Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 576 à 600 sur 643
Question 576Quel avenir pour l'Europe?
Alors, dans l'actualité européenne, il y a aussi ces élections en Italie. Les Italiens votent aujourd'hui Pierre Moscovici avec des populistes de droite, d'extrême droite qui sont en position de force où la xénophobie a été un sentiment très présent dans la campagne et avec le retour de Silvio Berlusconi, quelque chose d'impensable il y a encore peu. Comment expliquez-vous qu'un pays europhile qui était vraiment l'un des fondateurs et l'un des peuples les plus europhiles soit aujourd'hui si distant par rapport à la construction européenne ?
Réponse directe
crois que pendant la crise financière qui s'achève aujourd'hui et économique puisque l'Europe retrouve un taux de croissance de l'ordre de 2,5% et crée à nouveau heureusement des centaines de milliers d'emplois et voit son chômage reculer trop lentement. Pendant cette crise économique et financière malheureusement l'Italie est restée à la traîne. Et c'est le pays qui a eu la croissance la plus faible. C'est le pays dans lequel les inégalités ont cru le plus. C'est le pays qui a la dette publique la plus élevée si on sort le cas particulier de la Grèce. C'est donc un pays qui est en souffrance économique. Alors pas la question de savoir si c'est à cause de trop d'Europe ou de pas assez d'Eur…
« crois que pendant la crise financière qui s'achève aujourd'hui et économique puisque l'Europe retrouve un taux de croissance de l'ordre de 2,5% et crée à nouveau heureusement des centaines de milliers d'emplois et voit son chômage reculer trop lentement. Pendant cette crise économique et financière malheureusement l'Italie est restée à la traîne. Et c'est le pays qui a eu la croissance la plus faible. C'est le pays dans lequel les inégalités ont cru le plus. C'est le pays qui a la dette publique la plus élevée si on sort le cas particulier de la Grèce. C'est donc un pays qui est en souffrance économique. Alors pas la question de savoir si c'est à cause de trop d'Europe ou de pas assez d'Europe. Si on le compare aux autres on a tendance à répondre que c'est plutôt le fait de ne pas avoir suffisamment réformé ses structures de se mettre à niveau qu'on paye aujourd'hui. Mais moi j'adore l'Italie comme »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — Le grand face-à-face · Quel avenir pour l'Europe?Vérifier à 24:42
Voir 1 autre passage
« ce que je réponds en l'occurrence puisque si vous voulez ce pays a justement d'ores et déjà refusé de se mettre un peu en règle par exemple il a souffert sur ses penses qu'il a souffert sur sa dette et aujourd'hui il en paye le prix. Mais ce que je crois c'est qu'il faut d'abord respecter un vote pendant qu'il se déroule donc ne pas le commenter. Si vous me demandez mon avis sur le vote du SPD là je peux vous le donner puisqu'il a eu lieu. Le SPD allemand a voté pour une coalition avec Madame Merkel et donc on peut en débattre. Et puis deuxièmement moi je suis toujours comment dire confiant quand on parle d'Italie parce que je pense toujours à la phrase de Galilée vous savez c'est très compliqué c'est le pays le plus compliqué d'Europe sans doute et pourtant elle tourne et donc ils trouveront des solutions qui ne seront pas anti-européennes j'en suis sûr. »
France Inter — Le grand face-à-face · Quel avenir pour l'Europe?Vérifier à 25:34
Question 577Quel avenir pour l'Europe?
répondez pas et sur la
Refus explicite
démocratique d'abord vous me faites un faux procès mais on ne peut pas y répondre en 30 secondes il est coutumier a le temps d'ouvrir le débat donc moi je ne suis pas du tout dans l'idée qu'il faut faire toujours plus d'Europe et croyez-moi je n'ignore pas ce qu'est la crise des réfugiés je n'ignore pas ce qu le Brexit je n'ignore pas le poids du populisme et c'est cela dont je parle précédemment la seule chose que je dis c'est que la réponse ne peut pas être une réponse purement nationale et que le procès que vous faites à l'Union Européenne est un procès mensonger ce n'est pas l'Europe qui est responsable de ça l Européenne c'est la seule dont nous disposions et c'est avec elle que nous p…
« démocratique d'abord vous me faites un faux procès mais on ne peut pas y répondre en 30 secondes il est coutumier »
France Inter — Le grand face-à-face · Quel avenir pour l'Europe?Vérifier à 30:46
Question 578Quel avenir pour l'Europe?
mais un commissaire européen c'est quoi ?
Réponse directe
un commissaire c'est un responsable politique qui est nommé par le chef de l'exécutif de son pays qui est ensuite adoubé par le parlement européen et ce serait pas mal d'ailleurs qu'il y ait une audition sur chaque ministre comme celle que j'ai eue comme mes collègues et il arrive d'ailleurs que des commissaires européens se fassent renvoyer par le parlement européen ce qui n'arrive jamais pour un ministre pour incompétence c'est arrivé par exemple dans le cadre de cette commission pour une mais je suis là et avec vous et ce que je veux dire c'est que pour peut-être illustrer pédagogiquement les choses non c'est pas un ministre mais c'est assurément un responsable politique la commission es…
« un commissaire c'est un responsable politique qui est nommé par le chef de l'exécutif de son pays qui est ensuite adoubé par le parlement européen et ce serait pas mal d'ailleurs qu'il y ait une audition sur chaque ministre comme celle que j'ai eue comme mes collègues et il arrive d'ailleurs que des commissaires européens se fassent renvoyer par le parlement européen ce qui n'arrive jamais pour un ministre pour incompétence c'est arrivé par exemple dans le cadre de cette commission pour une »
France Inter — Le grand face-à-face · Quel avenir pour l'Europe?Vérifier à 38:41Voir 1 autre passage
« mais je suis là et avec vous et ce que je veux dire c'est que pour peut-être illustrer pédagogiquement les choses non c'est pas un ministre mais c'est assurément un responsable politique la commission est une instance qui a le monopole de la proposition il »
France Inter — Le grand face-à-face · Quel avenir pour l'Europe?Vérifier à 39:06
Question 579"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
Voilà, puis il y a aussi d'autres candidats. Stéphane Lefoil aussi. Stéphane Lefoil. C'est un vieil ami. Delphine Bateau et puis M. Morel mais j'oublie son nom. Emmanuel Morel. C'est Emmanuel, d'accord. Ils s'appellent tous Emmanuel décidément. Alors vous allez choisir qui ?
