Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 426 à 450 sur 643
Question 426Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"
Ce n'est pas simple. Pourquoi ?
Réponse directe
C'est une démocratie parlementaire et de bonne loi. Vous savez, on aime beaucoup dire, je crois que vous l'avez dit tout à l'heure, c'est commissaire, pas élu, etc. Mais vous savez comment on dit un commissaire ? C'est beaucoup plus dur que de devenir ministre. Parce qu'il faut d'abord être désigné par son chef d'État ou de gouvernement. En l'occurrence, il faut être élu. Après, il faut être élu par une commission du Parlement après une audition qui peut durer 4 heures et il est arrivé qu'on dise non. Est-ce qu'un ministre passe une audition pendant 4 heures et qu'à la fin, on lui dise non ? Donc c'est ça qui peut prendre du temps. Ce qui peut prendre du temps, c'est qu'à un moment donné, o…
« C'est une démocratie parlementaire et de bonne loi. Vous savez, on aime beaucoup dire, je crois que vous l'avez dit tout à l'heure, c'est commissaire, pas élu, etc. Mais vous savez comment on dit un commissaire ? C'est beaucoup plus dur que de devenir ministre. Parce qu'il faut d'abord être désigné par son chef d'État ou de gouvernement. En l'occurrence, il faut être élu. Après, il faut être élu par une commission du Parlement après une audition qui peut durer 4 heures et il est arrivé qu'on dise non. Est-ce qu'un ministre passe une audition pendant 4 heures et qu'à la fin, on lui dise non ? Donc c'est ça qui peut prendre du temps. Ce qui peut prendre du temps, c'est qu'à un moment donné, on peut dire tel commissaire n'est pas capable ou bien tel parti d'extrême droite désire un commissaire, nous ne voulons pas, etc. Les commissaires retoqués, c'est rare quand même. Avant votre portrait, il y en a à chaque commission. Il y en a eu d'ailleurs au moment de la nomination de la commission. Juncker, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 18:32
Question 427Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"
Qui nous faisait une addition tout à l'heure de partis qui ne veulent pas s'allier ?
Réponse à côté
que si le parti socialiste par exemple puisqu'il s'agit de lui était capable de se refonder, ça peut valoir la peine. S'il ne le souhaite pas, cette pensée devra se dérouler en dehors de lui. Je pense qu'il ne faut pas être par rapport aux appareils comme ça dans quelque chose de totalement figé. Non mais les autres pensées vont se faire. Il va falloir refaire quelque chose de totalement nouveau. Et je crois surtout que dans notre pays, il y a un vide de ce côté-là. Les écologistes ont un mérite. C'est parce qu'ils ont une cohérence. Ils la poussent. Ils la portent.
« que si le parti socialiste par exemple puisqu'il s'agit de lui était capable de se refonder, ça peut valoir la peine. S'il ne le souhaite pas, cette pensée devra se dérouler en dehors de lui. Je pense qu'il ne faut pas être par rapport aux appareils comme ça dans quelque chose de totalement figé. Non mais les autres pensées vont se faire. Il va falloir refaire quelque chose de totalement nouveau. Et je crois surtout que dans notre pays, il y a un vide de ce côté-là. Les écologistes ont un mérite. C'est parce qu'ils ont une cohérence. Ils la poussent. Ils la portent. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 29:19
Question 428Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"
vous êtes un personnage public et si vous voulez que les gens aient voté s'enthousiasment pour l'Union dites pour qui vous allez voter ou qui vous souhaiter
Refus explicite
je suis sérieux je vais attendre la campagne et par ailleurs je n'ai pas souhaité moi m'engager dans ces élections européennes je n'ai pas souhaité être candidat c'est aussi pour garder ma liberté et aussi pour et je ne ferai plus jamais de vote captif dans ma vie plus jamais j'en ai trop fait Gilles est de plus en plus mobile j'ai découvert qu'on pouvait effectivement changer son vote dans les 48 dernières heures ça m'est arrivé ça m'est arrivé aux dernières élections présidentielles ou aux dernières primaires ça ne m'était jamais arrivé je deviens moi aussi un volatil
« je suis sérieux je vais attendre la campagne et par ailleurs je n'ai pas souhaité moi m'engager dans ces élections européennes je n'ai pas souhaité être candidat c'est aussi pour garder ma liberté et aussi pour et je ne ferai plus jamais de vote captif dans ma vie plus jamais j'en ai trop fait Gilles »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 52:39
Question 429Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"
la campagne n'a pas commencé ?
Réponse à côté
en fait ce seront les deux dernières semaines et les débats qui seront absolument décisifs donc il va falloir le regarder de très près
« en fait ce seront les deux dernières semaines et les débats qui seront absolument décisifs donc il va falloir le regarder de très près »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 54:06
Question 430Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"
Et une émission à la fin de cette semaine spéciale Europe sur France Inter, un mois tout juste avant le scrutin du 26 mai prochain. N'y a-t-il donc rien à sauver dans l'Union Européenne ?
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 25:06
Question 431Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"
On peut se poser la question quand on écoute les discours des différents candidats depuis le début de cette drôle de campagne, critique de l'état, du fonctionnement, de l'esprit, peut-être même de la nature de l'Union. Qu'en pense l'un des hommes forts de la commission de Bruxelles, lui dont le mandat touche à sa fin ?
Réponse à côté
Bonjour.
« Bonjour. »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 25:06
Question 432Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"
En écoutant les discours des candidats français aux élections européennes, est-ce que vous avez le sentiment d'être un accusé qui compare devant un tribunal ?
