Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 476 à 500 sur 643
Question 476Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Est-ce que c'est vraiment une crise de l'Union européenne, du fonctionnement de l'Union ou est-ce que c'est une multiplication de crises démocratiques à l'intérieur de tous ces pays européens ?
Réponse directe
C'est une crise du résultat. C'est une crise du résultat qui entraîne une crise démocratique. Pourquoi le résultat ? L'Europe a quand même connu pendant dix ans, nous en sommes sortis maintenant et c'est ça le paradoxe. L'Europe est sortie de la crise économique. Elle connaît les taux de croissance les plus élevés depuis dix ans. On crée des millions d'emplois sur le continent. Le taux de chômage est au plus bas depuis 2008. Il est encore beaucoup trop, évidemment. La France est plutôt dans la fourchette haute. Elle est encore à peu près à 9%. Mais l'Allemagne est à 3,4%. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que ça a marqué les peuples. C'est que les politiques qui ont été suivies pour s…
« C'est une crise du résultat. C'est une crise du résultat qui entraîne une crise démocratique. Pourquoi le résultat ? L'Europe a quand même connu pendant dix ans, nous en sommes sortis maintenant et c'est ça le paradoxe. L'Europe est sortie de la crise économique. Elle connaît les taux de croissance les plus élevés depuis dix ans. On crée des millions d'emplois sur le continent. Le taux de chômage est au plus bas depuis 2008. Il est encore beaucoup trop, évidemment. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 38:40
Voir 2 autres passages
« La France est plutôt dans la fourchette haute. Elle est encore à peu près à 9%. Mais l'Allemagne est à 3,4%. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que ça a marqué les peuples. C'est que les politiques qui ont été suivies pour sortir de la crise ont été des politiques qui ont été dures. C'est qu'il y a des inégalités. C'est que les inégalités se sont creusées entre les États membres, entre le Nord et le Sud, se sont creusées à l'intérieur des États membres. Il y a des gens qui se sentent laissés pour compte et qui ont eu le sentiment que les politiques traditionnelles ne répondaient pas à leurs besoins. Ça, c'est le facteur numéro un. Et le facteur numéro deux, c'est l'incertitude géopolitique à l'échelle mondiale. Et c'est la crise migratoire qui est venue percuter notre capacité d'agir. Et face à ça, il y a deux façons de répondre. Il y a la façon nationaliste. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 39:04
« Faisons en sorte de considérer que le migrant est un ennemi. Fermons-lui la porte. Soyons durs avec lui. Et l'autre façon n'est pas angélique, mais considérer que quand on a des problèmes globaux, il faut des réponses globales. Et que quand on a des problèmes européens, il faut des réponses européennes. Et je sors là de mon champ de compétences. Il faut des réponses européennes sur le plan économique. Ça a fonctionné plus tôt. Maintenant, ce qu'il faut traiter, c'est la question des inégalités après la question de la croissance. Mais il faut aussi des réponses à la crise migratoire. Ça, c'est attendu par tout le monde. Et si on veut éviter que M. Salvini ait raison, il faut que les Européens soient à la hauteur. Et si les Européens avaient été aux côtés de l'Italie davantage, peut-être M. Salvini ne serait-il pas là. Alors justement, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 39:53
Question 477Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
vous dites que voilà, c'est programmé. Non, non, non,
Réponse à côté
nous frappons fort tout de suite. Nous utilisons deux armes, il y en a trois. La troisième, c'est si ça va plus loin en matière d'importation d'acier et d'aluminium. Ils frappent plus fort que nous. Mais nous ne sommes pas dans la pudeur, nous sommes dans la fermeté. Simplement arrêter d'utiliser le mot guerre à toutes les sauces. Vous savez, moi je suis né en 1957. Je suis né dans un contexte qui est un contexte d'après-guerre. La guerre, c'est tragique. La guerre, c'est de la violence. La guerre, c'est des destructions. Mais la guerre commerciale, ça a aussi un sens. La guerre commerciale a un sens. Si vous voulez utiliser la guerre commerciale en disant que c'est une guerre qui n'est pas…
« nous frappons fort tout de suite. Nous utilisons deux armes, il y en a trois. La troisième, c'est si ça va plus loin en matière d'importation d'acier et d'aluminium. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 8:01Voir 1 autre passage
« Ils frappent plus fort que nous. Mais nous ne sommes pas dans la pudeur, nous sommes dans la fermeté. Simplement arrêter d'utiliser le mot guerre à toutes les sauces. Vous savez, moi je suis né en 1957. Je suis né dans un contexte qui est un contexte d'après-guerre. La guerre, c'est tragique. La guerre, c'est de la violence. La guerre, c'est des destructions. Mais la guerre commerciale, ça a aussi un sens. La guerre commerciale a un sens. Si vous voulez utiliser la guerre commerciale en disant que c'est une guerre qui n'est pas une guerre, pourquoi pas ? Vous n'allez pas me faire dire ce que je ne pense pas. Nathalie ? »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 8:11
Question 478Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Alors, puisqu'on parlait de rendre l'Union européenne aimable, cette semaine, et comme chaque mois, le Parlement européen quittait Strasbourg pour tenir sa séance plénière à Bruxelles. Ça coûte 114 millions d'euros par an. Exactement l'inverse, je m'y perds, mais ce qui reste vrai, c'est le déménagement, le coût du déménagement à la fois, 114 millions d'euros par an et 19 000 tonnes de CO2 par an. Est-ce qu'il ne serait pas temps d'installer, vraiment pour de bon, le Parlement européen à Bruxelles ?
