Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 276 à 300 sur 643
Question 276Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Vous dites un événement politique, Pierre Moscovici. C'est là où ça rejoint quand même votre sujet, votre position, parce qu'on a vu que la note de la France a été maintenue tout juste par son Arsène Pours il y a quelques jours, mais en même temps, on voit bien que ça fragilise le gouvernement, ça fragilise Emmanuel Macron, donc ça fragilise la France. Est-ce que vous redoutez que ça a des conséquences ?
Réponse directe
Ça en a forcément, je ne sais pas de quelle nature, mais tout ça, au fond, est inclus dans la donne politique initiale de ce quinquennat, à savoir que le président de la République a été réélu, il a été réélu nettement face à Marine Le Pen, mais ensuite, les Français, dans l'élection législative qui a suivi, ne lui ont pas donné de majorité. Et donc, on voit qu'il y a une forme d'inconfort dans lequel le gouvernement vit, qui se manifeste aussi par le nombre de 49-3 extrêmement élevé sur les textes financiers, en particulier, dans lesquels il avance. Peut-être aussi, d'ailleurs, y a-t-il de la part de parlementaires, indépendamment de leur opinion sur le fond, une forme de frustration par r…
« Ça en a forcément, je ne sais pas de quelle nature, mais tout ça, au fond, est inclus dans la donne politique initiale de ce quinquennat, à savoir que le président de la République a été réélu, il a été réélu nettement face à Marine Le Pen, mais ensuite, les Français, dans l'élection législative qui a suivi, ne lui ont pas donné de majorité. Et donc, on voit qu'il y a une forme d'inconfort dans lequel le gouvernement vit, qui se manifeste aussi par le nombre de 49-3 extrêmement élevé sur les textes financiers, en particulier, dans lesquels il avance. Peut-être aussi, d'ailleurs, y a-t-il de la part de parlementaires, indépendamment de leur opinion sur le fond, une forme de frustration par rapport à la multiplication des 49-3. Et derrière ça, il y a aussi le fait qu'il n'y a pas de coalition gouvernementale. Bref, on pourrait tirer le fil, et on le fera sans doute, et le président de la République, qui est, je le rappelle, le maître des horloges et le maître du juridictionnel, en tirera les conclusions qu'il croit devoir tirer. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 3:42
Question 277Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Il faut peut-être changer le fonctionnement de l'Europe. Justement, si on parle du pacte budgétaire européen, il y avait un écofine vendredi qui est en train d'accoucher de quelque chose. J'ai une question d'abord un peu basique quand même. À quoi ça sert de faire ?
Réponse directe
Ce n'est pas du tout exact. J'ai été mis en finance de 2012 à 2014. J'ai été commissaire européen de 2014 à 2009. Et mon portefeuille, c'était précisément de faire respecter les règles. Quand j'ai quitté la Commission européenne en 2019, c'était en phase pré-Covid. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. À ce moment-là, tous les pays de la zone euro, tous, y compris la France, étaient sortis de la procédure pour déficiter excessif. Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la cri…
« Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la crise énergétique, c'est la crise ukrainienne. Et maintenant, maintenant, il est indispensable que nous ayons un chemin commun pour revenir à des finances publiques saines. Disant ça, ce n'est pas pour dire « Les critères doivent être appliqués de manière rigide ». Ce n'est pas pour proposer une politique d'austérité que je n'ai jamais défendue. C'est simplement pour dire que les finances publiques, c'est un sujet de société au fond. Vous savez, vous disiez que personne ne s'y intéresse. On a tort. Parce que quand un pays est très endetté, c'est le cas de la France. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:56Voir 2 autres passages
« 3 000 milliards de dettes, 110% du PIB au moins. Quand un pays est très endetté, comment peut-il, vous parliez tout à l'heure de la COP 28, comment peut-on financer la transition écologique, la transition numérique, des politiques d'éducation modernisées, des politiques sociales efficaces ? »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 9:35
Question 278Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
0,5 ?
Réponse directe
On va aller, peut-être, vers une situation, en tout cas, c'est la provision franco-allemande, où, en réalité, on dit que c'est 0,5, mais en incluant la charge des intérêts de la dette. Donc, ça fait à peu près 0,3. Ça peut fonctionner. En tout cas, ce qu'il faut, c'est deux choses, je l'aurais dit, un, rebrancher les règles, et elles le seront de toute manière. Il vaut mieux des règles nouvelles, deuxième chose, que les règles anciennes, qui sont trop rigides. Et troisième chose, quand même, pour un pays comme la France, ça veut dire une chose, c'est-à-dire que l'assainissement de nos finances publiques, le désendettement, la restauration de marge de manœuvre de nos finances publiques, c'es…
« On va aller, peut-être, vers une situation, en tout cas, c'est la provision franco-allemande, où, en réalité, on dit que c'est 0,5, mais en incluant la charge des intérêts de la dette. Donc, ça fait à peu près 0,3. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 10:45
Question 279"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Alors, votre question, Rémi ?
