Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 mai 2016 au 9 déc. 2025
Questions
643
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 643 questions évaluables
Réponse directe
287
Réponse partielle
119
Réponse à côté
221
Refus explicite
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 226 à 250 sur 643
Question 226Face à Face : Pierre Moscovici - 22/03
On sera moins souverain dans nos choix ?
Réponse directe
On perdra notre souveraineté. Et d'ailleurs, la meilleure façon de perdre sa souveraineté, c'est d'être endetté. Parce que quand vous êtes endetté, je le répète, vous passez beaucoup de votre dépense publique dans le remboursement de la dette, alors que franchement, c'est la dépense publique la plus bête qui soit. Je préfère n'importe quoi. L'éducation, la justice, la sécurité, l'Ukraine. Quand je dis n'importe quoi, je ne peux pas émettre de préconisations là-dessus. On choisit, c'est le gouvernement qui choisit. Toutes les dépenses sont plus intelligentes que à rembourser une dette. Chaque euro qu'on consacre à rembourser sa dette, c'est un euro perdu pour le bien public.
« On perdra notre souveraineté. Et d'ailleurs, la meilleure façon de perdre sa souveraineté, c'est d'être endetté. Parce que quand vous êtes endetté, je le répète, vous passez beaucoup de votre dépense publique dans le remboursement de la dette, alors que franchement, c'est la dépense publique la plus bête qui soit. Je préfère n'importe quoi. L'éducation, la justice, la sécurité, l'Ukraine. Quand je dis n'importe quoi, je ne peux pas émettre de préconisations là-dessus. On choisit, c'est le gouvernement qui choisit. Toutes les dépenses sont plus intelligentes que à rembourser une dette. Chaque euro qu'on consacre à rembourser sa dette, c'est un euro perdu pour le bien public. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes23 janv. 2025 au 9 déc. 2025 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 22/03Vérifier à 18:09
Question 227Face à Face : Pierre Moscovici - 22/03
Vous aviez augmenté la TVA de mémoire ?
Réponse directe
Non, justement. Oui, nous avons augmenté pour faire le CICE à l'époque, mais on a surtout fait trop de fiscalité en l'année 2016. Pourquoi ? Parce qu'on avait trop de déficit. Et quand vous avez trop de déficit, vous pouvez répondre aussi par la fiscalité. Quand vous le faites, c'est un choc fiscal et c'est très mauvais pour l'activité. Donc je ne préconise pas de choc fiscal, mais je dis que ce n'est pas tabou. Je vais prendre un exemple. Il y a eu un rapport qui s'appelle le rapport Pisaniféri-Mafouz, vous savez qui a proposé une contribution exceptionnelle. Un ISFR ? Non, pas un ISFR, une contribution exceptionnelle et temporaire sur les grandes fortunes pour financer la transition écolo…
« Non, justement. Oui, nous avons augmenté pour faire le CICE à l'époque, mais on a surtout fait trop de fiscalité en l'année 2016. Pourquoi ? Parce qu'on avait trop de déficit. Et quand vous avez trop de déficit, vous pouvez répondre aussi par la fiscalité. Quand vous le faites, c'est un choc fiscal et c'est très mauvais pour l'activité. Donc je ne préconise pas de choc fiscal, mais je dis que ce n'est pas tabou. Je vais prendre un exemple. Il y a eu un rapport qui s'appelle le rapport Pisaniféri-Mafouz, vous savez qui a proposé une contribution exceptionnelle. Un ISFR ? Non, pas un ISFR, une contribution exceptionnelle et temporaire sur les grandes fortunes pour financer la transition écologique. Ça, c'est un sujet du débat. Et je pense qu'on ne peut pas dire circuler, il n'y a rien à voir. Et donc la troisième manière, il y a la croissance qu'il faut préserver, mais qui ne sera pas non plus extraordinaire dans les années qui viennent. Il y a les impôts, mais nous avons des marges de mal-oeuvre faibles. Cela dit, je dis aussi au passage qu'on ne vaut plus les moyens de faire des baisses d'impôts non financées. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 22/03Vérifier à 9:57
Question 228Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Et s'il ne se passait rien ?
