Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 643
Question 251Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Est-ce que c'est les regrets de toute une gauche qui continue à se dire, et si, et si, et si ?
Réponse partielle
Non, pas du tout, parce qu'il y a eu une autre histoire après Jacques Delors pour la gauche. Deux ans après 1995, Lionel Jospin est Premier ministre, la cohabitation, pendant cinq ans. Nous avons une majorité absolue. C'est l'époque où je deviens d'ailleurs ministre des Affaires européennes, très inspiré alors par Jacques Delors, que je voyais assez régulièrement, et qui pour moi restait le maître. Je veux dire une chose de ce point de vue, on va y venir, mais c'était avant tout un Européen indépassable, inégalable. Quelqu'un qui vraiment a marqué le continent. Regardez les hommages qui viennent sur lui, en France, mais aussi à l'étranger. Un Européen, vraiment le plus grand président de la…
« Non, pas du tout, parce qu'il y a eu une autre histoire après Jacques Delors pour la gauche. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 6:57
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« Je crois que son regret était plus un regret de responsabilité personnelle. Ce n'était pas un regret. Il se demandait au fond ce qu'il aurait fait dans cette fonction. Et je pense qu'à sa façon, il y aurait excellé, parce que la France à l'époque souffrait d'un chômage de masse. Elle avait besoin d'un économiste, avec des commissions européennes, qui pouvaient l'engager encore plus dans la voie de la modernité. Et continuer à la réindustrialiser. Il avait la passion de l'industrie. Jacques Delors, il disait toujours, pour que la France soit forte, il faut qu'il y ait une industrie forte. Et donc, ce regret, je pense, c'était plus un regret, une interrogation. Et ce qu'il a pensé ? Une interrogation personnelle. Je pense que cet homme s'est demandé s'il avait eu raison de ne pas se présenter, ce qu'il aurait pu faire dans cette fonction. Et comment aussi, il aurait pu transformer le courant ou l'histoire de la gauche française. Parce que Sociale Démocrate, elle ne l'est jamais devenue. Peut-être, il y aurait-il, eu à ce moment-là ce tournant ou cette conversion ou cet engagement social-démocrate que la gauche française a caressé sans pour autant l'adopter ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 7:43
Question 252Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Mais alors, pourquoi vous dites catastrophique ?
Réponse à côté
Les élections de 1993... Ah oui, un meeting, oui d'accord. Le meeting était réussi. Non, mais les élections furent déjà un désastre pour la gauche. Je crois qu'elle était sortie avec 45 députés, gare plus qu'aujourd'hui, avec un score quand même meilleur. Elle était encore à 17%. Mais lui avait cette capacité à faire comprendre des choses compliquées à absolument tout le monde, à tous les électorats. Il avait une parole claire, un verbe simple, mais un sens de la démonstration absolument unique et assez captivant. C'était un homme, d'ailleurs, à la fois simple et compliqué, simple et tourmenté.
« Les élections de 1993... Ah oui, un meeting, oui d'accord. Le meeting était réussi. Non, mais les élections furent déjà un désastre pour la gauche. Je crois qu'elle était sortie avec 45 députés, gare plus qu'aujourd'hui, avec un score quand même meilleur. Elle était encore à 17%. Mais lui avait cette capacité à faire comprendre des choses compliquées à absolument tout le monde, à tous les électorats. Il avait une parole claire, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 1:15Voir 1 autre passage
« un verbe simple, mais un sens de la démonstration absolument unique et assez captivant. C'était un homme, d'ailleurs, à la fois simple et compliqué, simple et tourmenté. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 1:40
Question 253Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Une dernière question un peu saugrenue qui a toujours à voir avec ce regret ou le fait qu'il n'y soit pas allé. Pierre Moscovici, est-ce qu'il a pensé tout simplement à sa fille qui était déjà engagée en politique et il s'est dit place aux jeunes. J'ai une fille qui fait une carrière politique brillante. Est-ce qu'il ne faut pas que je m'efface pour lui laisser la place ?
Réponse partielle
Je n'en sais rien. Ça, c'est une dimension qui lui appartenait. Je pense à Martine Aubre. Il ne parlait jamais. Il y avait une famille. Il y avait une femme qui était pour lui décisive. Il y avait sa fille qui comptait énormément. Il avait perdu un fils très jeune. Ce qui renforçait encore cette relation filiale, sans doute. Ça a sans doute pesé dans sa détermination. Jusqu'à quel point ? Ça, c'est son secret. Député européen, maire de Clichy, bien sûr. Il était maire de Clichy en 1985. Il est resté un an et demi. Oui, mais les élections étaient en 1984. Il avait quitté le gouvernement. Non, il était... Oui, il avait quitté le gouvernement et il était, à ce moment-là, maire de Clichy. Donc,…
« Je n'en sais rien. Ça, c'est une dimension qui lui appartenait. Je pense à Martine Aubre. Il ne parlait jamais. Il y avait une famille. Il y avait une femme qui était pour lui décisive. Il y avait sa fille qui comptait énormément. Il avait perdu un fils très jeune. Ce qui renforçait encore cette relation filiale, sans doute. Ça a sans doute pesé dans sa détermination. Jusqu'à quel point ? Ça, c'est son secret. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 9:04
Question 254Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Et pourtant, pas un socialiste de la première heure, puisqu'il avait travaillé avec Jacques Chaban d'Elma, c'était plutôt de sensibilité de gauche catholique, démocrate chrétien, comme on disait à l'époque. Et il a su se faire accepter, adopter par les militants socialistes et le parti ?