Réponse à côté
J'ai surtout l'impression qu'ils sont à côté de la plaque. C'est-à-dire que quand, dans une campagne, pas une personne, peut-être Raphaël Glucksmann qui émet un enthousiasme européen, il se trompe parce qu'il reste un attachement très fort à l'Union européenne parce que l'Europe mérite d'être défendue. Vous savez, moi je participe par exemple au G20. Et quand je suis au G20, autour de la table, je vois Xi Jinping, je vois Trump, je vois Bolsonaro, je vois le prince héritier d'Arabie Saoudite, je vois Erdogan, et je vois un monde qui a changé, sans oublier Poutine, qui est un monde dans lequel les démocraties libérales prennent le pas sur les démocraties libérales traditionnelles, et je vois…
« J'ai surtout l'impression qu'ils sont à côté de la plaque. C'est-à-dire que quand, dans une campagne, pas une personne, peut-être Raphaël Glucksmann qui émet un enthousiasme européen, il se trompe parce qu'il reste un attachement très fort à l'Union européenne parce que l'Europe mérite d'être défendue. Vous savez, moi je participe par exemple au G20. Et quand je suis au G20, autour de la table, je vois Xi Jinping, je vois Trump, je vois Bolsonaro, je vois le prince héritier d'Arabie Saoudite, je vois Erdogan, et je vois un monde qui a changé, sans oublier Poutine, qui est un monde dans lequel les démocraties libérales prennent le pas sur les démocraties libérales traditionnelles, et je vois de l'autre côté les Européens, plus les Australiens et les Canadiens. Et quand je regarde l'Europe, je me dis que c'est un continent sur lequel il n'y a pas la peine de mort, dans lequel on a un niveau de protection sociale unique, où la discrimination sexuelle n'a pas sa place, où toutes les discriminations d'ailleurs sont combattues, où on tend vers l'égalité entre les sexes, où on a un niveau d'éducation très élevé, et je vois que ce continent-là, qui est aussi celui où on lutte contre le changement climatique avec le plus de vigueur, est un continent, est une civilisation, est une culture qui mérite d'être défendue. Et le jour où tout le monde lui aura tapé dessus, le jour où on aura écoeuré tous les électeurs de ce qui fait en réalité leur quotidien, ce jour-là, on se retrouvera avec des nations étriquées et avec le populisme partout. Et ce jour-là, on ploquera l'Europe. Et j'aimerais qu'il y ait quand même quelques candidats dans cette campagne qui se souviennent que l'Europe, elle a ses défauts, elle doit changer. »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 25:13Voir 1 autre passage
« ne tienne ce discours-là ? Je pense qu'ils se trompent tout simplement. Je crois qu'ils ont une facilité. C'est-à-dire qu'ils voient que l'opinion publique française est une opinion qui doute de l'Europe et qu'ils vont dans le sens qu'ils croient être le sens du poil. Ils se trompent. Natacha ? »
France Inter — Le grand face-à-face · Pierre Moscovici : "En Europe, l'économie sociale de marché est la base du compromis"Vérifier à 26:53
Question 433Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
Faudrait-il que tous les États de l'Union Européenne la suivent ?
Réponse à côté
Je comprends tout à fait la position de Mme Merkel. Je n'ai pas de leçons à donner aux autres États membres. Je pense simplement qu'il y a, dans cette affaire qui est dramatique, plus que dramatique, apparemment atroce, un besoin d'éclaircissement réel. Et donc, on ne peut pas se contenter des premières explications qui ont été données. C'est la raison pour laquelle il faut absolument... Mais on peut imaginer que l'Union Européenne sanctionne l'Arabie Saoudite. Il faut absolument qu'il y ait une enquête, que cette enquête soit approfondie, qu'elle soit publique, que ses résultats soient transparents, et qu'on sache la vérité de A à Z. Pas une vérité partielle, et qui est tout de même très d…
« Je comprends tout à fait la position de Mme Merkel. Je n'ai pas de leçons à donner aux autres États membres. Je pense simplement qu'il y a, dans cette affaire qui est dramatique, plus que dramatique, apparemment atroce, un besoin d'éclaircissement réel. Et donc, on ne peut pas se contenter des premières explications qui ont été données. C'est la raison pour laquelle il faut absolument... Mais on peut imaginer que l'Union Européenne sanctionne l'Arabie Saoudite. Il faut absolument qu'il y ait une enquête, que cette enquête soit approfondie, qu'elle soit publique, que ses résultats soient transparents, et qu'on sache la vérité de A à Z. Pas une vérité partielle, et qui est tout de même très discutable. Ensuite, sur la base de l'enquête, de ce qu'elle permettra de révéler, à ce moment-là, des réactions concrètes deviennent possibles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 18:26
Question 434Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
Donc, à lui, vous avez envoyé une lettre d'amour. Vous êtes en pré-retraite via Moscovici. Votre mandat prend fin en avril 2019. Que ferez-vous après ?
Réponse directe
Je suis, au contraire, en pleine activité, comme vous voyez, parce que cette crise italienne est une crise d'une importance considérable. La taxe sur les GAFA, c'est une proposition, je crois, très importante. Donc, je suis à 100% dans ce boulot. Ensuite, j'en trouverai un autre, je vous l'assure. Je n'ai aucune intention de prendre ma retraite et je continuerai à m'intéresser de près à la politique et aux affaires publiques parce que quand on a ça dans le sang, ça ne s'arrête pas. Mais je ne suis pas en train de chercher un job.
« Je suis, au contraire, en pleine activité, comme vous voyez, parce que cette crise italienne est une crise d'une importance considérable. La taxe sur les GAFA, c'est une proposition, je crois, très importante. Donc, je suis à 100% dans ce boulot. Ensuite, j'en trouverai un autre, je vous l'assure. Je n'ai aucune intention de prendre ma retraite et je continuerai à m'intéresser de près à la politique et aux affaires publiques parce que quand on a ça dans le sang, ça ne s'arrête pas. Mais je ne suis pas en train de chercher un job. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 22:12
Question 435Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
L'édredon et la valise ?
