lancé au pays de l'OTAN par Vladimir Poutine ?
Réponse directe
ne fait peu de doute. Et l'origine des drones qui se sont abattus sur la Pologne ne fait aucun doute. Et l'origine des drones qui ont violé l'espace aérien de la Roumanie ne fait aucun doute. L'origine de l'avion de guerre qui a survolé l'Estonie pendant 12 minutes ne fait aucun doute. Et il s'agit de provocations et de tests. Vous avez raison. Et qu'est-ce que test Vladimir Poutine ? Notre capacité à résister, à défendre notre territoire. Et que si nous ne sommes pas à la hauteur de ces tests, alors la perspective qui est soulignée par l'ensemble des services de sécurité européens, les Allemands, les Danois, les Polonais, les Français, la perspective de la guerre sur le sol de l'Union Euro…
« ne fait peu de doute. Et l'origine des drones qui se sont abattus sur la Pologne ne fait aucun doute. Et l'origine des drones qui ont violé l'espace aérien de la Roumanie ne fait aucun doute. L'origine de l'avion de guerre qui a survolé l'Estonie pendant 12 minutes ne fait aucun doute. Et il s'agit de provocations et de tests. Vous avez raison. Et qu'est-ce que test Vladimir Poutine ? Notre capacité à résister, à défendre notre territoire. Et que si nous ne sommes pas à la hauteur de ces tests, alors la perspective qui est soulignée par l'ensemble des services de sécurité européens, les Allemands, les Danois, les Polonais, les Français, la perspective de la guerre sur le sol de l'Union Européenne se rapproche. Chaque hésitation. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 24:25Voir 2 autres passages
« Les drones, il faut les abattre. Et les avions, le ministre des Affaires étrangères polonais a prévenu, l'avion qui violera l'espace aérien polonais sera abattu. Mais ce n'est pas être va-t'en-guerre. C'est au contraire œuvrer pour la paix de faire cela. Donc il faut abattre les avions. »
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:08
« Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen. Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes. Ce n'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine. Ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. Moi, j'ai présidé pendant cinq ans au Parlement européen la commission spéciale sur les ingérences européennes. Je peux vous dire que si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. Et que l'enjeu existentiel pour l'Europe aujourd'hui, c'est d'être capable de se défendre, de défendre sa souveraineté et sa sécurité. Et ça, ça suppose de ne jamais mollir, de ne jamais faiblir. Et donc, oui, d'envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables. »
« Mes équipes avaient vu la vidéo, j'avais été alerté, et donc je l'ai regardé et j'ai reconnu, puisque moi j'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères pendant 5 ans. Et donc j'ai disséqué le mode opératoire des services russes pour perturber nos démocraties, pour les déstabiliser. Et j'ai reconnu ce mode opératoire. Mais ensuite, j'ai dû attendre que les services français identifient, tracent et remontent jusqu'au service de renseignement militaire russe. Et cette fois-ci, l'information est complètement confirmée. C'est pour ça qu'il faut communiquer, pour alerter les citoyens sur les risques qui pèsent sur notre démocratie. Vous savez, l'élection de 2027, c'est une élection cruciale. Et pour Poutine, c'est l'occasion de remporter politiquement en France la victoire que la résistance ukrainienne lui refuse militairement sur le front. Parce que si la France bascule, si des pantins de la Russie prennent le pouvoir chez nous, c'est la fin du front européen. C'est la fin de la cohérence européenne face à ses visées militaires et politiques. Et donc c'est un enjeu fondamental pour la Russie. Il y aura un désinvestissement massif pour déstabiliser, des ingérences massives. Et il faut que la France prépare sa résistance pour que nos élections ne soient pas volées par une puissance militaire étrangère. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 1:38