Réponse à côté
je sais que quand j'étais ministre des Affaires européennes, on a installé un nouvel hémicycle, tout un nouveau bâtiment à Strasbourg qui a coûté extrêmement cher. C'était, je pense, plusieurs milliards à l'époque de francs. Et puis, c'est aussi quelque chose qui est inscrit dans nos traités, la France, l'Allemagne. Strasbourg est un symbole. Il faut toujours trouver des solutions. C'est très important qu'il y ait une grande institution européenne à Strasbourg. Donc ? Monsieur ne vous répond. Bon, Karine.
« je sais que quand j'étais ministre des Affaires européennes, on a installé un nouvel hémicycle, tout un nouveau bâtiment à Strasbourg qui a coûté extrêmement cher. C'était, je pense, plusieurs milliards à l'époque de francs. Et puis, c'est aussi quelque chose qui est inscrit dans nos traités, la France, l'Allemagne. Strasbourg est un symbole. Il faut toujours trouver des solutions. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 45:25Voir 1 autre passage
« C'est très important qu'il y ait une grande institution européenne à Strasbourg. Donc ? Monsieur ne vous répond. Bon, Karine. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 45:58
Question 479Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Quelles sont les idées qui commencent à apparaître ?
Réponse à côté
On ne peut pas... Ces choses s'examinent en dynamique. C'est pour ça, encore une fois, que je reste prudent dans ma terminologie parce qu'on ne sait pas, il est très improvisible. Regardez ce qui s'est passé avec la Corée du Nord. il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait... L'accord de Paris, il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait une guerre avec la Corée du Nord et il y a une rencontre avec le président coréen qui n'a jamais eu lieu avec aucun président américain depuis la guerre de Corée. Elle a lieu le 12 juin à Singapour. Bon, c'est le jeu d'aujourd'hui. Finalement, je ne suis pas du tout l'avocat de Donald Trump. Je dis qu'il y a une dimension d'imprévisibilité et que face à une…
« On ne peut pas... Ces choses s'examinent en dynamique. C'est pour ça, encore une fois, que je reste prudent dans ma terminologie parce qu'on ne sait pas, il est très improvisible. Regardez ce qui s'est passé avec la Corée du Nord. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 17:48Voir 1 autre passage
« il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait... L'accord de Paris, il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait une guerre avec la Corée du Nord et il y a une rencontre avec le président coréen qui n'a jamais eu lieu avec aucun président américain depuis la guerre de Corée. Elle a lieu le 12 juin à Singapour. Bon, c'est le jeu d'aujourd'hui. Finalement, je ne suis pas du tout l'avocat de Donald Trump. Je dis qu'il y a une dimension d'imprévisibilité et que face à une dimension d'imprévisibilité, il faut au contraire que nous soyons extrêmement prévisibles pour ce qui nous concerne et tout à fait organisés. Et en effet, je pense que le sommet du G8 la semaine prochaine, G7, sera tout à fait... C'était le G8 avant, mais M. Poutine fait en sorte de ne pas y être pour le moment. Mais ce sommet doit marquer aussi que la communauté internationale, que les partenaires des Etats-Unis disent non, refusent et se mettent en travers de cette approche-là. D'un mot, Virginie, une question très rapide. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 18:05
Question 480Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Je ne parle même pas d'accord sur le nucléaire iranien, je parle de ce qui est en train de se passer en ce moment. Est-ce que, finalement, c'est un manque de jugeote ?
Réponse directe
de la République, Emmanuel Macron, souhaite avoir une relation avec Donald Trump qui est marquée à la fois par un caractère amical. Les Etats-Unis sont nos amis. C'est la raison pour laquelle je n'utilise pas les métaphores guerrières. Ce sont nos alliés. Ce sont nos alliés sur la planète entière et nous avons une histoire. Et on en a besoin. Donc, il joue sur cette amitié franco-américaine. Mais répond à l'Atali sur la question de la naïveté du président de la République. Il dit les choses également de manière franche à Donald Trump et il a essayé. Il a essayé de le ramener dans le giron multilatéral. Il a essayé de faire en sorte que le président des Etats-Unis ne dénonce pas l'accord ira…
« Et on en a besoin. Donc, il joue sur cette amitié franco-américaine. Mais répond à l'Atali sur la question de la naïveté du président de la République. Il dit les choses également de manière franche à Donald Trump et il a essayé. Il a essayé de le ramener dans le giron multilatéral. Il a essayé de faire en sorte que le président des Etats-Unis ne dénonce pas l'accord iranien. Il essaye de faire en sorte de le convaincre. Donc, il est naïf ? Non, il essaye. Ce n'est pas être naïf. C'est une assez bonne définition de la naïveté. Non, la naïveté... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 16:07Voir 1 autre passage
« Je crois qu'Emmanuel Macron est tout sauf naïf. Je pense que ce n'est pas du tout un qualificatif qui lui convient. Enfin, je n'ai pas de doute que dans sa relation avec Donald Trump, il n'est pas non plus naïf ou dans un espoir béat. Mais il tente. Et on a raison de tenter. Il ne faut pas casser les canaux du dialogue avec le président américain. On n'est pas obligé »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 16:39
Question 481Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
ces accords de Dublin, où on a quand même confié à des pays qui sont des pays fragiles la responsabilité d'accueillir les migrants en première ligne, est-ce que ça n'est pas une gigantesque erreur de la part des Européens ?