Réponse à côté
Je vais attendre. Je crois qu'il y a un conseil national comme on dit au Parti Socialiste samedi. Je vais attendre de voir qui sont les candidats définitifs et qui les soutient. Et puis par ailleurs il se trouve que je n'ai plus ni la fonction ni l'âge comme on dit de me préoccuper avant tout d'enjeux d'appareils et de querelles de personnes. Moi je vais vous dire ce que j'attends du Congrès du Parti Socialiste. C'est ce que je pense. Parlez du fond. Les Français doivent attendre du Congrès du Parti Socialiste. Le Parti Socialiste doit d'abord montrer qu'il a encore une utilité pour les Français. Il peut être mort. Il est mort et il ne le sait pas. C'est tout à fait possible. La social-démo…
« Je vais attendre. Je crois qu'il y a un conseil national comme on dit au Parti Socialiste samedi. Je vais attendre de voir qui sont les candidats définitifs et qui les soutient. Et puis par ailleurs il se trouve que je n'ai plus ni la fonction ni l'âge comme on dit de me préoccuper avant tout d'enjeux d'appareils et de querelles de personnes. Moi je vais vous dire ce que j'attends du Congrès du Parti Socialiste. C'est ce que je pense. Parlez du fond. Les Français doivent attendre du Congrès du Parti Socialiste. Le Parti Socialiste doit d'abord montrer qu'il a encore une utilité pour les Français. Il peut être mort. Il est mort et il ne le sait pas. C'est tout à fait possible. La social-démocratie elle, on en a besoin. Qu'est-ce que c'est la social-démocratie ? C'est une gauche qui accepte l'économie de marché qui accepte l'Europe qui est réformiste mais qui combat ardemment les inégalités et les injustices. C'est ça la définition de la social-démocratie. Le PS a longtemps été social-démocrate comme M. Jourdain faisait de la prose. Maintenant il doit dire qu'il l'est. Il faut assumer une identité. Donc la première des choses c'est que le Parti ait une ligne claire et qu'elle soit réformiste, européenne et radicale sur le combat contre les inégalités. La deuxième chose c'est que je crois qu'il faut que de ce Congrès surgisse une équipe. Pas seulement un homme une équipe des élus je pense d'une autre génération que la nôtre plus jeunes qui soient capables de faire un pack des gens qui soient proches du terrain proches des territoires et puis il faut qu'ils se mettent au travail. Le Parti socialiste a besoin de travailler sur les idées. Il ne peut pas se contenter de ressasser des tubes qui datent des années 80 et 90. Il n'y a pas assez d'idées »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 10:33
Question 580"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
alors ça dans votre livre vous le dites vous n'avez pas aimé ça
Réponse à côté
non pour moi Philippe de Villiers n'est pas un sympathique entrepreneur culturel et je ne rirai jamais il est quoi c'est un homme d'extrême droite qui a la violence en lui et dont les positions sont souvent à la droite du Fonds National et je pense que c'est pour un homme de gauche quelqu'un de tout à fait infréquentable et ce n'est pas le lieu vous ne rirez jamais avec lui c'est ce que vous allez dire jamais et ce n'est pas le lieu je crois le Puy du Fou où il faut dire qu'on n'est pas socialiste je l'avais pensé à l'époque c'est ce que dit Emmanuel Macron je n'ai jamais accusé Emmanuel Macron et jamais pensé qu'il partageait les idées de Philippe de Villiers en quoi que ce soit je pense s…
« non pour moi Philippe de Villiers n'est pas un sympathique entrepreneur culturel et je ne rirai jamais il est quoi c'est un homme d'extrême droite qui a la violence en lui et dont les positions sont souvent à la droite du Fonds National et je pense que c'est pour un homme de gauche quelqu'un de tout à fait infréquentable et ce n'est pas le lieu vous ne rirez jamais avec lui c'est ce que vous allez dire jamais et ce n'est pas le lieu je crois le Puy du Fou où il faut dire qu'on n'est pas socialiste je l'avais pensé à l'époque c'est ce que dit Emmanuel Macron je n'ai jamais accusé Emmanuel Macron et jamais pensé qu'il partageait les idées de Philippe de Villiers en quoi que ce soit je pense simplement qu'il y a aussi de temps en temps des lignes rouges et il y a des personnages qui pour un homme de gauche et pour un démocrate d'ailleurs sont tout à fait infréquentables il est Philippe de Villiers je me souviens j'avais une fois pris une position très pro-européenne et pardonnez-moi une vulgarité qui vient de lui il avait fait un tweet disant celui-là j'ai envie de lui mettre un coup dans les parties basses il s'agissait de moi un homme qui a en lui une telle violence un tel rejet de l'Europe un tel rejet de la démocratie et de la gauche cet homme-là non on ne peut pas rire avec lui mais bon ça ne veut pas dire qu'Emmanuel Macron soit en quoi que ce soit proche de Philippe de Villiers il est plutôt dans la philosophie de Paul Ricoeur et il a raison »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 17:03Voir 2 autres passages
« j'allais dire d'une certaine façon les deux pardonnez-moi cette nouvelle synthèse comme Emmanuel Macron non c'est à dire qu'une entreprise sa vie ça connaît des difficultés et Carrefour est une entreprise qui a besoin de connaître des adaptations et aussi des adaptations dans ses structures elle est soumise à des défis stratégiques considérables et sa position n'est pas assise pour l'éternité il faut des changements »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 20:12
« après ces changements mais ça c'est une vision qui est un peu statique car les difficultés elles sont là et elles sont à venir et elles sont identifiées donc il faut sans doute qu'il y ait des changements stratégiques mais il faut gérer la question de l'emploi à la fois défendre le maximum d'emplois et je pense que le gouvernement y veillera et aussi s'assurer que chacun retrouve un emploi et notamment à travers la grande cause qui doit être celle des temps qui viennent qui est la cause de la formation donc il est normal que les formations de gauche il est normal que les syndicats soient vigilants à l'emploi il faut mener un dialogue sérieux et vigoureux avec les patrons mais pas considérer que l'entreprise vous la comprenez vous la défendez c'est-à-dire il faut s'adapter »
Question 581"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
Et Manuel Valls, c'est pour, dites-vous.
