Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 601 à 625 sur 643
Question 601Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
On va le demander à notre invité, le commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, qu'on a le plaisir d'accueillir dans ce studio 221 de la maison de la radio. Bonjour Pierre Moscovici et bienvenue. Vous êtes au cœur du réacteur de l'Union. La construction européenne est sans doute un tournant de son histoire. Difficile d'en imaginer l'avenir. Il y a des questions, des inquiétudes, des doutes en Europe. Et on compte sur vous pour nous éclairer. Vous avez proposé des réformes pour changer le fonctionnement de l'Union. Vous nous expliquerez ça dans un instant, mais d'abord, c'est la tradition. Qu'est-ce qui vous a marqué dans l'actualité cette semaine ?
Réponse directe
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 602Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Pareil. Et Karine Becker de France Inter. Bonjour Karine. Pareil. Pareil. Tout va bien. Voilà, un grand sourire et on va tout de suite démarrer, rentrer dans le vif du sujet. Qu'est-ce qui vous a marqué cette semaine, Jeff ?
Réponse directe
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 603Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Le commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, notre invité. Il y avait une question sur la circonscription. Elle arrive. Une seule circonscription. On vote sur toute la France. Vous êtes pour, vous êtes contre ?
Réponse directe
J'ai été élu député la première fois dans une circonscription unique, la deuxième fois dans une circonscription régionale. Chacune des deux a son avantage. La condition, non. Je pense qu'en réalité, la circonscription régionale rapproche évidemment un peu les élus des électeurs. Et la circonscription nationale a comme défaut potentiel de trop, justement, en faire un enjeu national. Alors, donc, le vrai... Non, parce que l'avantage de la circonscription nationale, c'est quoi ? C'est qu'elle permet la proportionnelle, ce que ne permettrait pas le vote dans les régions actuelles. Et donc, je pense que c'est juste. Oui, on y va. Il faut l'accepter. Mais une fois qu'on a cette circonscription na…
« J'ai été élu député la première fois dans une circonscription unique, la deuxième fois dans une circonscription régionale. Chacune des deux a son avantage. La condition, non. Je pense qu'en réalité, la circonscription régionale rapproche évidemment un peu les élus des électeurs. Et la circonscription nationale a comme défaut potentiel de trop, justement, en faire un enjeu national. Alors, donc, le vrai... Non, parce que l'avantage de la circonscription nationale, c'est quoi ? C'est qu'elle permet la proportionnelle, ce que ne permettrait pas le vote dans les régions actuelles. Et donc, je pense que c'est juste. Oui, on y va. Il faut l'accepter. Mais une fois qu'on a cette circonscription nationale, il faut européaniser l'enjeu. Ça, c'est vital. Justement, pour ne pas faire que ce soit uniquement un sondage de popularité pour ou contre l'exécutif. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 25:42Voir 1 autre passage
« Je suis tout à fait pour. Vous savez... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 26:37
Question 604Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Et ça existe déjà, et ça fonctionne déjà en soi. Donc qu'est-ce que vous avez... Alors soyez pédagogue, je vais essayer. Est-ce que vraiment l'Europe est ambitieuse ?
Réponse directe
Pendant la crise, les Européens ont créé des outils financiers pour la crise économique, et la crise grecque en particulier, des outils financiers pour soutenir des programmes d'aide à un certain nombre de pays. Il y avait l'Irlande, il y avait Chypre, il y avait le Portugal, et puis il y avait la Grèce. Il ne reste plus aujourd'hui que la Grèce. Et un traité a été signé en 2011, qui était un traité intergouvernemental, le traité du mécanisme européen de stabilité, qui permet justement de financer ces programmes aux côtés du Fonds monétaire international. Donc c'est notre bras armé financier. L'idée que nous proposons aujourd'hui, c'est de transformer ce mécanisme européen en Fonds monétair…
« Pendant la crise, les Européens ont créé des outils financiers pour la crise économique, et la crise grecque en particulier, des outils financiers pour soutenir des programmes d'aide à un certain nombre de pays. Il y avait l'Irlande, il y avait Chypre, il y avait le Portugal, et puis il y avait la Grèce. Il ne reste plus aujourd'hui que la Grèce. Et un traité a été signé en 2011, qui était un traité intergouvernemental, le traité du mécanisme européen de stabilité, qui permet justement de financer ces programmes aux côtés du Fonds monétaire international. Donc c'est notre bras armé financier. L'idée que nous proposons aujourd'hui, c'est de transformer ce mécanisme européen en Fonds monétaire européen, c'est-à-dire de lui donner plus de force, et de l'inclure dans les institutions européennes pour que justement il soit démocratiquement contrôlé. Quelle est l'idée au fond ? L'idée c'est que nous savons que le Fonds monétaire international ne va pas rester éternellement à nos côtés. Depuis le début, le Fonds monétaire international considère que le programme grec est un peu dérogatoire par rapport à ses propres règles. Je pense et j'espère qu'il nous accompagnera jusqu'au bout du programme grec qui s'achèvera à l'été prochain. Moi je souhaite que la Grèce vraiment redevienne un pays normal dans la zone euro sans ce contrôle tâtillon de ses voisins, sans justement ces décisions constantes de l'eurogroupe. Et je salue le travail que fait Alexis Tsipras pour réformer le pays à cet égard. Et donc à ce moment-là, nous avons besoin d'avoir un relais. Ce relais, ce sera ce Fonds monétaire européen. Ajoutons que ce Fonds monétaire européen peut avoir une deuxième fonction, c'est-à-dire qu'il doit être le Fonds qui alimente la politique que nous avons menée d'union bancaire, c'est-à-dire qu'elle soutient dans l'hypothèse où une banque fait faillite, une grosse banque, une banque systémique. C'est ce qu'on appelle la résolution bancaire. Nous avons créé un Fonds de résolution bancaire. Il lui manque ce qu'on appelle le backstop, c'est-à-dire le point d'appui. Et le mécanisme européen de stabilité devenu Fonds monétaire européen fera les deux. Il sera notre outil de gestion contre les crises. Il sera aussi le soutien de notre politique de résolution bancaire. Il deviendra notre grand instrument financier si demain une crise se produisait ici ou là. Mais ce qui est très important pour la Commission et pour moi, c'est qu'il devienne une institution européenne. C'est-à-dire qu'il y ait un contrôle démocratique, que le Parlement européen puisse aussi suivre ce qui s'y passe. Parce qu'encore une fois, moi je ne supporte plus les décisions prises entre quatre murs, sans aucun contrôle. Et une petite observation, j'allais dire, sociologique. Quand vous prenez une décision entre vous, dans l'entre-soi, ce n'est pas la même décision que quand vous avez un regard, une transparence extérieure. Et donc, je pense que la transparence et le contrôle, la démocratie, c'est ce qui permettra de changer le fonctionnement de nos institutions et aussi nos décisions. De ce point de vue-là, encore, je rejoins Emmanuel Macron qui avait choisi dans son discours de l'APNIX puis dans son discours de la Sorbonne, la question démocratique comme le point d'entrée dans le changement de l'Union Européenne. Bienvenue, Valin. Grépite-Jeff. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 32:56
Question 605Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Est-ce que c'est un regret ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas un regret parce qu'il a été président de la République et ce qu'un canat a connu...