Réponse directe
Je crois que c'est impossible. Je crois que là, vraiment, nous ne pouvons pas nous le permettre. Et donc, il y a un impératif d'action, je le redis. Je ne suis pas forcément en désaccord avec moi, vous verrez.
« Je crois que c'est impossible. Je crois que là, vraiment, nous ne pouvons pas nous le permettre. Et donc, il y a un impératif d'action, je le redis. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 10:42
Question 229Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Qui menace la France ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à c…
« Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à ce moment-là, ils peuvent renchérir son coût en augmentant les taux d'intérêt à travers ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire le différentiel de taux d'intérêt entre un pays, prenons l'Allemagne, et un autre pays. C'est le cas, par exemple, pour la Grèce, pour l'Espagne, pour le Portugal. La France a un spread légèrement supérieur à celui de l'Allemagne, il n'est pas tellement. Les agences de notation interviennent là-dedans, et donc tout ça, si vous voulez, ça crée un petit cocktail qui fait qu'à un moment donné, on peut dire qu'en effet, notre situation est préoccupante. Je suis premier président de l'impôt des comptes depuis 4 ans, c'est vrai, que ça fait 4 ans que je fais des rapports qui disent que notre dette est trop élevée. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 2:12
Question 230Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
C'est sérieux ?
Réponse à côté
Moi, je ne fais pas de politique, mais... Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. Non, je ne suis plus le ministre de l'été.
« Moi, je ne fais pas de politique, mais... »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 7:42Voir 2 autres passages
« Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 7:46
« Non, je ne suis plus le ministre de l'été. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Question 231Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
C'est faisable ?
Réponse à côté
Moi, je ne fais pas de politique, mais... Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. Non, je ne suis plus le ministre de l'été.
« Moi, je ne fais pas de politique, mais... »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 7:42Voir 2 autres passages
« Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 7:46
« Non, je ne suis plus le ministre de l'été. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Question 232Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
C'était tabou de parler des impôts. Ça ne l'est plus. C'est ça qu'on retient ?
Réponse à côté
Ça ne l'a jamais été. Non, en revanche, je vais vous dire une chose. Je ne regrette pas ce qu'avait dit le ministre des Finances il y a 10 ans. Vous-même. Qui étais moi-même sur le rabble fiscal. Pourquoi ? Parce qu'un chiffre de plus, nous avons aussi le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé d'Europe, 45%. Je pense, moi, donc, que le levier fiscal, c'est-à-dire l'alourdissement des problèmes obligatoires, n'est pas la solution. Je crois que nous sommes contraints d'avoir une maîtrise de la dépense inédite. Et il faut pour cela de la volonté politique. Il faut du courage parce que ce n'est pas populaire. Il faut de l'intelligence pour aller faire en sorte qu'on ne touche pas ni la c…
« Ça ne l'a jamais été. Non, en revanche, je vais vous dire une chose. Je ne regrette pas ce qu'avait dit le ministre des Finances il y a 10 ans. Vous-même. Qui étais moi-même sur le rabble fiscal. Pourquoi ? Parce qu'un chiffre de plus, nous avons aussi le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé d'Europe, 45%. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 9:01Voir 1 autre passage
« Je pense, moi, donc, que le levier fiscal, c'est-à-dire l'alourdissement des problèmes obligatoires, n'est pas la solution. Je crois que nous sommes contraints d'avoir une maîtrise de la dépense inédite. Et il faut pour cela de la volonté politique. Il faut du courage parce que ce n'est pas populaire. Il faut de l'intelligence pour aller faire en sorte qu'on ne touche pas ni la cohésion sociale, là où elle est essentielle, ni la croissance. Et ça, ça s'appelle les revues de dépense. Bon courage ! Et il faut de la pédagogie parce qu'il faut faire comprendre aux Français, encore une fois, que cet effort, il est nécessaire. Vous savez, 50 milliards, c'est beaucoup. Oui. Mais il y a eu quand même 800 milliards d'euros de dettes publiques en plus depuis 5 ans. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 9:23
Question 233Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
C'est dit, 2 milliards de baisse d'impôt. Le même Premier ministre, il a annoncé 2 milliards de baisse d'impôt pour les classes moyennes. C'est possible ?
