Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 401 à 425 sur 643
Question 401Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"
Juste pour préciser, le curseur entre un recul de l'âge de départ ou plutôt une baisse des niveaux de pension, où est-ce que vous situez le curseur ?
Réponse directe
Pour ce qui nous concerne, c'est très clair. Nous pensons qu'il faut une réforme des retraites qui d'abord recule progressivement l'âge de départ en retraite effectif en prenant en compte les carrières longues, les carrières fragmentées, la pénibilité. Parce que si on ne le fait pas, et ça, il faut quand même le dire sans hypocrisie, ceux qui disent pas du tout de réforme de l'âge de départ, un jour, ils consentiront à la baisse des pensions. Mais il faut se dépêcher
« Pour ce qui nous concerne, c'est très clair. Nous pensons qu'il faut une réforme des retraites qui d'abord recule progressivement l'âge de départ en retraite effectif en prenant en compte les carrières longues, les carrières fragmentées, la pénibilité. Parce que si on ne le fait pas, et ça, il faut quand même le dire sans hypocrisie, ceux qui disent pas du tout de réforme de l'âge de départ, un jour, ils consentiront à la baisse des pensions. Mais il faut se dépêcher »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 402Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"
on fait des économies où alors ?
Réponse à côté
Alors, ce que je propose, je le redis, c'est très important, ce n'est pas une stratégie d'austérité. C'est une stratégie qui d'abord repose sur la musculation de notre croissance potentielle qui est trop faible. Et la Cour des comptes, dans son rapport, dit de manière très précise qu'il faut investir notamment dans deux domaines. Je dis notamment parce qu'il y en a d'autres. L'écologie, la transition écologique. Et ça demande des investissements massifs. On le voit. Alors après, il y a des choix à faire. Choix de mix énergétique, nucléaire, pas nucléaire. Le choix a été fait. Mais il faut le financer à partir du moment où on l'a fait. Et puis deuxième chose, notre industrie, la politique in…
« Alors, ce que je propose, je le redis, c'est très important, ce n'est pas une stratégie d'austérité. C'est une stratégie qui d'abord repose sur la musculation de notre croissance potentielle qui est trop faible. Et la Cour des comptes, dans son rapport, dit de manière très précise qu'il faut investir notamment dans deux domaines. Je dis notamment parce qu'il y en a d'autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"Vérifier à 8:17Voir 2 autres passages
« L'écologie, la transition écologique. Et ça demande des investissements massifs. On le voit. Alors après, il y a des choix à faire. Choix de mix énergétique, nucléaire, pas nucléaire. Le choix a été fait. Mais il faut le financer à partir du moment où on l'a fait. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"Vérifier à 8:36
« Et puis deuxième chose, notre industrie, la politique industrielle. Je crois profondément qu'un grand pays doit être un pays industriel. Sur ce point-là, nous avons cessé de perdre des emplois industriels. Nous devons en regagner. Et donc là, il y a deux investissements. Et ça passe par un facteur commun qui est l'innovation et la recherche. »
Question 403Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Avec la crise du Covid, le réveil a été brutal. Est-ce que vous reconnaissez cette erreur politique de long terme ?
Réponse à côté
Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les…
« Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les couches populaires vers les populistes, et notamment vers l'extrême droite. J'ai vu cette mutation à la fois sociologique et politique, et j'ai essayé, à la place qui était la mienne, je ne veux pas revenir sur ce bilan qui est déjà ancien, j'étais ministre des Finances jusqu'en 2014, par exemple, de sauver PSA et de promouvoir ses fleurs industrielles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 9:42Voir 1 autre passage
« Il y a eu un problème culturel dans notre pays, et le chiffre que je donne, il est objectif. Aujourd'hui, l'industrie représente quelques 11% du PIB. Nous avons décroché sur ce terrain-là, et décroché y compris par rapport à nos partenaires européens, par rapport à l'Allemagne, même par rapport au nord de l'Italie. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire par rapport à ça ? Je pense d'abord qu'il y a eu une prise de conscience qui s'est opérée ces dernières années, parce que dès avant la crise Covid, le déclin des emplois industriels avait cessé. On recrée, heureusement, un peu plus d'emplois dans l'industrie, aujourd'hui, qu'on en détruit. Et c'est une bonne chose. Mais il y a une politique industrielle qui s'est déployée avec tout de même 17 milliards d'euros par an. Ce n'est pas quelque chose de négligeant, mais qui reste encore très dispersée, qu'à mon avis, il faut concentrer, qu'il faut concentrer à la fois en regroupant les acteurs de la politique industrielle, en ciblant un certain nombre de secteurs, et notamment en s'appuyant beaucoup, beaucoup, sur l'Europe pour l'écologie, pour le numérique. Là, je rejoins, vous parliez de think-tank, les travaux que, par exemple, le commissariat au plan a présenté la semaine dernière à François Bayron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 10:40
Question 404Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Alors, toujours avec votre casquette Cour des comptes, de ce point de vue-là... Les priorités à l'industrie, oui. Oui, industrie. Comment appréciez-vous le plan France 2030, porté par Emmanuel Macron, 30 milliards d'euros sur 10 ans, pour réindustrialiser la France dans un certain nombre de secteurs porteurs ?