Réponse partielle
Je ne suis pas là pour faire l'inventaire du passé. Non, mais ce n'est pas l'inventaire du passé. Vous avez dit vous-même Je veux me tourner vers les solutions. Je pense en effet... Je ne veux pas empiéter sur ce que dirait mon collègue. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce que j'en pense comme responsable politique, c'est qu'on a besoin d'avoir une politique migratoire qui soit beaucoup plus solidaire qu'elle l'a été, qu'on ne peut pas laisser seuls les pays de la ligne de front, qu'ils ont besoin d'avoir leurs partenaires à leur côté et qu'on a besoin à la fois en la matière d'humanité et de fermeté. D'humanité parce qu'une Europe qui n'accueille pas, une Europe qui n'est pas humaniste est u…
« Je ne veux pas empiéter sur ce que dirait mon collègue. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ce que j'en pense comme responsable politique, c'est qu'on a besoin d'avoir une politique migratoire qui soit beaucoup plus solidaire qu'elle l'a été, qu'on ne peut pas laisser seuls les pays de la ligne de front, qu'ils ont besoin d'avoir leurs partenaires à leur côté et qu'on a besoin à la fois en la matière d'humanité et de fermeté. D'humanité parce qu'une Europe qui n'accueille pas, une Europe qui n'est pas humaniste est une Europe qui ne vaut pas la peine et de fermeté parce que comme le disait Michel Rocard, nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. Mais il ajoutait, nous devons en prendre notre part. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 40:57
Question 482Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
C'est ce qu'il fait en ce moment ou pas ?
Réponse à côté
Je crois qu'il est suffisamment intelligent et responsable pour trouver la bonne jauge, pour être utile, sans étouffer, et pour parler, sans être dans le commentaire, pour se situer à la hauteur d'un président de la République. Je pense que François Hollande a tout à fait la capacité de le faire. Karine ?
« Je crois qu'il est suffisamment intelligent et responsable pour trouver la bonne jauge, pour être utile, sans étouffer, et pour parler, sans être dans le commentaire, pour se situer à la hauteur d'un président de la République. Je pense que François Hollande a tout à fait la capacité de le faire. Karine ? »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 50:49
Question 483Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
sur certaines formes de populisme ?
Réponse à côté
Je parle de l'extrême droite. Pardonnez-moi, c'est peut-être une vieille... L'une personnelle. Mais je ne fais pas d'équivalence entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Vous avez par exemple... Vous avez le parti Podemos qui va, je ne sais pas, participer au gouvernement ou en tout cas, être dans la majorité. Je ne fais pas d'équivalent entre M. Iglesias et M. Salvini. M. Iglesias ne dira pas ce que M. Salvini a dit sur les migrants. Jean-Luc Mélenchon ne le fera pas non plus. Et donc, je crois qu'il faut raison garder. Dans notre histoire, c'est bien cette extrême droite-là qui représentait le danger majeur. Et donc, nous devons absolument reconquérir les opinions et montrer que l'Euro…
« Je parle de l'extrême droite. Pardonnez-moi, c'est peut-être une vieille... L'une personnelle. Mais je ne fais pas d'équivalence entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Vous avez par exemple... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 36:24Voir 1 autre passage
« Vous avez le parti Podemos qui va, je ne sais pas, participer au gouvernement ou en tout cas, être dans la majorité. Je ne fais pas d'équivalent entre M. Iglesias et M. Salvini. M. Iglesias ne dira pas ce que M. Salvini a dit sur les migrants. Jean-Luc Mélenchon ne le fera pas non plus. Et donc, je crois qu'il faut raison garder. Dans notre histoire, c'est bien cette extrême droite-là qui représentait le danger majeur. Et donc, nous devons absolument reconquérir les opinions et montrer que l'Europe, ça marche. C'est la raison pour laquelle, par exemple, je souhaite ardemment qu'on soit capable de taxer fortement les entreprises du numérique, les grandes entreprises, parce que c'est la preuve qu'on est capable, dans ce continent, de mettre des politiques de justice en œuvre et de faire en sorte que les multinationales payent leur juste part d'impôt là où elles font des profits et de la valeur. Soyons vraiment dans l'Europe de la preuve. Il faut que les pro-européens contre-attaquent. Il y a des élections dans un an et ils seront jugés sur leur force, sur leurs résultats, sur leur volonté. Et c'est à ça qu'il faut s'aclir. Moi, c'est ça qui m'intéresse et pas je ne sais quel futur. Le futur, justement, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 36:35
Question 484Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Condamnés à quoi ?
Réponse directe
Condamnés à des sanctions ? Condamnés à des sanctions et que l'illégalité de leur action soit soulignée. Mais la réplique concrète et matérielle, elle est prise aussi, elle sera prise dans les prochains jours. C'est d'augmenter de notre côté les taxes sur un certain nombre de produits avec une équivalence entre ce que représente la surtaxe américaine et la surtaxe des produits américains en Europe. Donc nous ne sommes pas du tout dans une attitude molle. C'est pas parce qu'on est pas dans une cour d'école et qu'on continue d'avoir des partenaires avec qui on dit... Vous savez, vous verrez ce qu'il se dit dans une semaine. Je ne sais pas, moi. C'est vous qui le dites. Ce n'est pas exact. Et…
« Condamnés à des sanctions ? Condamnés à des sanctions et que l'illégalité de leur action soit soulignée. Mais la réplique concrète et matérielle, elle est prise aussi, elle sera prise dans les prochains jours. C'est d'augmenter de notre côté les taxes sur un certain nombre de produits avec une équivalence entre ce que représente la surtaxe américaine et la surtaxe des produits américains en Europe. Donc nous ne sommes pas du tout dans une attitude molle. C'est pas parce qu'on est pas dans une cour d'école et qu'on continue d'avoir des partenaires avec qui on dit... Vous savez, vous verrez ce qu'il se dit dans une semaine. Je ne sais pas, moi. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 9:48
Question 485Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
À Strasbourg, vous voulez dire ?