« Non, ce n'est pas un regret parce qu'il a été président de la République et ce qu'un canat a connu... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 16:18
Question 606Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Donc, les eurosceptiques vont cruer ?
Réponse partielle
Alors, j'allais dire, il y a aussi, l'Europe va mieux sur le plan politique. Et il y a une fenêtre d'opportunité, en tout cas, pour aller vers une meilleure Europe, une Europe qui soit capable d'avoir une défense, qui définisse ses priorités en commercial de manière plus ambitieuse, une Europe qui soit capable de s'unir sur le plan de la zone euro. Ça, c'est indispensable, c'est vital. Et de ce point de vue-là, disons-le, l'élection présidentielle française, ça a représenté un tournant. Il y a eu une bataille de France. Cette bataille de France, elle a été livrée par les populistes, par Marine Le Pen. Elle l'a perdue. J'ai toujours pensé qu'elle ne serait pas présidente. Mais non seulement…
« Mais par rapport aux anticipations qu'elle fasse 25 au premier tour et 42 au deuxième, au deuxième tour, elle a reculé très clairement. C'est pas laminée, quoi. Elle a surtout montré... C'est pas laminée. On ne va pas refaire l'histoire, Karine, mais j'ai l'élection présidentielle. Je vais corriger mon propos. Non, je pense qu'elle a été laminée. D'accord. Elle a été laminée parce qu'elle a aussi montré son incompétence, sa nullité, son incapacité à diriger le pays. Et ça, c'est quelque chose de définitif. Mais les populistes sont encore très présents. Et donc, il y a un mais dans tout ça. Je ne peux pas dire que l'Europe, elle va mieux, mais elle ne va pas encore bien. Il y a le Brexit qui est une échéance difficile. Il y a les populistes qui sont présents partout. Regardez, en Autriche, ils vont être au gouvernement, en République tchèque, le Premier ministre d'un populiste. C'est pas exactement de la même mot. En Allemagne, pour la première fois depuis la guerre, l'AFD, un parti d'extrême droite, est au Bundestag, dirigé par des gens dont certains sont capables de dire que la Wehrmacht était performante et qu'il y en a assez de la repentance à l'égard des Juifs. Donc, il y a aussi un climat compliqué. Ce qui veut dire quoi ? C'est qu'il faut combattre pour l'Europe. C'est que maintenant, il faut que l'année 2018 soit une année extrêmement utile, une année de grands débats et de grandes décisions. Moi, je pense vraiment que nous sommes à un tournant. En 2018-2019, il y a cette fenêtre d'opportunité qui va s'achever avec les élections européennes, avec la formation de la nouvelle commission. En mars 2019. En 2021-2019, novembre 2019, une nouvelle commission européenne. Et là, il faut qu'on prenne maintenant des décisions qui montrent une ambition. Je pense que nos citoyens sont capables de l'entendre, oui, mais ils l'attendent en même temps. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 19:28
Question 607Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
En fait, pour vous trouver, c'est bien simple, Pierre Moscovici, il faut chercher derrière. Vous avez été derrière Jospin, derrière DSK et puis finalement derrière Hollande et à présent derrière Juncker, le président de la Commission européenne. « Jamais vous n'avez pris les devants », comme si vous n'aimiez pas les paris risqués parce que vous semblez être quelqu'un d'extrêmement mesuré. Le problème, c'est qu'il n'y a plus grand monde pour jouer les premiers rôles. Jean-Claude Juncker l'a dit déjà, il ne rempilera pas dans deux ans pour un second mandat. Quant au Parti Socialiste, depuis l'élection d'Emmanuel Macron, il n'a pratiquement plus de ténor et surtout plus de patron. Serez-vous fédéré, Pierre Moscovici ?
Réponse à côté
Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'a…
« Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'avenir ? On verra. J'ai encore deux ans à la Commission européenne. Je ne me sens pas derrière. Ah, vous ne vous sentez pas derrière ? Non, parce que c'est un travail qui est très collégial. Je suis loyal à l'institution. Je travaille bien avec mon président, qui est un ami, mais je ne me sens pas un second. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 13:38
Question 608Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Vous n'avez jamais eu envie quand même d'être plus dans la lumière et de tenir vraiment les rênes ?
Réponse partielle
Écoutez, on verra dans deux ans. Aujourd'hui, ce qui m'importe, c'est de faire. Mais il y a une chose que je sais, c'est que dans deux ans, je me poserai la question de savoir où je peux être le plus utile. Après tout, j'aurai effectivement une petite expérience. J'aurais été 20 ans parlementaire, j'aurais été 7 ans ministre, j'aurais été 5 ans commissaire. J'aurais une petite connaissance de certains sujets. Est-ce que ce sera dans la politique ? Peut-être. Et si c'est dans la politique, ce n'est effectivement pas pour tailler les crayons. Est-ce que ce sera autre part ? Je ne sais pas encore. Mais je veux d'ici là, vraiment creuser le sillon, creuyer le sillon d'une Europe qui a besoin d'…
« Écoutez, on verra dans deux ans. Aujourd'hui, ce qui m'importe, c'est de faire. Mais il y a une chose que je sais, c'est que dans deux ans, je me poserai la question de savoir où je peux être le plus utile. Après tout, j'aurai effectivement une petite expérience. J'aurais été 20 ans parlementaire, j'aurais été 7 ans ministre, j'aurais été 5 ans commissaire. J'aurais une petite connaissance de certains sujets. Est-ce que ce sera dans la politique ? Peut-être. Et si c'est dans la politique, ce n'est effectivement pas pour tailler les crayons. Est-ce que ce sera autre part ? Je ne sais pas encore. Mais je veux d'ici là, vraiment creuser le sillon, creuyer le sillon d'une Europe qui a besoin d'une zone euro plus forte, d'une politique fiscale qui soit plus efficace et qui permette de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale. Il y a beaucoup à faire. Arrêtons le narcissisme, au fond. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 14:37
Question 609Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Alors, la Commission européenne vient de présenter une réforme de la zone euro. C'était cette semaine, relativement ambitieuse. Le sujet sera à l'ordre du jour, je crois que c'est au sommet de la zone euro, vendredi prochain. Moi, je m'interroge sur le timing. On a une Allemagne qui est en train d'essayer de constituer un gouvernement, donc qui est quand même très en retrait. Est-ce que c'était le bon moment ?