Réponse à côté
Et qui y croit toujours. Oui. L'idée n'est pas morte. Écoutez, on parle en ce moment beaucoup du Proche-Orient, et c'est normal, mais aussi la guerre en Ukraine. Et qu'est-ce qui nous protège ? Qu'est-ce qui nous protège dans un monde dangereux où des puissances sont en confrontation, les Etats-Unis et la Chine ? C'est l'Europe. Et qu'est-ce qui continue d'attirer ? C'est l'Europe. L'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie veulent adhérer à l'Europe. On voit que la Suède ou la Finlande ont adhéré à l'OTAN parce qu'ils veulent appartenir à un ensemble géostratégique protégé. Bon, je pourrais répondre longuement à cette question, mais je crois simplement que c'est faux. Je pense que l'Europe nous a…
« Et qui y croit toujours. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 15:00Voir 2 autres passages
« Oui. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 15:02
« L'idée n'est pas morte. Écoutez, on parle en ce moment beaucoup du Proche-Orient, et c'est normal, mais aussi la guerre en Ukraine. Et qu'est-ce qui nous protège ? Qu'est-ce qui nous protège dans un monde dangereux où des puissances sont en confrontation, les Etats-Unis et la Chine ? C'est l'Europe. Et qu'est-ce qui continue d'attirer ? C'est l'Europe. L'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie veulent adhérer à l'Europe. On voit que la Suède ou la Finlande ont adhéré à l'OTAN parce qu'ils veulent appartenir à un ensemble géostratégique protégé. Bon, je pourrais répondre longuement à cette question, mais je crois simplement que c'est faux. Je pense que l'Europe nous a donné de la force, que l'Union fait la force, qu'elle a permis d'ouvrir des marchés considérables à beaucoup d'entreprises, que la France se porte aujourd'hui mieux économiquement qu'elle le se portait en 1957, que de toute façon il n'y a pas de solution autarcique. En même temps, je vois bien les faiblesses de l'Europe. Je ne suis pas un euro-BA. Et les faiblesses de la France. Oui, c'est les faiblesses de la France en Europe, y compris en termes de finances publiques. »
Question 280"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Il n'a pas encore 50 ans ?
Réponse à côté
Je pense à 50 ans. Ah, à 50 ans. Dans 50 ans. Je vois la planète qui brûle. Comment financer la transition écologique ? Comment préparer son avenir ? Comment préparer l'avenir de nos enfants ? Pour retrouver les capacités et les marges de manœuvre, désendettons-nous.
« Je pense à 50 ans. Ah, à 50 ans. Dans 50 ans. Je vois la planète qui brûle. Comment financer la transition écologique ? Comment préparer son avenir ? Comment préparer l'avenir de nos enfants ? Pour retrouver les capacités et les marges de manœuvre, désendettons-nous. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 17:21
Question 281"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Les grandes questions, pourtant, vous les abordez chaque année dans un rapport annuel qui est scruté de près. Ça, c'est le président de la Cour des Comptes. Très, très près. Vous êtes le président de la Cour des Comptes. Et en l'occurrence, votre boulot, si je dois dire, en tout cas, c'est de non seulement évaluer la manière dont sont dépensées les données publiques, mais également d'être transparent et d'en informer les citoyens. Et ça, on va y revenir parce qu'il y a une histoire de la politique telle qu'on ne la pratique plus. Vous brossez une galerie de portraits de ceux qui ont été vos mentors ou de vos camarades de lutte en politique. Ça aussi, on va y venir. Mais ce livre, c'est, vous le disiez, un livre intime dans lequel vous revenez longuement sur votre histoire familiale. Et elle résonne avec l'époque, évidemment. Vous parlez de votre mère, née en France, d'une famille arrivée de Pologne, cachée par des justes en Lauserre, parce que juive. De votre père, né en Roumanie, passé par un camp de travail à Bucarest. Il a assisté à des pogroms et dit de cette expérience qu'elle débranche les nerfs de la vie. C'est une expression qui est extrêmement forte. Depuis le début du conflit au Proche-Orient, il y a eu plus de 850 actes antisémites recensés. Ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur cette semaine. Ça suscite de l'inquiétude, de l'incompréhension. Ou au contraire, est-ce que vous voyez ressurgir quelque chose ?
Réponse directe
La bête immonde, elle n'est pas morte. Vous voyez pogroms. Ce qui s'est passé le 7 octobre, ce fut un pogrom. C'est-à-dire une attaque délibérée, sauvage, dans laquelle on vise systématiquement des civils, et où on massacre des hommes, des femmes, des enfants. Et c'est ce que les habitants d'Israël, c'est ce que les juifs dans le monde entier ont ressenti. Et au-delà des juifs, je l'espère, un acte d'une sauvagerie incroyable, qu'il faut nommer, qu'il faut condamner, dont il faut tirer toutes les leçons. Alors oui, la bête immonde, elle est là. Et d'ailleurs, chaque fois qu'elle sort, dans l'histoire de l'humanité, les juifs sont des victimes de cela. Et ça, il ne faut jamais l'oublier, c'e…
« La bête immonde, elle n'est pas morte. Vous voyez pogroms. Ce qui s'est passé le 7 octobre, ce fut un pogrom. C'est-à-dire une attaque délibérée, sauvage, dans laquelle on vise systématiquement des civils, et où on massacre des hommes, des femmes, des enfants. Et c'est ce que les habitants d'Israël, c'est ce que les juifs dans le monde entier ont ressenti. Et au-delà des juifs, je l'espère, un acte d'une sauvagerie incroyable, qu'il faut nommer, qu'il faut condamner, dont il faut tirer toutes les leçons. Alors oui, la bête immonde, elle est là. Et d'ailleurs, chaque fois qu'elle sort, dans l'histoire de l'humanité, les juifs sont des victimes de cela. Et ça, il ne faut jamais l'oublier, c'est la singularité tragique de ce peuple. Ce n'est pas la seule. C'est aussi sa culture, c'est aussi sa résilience, c'est aussi sa force. Mais ça, je crois qu'il ne faut vraiment pas l'oublier. Alors après, est-ce qu'il y a pour autant de quoi trembler en France ? Est-ce qu'il y a un sentiment de crainte qui doit s'empailler de tous les juifs de France ? Je vous retourne la question ? Je ne veux pas le croire. Non pas que je me cache la réalité de certaines situations, de certaines communautés, dans certains endroits, de certaines tensions. On entendait parler de Marcel tout à l'heure. Mais en même temps, j'appartiens peut-être à une génération qui croit en la République, qui croit en la France. Quand j'étais jeune, mes mentors, pour le coup, les vrais inspirateurs, c'était Léon Blum, c'était Pierre-Madez France, c'était des gens qui étaient juifs en France, qui étaient des Français juifs, et qui croyaient profondément à la République, qui croyaient que la République était ce qui intégrait, et que les juifs en étaient une partie constituante. Et je voudrais que ce soit encore le cas aujourd'hui. Et je crois que c'est le devoir de tous, des institutions, des communautés, de la communauté, de toutes les religions, de faire en sorte qu'il en ait un. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 4:08
Question 282"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Il n'y avait pas d'urgence ?