Réponse à côté
Oui. Expliquez-le ça. Ça veut dire faire une politique qui est une politique dont les Italiens ont le dessein libre. C'est à eux de choisir. Je ne conteste pas la légitimité du gouvernement. Je peux combattre tel ou tel parti. Mais c'est à l'Italie de décider de sa propre politique budgétaire. Donc ce n'est pas du tout contestable. Et je ne vais pas entrer dans le détail de ces mesures. Ça, c'est leur souveraineté. En revanche, respecter une règle commune, comme tous les pays de l'Union Européenne le font depuis 10 ans, avec des politiques qui sont de gauche ou de droite ou d'ailleurs, ça, c'est ce qui fait qu'on appartient ensemble à la zone euro. Donc, je suis très attaché à ça. Un dernie…
« Oui. Expliquez-le ça. Ça veut dire faire une politique qui est une politique dont les Italiens ont le dessein libre. C'est à eux de choisir. Je ne conteste pas la légitimité du gouvernement. Je peux combattre tel ou tel parti. Mais c'est à l'Italie de décider de sa propre politique budgétaire. Donc ce n'est pas du tout contestable. Et je ne vais pas entrer dans le détail de ces mesures. Ça, c'est leur souveraineté. En revanche, respecter une règle commune, comme tous les pays de l'Union Européenne le font depuis 10 ans, avec des politiques qui sont de gauche ou de droite ou d'ailleurs, ça, c'est ce qui fait qu'on appartient ensemble à la zone euro. Donc, je suis très attaché à ça. Un dernier mot quand même sur le budget du peuple. Je n'aime pas cette expression. Bien sûr, c'est le peuple qui a choisi son gouvernement. Évidemment, c'est le peuple qui le valide ou pas. Mais j'ai le sentiment vraiment que quand vous êtes dans une phase de croissance élevée, que vous pratiquez une politique de relance, que vous avez 130% de dette publique, que votre productivité est languissante, le risque, c'est que ça ne dope pas du tout la croissance, notamment parce qu'il y a peu d'investissement dans cette politique de relance, mais que ça la fesse et que ça relance la dette. Et à ce moment-là, qui paye ? Qui paye la dette ? Ce sont les générations futures. Ce sont les générations futures et ce sont les Italiens qui payent. Voilà pourquoi un budget qui augmente la dette n'est pas un budget bon pour le peuple. Parce que c'est toujours les plus vulnérables qui payent à la fin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 5:43
Question 436Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
France Inter, Alibadou, le 7-9. L'invité du grand entretien ce matin est le commissaire européen aux affaires économiques et financières, Léa Salamé, est à mes côtés pour intervenir. Le standard au 01 45 24 7000, l'application France Inter et les réseaux sociaux. Bonjour Pierre Moscovici. Bonjour. Merci d'être au micro d'Inter. Vous revenez de Rome, vous y étiez pour remettre en main propre une lettre de la Commission européenne au ministre italien de l'économie. Le gouvernement italien prévoit un déficit de 2,4% pour 2019. La Commission évoque une déviation sans précédent. Les mots sont entre guillemets. Et vous avez demandé à l'Italie de vous présenter ses observations de toute urgence. L'ultimatum est fixé à aujourd'hui midi. Qu'est-ce qui se passe si les Italiens refusent de modifier leur copie ?
Réponse partielle
Nous allons en débattre. Vous savez, quand je suis allé à Rome, ce n'était pas pour annoncer des décisions. C'était pour poser des questions. Et j'en ai toujours. D'abord une question sur les déficits. Si on parle d'éviation sans précédent, c'est parce que, non pas le déficit facial de 2,4%, mais le déficit dit structurel, celui qui est indépendant de la croissance, celui qui augmente la dette, est beaucoup trop élevé. Combien il est ? Théoriquement, il devrait baisser de 0,6% compte du fait que l'Italie a une dette de 130%. Il augmente de 0,8%. Donc, sans vouloir être technique, il y a un écart de presque 1,5 points. Et jamais ça ne s'est passé comme ça depuis que nous avons le pacte de st…
« Nous allons en débattre. Vous savez, quand je suis allé à Rome, ce n'était pas pour annoncer des décisions. C'était pour poser des questions. Et j'en ai toujours. D'abord une question sur les déficits. Si on parle d'éviation sans précédent, c'est parce que, non pas le déficit facial de 2,4%, mais le déficit dit structurel, celui qui est indépendant de la croissance, celui qui augmente la dette, est beaucoup trop élevé. Combien il est ? Théoriquement, il devrait baisser de 0,6% compte du fait que l'Italie a une dette de 130%. Il augmente de 0,8%. Donc, sans vouloir être technique, il y a un écart de presque 1,5 points. Et jamais ça ne s'est passé comme ça depuis que nous avons le pacte de stabilité de croissance. On l'aime ou on ne l'aime pas, mais c'est notre règle commune. Ça, c'était la première question. La deuxième question, c'était précisément sur le niveau de la dette. Il est à 132%. 132%, c'est le deuxième après celui de la Grèce. Et bien sûr, c'est quelque chose qui est un fardeau sur les épaules des Italiens eux-mêmes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je n'aime pas l'expression budget du peuple, parce que quand un peuple est très endetté, ce sont finalement les citoyens. On va y revenir, l'expression est employée par le gouvernement italien. Et puis, la troisième question que je posais, c'était celle de la croissance. Parce qu'ils font des hypothèses de croissance qu'aucun économiste ne considère comme fond. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 0:48Voir 1 autre passage
« Ils pensent en vrai qu'augmenter les dépenses publiques va créer de la croissance. Nous sommes dans une période de surchauffe. L'opinion de la plupart des Italiens, des économistes, c'est que ce ne sera pas le cas. Donc voilà, ces questions. Maintenant, j'attends les réponses pour midi. Et ensuite, la Commission en débattra demain. Et nous verrons quelle est l'étape suivante de la procédure. Ce qui va compter aussi, c'est l'esprit de leur réponse. C'est-à-dire, est-ce qu'ils s'inscrivent ou pas dans l'esprit commun européen et dans la règle européenne ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 1:59
Question 437Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
Trois questions. La menace malgré tout, Pierre Moscovici. Est-ce que la Commission pourrait retoquer le budget italien ?