Réponse directe
Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a un…
« Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 28:41Voir 1 autre passage
« Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a une grande coalition en Allemagne, on ne le sait pas encore, ce sera sans doute en mars qu'on aura un gouvernement. Si jamais cette coalition ne marchait pas, il y aurait de nouvelles élections, probablement, ça pourrait être en juin. On ne peut pas suspendre nos travaux pendant six mois. D'autant que la fenêtre de tir, ce que j'ai appelé la fenêtre d'opportunité, elle est assez courte. En vérité, les décisions sur la zone euro, on doit les prendre. Le meilleur moment, c'est à l'été 2018. Et vous comprenez bien que si on n'a que deux mois de débat, c'est trop court. Et donc la Commission s'est dit, ce n'est pas parce qu'il y a ce débat politique que nous devons interrompre le débat européen. Emmanuel Macron a proposé des conventions démocratiques en Europe qui commenceraient, si j'ai bien compris, en mars. Peut-être même plus tôt. Et évidemment, il faut alimenter ça. Donc la Commission joue son rôle. Quels sont les rôles de la Commission ? C'est une force de proposition et d'initiative. Donc nous nous sommes dit, nous mettons sur la table notre paquet. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est dit aussi, on va maintenir le sommeil. Donc il y aura un premier débat. Et derrière ça, on va structurer le débat. Ce qui fait qu'au moment où les Allemands auront un gouvernement, les choses auront avancé. Notons aussi que dans les négociations de coalition à Berlin, aujourd'hui, entre la CDU et le SPD, le sujet européen est majeur. C'est-à-dire que vous avez Angela Merkel, qui discute avec un SPD, qui par la voix de son président Martin Schulz dit, tornons la main à Emmanuel Macron, moi je veux un budget de la zone euro, je veux un ministre des Finances de la zone euro, je veux une politique d'investissement pour la zone euro, ce que dit aussi la Commission européenne. Et donc, je pense que là, nous sommes aussi un élément utile. »
Question 610Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Est-ce que c'est la honte de la République ?
Réponse à côté
D'abord, il a été démenti qu'il l'ait dit. Et l'audiovisuel public est en tout cas un bien collectif qu'on doit absolument préserver dans la République.
« D'abord, il a été démenti qu'il l'ait dit. Et l'audiovisuel public est en tout cas un bien collectif qu'on doit absolument préserver dans la République. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 52:16
Question 611Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Vous diriez qu'elle est malade, nécrosée, fatiguée ?
Réponse à côté
Non, je dirais que l'état est bien meilleur. Il faut arrêter cette espèce de petite musique désolante et désolée. Il est meilleur d'abord sur une chose, et ça, nos concitoyens le savent, il est meilleur sur le plan économique. Enfin, nous sommes sortis de la crise. Ça fait dix ans qu'on l'attend. Dix ans qui ont été des années difficiles. Cinq ans qu'il y a une petite reprise, mais avec une croissance extrêmement faible et un taux de chômage qui reste très élevé. Et enfin, en 2017, et puis je pense que ça se poursuivra en 2018 et 2019, nous avons une croissance qui est forte. Je ne sais pas où ça va s'arrêter. 2,3 ? 2,4 ? Peut-être ? En 2017, nous nous disons 2,2, mais j'ai l'impression qu'…
« Non, je dirais que l'état est bien meilleur. Il faut arrêter cette espèce de petite musique désolante et désolée. Il est meilleur d'abord sur une chose, et ça, nos concitoyens le savent, il est meilleur sur le plan économique. Enfin, nous sommes sortis de la crise. Ça fait dix ans qu'on l'attend. Dix ans qui ont été des années difficiles. Cinq ans qu'il y a une petite reprise, mais avec une croissance extrêmement faible et un taux de chômage qui reste très élevé. Et enfin, en 2017, et puis je pense que ça se poursuivra en 2018 et 2019, nous avons une croissance qui est forte. Je ne sais pas où ça va s'arrêter. 2,3 ? 2,4 ? Peut-être ? En 2017, nous nous disons 2,2, mais j'ai l'impression qu'il y a des chiffres encore meilleurs. On crée des centaines de milliers d'emplois en Europe. Le niveau d'emploi, il y a 235 millions d'Européens qui sont au travail. Ça n'est jamais arrivé. Alors, je ne dis pas que c'est toujours des emplois de qualité. Je sais que le taux de chômage est très élevé parce que la population active a cru aussi. Mais enfin, la première chose à dire, c'est quand même, oui, l'Europe est un continent qui a de la ressource. On a fait le travail, on a réduit les déficits, on a fait des réformes, parfois pénibles, parfois dures. Et là, maintenant, ça repart. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 17:33
Question 612Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Est-ce qu'il ne fallait pas attendre que l'Allemagne soit forte, installée ?
Réponse directe
Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a un…
« Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 28:41Voir 1 autre passage
« Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a une grande coalition en Allemagne, on ne le sait pas encore, ce sera sans doute en mars qu'on aura un gouvernement. Si jamais cette coalition ne marchait pas, il y aurait de nouvelles élections, probablement, ça pourrait être en juin. On ne peut pas suspendre nos travaux pendant six mois. D'autant que la fenêtre de tir, ce que j'ai appelé la fenêtre d'opportunité, elle est assez courte. En vérité, les décisions sur la zone euro, on doit les prendre. Le meilleur moment, c'est à l'été 2018. Et vous comprenez bien que si on n'a que deux mois de débat, c'est trop court. Et donc la Commission s'est dit, ce n'est pas parce qu'il y a ce débat politique que nous devons interrompre le débat européen. Emmanuel Macron a proposé des conventions démocratiques en Europe qui commenceraient, si j'ai bien compris, en mars. Peut-être même plus tôt. Et évidemment, il faut alimenter ça. Donc la Commission joue son rôle. Quels sont les rôles de la Commission ? C'est une force de proposition et d'initiative. Donc nous nous sommes dit, nous mettons sur la table notre paquet. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est dit aussi, on va maintenir le sommeil. Donc il y aura un premier débat. Et derrière ça, on va structurer le débat. Ce qui fait qu'au moment où les Allemands auront un gouvernement, les choses auront avancé. Notons aussi que dans les négociations de coalition à Berlin, aujourd'hui, entre la CDU et le SPD, le sujet européen est majeur. C'est-à-dire que vous avez Angela Merkel, qui discute avec un SPD, qui par la voix de son président Martin Schulz dit, tornons la main à Emmanuel Macron, moi je veux un budget de la zone euro, je veux un ministre des Finances de la zone euro, je veux une politique d'investissement pour la zone euro, ce que dit aussi la Commission européenne. Et donc, je pense que là, nous sommes aussi un élément utile. »
Question 613Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Moi, c'est plus sérieux. C'était sérieux ?