Réponse à côté
L'avenir dure longtemps, c'était une phrase de Louis Althusser, c'était un livre de Louis Althusser, qui parlait aussi de ses mémoires où il avait, on se souvient, tué sa femme. Bon, et bien d'autres choses. Oui, oui, un homme, enfin, en 68 j'étais bien né, j'étais même déjà collégien. Non, je plaisante, mais pourquoi le besoin d'écrire ses mémoires aujourd'hui ? Le mot que vous utilisez « besoin », c'est bien ce que j'ai ressenti en réalité. Ce ne sont pas les mémoires, c'est plus un récit, c'est les souvenirs des mémoires, ce serait une sorte de chronique, année par année, ce n'est pas de ça dont il s'agit, c'est plutôt de quelques grands blocs qui m'ont constitué, et je l'ai fait parce q…
« L'avenir dure longtemps, c'était une phrase de Louis Althusser, c'était un livre de Louis Althusser, qui parlait aussi de ses mémoires où il avait, on se souvient, tué sa femme. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 0:30Voir 2 autres passages
« Bon, et bien d'autres choses. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 0:40
« Oui, oui, un homme, enfin, en 68 j'étais bien né, j'étais même déjà collégien. Non, je plaisante, mais pourquoi le besoin d'écrire ses mémoires aujourd'hui ? Le mot que vous utilisez « besoin », c'est bien ce que j'ai ressenti en réalité. Ce ne sont pas les mémoires, c'est plus un récit, c'est les souvenirs des mémoires, ce serait une sorte de chronique, année par année, ce n'est pas de ça dont il s'agit, c'est plutôt de quelques grands blocs qui m'ont constitué, et je l'ai fait parce que je suis devenu père, à 60 ans, d'un enfant qui n'a encore aujourd'hui 5 ans. Oui, c'est méritoire, mais surtout formidément agréable, et ça a changé ma vie pour être banal. Et moi, j'avais un père qui était un grand sociologue, un homme impressionnant, un rescapé de la Shoah, qui était dans un camp de travail pendant la guerre, et qui ne m'avait jamais parlé de son enfance, de sa jeunesse, de ses amis, de ses engagements. Et j'avoue que quand j'ai appris à 40 ans ce qui lui était arrivé, j'ai ressenti un choc. Et je ne sais pas jusqu'à quand je serai avec mon fils, j'espère longtemps, mais je n'avais pas envie qu'il ignore qui était son père. Et puis par ailleurs, il y a quand même l'époque dans laquelle nous vivons, une époque où on voit la montée de la violence, la montée de la violence en politique, qui m'inquiète. J'ai voulu témoigner d'une période où le débat démocratique, me semble-t-il, était d'une autre qualité. Voilà, ces deux raisons ont fait que, oui, j'ai eu besoin d'écrire ce livre. »
Question 283"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Les comptes publiques, évidemment. Est-ce que la France est un pays qui est bien géré ou est-ce que c'est un pays qu'il faut ranger dans la catégorie des pays club-made ?
Réponse directe
Non, pas un pays du club-made. C'est un pays solide, c'est un pays respecté, c'est un pays qui a un grand marché intérieur, c'est un pays où les impôts rentrent très très bien.
« Non, pas un pays du club-made. C'est un pays solide, c'est un pays respecté, c'est un pays qui a un grand marché intérieur, c'est un pays où les impôts rentrent très très bien. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 16:03
Question 284"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Alors, vous revenez également sur votre parcours politique, camarade, camarade Moscovici, puisque c'est comme ça qu'on s'appelait au Parti Socialiste. Qu'est-ce que vous pensez, par exemple, d'un certain nombre de déclarations qu'on a pu reprocher à Jean-Luc Mélenchon, à d'autres membres de la France Insoumise ?