Réponse directe
Parce que tout à l'heure, on disait que, au fond, on n'est pas passé du socialiste de Delors à un autre socialiste. Jacques Delors a toujours été dans le parti socialiste assez en marge à sa façon. Il était un chrétien social, qui était venu à la gauche par le syndicalisme chrétien, la CFTC, puis la CFDT. Il avait adhéré au Parti Socialiste en 1974 avec Michel Rocard. Il avait été élu député européen lors de la première élection au suffrage universel en 1979 et devenu ministre du Comité des Finances de François Mitterrand. Mitterrand, qui à la fois le considérait, l'écoutait, mais ne l'avait pas suivi jusqu'au bout. Il avait été le ministre des Finances de la rigueur, celui qui avait permis…
« Parce que tout à l'heure, on disait que, au fond, on n'est pas passé du socialiste de Delors à un autre socialiste. Jacques Delors a toujours été dans le parti socialiste assez en marge à sa façon. Il était un chrétien social, qui était venu à la gauche par le syndicalisme chrétien, la CFTC, puis la CFDT. Il avait adhéré au Parti Socialiste en 1974 avec Michel Rocard. Il avait été élu député européen lors de la première élection au suffrage universel en 1979 et devenu ministre du Comité des Finances de François Mitterrand. Mitterrand, qui à la fois le considérait, l'écoutait, mais ne l'avait pas suivi jusqu'au bout. Il avait été le ministre des Finances de la rigueur, celui qui avait permis le tournant, qui en 1982-1983 avait évité à la France de sortir du système monétaire européen. Il y avait eu un grand débat chez les socialistes. Et on avait parlé de lui comme Premier ministre. Il avait voulu être Premier ministre et ministre du Comité des Finances. François Mitterrand n'avait pas tout à fait suivi. Et au fond, Jacques Delors représentait une social-démocratie assez nordique, du style qui n'existe pas en France. Il était pour le compromis. Le compromis entre l'État et le marché. Le compromis entre le capital et le travail. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 2:05
Question 255Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Je reviens sur les regrets, quand même. Il les a manifestés comme un démocrate chrétien il y a quelques années, puisqu'il a dit d'une façon un peu tordue qu'il attendait d'être face à Dieu pour vérifier qu'il regrettait ou pas, quelque chose comme ça. Bon, enfin, ça sentait les regrets. Comment vous les expliquez, ces regrets ?
Réponse directe
Non, pas du tout, parce qu'il y a eu une autre histoire après Jacques Delors pour la gauche. Deux ans après 1995, Lionel Jospin est Premier ministre, la cohabitation, pendant cinq ans. Nous avons une majorité absolue. C'est l'époque où je deviens d'ailleurs ministre des Affaires européennes, très inspiré alors par Jacques Delors, que je voyais assez régulièrement, et qui pour moi restait le maître. Je veux dire une chose de ce point de vue, on va y venir, mais c'était avant tout un Européen indépassable, inégalable. Quelqu'un qui vraiment a marqué le continent. Regardez les hommages qui viennent sur lui, en France, mais aussi à l'étranger. Un Européen, vraiment le plus grand président de la…
« Je crois que son regret était plus un regret de responsabilité personnelle. Ce n'était pas un regret. Il se demandait au fond ce qu'il aurait fait dans cette fonction. Et je pense qu'à sa façon, il y aurait excellé, parce que la France à l'époque souffrait d'un chômage de masse. Elle avait besoin d'un économiste, avec des commissions européennes, qui pouvaient l'engager encore plus dans la voie de la modernité. Et continuer à la réindustrialiser. Il avait la passion de l'industrie. Jacques Delors, il disait toujours, pour que la France soit forte, il faut qu'il y ait une industrie forte. Et donc, ce regret, je pense, c'était plus un regret, une interrogation. Et ce qu'il a pensé ? Une interrogation personnelle. Je pense que cet homme s'est demandé s'il avait eu raison de ne pas se présenter, ce qu'il aurait pu faire dans cette fonction. Et comment aussi, il aurait pu transformer le courant ou l'histoire de la gauche française. Parce que Sociale Démocrate, elle ne l'est jamais devenue. Peut-être, il y aurait-il, eu à ce moment-là ce tournant ou cette conversion ou cet engagement social-démocrate que la gauche française a caressé sans pour autant l'adopter ? »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 7:43
Question 256Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Il était Rocardien alors ?
Réponse directe
Non, parce qu'il était plus européen que Michel Rocard. Il avait en lui cette tripe, cette verbe européenne. Et ce socialisme-là, c'est un socialisme que d'une certaine façon, effectivement, Michel Rocard, puis Lionel Jospin ont prolongé, sans pour autant l'adopter complètement. Non, il était un vrai social-démocrate, dans un pays qui ne l'est pas, et dans un parti qui, tout en étant effectivement beaucoup plus européen qu'aujourd'hui, beaucoup plus modéré qu'aujourd'hui, beaucoup plus tourné vers le gouvernement qu'aujourd'hui, n'était quand même pas tout à fait social-démocrate, n'avait pas renoncé à un certain... D'ailleurs, si Jacques Delors renonce en 1994... Oui, je pense qu'il y avai…
« Non, parce qu'il était plus européen que Michel Rocard. Il avait en lui cette tripe, cette verbe européenne. Et ce socialisme-là, c'est un socialisme que d'une certaine façon, effectivement, Michel Rocard, puis Lionel Jospin ont prolongé, sans pour autant l'adopter complètement. Non, il était un vrai social-démocrate, dans un pays qui ne l'est pas, et dans un parti qui, tout en étant effectivement beaucoup plus européen qu'aujourd'hui, beaucoup plus modéré qu'aujourd'hui, beaucoup plus tourné vers le gouvernement qu'aujourd'hui, n'était quand même pas tout à fait social-démocrate, n'avait pas renoncé à un certain... D'ailleurs, si Jacques Delors renonce en 1994... »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 3:12
Question 257Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Jacques Delors ?