Réponse directe
La Cour des comptes est plutôt, pour le coup, tout de même, une institution qui regarde ce qui est fait, ce qui est déjà dépensé, qui ne porte pas de jugement sur le futur. Mais je veux quand même m'avancer sur ce point. Je l'ai dit, il y a des dépenses à faire, il y a des investissements à faire. Si nous voulons rester à la frontière technologique, si nous voulons, sur un certain nombre de secteurs, être dans la course, il faut faire ces investissements. C'est la raison pour laquelle un plan d'investissement à l'horizon 2030 est nécessaire. Il ne me paraît pas surdimensionné. 30 milliards d'euros à l'échelle de la France, ça n'est pas trop. Après, l'essentiel, ce sera le pilotage, ce sera…
« La Cour des comptes est plutôt, pour le coup, tout de même, une institution qui regarde ce qui est fait, ce qui est déjà dépensé, qui ne porte pas de jugement sur le futur. Mais je veux quand même m'avancer sur ce point. Je l'ai dit, il y a des dépenses à faire, il y a des investissements à faire. Si nous voulons rester à la frontière technologique, si nous voulons, sur un certain nombre de secteurs, être dans la course, il faut faire ces investissements. C'est la raison pour laquelle un plan d'investissement à l'horizon 2030 est nécessaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 11:52Voir 1 autre passage
« Il ne me paraît pas surdimensionné. 30 milliards d'euros à l'échelle de la France, ça n'est pas trop. Après, l'essentiel, ce sera le pilotage, ce sera la manière dont on le réalise. Mais oui, je pense qu'un tel plan est plutôt bienvenu. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 12:21
Question 405Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Vous disiez que la Cour des comptes devait éclairer les débats publics, que vous étiez un tiers de confiance. Béatrice vous pose la question suivante. Est-ce que ce serait possible, c'est sur l'application d'Inter, que la Cour des comptes chiffre les programmes des candidats à l'élection présidentielle pour éclairer les électeurs ?
Réponse directe
Je crois que ce n'est pas du tout son rôle. Moi, je pense que nous sommes là encore une fois pour éclairer le débat public à partir de ce que nous savons. Il y a une chose que je veux préciser, c'est que ces notes ne sont pas des notes d'invention pour le coup, ni de réflexion. Ce n'est pas un think tank. C'est fait à partir de travaux que nous avons déjà menés à partir de constats dont nous faisons la synthèse. Mais non, je pense que nous serions là dans une sorte de, comment dire, de politique des experts, de régime des experts. Je ne crois pas au régime des juges, je ne crois pas au régime des experts. Soyons à notre place. C'est-à-dire, fournissons des éléments de réflexion pour le déba…
« Je crois que ce n'est pas du tout son rôle. Moi, je pense que nous sommes là encore une fois pour éclairer le débat public à partir de ce que nous savons. Il y a une chose que je veux préciser, c'est que ces notes ne sont pas des notes d'invention pour le coup, ni de réflexion. Ce n'est pas un think tank. C'est fait à partir de travaux que nous avons déjà menés à partir de constats dont nous faisons la synthèse. Mais non, je pense que nous serions là dans une sorte de, comment dire, de politique des experts, de régime des experts. Je ne crois pas au régime des juges, je ne crois pas au régime des experts. Soyons à notre place. C'est-à-dire, fournissons des éléments de réflexion pour le débat public, pour le citoyen. Je parle du citoyen. Il y a une innovation que je veux mettre en place. Ça, c'est une innovation, les notes structurelles. Et il y en aura d'autres. Après, la campagne présidentielle, parce que je pense que livrer des éléments chiffrés, précis, lisibles, parce que ces rapports sont beaucoup plus courts que ce que nous faisons, c'est une vingtaine de pages, ce sont des notes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 16:48
Question 406Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Il faut en réinventer un autre. Quelques questions d'actualité, thèmes dans le débat public, l'opposition de droite accuse le président de la République de faire du quoi qu'il en coûte électoral en cette campagne présidentielle. Alors, dites-nous, monsieur le premier président de la Cour des Comptes, si Emmanuel Macron a ou non cramé la caisse comme l'en accuse Valérie Pécresse.
Réponse directe
Vous vous doutez bien que je ne peux pas m'inscrire dans ce débat. Je vais dire les choses différemment. Comme je le redis tout à l'heure, à savoir que le quoi qu'il en coûte, nous l'avons validé. La Cour des Comptes n'a pas critiqué le quoi qu'il en coûte. Quand on est face à une situation aussi dramatique, aussi exceptionnelle, il faut des dépenses exceptionnelles. Elles l'ont été. Et nous l'avons plutôt, d'ailleurs, non seulement validé, mais estimé comme utile au pays. Sauf qu'il continue le quoi qu'il en coûte. de dépenses. Reste une situation qui est celle de la sortie de crise, qui est celle de ces dettes publiques qui sont à presque 115% du PIB, qui sont très supérieures à la moyenn…
« de dépenses. Reste une situation qui est celle de la sortie de crise, qui est celle de ces dettes publiques qui sont à presque 115% du PIB, qui sont très supérieures à la moyenne de l'Union Européenne, qui doit être inférieure encore à 100%, avec un décrochage avec l'Allemagne, notre haut grand partenaire. Et le message que je fais passer, c'est qu'il faudra absolument qu'entre 2023 et 2027, donc dans le prochain quinquennat, on ait une politique de maîtrise de la dépense et de maîtrise de la dette. Ne serait-ce que pour protéger les générations futures. Mais la caisse est-elle cramée ? Non, parce que la France a une capacité à financer ses déficits et sa dette, qui est incontestable, elle le fait à des taux qui sont toujours bas. Non, mais c'est pas seulement la Banque Centrale Européenne, c'est aussi la signature française qui est de qualité, on lui fait confiance. Mais faisons attention, la confiance, ça se conquiert tous les jours, ça se mérite. Et si on assiste trop à un décrochage entre la France et les autres, alors à ce moment-là, à un moment donné, il peut y avoir une rupture de conscience. Voilà pourquoi il est nécessaire de mener cette politique des maîtrises de la dette et nous souhaitons qu'il y ait une loi de programmation de finances publiques qui soit prise dès le début du prochain quinquennat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 23:47
Question 407Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Alors, l'autre note concerne l'industrie. Et là aussi, votre constat est sévère. La France était sixième puissance industrielle dans le monde en 2004. Elle est huitième en 2019. Comment en est-on arrivé là, Pierre Moscovici ?