Réponse directe
Il est pour, mais enfin, nous l'avons tous accepté, y compris moi. Donc, je prends ma part des choses. Mais vous l'avez dit, j'étais contre... J'enviens au discours de Munich. Mettons-nous dans le contexte. A l'époque, c'est la crise des réfugiés qui bat son plein. Et Angela Merkel, la sonce fédérale allemande, conservatrice, il faut le rappeler, décide d'accueillir, et ça représente pour l'Allemagne un choc, un million de réfugiés. Un million. La France en accueille quelques milliers. Et à ce moment-là, le premier ministre de la France, ce républicain sévère qu'il est, va en Allemagne pour expliquer que ce n'est pas une politique appropriée. Je pense que c'était un geste inamical à l'égard…
« Il est pour, mais enfin, nous l'avons tous accepté, y compris moi. Donc, je prends ma part des choses. Mais vous l'avez dit, j'étais contre... J'enviens au discours de Munich. Mettons-nous dans le contexte. A l'époque, c'est la crise des réfugiés qui bat son plein. Et Angela Merkel, la sonce fédérale allemande, conservatrice, il faut le rappeler, décide d'accueillir, et ça représente pour l'Allemagne un choc, un million de réfugiés. Un million. La France en accueille quelques milliers. Et à ce moment-là, le premier ministre de la France, ce républicain sévère qu'il est, va en Allemagne pour expliquer que ce n'est pas une politique appropriée. Je pense que c'était un geste inamical à l'égard de notre partenaire Angela Merkel. Et que ce n'était pas non plus un geste qui honorait la France. Parce que, vous savez, chacun a son histoire. Moi, la mienne, c'est celle d'un homme dont le père est venu en France en 1947 comme réfugié. Et pourquoi est-il venu, mon père, à Paris ? Parce que la France, c'était ça. La France, c'était la générosité. C'était un pays d'accueil. La France, c'était un pays d'accueil. On ne doit pas accueillir tout le monde. Manuel Valls a raison. Et là-dessus, Emmanuel Macron a raison aussi. Mais il faut des principes de générosité, d'humanité, à côté de la fermeté. Et il faut une approche européenne. Et donc, oui, ce discours-là est un discours qui, à l'époque, m'avait choqué. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 4:53
Question 582"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
puisque vous êtes commissaire européen vous avez dû regarder avec attention ce qui s'est passé en Allemagne et la décision du SPD qui avait juré qu'il n'y reviendrait plus va finalement participer à une grande coalition dirigée par Angela Merkel c'est une bonne ou une mauvaise chose d'après vous ?
Réponse directe
c'est une très bonne chose parce que mes amis sociaux-démocrates font preuve là de responsabilité c'est pas facile d'aller dans une coalition quand soi-même on a connu une raclée électorale et quand la base beaucoup de la base demandent à retrouver son identité dans l'opposition et comme on a dit aux électeurs jamais plus mais la responsabilité au fond ce qui s'est passé c'est qu'ils ont dit jamais plus parce qu'ils étaient certains que comme toujours dans l'histoire de l'Allemagne il y aurait une coalition faite avec les partis qui apparemment avaient gagné les libéraux les verts et la CDU ça n'a pas marché et le social-démocrate prenne la responsabilité et ils prennent une double responsa…
« c'est une très bonne chose parce que mes amis sociaux-démocrates font preuve là de responsabilité c'est pas facile d'aller dans une coalition quand soi-même on a connu une raclée électorale et quand la base beaucoup de la base demandent à retrouver son identité dans l'opposition et comme on a dit aux électeurs jamais plus mais la responsabilité au fond ce qui s'est passé c'est qu'ils ont dit jamais plus parce qu'ils étaient certains que comme toujours dans l'histoire de l'Allemagne il y aurait une coalition faite avec les partis qui apparemment avaient gagné les libéraux les verts et la CDU ça n'a pas marché et le social-démocrate prenne la responsabilité et ils prennent une double responsabilité ils prennent une responsabilité pour l'Allemagne pour que leur pays soit gouverné et on a besoin d'une Allemagne gouvernée parce que pensez que s'il n'y a pas à nouveau de coalition ça fera un an presque d'instabilité et de faiblesse dans politique dans ce grand pays dont on a besoin et puis ils prennent aussi leur responsabilité à l'égard de l'Europe je disais tout à l'heure que j'approuvais je partageais la politique européenne d'Emmanuel Macron et d'ailleurs il faut toujours qu'il y ait Paris Berlin et Bruxelles ensemble pour que l'Europe avance mais pour que ça marche il faut qu'il y ait un partenaire allemand qui soit très fiable sur le plan européen qui soit très ambitieux sur le plan européen et il se trouve que le SPD l'est donc je sais que c'est une décision difficile on ne risque pas »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 22:01Voir 1 autre passage
« il faut encore qu'elle soit il faut d'abord qu'elle soit confirmée par la base du SPD ce qui n'est pas donné parce que le vote de dimanche a été un vote serré 56-44 et la base peut-être plus à gauche et peut-être plus radicale il va falloir convaincre dans la négociation mais je pense que oui c'est un risque qu'il fallait courir c'est une responsabilité qu'il faut prendre l'Allemagne en a besoin l'Europe en a besoin et ça prouve oui que la social-démocratie a une utilité parce qu'elle est capable d'ajouter des éléments sociaux d'ajouter des éléments européens à des politiques qui sinon seraient simplement conservatrices »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 23:11
Question 583"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
Donc vous publiez chez Plon un livre dans le clair-obscur surgissent des monstres. Vous faites le bilan du quinquennat et vous dites aussi que selon vous, je ne sais pas si ça passe vraiment pour vous ou par le Parti Socialiste, le courant social-démocrate en France a encore de l'avenir. Vous êtes toujours membre du Parti Socialiste ?
Réponse directe
Je suis toujours membre du Parti Socialiste même si je ne peux pas te dire, il y a eu une activité absolument débordante. Vous allez voter
« Je suis toujours membre du Parti Socialiste même si je ne peux pas te dire, il y a eu une activité absolument débordante. Vous allez voter »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 9:25
Question 584"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
là pour l'instant dans ce que vous entendez ?