« Mes équipes avaient vu la vidéo, j'avais été alerté, et donc je l'ai regardé et j'ai reconnu, puisque moi j'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères pendant 5 ans. Et donc j'ai disséqué le mode opératoire des services russes pour perturber nos démocraties, pour les déstabiliser. Et j'ai reconnu ce mode opératoire. Mais ensuite, j'ai dû attendre que les services français identifient, tracent et remontent jusqu'au service de renseignement militaire russe. Et cette fois-ci, l'information est complètement confirmée. C'est pour ça qu'il faut communiquer, pour alerter les citoyens sur les risques qui pèsent sur notre démocratie. Vous savez, l'élection de 2027, c'est une élection cruciale. Et pour Poutine, c'est l'occasion de remporter politiquement en France la victoire que la résistance ukrainienne lui refuse militairement sur le front. Parce que si la France bascule, si des pantins de la Russie prennent le pouvoir chez nous, c'est la fin du front européen. C'est la fin de la cohérence européenne face à ses visées militaires et politiques. Et donc c'est un enjeu fondamental pour la Russie. Il y aura un désinvestissement massif pour déstabiliser, des ingérences massives. Et il faut que la France prépare sa résistance pour que nos élections ne soient pas volées par une puissance militaire étrangère. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 1:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 sept. 2025 au 5 août 2026 · 76 observations97 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle doit effrayer l'ensemble des Françaises et des Français qui sont attachés à leur souveraineté, à la démocratie. Il s'agit d'une opération, d'une opération des services de renseignement militaire russe qui vise à créer le chaos, à créer le doute dans la société française et qui entend jeter le discrédit sur des personnalités qui s'opposent à l'impérialisme russe, qui s'opposent à la stratégie de Vladimir Poutine et qui entendent défendre la démocratie française. Et moi, j'ai été informé par le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité Nationale qu'il s'agissait d'une opération montée par un groupe parfaitement identifié, le groupe Storm 15-16, qui appartient au service de renseignement militaire russe, le GROU. Et pour Poutine, il s'agit de venir déstabiliser la France au moment d'une élection présidentielle cruciale. Et malheureusement, ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend dans les semaines et les mois qui viennent. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 0:38Voir 2 autres passages
« Ces vidéos et ces messages vont se multiplier. Donc il faut que les citoyens soient en alerte, mais au-delà de cela, il faut que les grandes plateformes américaines et chinoises, et en particulier X et TikTok, soient obligées de respecter les règles européennes. Vous savez, TikTok a faussé une élection présidentielle en Roumanie en faisant passer un candidat obscur de l'extrême droite, Kaline Georgescu, de 1 à 23% aux élections présidentielles en quelques semaines, simplement en rendant viraux ces contenus. Et donc, malgré les alertes des services de sécurité roumains, TikTok a continué à favoriser un candidat pro-russe. Et ce qui s'est passé en Roumanie peut tout à fait arriver en France. Et malgré les informations qui sont à notre disposition, il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok. Donc la première des choses à faire, c'est de responsabiliser cette plateforme. Si elles ne respectent pas nos règles, elles doivent être sanctionnées. Après l'élection présidentielle en Roumanie, qui était une alerte pour l'ensemble des Européens, eh bien, rien n'a été fait contre TikTok. Et donc moi, ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas la main qui tremble face à Elon Musk et X, qu'on n'ait pas la main qui tremble face au Parti communiste chinois. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 4:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités4 sept. 2025 au 5 août 2026 · 55 observations61 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle doit effrayer l'ensemble des Françaises et des Français qui sont attachés à leur souveraineté, à la démocratie. Il s'agit d'une opération, d'une opération des services de renseignement militaire russe qui vise à créer le chaos, à créer le doute dans la société française et qui entend jeter le discrédit sur des personnalités qui s'opposent à l'impérialisme russe, qui s'opposent à la stratégie de Vladimir Poutine et qui entendent défendre la démocratie française. Et moi, j'ai été informé par le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité Nationale qu'il s'agissait d'une opération montée par un groupe parfaitement identifié, le groupe Storm 15-16, qui appartient au service de renseignement militaire russe, le GROU. Et pour Poutine, il s'agit de venir déstabiliser la France au moment d'une élection présidentielle cruciale. Et malheureusement, ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend dans les semaines et les mois qui viennent. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 0:38Voir 2 autres passages