Réponse directe
Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les…
« Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les couches populaires vers les populistes, et notamment vers l'extrême droite. J'ai vu cette mutation à la fois sociologique et politique, et j'ai essayé, à la place qui était la mienne, je ne veux pas revenir sur ce bilan qui est déjà ancien, j'étais ministre des Finances jusqu'en 2014, par exemple, de sauver PSA et de promouvoir ses fleurs industrielles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 9:42Voir 1 autre passage
« Il y a eu un problème culturel dans notre pays, et le chiffre que je donne, il est objectif. Aujourd'hui, l'industrie représente quelques 11% du PIB. Nous avons décroché sur ce terrain-là, et décroché y compris par rapport à nos partenaires européens, par rapport à l'Allemagne, même par rapport au nord de l'Italie. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire par rapport à ça ? Je pense d'abord qu'il y a eu une prise de conscience qui s'est opérée ces dernières années, parce que dès avant la crise Covid, le déclin des emplois industriels avait cessé. On recrée, heureusement, un peu plus d'emplois dans l'industrie, aujourd'hui, qu'on en détruit. Et c'est une bonne chose. Mais il y a une politique industrielle qui s'est déployée avec tout de même 17 milliards d'euros par an. Ce n'est pas quelque chose de négligeant, mais qui reste encore très dispersée, qu'à mon avis, il faut concentrer, qu'il faut concentrer à la fois en regroupant les acteurs de la politique industrielle, en ciblant un certain nombre de secteurs, et notamment en s'appuyant beaucoup, beaucoup, sur l'Europe pour l'écologie, pour le numérique. Là, je rejoins, vous parliez de think-tank, les travaux que, par exemple, le commissariat au plan a présenté la semaine dernière à François Bayron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 10:40
Question 408Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
Sur la santé, vous êtes inquiet des déficits de l'assurance maladie, sous l'effet conjugué du vieillissement de la population, des maladies chroniques et du Covid, bien sûr. À quoi vous ajoutez le Ségur de la santé, les milliards donnés par l'exécutif au système de santé qui vont conduire à des déficits profonds et durables ?
Réponse directe
Non, pas du tout, ce n'est pas du tout ce que nous suggérons. Alors expliquez-nous. Ce que nous disons, écoutez, d'abord il y a des problèmes qui sont des problèmes structurels. Et là, cette note illustre extrêmement bien ce que je disais, c'est-à-dire que ce sont des problèmes de long terme qui doivent être traités, et qui ne sert à rien de mettre la poussière sous le tapis. Et que dans un grand choix démocratique, quand on élit un président de la République, quand on élit une nouvelle assemblée, quand on se projette sur 5 ans, quand on réfléchit à ce que doit être la France en 2030 ou en 2050, ce sont des questions qu'il faut poser. Et les vrais problèmes, le Ségur de la Santé, c'est un c…
« Non, pas du tout, ce n'est pas du tout ce que nous suggérons. Alors expliquez-nous. Ce que nous disons, écoutez, d'abord il y a des problèmes qui sont des problèmes structurels. Et là, cette note illustre extrêmement bien ce que je disais, c'est-à-dire que ce sont des problèmes de long terme qui doivent être traités, et qui ne sert à rien de mettre la poussière sous le tapis. Et que dans un grand choix démocratique, quand on élit un président de la République, quand on élit une nouvelle assemblée, quand on se projette sur 5 ans, quand on réfléchit à ce que doit être la France en 2030 ou en 2050, ce sont des questions qu'il faut poser. Et les vrais problèmes, le Ségur de la Santé, c'est un constat. Il a un coût. Est-ce qu'il est critiqué ? Non. J'ai dit moi-même que le quoi qu'il en coûte n'était pas critiqué. Et il y avait des besoins de revalorisation de professions dans le secteur de santé. Mais le coût, il est là. Le déficit, il s'accumule. Et à côté de ça, l'essentiel, c'est en effet le vieillissement de la population. C'est une bonne nouvelle. Encore faut-il vieillir en bonne santé. Il y a les maladies chroniques. Il y a les comportements. Et il y a la Covid. Dont nous voyons bien qu'elle devient, cette maladie, peu ou prou endémique. Et à partir de ce moment-là, nous faisons en effet l'addition. C'est 130 milliards d'euros entre 2020 et 2025. Est-ce qu'on peut vivre avec ça très longtemps ? Il faut absolument maîtriser nos dépenses de santé. Et il faut le faire sans austérité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 5:46
Question 409Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
L'ensemble de ces facteurs vont conduire à des déficits profonds et durables. Vous pointez à ce titre les revalorisations de rémunération, c'est dans la note de la Cour des comptes. Pensez-vous vraiment qu'il faille faire des économies sur le salaire des soignants ?
Réponse directe
Non, pas du tout, ce n'est pas du tout ce que nous suggérons. Alors expliquez-nous. Ce que nous disons, écoutez, d'abord il y a des problèmes qui sont des problèmes structurels. Et là, cette note illustre extrêmement bien ce que je disais, c'est-à-dire que ce sont des problèmes de long terme qui doivent être traités, et qui ne sert à rien de mettre la poussière sous le tapis. Et que dans un grand choix démocratique, quand on élit un président de la République, quand on élit une nouvelle assemblée, quand on se projette sur 5 ans, quand on réfléchit à ce que doit être la France en 2030 ou en 2050, ce sont des questions qu'il faut poser. Et les vrais problèmes, le Ségur de la Santé, c'est un c…
« Non, pas du tout, ce n'est pas du tout ce que nous suggérons. Alors expliquez-nous. Ce que nous disons, écoutez, d'abord il y a des problèmes qui sont des problèmes structurels. Et là, cette note illustre extrêmement bien ce que je disais, c'est-à-dire que ce sont des problèmes de long terme qui doivent être traités, et qui ne sert à rien de mettre la poussière sous le tapis. Et que dans un grand choix démocratique, quand on élit un président de la République, quand on élit une nouvelle assemblée, quand on se projette sur 5 ans, quand on réfléchit à ce que doit être la France en 2030 ou en 2050, ce sont des questions qu'il faut poser. Et les vrais problèmes, le Ségur de la Santé, c'est un constat. Il a un coût. Est-ce qu'il est critiqué ? Non. J'ai dit moi-même que le quoi qu'il en coûte n'était pas critiqué. Et il y avait des besoins de revalorisation de professions dans le secteur de santé. Mais le coût, il est là. Le déficit, il s'accumule. Et à côté de ça, l'essentiel, c'est en effet le vieillissement de la population. C'est une bonne nouvelle. Encore faut-il vieillir en bonne santé. Il y a les maladies chroniques. Il y a les comportements. Et il y a la Covid. Dont nous voyons bien qu'elle devient, cette maladie, peu ou prou endémique. Et à partir de ce moment-là, nous faisons en effet l'addition. C'est 130 milliards d'euros entre 2020 et 2025. Est-ce qu'on peut vivre avec ça très longtemps ? Il faut absolument maîtriser nos dépenses de santé. Et il faut le faire sans austérité. »
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Question 410Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"
N'est-ce pas le résultat de 20 ou 30 ans de décisions politiques, y compris dans des gouvernements dont vous avez pu faire partie, dont le mantra était que la France n'avait plus besoin d'industrie, que la Chine allait y pourvoir ?