Réponse à côté
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 614Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
C'est très clair. On va maintenant parler d'Europe. Comment qualifier l'état de l'Union Européenne aujourd'hui, Pierre Moscovici ?
Réponse directe
Non, je dirais que l'état est bien meilleur. Il faut arrêter cette espèce de petite musique désolante et désolée. Il est meilleur d'abord sur une chose, et ça, nos concitoyens le savent, il est meilleur sur le plan économique. Enfin, nous sommes sortis de la crise. Ça fait dix ans qu'on l'attend. Dix ans qui ont été des années difficiles. Cinq ans qu'il y a une petite reprise, mais avec une croissance extrêmement faible et un taux de chômage qui reste très élevé. Et enfin, en 2017, et puis je pense que ça se poursuivra en 2018 et 2019, nous avons une croissance qui est forte. Je ne sais pas où ça va s'arrêter. 2,3 ? 2,4 ? Peut-être ? En 2017, nous nous disons 2,2, mais j'ai l'impression qu'…
« Non, je dirais que l'état est bien meilleur. Il faut arrêter cette espèce de petite musique désolante et désolée. Il est meilleur d'abord sur une chose, et ça, nos concitoyens le savent, il est meilleur sur le plan économique. Enfin, nous sommes sortis de la crise. Ça fait dix ans qu'on l'attend. Dix ans qui ont été des années difficiles. Cinq ans qu'il y a une petite reprise, mais avec une croissance extrêmement faible et un taux de chômage qui reste très élevé. Et enfin, en 2017, et puis je pense que ça se poursuivra en 2018 et 2019, nous avons une croissance qui est forte. Je ne sais pas où ça va s'arrêter. 2,3 ? 2,4 ? Peut-être ? En 2017, nous nous disons 2,2, mais j'ai l'impression qu'il y a des chiffres encore meilleurs. On crée des centaines de milliers d'emplois en Europe. Le niveau d'emploi, il y a 235 millions d'Européens qui sont au travail. Ça n'est jamais arrivé. Alors, je ne dis pas que c'est toujours des emplois de qualité. Je sais que le taux de chômage est très élevé parce que la population active a cru aussi. Mais enfin, la première chose à dire, c'est quand même, oui, l'Europe est un continent qui a de la ressource. On a fait le travail, on a réduit les déficits, on a fait des réformes, parfois pénibles, parfois dures. Et là, maintenant, ça repart. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 17:33
Question 615Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
C'était une situation inverse dans les années 90. Est-ce qu'il y a encore un créneau pour cette gauche modérée social-démocrate entre Mélenchon et Macron ?
Réponse directe
C'est une évidence. La social-démocratie européenne est en crise. Je ne parle pas du socialisme français qui est en crise sévère, en crise existentielle. La PS est mort, comme dirait Dominique Strouskan. Oui, il y a un avenir. Non, je pense que Dominique Strouskan, là, ne parle pas d'or. Mais il y a un avenir pour la social-démocratie à une condition. C'est qu'elle soit capable de se redéfinir complètement. Et au fond, puisqu'on a peu de temps, je vais oser un slogan. Il faut que la social-démocratie et les socialistes en France ne laissent pas l'Europe à la droite et au centre. Somme toute, moi, quand j'approuve ce que dit Emmanuel Macron sur l'Europe à 80 ou 90 %, c'est pourquoi ? C'est p…
« C'est une évidence. La social-démocratie européenne est en crise. Je ne parle pas du socialisme français qui est en crise sévère, en crise existentielle. La PS est mort, comme dirait Dominique Strouskan. Oui, il y a un avenir. Non, je pense que Dominique Strouskan, là, ne parle pas d'or. Mais il y a un avenir pour la social-démocratie à une condition. C'est qu'elle soit capable de se redéfinir complètement. Et au fond, puisqu'on a peu de temps, je vais oser un slogan. Il faut que la social-démocratie et les socialistes en France ne laissent pas l'Europe à la droite et au centre. Somme toute, moi, quand j'approuve ce que dit Emmanuel Macron sur l'Europe à 80 ou 90 %, c'est pourquoi ? C'est parce que c'est des choses que d'autres ont dit avant lui différemment. Et qu'est-ce qu'il a rappelé plus, du coup ? Qu'est-ce qu'on dit de plus ? Ou que d'autres ont pensé qu'on aura dû dire. Moi, quand un autre que moi, un autre qu'un socialiste tient le discours, qui est un discours qui aura dû tenir les socialistes depuis longtemps, je dis OK, donc ne laissons pas l'Europe à la droite et au centre. Ne laissons pas la gauche à Mélenchon, à Hamon. Et il y a effectivement une gauche qui sera une gauche du nom à tout et du nom à l'Europe aussi. Aujourd'hui, Mélenchon est un nationaliste. Il y aura une gauche Hamon qui sera une gauche un peu perlimpinpin. C'est la gauche du plan B, de Varoufaki. C'est-à-dire, on aime tellement l'Europe qu'on en veut une autre, mais simplement, ça n'existe pas. Et puis, il y aura Macron. Il faut que les socialistes et les sociodémocrates... C'est ce que vous décrivez. Cet espace, c'est celui d'une vraie gauche vraiment européenne, d'un parti vraiment européen et vraiment de gauche et d'un parti qui veut rester un parti de gouvernement. Il faut se redéfinir. À l'évidence, ce n'est pas si simple, mais je pense que la feuille de route pour les sociodémocrates en Europe et la feuille de route pour les socialistes, elle est là. Karine Becker. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 50:28
Question 616Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Mais justement, sans parler de narcissisme, pour reprendre quand même le constat de Karine Becker, pourquoi vous n'avez jamais sauté le pas en 2008 ?