Réponse directe
Écoutez, je trouve qu'avec Jean-Luc Mélenchon, je suis à la fois sévère, et en même temps, je trouve qu'on en parle trop. On en parle trop ? Oui, je vais vous dire pourquoi. Je suis sévère parce que, oui, il y a eu un pogrom, il y a eu un massacre, et on aurait attendu de lui, et de certains de ses amis de la France Insoumise, pas tous, des paroles d'empathie. Pour la communauté juive, mais pour l'humanité, tout simplement. Ce sont des actes d'une barbarie incroyable. Et il n'y a pas besoin d'être juif, il n'y a pas besoin d'être un sympathisant de la cause, il suffit juste d'être un humain pour le dire. Il ne l'a jamais dit. Et je pense que ses propos manquent. Et du coup, ça donne un côté…
« Écoutez, je trouve qu'avec Jean-Luc Mélenchon, je suis à la fois sévère, et en même temps, je trouve qu'on en parle trop. On en parle trop ? Oui, je vais vous dire pourquoi. Je suis sévère parce que, oui, il y a eu un pogrom, il y a eu un massacre, et on aurait attendu de lui, et de certains de ses amis de la France Insoumise, pas tous, des paroles d'empathie. Pour la communauté juive, mais pour l'humanité, tout simplement. Ce sont des actes d'une barbarie incroyable. Et il n'y a pas besoin d'être juif, il n'y a pas besoin d'être un sympathisant de la cause, il suffit juste d'être un humain pour le dire. Il ne l'a jamais dit. Et je pense que ses propos manquent. Et du coup, ça donne un côté terriblement dissymétrique à sa parole. Je ne dirais pas qu'il a été antisémite, en tout cas, il montrait qu'il n'était pas philosophique, et qu'il n'était pas attentif à ces souffrances-là. Mais vous lui gardez une forme d'amitié ? Non, ce n'est pas une question d'amitié. Je trouve qu'on en parle trop. Pourquoi ? Parce qu'après, derrière ça, il y a une espèce de déferlement sur lui et sur la France insoumise, comme s'ils étaient, je ne sais quelle branche armée française, ou plutôt branche civile française, du Hamas, non plus. Enfin, ils ne sont pas non plus des gens qui appellent à la haine. Et les exclure de l'arcus républicain pour cela, je trouve que c'est un procédé politique que, pour ma part, je ne partagerai pas. Je pense que, vous voyez, je suis un homme qui garde peut-être trop le sens de nuancer. Peut-être surtout ça qui m'a manqué, en réalité. En politique. En politique, de ne pas être nuancé. Être trop nuancé. Oui, j'essaie de comprendre, j'essaie d'avoir de l'empathie pour les autres. Et en l'occurrence, je dirais à la fois, il faut être sévère, mais il ne faut pas non plus passer de l'autre côté du cheval et tomber dans je ne sais quel parano. Il n'a pas eu de propos antisémites pendant cette période. Il a eu des propos étrangement, et même de façon suspecte, indifférents, hostiles, dissymétriques, qui laissent à penser des choses. Des arrière-pensées sont là, sans doute. Mais voilà, il ne faut pas non plus en faire une obsession. Ce qui se passe, c'est un conflit qui a des conséquences mondiales, qui a des conséquences pour nous, et c'est ça qu'il faut regarder d'abord. Pas les propos de Jean-Luc Mélenchon tous les jours. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 9:51
Question 285"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Vous êtes nostalgique, est-ce que vous êtes plutôt désabusé quand vous regardez la vie politique française ?
Réponse partielle
Désenchanté. Joyeux et optimiste dans la vie. Vraiment ? Vraiment. Mais non, je ne suis pas nostalgique, je ne suis pas mélancolique. Je suis éloigné. Je suis éloigné, mais je suis inquiet. Parce que la politique continue à m'intéresser. Éloigné ? Éloigné, oui. D'abord, je suis éloigné professionnellement, parce que je suis à la Cour des comptes, je suis impartial et indépendant, et ça, c'est ma tâche. Et je n'y déroge pas. Je ne peux pas, et je ne veux pas m'engager dans un parti. Et je suis éloigné aussi parce que, au fond, la première phrase de mon livre, c'est « La France m'inquiète ». Elle m'inquiète parce qu'elle est devenue, c'est un déclassement de la qualité du débat démocratique.…
« Désenchanté. Joyeux et optimiste dans la vie. Vraiment ? Vraiment. Mais non, je ne suis pas nostalgique, je ne suis pas mélancolique. Je suis éloigné. Je suis éloigné, mais je suis inquiet. Parce que la politique continue à m'intéresser. Éloigné ? Éloigné, oui. D'abord, je suis éloigné professionnellement, parce que je suis à la Cour des comptes, je suis impartial et indépendant, et ça, c'est ma tâche. Et je n'y déroge pas. Je ne peux pas, et je ne veux pas m'engager dans un parti. Et je suis éloigné aussi parce que, au fond, la première phrase de mon livre, c'est « La France m'inquiète ». Elle m'inquiète parce qu'elle est devenue, »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 12:48Voir 2 autres passages
« c'est un déclassement de la qualité du débat démocratique. Trop de violence, trop de médiocrité, trop de paresse, pas assez d'idées. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 13:21
« d'un optimiste, Pierre Moscovici. Je suis un optimiste dans la vie. Et je veux croire qu'on trouvera les conditions du rebond. Et vous me demandiez quel était le besoin d'écrire ce livre, c'est aussi témoigner du fait que la politique peut être belle. Et je souhaiterais qu'elle le redevienne. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Question 286"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
C'est un enfant de 5 ans ?
Réponse directe
5 ans.
« 5 ans. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 17:20
Question 287"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
C'est ça la France ?
Réponse directe
Alors, attendez, je pense que c'est une réflexion, et je le dis aussi, qui est un peu dépassée aujourd'hui. Je ne sais pas si je penserais la même façon si j'avais, disons, 30 ans de moins. Et heureusement. Et je veux dire, à qui on le doit d'une certaine façon, ça va paraître paradoxal dans ma bouche, c'est à Nicolas Sarkozy. Oui, quand Nicolas Sarkozy, pendant la campagne de 2007, se dépeint comme un homme de son mêlé, avec des racines juives, et qu'il assume son grand-père préféré, eh bien à l'époque, il franchit quelque chose. C'est-à-dire, il dit aux Français « Élisez-moi malgré cela ».
