Et on pourrait continuer la liste Sylvie puisque c'est vrai que les Etats européens sont profondément divisés contrairement à la situation qui était celle d'il y a quelques années. Répondez à Sylvie, vous parlez de l'Europe mais peut-être que l'Europe ça n'existe plus sous la forme que vous la rêvez.
Réponse directeJe suis d'accord et c'est profondément vertigineux. C'est pour ça que j'essaye d'alerter sur la réalité de la situation. Je suis d'accord que ça sera extrêmement compliqué, que nous sommes divisés. Vous savez, le Parlement européen aujourd'hui n'est pas le Parlement européen d'il y a cinq ans. Le Parlement européen aujourd'hui, il y a un tiers de députés d'extrême droite qui sont activement opposés à tout redressement européen. Dans les Etats membres, il y a cinq, six chefs d'Etat et de gouvernement aujourd'hui qui sont sur la ligne en réalité de Viktor Orban et sur une ligne trumpiste de compromis d'ailleurs avec Poutine. Mais il faut aujourd'hui que ceux qui croient dans l'Europe proposen…
« Je suis d'accord et c'est profondément vertigineux. C'est pour ça que j'essaye d'alerter sur la réalité de la situation. Je suis d'accord que ça sera extrêmement compliqué, que nous sommes divisés. Vous savez, le Parlement européen aujourd'hui n'est pas le Parlement européen d'il y a cinq ans. Le Parlement européen aujourd'hui, il y a un tiers de députés d'extrême droite qui sont activement opposés à tout redressement européen. Dans les Etats membres, il y a cinq, six chefs d'Etat et de gouvernement aujourd'hui qui sont sur la ligne en réalité de Viktor Orban et sur une ligne trumpiste de compromis d'ailleurs avec Poutine. Mais il faut aujourd'hui que ceux qui croient dans l'Europe proposent un cap un peu plus impressionnant, un peu plus enthousiasmant, un peu plus mobilisateur que ce qui a été fait jusqu'ici. Et finalement, c'est un moment de bascule. Il aurait fallu reprendre exactement les termes du Premier ministre polonais avant même l'élection de Donald Trump en disant que c'était un moment de bascule et qu'il fallait que les grands pays européens servent de locomotive. Aujourd'hui, si vous voulez que je vous dise vraiment le fond de ma pensée, aujourd'hui, la locomotive de l'Europe, ce n'est plus la France, ce n'est plus l'Allemagne, c'est la Pologne. Alors c'est un changement complet au sein de l'Union européenne, mais le pays stable, le pays qui a compris dans quelle période on vivait, c'est la Pologne. Et donc, il va falloir qu'avec le Parlement européen, avec la Commission européenne, avec les États qui sont les plus avancés, on fixe un agenda qui corresponde d'ailleurs aux rapports qui ont été produits, les différents rapports, l'État, Draghi, etc., qui disent tous la même chose, le risque de décrochage. Et donc, en fait, nous, aujourd'hui, on doit fournir cette vision. Ça ne se passera pas sans heure au sein même de l'Union européenne, parce qu'on a des chevaux de Troyes, de Poutine et de Trump, maintenant, au sein des institutions, mais il reste une majorité en Europe pour fixer ce cap à condition, à condition, encore une fois, d'en avoir la volonté. Et moi, mon immense doute, vous savez, là, on est en plein dans les auditions des commissaires. »