Réponse directe
Ce serait une décision inédite, mais est-ce que vous y êtes prêt ? Je n'aime pas l'expression retoquer, parce qu'on ne peut pas rejeter le budget. C'est comme ça que ça s'appelle ? Non, ça c'est une expression. Les mots comptent beaucoup en l'occurrence. Le maximum que nous pouvons faire, c'est une possibilité, nous allons en débattre, c'est de demander à l'Italie de resoumettre un autre budget qui tienne compte des observations, des questions et aussi des règles européennes. Elle ne l'a jamais fait. Ce serait une première. Je ne dis pas à quel moment nous allons décider, mais nous allons en débattre demain. Ce serait un geste politique qui aurait un sens, mais attention, ce ne serait pas l…
« Ce serait une décision inédite, mais est-ce que vous y êtes prêt ? Je n'aime pas l'expression retoquer, parce qu'on ne peut pas rejeter le budget. C'est comme ça que ça s'appelle ? Non, ça c'est une expression. Les mots comptent beaucoup en l'occurrence. Le maximum que nous pouvons faire, c'est une possibilité, nous allons en débattre, c'est de demander à l'Italie de resoumettre un autre budget qui tienne compte des observations, des questions et aussi des règles européennes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 2:32Voir 1 autre passage
« Je ne dis pas à quel moment nous allons décider, mais nous allons en débattre demain. Ce serait un geste politique qui aurait un sens, mais attention, ce ne serait pas la fin de l'histoire, parce qu'après il y a encore un débat entre nous, un dialogue qui peut durer trois semaines, au terme duquel nous entrons dans une autre phase encore. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 3:04
Question 438Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
quand est-ce que l'Europe fait faire des grosses économies sur ses frais de fonctionnement, pour nous montrer l'exemple ?
Réponse à côté
Vous savez, l'Union Européenne, le budget de l'Union Européenne est 1% du PIB de l'Union. Et à l'intérieur du budget, il y a 5% qui sont consacrés à son fonctionnement. J'aimerais bien connaître une collectivité, qu'elle soit locale ou nationale, qui a 5% de budget de fonctionnement. C'est une institution, en fait, assez frugale. Je ne me plains pas du tout du sort qu'on y a. Les gens sont bien payés, ils travaillent. Mais enfin, il y a 33 000 fonctionnaires à Bruxelles. Il y en a 40 000 à la mairie de Paris. Oui, le ratio est assez clair pour 550 millions d'habitants.
« Vous savez, l'Union Européenne, le budget de l'Union Européenne est 1% du PIB de l'Union. Et à l'intérieur du budget, il y a 5% qui sont consacrés à son fonctionnement. J'aimerais bien connaître une collectivité, qu'elle soit locale ou nationale, qui a 5% de budget de fonctionnement. C'est une institution, en fait, assez frugale. Je ne me plains pas du tout du sort qu'on y a. Les gens sont bien payés, ils travaillent. Mais enfin, il y a 33 000 fonctionnaires à Bruxelles. Il y en a 40 000 à la mairie de Paris. Oui, le ratio est assez clair pour 550 millions d'habitants. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 14:18
Question 439Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
Samedi à Londres, manifestation hors norme. On parle de 500, 600 000 personnes qui demandaient un nouveau référendum sur le Brexit. Ce serait une bonne idée ?
Réponse à côté
À titre personnel, je pense que si j'avais été britannique, j'aurais sans doute été manifesté. Mais je ne suis pas britannique. Je regrette la décision qui a été prise par les Britanniques de sortir de l'Union Européenne. Je la respecte. C'est à eux de choisir, encore une fois, la modalité. Ce que je constate, c'est qu'au fond, le Royaume-Uni cherche son avenir. Il cherche son avenir entre les grands enjeux historiques. Et à mon avis, le grand enjeu historique, c'est tout de même la relation avec l'Union Européenne. Et puis les petits jeux tactiques et politiques. Ce n'est pas le cas de cette manifestation.
« À titre personnel, je pense que si j'avais été britannique, j'aurais sans doute été manifesté. Mais je ne suis pas britannique. Je regrette la décision qui a été prise par les Britanniques de sortir de l'Union Européenne. Je la respecte. C'est à eux de choisir, encore une fois, la modalité. Ce que je constate, c'est qu'au fond, le Royaume-Uni cherche son avenir. Il cherche son avenir entre les grands enjeux historiques. Et à mon avis, le grand enjeu historique, c'est tout de même la relation avec l'Union Européenne. Et puis les petits jeux tactiques et politiques. Ce n'est pas le cas de cette manifestation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 9:26
Question 440Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"
Autre dossier brûlant, Pierre Moscovici. C'est Angela Merkel qui hausse le ton contre l'Arabie Saoudite. Elle estime qu'il n'est pas possible, après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, qu'il n'est pas possible de continuer à vendre des armes à l'Arabie Saoudite. Est-ce que vous comprenez sa position ?
Réponse directe
Je comprends tout à fait la position de Mme Merkel. Je n'ai pas de leçons à donner aux autres États membres. Je pense simplement qu'il y a, dans cette affaire qui est dramatique, plus que dramatique, apparemment atroce, un besoin d'éclaircissement réel. Et donc, on ne peut pas se contenter des premières explications qui ont été données. C'est la raison pour laquelle il faut absolument... Mais on peut imaginer que l'Union Européenne sanctionne l'Arabie Saoudite. Il faut absolument qu'il y ait une enquête, que cette enquête soit approfondie, qu'elle soit publique, que ses résultats soient transparents, et qu'on sache la vérité de A à Z. Pas une vérité partielle, et qui est tout de même très d…
« Je comprends tout à fait la position de Mme Merkel. Je n'ai pas de leçons à donner aux autres États membres. Je pense simplement qu'il y a, dans cette affaire qui est dramatique, plus que dramatique, apparemment atroce, un besoin d'éclaircissement réel. Et donc, on ne peut pas se contenter des premières explications qui ont été données. C'est la raison pour laquelle il faut absolument... Mais on peut imaginer que l'Union Européenne sanctionne l'Arabie Saoudite. Il faut absolument qu'il y ait une enquête, que cette enquête soit approfondie, qu'elle soit publique, que ses résultats soient transparents, et qu'on sache la vérité de A à Z. Pas une vérité partielle, et qui est tout de même très discutable. Ensuite, sur la base de l'enquête, de ce qu'elle permettra de révéler, à ce moment-là, des réactions concrètes deviennent possibles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La place de l'Italie est au cœur de l'Union européenne et de la zone Euro"Vérifier à 18:26
Question 441Pierre Moscovici face aux auditeurs
C'est quoi ?