« Alors, attendez, je pense que c'est une réflexion, et je le dis aussi, qui est un peu dépassée aujourd'hui. Je ne sais pas si je penserais la même façon si j'avais, disons, 30 ans de moins. Et heureusement. Et je veux dire, à qui on le doit d'une certaine façon, ça va paraître paradoxal dans ma bouche, c'est à Nicolas Sarkozy. Oui, quand Nicolas Sarkozy, pendant la campagne de 2007, se dépeint comme un homme de son mêlé, avec des racines juives, et qu'il assume son grand-père préféré, eh bien à l'époque, il franchit quelque chose. C'est-à-dire, il dit aux Français « Élisez-moi malgré cela ». »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 6:13
Question 288"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Bien sûr, et on aimerait partager ce soit avec vous, Pierre Moscovici. Mais vous faites une confession déroutante dans ce livre. Vous dites que vous n'avez jamais songé à devenir candidat à l'élection présidentielle, tout simplement parce que vous ne pensiez pas qu'un juif, de surcroît d'origine étrangère, je vous cite, « Pourtant aussi fraîche que la vôtre puisse être élue président ». Vraiment ?
Réponse directe
Alors, attendez, je pense que c'est une réflexion, et je le dis aussi, qui est un peu dépassée aujourd'hui. Je ne sais pas si je penserais la même façon si j'avais, disons, 30 ans de moins. Et heureusement. Et je veux dire, à qui on le doit d'une certaine façon, ça va paraître paradoxal dans ma bouche, c'est à Nicolas Sarkozy. Oui, quand Nicolas Sarkozy, pendant la campagne de 2007, se dépeint comme un homme de son mêlé, avec des racines juives, et qu'il assume son grand-père préféré, eh bien à l'époque, il franchit quelque chose. C'est-à-dire, il dit aux Français « Élisez-moi malgré cela ».
« Alors, attendez, je pense que c'est une réflexion, et je le dis aussi, qui est un peu dépassée aujourd'hui. Je ne sais pas si je penserais la même façon si j'avais, disons, 30 ans de moins. Et heureusement. Et je veux dire, à qui on le doit d'une certaine façon, ça va paraître paradoxal dans ma bouche, c'est à Nicolas Sarkozy. Oui, quand Nicolas Sarkozy, pendant la campagne de 2007, se dépeint comme un homme de son mêlé, avec des racines juives, et qu'il assume son grand-père préféré, eh bien à l'époque, il franchit quelque chose. C'est-à-dire, il dit aux Français « Élisez-moi malgré cela ». »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 6:13
Question 289"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Il n'y a pas de projet. Bon courage à votre fils, Pierre Moscovici, en tout cas, pour qu'il lise les 360 pages de ce livre, consacré notamment à la transformation de la Cour des Comptes et des juridictions financières. Pas seulement. C'est un récit très personnel, Pierre Moscovici, dans lequel vous évoquez votre parcours, votre jeunesse. Il faut vous imaginer au Bindouche ou chez Castel, votre expérience au cœur des institutions les plus importantes de la République, jusqu'à donc la Cour des Comptes aujourd'hui. Et on va en parler. Vous acceptez de lever votre devoir de réserve pour les 20 minutes qui arrivent ?
Réponse partielle
Oui et non, le devoir de réserve...
« Oui et non, le devoir de réserve... »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 2:29
Question 290"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Vous n'avez pas votre robe en ermine, ni votre marteau ?
Réponse directe
Je ne le mets que dans les grandes occasions. Les séances de la Cour des Comptes ont le devoir de réserve sur tout ce qui touche les affaires d'aujourd'hui de la France jusqu'en 2019. Je n'en parlerai pas. Mais par contre, avant, tout ce que vous voulez.
« Je ne le mets que dans les grandes occasions. Les séances de la Cour des Comptes ont le devoir de réserve sur tout ce qui touche les affaires d'aujourd'hui de la France jusqu'en 2019. Je n'en parlerai pas. Mais par contre, avant, tout ce que vous voulez. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 2:33
Question 291"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Désendettons-nous. Le dogme des 3%, est-ce qu'il faut s'en libérer justement pour pouvoir investir, pour pouvoir, par exemple, accompagner la transition écologique ?