Réponse directe
Il y a peut-être des déterminants intimes. C'est ma mère qui était psychanalyste et pas moi, donc je ne peux pas vous dire exactement quoi. Mais qu'est-ce qui vous arrête ? Mais je crois aussi... Et qu'est-ce que vous a dit votre maman alors ? Il y a de temps en temps, un peu comme dans la promesse de l'aube, vous savez, elle m'aimait beaucoup. Mais non, il y a... Elle me poussait énormément. Non, il y a autre chose. Il y a aussi les circonstances. Vous dites 2008. Mais 2008, oui, je pense que j'aurais fait un bon premier secrétaire du Parti Socialiste. D'aucun, Dominique Strauss-Kahn à Washington, Jean-Christophe Cambadélis et d'autres à Paris ne l'ont pas voulu. Et donc, je n'ai pas pu. E…
« Il y a peut-être des déterminants intimes. C'est ma mère qui était psychanalyste et pas moi, donc je ne peux pas vous dire exactement quoi. Mais qu'est-ce qui vous arrête ? Mais je crois aussi... Et qu'est-ce que vous a dit votre maman alors ? Il y a de temps en temps, un peu comme dans la promesse de l'aube, vous savez, elle m'aimait beaucoup. Mais non, il y a... Elle me poussait énormément. Non, il y a autre chose. Il y a aussi les circonstances. Vous dites 2008. Mais 2008, oui, je pense que j'aurais fait un bon premier secrétaire du Parti Socialiste. D'aucun, Dominique Strauss-Kahn à Washington, Jean-Christophe Cambadélis et d'autres à Paris ne l'ont pas voulu. Et donc, je n'ai pas pu. Et en 2011, oui, j'étais prêt à aller aux primaires, mais j'ai fait un choix à ce moment-là. J'ai fait le choix de soutenir François Hollande parce que je pensais qu'il était le mieux placé pour être élu président de la République. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 15:36
Question 617Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
On ne va pas accepter que noir soit noir. Non. Votre portrait Pierre Moscovici, il est signé Karine Bécard. Bonjour Pierre Moscovici. Bonjour. Pierre Moscovici, vous êtes un homme réputé brillant. C'est un des mots qui, à gauche comme à droite, je vous l'assure, revient le plus souvent. Alors, brillant, peut-être. En tout cas, votre parcours apparaît surtout très cohérent. D'abord, un fief, le Doubs, mon béliard, pour être élu député, tantôt à Paris, tantôt à Strasbourg. Plusieurs postes de ministre, ensuite, celui des affaires européennes, à 39 ans seulement, puis celui de l'économie et des finances, pour finir aujourd'hui, commissaire européen des affaires économiques. Tout cela fait 30 ans d'une carrière politique, on ne peut plus logique. Et à bien vous observer, il faudrait même ajouter, que vous avez aussi toujours été, Pierre Moscovici, à des postes clés quand la gauche a gagné. Si, si, pour la victoire de Jospin, c'est vous qui aviez rédigé le programme. Mais pour celle de Hollande, vous étiez son directeur de campagne. Alors, comment est-il possible que vous apparaissiez si absent et en même temps légèrement méprisant, enfin surtout sacrément transparent ?
Réponse partielle
Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'a…
« Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'avenir ? On verra. J'ai encore deux ans à la Commission européenne. Je ne me sens pas derrière. Ah, vous ne vous sentez pas derrière ? Non, parce que c'est un travail qui est très collégial. Je suis loyal à l'institution. Je travaille bien avec mon président, qui est un ami, mais je ne me sens pas un second. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 13:38
Question 618Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Comment on utilise cette fenêtre d'opportunité très concrètement ?
Réponse à côté
Je vais donner une priorité, parce que pour moi, c'est la clé. C'est faire en sorte que notre zone euro ne soit plus uniquement une zone de protection, mais soit aussi une zone de croissance et de démocratie. C'est la formule de Jacques Delors. Il disait que l'euro protège, mais il ne dynamise pas. Nous avons une monnaie à laquelle nos concitoyens sont très attachés. Tenez, le deuxième tour de l'élection présidentielle, je veux affiner encore mon jugement, c'est un référendum sur l'euro. 66-34, c'est à peu près le score de ceux qui sont pour, de ceux qui sont contre. Et quand Marine Le Pen plonge, c'est qu'elle n'est pas capable d'expliquer ce qu'elle veut pour la suite là-dessus. Alors, à…
« Je vais donner une priorité, parce que pour moi, c'est la clé. C'est faire en sorte que notre zone euro ne soit plus uniquement une zone de protection, mais soit aussi une zone de croissance et de démocratie. C'est la formule de Jacques Delors. Il disait que l'euro protège, mais il ne dynamise pas. Nous avons une monnaie à laquelle nos concitoyens sont très attachés. Tenez, le deuxième tour de l'élection présidentielle, je veux affiner encore mon jugement, c'est un référendum sur l'euro. 66-34, c'est à peu près le score de ceux qui sont pour, de ceux qui sont contre. Et quand Marine Le Pen plonge, c'est qu'elle n'est pas capable d'expliquer ce qu'elle veut pour la suite là-dessus. Alors, à partir de là, il y a cet attachement qui doit être une pierre. Sachez aussi que la zone euro va faire 85% de l'économie européenne après le Brexit, qui aura lieu en mars 2019. Pour le coup, le 30 mars 2019, c'est fini. Le Royaume-Uni ne sera plus membre de l'Union Européenne. Il n'y aura pas de retour en arrière. Ceux qui croient qu'il n'y aura pas de Brexit se trompent. Et donc, à ce moment-là, nous devons être toutes équipées pour que la zone euro soit le cœur de l'Europe et pour qu'elle soit plus unique aujourd'hui, qu'elle soit plus solidaire qu'aujourd'hui et qu'elle soit aussi plus démocratique qu'aujourd'hui. Je m'explique. Quel est le problème de l'Europe d'aujourd'hui ? On n'investit pas assez. Il n'y a pas assez de convergence entre les États membres. Pour le dire différemment, il y a trop d'inégalités. Donc, il faut de la solidarité. C'est la raison pour laquelle je rejoins la proposition du président de la République, Emmanuel Macron, et de Jean-Claude Juncker, de créer un budget qui permette de financer des politiques de croissance en zone euro. Cette Europe, elle n'est pas assez démocratique. Aujourd'hui, le fonctionnement de ce qu'on appelle l'Eurogroupe, vous évoquiez l'écofine. L'écofine, c'est le conseil des ministres des 28. L'Eurogroupe, c'est la réunion des ministres des 19. Dans les deux, je représente la Commission européenne. Ce dont je peux témoigner, c'est qu'on prend des décisions à l'Eurogroupe, par exemple sur la Grèce, qui sont parfois extrêmement dures, qui sont extrêmement impactantes, en tout cas pour les millions de Grecs, et on le fait en dehors de tout contrôle. Aucun de vous ne peut savoir... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 20:57Voir 2 autres passages
« Non, ce n'est pas seulement ça. Chaque ministre des Finances est responsable, en effet, devant son Parlement. Non, ça c'est une forme de démocratie. Mais l'ensemble européen n'a pas de contrôle. C'est-à-dire que vous avez un contrôle pays par pays, mais vous n'avez pas un contrôle de la décision prise par les Européens. Et là, il est indispensable qu'il y ait un ministre des Finances de la zone euro qui soit aussi le commissaire européen en charge. Pourquoi ? Parce que c'est lui qui est responsable devant un Parlement. Et ce Parlement doit être le Parlement européen. Je souhaite que les élections de 2019 au Parlement européen aient pour enjeu le choix du président de la Commission. C'est déjà le cas. Donc il faut que les grands partis politiques aient des candidats. ce qu'on appelle les Spitzenkandidats. C'était le cas la dernière fois déjà. C'était le cas la dernière fois. Et d'ailleurs, c'est ce qui a emporté Jean-Claude Juncker n'aurait pas été président s'il n'avait pas été Spitzenkandidat. Il n'y a pas eu de petit arrangement entre chef d'État et de gouvernement. Mais il faut aussi que dans l'enjeu de 2019, il y ait qu'est-ce qu'on fait de la zone euro ? Comment est-ce qu'il y a un contrôle démocratique ? Comment est-ce qu'il y a une vraie politique de croissance ? Comment est-ce qu'il y a une vraie politique de solidarité ? Et aussi, quel est l'avenir de cette zone euro ? Est-ce que tous les pays d'Europe ont vocation à y adhérer un jour ? Moi, je crois que oui. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 23:03
Question 619Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Comment on peut proposer une réforme de la zone euro, alors qu'un des partenaires essentiels de cette construction, pour l'instant, est assez silencieux sur ces sujets ?