Réponse à côté
Ce sont pour l'essentiel des prêts qui proviennent de nos institutions financières, nos banques de développement, c'est la Banque Européenne d'Investissement, en France, c'est l'Agence Française de Développement. Mais, si vous voulez, les accords de Paris, c'est une lutte, c'est un combat contre le réchauffement climatique avec l'objectif, vous savez, de limiter le réchauffement à 2 degrés. Et reconnaissons que nous sommes, aujourd'hui, non pas en régression, mais en retard. C'est la raison pour laquelle, je pense que l'Europe doit absolument donner le là. Effectivement, quand des pratiques industrielles sont des pratiques condamnables, elles doivent l'être. On doit absolument faire en sort…
« Ce sont pour l'essentiel des prêts qui proviennent de nos institutions financières, nos banques de développement, c'est la Banque Européenne d'Investissement, en France, c'est l'Agence Française de Développement. Mais, si vous voulez, les accords de Paris, c'est une lutte, c'est un combat contre le réchauffement climatique avec l'objectif, vous savez, de limiter le réchauffement à 2 degrés. Et reconnaissons que nous sommes, aujourd'hui, non pas en régression, mais en retard. C'est la raison pour laquelle, je pense que l'Europe doit absolument donner le là. Effectivement, quand des pratiques industrielles sont des pratiques condamnables, elles doivent l'être. On doit absolument faire en sorte de développer les services publics qui contribuent au développement de l'écologie. On doit faire appliquer les accords de Paris, et sans doute, à un moment donné, les renforcer. Et donc, il y a toute une démarche qui doit intégrer l'écologie à chacune des politiques publiques. Et enfin, je suis commissaire aussi à la fiscalité, je pense qu'il faudra, à un moment donné, mettre en place une taxation. Une taxation sur le carbone pour décarboner l'économie. Si j'avais un regret sur ce mandat, je crois que j'ai fait pas mal comme commissaire à la fiscalité, notamment dans la lutte contre la fraude de l'évasion fiscale, je suis fier d'être celui qui propose, aujourd'hui, que les grandes entreprises du numérique, les GAFA, mais d'autres aussi, payent leur juste part d'impôts quand elles créent des profits en Europe. Et je souhaite que ce texte soit adopté d'ici la fin d'année. Mais si j'ai un regret, qui n'est pas du qu'à moi, mais pas d'essentiel d'ailleurs à moi, c'est qu'on n'ait pas fait une taxation écologique. Et je pense que la taxation écologique doit être au cœur des politiques menées par la prochaine Commission, par le prochain Parlement et par le prochain Conseil. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 12:01
Question 442Pierre Moscovici face aux auditeurs
Vous attendez de prendre la tête de liste du Parti Socialiste ?
Réponse à côté
Je ne suis pas dans une perspective électorale, alors je vous parle. Vraiment pas. Mais je suis commissaire européen. Il se trouve que j'ai eu une expérience politique européenne assez rare, finalement, pour un Français. Parce que j'ai été membre de ce Parlement deux fois. J'ai été membre du Conseil des ministres deux fois, également, pendant sept ans. Vous ne fermez pas la porte. Non. Ce que je ferai, c'est que, de toute façon, je ferai entendre ma voix dans cette campagne. Parce que je crois qu'il y a besoin de passer des messages européens. Des messages qui soient pro-européens et qui soient progressistes et qui soient de gauche. Je reste que j'ai toujours été un social-démocrate pro-eur…
« Je ne suis pas dans une perspective électorale, alors je vous parle. Vraiment pas. Mais je suis commissaire européen. Il se trouve que j'ai eu une expérience politique européenne assez rare, finalement, pour un Français. Parce que j'ai été membre de ce Parlement deux fois. J'ai été membre du Conseil des ministres deux fois, également, pendant sept ans. Vous ne fermez pas la porte. Non. Ce que je ferai, c'est que, de toute façon, je ferai entendre ma voix dans cette campagne. Parce que je crois qu'il y a besoin de passer des messages européens. Des messages qui soient pro-européens et qui soient progressistes et qui soient de gauche. Je reste que j'ai toujours été un social-démocrate pro-européen. Après, nous verrons. La vie est devant moi. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 8:25
Question 443Pierre Moscovici face aux auditeurs
Vous vous sentez très proche d'Emmanuel Macron ?