« Ces vidéos et ces messages vont se multiplier. Donc il faut que les citoyens soient en alerte, mais au-delà de cela, il faut que les grandes plateformes américaines et chinoises, et en particulier X et TikTok, soient obligées de respecter les règles européennes. Vous savez, TikTok a faussé une élection présidentielle en Roumanie en faisant passer un candidat obscur de l'extrême droite, Kaline Georgescu, de 1 à 23% aux élections présidentielles en quelques semaines, simplement en rendant viraux ces contenus. Et donc, malgré les alertes des services de sécurité roumains, TikTok a continué à favoriser un candidat pro-russe. Et ce qui s'est passé en Roumanie peut tout à fait arriver en France. Et malgré les informations qui sont à notre disposition, il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok. Donc la première des choses à faire, c'est de responsabiliser cette plateforme. Si elles ne respectent pas nos règles, elles doivent être sanctionnées. Après l'élection présidentielle en Roumanie, qui était une alerte pour l'ensemble des Européens, eh bien, rien n'a été fait contre TikTok. Et donc moi, ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas la main qui tremble face à Elon Musk et X, qu'on n'ait pas la main qui tremble face au Parti communiste chinois. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 4:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 sept. 2025 au 5 août 2026 · 30 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mes équipes avaient vu la vidéo, j'avais été alerté, et donc je l'ai regardé et j'ai reconnu, puisque moi j'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères pendant 5 ans. Et donc j'ai disséqué le mode opératoire des services russes pour perturber nos démocraties, pour les déstabiliser. Et j'ai reconnu ce mode opératoire. Mais ensuite, j'ai dû attendre que les services français identifient, tracent et remontent jusqu'au service de renseignement militaire russe. Et cette fois-ci, l'information est complètement confirmée. C'est pour ça qu'il faut communiquer, pour alerter les citoyens sur les risques qui pèsent sur notre démocratie. Vous savez, l'élection de 2027, c'est une élection cruciale. Et pour Poutine, c'est l'occasion de remporter politiquement en France la victoire que la résistance ukrainienne lui refuse militairement sur le front. Parce que si la France bascule, si des pantins de la Russie prennent le pouvoir chez nous, c'est la fin du front européen. C'est la fin de la cohérence européenne face à ses visées militaires et politiques. Et donc c'est un enjeu fondamental pour la Russie. Il y aura un désinvestissement massif pour déstabiliser, des ingérences massives. Et il faut que la France prépare sa résistance pour que nos élections ne soient pas volées par une puissance militaire étrangère. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 1:38Voir 2 autres passages
« Ces vidéos et ces messages vont se multiplier. Donc il faut que les citoyens soient en alerte, mais au-delà de cela, il faut que les grandes plateformes américaines et chinoises, et en particulier X et TikTok, soient obligées de respecter les règles européennes. Vous savez, TikTok a faussé une élection présidentielle en Roumanie en faisant passer un candidat obscur de l'extrême droite, Kaline Georgescu, de 1 à 23% aux élections présidentielles en quelques semaines, simplement en rendant viraux ces contenus. Et donc, malgré les alertes des services de sécurité roumains, TikTok a continué à favoriser un candidat pro-russe. Et ce qui s'est passé en Roumanie peut tout à fait arriver en France. Et malgré les informations qui sont à notre disposition, il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok. Donc la première des choses à faire, c'est de responsabiliser cette plateforme. Si elles ne respectent pas nos règles, elles doivent être sanctionnées. Après l'élection présidentielle en Roumanie, qui était une alerte pour l'ensemble des Européens, eh bien, rien n'a été fait contre TikTok. Et donc moi, ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas la main qui tremble face à Elon Musk et X, qu'on n'ait pas la main qui tremble face au Parti communiste chinois. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 4:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités1 oct. 2025 au 5 août 2026 · 15 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Que l'Europe est fragile, mais aussi que des dirigeants politiques s'emparent de chaque événement pour créer des polémiques de toute pièce. Par exemple, on a voulu remettre en cause Schengen. Mais Schengen n'était absolument... C'est-à-dire la libre circulation des citoyens en Europe. Mais Schengen n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Ceuta n'appartient pas à l'espace Schengen. Les migrants qui sont arrivés à Ceuta, eh bien, aucun d'entre eux n'a foulé ensuite le sol espagnol et donc l'espace Schengen. Et donc, il faut qu'on ait une classe politique qui puisse agir avec fermeté face à ces phénomènes, mais qui garde à l'esprit une forme de responsabilité. Moi, je lance un appel aujourd'hui à la responsabilité. C'est-à-dire que nos démocraties sont extrêmement fragiles. Et si on s'empare de chaque polémique pour créer le chaos, eh bien, nous n'allons pas réussir à préserver notre bien le plus cher, c'est-à-dire notre liberté et notre capacité à avoir une démocratie qui fonctionne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 7:07Voir 2 autres passages