Réponse partielle
Non, les 3% ne sont pas un dogme, c'est une notion de bon sens justement. C'est le niveau à partir duquel on commence à se désendetter. C'est le dogme des 60% de dettes publiques, on en est libéré depuis longtemps. Mais je crois qu'on ne peut pas faire davantage de dettes. Je crois que ce serait imprudent. Parce qu'en réalité, chaque fois que vous faites un euro de dette, vous faites non pas un euro de plus en matière de financement de transition écologique, mais un euro de moins. Si j'utilisais une métaphore, je dirais que la dette publique commence d'abord par paralyser l'action publique, puis qu'à un moment donné, elle vous étrangle. Et qu'à un moment donné, elle vous conduit à l'austéri…
« Non, les 3% ne sont pas un dogme, c'est une notion de bon sens justement. C'est le niveau à partir duquel on commence à se désendetter. C'est le dogme des 60% de dettes publiques, on en est libéré depuis longtemps. Mais je crois qu'on ne peut pas faire davantage de dettes. Je crois que ce serait imprudent. Parce qu'en réalité, chaque fois que vous faites un euro de dette, vous faites non pas un euro de plus en matière de financement de transition écologique, mais un euro de moins. Si j'utilisais une métaphore, je dirais que la dette publique commence d'abord par paralyser l'action publique, puis qu'à un moment donné, elle vous étrangle. Et qu'à un moment donné, elle vous conduit à l'austérité. L'endettement conduit à l'austérité. Pourquoi la France est un pays si mal géré ? Je ne dirais pas qu'elle est mal gérée, je dirais que nous avons une culture collective de la dépense publique. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 17:42Voir 1 autre passage
« C'est pour ça que je le citais. Vous insistez beaucoup là-dessus. Et aussi la défaite de Lionel Jospin le 21 avril 2002, qui a été, je pense, une tragédie pour la gauche, bien sûr, mais aussi pour le pays. Enfin bon, voilà. 58% des publics en Allemagne, 58% en France. Nous sommes 20 ans plus tard. Ce n'est pas il y a 50 ans, il y a 20 ans. Aujourd'hui, nous avons 110% et les Allemands 65%. Évidemment, c'est un boulet. La morale de l'histoire ? La morale de l'histoire, c'est que vers les dernières années, on a été imprudentes du point de vue de l'endettement. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 18:44
Question 292"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
On va rejoindre le Standard Inter, où nous attendent de nombreux auditeurs. Pierre Moscovici, près de la tombe de votre père, il y a celle de Dreyfus, sur laquelle vous déposez parfois un caillou. Dreyfus au Panthéon, vous dites oui ?
Réponse directe
Alors je dis deux choses sur Dreyfus. Je dis la première, et j'en profite, puisque je suis à votre antenne, c'est l'armée. L'armée et le président de la République pourraient à un moment donné décider de le rétablir dans sa carrière. Dreyfus aurait été général, c'était son destin. S'il n'avait pas été brisé par l'affaire, s'il n'avait pas été brisé comme homme, il serait brisé aussi dans son parcours militaire. Pourquoi ne pas faire de Dreyfus un général, et le mettre au Panthéon ? Oui, voilà, deux bonnes idées. À titre posthume, général. Au président de la République. Parce que quand je vais sur cette tombe, qui est effectivement à 15 mètres de celle de mon père, c'est une rare tradition q…
« Alors je dis deux choses sur Dreyfus. Je dis la première, et j'en profite, puisque je suis à votre antenne, c'est l'armée. L'armée et le président de la République pourraient à un moment donné décider de le rétablir dans sa carrière. Dreyfus aurait été général, c'était son destin. S'il n'avait pas été brisé par l'affaire, s'il n'avait pas été brisé comme homme, il serait brisé aussi dans son parcours militaire. Pourquoi ne pas faire de Dreyfus un général, et le mettre au Panthéon ? Oui, voilà, deux bonnes idées. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 11:52Voir 1 autre passage
« À titre posthume, général. Au président de la République. Parce que quand je vais sur cette tombe, qui est effectivement à 15 mètres de celle de mon père, c'est une rare tradition que j'observe, je mets un caillou sur la tombe de mon père, je vais mettre un caillou sur la tombe de mon père. C'est le lieutenant-colonel, Alfred Dreyfus, pas le général Dreyfus. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 12:21
Question 293"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Qu'est-ce que vous en avez gardé ?
Réponse directe
J'en ai gardé l'idée que l'antisémitisme était quelque chose d'assez profondément enfoui, dans une certaine conscience, qui ne demandait qu'à émerger, dans des circonstances particulières, et qu'une petite étincelle suffisait à mettre le feu. C'est assez drôle, parce qu'il y a une suite que je n'ai pas racontée, c'est que le principal responsable de cette bronca antisémite était un élu local de droite, qui, 20 ans plus tard, m'a confortablement soutenu, quand il a été élu à son tour adjoint au maire de Sochaux, avec un maire de gauche, et j'ai fait celui qui ne s'en souvenait pas. Mais je m'en souvenais.
« J'en ai gardé l'idée que l'antisémitisme était quelque chose d'assez profondément enfoui, dans une certaine conscience, qui ne demandait qu'à émerger, dans des circonstances particulières, et qu'une petite étincelle suffisait à mettre le feu. C'est assez drôle, parce qu'il y a une suite que je n'ai pas racontée, c'est que le principal responsable de cette bronca antisémite était un élu local de droite, qui, 20 ans plus tard, m'a confortablement soutenu, quand il a été élu à son tour adjoint au maire de Sochaux, avec un maire de gauche, et j'ai fait celui qui ne s'en souvenait pas. Mais je m'en souvenais. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 8:45
Question 294"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Dans ce livre, Pierre Moscovici, et ce sera la dernière question, il y a plusieurs références à Balzac. Vous vous comparez souvent à Lucien de Rubinpré qui est un loser et pas à... Comment s'appelle-t-il ?
Réponse partielle
que Rastignac. Non, non, je disais que mes années, celles que vous évoquiez, le Pindouche, Castel, etc., étaient peut-être mes années Rubinpré. Elles sont passées il y a longtemps, mais je n'ai jamais connu d'année Rastignac non plus. Il faudrait que je réfléchisse, mais je ne me compare pas à un personnage de la comédie humaine. Non, non, pas du tout.
« que Rastignac. Non, non, je disais que mes années, celles que vous évoquiez, le Pindouche, Castel, etc., étaient peut-être mes années Rubinpré. Elles sont passées il y a longtemps, mais je n'ai jamais connu d'année Rastignac non plus. Il faudrait que je réfléchisse, mais je ne me compare pas à un personnage de la comédie humaine. Non, non, pas du tout. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 20:16
Question 295"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
L'invité du grand entretien ce matin, c'est le premier président de la Cour des Comptes, une carrière politique impressionnante à l'échelle locale, nationale, européenne. Il publie nos meilleures années, sous-titre La jeunesse, les amis, la politique, c'est chez Gallimard. Vos questions, chers auditeurs, vos réactions au 01 45 24 7000 ou sur l'application France Inter. Bonjour Pierre Moscovici. Pourquoi l'envie d'écrire des mémoires ?