Réponse à côté
Et la deuxième chose, c'est que le deuxième débat, ce sera quelle Europe voulons-nous ? Et de ce point de vue-là, il y aura, comme dans tous nos pays, des centristes, des hommes de gauche, des libéraux, des hommes de droite. Et ce combat-là est un combat légitime. Il faut les deux. Moi, je suis commissaire européen. À l'heure où je vous parle, je ne suis pas un homme politique actif en France. Donc, je suis tenu par un certain devoir de réserve. Ce que je peux dire, c'est que le commissaire européen que je suis travaille bien avec le président de la République française. Et que, pour ce qui est de la conception d'une Europe ouverte, nous avons des points de contact. J'imagine aussi que nous…
« Et la deuxième chose, c'est que le deuxième débat, ce sera quelle Europe voulons-nous ? Et de ce point de vue-là, il y aura, comme dans tous nos pays, des centristes, des hommes de gauche, des libéraux, des hommes de droite. Et ce combat-là est un combat légitime. Il faut les deux. Moi, je suis commissaire européen. À l'heure où je vous parle, je ne suis pas un homme politique actif en France. Donc, je suis tenu par un certain devoir de réserve. Ce que je peux dire, c'est que le commissaire européen que je suis travaille bien avec le président de la République française. Et que, pour ce qui est de la conception d'une Europe ouverte, nous avons des points de contact. J'imagine aussi que nous avons sans doute des points de différence. Mais le travail est facile avec un président pro-européen. Après, encore une fois, il y a des nuances. Des nuances politiques qui ont leur place et qui peuvent être parfois, d'ailleurs, un peu plus que des nuances. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 7:30
Question 444Pierre Moscovici face aux auditeurs
Qu'est-ce qui vous différencie finalement avec Emmanuel Macron aujourd'hui ?
Réponse partielle
Et la deuxième chose, c'est que le deuxième débat, ce sera quelle Europe voulons-nous ? Et de ce point de vue-là, il y aura, comme dans tous nos pays, des centristes, des hommes de gauche, des libéraux, des hommes de droite. Et ce combat-là est un combat légitime. Il faut les deux. Moi, je suis commissaire européen. À l'heure où je vous parle, je ne suis pas un homme politique actif en France. Donc, je suis tenu par un certain devoir de réserve. Ce que je peux dire, c'est que le commissaire européen que je suis travaille bien avec le président de la République française. Et que, pour ce qui est de la conception d'une Europe ouverte, nous avons des points de contact. J'imagine aussi que nous…
« Et la deuxième chose, c'est que le deuxième débat, ce sera quelle Europe voulons-nous ? Et de ce point de vue-là, il y aura, comme dans tous nos pays, des centristes, des hommes de gauche, des libéraux, des hommes de droite. Et ce combat-là est un combat légitime. Il faut les deux. Moi, je suis commissaire européen. À l'heure où je vous parle, je ne suis pas un homme politique actif en France. Donc, je suis tenu par un certain devoir de réserve. Ce que je peux dire, c'est que le commissaire européen que je suis travaille bien avec le président de la République française. Et que, pour ce qui est de la conception d'une Europe ouverte, nous avons des points de contact. J'imagine aussi que nous avons sans doute des points de différence. Mais le travail est facile avec un président pro-européen. Après, encore une fois, il y a des nuances. Des nuances politiques qui ont leur place et qui peuvent être parfois, d'ailleurs, un peu plus que des nuances. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 7:30
Question 445Pierre Moscovici face aux auditeurs
Vous n'êtes pas prêt aujourd'hui à prendre la tête de liste d'une liste qui pourrait regrouper, effectivement, les centristes, une certaine gauche ?
Réponse partielle
Je ne suis pas dans une perspective électorale, alors je vous parle. Vraiment pas. Mais je suis commissaire européen. Il se trouve que j'ai eu une expérience politique européenne assez rare, finalement, pour un Français. Parce que j'ai été membre de ce Parlement deux fois. J'ai été membre du Conseil des ministres deux fois, également, pendant sept ans. Vous ne fermez pas la porte. Non. Ce que je ferai, c'est que, de toute façon, je ferai entendre ma voix dans cette campagne. Parce que je crois qu'il y a besoin de passer des messages européens. Des messages qui soient pro-européens et qui soient progressistes et qui soient de gauche. Je reste que j'ai toujours été un social-démocrate pro-eur…
« Je ne suis pas dans une perspective électorale, alors je vous parle. Vraiment pas. Mais je suis commissaire européen. Il se trouve que j'ai eu une expérience politique européenne assez rare, finalement, pour un Français. Parce que j'ai été membre de ce Parlement deux fois. J'ai été membre du Conseil des ministres deux fois, également, pendant sept ans. Vous ne fermez pas la porte. Non. Ce que je ferai, c'est que, de toute façon, je ferai entendre ma voix dans cette campagne. Parce que je crois qu'il y a besoin de passer des messages européens. Des messages qui soient pro-européens et qui soient progressistes et qui soient de gauche. Je reste que j'ai toujours été un social-démocrate pro-européen. Après, nous verrons. La vie est devant moi. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 8:25
Question 446Pierre Moscovici face aux auditeurs
Cet après-midi, Edouard Philippe a prédit une bagarre pour les élections européennes entre les nationalistes et entre les autres. Est-ce que vous êtes, comme effectivement le gouvernement aujourd'hui, comme Emmanuel Macron, dans cette rupture entre les pro-européens et les anti-européens ?