Réponse partielle
Moi, je ne fais pas de politique, mais... Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. Non, je ne suis plus le ministre de l'été.
« Voilà, c'est ça. Je n'ai pas à discuter de savoir s'il faut le faire ou pas le faire. La seule chose que je sais, c'est que si vous ne les financez pas, c'est très simple. C'est difficile en plus. Donc, on n'a plus les moyens, aujourd'hui, en France, de faire des baisses d'impôts sèches. Si on fait une baisse d'impôt, il faut augmenter d'autres impôts ou il faut baisser les dépenses à due concurrence. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 7:46
Question 234Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Ça, c'est le constat. C'est votre travail de Premier Président de la Cour des Comptes de tirer la sonnette d'alarme. La question ensuite des politiques, c'est comment on fait. La moitié de la dépense publique en France, ce sont les dépenses sociales. Quand on entend économie, on entend rigueur, peut-être que c'est un mot, désormais un gros mot, depuis 2008, on entend effort, comment est-ce qu'on dégage des marges de manœuvre ?
Réponse partielle
Absolument. Alors, je vais comme donner un chiffre de plus, c'est que la dépense publique, c'est 56% du PIB en France. C'est 8% de plus que dans n'importe quel autre pays de la zone euro. Alors, ça traduit quoi ? Ça traduit le fait que nous avons une préférence collective pour la dépense et c'est tout à fait soutenable. On peut dire qu'on a un modèle social, il coûte cher, mais on le paye. Pas seulement, c'est-à-dire que c'est aussi notre sécurité sociale qualité, il vaut mieux être français qu'être américain de ce point de vue-là. C'est très clair, les médicaires et autres sont nettement dépassés par ce que nous faisons. Mais, est-ce que ça marche bien ? Là, on constate que sur l'éducation…
« Absolument. Alors, je vais comme donner un chiffre de plus, c'est que la dépense publique, c'est 56% du PIB en France. C'est 8% de plus que dans n'importe quel autre pays de la zone euro. Alors, ça traduit quoi ? Ça traduit le fait que nous avons une préférence collective pour la dépense et c'est tout à fait soutenable. On peut dire qu'on a un modèle social, il coûte cher, mais on le paye. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 6:25Voir 1 autre passage
« Pas seulement, c'est-à-dire que c'est aussi notre sécurité sociale qualité, il vaut mieux être français qu'être américain de ce point de vue-là. C'est très clair, les médicaires et autres sont nettement dépassés par ce que nous faisons. Mais, est-ce que ça marche bien ? Là, on constate que sur l'éducation, il y a quand même des problèmes, que sur l'hôpital, il y a des problèmes, que sur le logement, il y a des problèmes. Et donc, comment il faut-il faire ? Il faut aller regarder effectivement ce qui, dans les politiques publiques, marche et ne marche pas. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 6:51
Question 235Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
En son temps, Angela Merkel l'avait fait, ça n'avait pas eu d'incidence sur le prix. Est-ce que c'est le retour des hausses d'impôts ?