« À la fin. Mais vous avez vu à quel point les dirigeants de droite et d'extrême droite se sont jetés sur cette affaire pour remettre en cause Schengen, pour remettre en cause le cadre européen. Or, en réalité, celui-ci n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Et donc, il y a un phénomène qui est celui de l'exploitation des peurs et des angoisses en permanence. Et des gens qui sont capables de remettre en cause Schengen, de remettre en cause le cadre européen, alors qu'il n'est même pas touché, simplement par intérêt politique, ces gens-là ne doivent pas diriger notre pays. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 8:18
« Elle est un dévisage de ces opérations d'influence russe dans notre pays. Et ces patriotes de pacotilles de l'extrême droite qui, en permanence, décerne des brevets de « est-ce que vous êtes pro-français ou pas ? », en réalité, ils votent toujours barder là au Parlement européen contre les intérêts de la France, contre la défense européenne, contre l'industrie française, contre, à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen. Elle vote même contre la taxe sur les petits colis de Chine. C'est-à-dire cette entreprise chinoise qui est en train de ratiboiser la production française et qui est en train de ratiboiser aussi petits commerces dans les villes moyennes françaises. Donc, en fait, ils votent contre les intérêts français. Ils sont au service de Donald Trump et de Vladimir Poutine. Éric Zemmour hier »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 oct. 2025 au 5 août 2026 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Que l'Europe est fragile, mais aussi que des dirigeants politiques s'emparent de chaque événement pour créer des polémiques de toute pièce. Par exemple, on a voulu remettre en cause Schengen. Mais Schengen n'était absolument... C'est-à-dire la libre circulation des citoyens en Europe. Mais Schengen n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Ceuta n'appartient pas à l'espace Schengen. Les migrants qui sont arrivés à Ceuta, eh bien, aucun d'entre eux n'a foulé ensuite le sol espagnol et donc l'espace Schengen. Et donc, il faut qu'on ait une classe politique qui puisse agir avec fermeté face à ces phénomènes, mais qui garde à l'esprit une forme de responsabilité. Moi, je lance un appel aujourd'hui à la responsabilité. C'est-à-dire que nos démocraties sont extrêmement fragiles. Et si on s'empare de chaque polémique pour créer le chaos, eh bien, nous n'allons pas réussir à préserver notre bien le plus cher, c'est-à-dire notre liberté et notre capacité à avoir une démocratie qui fonctionne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 7:07Voir 2 autres passages
« À la fin. Mais vous avez vu à quel point les dirigeants de droite et d'extrême droite se sont jetés sur cette affaire pour remettre en cause Schengen, pour remettre en cause le cadre européen. Or, en réalité, celui-ci n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Et donc, il y a un phénomène qui est celui de l'exploitation des peurs et des angoisses en permanence. Et des gens qui sont capables de remettre en cause Schengen, de remettre en cause le cadre européen, alors qu'il n'est même pas touché, simplement par intérêt politique, ces gens-là ne doivent pas diriger notre pays. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 8:18
« Ce que je veux, c'est que la gauche renoue avec son histoire. Et son histoire, c'est celle du patriotisme français. Il faut relire l'armée nouvelle de Jaurès. Il faut voir les mots qu'il a sur la patrie. Il faut comprendre que l'histoire de France a été écrite, que le récit français a été écrit pendant extrêmement longtemps par la gauche, par les républicains, par ceux qui voulaient faire de notre pays, pas simplement une ethnie, une généalogie, mais une promesse. Il a été fait, ce récit français, par les révolutionnaires de la nuit du 4 août qui ont aboli les privilèges, par les révolutionnaires du 26 août qui ont fait que la France a parlé la langue de tous les hommes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés4 sept. 2025 au 5 août 2026 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Que