Réponse directe
A l'heure actuelle il y a un chapitre de mon livre qui s'appelle Gauche année zéro il n'y a pas d'idée du tout. Et d'ailleurs ça fait bien longtemps qu'il n'y a pas d'idée. Je pense qu'une des causes d'ailleurs de notre échec en 2012 c'est qu'au fond on a gagné sur une lancée qui était celle de la critique de Nicolas Sarkozy avec des idées qui dataient en réalité des années 90. On s'est arrêté de réfléchir quand Lionel Jospin a perdu l'élection présidentielle en 2002. Il y a eu autour de Dominique Strauss-Kahn je n'ai pas de regrets parce que des choses sont passées qui étaient inacceptables mais des tentatives de réflexion des débuts de réflexion dont Emmanuel Macron d'ailleurs s'est inspi…
« A l'heure actuelle il y a un chapitre de mon livre qui s'appelle Gauche année zéro il n'y a pas d'idée du tout. Et d'ailleurs ça fait bien longtemps qu'il n'y a pas d'idée. Je pense qu'une des causes d'ailleurs de notre échec en 2012 c'est qu'au fond on a gagné sur une lancée qui était celle de la critique de Nicolas Sarkozy avec des idées qui dataient en réalité des années 90. On s'est arrêté de réfléchir quand Lionel Jospin a perdu l'élection présidentielle en 2002. Il y a eu autour de Dominique Strauss-Kahn je n'ai pas de regrets parce que des choses sont passées qui étaient inacceptables mais des tentatives de réflexion des débuts de réflexion dont Emmanuel Macron d'ailleurs s'est inspiré en grande partie et beaucoup de gens qui étaient avec Dominique Strauss-Kahn avec moi ont voté pour Emmanuel Macron mais il n'y a plus de pensée de gauche social-démocrate au boulot mes amis si j'ose dire mes camarades »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 12:04
Question 585"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
ça sert à quelque chose Davos ?
Réponse directe
de speed dating où on rencontre en 48 heures plus de gens qu'on peut rencontrer en un mois donc ça a une utilité à une condition c'est d'avoir des messages et mon message ce sera aux multinationales payez vos impôts là où vous créez des profits
« de speed dating où on rencontre en 48 heures plus de gens qu'on peut rencontrer en un mois donc ça a une utilité à une condition c'est d'avoir des messages et mon message ce sera aux multinationales payez vos impôts là où vous créez des profits »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 24:19
Question 586"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
voilà Mendès c'était un dirigeant socialiste je le dis pour les plus jeunes qui a marqué l'esprit de la social-démocratie il n'était pas socialiste c'était radical radical il n'était de gauche c'est ça et voilà Giscard l'ancien président de la république vous êtes d'accord avec le jugement d'Olivier Faure ?
Réponse à côté
je pense que Emmanuel Macron il est pardonnez-moi cette expression latine sui generis il est d'une nature particulière il y a lui il y a du Giscard il y a une aspiration démocrate et il y a aussi le souhait d'une démocratie qui fonctionne de manière très verticale et donc il faut encore trouver l'équilibre et vous savez je vais le dire différemment je pense que dans ce pays l'alternance viendra un jour bien sûr toujours et je pense qu'il n'est pas bon que l'alternance se déroule entre une force disons de centre progressiste c'est comme ça que je qualifierais la république en marche et des forces populistes d'extrême droite ou d'extrême gauche avec une droite radicalisée à l'avouer qui se to…
« je pense que Emmanuel Macron il est pardonnez-moi cette expression latine sui generis il est d'une nature particulière il y a lui il y a du Giscard il y a une aspiration démocrate et il y a aussi le souhait d'une démocratie qui fonctionne de manière très verticale et donc il faut encore trouver l'équilibre et vous savez je vais le dire différemment je pense que dans ce pays l'alternance viendra un jour bien sûr toujours et je pense qu'il n'est pas bon que l'alternance se déroule entre une force disons de centre progressiste c'est comme ça que je qualifierais la république en marche et des forces populistes d'extrême droite ou d'extrême gauche avec une droite radicalisée à l'avouer qui se tourne vers des idées d'extrême droite et là on a besoin d'une sociale démocratie d'une gauche modérée mais d'une gauche réelle voilà ce que le parti socialiste doit chercher à faire »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 15:43
Question 587"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
Vous savez déjà ?
Réponse à côté
Je vais attendre. Je crois qu'il y a un conseil national comme on dit au Parti Socialiste samedi. Je vais attendre de voir qui sont les candidats définitifs et qui les soutient. Et puis par ailleurs il se trouve que je n'ai plus ni la fonction ni l'âge comme on dit de me préoccuper avant tout d'enjeux d'appareils et de querelles de personnes. Moi je vais vous dire ce que j'attends du Congrès du Parti Socialiste. C'est ce que je pense. Parlez du fond. Les Français doivent attendre du Congrès du Parti Socialiste. Le Parti Socialiste doit d'abord montrer qu'il a encore une utilité pour les Français. Il peut être mort. Il est mort et il ne le sait pas. C'est tout à fait possible. La social-démo…
« Je vais attendre. Je crois qu'il y a un conseil national comme on dit au Parti Socialiste samedi. Je vais attendre de voir qui sont les candidats définitifs et qui les soutient. Et puis par ailleurs il se trouve que je n'ai plus ni la fonction ni l'âge comme on dit de me préoccuper avant tout d'enjeux d'appareils et de querelles de personnes. Moi je vais vous dire ce que j'attends du Congrès du Parti Socialiste. C'est ce que je pense. Parlez du fond. Les Français doivent attendre du Congrès du Parti Socialiste. Le Parti Socialiste doit d'abord montrer qu'il a encore une utilité pour les Français. Il peut être mort. Il est mort et il ne le sait pas. C'est tout à fait possible. La social-démocratie elle, on en a besoin. Qu'est-ce que c'est la social-démocratie ? C'est une gauche qui accepte l'économie de marché qui accepte l'Europe qui est réformiste mais qui combat ardemment les inégalités et les injustices. C'est ça la définition de la social-démocratie. Le PS a longtemps été social-démocrate comme M. Jourdain faisait de la prose. Maintenant il doit dire qu'il l'est. Il faut assumer une identité. Donc la première des choses c'est que le Parti ait une ligne claire et qu'elle soit réformiste, européenne et radicale sur le combat contre les inégalités. La deuxième chose c'est que je crois qu'il faut que de ce Congrès surgisse une équipe. Pas seulement un homme une équipe des élus je pense d'une autre génération que la nôtre plus jeunes qui soient capables de faire un pack des gens qui soient proches du terrain proches des territoires et puis il faut qu'ils se mettent au travail. Le Parti socialiste a besoin de travailler sur les idées. Il ne peut pas se contenter de ressasser des tubes qui datent des années 80 et 90. Il n'y a pas assez d'idées »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 10:33
Question 588"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
il est plus Giscard que Mendès Macron ?