Réponse partielle
Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les…
« Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les couches populaires vers les populistes, et notamment vers l'extrême droite. J'ai vu cette mutation à la fois sociologique et politique, et j'ai essayé, à la place qui était la mienne, je ne veux pas revenir sur ce bilan qui est déjà ancien, j'étais ministre des Finances jusqu'en 2014, par exemple, de sauver PSA et de promouvoir ses fleurs industrielles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 9:42Voir 1 autre passage
« Il y a eu un problème culturel dans notre pays, et le chiffre que je donne, il est objectif. Aujourd'hui, l'industrie représente quelques 11% du PIB. Nous avons décroché sur ce terrain-là, et décroché y compris par rapport à nos partenaires européens, par rapport à l'Allemagne, même par rapport au nord de l'Italie. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire par rapport à ça ? Je pense d'abord qu'il y a eu une prise de conscience qui s'est opérée ces dernières années, parce que dès avant la crise Covid, le déclin des emplois industriels avait cessé. On recrée, heureusement, un peu plus d'emplois dans l'industrie, aujourd'hui, qu'on en détruit. Et c'est une bonne chose. Mais il y a une politique industrielle qui s'est déployée avec tout de même 17 milliards d'euros par an. Ce n'est pas quelque chose de négligeant, mais qui reste encore très dispersée, qu'à mon avis, il faut concentrer, qu'il faut concentrer à la fois en regroupant les acteurs de la politique industrielle, en ciblant un certain nombre de secteurs, et notamment en s'appuyant beaucoup, beaucoup, sur l'Europe pour l'écologie, pour le numérique. Là, je rejoins, vous parliez de think-tank, les travaux que, par exemple, le commissariat au plan a présenté la semaine dernière à François Bayron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "La France a reculé sur le plan industriel mais elle n'est pas en déclin"Vérifier à 10:40
Question 411Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Comment vous définiriez aujourd'hui l'homme qu'il est devenu ?
Réponse directe
Je l'ai connu au Parti Socialiste. Je l'ai aussi connu au gouvernement. Nous avons été membres du même gouvernement, celui de Lionel Jospin. C'est un homme chaleureux, tempétueux. Vous étiez aussi sur deux ailes du gouvernement. Oui. Oh non, il était un ministre heureux, modéré et jospinolâtre à l'époque. Tout à fait enthousiaste. Et je crois qu'il a beaucoup aimé être ministre. Non, c'est un homme qui a un grand talent et qui, parfois, se laisse aussi emporter par son tempérament. Il faut faire attention que, quand on se laisse emporter par son tempérament, on ne franchisse pas certaines limites. Ça arrive parfois, peut-être, à lui comme à d'autres.
« Je l'ai connu au Parti Socialiste. Je l'ai aussi connu au gouvernement. Nous avons été membres du même gouvernement, celui de Lionel Jospin. C'est un homme chaleureux, tempétueux. Vous étiez aussi sur deux ailes du gouvernement. Oui. Oh non, il était un ministre heureux, modéré et jospinolâtre à l'époque. Tout à fait enthousiaste. Et je crois qu'il a beaucoup aimé être ministre. Non, c'est un homme qui a un grand talent et qui, parfois, se laisse aussi emporter par son tempérament. Il faut faire attention que, quand on se laisse emporter par son tempérament, on ne franchisse pas certaines limites. Ça arrive parfois, peut-être, à lui comme à d'autres. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 22:40
Question 412Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Donc, par exemple, j'essaie de suivre votre réseau de monde, dites-moi si je me trompe, si on taxe davantage les foyers les plus aisés, les millionnaires, les milliardaires en France dont la fortune a explosé depuis un an et demi, on pourrait redistribuer cet argent, le faire ruisseler un peu.
Réponse à côté
Encore une fois, je n'ai pas d'exemple de cette nature-là et ce n'est pas ce que la Cour des comptes suggère. Je dis simplement que non, la fiscalité n'est pas la formule magique pour répondre à la crise, qu'on peut toujours l'utiliser, mais qu'il faut l'utiliser avec non pas une main tremblante, mais une main prudente et surtout avec un très grand sens de l'équilibre. L'idée que c'est par l'impôt ou par exemple aussi par la lutte contre la fraude que tout à coup on va trouver là les milliards qui manquent, ça n'est pas exact. La lutte contre la fraude doit être encouragée et d'ailleurs par rapport aux mesures d'urgence, il faut reprendre aussi la lutte contre la fraude. On a été forcément…
« Encore une fois, je n'ai pas d'exemple de cette nature-là et ce n'est pas ce que la Cour des comptes suggère. Je dis simplement que non, la fiscalité n'est pas la formule magique pour répondre à la crise, qu'on peut toujours l'utiliser, mais qu'il faut l'utiliser avec non pas une main tremblante, mais une main prudente et surtout avec un très grand sens de l'équilibre. L'idée que c'est par l'impôt ou par exemple aussi par la lutte contre la fraude que tout à coup on va trouver là les milliards qui manquent, ça n'est pas exact. La lutte contre la fraude doit être encouragée et d'ailleurs par rapport aux mesures d'urgence, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 20:29
Question 413Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
On a commencé à sortir un peu le drapeau rouge en disant au gouvernement, attention, il va falloir à partir de 2023 s'attaquer à cette question du déficit. Est-ce que ça veut dire que quoi qu'il en coûte peut durer encore 2021-2022 ?