l'Europe est fragile, mais aussi que des dirigeants politiques s'emparent de chaque événement pour créer des polémiques de toute pièce. Par exemple, on a voulu remettre en cause Schengen. Mais Schengen n'était absolument... C'est-à-dire la libre circulation des citoyens en Europe. Mais Schengen n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Ceuta n'appartient pas à l'espace Schengen. Les migrants qui sont arrivés à Ceuta, eh bien, aucun d'entre eux n'a foulé ensuite le sol espagnol et donc l'espace Schengen. Et donc, il faut qu'on ait une classe politique qui puisse agir avec fermeté face à ces phénomènes, mais qui garde à l'esprit une forme de responsabilité. Moi, je lance un appel aujourd'hui à la responsabilité. C'est-à-dire que nos démocraties sont extrêmement fragiles. Et si on s'empare de chaque polémique pour créer le chaos, eh bien, nous n'allons pas réussir à préserver notre bien le plus cher, c'est-à-dire notre liberté et notre capacité à avoir une démocratie qui fonctionne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 7:07Voir 2 autres passages
« À la fin. Mais vous avez vu à quel point les dirigeants de droite et d'extrême droite se sont jetés sur cette affaire pour remettre en cause Schengen, pour remettre en cause le cadre européen. Or, en réalité, celui-ci n'était absolument pas touché par ce qui se passait à Ceuta. Et donc, il y a un phénomène qui est celui de l'exploitation des peurs et des angoisses en permanence. Et des gens qui sont capables de remettre en cause Schengen, de remettre en cause le cadre européen, alors qu'il n'est même pas touché, simplement par intérêt politique, ces gens-là ne doivent pas diriger notre pays. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 8:18
« Nous, c'est les Françaises et les Français qui ont encore envie de liberté, d'égalité, de fraternité, du destin singulier de notre nation, de notre capacité à être souverain, à être indépendant, à ne pas devenir une colonie américaine, à ne pas devenir une colonie chinoise ou un dépotoir pour produits industriels chinois. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités1 oct. 2025 au 2 juin 2026 · 38 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et vous ne répondez pas à ma question ? Qu'attendez-vous pour vous déclarer ? Je me donne trois mois. Trois mois pour scionner le pays et proposer ce nouveau contrat patriotique. Trois mois pour réunir ma famille politique. »
Le Média — Podcasts · Pourquoi Raphaël Glucksmann patine déjàVérifier à 1:13Voir 2 autres passages
« j'adorerais qu'on retrouve en France une gauche normale, raisonnable. »
Le Média — Podcasts · Pourquoi Raphaël Glucksmann patine déjàVérifier à 3:48
« 35%. Moi, je ne fais pas semblant. Je lis les sondages. Il y a des politiques qui arrivent et qui disent non, non, les sondages, ça ne m'intéresse pas. Moi, mon oeil. Donc, moi, ce que je fais, c'est que je lis les sondages. Et l'autre hypothèse, c'est celle où il y a Édouard Philippe qui est candidat pour le bloc macroniste. Eh bien, dans ce cas, je suis à 13% et Jean-Luc Mélenchon est à 13%. Donc, ce que ça veut dire, c'est que lui a déjà commencé sa campagne et que nous, nous sommes à égalité ou devant. Et la vérité, c'est que la dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise dans une élection nationale, nous les avons pliées et nous les plierons à nouveau parce qu'une écrasante majorité des électrices et des électeurs de gauche ne veulent pas de cette fracturation permanente de la société. Ils veulent une gauche démocratique et républicaine. Et par ailleurs, ils savent aussi pertinemment qu'envoyer Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, eh bien, c'est assurer la victoire de l'extrême droite et qu'aujourd'hui, »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes1 oct. 2025 au 2 juin 2026 · 17 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais la menace, aujourd'hui, de prise du pouvoir, c'est celle de l'extrême droite. C'est l'extrême droite qui menace de prendre le pouvoir à Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a aucun scénario où il est le président de la République. Donc moi, ce que je vous dis, c'est une chose très simple. La menace principale, c'est l'extrême droite. Et nous serons là pour la battre. Mais par contre, par contre, il y a quelque chose qu'il faut vraiment comprendre et qu'Emmanuel Macron a déjà complètement délégitimé. C'est qu'une élection ne peut pas se jouer simplement sur un barrage. Il va falloir faire plus que de dire « Ne faites pas les imbéciles, ne votez pas à l'extrême droite, c'est dangereux. » Il va falloir même faire plus que d'expliquer ce qui est vrai, que ce sont des patriotes de pacotille au service de Trump et de Poutine. Il va falloir faire plus que cela. Il va falloir réciter... »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 15:42Voir 2 autres passages