Réponse directe
L'avenir dure longtemps, c'était une phrase de Louis Althusser, c'était un livre de Louis Althusser, qui parlait aussi de ses mémoires où il avait, on se souvient, tué sa femme. Bon, et bien d'autres choses. Oui, oui, un homme, enfin, en 68 j'étais bien né, j'étais même déjà collégien. Non, je plaisante, mais pourquoi le besoin d'écrire ses mémoires aujourd'hui ? Le mot que vous utilisez « besoin », c'est bien ce que j'ai ressenti en réalité. Ce ne sont pas les mémoires, c'est plus un récit, c'est les souvenirs des mémoires, ce serait une sorte de chronique, année par année, ce n'est pas de ça dont il s'agit, c'est plutôt de quelques grands blocs qui m'ont constitué, et je l'ai fait parce q…
« Oui, oui, un homme, enfin, en 68 j'étais bien né, j'étais même déjà collégien. Non, je plaisante, mais pourquoi le besoin d'écrire ses mémoires aujourd'hui ? Le mot que vous utilisez « besoin », c'est bien ce que j'ai ressenti en réalité. Ce ne sont pas les mémoires, c'est plus un récit, c'est les souvenirs des mémoires, ce serait une sorte de chronique, année par année, ce n'est pas de ça dont il s'agit, c'est plutôt de quelques grands blocs qui m'ont constitué, et je l'ai fait parce que je suis devenu père, à 60 ans, d'un enfant qui n'a encore aujourd'hui 5 ans. Oui, c'est méritoire, mais surtout formidément agréable, et ça a changé ma vie pour être banal. Et moi, j'avais un père qui était un grand sociologue, un homme impressionnant, un rescapé de la Shoah, qui était dans un camp de travail pendant la guerre, et qui ne m'avait jamais parlé de son enfance, de sa jeunesse, de ses amis, de ses engagements. Et j'avoue que quand j'ai appris à 40 ans ce qui lui était arrivé, j'ai ressenti un choc. Et je ne sais pas jusqu'à quand je serai avec mon fils, j'espère longtemps, mais je n'avais pas envie qu'il ignore qui était son père. Et puis par ailleurs, il y a quand même l'époque dans laquelle nous vivons, une époque où on voit la montée de la violence, la montée de la violence en politique, qui m'inquiète. J'ai voulu témoigner d'une période où le débat démocratique, me semble-t-il, était d'une autre qualité. Voilà, ces deux raisons ont fait que, oui, j'ai eu besoin d'écrire ce livre. »
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Question 296"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Mais il faut y renoncer ?
Réponse directe
Aux 40.3 ? Oui. Non, non, parce que dans cette situation-là, en l'absence de gouvernements de coalition, et je plaide pour des gouvernements de coalition à l'avenir, il n'y a pas d'autre solution.
« Aux 40.3 ? Oui. Non, non, parce que dans cette situation-là, en l'absence de gouvernements de coalition, et je plaide pour des gouvernements de coalition à l'avenir, il n'y a pas d'autre solution. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 19:46
Question 297"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Enfin, vous dites que nous, on va avoir une dette à l'italienne et des taux à l'allemande, c'est impossible.
Réponse partielle
Mais c'est vrai que notre culture de finances publiques est une culture qui est insuffisamment tournée vers la stabilité. 110%. Nous avons des déficits publics qui se réduisent beaucoup trop lentement. Nous avons une dépense publique de 56% du PIB qui est considérable, mais surtout qui n'est pas toujours d'une qualité égale. Nous avons des prélèvements obligatoires à 45%. Je voudrais que ça change. Et ça, c'est le président de la Cour des comptes qui le dit. Retrouver un leadership en Europe qui ne soit pas le leadership de la dette. Et c'est pour ça que le désendettement est un impératif cathéorique. Et je vais retrouver l'auteur de Mink-Strauss-Kahn, qui fut aussi, même un tort, disait «…
« Mais c'est vrai que notre culture de finances publiques est une culture qui est insuffisamment tournée vers la stabilité. »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 16:14Voir 1 autre passage
« 110%. Nous avons des déficits publics qui se réduisent beaucoup trop lentement. Nous avons une dépense publique de 56% du PIB qui est considérable, mais surtout qui n'est pas toujours d'une qualité égale. Nous avons des prélèvements obligatoires à 45%. Je voudrais que ça change. Et ça, c'est le président de la Cour des comptes qui le dit. Retrouver un leadership en Europe qui ne soit pas le leadership de la dette. Et c'est pour ça que le désendettement est un impératif cathéorique. Et je vais retrouver l'auteur de Mink-Strauss-Kahn, qui fut aussi, même un tort, disait « La dette est l'ennemi de la gauche ». Comme elle est l'ennemi de la droite, ce n'est pas une question de gauche ou de droite. Pourquoi c'est l'ennemi de la gauche ? Pour ceux qui le sont de gauche. Parce que quand vous endettez un euro remboursé, c'est un euro en moins pour l'éducation, pour la justice sociale ou pour la transition écologique. Quand on aura en 2027, 84 milliards d'euros de charges de la dette, c'est-à-dire de remboursement annuel de la dette, plus que l'éducation nationale, ce sera très compliqué... Que ça deviendra le premier poste budgétaire du pays. Absolument. Ce sera très compliqué de financer la transition écologique. Vous voyez, le père de famille que je suis, le père d'un enfant de 50 ans, qui voit la planète qui brûle... »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 16:24
Question 298"La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensés
Le gouvernement d'Elisabeth Borne a eu recours 15 fois au 49.3. Quel regard est-ce que vous portez sur son utilisation ?