Réponse partielle
Alors, première chose, nous ne sommes pas en train de dresser le drapeau rouge. La dette française, elle est très élevée, très très élevée, mais elle est aujourd'hui finançable. Elle est finançable pour deux raisons. D'abord parce que la signature française est bonne, encore une fois, nous sommes une économie au rein solide. Et elle est finançable aussi parce que les taux d'intérêt sont très bas. Ils sont très bas du fait de la politique de la Banque Centrale Européenne. Et on sait que cette guidance, comme on dit, c'est-à-dire cette prévisibilité de la Banque Centrale Européenne, elle dure justement jusqu'en 2023 à peu près. Donc on a quelques certitudes, mais il faut aussi être très vigil…
« Alors, première chose, nous ne sommes pas en train de dresser le drapeau rouge. La dette française, elle est très élevée, très très élevée, mais elle est aujourd'hui finançable. Elle est finançable pour deux raisons. D'abord parce que la signature française est bonne, encore une fois, nous sommes une économie au rein solide. Et elle est finançable aussi parce que les taux d'intérêt sont très bas. Ils sont très bas du fait de la politique de la Banque Centrale Européenne. Et on sait que cette guidance, comme on dit, c'est-à-dire cette prévisibilité de la Banque Centrale Européenne, elle dure justement jusqu'en 2023 à peu près. Donc on a quelques certitudes, mais il faut aussi être très vigilant. Et on ne peut pas miser sur le fait qu'on pourra vivre pour toujours avec une dette publique très élevée parce qu'il y a le taux d'intérêt bas. Si un jour il se retourne, à ce moment-là, le fait d'avoir un niveau de dette élevé peut induire une charge de dette qui augmente considérablement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 4:53
Question 414Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Sur le comment, vous faites des remarques. On fait des remarques. Vous dites qu'il n'y a pas beaucoup de leviers possibles. On ne va pas baisser les pensions des retraités. On ne va pas augmenter les cotisations retraites. Il reste finalement très peu de choses, Pierre Moscovici. C'est toucher à l'âge légal ou toucher à la durée de cotisation ?
Réponse directe
C'est ce que nous suggérons. Âge légal ou durée de cotisation ? Encore une fois, nous donnons le menu. Nous ne sommes pas en train de choisir... Non. Encore une fois, il y a ce qu'il y a dans le rapport. Je ne vais pas inventer ou improviser autre chose. Nous disons aussi qu'il faut faire très attention à l'équité, qu'il faut tenir compte de la pénibilité, qu'il faut tenir compte des différents types de carrières, etc. Et nous faisons des préconisations de méthode. Une réforme des retraites, c'est forcément quelque chose qui est concerté. Une réforme des retraites, c'est forcément quelque chose qui fait l'objet d'un diagnostic partagé. Et une réforme des retraites, nous pensons justement qu…
« C'est ce que nous suggérons. Âge légal ou durée de cotisation ? Encore une fois, nous donnons le menu. Nous ne sommes pas en train de choisir... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 14:38
Question 415Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Donc, austérité pour tout le monde à partir de 2023 ?
Réponse directe
Non, justement. Nous ne sommes pas du tout en train de dire de l'austérité. Nous sommes en train de dire vigilance. Nous sommes en train de dire aussi que puisque nous avons une dette publique beaucoup plus élevée que d'autres, l'Allemagne est à 70%, il faut qu'on soit plus vigilant que d'autres. Alors, le chemin, quel est-il ? Il est double pour nous. Premier chemin, et je veux le mentionner, c'est la croissance. Je pense que la première source de réduction de la dette, c'est la croissance. Et il faut absolument investir. Il faut investir dans l'innovation, dans la recherche, investir dans l'industrie qui ne sait pas totalement rétablir, investir dans les compétences, dans la transition nu…
« Non, justement. Nous ne sommes pas du tout en train de dire de l'austérité. Nous sommes en train de dire vigilance. Nous sommes en train de dire aussi que puisque nous avons une dette publique beaucoup plus élevée que d'autres, l'Allemagne est à 70%, il faut qu'on soit plus vigilant que d'autres. Alors, le chemin, quel est-il ? Il est double pour nous. Premier chemin, et je veux le mentionner, c'est la croissance. Je pense que la première source de réduction de la dette, c'est la croissance. Et il faut absolument investir. Il faut investir dans l'innovation, dans la recherche, investir dans l'industrie qui ne sait pas totalement rétablir, investir dans les compétences, dans la transition numérique, dans la transition durable. Et il faut aussi que nous améliorons, notamment pour l'État français, notre capacité de résilience et d'anticipation. Je dirais, si je devais résumer notre réaction par rapport à la crise Covid, nous sommes très bons dans la réaction. Nous sommes vraiment bien mobilisés. Mais nous avons été médiocres dans l'anticipation. Et nous devons être capables d'anticiper les risques futurs. Donc, la première chose, c'est augmenter la croissance. Plus nous aurons de croissance, moins nous aurons d'efforts à faire de maîtrise de la dépense. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 5:41
Question 416Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Pierre Moscovici, le gouvernement, l'exécutif, Emmanuel Macron, vous avez commandé un rapport à la Cour des comptes il y a quatre mois. Vous l'avez donc remis hier à l'Élysée. D'abord, est-ce que c'est possible d'envisager l'avenir, d'envisager l'économie de demain, alors même qu'on ne sait toujours pas si on en a fini aujourd'hui avec le Covid ?