Réponse directe
je sais que quand j'étais ministre des Affaires européennes, on a installé un nouvel hémicycle, tout un nouveau bâtiment à Strasbourg qui a coûté extrêmement cher. C'était, je pense, plusieurs milliards à l'époque de francs. Et puis, c'est aussi quelque chose qui est inscrit dans nos traités, la France, l'Allemagne. Strasbourg est un symbole. Il faut toujours trouver des solutions. C'est très important qu'il y ait une grande institution européenne à Strasbourg. Donc ? Monsieur ne vous répond. Bon, Karine.
« je sais que quand j'étais ministre des Affaires européennes, on a installé un nouvel hémicycle, tout un nouveau bâtiment à Strasbourg qui a coûté extrêmement cher. C'était, je pense, plusieurs milliards à l'époque de francs. Et puis, c'est aussi quelque chose qui est inscrit dans nos traités, la France, l'Allemagne. Strasbourg est un symbole. Il faut toujours trouver des solutions. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 45:25
Question 486Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Il ne faut pas frapper fort tout de suite ?
Réponse à côté
Parce que là,
« Parce que là, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 7:57
Question 487Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
ce que j'imagine être un revers pour vous ?
Réponse à côté
il est assez simple.
« il est assez simple. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 23:45
Question 488Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
quand on parle de la Chine, on a le sentiment qu'une décision effectivement assez ferme a été prise alors que la surtaxe de la part de l'Union européenne sur certains produits, globalement sur certains produits américains, c'est des produits, par exemple en France, je ne sais pas tout ce qui se passe dans les 27 pays européens, hélas, mais c'est des produits qu'on ne consomme pas. Donc, en quoi ça va gêner l'administration Trump ?
Réponse à côté
Nous, ce sont des produits, encore une fois, nous avons calculé ça de façon proportionnée. Les Harley-Davidson. Ça représentera exactement la même chose. C'est équivalent. Le montant est équivalent. C'est dans le principe... Quel est le pays européen qui roule le plus en Harley-Davidson ? Ce qui fait que c'est équivalent, c'est ce qui permet justement d'être dans le cadre de la légalité. Nous ne sortons pas de la légalité internationale. Donc, nous ne sommes pas dans l'escalade. Nous sommes dans la réplique. Et cette réplique, elle est proportionnée, elle est équivalente. Croyez-moi, ce n'est pas parce que ce sont des produits moins spectaculaires. Il se trouve que nous ne sommes pas... Je…
« Nous, ce sont des produits, encore une fois, nous avons calculé ça de façon proportionnée. Les Harley-Davidson. Ça représentera exactement la même chose. C'est équivalent. Le montant est équivalent. C'est dans le principe... Quel est le pays européen qui roule le plus en Harley-Davidson ? Ce qui fait que c'est équivalent, c'est ce qui permet justement d'être dans le cadre de la légalité. Nous ne sortons pas de la légalité internationale. Donc, nous ne sommes pas dans l'escalade. Nous sommes dans la réplique. Et cette réplique, elle est proportionnée, elle est équivalente. Croyez-moi, ce n'est pas parce que ce sont des produits moins spectaculaires. Il se trouve que nous ne sommes pas... Je dis parce que spectaculaire, je dis consommé. Mais je comprends. Nous ne sommes pas les plus grands exportateurs d'acier et d'aluminium aux Etats-Unis. C'est la raison pour laquelle... En France ! Quand nous touchons... En revanche, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 12:41Voir 1 autre passage
« sont plus impactés et ils craignent aussi d'autres mesures. J'ai parlé de l'automobile qui, pour le coup, impactera de façon considérable notre partenaire allemand. Aussi, de manière significative, la France. Mais, voilà, gardons notre sang-froid et montons en puissance progressivement. Virginie Malin, je vous invite à dire. Finalement, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 13:25
Question 489Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
C'est-à-dire dans une attitude de qu'on respecte ce gouvernement, il est légitime et on leur tend la main éventuellement pour les aider et faire les choses correctement, notamment sur le sujet d'immigrants. Par exemple, sur l'Allemagne, il y a une couverture du Spiegel cette semaine qui, on montre, on va la voir, une espèce de fourchette qui tourne des spaghettis avec une corde en dessous avec Tchao à mort, du genre, vous êtes perdus. La corde du pendu pour ceux qui n'ont pas l'image. Est-ce que vous pensez que tous les Etats membres vont avoir la même attitude de constructif qui est de respecter de dire travailler avec vous ?