Réponse partielle
Écoutez, ça ne pose pas de problème de transparence particulière. Ça pose sans doute des problèmes de débat parlementaire. C'est le résultat de la situation politique dans laquelle nous sommes. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, dans ce livre, j'appelle aussi à des réformes institutionnelles et politiques face à la crise démocratique dans laquelle nous sommes. Je pense qu'il faudrait revenir à...
« Écoutez, ça ne pose pas de problème de transparence particulière. Ça pose sans doute des problèmes de débat parlementaire. C'est le résultat de la situation politique dans laquelle nous sommes. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, dans ce livre, j'appelle aussi à des réformes institutionnelles et politiques face à la crise démocratique dans laquelle nous sommes. Je pense qu'il faudrait revenir à... »
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 19:28
Question 299Budget, déficit, crise du logement, cinéma... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
On le dépense n'importe comment ?
Réponse directe
Pas n'importe comment. Ça veut dire simplement que telle qu'elle est conçue, elle ne marche pas. Et donc, je ne dis pas qu'il faut dépenser moins ou beaucoup moins. Encore une fois, je ne suis pas du tout pour le rabot. Je dis simplement que voilà une politique qu'il faut repenser quasi complètement. Dépenser différemment. Oui. Nous faisons quelques propositions à la Cour des comptes, mais elles sont pour le coup modestes. D'abord, vraiment, que c'est une politique de beaucoup plus être gérée au niveau local que ce n'est le cas aujourd'hui. Ensuite, justement, il faut prêter attention au logement de qualité. Il faut prêter attention au logement social. Il faut sans doute avoir une granulari…
« Pas n'importe comment. Ça veut dire simplement que telle qu'elle est conçue, elle ne marche pas. Et donc, je ne dis pas qu'il faut dépenser moins ou beaucoup moins. Encore une fois, je ne suis pas du tout pour le rabot. Je dis simplement que voilà une politique qu'il faut repenser quasi complètement. Dépenser différemment. Oui. Nous faisons quelques propositions à la Cour des comptes, mais elles sont pour le coup modestes. D'abord, vraiment, que c'est une politique de beaucoup plus être gérée au niveau local que ce n'est le cas aujourd'hui. Ensuite, justement, il faut prêter attention au logement de qualité. Il faut prêter attention au logement social. Il faut sans doute avoir une granularité, une finesse beaucoup plus grande dans la politique du logement. Mais telle qu'elle est, on a ce paradoxe et c'est ce que je disais tout à l'heure. On dépense beaucoup et les gens ne sont pas contents. Et ils ont quelques raisons. C'est ce que j'appelle le paradoxe de la dépense publique. Aujourd'hui, on dépense 28% de plus par habitant en dépense publique qu'en 2000. Est-ce que les gens sont plus satisfaits du service public ? Non. Mais s'il y a eu aussi »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Budget, déficit, crise du logement, cinéma... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 16:06
Question 300Budget, déficit, crise du logement, cinéma... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici
Jean-Pierre Zanniféri, il veut un ISF climatique. Vous ne dites pas...
Réponse partielle
Non, non, non, pardonnez-moi. Moi, j'avais dit à l'époque, c'était aussi d'ailleurs sur France Inter, que... On s'en fout. C'était sur France Inter. Il y a quelques mois, j'ai dit qu'il ne fallait pas écarter sa proposition d'un revers de main. Ce n'est pas un ISF vers ce qu'il propose. C'est un prélèvement temporaire jusqu'en 2030 sur les plus grandes fortunes ou sur les plus gros patrimoines à définir. Je ne dis pas qu'il faut le faire. Je dis simplement que voilà le type de débat qu'on doit pouvoir avoir. Ce n'est pas tabou pour moi. Mais voilà.
« Non, non, non, pardonnez-moi. Moi, j'avais dit à l'époque, c'était aussi d'ailleurs sur France Inter, que... On s'en fout. C'était sur France Inter. Il y a quelques mois, j'ai dit qu'il ne fallait pas écarter sa proposition d'un revers de main. Ce n'est pas un ISF vers ce qu'il propose. C'est un prélèvement temporaire jusqu'en 2030 sur les plus grandes fortunes ou sur les plus gros patrimoines à définir. Je ne dis pas qu'il faut le faire. Je dis simplement que voilà le type de débat qu'on doit pouvoir avoir. Ce n'est pas tabou pour moi. Mais voilà. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Budget, déficit, crise du logement, cinéma... Le "8h30 franceinfo" de Pierre MoscoviciVérifier à 14:06
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« J'en déduis une chose. Je ne sais pas où on va atterrir, mais il faut des règles, oui, qu'elles soient rétablies, parce que nous ne sommes plus dans le coin qu'il en doute, il faut des règles réformées. Parce que les règles actuelles sont des règles, comme on dit, en économie, pro-cyclique, qui ne fonctionnent pas, qui sont trop compliquées, trop rigides. Et donc, moi, je pense que la base que procure la Commission est assez bonne. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 9:54
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 15:04
France Inter · "La bête immonde n'est pas morte", Pierre Moscovici à propos des actes antisémites recensésVérifier à 0:45
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18