Réponse directe
Nous sommes très prudents avec ça. C'est-à-dire que nous notons qu'il y a un certain nombre d'incertitudes. Par exemple, nous ne sommes pas en train de fixer je ne sais quelle trajectoire budgétaire certaine pour les années 2023, 2027, 2030. Parce que nous voyons bien qu'en fonction de la situation sanitaire, la situation économique peut-elle évoluer ? Cela dit, ce que nous constatons, c'est qu'on va tout de même dans la bonne direction en Europe et en France, s'agissant de la situation sanitaire, et qu'on va aussi dans la bonne direction s'agissant de la situation économique. Vous avez vu que la Banque de France hier a rehaussé sa prévision de croissance à quelque 5,75%. On voit que l'écon…
« Nous sommes très prudents avec ça. C'est-à-dire que nous notons qu'il y a un certain nombre d'incertitudes. Par exemple, nous ne sommes pas en train de fixer je ne sais quelle trajectoire budgétaire certaine pour les années 2023, 2027, 2030. Parce que nous voyons bien qu'en fonction de la situation sanitaire, la situation économique peut-elle évoluer ? Cela dit, ce que nous constatons, c'est qu'on va tout de même dans la bonne direction en Europe et en France, s'agissant de la situation sanitaire, et qu'on va aussi dans la bonne direction s'agissant de la situation économique. Vous avez vu que la Banque de France hier a rehaussé sa prévision de croissance à quelque 5,75%. On voit que l'économie française repart, qu'elle est résiliente. Elle a l'air insolite, cette économie. Mais, attention, elle a aussi été impactée de manière durable, profonde, par la crise. On a quand même perdu deux points de PIB par rapport à la trajectoire qui se serait déroulée s'il n'y avait pas eu la crise de Covid. Cela n'est pas négligeable. On a aussi un taux de chômage qui a augmenté de manière significative. On a des difficultés sur le marché du travail. Une difficulté double, avec d'une part des coulées d'écran de roulement qui commencent et qui peuvent créer des tensions inflationnistes. Mais de l'autre côté aussi, des pertes d'emploi, des entreprises qui peuvent avoir envie de rationaliser, comme on dit. Donc, il faut être très vigilant là-dessus. Bref, notre rôle, c'est de scénariser ça. C'est d'être capable de dire qu'il y a plusieurs hypothèses, plusieurs scénarios, et nous le faisons. Mais il y a quand même quelques certitudes robustes. Un, encore une fois, notre économie va être impactée de manière durable, profonde. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 2:35
Question 417Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Ce que l'Europe vient de faire avec cette dette commune pour la première fois de son histoire, est-ce que ça doit être, en bon français pour nos amis du CSA, du one-shot, ou est-ce que l'Europe devra le refaire dans les années qui viennent pour assurer justement la relance ?
Réponse directe
Voilà. Et donc, je pense que ça ne doit pas être un one-shot ou un one-off à titre personnel. C'est plus l'ancien commissaire européen que je suis en charge de ces sujets qui va s'exprimer là, que le premier président de la Cour des comptes, mais je vais le faire quand même. Non, je pense qu'il faut vraiment pérenniser maintenant une capacité budgétaire pour l'Europe et pour la zone euro, et qu'il faut aussi une capacité d'emprunt permanente. Et du coup, il faudra également qu'il y ait des ressources propres pour l'Union européenne. On sait qu'il y a tout un débat sur la fiscalité des multinationales. Moi, je pense qu'il y a là des sources de revenus importants pour l'Europe, nouvelles. Je…
« Voilà. Et donc, je pense que ça ne doit pas être un one-shot ou un one-off à titre personnel. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 7:15Voir 1 autre passage
« C'est plus l'ancien commissaire européen que je suis en charge de ces sujets qui va s'exprimer là, que le premier président de la Cour des comptes, mais je vais le faire quand même. Non, je pense qu'il faut vraiment pérenniser maintenant une capacité budgétaire pour l'Europe et pour la zone euro, et qu'il faut aussi une capacité d'emprunt permanente. Et du coup, il faudra également qu'il y ait des ressources propres pour l'Union européenne. On sait qu'il y a tout un débat sur la fiscalité des multinationales. Moi, je pense qu'il y a là des sources de revenus importants pour l'Europe, nouvelles. Je suis très favorable à cette taxation des multinationales depuis longtemps. Et je pense que le taux minimal mondial serait, et sera, je crois, un progrès considérable dont l'Europe devra s'inspirer. Mais c'est un exemple parmi d'autres, il y a aussi la fiscalité environnementale. Bref, non, je pense qu'il faut vraiment pérenniser cette force budgétaire européenne et cette capacité d'emprunt qui ne se substitue évidemment pas au traitement de la dette nationale. Nous ne croyons pas qu'elle puisse être annulée. Il faut la traiter. Et donc, à côté de la croissance, il y a une deuxième source qui est la maîtrise de la dépense. Et ça, on va en parler. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 7:24
Question 418Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Donc on continue à mettre les 3% entre parenthèses ou on les oublie ?
Réponse partielle
Non, alors je pense que s'agissant des règles européennes que je connais bien, j'ai été ministre des Finances, j'étais commissaire européen, on ne peut pas rester avec les mêmes règles. Il va falloir les réviser, les revoir. Alors il ne s'agit pas tant de remettre en cause les 3% ou les 60%, même si 60% de public... 60% c'est l'endettement, on est à 117%. On est à 117%, c'est pendant très très longtemps. Je pense qu'il faut des règles qui soient plus simples, qu'il faut des règles qui soient plus efficaces sur le plan économique, c'est-à-dire qui ne soient pas, comme on dit, pro-cyclique. Autrement dit, quand la croissance baisse, on fait de la rigueur et ça affaiblit encore la croissance.…
« Non, alors je pense que s'agissant des règles européennes que je connais bien, j'ai été ministre des Finances, j'étais commissaire européen, on ne peut pas rester avec les mêmes règles. Il va falloir les réviser, les revoir. Alors il ne s'agit pas tant de remettre en cause les 3% ou les 60%, même si 60% de public... 60% c'est l'endettement, on est à 117%. On est à 117%, c'est pendant très très longtemps. Je pense qu'il faut des règles qui soient plus simples, qu'il faut des règles qui soient plus efficaces sur le plan économique, c'est-à-dire qui ne soient pas, comme on dit, pro-cyclique. Autrement dit, quand la croissance baisse, on fait de la rigueur et ça affaiblit encore la croissance. Je pense qu'il faut une règle simple, qui soit une règle qui soit axée avant tout sur la dépense publique, qui distingue l'investissement et le fonctionnement, qui privilégie l'investissement, qui soit distinct selon les pays en fonction de leur niveau d'endettement et qui soit contrôlé par des institutions budgétaires indépendantes, il y en a une à l'échelle européenne, il y en a une en France, elle s'appelle la Cour des comptes, plutôt le Haut Conseil des Finances Publiques. Pas les mêmes contraintes dans tous les pays ? Je crois qu'il faut une... Les critères seront les mêmes, c'est le critère de fond. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 11:05
Question 419Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Vous en avez parlé avec Emmanuel Macron hier de cette réforme des retraites ?