Réponse directe
je pense que Emmanuel Macron il est pardonnez-moi cette expression latine sui generis il est d'une nature particulière il y a lui il y a du Giscard il y a une aspiration démocrate et il y a aussi le souhait d'une démocratie qui fonctionne de manière très verticale et donc il faut encore trouver l'équilibre et vous savez je vais le dire différemment je pense que dans ce pays l'alternance viendra un jour bien sûr toujours et je pense qu'il n'est pas bon que l'alternance se déroule entre une force disons de centre progressiste c'est comme ça que je qualifierais la république en marche et des forces populistes d'extrême droite ou d'extrême gauche avec une droite radicalisée à l'avouer qui se to…
« je pense que Emmanuel Macron il est pardonnez-moi cette expression latine sui generis il est d'une nature particulière il y a lui il y a du Giscard il y a une aspiration démocrate et il y a aussi le souhait d'une démocratie qui fonctionne de manière très verticale et donc il faut encore trouver l'équilibre et vous savez je vais le dire différemment je pense que dans ce pays l'alternance viendra un jour bien sûr toujours et je pense qu'il n'est pas bon que l'alternance se déroule entre une force disons de centre progressiste c'est comme ça que je qualifierais la république en marche et des forces populistes d'extrême droite ou d'extrême gauche avec une droite radicalisée à l'avouer qui se tourne vers des idées d'extrême droite et là on a besoin d'une sociale démocratie d'une gauche modérée mais d'une gauche réelle voilà ce que le parti socialiste doit chercher à faire »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 15:43
Question 589"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
pour le Congrès ?
Réponse directe
Je voterai pour le Congrès. Il faut que je m'acquitte de ma cotisation mais je voterai pour le Congrès. Vous, vous avez envie de la payer ? Mais je n'ai pas fait exprès de ne pas la payer. Il se trouve que je ne suis plus dans une section comme on dit du Parti Socialiste depuis maintenant plus de trois ans car je suis à Bruxelles comme commissaire européen mais je m'intéresse à ce parti et je m'intéresse à l'avenir de la gauche sociale-démocrate à chaque nouveau dans ce pays.
« Je voterai pour le Congrès. Il faut que je m'acquitte de ma cotisation mais je voterai pour le Congrès. Vous, vous avez envie de la payer ? Mais je n'ai pas fait exprès de ne pas la payer. Il se trouve que je ne suis plus dans une section comme on dit du Parti Socialiste depuis maintenant plus de trois ans car je suis à Bruxelles comme commissaire européen mais je m'intéresse à ce parti et je m'intéresse à l'avenir de la gauche sociale-démocrate à chaque nouveau dans ce pays. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 9:32
Question 590"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
30 secondes vous avez un CV impressionnant vous avez fait des belles et des grandes écoles on va réformer le bac c'est une bonne idée ?
Réponse directe
je pense qu'il faut des réformes du bac je n'ai pas examiné ce que fait Pierre Mathieu encore dans le détail mais c'est un homme de qualité je pense que de manière plus générale la réforme de l'éducation vous parliez de la gauche elle est centrale on ne peut pas supporter je pense que c'est plutôt une bonne chose on ne peut pas supporter qu'il y ait le même élitisme toujours vous aviez une mention il faut bouger les choses vous aviez une mention assez bien pas terrible et à l'oral je me suis rattrapé un peu par la suite
« je pense qu'il faut des réformes du bac je n'ai pas examiné ce que fait Pierre Mathieu encore dans le détail mais c'est un homme de qualité je pense que de manière plus générale la réforme de l'éducation vous parliez de la gauche elle est centrale on ne peut pas supporter je pense que c'est plutôt une bonne chose on ne peut pas supporter qu'il y ait le même élitisme toujours vous aviez une mention il faut bouger les choses vous aviez une mention assez bien pas terrible et à l'oral je me suis rattrapé un peu par la suite »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 24:44
Question 591"L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
si vous dites que la social-démocratie c'est des réformes le combat pour l'Europe et contre les inégalités bah là vous faites le portrait chinois si je puis dire d'Emmanuel Macron
Réponse directe
écoute Emmanuel Macron c'est exactement ça Emmanuel Macron je crois que vous le savez mais je vais le dire Emmanuel Macron est un homme qui vient de la gauche mais il s'en est détaché et il essaie de faire une construction politique qui est d'une autre nature comme il dit lui-même ni de droite ni de gauche et de droite et de gauche et il mène une politique sur le plan européen je suis commissaire européen même si ce livre vous le comprenez un livre d'acteurs politiques libres et personnels je suis très proche de ce qu'il dit et je l'étais déjà au fond avant qu'il le dise et je pense que sur le plan européen il faut être aussi européen qu'Emmanuel Macron il faut l'accompagner dans son ambiti…
« écoute Emmanuel Macron c'est exactement ça Emmanuel Macron »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 12:55Voir 1 autre passage
« je crois que vous le savez mais je vais le dire Emmanuel Macron est un homme qui vient de la gauche mais il s'en est détaché et il essaie de faire une construction politique qui est d'une autre nature comme il dit lui-même ni de droite ni de gauche et de droite et de gauche et il mène une politique sur le plan européen je suis commissaire européen même si ce livre vous le comprenez un livre d'acteurs politiques libres et personnels je suis très proche de ce qu'il dit et je l'étais déjà au fond avant qu'il le dise et je pense que sur le plan européen il faut être aussi européen qu'Emmanuel Macron il faut l'accompagner dans son ambition européenne pour le reste moi je ne suis pas un homme ni de droite ni de gauche je suis né d'une certaine façon c'était ma famille qui m'a légué ça mes valeurs mes parents et je mourrais comme un homme de gauche mais ça a encore un sens aujourd'hui oui je pense que le combat gauche-droite a encore un sens je pense que on sait ce que c'est qu'un budget de gauche et on sait ce que c'est qu'un budget de droite on sait ce que c'est qu'un homme de gauche et on sait ce qu'un homme de droite vous savez on disait toujours quand on dit quelqu'un qu'il n'est ni de gauche ni de droite c'est probablement qu'il est du centre et le centre est souvent de droite donc Emmanuel Macron est de droite ? non je ne crois pas qu'on puisse lui faire ce procès-là je pense qu'il est dans un autre type de construction il n'est pas de gauche non plus il ne se pose pas cette question-là mais disons le vous avez ce parti La République En Marche que je vois que j'observe je parle avec eux à l'Assemblée Nationale beaucoup sont de centre gauche et une partie de la politique notamment de la politique économique est une politique de centre droit moi je pense que ce qu'il faut proposer c'est une politique qui soit aussi européenne que celle d'Emmanuel Macron mais qui soit sur le plan économique et social un cran à gauche et notamment dans la lutte contre les inégalités la lutte contre les injustices la lutte contre l'élitisme le renouvellement des élites dans ce pays la démocratie vous savez il y a ce cocktail entre horizontalité et verticalité moi je pense qu'on ne doit pas avoir peur de l'horizontalité »
Question 592Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Alors, moi j'ai envie de revenir sur un détail qui, malgré tout, va peut-être avoir dans les mois qui viennent des conséquences importantes. Je voudrais revenir sur la création officielle cette semaine d'un tout petit parti qui s'appelle donc Agir, un parti centriste, clairement de centre droit. Première observation, on se dit que décidément la sphère centriste depuis l'élection d'Emmanuel Macron n'arrête plus de s'émietter. On a certes aujourd'hui l'IDI, on a donc désormais cet Agir, sans oublier la France audacieuse, ce petit club de maires porté par Christian Estrosi. On a encore les territoires dynamiques, là ce sont des élus locaux qui ont décidé de se regrouper. Bref, on compte une quantité de micro-partis au centre droit. Sauf que, deuxième observation, on voit bien que cette droite modérée ne se retrouve pas dans la future droite voquée, mais n'a pas non plus envie de basculer à la République en marche. Pourquoi ?