Réponse partielle
Alors, vous savez, d'abord, l'impôt, c'est le débat politique par excellence. Certains sont de droite, d'autres sont de gauche. Ils veulent augmenter les uns les impôts du capital, les autres les impôts de la consommation, les 3e les baisser, les 4e les augmenter. Bon. Et ça, c'est légitime. On ne va pas arrêter de discuter fiscalité et on ne va pas dire que la fiscalité, c'est tabou. Je vais prendre un exemple. Le rapport Pisanu-Ferry-Mafouz, c'est l'autre sujet de notre rapport public, disait qu'il fallait un prélément exceptionnel sur les plus riches pour financer la transition écologique. Parlons-en. Je ne dis pas qu'il faut le faire, je dis simplement que ce n'est pas tabou. En revanch…
« Alors, vous savez, d'abord, l'impôt, c'est le débat politique par excellence. Certains sont de droite, d'autres sont de gauche. Ils veulent augmenter les uns les impôts du capital, les autres les impôts de la consommation, les 3e les baisser, les 4e les augmenter. Bon. Et ça, c'est légitime. On ne va pas arrêter de discuter fiscalité et on ne va pas dire que la fiscalité, c'est tabou. Je vais prendre un exemple. Le rapport Pisanu-Ferry-Mafouz, c'est l'autre sujet de notre rapport public, disait qu'il fallait un prélément exceptionnel sur les plus riches pour financer la transition écologique. Parlons-en. Je ne dis pas qu'il faut le faire, je dis simplement que ce n'est pas tabou. En revanche... »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 8:28
Question 236Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Ce sont les marchés financiers, ce sont les agences de notation. Pourquoi cette alerte rouge sur les comptes publics ?
Réponse directe
Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à c…
« Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à ce moment-là, ils peuvent renchérir son coût en augmentant les taux d'intérêt à travers ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire le différentiel de taux d'intérêt entre un pays, prenons l'Allemagne, et un autre pays. C'est le cas, par exemple, pour la Grèce, pour l'Espagne, pour le Portugal. La France a un spread légèrement supérieur à celui de l'Allemagne, il n'est pas tellement. Les agences de notation interviennent là-dedans, et donc tout ça, si vous voulez, ça crée un petit cocktail qui fait qu'à un moment donné, on peut dire qu'en effet, notre situation est préoccupante. Je suis premier président de l'impôt des comptes depuis 4 ans, c'est vrai, que ça fait 4 ans que je fais des rapports qui disent que notre dette est trop élevée. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Dans le cadre d'une trajectoire de finances publiques qui doit nous amener en dessous de 3% en 2027, ce n'est pas seulement un mauvais départ, c'est un faux départ. Peut-être un peu pire, parce qu'en réalité, le déficit aura augmenté en 2023, et non pas diminué. Tout ça pour dire quoi ? C'est que oui, ça fait 4 ans que je dis que la dette est la dette, mais là, je vous dis une chose différente. Je vous dis que le budget 2025 ne peut pas échapper à un effort de réduction des déficits. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 3:20
« Parce que justement, une trajectoire a été votée par le Parlement, ça existe quand même, parce que les règles budgétaires européennes qui ont été débranchées pendant un crise commun vont réintervenir l'année prochaine, parce qu'on nous regarde, parce qu'on ausculte la dette publique. »
Question 237Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
La politique que vous venez de décrire, qui est une politique d'effort, vous dites qu'il faudra du courage politique. Ce n'est pas le moment. Vous lisez.
Réponse directe
Alors, d'abord, le gouvernement vient d'annoncer des milliards d'euros d'économies, d'énovation de crédit. Il a dit qu'il y aurait quelque chose au lendemain des élections. Non pas parce que c'est le lendemain des élections, mais parce que c'est le calendrier. Il a aussi laissé entendre qu'il y aurait des économies lors du projet de loi de finances pour 2025. Mais encore une fois, vous savez, les Français sont très conscients que la dette publique est un adversaire pour eux. Et que quand on est trop endetté, on ne peut pas agir. Et donc, il faut leur parler franchement.