« Non. Ce que je dis... Déjà, je dis que tous les électeurs sont bienvenus pour nous rejoindre dans ce cadre de la gauche républicaine et démocratique. Mais ce que je dis, c'est que cet espace-là, cet espace de la gauche républicaine est le seul qui pourra battre l'extrême droite en 2027. J'en suis convaincu. Parce que je sais que les Françaises et les Français veulent du changement. Qu'ils ne veulent pas repartir avec les mêmes ministres que depuis dix ans pour faire les mêmes politiques. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 13:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées1 oct. 2025 au 2 juin 2026 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Déjà, je veux vous le dire, les casseurs qui sont une minorité, puisqu'il y avait quand même une liesse populaire avec des centaines de milliers de jeunes à travers la France qui ont fait la fête pour la victoire du PSG, de Louis-Henriquet, du collectif parisien. Les casseurs qui sont une minorité, il faut les sanctionner, il faut les arrêter, il faut les écarter. Et ils sont aujourd'hui un facteur qui nous empêche de nous réunir, de nous rassembler, de faire la fête. Et il n'y a aucune forme de laxisme à avoir contre ces casseurs. Par contre, il n'y a pas de baguette magique. C'est-à-dire que ceux qui vont venir vous voir et qui vont vous dire, moi, avec moi à l'Elysée, et comme le font absolument tous les candidats à la présidentielle, eh bien, avec moi à l'Elysée, je sais comment je gérerai ces groupes. Tout cela, c'est, si vous voulez, de la propagande et de l'égotisme. Ce qu'il faut faire, c'est être intransigeant vis-à-vis des minorités qui perturbent la majorité qui veut faire la fête. Ce qu'il faut faire, c'est des comparutions immédiates comme la justice l'a fait. Ce qu'il faut faire, c'est être capable, dans notre doctrine de maintien de l'ordre, d'anticiper ces groupes mobiles qui ne viennent pas pour faire la fête et qui viennent juste pour casser, cambrioler et empêcher les autres de faire la fête. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 1:00Voir 2 autres passages
« Tout le monde parle de mixité sociale. À l'école notamment. Tout le monde dit que l'école est une priorité. Vous savez ce qu'on est en train de faire ? On est en train d'organiser une concurrence déloyale contre l'école de la République, l'école publique. Pourquoi ? Parce qu'on subventionne l'école privée sans imposer la moindre conditionnalité sociale. Aujourd'hui, vous avez dans les collèges publics 43% des enfants qui viennent de milieux défavorisés. Dans les collèges privés, c'est 18%. Et la séparation entre les deux, la différence entre les deux, ne cesse de s'accroître. Pourquoi ? Parce qu'avant, les parents, ils voulaient mettre leurs enfants dans une école privée parce qu'ils avaient une conviction religieuse. Par exemple, c'était l'école catholique. Aujourd'hui, c'est pour échapper à l'école publique qu'on choisit le privé. Moi, je ne blâme pas les parents. Ce que je blâme, c'est l'absence de politique pour faire de l'école publique un lieu d'excellence, pour redresser cette école publique. Et pour faire cela, il faut arrêter d'organiser la concurrence déloyale et donc imposer des conditionnalités aux écoles, des conditionnalités de mixité sociale, aux écoles privées qui reçoivent les subventions de l'État. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 7:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités26 janv. 2026 au 31 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'ailleurs, Marine Le Pen a écrit cette nuit sur le réseau social X qu'il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes. Vous lui donnez raison ce matin ? »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Raphaël GlucksmannVérifier à 4:38Voir 2 autres passages
« D'ailleurs, Marine Le Pen a écrit cette nuit sur le réseau social X qu'il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes. Vous lui donnez raison ce matin ? »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Raphaël GlucksmannVérifier à 4:38
« Voilà. Et dans le sondage Harris Interactive pour RTL et M6, donc il est pour la première fois en capacité de se qualifier au second tour. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Vous vous êtes crédité pour l'instant de 10, 11 points. Donc vous êtes derrière systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Comment vous allez réussir à élargir votre socle électoral ? »
RTL — Le Grand Jury · Le Grand Jury de Raphaël GlucksmannVérifier à 25:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:31