Réponse à côté
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 593Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Toujours lorsqu'on est ici. Virginie Malingre du journal Le Monde. Bonjour Virginie. Bonjour. Ça va ?
Réponse à côté
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 594Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Comment on vérifiera qu'ils ont respecté leurs engagements ?
Réponse à côté
C'est à ça que j'allais répondre.
« C'est à ça que j'allais répondre. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 36:58
Question 595Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Vous avez été un meilleur président de la République que lui, vous pensez ?
Réponse à côté
Mais je n'aurais pas été président de la République parce que je n'aurais pas gagné cette primaire. Et je pense que de temps en temps, il m'est arrivé de faire des choses, des choix, qui justement n'étaient pas de me demander qu'est-ce que moi je vais devenir ? Est-ce que je vais être le premier ? Est-ce que je vais transgresser ? Est-ce que je vais tout casser ? Au risque, vraiment, pour le coup, de casser la vaisselle. J'ai fait à chaque fois... Non, j'ai fait à chaque fois le choix d'un succès qui était un succès collectif d'une famille politique que j'ai effectivement beaucoup aidé. J'ai été à plusieurs reprises, en effet, auprès de Jospin, auprès de Hollande, pour les aider à gagner. E…
« Mais je n'aurais pas été président de la République parce que je n'aurais pas gagné cette primaire. Et je pense que de temps en temps, il m'est arrivé de faire des choses, des choix, qui justement n'étaient pas de me demander qu'est-ce que moi je vais devenir ? Est-ce que je vais être le premier ? Est-ce que je vais transgresser ? Est-ce que je vais tout casser ? Au risque, vraiment, pour le coup, de casser la vaisselle. J'ai fait à chaque fois... Non, j'ai fait à chaque fois le choix d'un succès qui était un succès collectif d'une famille politique que j'ai effectivement beaucoup aidé. J'ai été à plusieurs reprises, en effet, auprès de Jospin, auprès de Hollande, pour les aider à gagner. Et je pense que d'une certaine façon, sans moi, pardon d'être immodeste, en tout cas, François Hollande n'aurait pas gagné l'élection présidentielle en 2012. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 16:25Voir 1 autre passage
« Pas seulement pour ça, parce que je lui ai aussi apporté, je pense, le soutien décisif au moment de la primaire. Mais bon, à un moment donné, c'est vrai que quand je regarde le paysage politique, vous savez, j'ai cette modestie de dire que quand je me contemple, je me désole. Quand je me compare, je me console. Et effectivement, si je devais revenir dans la politique française, encore une fois, ce ne serait pas pour des caramels mou. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 17:02
Question 596Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
C'était très sérieux, ce que je viens de dire. Enfin. Pardon. Je voulais revenir sur la réforme fiscale que les États-Unis s'apprêtent à adopter. Elle prévoit des baisses d'impôts de 1 400 milliards de dollars sur 10 ans pour les entreprises comme pour les particuliers. Et elle pourrait avoir des conséquences absolument déflagratoires pour l'Europe. Alors, en campagne, Donald Trump avait prévenu. Il avait dit qu'il allait faire revenir les entreprises américaines aux États-Unis. En leur concoctant un environnement fiscal très accueillant, on peut dire qu'il tient ses promesses. La réforme doit encore faire l'objet d'un compromis entre le Congrès et la Chambre des représentants. Mais on en connaît déjà les grandes lignes. Le taux d'impôt sur les sociétés devrait passer de 35 à quelques 20%. Et puis, Washington propose aux groupes américains installés à l'étranger une sorte d'amnistie fiscale qui se concrétiserait par une taxe de 14% sur les 2 900 milliards de dollars de profits qu'elles ont accumulés hors des frontières. Donc, si ce n'est pas du dumping fiscal, ça y ressemble. La Maison-Blanche a aussi imaginé tout un tas de dispositifs pour convaincre les GAFA, Google, Apple, Facebook, Amazon et autres multinationales de ne pas délaisser le pays. Par exemple, soumettre un impôt minimum de 10% les profits réalisés à l'étranger. En clair, si Apple continue à payer 2% d'impôt en Irlande, le fisc américain lui imposera une pénalité de 8%. Donc, dans ce contexte, les groupes américains seraient très largement incités à rapatrier leurs activités aux États-Unis et donc leurs emplois. On comprend que l'Europe s'inquiète. Le sujet a d'ailleurs figuré à l'écofine qu'a réuni les ministres des Finances européens le 5 décembre. La Commission s'est engagée à mener, je cite, une analyse précise des conséquences possibles du dispositif en espérant qu'il lui faudra moins de temps qu'elle n'en a mis pour établir une liste des paradis fiscaux. On en parlera avec Pierre Moscovici dans un instant. Karine ?