Réponse directe
Je formule les choses de manière un tout petit peu différente. D'abord, c'est vrai que ces élections européennes vont être la grande bataille entre les nationalistes et les autres, les pro-européens. Et de ce point de vue-là, ceux qui prônent ce qu'on appelle une démocratie libérale, c'est-à-dire une démocratie sans liberté, M. Orban a été élu par les citoyens hongrois, M. Orban est démocratiquement légitime, mais M. Orban supprime petit à petit et de manière méthodique la liberté dans son pays. Ceux-là, ce sont des ennemis de la démocratie, ce sont des adversaires des libertés. Et nous devons les combattre, et donc, en effet, le clivage entre les pro-européens et les autres est un clivage…
« Je formule les choses de manière un tout petit peu différente. D'abord, c'est vrai que ces élections européennes vont être la grande bataille entre les nationalistes et les autres, les pro-européens. Et de ce point de vue-là, ceux qui prônent ce qu'on appelle une démocratie libérale, c'est-à-dire une démocratie sans liberté, M. Orban a été élu par les citoyens hongrois, M. Orban est démocratiquement légitime, mais M. Orban supprime petit à petit et de manière méthodique la liberté dans son pays. Ceux-là, ce sont des ennemis de la démocratie, ce sont des adversaires des libertés. Et nous devons les combattre, et donc, en effet, le clivage entre les pro-européens et les autres est un clivage tout à fait pertinent. Mais, je pense que les élections européennes, j'en suis même sûr, seront plus complexes que cela. Parce qu'à l'intérieur du camp des pro-européens, il y a ceux qui sont progressistes et ceux qui ne le sont pas. Il y a ceux qui croient aux outils de solidarité et ceux qui n'y croient pas. Il y a ceux qui pensent que la politique économique doit être active et doit aussi viser la croissance. Et ceux qui pensent qu'il faut laisser fonctionner les mécanismes du marché. Vous avez, dans le jugement sur M. Orban, toute une gradation. Après tout, il y a un grand parti, le parti qui s'appelle le Parti Populaire Européen. C'est le parti de Mme Merkel, c'est aussi le parti de M. Wauquiez, c'est le parti de M. Orban, c'est le parti de M. Courts, le chancelier autrichien. Donc, il ne faut pas dire que tous les chats sont gris et qu'il y a les uns et les autres. Il y a 50 nuances d'Europe. Et donc, il y aura un double clivage. Il y aura deux questions. La première question, c'est est-ce qu'on continue l'Europe ? Et ma réponse est oui. Et là-dessus, je me sens plus proche de tous les pro-européens que de n'importe quel nationaliste. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 5:58
Question 447Pierre Moscovici face aux auditeurs
Alors, l'élection au suffrage universel, il n'y a pas de président de l'Europe. On le rappelle quand même, Raoul. Pierre Moscovici, vous répondez quand même pourquoi pas un président de la Commission. Alors, c'est un grand débat. Ce qu'on appelle le Spitzenkandidat, c'est-à-dire le candidat qui serait arrivé en tête ici au mois de mai avec son parti serait le président de la Commission automatiquement. C'est ce qui s'est passé lors de la précédente législature.
Réponse directe
Je sais que c'est un point très disputé, mais là-dessus, j'ai une idée. Je sais qu'il y a des gens en France qui s'y opposent. Il y a des gens qui disent... On ne peut pas le faire parce qu'il n'y a pas de liste qui soit une liste pour une européenne. Moi, je suis favorable à ce que les élections européennes permettent en effet aux citoyens européens, à chaque citoyen européen, de dire qui va être le président de la Commission. Et pour ça, je suis favorable au système des Spitzenkandidats. C'est-à-dire que chaque parti ait une tête de liste. On voit ici, par exemple, M. Weber, consommateur de bavarois et candidat pour être Spitzenkandidat, ça peut être d'autres. Les socialistes, à mon avis,…
« On ne peut pas le faire parce qu'il n'y a pas de liste qui soit une liste pour une européenne. Moi, je suis favorable à ce que les élections européennes permettent en effet aux citoyens européens, à chaque citoyen européen, de dire qui va être le président de la Commission. Et pour ça, je suis favorable au système des Spitzenkandidats. C'est-à-dire que chaque parti ait une tête de liste. On voit ici, par exemple, M. Weber, consommateur de bavarois et candidat pour être Spitzenkandidat, ça peut être d'autres. Les socialistes, à mon avis, en auront un. On verra ce que font les libéraux. Mais il faut qu'il y ait une incarnation d'un chef de famille et que ce soit le Parlement européen qui ensuite investisse ce chef de famille en fonction du résultat des élections. D'ailleurs, en créant des coalitions parce qu'on sait bien qu'il n'y aura pas de majorité demain dans le Parlement européen. En tout cas, pas de majorité simple. Je suis aussi favorable, là, comme Emmanuel Macron, à ce qu'il y ait des listes transeuropéennes. C'est-à-dire qu'on ne vote pas seulement pays par pays mais qu'il y ait aussi une liste où... Mais ça, c'était retoqué. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 23:56Voir 2 autres passages
« Je n'y crois pas pour cette année. Je suis favorable au Spitzenkandidat maintenant parce que ça a été »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 24:52
« pour la démocratie européenne. Je parlais tout à l'heure d'un ministre des Finances de la zone euro. Oui, il faut que ce qui se passe dans l'antichambre ou dans les salles où on décide soit connu par le grand public. Qu'il y ait un contrôle démocratique. Ce contrôle, il doit se faire ici au Parlement européen. Bref, le citoyen doit aller voter aux élections européennes. C'est très important de voter. La participation est beaucoup trop faible à ces élections pour un Parlement qui a beaucoup de pouvoir. Il faut que le citoyen contrôle le Parlement, que le Parlement investisse la Commission et pour investir la Commission qui est un peu le gouvernement de l'Europe même si essentiellement ce sont quand même les États qui continuent à décider. Il ne faut pas l'oublier. Il faudrait mieux que chaque famille politique ait une figure identifiante. Oui, ça, je le crois. Et donc, ne reculons pas. Il faudra au contraire progresser l'avenir et aller vers une véritable élection au suffrage universel à travers des listes pan-européennes. »
Question 448Pierre Moscovici face aux auditeurs
En même temps, un énorme échec de l'Europe sur tout ce qui est énergie solaire, développement du solaire. Ce sont aujourd'hui les Chinois qui sont leaders mondiaux. Pour quelles raisons ?