Réponse partielle
La première, peut-être pas, mais je me souviens d'énormément de rencontres, disons à la fin des années 80, au début des années 90, quand il avait lancé ce qu'on appelait les clubs témoins. J'ai appartenu au premier conseil d'administration des clubs témoins, dont le président était à l'époque François Hollande, qui était son bras politique en France. Et c'est vrai que pendant ces années-là, je l'ai accompagné dans son aventure politique pour peut-être représenter l'espoir en 1995. Je me souviens, entre autres, du fait que j'ai eu la chance d'être un des deux socialistes pour qui il avait fait un meeting aux élections législatives catastrophiques de 1993. Il était venu, dans ma circonscripti…
« La première, peut-être pas, mais je me souviens d'énormément de rencontres, disons à la fin des années 80, au début des années 90, quand il avait lancé ce qu'on appelait les clubs témoins. J'ai appartenu au premier conseil d'administration des clubs témoins, dont le président était à l'époque François Hollande, qui était son bras politique en France. Et c'est vrai que pendant ces années-là, je l'ai accompagné dans son aventure politique pour peut-être représenter l'espoir en 1995. Je me souviens, entre autres, du fait que j'ai eu la chance d'être un des deux socialistes pour qui il avait fait un meeting aux élections législatives catastrophiques de 1993. Il était venu, dans ma circonscription, à Valentinier en 1992. Et cet homme, qui n'était pas un tribun, et avait su conquérir un électorat populaire par, justement, l'évocation de son syndicalisme originel, de la CFDT, de ce christianisme social, par une chose qui était essentielle chez lui, c'était un don de pédagogie unique. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 0:12
Question 258Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Il a choisi, avec l'accord des chefs d'État de l'époque, l'intégration économique précédant l'intégration politique. Il y a eu débat ensuite en disant on aurait dû faire d'abord l'intégration politique et ensuite l'intégration économique. Comment il a arbitré les deux
Réponse à côté
Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrat…
« Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrate comme Kohl, il est d'emblée dans la filiation de Jean Monnet et Robert Schumann. C'est ensuite qu'il faut peut-être compliquer le modèle, le réinventer mais ça c'est le rôle des hommes et des femmes d'État aujourd'hui. En tout cas, ça devrait être le leur. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 14:59
Question 259Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Il y a eu débat et il y a encore plus débat rétroactivement aujourd'hui. C'est... Est-ce qu'on fait d'abord l'intégration politique et ensuite l'économique ?
Réponse partielle
Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrat…
« Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrate comme Kohl, il est d'emblée dans la filiation de Jean Monnet et Robert Schumann. C'est ensuite qu'il faut peut-être compliquer le modèle, le réinventer mais ça c'est le rôle des hommes et des femmes d'État aujourd'hui. En tout cas, ça devrait être le leur. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 14:59
Question 260Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Alors, sur le terrain, mais aussi au sommet des institutions européennes, la Commission européenne, vous dites donc indépassable, inégalable Jacques Delors. Donc, vous le mettez dans le tiercé de tête avec les Jean Monnet, les Schumann, les Kohl aussi. Non, je vais le situer précisément.
Réponse directe
Pour moi, Jacques Delors était un fils fondateur. Il y a eu les pères fondateurs qui étaient Jean Monnet et Robert Schumann que vous citez, qui avaient au fond une idée qui était celle de Jacques Delors, qui était que l'intégration économique petit à petit amène à l'intégration politique. Et ça, c'était une vision. Si je dis qu'il était inégalable et indépassable, c'est qu'il avait une vision. Sa vision était celle-là. C'était son fil rouge. Sur l'Europe, qu'elle était-elle ? Elle était d'abord économique. C'est le marché intérieur. Il faut lever les frontières. Elle était monétaire. Il est un des pères de l'euro. Avec Delors et Kohl. Avec Mitterrand et Kohl. Et c'est le traité de Maastrich…
« Pour moi, Jacques Delors était un fils fondateur. Il y a eu les pères fondateurs qui étaient Jean Monnet et Robert Schumann que vous citez, qui avaient au fond une idée qui était celle de Jacques Delors, qui était que l'intégration économique petit à petit amène à l'intégration politique. Et ça, c'était une vision. Si je dis qu'il était inégalable et indépassable, c'est qu'il avait une vision. Sa vision était celle-là. C'était son fil rouge. Sur l'Europe, qu'elle était-elle ? Elle était d'abord économique. C'est le marché intérieur. Il faut lever les frontières. Elle était monétaire. Il est un des pères de l'euro. Avec Delors et Kohl. Avec Mitterrand et Kohl. Et c'est le traité de Maastricht. C'est l'idée. Nous devons créer une monnaie qui ne soit pas uniquement une monnaie commune, mais une monnaie unique. Son Europe était sociale. Parce que justement, il se souvenait toujours qu'il avait été syndicaliste et il disait que le pilier économique ou le pas économique, le pied économique devait être équilibré par un pilier social. Elle était éducative. Il est le père d'Erasmus. Il avait donc cette vision très holistique, globale, de l'Europe. Et ça, il l'a projetée dans une institution. Et c'est nécessaire l'institution. L'institution, c'est la Commission. Jusqu'à lui, les présidents de la Commission étaient de très hauts fonctionnaires. Jacques Delors n'est pas un haut fonctionnaire. Jacques Delors est un leader politique à sa façon qui a compris que pour que l'Europe avance, il faut un triangle, pas seulement un couple. Il faut Paris, Berlin, Bruxelles. Et là, c'est l'âge d'or de la Commission européenne et c'est l'âge d'or aussi de l'Europe de l'après-guerre. C'est Kohl, Mitterrand, Delors, ensemble. Vous parlez d'un nouveau décisive. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 10:55
Question 261Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Mitterrand, vous m'avez dit aimait bien Delors mais pas toujours convaincu avec d'autres calculs politiques. Est-ce que Kohl a été un des grands sponsors de l'arrivée de Delors à la tête de la Commission ?