Réponse directe
J'en suis absolument certain et de toute façon, je suis là, la Commission européenne est là, les autres Etats membres sont là, dont la France. Le surveillant est là. Non, ce n'est pas pour surveiller, c'est au contraire pour nouer. Punir, le cas échéant. Vous ne m'écoutez pas, vous êtes décherné. C'est un disciple de Foucault qui est surveillé. C'est au contraire pour nouer un dialogue et trouver des solutions. Moi, je n'ai jamais... Vous savez, on me l'a suffisamment reproché et en Allemagne de ne pas être l'homme de la punition, de ne pas être l'homme de la sanction. Je suis l'homme du dialogue et de l'incitation. Le dialogue et de l'incitation, ça vaut avec tous les gouvernements dans to…
« J'en suis absolument certain et de toute façon, je suis là, la Commission européenne est là, les autres Etats membres sont là, dont la France. Le surveillant est là. Non, ce n'est pas pour surveiller, c'est au contraire pour nouer. Punir, le cas échéant. Vous ne m'écoutez pas, vous êtes décherné. C'est un disciple de Foucault qui est surveillé. C'est au contraire pour nouer un dialogue et trouver des solutions. Moi, je n'ai jamais... Vous savez, on me l'a suffisamment reproché et en Allemagne de ne pas être l'homme de la punition, de ne pas être l'homme de la sanction. Je suis l'homme du dialogue et de l'incitation. Le dialogue et de l'incitation, ça vaut avec tous les gouvernements dans toutes les situations et ça vaut avec ce gouvernement aussi. Et l'idée qu'on pourrait envisager que la zone euro fonctionne sans l'Italie et qu'elle en sorte indemne est une idée qui, pour moi, n'a aucun sens. Je condamne toute idée de créer une espèce de sous-zone euro. Je pense que l'Italie est un pays au cœur de la zone euro. Elle doit le rester. Si l'Italie fait ce choix, nous verrons ce que fait ce gouvernement. Et j'ai noté que M. Tria, le ministre des Finances, disait que personne ne voulait remettre en cause la zone euro. Et 70% des Italiens... Mais c'est bien pour ça que ce gouvernement... C'est ça qui vous rend optimiste. C'est que M. Savona »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 33:44Voir 1 autre passage
« Je pense que nous allons avoir une situation très compliquée à gérer parce que, naturellement, ce gouvernement voudra appliquer son programme. C'est la moindre des choses. C'est la légitimité démocratique. Et quand vous ne le faites pas, pour le coup, il y a des coups de bâton qui se profilent en retour. Donc, il voudra le faire. Mais nous devons trouver ensemble le chemin. Moi, vous savez, je suis un homme de gauche. Mais j'ai pensé que dans le cadre de nos règles, on pouvait avoir des politiques de gauche ou des politiques de droite et qu'on pouvait avoir aussi une interprétation flexible des règles qu'elles n'étaient pas rigides, qu'elles n'étaient pas stupides. Je n'ai jamais puni personne. Mais j'ai aussi essayé de conduire les uns et les autres à la raison. C'est ce que j'essaierai de faire avec l'Italie aussi. C'est un laboratoire ce qui se passe en Italie ? Ça pourrait se passer en France par exemple ou ailleurs dans l'Union ? Ça peut se passer partout. Et regardons quand même que la période que nous vivons dans l'Union Européenne. Vous savez, vous parliez tout à l'heure de la guerre avec les Etats-Unis, etc. Mais nous vivons une période extrêmement tragique de l'histoire de l'Union Européenne. Donc là, vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Mais totalement. Vous citiez Jean-Claude Juncker il y a quelques minutes et ce qu'il disait en 2016. Mais l'histoire est en train de se faire et elle est terrible. Vous avez des populismes à l'Est. Vous en avez en Hongrie. Vous en avez en Pologne. Vous en avez dans l'Europe du milieu. La Mite à l'Europa. Vous en avez en Autriche. Ils sont au gouvernement. Vous ne citez pas la France. Vous en avez en Italie. Non, pour l'instant, je parle des pays où ils participent au gouvernement. C'est déjà nombreux. Vous en avez au nord de l'Europe. Et la France n'est pas épargnée puisque tout de même, Marine Le Pen, même battue largement, elle a fait 35% ou presque au deuxième tour de l'élection présidentielle. En Allemagne, vous avez l'AFD. Vous ne citez que Marine Le Pen en France »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Question 490Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Parlez bien dans le micro, Nathalie. Quelle est votre diagnostic
Réponse à côté
sur M. Trump ? Je pense qu'on fait fausse route en s'enfermant dans cette logique belliqueuse. Il y a un président dont l'action est hostile et unilatérale. Et ça appelle de la part de pays qui sont par ailleurs ses partenaires et ses alliés des répliques, des réponses qui sont extrêmement fermes. Est-ce que...
« sur M. Trump ? Je pense qu'on fait fausse route en s'enfermant dans cette logique belliqueuse. Il y a un président dont l'action est hostile et unilatérale. Et ça appelle de la part de pays qui sont par ailleurs ses partenaires et ses alliés des répliques, des réponses qui sont extrêmement fermes. Est-ce que... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 8:56
Question 491Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
On a le sentiment que vous êtes appelé, appelé, je vais le dire comme dans une cour d'école, mais que vous avez été appelé le papa ou le surveillant en allant devant l'OMC et en ouvrant donc cette... Mais pas du tout. cette procédure... Mais concrètement, que peut faire l'OMC alors ?
Réponse partielle
Il y a deux choses. Il y a d'abord l'OMC qui est un organe juridictionnel. Pourquoi ? Parce que nous considérons que ce qu'a fait Donald Trump est illégal. D'accord, mais que... C'est-à-dire que ça... Après, vous arrivez devant l'organisme de réplique des différents, ils peuvent être condamnés.