Réponse directe
Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a un…
« Pierre Mosquenissi. On s'est interrogé. On s'est demandé s'il fallait maintenir la proposition de la Commission et probablement aussi le sommet zone euro. Parce que, bon, on sait bien que Mme Merkel va arriver là, qu'elle est la tête d'un gouvernement qui fait fonction, et donc qu'elle ne peut pas prendre de décision. Tout le monde en est conscient. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 28:41Voir 1 autre passage
« Alors qu'elle a quand même une importance énorme, en tout cas. Je ne vais pas commencer à discuter de ça, parce qu'après on froge des susceptibilités, ou des illusions, etc. Alors, pourquoi ? Mais vous vous inquiétez quand même. Pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? Parce qu'il faut avoir conscience du calendrier. Le calendrier, c'est que s'il y a une grande coalition en Allemagne, on ne le sait pas encore, ce sera sans doute en mars qu'on aura un gouvernement. Si jamais cette coalition ne marchait pas, il y aurait de nouvelles élections, probablement, ça pourrait être en juin. On ne peut pas suspendre nos travaux pendant six mois. D'autant que la fenêtre de tir, ce que j'ai appelé la fenêtre d'opportunité, elle est assez courte. En vérité, les décisions sur la zone euro, on doit les prendre. Le meilleur moment, c'est à l'été 2018. Et vous comprenez bien que si on n'a que deux mois de débat, c'est trop court. Et donc la Commission s'est dit, ce n'est pas parce qu'il y a ce débat politique que nous devons interrompre le débat européen. Emmanuel Macron a proposé des conventions démocratiques en Europe qui commenceraient, si j'ai bien compris, en mars. Peut-être même plus tôt. Et évidemment, il faut alimenter ça. Donc la Commission joue son rôle. Quels sont les rôles de la Commission ? C'est une force de proposition et d'initiative. Donc nous nous sommes dit, nous mettons sur la table notre paquet. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est dit aussi, on va maintenir le sommeil. Donc il y aura un premier débat. Et derrière ça, on va structurer le débat. Ce qui fait qu'au moment où les Allemands auront un gouvernement, les choses auront avancé. Notons aussi que dans les négociations de coalition à Berlin, aujourd'hui, entre la CDU et le SPD, le sujet européen est majeur. C'est-à-dire que vous avez Angela Merkel, qui discute avec un SPD, qui par la voix de son président Martin Schulz dit, tornons la main à Emmanuel Macron, moi je veux un budget de la zone euro, je veux un ministre des Finances de la zone euro, je veux une politique d'investissement pour la zone euro, ce que dit aussi la Commission européenne. Et donc, je pense que là, nous sommes aussi un élément utile. »
Question 620Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Tout à fait pour des listes transnationales ?
Réponse directe
Je vais expliquer comment on peut y aller. Le 30 mars 2019, donc, le Royaume-I s'en va. Il y a 73 députés européens britanniques qui sont élus par les citoyens de ce pays. Par définition, ils ne voteront pas aux élections européennes de juin 2019. Ce que je suggère, c'est que ces 73 sièges soient remis au pot commun. C'est-à-dire, au lieu de dire, on va en donner 4 à la France, 5 à l'Allemagne, 1 ici et 1 là, ce qui permet sans doute de faire un petit peu de beurre dans les épinards de telle ou telle partie, mais enfin, qui n'est pas d'un intérêt phénoménal. Faisons une liste transnationale sur ces 73 sièges-là. Vous êtes plusieurs à proposer ça, effectivement. Très clairement, ça veut dire…
« Je vais expliquer comment on peut y aller. Le 30 mars 2019, donc, le Royaume-I s'en va. Il y a 73 députés européens britanniques qui sont élus par les citoyens de ce pays. Par définition, ils ne voteront pas aux élections européennes de juin 2019. Ce que je suggère, c'est que ces 73 sièges soient remis au pot commun. C'est-à-dire, au lieu de dire, on va en donner 4 à la France, 5 à l'Allemagne, 1 ici et 1 là, ce qui permet sans doute de faire un petit peu de beurre dans les épinards de telle ou telle partie, mais enfin, qui n'est pas d'un intérêt phénoménal. Faisons une liste transnationale sur ces 73 sièges-là. Vous êtes plusieurs à proposer ça, effectivement. Très clairement, ça veut dire que dans ces élections-là, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 26:41Voir 2 autres passages
« Ça veut dire qu'en réalité, ça peut être aussi deux bulletins. On aurait d'un côté le bulletin pour la liste française, de l'autre côté le bulletin pour la liste transnationale, ou alors c'est le même s'il y a vraiment des Spitzenkandidaten, c'est-à-dire si on vote pour des personnalités. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 27:24
« Mais je pense, moi, qu'il doit y avoir une vraie campagne européenne pour ces 73 sièges-là, qui permet aussi de recomposer le paysage politique européen et de donner une figure. Il serait d'ailleurs logique que s'il y avait des têtes de liste, et s'il y avait cette liste transnationale, les têtes de liste soient candidats sur la liste transnationale. Virginie Malingre. Ce serait la logique des choses, parce que ça permet pour le coup d'avoir une vraie européenisation. Parce que, car ils peuvent aussi être têtes de liste dans leur pays, ils peuvent aussi ne pas être têtes de liste. Jean-Claude Juncker n'a pas été candidat aux élections européennes en 2014. »
Question 621Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Par exemple, vous étiez intéressé par la direction du Parti Socialiste. Pourquoi il y a toujours quelque chose qui semble vous avoir arrêté pour rentrer dans la catégorie des premiers et des dirigeants ?