Réponse à côté
C'est possible. En tout cas, ce que je sais, c'est que c'était un... Je parlais du compromis. Compromis État-marché, compromis Capital-Travail, compromis Syndicat-Patronat, compromis Franco-Allemand. Et c'est un homme qui, contrairement à beaucoup, ne parlait pas sans arrêt de l'Europe à la française. Il aimait la France. Il était français. Il n'était pas nationaliste. Il voyait l'Europe comme une fédération. Certes, une fédération d'États-nations qui prenaient en compte les nations, mais dépassant les nations. Et donc, il savait faire parler ensemble la France et l'Allemagne. Et par exemple, l'euro, qu'est-ce que c'est l'euro ? C'est un deal. C'est un échange. Au fond, la France renonce à…
« C'est possible. En tout cas, ce que je sais, c'est que c'était un... Je parlais du compromis. Compromis État-marché, compromis Capital-Travail, compromis Syndicat-Patronat, compromis Franco-Allemand. Et c'est un homme qui, contrairement à beaucoup, ne parlait pas sans arrêt de l'Europe à la française. Il aimait la France. Il était français. Il n'était pas nationaliste. Il voyait l'Europe comme une fédération. Certes, une fédération d'États-nations qui prenaient en compte les nations, mais dépassant les nations. Et donc, il savait faire parler ensemble la France et l'Allemagne. Et par exemple, l'euro, qu'est-ce que c'est l'euro ? C'est un deal. C'est un échange. Au fond, la France renonce à son laxisme budgétaire si elle respecte les règles. C'est un autre sujet. Que le président de la Cour de la Cour a peut-être traité un jour. Vous reviendrez de parler des règles. Et pendant que l'Allemagne renonce à quelque chose d'essentiel, le Marc et la Bundesbank. C'est-à-dire la banque centrale la plus puissante d'Europe, un peu transposée quand même dans le modèle de la banque centrale européenne, et la monnaie la plus puissante d'Europe. Et ça, il fallait quelqu'un qui sache fabriquer ça. Et après lui, la Commission prend son envol. Elle devient une autre institution. Donc, la vision, la méthode, le triangle Paris-Berlin-Bruxelles, l'institution, la commission qu'il met au centre des initiatives, Erasmus, le marché intérieur, les autoroutes de l'information, le traité de Maastricht. Et voilà ce qu'il fait un grand Européen. Et Schengen. Et Schengen, bien sûr. Un grand Schengen, c'était avant. C'était en 86. Et c'est une coopération... Oui, il était président, mais c'est une coopération intergouvernementale. C'est un homme du siècle dernier aussi. C'est pour ça que je dis que c'est un fils fondateur. Aujourd'hui, il faudrait qu'il y ait des petits-fils fondateurs. Parce que l'Europe a changé. Et l'Europe de Delors, ce n'est pas exactement l'Europe d'aujourd'hui. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a besoin de vraies intégrations politiques et géopolitiques. Les défis qui sont devant nous, c'est la menace russe, c'est les autoritarismes, c'est l'illibéralisme, c'est la guerre en Ukraine. Et là, on a besoin d'une Europe qui soit d'emblée politique et pas seulement économique. L'intégration économique ne suffira pas à construire l'Europe politique demain. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 12:32
Question 262Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Vous voulez supprimer des aides de logement en ce moment ?
Réponse directe
Non, je pense qu'il faut bâtir une politique différente. Ce n'est pas à moi de le faire, mais je constate qu'on dépense deux fois demi plus que dans le reste de la zone euro, et qu'on n'a pas de résultat en train de construction, et pas grand résultat non plus dans les mouvements vers le logement social. Donc voilà une politique qui doit être redessinée. Moi, je n'appelle pas du tout à faire des économies sèches. Je n'appelle pas du tout à faire des plans d'eau. Si ça a été, j'appelle à soulever le capot de la dépense publique, voir ce qui marche, on le garde, voir ce dont il est besoin pour demain, on investit, et voir ce qui ne marche plus, il faut le revoir. A deux entreprises, par exemp…
« Non, je pense qu'il faut bâtir une politique différente. Ce n'est pas à moi de le faire, mais je constate qu'on dépense deux fois demi plus que dans le reste de la zone euro, et qu'on n'a pas de résultat en train de construction, et pas grand résultat non plus dans les mouvements vers le logement social. Donc voilà une politique qui doit être redessinée. Moi, je n'appelle pas du tout à faire des économies sèches. Je n'appelle pas du tout à faire des plans d'eau. Si ça a été, j'appelle à soulever le capot de la dépense publique, voir ce qui marche, on le garde, voir ce dont il est besoin pour demain, on investit, et voir ce qui ne marche plus, il faut le revoir. A deux entreprises, par exemple, »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 13:02
Question 263Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Juste en conclusion, pourquoi vous avez écrit ce livre ?
Réponse directe
Pour deux raisons, parce que d'abord, je voulais que mon fils qui a 5 ans sache un jour ce qu'avait fait son père. Et sa grand-père ? Et sa grand-mère ? Voilà, moi j'avais eu un père qui ne m'a rien dit jusqu'à 40 ans, un survivant de la Shoah. Loi du silence, j'ai voulu parler. Et puis la deuxième chose, c'est parce que le débat public, je lui ai dit, m'inquiète. Je ne fais plus de politique mais je reste un citoyen. Je reste un citoyen concerné qui souhaite que mon pays reste une grande démocratie, une puissance, une puissance européenne et aussi que le débat retrouve une forme de sérénité, d'équilibre et de contenu, de substance. C'est à ça que je veux contribuer.