« Il y a deux choses. Il y a d'abord l'OMC qui est un organe juridictionnel. Pourquoi ? Parce que nous considérons que ce qu'a fait Donald Trump est illégal. D'accord, mais que... C'est-à-dire que ça... Après, vous arrivez devant l'organisme de réplique des différents, ils peuvent être condamnés. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 9:31
Question 492Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
C'était le zapping de la semaine d'Élodie Forêt. Question politique continue avec votre portrait, Pierre Moscovici, portrait mis à jour et prospectif avec Karine Becker. Pierre Moscovici, à moins d'un an maintenant des élections européennes, vous vous trouvez, me semble-t-il, dans une situation légèrement compliquée, une situation paradoxale pour être tout à fait exact, parce que personne ne le contestera, vous présentez, vous affichez un sacré CV et dans le même temps, difficile de dire où vous pourriez rebondir après l'été prochain. Je m'explique. Votre parcours d'abord, assez impressionnant, en tout cas extrêmement cohérent. Lionel Jospin, votre premier mentor, vous expédie, vous Pierre Moscovici, dans le pays de Montbéliard, pour commencer par avoir un territoire. Vous y êtes élu député, tantôt à Paris, tantôt à Strasbourg, et puis très vite, viennent les postes de ministres. Première expérience à 39 ans aux affaires européennes, 15 ans plus tard, la seconde à Bercy aux finances, et puis depuis 4 ans, Pierre Moscovici, vous êtes le commissaire européen aux affaires économiques. Tout cela paraît parfaitement construit, tout cela paraît parfaitement logique. Sauf que, désormais, la seule question qui se pose, c'est que feraient-vous ensuite ?
Réponse partielle
À l'action, Pierre Moscovici ? Contrairement à ce que vous dites, ce qui me préoccupe aujourd'hui, ce n'est pas ce que je ferai après. Il reste encore beaucoup de temps avant la fin du mandat de commissaire. Quand je regarde l'amoncellement des problèmes en Europe, vous avez parlé du protectionnisme, il va falloir le 21 juin qu'on mette fin, enfin, au programme d'aide à la Grèce, à la Grèce, et que ce pays puisse retrouver la croissance et la liberté de mener sa politique économique. L'Italie est un sacré défi devant nous. L'Espagne, elle n'est pas dans une situation extrêmement compliquée. Il faut faire aboutir la taxe sur les entreprises du numérique, et les autres, et tout ça en luttant…
« À l'action, Pierre Moscovici ? Contrairement à ce que vous dites, ce qui me préoccupe aujourd'hui, ce n'est pas ce que je ferai après. Il reste encore beaucoup de temps avant la fin du mandat de commissaire. Quand je regarde l'amoncellement des problèmes en Europe, vous avez parlé du protectionnisme, il va falloir le 21 juin qu'on mette fin, enfin, au programme d'aide à la Grèce, à la Grèce, et que ce pays puisse retrouver la croissance et la liberté de mener sa politique économique. L'Italie est un sacré défi devant nous. L'Espagne, elle n'est pas dans une situation extrêmement compliquée. Il faut faire aboutir la taxe sur les entreprises du numérique, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 26:27Voir 1 autre passage
Question 493Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Jusqu'ici, les Européens, vous avez réussi à surmonter vos dissensions. Je parle notamment avec l'Allemagne qui est la plus incline au dialogue avec les Etats-Unis. Ça peut durer longtemps, ça ?
Réponse directe
Non, c'est indispensable que cela reste comme ça. Parce que si, de surcroît, Donald Trump réussissait à nous diviser, alors à ce moment-là, pour le coup, il aurait beaucoup plus de cartes qu'il n'en a aujourd'hui. L'unité des Européens, l'unité des partenaires des Etats-Unis face à ces positions qui sont hostiles et absurdes. C'est l'élément essentiel. Et c'est ce qui permettra, peut-être, il n'est pas interdit d'espérer pour le coup, de les ramener à plus de raisons. Et c'est sinon ce qui fera qu'en effet, il y aura une autre structuration du multilatéralisme.
« Non, c'est indispensable que cela reste comme ça. Parce que si, de surcroît, Donald Trump réussissait à nous diviser, alors à ce moment-là, pour le coup, il aurait beaucoup plus de cartes qu'il n'en a aujourd'hui. L'unité des Européens, l'unité des partenaires des Etats-Unis face à ces positions qui sont hostiles et absurdes. C'est l'élément essentiel. Et c'est ce qui permettra, peut-être, il n'est pas interdit d'espérer pour le coup, de les ramener à plus de raisons. Et c'est sinon ce qui fera qu'en effet, il y aura une autre structuration du multilatéralisme. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 19:13
Question 494Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Ce personnage que vous avez parfaitement décrit, donc Donald Trump, on le gère comment en fait ?