Réponse partielle
La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouve…
« La décision de Donald Trump de rapatrier l'ambassade américaine à Jérusalem. Et au fond, on voit que ce président est un homme qui, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, tient ses promesses. Iran, changement climatique, rapatriement de l'ambassade à Jérusalem, au risque de piétiner toutes les positions de la communauté internationale. Parce que la communauté internationale dit que le statut de Jérusalem ne peut être tranché que par la négociation et que la solution que nous privilégions, c'est toujours une solution avec deux États vivant côte à côte, en paix. Eh bien, ce président va jusqu'au bout et il n'hésite pas à souffler sur les braises. Alors, il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça. C'est que je pense que pour nous, les Européens, c'est une incitation forte à agir et à nous unir. Quand on a un partenaire qui est à la fois aussi imprévisible et aussi prévisible, j'aurais pu parler de la réforme fiscale. Et je vous rassure, on va aller beaucoup plus vite que pour la liste noire de paradis fiscaux. Parce qu'on a eu cette discussion, j'étais présent à l'écofine. Eh bien, il faut vraiment que les Européens prennent conscience que leur destin, c'est d'être ensemble. Si on se disperse, alors qu'on a des États-Unis qui changent autant. Et je pense que d'une certaine façon, quel que soit le président après, il y aura des changements inéluctables. Il y a quelque chose qui bouge. Bon, voilà, ce président-là doit nous mobiliser, nous unir. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 5:49
Question 597Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Alors, quelles sont-elles ces décisions à prendre ?
Réponse directe
Je vais donner une priorité, parce que pour moi, c'est la clé. C'est faire en sorte que notre zone euro ne soit plus uniquement une zone de protection, mais soit aussi une zone de croissance et de démocratie. C'est la formule de Jacques Delors. Il disait que l'euro protège, mais il ne dynamise pas. Nous avons une monnaie à laquelle nos concitoyens sont très attachés. Tenez, le deuxième tour de l'élection présidentielle, je veux affiner encore mon jugement, c'est un référendum sur l'euro. 66-34, c'est à peu près le score de ceux qui sont pour, de ceux qui sont contre. Et quand Marine Le Pen plonge, c'est qu'elle n'est pas capable d'expliquer ce qu'elle veut pour la suite là-dessus. Alors, à…
« Je vais donner une priorité, parce que pour moi, c'est la clé. C'est faire en sorte que notre zone euro ne soit plus uniquement une zone de protection, mais soit aussi une zone de croissance et de démocratie. C'est la formule de Jacques Delors. Il disait que l'euro protège, mais il ne dynamise pas. Nous avons une monnaie à laquelle nos concitoyens sont très attachés. Tenez, le deuxième tour de l'élection présidentielle, je veux affiner encore mon jugement, c'est un référendum sur l'euro. 66-34, c'est à peu près le score de ceux qui sont pour, de ceux qui sont contre. Et quand Marine Le Pen plonge, c'est qu'elle n'est pas capable d'expliquer ce qu'elle veut pour la suite là-dessus. Alors, à partir de là, il y a cet attachement qui doit être une pierre. Sachez aussi que la zone euro va faire 85% de l'économie européenne après le Brexit, qui aura lieu en mars 2019. Pour le coup, le 30 mars 2019, c'est fini. Le Royaume-Uni ne sera plus membre de l'Union Européenne. Il n'y aura pas de retour en arrière. Ceux qui croient qu'il n'y aura pas de Brexit se trompent. Et donc, à ce moment-là, nous devons être toutes équipées pour que la zone euro soit le cœur de l'Europe et pour qu'elle soit plus unique aujourd'hui, qu'elle soit plus solidaire qu'aujourd'hui et qu'elle soit aussi plus démocratique qu'aujourd'hui. Je m'explique. Quel est le problème de l'Europe d'aujourd'hui ? On n'investit pas assez. Il n'y a pas assez de convergence entre les États membres. Pour le dire différemment, il y a trop d'inégalités. Donc, il faut de la solidarité. C'est la raison pour laquelle je rejoins la proposition du président de la République, Emmanuel Macron, et de Jean-Claude Juncker, de créer un budget qui permette de financer des politiques de croissance en zone euro. Cette Europe, elle n'est pas assez démocratique. Aujourd'hui, le fonctionnement de ce qu'on appelle l'Eurogroupe, vous évoquiez l'écofine. L'écofine, c'est le conseil des ministres des 28. L'Eurogroupe, c'est la réunion des ministres des 19. Dans les deux, je représente la Commission européenne. Ce dont je peux témoigner, c'est qu'on prend des décisions à l'Eurogroupe, par exemple sur la Grèce, qui sont parfois extrêmement dures, qui sont extrêmement impactantes, en tout cas pour les millions de Grecs, et on le fait en dehors de tout contrôle. Aucun de vous ne peut savoir... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 20:57Voir 1 autre passage
« Non, ce n'est pas seulement ça. Chaque ministre des Finances est responsable, en effet, devant son Parlement. Non, ça c'est une forme de démocratie. Mais l'ensemble européen n'a pas de contrôle. C'est-à-dire que vous avez un contrôle pays par pays, mais vous n'avez pas un contrôle de la décision prise par les Européens. Et là, il est indispensable qu'il y ait un ministre des Finances de la zone euro qui soit aussi le commissaire européen en charge. Pourquoi ? Parce que c'est lui qui est responsable devant un Parlement. Et ce Parlement doit être le Parlement européen. Je souhaite que les élections de 2019 au Parlement européen aient pour enjeu le choix du président de la Commission. C'est déjà le cas. Donc il faut que les grands partis politiques aient des candidats. ce qu'on appelle les Spitzenkandidats. C'était le cas la dernière fois déjà. C'était le cas la dernière fois. Et d'ailleurs, c'est ce qui a emporté Jean-Claude Juncker n'aurait pas été président s'il n'avait pas été Spitzenkandidat. Il n'y a pas eu de petit arrangement entre chef d'État et de gouvernement. Mais il faut aussi que dans l'enjeu de 2019, il y ait qu'est-ce qu'on fait de la zone euro ? Comment est-ce qu'il y a un contrôle démocratique ? Comment est-ce qu'il y a une vraie politique de croissance ? Comment est-ce qu'il y a une vraie politique de solidarité ? Et aussi, quel est l'avenir de cette zone euro ? Est-ce que tous les pays d'Europe ont vocation à y adhérer un jour ? Moi, je crois que oui. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 23:03
Question 598Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
qui revient sur le sujet d'avant. Quand le Brexit aura eu lieu le 29 mars 2019, qu'est-ce qui empêchera la Grande-Bretagne de faire comme les îles anglo-normandes de Jersey et Guernsey qui font, vous parliez tout à l'heure de l'île de Man, partie de la liste grise des pays qui ne respectent pas les règles fiscales de l'Union ?