Réponse directe
Il y a peut-être des déterminants intimes. C'est ma mère qui était psychanalyste et pas moi, donc je ne peux pas vous dire exactement quoi. Mais qu'est-ce qui vous arrête ? Mais je crois aussi... Et qu'est-ce que vous a dit votre maman alors ? Il y a de temps en temps, un peu comme dans la promesse de l'aube, vous savez, elle m'aimait beaucoup. Mais non, il y a... Elle me poussait énormément. Non, il y a autre chose. Il y a aussi les circonstances. Vous dites 2008. Mais 2008, oui, je pense que j'aurais fait un bon premier secrétaire du Parti Socialiste. D'aucun, Dominique Strauss-Kahn à Washington, Jean-Christophe Cambadélis et d'autres à Paris ne l'ont pas voulu. Et donc, je n'ai pas pu. E…
« Il y a peut-être des déterminants intimes. C'est ma mère qui était psychanalyste et pas moi, donc je ne peux pas vous dire exactement quoi. Mais qu'est-ce qui vous arrête ? Mais je crois aussi... Et qu'est-ce que vous a dit votre maman alors ? Il y a de temps en temps, un peu comme dans la promesse de l'aube, vous savez, elle m'aimait beaucoup. Mais non, il y a... Elle me poussait énormément. Non, il y a autre chose. Il y a aussi les circonstances. Vous dites 2008. Mais 2008, oui, je pense que j'aurais fait un bon premier secrétaire du Parti Socialiste. D'aucun, Dominique Strauss-Kahn à Washington, Jean-Christophe Cambadélis et d'autres à Paris ne l'ont pas voulu. Et donc, je n'ai pas pu. Et en 2011, oui, j'étais prêt à aller aux primaires, mais j'ai fait un choix à ce moment-là. J'ai fait le choix de soutenir François Hollande parce que je pensais qu'il était le mieux placé pour être élu président de la République. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 15:36
Question 622Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Oserez-vous y aller ?
Réponse à côté
Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'a…
« Commentaire ? Les adjectifs, les brillants, les transparents, les contradictions, tout ça, ça m'est un peu égal. Comme disait Johnny, un homme s'avieillit. C'est vrai qu'en France, à 40 ans, on est un jeune loup. Et puis, on pense que ça dure longtemps. Alors, à 50 ans, on est toujours cadrat. Puis à 60 ans, on ne peut plus faire semblant. J'ai 60 ans et j'assume ce que je suis. Et c'est vrai que moi, ce qui m'a toujours guidé, c'est deux choses. D'abord, c'est le souhait d'être utile, de faire des choses, d'agir, de servir. Et puis, c'est aussi le fil rouge de ma vie, c'est ce lien entre la France, la gauche, l'Europe. J'ai toujours voulu réconcilier les trois. Alors, de quoi sera fait l'avenir ? On verra. J'ai encore deux ans à la Commission européenne. Je ne me sens pas derrière. Ah, vous ne vous sentez pas derrière ? Non, parce que c'est un travail qui est très collégial. Je suis loyal à l'institution. Je travaille bien avec mon président, qui est un ami, mais je ne me sens pas un second. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 13:38
Question 623Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Parce que sinon, ce sera déjà fait. Donc, troisième observation, certains de ces élus sont adhérents à plusieurs de ces micro-partis. C'est-à-dire que, par exemple, vous trouvez des élus qui sont à la fois à Agir, tout nouvellement, mais aussi déjà à la France audacieuse. Et donc, avec l'envie probablement de se regrouper, de refonder une droite qui pourrait leur plaire. Parce que le macronisme, finalement, ce n'est pas leur histoire, ce n'est pas leur univers. Donc, la droitisation du parti d'Emmanuel Macron, qui apparaît toujours comme un mouvement plutôt de centre-gauche, est une bataille pour l'instant qu'il est loin d'avoir encore gagnée. Merci Karine. Et pour lui, quel est le fait marquant de la semaine ?
Réponse directe
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 624Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"
Vous êtes commissaire européen aux affaires économiques et financières. Alors, la Grèce, Anthony Bélanger en parlait, la Grèce est-elle en voie de sortie de sa crise financière ?
Réponse directe
Incontestablement, ça va mieux. C'est vrai que j'y passe beaucoup de temps, mais ça n'a pas été seulement une passion française, ça a été un problème mondial. La Grèce a été au premier rang de l'actualité internationale, la Grèce a failli sortir de la zone euro, la Grèce a été au cœur d'une tempête économique et financière incroyable. Et c'est vrai qu'on y passe beaucoup, beaucoup d'énergie. Et aujourd'hui, oui, les choses vont nettement, nettement mieux. Il y a quelques semaines, l'eurogroupe, c'est-à-dire la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a pris des décisions qui permettent maintenant à la Grèce d'être sur un trend de réformes qui est beaucoup plus raisonnable. La Grè…
« Incontestablement, ça va mieux. C'est vrai que j'y passe beaucoup de temps, mais ça n'a pas été seulement une passion française, ça a été un problème mondial. La Grèce a été au premier rang de l'actualité internationale, la Grèce a failli sortir de la zone euro, la Grèce a été au cœur d'une tempête économique et financière incroyable. Et c'est vrai qu'on y passe beaucoup, beaucoup d'énergie. Et aujourd'hui, oui, les choses vont nettement, nettement mieux. Il y a quelques semaines, l'eurogroupe, c'est-à-dire la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a pris des décisions qui permettent maintenant à la Grèce d'être sur un trend de réformes qui est beaucoup plus raisonnable. La Grèce a d'ailleurs pris 140 réformes extrêmement courageuses. On a déboursé 8,5 milliards d'euros envers la Grèce. Et il y a maintenant des perspectives, enfin, de trouver une solution au problème de la dette et de prendre des mesures de dette à la fin du programme pour la Grèce qui se termine à l'été 2018. Et je serai effectivement à Athènes ce soir et demain, je verrai Alexis Tsipras. Pourquoi ? Pour préparer la sortie du programme. Parce que ce qui importe, on parlait du Portugal, j'étais à Lisbonne la semaine dernière, c'est que la Grèce devienne un pays, j'allais dire, normal dans la zone euro, c'est-à-dire un pays réformé, un pays qui a des structures économiques et sociales qui sont beaucoup plus solides qu'hier, un pays qui peut se tourner vers l'avenir, un pays qui travaille enfin sur sa croissance et l'emploi, un pays qui a mis fin à l'austérité. Oui, ça va mieux. Et oui, nous avons une responsabilité, nous, Européens, nous, Français aussi, à l'égard de la Grèce. Je me réjouis qu'il y ait enfin une lumière au bout du tunnel de l'austérité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"Vérifier à 0:13Voir 1 autre passage
« Oui, mais il faut quand même comprendre une chose. Tout à l'heure, Anthony Bélanger évoquait l'entrée de la Grèce dans la zone euro. Elle a été faite dans des conditions très particulières. On n'a pas fait l'austérité pour le plaisir en Grèce. On n'a pas fait des réformes pour le plaisir en Grèce. Il faut être conscient que les comptes publics de ce pays étaient maquillés, falsifiés. Il faut être conscient que les structures économiques étaient vermoulues. Il faut être conscient que le système social était atrocement coûteux. Et donc, il y avait des réformes à faire. Cela dit, ces réformes étant faites maintenant pour l'essentiel, il faut poursuivre. Il ne faut pas s'arrêter en chemin. Il ne faut pas s'arrêter de pédaler. Mais on se tourne vers une nouvelle phase qui est celle de la croissance, de l'emploi, de la création d'emplois, notamment pour ces jeunes Grecs. Moi, je pense à eux. Près de 50% sont au chômage. Et il y a aujourd'hui une attractivité nouvelle de la Grèce. Soyons conscients que c'est une société extrêmement créative, qui est dans un pays qui est un pays magnifique. Donc, il y a un avenir pour la Grèce dans la zone euro. Et il y a un avenir européen pour la Grèce. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"Vérifier à 1:51
Question 625Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"
Va-t-on desserrer l'étau sur les Grecs ?