Réponse partielle
J'ai parlé du rapport dans son intégralité avec Emmanuel Macron. Il a semblé intéressé par ses points ? Il m'a semblé intéressé par le rapport, mais on verra le commentaire ou surtout l'utilisation qu'on fera l'exécutif. Non, mais ce que je veux dire surtout, c'est que personne n'imagine qu'on puisse faire une réforme brutale comme ça. Non. Donc, il y a forcément une part de concertation. Brutale, vous dites ? On ne peut pas faire une réforme sans concerter. On ne peut pas faire une réforme sans concerter. Mais ce sera brutal au final. Non. J'ai dit qu'on ne peut pas faire une réforme brutale sur ce sujet-là. J'avais oublié la virgule. Non, non. La virgule compte toujours. Vous savez, un ma…
« J'ai parlé du rapport dans son intégralité avec Emmanuel Macron. Il a semblé intéressé par ses points ? Il m'a semblé intéressé par le rapport, mais on verra le commentaire ou surtout l'utilisation qu'on fera l'exécutif. Non, mais ce que je veux dire surtout, c'est que personne n'imagine qu'on puisse faire une réforme brutale comme ça. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 15:31
Question 420Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Avant cela, un mot si vous le permettez, du football, la victoire des Bleus, hier soir face à l'Allemagne en ouverture de l'euro. Est-ce que c'est bon pour la confiance des Français ?
Réponse directe
Oui, c'est bon pour la confiance des Français de sentir qu'ils ont une équipe forte, qui les incarne, qui les représente. C'est une source de fierté assurément. Et cette équipe à l'air est très forte. Bon, battre l'Allemagne, qui plus est en Allemagne, c'est quelque chose qui n'arrive pas tous les jours. Et donc c'est à saluer, bien sûr. Et vous savez, la Cour des comptes s'intéresse beaucoup au sport. Ah bon ? Oui, nous avons une chambre qui contrôle le sport. D'ailleurs, on va sortir dans les jours qui viennent, aujourd'hui et demain, des rapports sur la lutte contre le dopage ou encore sur la gouvernance, la préparation des Jeux olympiques et paralympiques. Et donc c'est quelque chose qu…
« Oui, c'est bon pour la confiance des Français de sentir qu'ils ont une équipe forte, qui les incarne, qui les représente. C'est une source de fierté assurément. Et cette équipe à l'air est très forte. Bon, battre l'Allemagne, qui plus est en Allemagne, c'est quelque chose qui n'arrive pas tous les jours. Et donc c'est à saluer, bien sûr. Et vous savez, la Cour des comptes s'intéresse beaucoup au sport. Ah bon ? Oui, nous avons une chambre qui contrôle le sport. D'ailleurs, on va sortir dans les jours qui viennent, aujourd'hui et demain, des rapports sur la lutte contre le dopage ou encore sur la gouvernance, la préparation des Jeux olympiques et paralympiques. Et donc c'est quelque chose que nous suivons tout à fait. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 0:17
Question 421Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
est-ce que ça veut dire aussi que vous avertissez le prochain locataire de l'Élysée que ça va être dur ?
Réponse à côté
Alors, première chose, nous ne sommes pas en train de dresser le drapeau rouge. La dette française, elle est très élevée, très très élevée, mais elle est aujourd'hui finançable. Elle est finançable pour deux raisons. D'abord parce que la signature française est bonne, encore une fois, nous sommes une économie au rein solide. Et elle est finançable aussi parce que les taux d'intérêt sont très bas. Ils sont très bas du fait de la politique de la Banque Centrale Européenne. Et on sait que cette guidance, comme on dit, c'est-à-dire cette prévisibilité de la Banque Centrale Européenne, elle dure justement jusqu'en 2023 à peu près. Donc on a quelques certitudes, mais il faut aussi être très vigil…
« Alors, première chose, nous ne sommes pas en train de dresser le drapeau rouge. La dette française, elle est très élevée, très très élevée, mais elle est aujourd'hui finançable. Elle est finançable pour deux raisons. D'abord parce que la signature française est bonne, encore une fois, nous sommes une économie au rein solide. Et elle est finançable aussi parce que les taux d'intérêt sont très bas. Ils sont très bas du fait de la politique de la Banque Centrale Européenne. Et on sait que cette guidance, comme on dit, c'est-à-dire cette prévisibilité de la Banque Centrale Européenne, elle dure justement jusqu'en 2023 à peu près. Donc on a quelques certitudes, mais il faut aussi être très vigilant. Et on ne peut pas miser sur le fait qu'on pourra vivre pour toujours avec une dette publique très élevée parce qu'il y a le taux d'intérêt bas. Si un jour il se retourne, à ce moment-là, le fait d'avoir un niveau de dette élevé peut induire une charge de dette qui augmente considérablement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 4:53
Question 422Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel. Pierre Moscovici, on parlait de l'Europe il y a quelques instants. La règle des 3% de déficit imposé à tous les membres de l'Europe a été mise entre parenthèses ces derniers mois avec la crise. Est-ce qu'il faut l'oublier définitivement pour ne pas planter notre économie dans les années qui viennent ?