Réponse directe
D'abord, sur une liste grise, tout le monde a envie d'en sortir et donc il y a des engagements pris. Ensuite, il faut quand même voir ce que c'est que la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne est un pays membre du G20, est un pays membre du G7, c'est un pays membre du Conseil de sécurité, c'est un pays sérieux, un pays crédible, un pays qui a toujours été d'ailleurs plutôt engagé dans ces affaires dites BEPS, même s'il protège trop, à mon sens, les territoires qui nous sont associés. Alors, quel est le risque ? Le risque, c'est pas que la Grande-Bretagne devienne un paradis fiscal, le risque, c'est qu'ils essayent d'avoir une attractivité fiscale extrêmement forte en diminuant leur taux d'imp…
« D'abord, sur une liste grise, tout le monde a envie d'en sortir et donc il y a des engagements pris. Ensuite, il faut quand même voir ce que c'est que la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne est un pays membre du G20, est un pays membre du G7, c'est un pays membre du Conseil de sécurité, c'est un pays sérieux, un pays crédible, un pays qui a toujours été d'ailleurs plutôt engagé dans ces affaires dites BEPS, même s'il protège trop, à mon sens, les territoires qui nous sont associés. Alors, quel est le risque ? Le risque, c'est pas que la Grande-Bretagne devienne un paradis fiscal, le risque, c'est qu'ils essayent d'avoir une attractivité fiscale extrêmement forte en diminuant leur taux d'imposition, voir ce que fait Donald Trump, et en protégeant ses propres ressortissants. Ça, ce sera la part de souveraineté de la Grande-Bretagne, il faudra compenser ça parce que ça crée aussi des déficits. Les Américains peuvent se permettre d'avoir des déficits abyssaux parce qu'ils ont la première monnaie mondiale. Les Britanniques ne le peuvent évidemment pas. Il y a la question de la dette publique qui se posera derrière. Et puis, il y a la question des accords internationaux parce que cette démarche est une démarche de lutte contre la fraude et l'avance fiscale qui n'est pas limitée à l'Union européenne, qui est aujourd'hui mondiale. Bref, il faudra être vigilant. Mais la thèse de la Grande-Bretagne paradis fiscale, je n'y crois pas. La thèse de la Grande-Bretagne cherchant une compétitivité fiscale, oui. Mais après tout, c'est le cas de beaucoup d'économies dans le monde. On ne considère pas que Singapour, les Etats-Unis sont des paradis fiscaux. Et même l'Irlande. Pratiquer tel ou tel taux d'imposition, c'est du dumping fiscal. On peut critiquer le dumping fiscal, mais c'est la souveraineté des Etats. Karine ? »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 45:44
Question 599Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Merci Laurence Perron. Commentaire Pierre Moscovici ?
Réponse à côté
On devrait toujours mettre Johnny en fond de ses meetings, de ses prestations, parce que ça donne quand même un peu la pêche. Vous en avez bien besoin en Europe. À la commission. On a envie d'avoir envie, oui.
« On devrait toujours mettre Johnny en fond de ses meetings, de ses prestations, parce que ça donne quand même un peu la pêche. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 11:30Voir 1 autre passage
« Vous en avez bien besoin en Europe. À la commission. On a envie d'avoir envie, oui. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 11:39
Question 600Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"
Vous n'auriez jamais pu établir une liste avec un pays européen tout simplement parce que les règles de l'unanimité en Europe font que ce n'est pas possible. Donc, la vérité est quand même probablement d'abord celle-ci. Alors, vous avez souvent dit que vous vouliez revenir sur la règle de l'unanimité en matière fiscale. Oui, tout à fait. Vous pensez que ça a une chance d'arriver ?
Réponse directe
J'espère de mon vivant. je suis socialiste. Je meurs. Je suis social-démocrate. Et je suis favorable à deux causes. La cause de l'harmonisation fiscale et la cause de l'Europe sociale. Mais il faut dire aussi la vérité à ceux qui les écoutent. Il n'y aura pas d'Europe sociale consistante. Il n'y aura pas d'harmonisation fiscale, y compris sur les taux. Qui soit complète s'il n'y a pas un changement de la règle. C'est-à-dire que si on règle sur l'unanimité, on fera des choses, on fera des progrès. Il y aura plus de convergence, plus de transparence, un peu l'Europe sociale. La Commission le propose. Ce sont les Etats membres qui doivent le décider. Toujours la faute des Etats membres, Karine…
« J'espère de mon vivant. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 41:31Voir 2 autres passages
« je suis socialiste. Je meurs. Je suis social-démocrate. Et je suis favorable à deux causes. La cause de l'harmonisation fiscale et la cause de l'Europe sociale. Mais il faut dire aussi la vérité à ceux qui les écoutent. Il n'y aura pas d'Europe sociale consistante. Il n'y aura pas d'harmonisation fiscale, y compris sur les taux. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "J'ai toujours voulu réconcilier la France, la gauche et l'Europe"Vérifier à 41:38
« Qui soit complète s'il n'y a pas un changement de la règle. C'est-à-dire que si on règle sur l'unanimité, on fera des choses, on fera des progrès. Il y aura plus de convergence, plus de transparence, un peu l'Europe sociale. La Commission le propose. Ce sont les Etats membres qui doivent le décider. Toujours la faute des Etats membres, Karine. C'est toujours. Merci Ali. Souvent. Reconnaissons quand même que le Conseil, ça c'est aussi mon expérience et je partageais déjà ce sentiment quand j'étais membre du Conseil et souvent l'instance la plus bloquante parce que c'est assez logique au fond. Chacun y représente son Etat et défend son intérêt national et la Commission elle est là pour défendre l'intérêt général communautaire. Donc ce n'est pas un jeu d'irresponsabilité. C'est simplement un jeu de rôle. chacun dans son rôle. »
Voir 2 autres passages
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre MoscoviciVérifier à 20:36
franceinfo — 8h30 franceinfo · "L'inventaire de la gauche doit être fait et je le fais", déclare Pierre Moscovici
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18