Réponse partielle
On ne peut pas... Ces choses s'examinent en dynamique. C'est pour ça, encore une fois, que je reste prudent dans ma terminologie parce qu'on ne sait pas, il est très improvisible. Regardez ce qui s'est passé avec la Corée du Nord. il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait... L'accord de Paris, il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait une guerre avec la Corée du Nord et il y a une rencontre avec le président coréen qui n'a jamais eu lieu avec aucun président américain depuis la guerre de Corée. Elle a lieu le 12 juin à Singapour. Bon, c'est le jeu d'aujourd'hui. Finalement, je ne suis pas du tout l'avocat de Donald Trump. Je dis qu'il y a une dimension d'imprévisibilité et que face à une…
« On ne peut pas... Ces choses s'examinent en dynamique. C'est pour ça, encore une fois, que je reste prudent dans ma terminologie parce qu'on ne sait pas, il est très improvisible. Regardez ce qui s'est passé avec la Corée du Nord. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 17:48Voir 1 autre passage
« il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait... L'accord de Paris, il l'a fait. Il a dit aussi qu'il y aurait une guerre avec la Corée du Nord et il y a une rencontre avec le président coréen qui n'a jamais eu lieu avec aucun président américain depuis la guerre de Corée. Elle a lieu le 12 juin à Singapour. Bon, c'est le jeu d'aujourd'hui. Finalement, je ne suis pas du tout l'avocat de Donald Trump. Je dis qu'il y a une dimension d'imprévisibilité et que face à une dimension d'imprévisibilité, il faut au contraire que nous soyons extrêmement prévisibles pour ce qui nous concerne et tout à fait organisés. Et en effet, je pense que le sommet du G8 la semaine prochaine, G7, sera tout à fait... C'était le G8 avant, mais M. Poutine fait en sorte de ne pas y être pour le moment. Mais ce sommet doit marquer aussi que la communauté internationale, que les partenaires des Etats-Unis disent non, refusent et se mettent en travers de cette approche-là. D'un mot, Virginie, une question très rapide. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 18:05
Question 495Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Est-ce qu'il aide la gauche ?
Réponse partielle
Et je pense, autre chose, je pense aussi que ex-président ne rime pas avec futur président. Donc, il n'y a pas des formes de retour politique classique. D'ailleurs, lui-même disait, en parlant de Zidane, qu'il fallait partir au firmament. Donc, je suis discuter de partir au firmament. Quant à la gauche, sa voix peut être aussi utile, mais elle ne doit pas étouffer le Parti Socialiste qui renaît.
« Et je pense, autre chose, je pense aussi que ex-président ne rime pas avec futur président. Donc, il n'y a pas des formes de retour politique classique. D'ailleurs, lui-même disait, en parlant de Zidane, qu'il fallait partir au firmament. Donc, je suis discuter de partir au firmament. Quant à la gauche, sa voix peut être aussi utile, mais elle ne doit pas étouffer le Parti Socialiste qui renaît. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 50:26
Question 496Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Vous excluez Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielle
Je parle de l'extrême droite. Pardonnez-moi, c'est peut-être une vieille... L'une personnelle. Mais je ne fais pas d'équivalence entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Vous avez par exemple... Vous avez le parti Podemos qui va, je ne sais pas, participer au gouvernement ou en tout cas, être dans la majorité. Je ne fais pas d'équivalent entre M. Iglesias et M. Salvini. M. Iglesias ne dira pas ce que M. Salvini a dit sur les migrants. Jean-Luc Mélenchon ne le fera pas non plus. Et donc, je crois qu'il faut raison garder. Dans notre histoire, c'est bien cette extrême droite-là qui représentait le danger majeur. Et donc, nous devons absolument reconquérir les opinions et montrer que l'Euro…
« Vous avez le parti Podemos qui va, je ne sais pas, participer au gouvernement ou en tout cas, être dans la majorité. Je ne fais pas d'équivalent entre M. Iglesias et M. Salvini. M. Iglesias ne dira pas ce que M. Salvini a dit sur les migrants. Jean-Luc Mélenchon ne le fera pas non plus. Et donc, je crois qu'il faut raison garder. Dans notre histoire, c'est bien cette extrême droite-là qui représentait le danger majeur. Et donc, nous devons absolument reconquérir les opinions et montrer que l'Europe, ça marche. C'est la raison pour laquelle, par exemple, je souhaite ardemment qu'on soit capable de taxer fortement les entreprises du numérique, les grandes entreprises, parce que c'est la preuve qu'on est capable, dans ce continent, de mettre des politiques de justice en œuvre et de faire en sorte que les multinationales payent leur juste part d'impôt là où elles font des profits et de la valeur. Soyons vraiment dans l'Europe de la preuve. Il faut que les pro-européens contre-attaquent. Il y a des élections dans un an et ils seront jugés sur leur force, sur leurs résultats, sur leur volonté. Et c'est à ça qu'il faut s'aclir. Moi, c'est ça qui m'intéresse et pas je ne sais quel futur. Le futur, justement, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 36:35
Question 497Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Mais où est la fermeté sur Moscovici ?
Réponse à côté
Il y a deux choses. Il y a d'abord l'OMC qui est un organe juridictionnel. Pourquoi ? Parce que nous considérons que ce qu'a fait Donald Trump est illégal. D'accord, mais que... C'est-à-dire que ça... Après, vous arrivez devant l'organisme de réplique des différents, ils peuvent être condamnés.