« Pour deux raisons, parce que d'abord, je voulais que mon fils qui a 5 ans sache un jour ce qu'avait fait son père. Et sa grand-père ? Et sa grand-mère ? Voilà, moi j'avais eu un père qui ne m'a rien dit jusqu'à 40 ans, un survivant de la Shoah. Loi du silence, j'ai voulu parler. Et puis la deuxième chose, c'est parce que le débat public, je lui ai dit, m'inquiète. Je ne fais plus de politique mais je reste un citoyen. Je reste un citoyen concerné qui souhaite que mon pays reste une grande démocratie, une puissance, une puissance européenne et aussi que le débat retrouve une forme de sérénité, d'équilibre et de contenu, de substance. C'est à ça que je veux contribuer. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 16:32
Question 264Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Est-ce que le budget 2024 vous paraît crédible au jour d'aujourd'hui ?
Réponse directe
Écoutez, le Haut Conseil des Finances Publiques, je vais me retrancher dans une parole officielle, a dit de manière assez claire qu'il nous semblait qu'il reposait sur des hypothèses assez optimistes. Et la première des hypothèses optimistes, c'est celle dont on vérifie aujourd'hui qu'il va falloir le revoir. C'est la prévision de croissance. 1,4% c'est la prévision du gouvernement. Elle s'appuyait sur des prévisions internationales dont certaines sont dégradées maintenant. Le CDE, par exemple, est passé de 1,2 à 0,8. Le consensus des économistes n'arrête pas de baisser. 0,7. Les constats qu'on fait, y compris sur la microéconomie, montrent que nous sommes maintenant dans une phase de crois…
« Écoutez, le Haut Conseil des Finances Publiques, je vais me retrancher dans une parole officielle, a dit de manière assez claire qu'il nous semblait qu'il reposait sur des hypothèses assez optimistes. Et la première des hypothèses optimistes, c'est celle dont on vérifie aujourd'hui qu'il va falloir le revoir. C'est la prévision de croissance. 1,4% c'est la prévision du gouvernement. Elle s'appuyait sur des prévisions internationales dont certaines sont dégradées maintenant. Le CDE, par exemple, est passé de 1,2 à 0,8. Le consensus des économistes n'arrête pas de baisser. 0,7. Les constats qu'on fait, y compris sur la microéconomie, montrent que nous sommes maintenant dans une phase de croissance ralentie. Donc, à un moment donné, si on adapte la prévision de croissance, qui peut être nécessaire, il faudra aussi adapter les dispositifs de finances publiques. Autrement dit, 4,4% dans ces conditions-là, avec en plus une inflation qui ralentit, et tant mieux, mais qui a des conséquences sur la dette, ça devient assez optimiste. Je ne dirais pas, pas crédible, mais optimiste. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 14:43
Question 265Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Mon invité ce soir, c'est Pierre Moscovici, il est président de la Cour des comptes. Il a été bien sûr ancien ministre de l'économie et des finances, ancien commissaire européen. Bonsoir Pierre Moscovici. Bonsoir. Merci d'être avec nous. On va parler de beaucoup de sujets, on va parler de finances publiques. Vous me direz qui s'intéresse aujourd'hui, puisque tout le monde fait un peu n'importe quoi. Mais il y a quand même des nouvelles règles qui sont en discussion. C'était vendredi à Bruxelles et on attend, il y a un conseil européen en fin de semaine. On attend de voir un petit peu ce qui se passe. C'est la COP28, la fin de la COP28 où tout le monde s'arrache les cheveux. On ne sait pas très bien qu'est-ce qui va en sortir. Mais en tous les cas, une chose dont on est sûr, c'est qu'il faudra trouver beaucoup, beaucoup d'argent pour la financer. Et puis vous publiez nos meilleures années, la jeunesse, les amis, la politique, avec quelques portraits assez croustillants de toute cette galerie de personnalités politiques que vous avez rencontrées. C'est un livre que vous écrivez quelque part pour votre fils. On va évidemment y revenir, mais d'abord ce séisme politique qu'on vient de connaître avec la loi sur l'immigration qui était en discussion à l'Assemblée nationale. Enfin, même pas le temps d'être discuté, puisque ça y est, une motion de rejet a été adoptée. Ce qui fait qu'il n'y a plus, existe la loi sur l'immigration, du moins pour un certain temps, de l'Assemblée nationale. C'est un séisme politique, ce qui se passe ?
Réponse directe
La politique, ce n'est plus mon rayon. Moi, je suis premier président de la Cour des comptes, mais je voudrais m'en tenir au constat. Bon, on savait qu'il y avait sur ce texte des oppositions qui étaient croisées. Les uns trouvaient qu'il est trop comme ci, trop comme ça, trop répressif, ou au contraire trop laxiste, appel d'air à l'immigration, contre manquement aux libertés fondamentales. Mais l'événement, c'est que pour la première fois dans ce quinquennat, les oppositions, très diverses, se sont coalisées dans un vote contre le gouvernement, contre cet texte en l'occurrence. Et donc maintenant, séisme, crise, on va trouver la bonne nomenclature. Ce n'est pas moi qui vais faire une analy…
« La politique, ce n'est plus mon rayon. Moi, je suis premier président de la Cour des comptes, mais je voudrais m'en tenir au constat. Bon, on savait qu'il y avait sur ce texte des oppositions qui étaient croisées. Les uns trouvaient qu'il est trop comme ci, trop comme ça, trop répressif, ou au contraire trop laxiste, appel d'air à l'immigration, contre manquement aux libertés fondamentales. Mais l'événement, c'est que pour la première fois dans ce quinquennat, les oppositions, très diverses, se sont coalisées dans un vote contre le gouvernement, contre cet texte en l'occurrence. Et donc maintenant, séisme, crise, on va trouver la bonne nomenclature. Ce n'est pas moi qui vais faire une analyse journalistique de ça. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 1:19Voir 1 autre passage
Question 266Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Il faut qu'il y ait des messages, Gérald Darmanin, vous pensez ?