Réponse directe
Incontestablement, ça va mieux. C'est vrai que j'y passe beaucoup de temps, mais ça n'a pas été seulement une passion française, ça a été un problème mondial. La Grèce a été au premier rang de l'actualité internationale, la Grèce a failli sortir de la zone euro, la Grèce a été au cœur d'une tempête économique et financière incroyable. Et c'est vrai qu'on y passe beaucoup, beaucoup d'énergie. Et aujourd'hui, oui, les choses vont nettement, nettement mieux. Il y a quelques semaines, l'eurogroupe, c'est-à-dire la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a pris des décisions qui permettent maintenant à la Grèce d'être sur un trend de réformes qui est beaucoup plus raisonnable. La Grè…
« Incontestablement, ça va mieux. C'est vrai que j'y passe beaucoup de temps, mais ça n'a pas été seulement une passion française, ça a été un problème mondial. La Grèce a été au premier rang de l'actualité internationale, la Grèce a failli sortir de la zone euro, la Grèce a été au cœur d'une tempête économique et financière incroyable. Et c'est vrai qu'on y passe beaucoup, beaucoup d'énergie. Et aujourd'hui, oui, les choses vont nettement, nettement mieux. Il y a quelques semaines, l'eurogroupe, c'est-à-dire la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a pris des décisions qui permettent maintenant à la Grèce d'être sur un trend de réformes qui est beaucoup plus raisonnable. La Grèce a d'ailleurs pris 140 réformes extrêmement courageuses. On a déboursé 8,5 milliards d'euros envers la Grèce. Et il y a maintenant des perspectives, enfin, de trouver une solution au problème de la dette et de prendre des mesures de dette à la fin du programme pour la Grèce qui se termine à l'été 2018. Et je serai effectivement à Athènes ce soir et demain, je verrai Alexis Tsipras. Pourquoi ? Pour préparer la sortie du programme. Parce que ce qui importe, on parlait du Portugal, j'étais à Lisbonne la semaine dernière, c'est que la Grèce devienne un pays, j'allais dire, normal dans la zone euro, c'est-à-dire un pays réformé, un pays qui a des structures économiques et sociales qui sont beaucoup plus solides qu'hier, un pays qui peut se tourner vers l'avenir, un pays qui travaille enfin sur sa croissance et l'emploi, un pays qui a mis fin à l'austérité. Oui, ça va mieux. Et oui, nous avons une responsabilité, nous, Européens, nous, Français aussi, à l'égard de la Grèce. Je me réjouis qu'il y ait enfin une lumière au bout du tunnel de l'austérité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"Vérifier à 0:13Voir 1 autre passage
« Oui, mais il faut quand même comprendre une chose. Tout à l'heure, Anthony Bélanger évoquait l'entrée de la Grèce dans la zone euro. Elle a été faite dans des conditions très particulières. On n'a pas fait l'austérité pour le plaisir en Grèce. On n'a pas fait des réformes pour le plaisir en Grèce. Il faut être conscient que les comptes publics de ce pays étaient maquillés, falsifiés. Il faut être conscient que les structures économiques étaient vermoulues. Il faut être conscient que le système social était atrocement coûteux. Et donc, il y avait des réformes à faire. Cela dit, ces réformes étant faites maintenant pour l'essentiel, il faut poursuivre. Il ne faut pas s'arrêter en chemin. Il ne faut pas s'arrêter de pédaler. Mais on se tourne vers une nouvelle phase qui est celle de la croissance, de l'emploi, de la création d'emplois, notamment pour ces jeunes Grecs. Moi, je pense à eux. Près de 50% sont au chômage. Et il y a aujourd'hui une attractivité nouvelle de la Grèce. Soyons conscients que c'est une société extrêmement créative, qui est dans un pays qui est un pays magnifique. Donc, il y a un avenir pour la Grèce dans la zone euro. Et il y a un avenir européen pour la Grèce. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La Commission européenne n'est pas la gardienne de l'austérité"Vérifier à 1:51
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
« Vous savez, il faut toujours être modeste dans la critique quand on voit que les élections législatives, il y a eu 42% de votants au deuxième tour. Ça promet pour les élections européennes. Ce qui est à peu près autant que les élections européennes de 2014. Et en 2014, pour la première fois, on a observé un resseau, un rebond dans la participation léger aux élections européennes. Et moi, je crois que les élections européennes de juin 2019 doivent être le grand rendez-vous démocratique. Pourquoi ? Parce que l'Europe est de plus en plus présente dans notre vie quotidienne, parce que nos concitoyens sont de plus en plus conscients que c'est un enjeu qui les concerne. Et donc, moi, j'appelle à faire de cette élection la grande bataille. En plus, il se trouve que ce sera l'élection à mi-term, comme on dit, à mi-parcours. Et donc, ce sera aussi une élection avec un enjeu national fort, enjeu national, enjeu européen. C'est d'ailleurs le problème de ces élections. C'est qu'on vote souvent sur des enjeux nationaux alors qu'il s'agit d'élections européennes. Oui, mais je pense que cette fois-ci, les deux se mêleront, parce que l'Europe et la France, j'ai dit tout à l'heure que mon parcours, c'était l'interface entre l'Europe, la France, la gauche. L'Europe et la France, c'est la même chose. Il n'y a pas d'avenir français hors de l'Europe. Il n'y a pas d'avenir européen sans une France forte. Donc, il est logique qu'on traite des deux sujets à la fois. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 24:23
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18