« Il y a deux choses. Il y a d'abord l'OMC qui est un organe juridictionnel. Pourquoi ? Parce que nous considérons que ce qu'a fait Donald Trump est illégal. D'accord, mais que... C'est-à-dire que ça... Après, vous arrivez devant l'organisme de réplique des différents, ils peuvent être condamnés. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 9:31
Question 498Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
Ça, de toute façon, il y a une chose qui est claire, indépendamment du budget, et ça vaut pour tout budget, désormais, on doit aussi raisonner de plus en plus en termes d'efficacité et de qualité de la dépense publique. Il ne faut pas juste s'attacher à un chiffre qui est un montant. La politique agricole commune, comme toutes les politiques publiques, a besoin d'être réformée. Il faut mettre de plus en plus l'accent sur la qualité, sur l'agriculture, qu'il soit une agriculture de ce qu'on appelle le deuxième pilier, autant et davantage que sur le premier pilier, productiviste. Non, c'est pas exactement ça que dit la Commission européenne, mais elle propose des réformes qui sont des réforme…
« Ça, de toute façon, il y a une chose qui est claire, indépendamment du budget, et ça vaut pour tout budget, désormais, on doit aussi raisonner de plus en plus en termes d'efficacité et de qualité de la dépense publique. Il ne faut pas juste s'attacher à un chiffre qui est un montant. La politique agricole commune, comme toutes les politiques publiques, a besoin d'être réformée. Il faut mettre de plus en plus l'accent sur la qualité, »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 44:14Voir 1 autre passage
« sur l'agriculture, qu'il soit une agriculture de ce qu'on appelle le deuxième pilier, autant et davantage que sur le premier pilier, productiviste. Non, c'est pas exactement ça que dit la Commission européenne, mais elle propose des réformes qui sont des réformes de fond. Donc, avant de se concentrer uniquement sur le montant, regardons le montant et la qualité. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 44:37
Question 499Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
Vous avez dit que vous n'étiez pas optimiste. Est-ce que, rétrospectivement, vous considérez qu'Emmanuel Macron a péché par excès de naïveté quand on l'a vu dans de si bonnes relations avec Donald Trump ?
Réponse directe
de la République, Emmanuel Macron, souhaite avoir une relation avec Donald Trump qui est marquée à la fois par un caractère amical. Les Etats-Unis sont nos amis. C'est la raison pour laquelle je n'utilise pas les métaphores guerrières. Ce sont nos alliés. Ce sont nos alliés sur la planète entière et nous avons une histoire. Et on en a besoin. Donc, il joue sur cette amitié franco-américaine. Mais répond à l'Atali sur la question de la naïveté du président de la République. Il dit les choses également de manière franche à Donald Trump et il a essayé. Il a essayé de le ramener dans le giron multilatéral. Il a essayé de faire en sorte que le président des Etats-Unis ne dénonce pas l'accord ira…
« Et on en a besoin. Donc, il joue sur cette amitié franco-américaine. Mais répond à l'Atali sur la question de la naïveté du président de la République. Il dit les choses également de manière franche à Donald Trump et il a essayé. Il a essayé de le ramener dans le giron multilatéral. Il a essayé de faire en sorte que le président des Etats-Unis ne dénonce pas l'accord iranien. Il essaye de faire en sorte de le convaincre. Donc, il est naïf ? Non, il essaye. Ce n'est pas être naïf. C'est une assez bonne définition de la naïveté. Non, la naïveté... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 16:07Voir 1 autre passage
« Je crois qu'Emmanuel Macron est tout sauf naïf. Je pense que ce n'est pas du tout un qualificatif qui lui convient. Enfin, je n'ai pas de doute que dans sa relation avec Donald Trump, il n'est pas non plus naïf ou dans un espoir béat. Mais il tente. Et on a raison de tenter. Il ne faut pas casser les canaux du dialogue avec le président américain. On n'est pas obligé »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 16:39
Question 500Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"
déjà, les critiques de Trump sur le multilatéralisme, est-ce que vous pensez qu'elles sont partiellement justifiées ?
Réponse partielle
Il y a une vraie attaque de Donald Trump contre le multilatéralisme. Il y a une approche qui est unilatéraliste et qui est protectionniste et elle est en tout depuis le début. La dénonciation des accords de Paris a trouvé le refus du fonctionnement des institutions, le fait de vouloir en sortir ou de les critiquer de manière constante, tout ça crée, en effet, une attitude qui est hostile ou multilatéraliste à tel point que la réunion ministérielle de l'OCDE, mercredi, à laquelle je participais, n'a pas pu aboutir à un communiqué à quel point que la réunion du G7 hier s'est déroulée dans un contexte tendu et difficile. Donc, il y a une période qui est extrêmement complexe et cette période, n…
« Il y a une vraie attaque de Donald Trump contre le multilatéralisme. Il y a une approche qui est unilatéraliste et qui est protectionniste et elle est en tout depuis le début. La dénonciation des accords de Paris a trouvé le refus du fonctionnement des institutions, le fait de vouloir en sortir ou de les critiquer de manière constante, tout ça crée, en effet, une attitude qui est hostile ou multilatéraliste à tel point que la réunion ministérielle de l'OCDE, mercredi, à laquelle je participais, n'a pas pu aboutir à un communiqué à quel point que la réunion du G7 hier s'est déroulée dans un contexte tendu et difficile. Donc, il y a une période qui est extrêmement complexe et cette période, nous devons l'aborder avec des principes. Nous sommes attachés au multilatéralisme, les Européens sont attachés au multilatéralisme, la France est attachée au multilatéralisme, il faut au contraire restaurer, réformer le multilatéralisme parce que c'est vrai qu'il y a des problèmes mais ne pas céder au productionnisme et à l'unilatéralisme. Cela dit, vous me demandez si c'est la fin, ne soyons pas non plus... »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 13:53
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« plein, plein de travail. Et je dirais que j'en ai même de plus en plus. Et au fond, ce que j'ai appris dans cette vie politique dont vous rappelez cruellement, qu'elle commence à être un peu longue, c'est qu'on ne peut construire un avenir que si on a un bilan, c'est-à-dire une réussite. Et moi, ce que je souhaite, c'est réussir dans mes fonctions. Ensuite, je penserais à rebondir. Croyez-moi, je ne suis pas très inquiet. Nathalie ? »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "On fait fausse route en s'engageant dans une réponse belliqueuse avec les États-Unis"Vérifier à 27:13
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 2:28
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 16:52
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18