Réponse à côté
Non, ça, franchement, les remaniements, la composition du gouvernement, c'est une prérogative du président de la République. C'est à lui de tirer l'analyse de cette situation. Et au ministre de l'Intérieur aussi, non. Si on regarde juridiquement, parce que c'est à ça que je m'en tiendrai, le fait que ce texte soit rejeté signifie qu'il, si rien n'arrive, il retourne au Sénat, que le Sénat reprend le texte à zéro, sur la version originelle, et ensuite qu'il le modifie, probablement à nouveau dans les mêmes termes qu'il l'a modifié avant. Et puis, voilà, la suite des choses se passe. Alors, tout ça, je ne veux pas faire de commentaire à chaud, d'autant que je ne peux pas faire de commentaire…
« Non, ça, franchement, les remaniements, la composition du gouvernement, c'est une prérogative du président de la République. C'est à lui de tirer l'analyse de cette situation. Et au ministre de l'Intérieur aussi, non. Si on regarde juridiquement, parce que c'est à ça que je m'en tiendrai, le fait que ce texte soit rejeté signifie qu'il, si rien n'arrive, il retourne au Sénat, que le Sénat reprend le texte à zéro, sur la version originelle, et ensuite qu'il le modifie, probablement à nouveau dans les mêmes termes qu'il l'a modifié avant. Et puis, voilà, la suite des choses se passe. Alors, tout ça, je ne veux pas faire de commentaire à chaud, d'autant que je ne peux pas faire de commentaire du tout. Disons que c'est quand même un événement politique, qu'en effet, les oppositions, pour la première fois au cours de ce quinquennat, se soient coalisées pour voter contre un texte du gouvernement. Elles avaient failli le faire déjà sur un 49-3. Elles ne l'ont pas fait sur la réforme des retraites. Elles le font sur l'immigration. Avec un paradoxe, c'est que la réforme des retraites était plutôt très impopulaire, alors qu'il y avait une aspiration à avoir un texte sur l'immigration qui soit ferme, et en même temps, sans doute humain. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 2:16
Question 267Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
C'est vrai qu'on pourrait vous garder pendant une demi-heure et une moyenne de sujets. Pourquoi vous avez écrit ce livre maintenant ?
Réponse directe
Pour deux raisons, parce que d'abord, je voulais que mon fils qui a 5 ans sache un jour ce qu'avait fait son père. Et sa grand-père ? Et sa grand-mère ? Voilà, moi j'avais eu un père qui ne m'a rien dit jusqu'à 40 ans, un survivant de la Shoah. Loi du silence, j'ai voulu parler. Et puis la deuxième chose, c'est parce que le débat public, je lui ai dit, m'inquiète. Je ne fais plus de politique mais je reste un citoyen. Je reste un citoyen concerné qui souhaite que mon pays reste une grande démocratie, une puissance, une puissance européenne et aussi que le débat retrouve une forme de sérénité, d'équilibre et de contenu, de substance. C'est à ça que je veux contribuer.
« Pour deux raisons, parce que d'abord, je voulais que mon fils qui a 5 ans sache un jour ce qu'avait fait son père. Et sa grand-père ? Et sa grand-mère ? Voilà, moi j'avais eu un père qui ne m'a rien dit jusqu'à 40 ans, un survivant de la Shoah. Loi du silence, j'ai voulu parler. Et puis la deuxième chose, c'est parce que le débat public, je lui ai dit, m'inquiète. Je ne fais plus de politique mais je reste un citoyen. Je reste un citoyen concerné qui souhaite que mon pays reste une grande démocratie, une puissance, une puissance européenne et aussi que le débat retrouve une forme de sérénité, d'équilibre et de contenu, de substance. C'est à ça que je veux contribuer. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 16:32
Question 268Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Même pas les Allemands ?
Réponse à côté
Ce n'est pas du tout exact. J'ai été mis en finance de 2012 à 2014. J'ai été commissaire européen de 2014 à 2009. Et mon portefeuille, c'était précisément de faire respecter les règles. Quand j'ai quitté la Commission européenne en 2019, c'était en phase pré-Covid. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. À ce moment-là, tous les pays de la zone euro, tous, y compris la France, étaient sortis de la procédure pour déficiter excessif. Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la cri…
« Ce n'est pas du tout exact. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:30Voir 2 autres passages
« J'ai été mis en finance de 2012 à 2014. J'ai été commissaire européen de 2014 à 2009. Et mon portefeuille, c'était précisément de faire respecter les règles. Quand j'ai quitté la Commission européenne en 2019, c'était en phase pré-Covid. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. À ce moment-là, tous les pays de la zone euro, tous, y compris la France, étaient sortis de la procédure pour déficiter excessif. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:35
Question 269Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Mais est-ce que, pour vous, il y aura des conséquences économiques et financières sur cet événement politique ?