Réponse partielle
Mais c'est sans doute parce que, justement, nous ne sommes pas assez unis. Vous savez, dans les élections européennes, il y aura ce débat, je l'ai dit, pro-européen, anti-européen, stop ou encore. Nous sommes 28 États membres. Nous avons un grand marché. Mais nous n'avons pas suffisamment mis en commun nos forces de manière positive. Et je pense qu'il faudra réfléchir aussi à une politique industrielle européenne, à des grands projets qui soient menés ensemble. Et c'est la raison pour laquelle, dans le prochain budget de l'Union Européenne, vous savez, le budget de l'Union Européenne, il est voté non pas pour une année, mais pour cette année. Il est très important que le budget affecté à l'…
« Mais c'est sans doute parce que, justement, nous ne sommes pas assez unis. Vous savez, dans les élections européennes, il y aura ce débat, je l'ai dit, pro-européen, anti-européen, stop ou encore. Nous sommes 28 États membres. Nous avons un grand marché. Mais nous n'avons pas suffisamment mis en commun nos forces de manière positive. Et je pense qu'il faudra réfléchir aussi à une politique industrielle européenne, à des grands projets qui soient menés ensemble. Et c'est la raison pour laquelle, dans le prochain budget de l'Union Européenne, vous savez, le budget de l'Union Européenne, il est voté non pas pour une année, mais pour cette année. Il est très important que le budget affecté à l'écologie, au développement durable, augmente de manière considérable. Car c'est ça, l'économie de demain. Et donc, je souhaite que dans le budget de demain, on voit la recherche, qu'on voit l'éducation, on voit effectivement l'accueil des migrants qui sont sur notre sol, on voit la sécurité comme priorité, et on voit l'écologie comme priorité. Voilà les cinq priorités, qui d'ailleurs sont celles du projet de la Commission. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 13:39
Question 449Pierre Moscovici face aux auditeurs
Quel sens peut-on redonner à ce projet européen ?
Réponse directe
Bonsoir. Dans la crise existentielle que vous décriviez, Stéphane Le Neuf, cette question migratoire fait sans doute office de détonateur. Je pense qu'il y a derrière tout ça, et ça sera présent dans les élections européennes, un choix existentiel. C'est est-ce que l'Europe est une société ouverte ? Est-ce que c'est une société qui continue d'accueillir ? Est-ce que c'est une société qui continue d'intégrer ? Ou est-ce que c'est une société fermée ? Une société qui refuse l'autre, qui refuse l'étranger et qui, comme au fond le propose M. Orban, qui était ici au Parlement européen cet après-midi, ne voit des Européens que catholiques et blancs ? Ma réponse est que nous sommes des sociétés ou…
« Dans la crise existentielle que vous décriviez, Stéphane Le Neuf, cette question migratoire fait sans doute office de détonateur. Je pense qu'il y a derrière tout ça, et ça sera présent dans les élections européennes, un choix existentiel. C'est est-ce que l'Europe est une société ouverte ? Est-ce que c'est une société qui continue d'accueillir ? Est-ce que c'est une société qui continue d'intégrer ? Ou est-ce que c'est une société fermée ? Une société qui refuse l'autre, qui refuse l'étranger et qui, comme au fond le propose M. Orban, qui était ici au Parlement européen cet après-midi, ne voit des Européens que catholiques et blancs ? Ma réponse est que nous sommes des sociétés ouvertes. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand quelqu'un est réfugié, quand il fuit un régime qui l'opprime, qui le tue, qui le prive de sa liberté, il doit pouvoir trouver sa place sur le sol européen. Moi, je suis un Européen né d'un père qui était venu ici comme réfugié en 1947. Quand je suis né, mon père n'était pas encore français. Il savait ce que c'était. Il était venu ici en France parce qu'il y avait des valeurs. Ces valeurs, on doit continuer à les porter. Ça ne veut pas dire pour autant, comme le disait l'ancien prévice Michel Rocard, qu'il faille accueillir toute la misère du monde, mais il faut en prendre notre part. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 1:51
Question 450Pierre Moscovici face aux auditeurs
Jamais sans doute les Etats européens n'auront connu une rentrée si tendue, montée des nationalismes, populistes au pouvoir, crise migratoire, guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe, défiance durable des Européens envers leurs institutions. Sur le plan strictement politique, on entre en année électorale avec une incertitude démocratique très forte. Quelle majorité sortira des urnes en mai prochain, ici, au Parlement européen ?
Réponse à côté
Bonsoir. Dans la crise existentielle que vous décriviez, Stéphane Le Neuf, cette question migratoire fait sans doute office de détonateur. Je pense qu'il y a derrière tout ça, et ça sera présent dans les élections européennes, un choix existentiel. C'est est-ce que l'Europe est une société ouverte ? Est-ce que c'est une société qui continue d'accueillir ? Est-ce que c'est une société qui continue d'intégrer ? Ou est-ce que c'est une société fermée ? Une société qui refuse l'autre, qui refuse l'étranger et qui, comme au fond le propose M. Orban, qui était ici au Parlement européen cet après-midi, ne voit des Européens que catholiques et blancs ? Ma réponse est que nous sommes des sociétés ou…
« Dans la crise existentielle que vous décriviez, Stéphane Le Neuf, cette question migratoire fait sans doute office de détonateur. Je pense qu'il y a derrière tout ça, et ça sera présent dans les élections européennes, un choix existentiel. C'est est-ce que l'Europe est une société ouverte ? Est-ce que c'est une société qui continue d'accueillir ? Est-ce que c'est une société qui continue d'intégrer ? Ou est-ce que c'est une société fermée ? Une société qui refuse l'autre, qui refuse l'étranger et qui, comme au fond le propose M. Orban, qui était ici au Parlement européen cet après-midi, ne voit des Européens que catholiques et blancs ? Ma réponse est que nous sommes des sociétés ouvertes. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand quelqu'un est réfugié, quand il fuit un régime qui l'opprime, qui le tue, qui le prive de sa liberté, il doit pouvoir trouver sa place sur le sol européen. Moi, je suis un Européen né d'un père qui était venu ici comme réfugié en 1947. Quand je suis né, mon père n'était pas encore français. Il savait ce que c'était. Il était venu ici en France parce qu'il y avait des valeurs. Ces valeurs, on doit continuer à les porter. Ça ne veut pas dire pour autant, comme le disait l'ancien prévice Michel Rocard, qu'il faille accueillir toute la misère du monde, mais il faut en prendre notre part. »
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 1:51
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Le téléphone sonne · Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 25:03
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 2:28
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 16:52
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18