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 19:15
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 19:15
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 7:29
France Inter · Raphaël Glucksmann : "On ne peut pas jouer avec la censure" du gouvernement LecornuVérifier à 25:31
« TikTok ou X, X aussi, rend viraux l'ensemble de ces contenus de déstabilisation. Et en fait, ces grandes plateformes permettent aux adversaires de la démocratie française, à nos ennemis, eh bien, de venir déstabiliser notre débat public. Et le but des services russes, c'est pas tellement qu'on les croit. Le but, c'est de rendre chaotique la démocratie, de rendre impossible un débat serein. Et finalement, de créer le doute et la suspicion autour de tous leurs adversaires. Et ça, c'est la responsabilité des dirigeants européens et des dirigeants français, eh bien, de placer ces grandes plateformes face à leur responsabilité. Il faut impérativement que des sanctions soient prises si X ou TikTok ne respectent pas les règles que nous avons votées à l'échelle européenne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 5:30
« TikTok ou X, X aussi, rend viraux l'ensemble de ces contenus de déstabilisation. Et en fait, ces grandes plateformes permettent aux adversaires de la démocratie française, à nos ennemis, eh bien, de venir déstabiliser notre débat public. Et le but des services russes, c'est pas tellement qu'on les croit. Le but, c'est de rendre chaotique la démocratie, de rendre impossible un débat serein. Et finalement, de créer le doute et la suspicion autour de tous leurs adversaires. Et ça, c'est la responsabilité des dirigeants européens et des dirigeants français, eh bien, de placer ces grandes plateformes face à leur responsabilité. Il faut impérativement que des sanctions soient prises si X ou TikTok ne respectent pas les règles que nous avons votées à l'échelle européenne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 5:30
« TikTok ou X, X aussi, rend viraux l'ensemble de ces contenus de déstabilisation. Et en fait, ces grandes plateformes permettent aux adversaires de la démocratie française, à nos ennemis, eh bien, de venir déstabiliser notre débat public. Et le but des services russes, c'est pas tellement qu'on les croit. Le but, c'est de rendre chaotique la démocratie, de rendre impossible un débat serein. Et finalement, de créer le doute et la suspicion autour de tous leurs adversaires. Et ça, c'est la responsabilité des dirigeants européens et des dirigeants français, eh bien, de placer ces grandes plateformes face à leur responsabilité. Il faut impérativement que des sanctions soient prises si X ou TikTok ne respectent pas les règles que nous avons votées à l'échelle européenne. »
RTL — L'invité de 7h40 · Raphaël Glucksmann appelle à "la résistance" pour que 2027 ne soit pas "volée par une puissance étrangère"Vérifier à 5:30
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 18:31
France Inter · "J'ai envie de me battre pour la France", affirme Raphaël Glucksmann sans annoncer de candidatureVérifier à 6:45
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 11:20
RMC — Face à Face · Face à Face : Raphaël Glucksmann - 02/06Vérifier à 4:06
« Ce à quoi je réponds dans ce livre, c'est au risque de désintégration de notre société. Et si on veut justement faire baisser la tension sur la question migratoire, eh bien, ce qu'il nous faut faire, c'est relancer la machine à intégration. Aujourd'hui, toutes les structures qui intégraient la France, qui fabriquaient la France, sont en crise. Toutes les structures collectives, on a supprimé le service militaire sans jamais se poser la question de le remplacer par quelque chose. Et c'est pour ça que je propose un service civique universel. On a laissé péricliter les organisations collectives. Même les colonies de vacances sont aujourd'hui en crise. Celles qui assuraient la mixité des enfants. Vous savez, vous ne pouvez pas construire une société multiculturelle, une société cosmopolite, sans structure collective forte. Et c'est cela que je veux faire. Je veux reprendre le métier à tisser de la France. Je veux qu'à nouveau, on fabrique de la France. Et la première des raisons, et je veux en parler parce que c'est la source de toutes les crises, la première des raisons, c'est l'abandon de l'école publique. Ce qui se passe dans notre pays, c'est qu'on a aujourd'hui des enseignants français. Laissez-moi finir parce que c'est vraiment quelque chose de fondamental pour moi. »
France Inter · "J'ai envie de me battre pour la France", affirme Raphaël Glucksmann sans annoncer de candidatureVérifier à 17:52