Réponse directe
C'est extrêmement difficile à dire, parce qu'encore une fois, il peut y avoir une gradation de réaction, il peut y avoir ensuite des enchaînements, soit ça peut rester assez modéré, si après tout, le texte retourne au Sénat, puis revient à l'Assemblée, disons que c'est un délai important. Il peut y avoir d'autres conséquences qui sont tirées. Vous noterez simplement, puisque vous parlez des agences de dotation, que plusieurs d'entre elles, ce n'était pas le cas d'ailleurs de Standard & Poor's, ont souligné à quel point la stabilité politique, la stabilité des institutions, est un facteur important pour leur jugement. Donc, ça veut dire simplement une chose, c'est que nous allons être observ…
« C'est extrêmement difficile à dire, parce qu'encore une fois, il peut y avoir une gradation de réaction, il peut y avoir ensuite des enchaînements, soit ça peut rester assez modéré, si après tout, le texte retourne au Sénat, puis revient à l'Assemblée, disons que c'est un délai important. Il peut y avoir d'autres conséquences qui sont tirées. Vous noterez simplement, puisque vous parlez des agences de dotation, que plusieurs d'entre elles, ce n'était pas le cas d'ailleurs de Standard & Poor's, ont souligné à quel point la stabilité politique, la stabilité des institutions, est un facteur important pour leur jugement. Donc, ça veut dire simplement une chose, c'est que nous allons être observés, et que par rapport à ce qui se passe dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, il faut aussi avoir en tête cette donne internationale, cette donne économique, cette donne financière, dans la mesure où nos finances publiques restent dans une position assez fragile. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 4:44
Question 270Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Vous dites un événement politique, Pierre Moscovici. C'est là où ça rejoint quand même votre sujet, votre position, parce qu'on a vu que la note de la France a été maintenue tout juste par son Arsène Pours il y a quelques jours, mais en même temps, on voit bien que ça fragilise le gouvernement, ça fragilise Emmanuel Macron, donc ça fragilise la France. Est-ce que vous redoutez que ça a des conséquences ?
Réponse directe
Ça en a forcément, je ne sais pas de quelle nature, mais tout ça, au fond, est inclus dans la donne politique initiale de ce quinquennat, à savoir que le président de la République a été réélu, il a été réélu nettement face à Marine Le Pen, mais ensuite, les Français, dans l'élection législative qui a suivi, ne lui ont pas donné de majorité. Et donc, on voit qu'il y a une forme d'inconfort dans lequel le gouvernement vit, qui se manifeste aussi par le nombre de 49-3 extrêmement élevé sur les textes financiers, en particulier, dans lesquels il avance. Peut-être aussi, d'ailleurs, y a-t-il de la part de parlementaires, indépendamment de leur opinion sur le fond, une forme de frustration par r…
« Ça en a forcément, je ne sais pas de quelle nature, mais tout ça, au fond, est inclus dans la donne politique initiale de ce quinquennat, à savoir que le président de la République a été réélu, il a été réélu nettement face à Marine Le Pen, mais ensuite, les Français, dans l'élection législative qui a suivi, ne lui ont pas donné de majorité. Et donc, on voit qu'il y a une forme d'inconfort dans lequel le gouvernement vit, qui se manifeste aussi par le nombre de 49-3 extrêmement élevé sur les textes financiers, en particulier, dans lesquels il avance. Peut-être aussi, d'ailleurs, y a-t-il de la part de parlementaires, indépendamment de leur opinion sur le fond, une forme de frustration par rapport à la multiplication des 49-3. Et derrière ça, il y a aussi le fait qu'il n'y a pas de coalition gouvernementale. Bref, on pourrait tirer le fil, et on le fera sans doute, et le président de la République, qui est, je le rappelle, le maître des horloges et le maître du juridictionnel, en tirera les conclusions qu'il croit devoir tirer. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 3:42
Question 271Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Sur les 35 heures, par exemple ?
Réponse à côté
Non, je ne donne pas l'exemple. Si, c'est intéressant. Quand on ne sait plus à quoi elles correspondent au fond. Même chose pour les dépenses fiscales. Et donc, je dis simplement deux choses. Un, une aide aux entreprises ou une dépense fiscale, ça doit être plafonné dans le temps. Ça ne doit pas durer 10 ans sans qu'on inventorie. Ça doit être évalué continuellement. Et pour certaines, ça doit être remis en cause. C'est ça qu'il s'agit de faire à travers les revues de dépenses. Donc, c'est les deux postes qui vous paraissent ? Non, non, il y en a bien d'autres. Je donne deux exemples parce que nous avons peu de temps. Mais il y en a beaucoup, beaucoup d'autres en réalité. Je pense qu'il fau…
« Non, je ne donne pas l'exemple. Si, c'est intéressant. Quand on ne sait plus à quoi elles correspondent au fond. Même chose pour les dépenses fiscales. Et donc, je dis simplement deux choses. Un, une aide aux entreprises ou une dépense fiscale, ça doit être plafonné dans le temps. Ça ne doit pas durer 10 ans sans qu'on inventorie. Ça doit être évalué continuellement. Et pour certaines, ça doit être remis en cause. C'est ça qu'il s'agit de faire à travers les revues de dépenses. Donc, c'est les deux postes qui vous paraissent ? Non, non, il y en a bien d'autres. Je donne deux exemples parce que nous avons peu de temps. Mais il y en a beaucoup, beaucoup d'autres en réalité. Je pense qu'il faut avoir une démarche assez systématique de toutes nos dépenses publiques. Je dis bien toutes. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 14:01
Question 272Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Il faut arrêter de baisser les cotisations sociales ?
Réponse à côté
Qu'est-ce qu'il faut faire, à votre avis ? Encore une fois... Je suis mon premier président de la Cour des comptes, nous analysons, c'est le gouvernement qui décide. Il y a des revues de dépenses qui seront faites. Je pense qu'il y en a une, je sais qu'il y en a une qui sera lancée là-dessus. Nous avons fait nous-mêmes une note Constatant qu'il y en avait un très grand nombre, qu'il y en a certaines qui sont historiques, qui sont là depuis très longtemps. Non, je ne donne pas l'exemple. Si, c'est intéressant. Quand on ne sait plus à quoi elles correspondent au fond. Même chose pour les dépenses fiscales. Et donc, je dis simplement deux choses. Un, une aide aux entreprises ou une dépense fis…
« Qu'est-ce qu'il faut faire, à votre avis ? Encore une fois... »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 13:39Voir 2 autres passages
« Je suis mon premier président de la Cour des comptes, nous analysons, c'est le gouvernement qui décide. Il y a des revues de dépenses qui seront faites. Je pense qu'il y en a une, je sais qu'il y en a une qui sera lancée là-dessus. Nous avons fait nous-mêmes une note »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 13:43
Question 273Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
qu'est-ce qu'il faut faire ?
Réponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire, à votre avis ? Encore une fois... Je suis mon premier président de la Cour des comptes, nous analysons, c'est le gouvernement qui décide. Il y a des revues de dépenses qui seront faites. Je pense qu'il y en a une, je sais qu'il y en a une qui sera lancée là-dessus. Nous avons fait nous-mêmes une note Constatant qu'il y en avait un très grand nombre, qu'il y en a certaines qui sont historiques, qui sont là depuis très longtemps. Non, je ne donne pas l'exemple. Si, c'est intéressant. Quand on ne sait plus à quoi elles correspondent au fond. Même chose pour les dépenses fiscales. Et donc, je dis simplement deux choses. Un, une aide aux entreprises ou une dépense fis…
« Je suis mon premier président de la Cour des comptes, nous analysons, c'est le gouvernement qui décide. Il y a des revues de dépenses qui seront faites. Je pense qu'il y en a une, je sais qu'il y en a une qui sera lancée là-dessus. Nous avons fait nous-mêmes une note »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 13:43Voir 1 autre passage
« Non, je ne donne pas l'exemple. Si, c'est intéressant. Quand on ne sait plus à quoi elles correspondent au fond. Même chose pour les dépenses fiscales. Et donc, je dis simplement deux choses. Un, une aide aux entreprises ou une dépense fiscale, ça doit être plafonné dans le temps. Ça ne doit pas durer 10 ans sans qu'on inventorie. Ça doit être évalué continuellement. Et pour certaines, ça doit être remis en cause. C'est ça qu'il s'agit de faire à travers les revues de dépenses. Donc, c'est les deux postes qui vous paraissent ? Non, non, il y en a bien d'autres. Je donne deux exemples parce que nous avons peu de temps. Mais il y en a beaucoup, beaucoup d'autres en réalité. Je pense qu'il faut avoir une démarche assez systématique de toutes nos dépenses publiques. Je dis bien toutes. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 14:01
Question 274Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Des pactes budgétaires européens, des traités de Maastricht, des règles que personne ne respecte ?
Réponse directe
Ce n'est pas du tout exact. J'ai été mis en finance de 2012 à 2014. J'ai été commissaire européen de 2014 à 2009. Et mon portefeuille, c'était précisément de faire respecter les règles. Quand j'ai quitté la Commission européenne en 2019, c'était en phase pré-Covid. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. À ce moment-là, tous les pays de la zone euro, tous, y compris la France, étaient sortis de la procédure pour déficiter excessif. Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la cri…
« Ce n'est pas du tout exact. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:30Voir 2 autres passages
« J'ai été mis en finance de 2012 à 2014. J'ai été commissaire européen de 2014 à 2009. Et mon portefeuille, c'était précisément de faire respecter les règles. Quand j'ai quitté la Commission européenne en 2019, c'était en phase pré-Covid. Il n'y avait pas de quoi qu'il en coûte. À ce moment-là, tous les pays de la zone euro, tous, y compris la France, étaient sortis de la procédure pour déficiter excessif. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:35
Question 275Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12
Oui, mais où ?
Refus explicite
Non, pas du tout.
« Non, pas du tout. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 12:29
Voir 2 autres passages
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Il va falloir se creuser la tête pour trouver une issue à ça. Il y en a plusieurs. Bon, d'abord, que se passe-t-il au niveau du gouvernement ? Ensuite, qu'avient-il du texte ? »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 2:03
« Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la crise énergétique, c'est la crise ukrainienne. Et maintenant, maintenant, il est indispensable que nous ayons un chemin commun pour revenir à des finances publiques saines. Disant ça, ce n'est pas pour dire « Les critères doivent être appliqués de manière rigide ». Ce n'est pas pour proposer une politique d'austérité que je n'ai jamais défendue. C'est simplement pour dire que les finances publiques, c'est un sujet de société au fond. Vous savez, vous disiez que personne ne s'y intéresse. On a tort. Parce que quand un pays est très endetté, c'est le cas de la France. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:56
« Constatant qu'il y en avait un très grand nombre, qu'il y en a certaines qui sont historiques, qui sont là depuis très longtemps. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 13:55
« Vous savez, il y a une phrase latine qui dit « Pacta sum servanda ». Les règles sont faites pour être respectées. Et donc, ce qui s'est passé depuis, ce sont des éléments extraordinaires. C'est la crise Covid d'abord, il faut qu'il en coûte. C'est ensuite la crise énergétique, c'est la crise ukrainienne. Et maintenant, maintenant, il est indispensable que nous ayons un chemin commun pour revenir à des finances publiques saines. Disant ça, ce n'est pas pour dire « Les critères doivent être appliqués de manière rigide ». Ce n'est pas pour proposer une politique d'austérité que je n'ai jamais défendue. C'est simplement pour dire que les finances publiques, c'est un sujet de société au fond. Vous savez, vous disiez que personne ne s'y intéresse. On a tort. Parce que quand un pays est très endetté, c'est le cas de la France. »
BFM Business — La grande interview · Pierre Moscovici, premier président à la Cour des comptes – 11/12Vérifier à 8:56
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 2:28
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 16:52
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18