Réponse directe
On parlait de drapeau rouge ou d'austérité, la Cour des comptes ne dresse pas le drapeau rouge et elle ne préconise pas l'austérité. Je pense que les années 2021 et 2022 doivent être consacrées avant tout à la sortie de crise, à la musculation de notre croissance et au débranchage progressif des mesures d'urgence. Il vaut mieux sortir trop tard des mesures d'urgence que de sortir trop tôt. Ça peut surprendre dans ma bouche, mais je le dis parce que c'est une question de soutien de l'activité économique et de la cohésion sociale. Et donc il faudra faire des efforts de maîtrise de la dépense et donc de réduction des déficits, c'est le lien avec les 3%, à partir de 2023, sur une trajectoire qu…
« On parlait de drapeau rouge ou d'austérité, la Cour des comptes ne dresse pas le drapeau rouge et elle ne préconise pas l'austérité. Je pense que les années 2021 et 2022 doivent être consacrées avant tout à la sortie de crise, à la musculation de notre croissance et au débranchage progressif des mesures d'urgence. Il vaut mieux sortir trop tard des mesures d'urgence que de sortir trop tôt. Ça peut surprendre dans ma bouche, mais je le dis parce que c'est une question de soutien de l'activité économique et de la cohésion sociale. Et donc il faudra faire des efforts de maîtrise de la dépense et donc de réduction des déficits, c'est le lien avec les 3%, à partir de 2023, sur une trajectoire qui sera à définir en fonction justement de la croissance, avec un objectif qui est qu'à partir de 2027, la courbe de la dette française s'inverse de manière sérieuse. Il faut le faire. Nos voisins, nos partenaires, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne bien sûr, le font. Nous ne devons pas rester à la traîne et nous devons aussi préparer les chocs futurs. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 10:07
Question 423Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Ça, ça veut dire que ce n'est pas pour les mois qui viennent ?
Réponse partielle
sachant qu'on va être en campagne assez rapidement. Pour le coup, je ne suis dans le secret d'aucun dieu.
« sachant qu'on va être en campagne assez rapidement. Pour le coup, je ne suis dans le secret d'aucun dieu. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déficits publics, règles européennes, réforme des retraites, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 15:23
Question 424Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"
malgré tout. Non mais ça on l'imagine nous le sommes un petit peu moins. Olivier Faure le premier secrétaire du PS il dit jamais il n'y aura d'alliance avec La République En Marche. Vous, social-démocrate le PS c'est votre parti de cœur vous dites qu'il faut que le candidat des sociodémocrates au Parlement européen s'allie avec le groupe de La République En Marche au Parlement européen. Voilà ça ce sont des positions totalement contradictoires qui sont portées par deux individus Olivier Faure et vous vous êtes tous les deux socialistes qui l'emportent dans ce jeu là ?
Réponse directe
Attendez je vais essayer d'être un peu logique il y a eu la semaine dernière 6 élus PS place publique très bien ou 5 5 et 6 après le Brexit ceux-là vont se retrouver au Parlement européen ils vont siéger au groupe du Parti Socialiste Européen M. Glucksmann s'y est engagé j'espère bien que le moment venu considérons quand on est dans un groupe on respecte sa discipline et si ce groupe choisit non pas encore une fois de se rallier parce que c'est pas dont il s'agit mais de se coaliser je suis désolé quand vous avez pas de majorité vous êtes obligés de construire des coalitions et donc des coalitions c'est toujours un choix entre deux inconvénients d'une certaine façon et oui des sociodémocrat…
« Attendez je vais essayer d'être un peu logique il y a eu la semaine dernière 6 élus PS place publique très bien ou 5 5 et 6 après le Brexit ceux-là vont se retrouver au Parlement européen ils vont siéger au groupe du Parti Socialiste Européen M. Glucksmann s'y est engagé j'espère bien que le moment venu considérons quand on est dans un groupe on respecte sa discipline et si ce groupe choisit non pas encore une fois de se rallier parce que c'est pas dont il s'agit mais de se coaliser je suis désolé quand vous avez pas de majorité vous êtes obligés de construire des coalitions et donc des coalitions c'est toujours un choix entre deux inconvénients d'une certaine façon et oui des sociodémocrates ne sont pas des libéraux et moi je ne suis pas d'accord avec M. Babiche qui est le premier ministre de chaque élevé »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 31:22Voir 1 autre passage
« bien sûr que oui écoutez tous ces jeunes gens qui sont dans l'aile gauche en Marche ils ont travaillé avec moi dans le temps beaucoup d'entre eux ont été à mon cabinet j'ai deux membres de mon cabinet deux conseillers techniques à mon cabinet Alexis Coler en plus Cédric O et Julien de Normandie étaient des membres de mon cabinet est-ce que je ne pouvais pas travailler avec eux hier ? si est-ce que je pourrais travailler avec eux demain ? oui ne soyons pas dans les exclusifs individuels mais encore une fois ce qui compte c'est d'avoir une colonne vertébrale c'est de savoir par où passe l'hégémonie intellectuelle c'est de savoir quel est le centre de gravité et l'hégémonie politique »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 32:30
Question 425Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"
on va s'arrêter là pour passer à votre portrait. Juste, dernière question avant d'écouter le portrait de Karine Becker. Emmanuel Macron, est-ce qu'il est dans la position de faiseur de roi aujourd'hui ?
Réponse directe
Il est clairement à la table de la négociation et sa position est très importante parce que selon que les libéraux choisiront de s'allier avec les sociodémocrates et les écologistes ou qu'à un moment donné, comme c'était le cas dans le précédent Parlement, pour ça que je disais qu'ils étaient plus à droite, ils étaient en général avec le Parti Populaire Européen, ça change beaucoup. Donc il a du jeu. Il a du jeu, mais il est le troisième groupe, enfin plutôt le groupe auquel il appartient, le troisième... Donc il a raison C'est une force très importante et c'est une force qui est au centre. Le commissaire européen aux affaires économiques... Ce n'est pas non plus le premier groupe. C'est le…
« Il est clairement à la table de la négociation et sa position est très importante parce que selon que les libéraux choisiront de s'allier avec les sociodémocrates et les écologistes ou qu'à un moment donné, comme c'était le cas dans le précédent Parlement, pour ça que je disais qu'ils étaient plus à droite, ils étaient en général avec le Parti Populaire Européen, ça change beaucoup. Donc il a du jeu. Il a du jeu, mais il est le troisième groupe, enfin plutôt le groupe auquel il appartient, le troisième... Donc il a raison »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 19:23Voir 1 autre passage
« C'est une force très importante et c'est une force qui est au centre. Le commissaire européen aux affaires économiques... Ce n'est pas non plus le premier groupe. C'est le PPE 180, je cite lui les choses, les sociodémocrates 150 et le groupe un peu plus de 100. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Moscovici : "la gauche est revenue à flot"Vérifier à 19:50
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici : "Le 'quoiqu'il en coûte', c'est fini, nous n'en n'avons pas les moyens"Vérifier à 8:49
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 2:28
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 16:52
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18