« Alors, d'abord, le gouvernement vient d'annoncer des milliards d'euros d'économies, d'énovation de crédit. Il a dit qu'il y aurait quelque chose au lendemain des élections. Non pas parce que c'est le lendemain des élections, mais parce que c'est le calendrier. Il a aussi laissé entendre qu'il y aurait des économies lors du projet de loi de finances pour 2025. Mais encore une fois, vous savez, les Français sont très conscients que la dette publique est un adversaire pour eux. Et que quand on est trop endetté, on ne peut pas agir. Et donc, il faut leur parler franchement. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 10:10
Question 238Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Pardon, parce qu'à cette table, depuis des années, on entend des gens qui mettent des alertes et qui saulent le toxin. On se souvient de la phrase de François Fillon, je suis à la tête d'un État en faillite. Ça n'était pas vrai. Qu'est-ce qu'il y a de différent ?
Réponse directe
Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à c…
« Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à ce moment-là, ils peuvent renchérir son coût en augmentant les taux d'intérêt à travers ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire le différentiel de taux d'intérêt entre un pays, prenons l'Allemagne, et un autre pays. C'est le cas, par exemple, pour la Grèce, pour l'Espagne, pour le Portugal. La France a un spread légèrement supérieur à celui de l'Allemagne, il n'est pas tellement. Les agences de notation interviennent là-dedans, et donc tout ça, si vous voulez, ça crée un petit cocktail qui fait qu'à un moment donné, on peut dire qu'en effet, notre situation est préoccupante. Je suis premier président de l'impôt des comptes depuis 4 ans, c'est vrai, que ça fait 4 ans que je fais des rapports qui disent que notre dette est trop élevée. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Dans le cadre d'une trajectoire de finances publiques qui doit nous amener en dessous de 3% en 2027, ce n'est pas seulement un mauvais départ, c'est un faux départ. Peut-être un peu pire, parce qu'en réalité, le déficit aura augmenté en 2023, et non pas diminué. Tout ça pour dire quoi ? C'est que oui, ça fait 4 ans que je dis que la dette est la dette, mais là, je vous dis une chose différente. Je vous dis que le budget 2025 ne peut pas échapper à un effort de réduction des déficits. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 3:20
« Parce que justement, une trajectoire a été votée par le Parlement, ça existe quand même, parce que les règles budgétaires européennes qui ont été débranchées pendant un crise commun vont réintervenir l'année prochaine, parce qu'on nous regarde, parce qu'on ausculte la dette publique. »
Question 239Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Et pourquoi ?
Réponse partielle
Parce que justement, une trajectoire a été votée par le Parlement, ça existe quand même, parce que les règles budgétaires européennes qui ont été débranchées pendant un crise commun vont réintervenir l'année prochaine, parce qu'on nous regarde, parce qu'on ausculte la dette publique. Je pense que le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a conscience de cette affaire. Il avait convoqué déjà il y a un an des assises des finances publiques, où il marquait que le désendettement était un impératif. Cela dit, 2023 n'a pas été la fin du quoi qu'il en coûte, mais 2024 le sera. Et donc Bruno Le Maire est conscient de ça, et il sait qu'il y a une trajectoire qui a été votée par le Parlement, qui s'i…
« Je pense que le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a conscience de cette affaire. Il avait convoqué déjà il y a un an des assises des finances publiques, où il marquait que le désendettement était un impératif. Cela dit, 2023 n'a pas été la fin du quoi qu'il en coûte, mais 2024 le sera. Et donc Bruno Le Maire est conscient de ça, et il sait qu'il y a une trajectoire qui a été votée par le Parlement, qui s'impose tout de même au gouvernement, et que si on veut revenir à 4,4%, c'est le chiffre prévu pour 2024, partant d'un peu plus de 5, il faut faire un sérieux effort, d'où les 10 milliards. Je veux ajouter une chose à ça, c'est qu'il faut être conscient, ceux qui nous écoutent, que ces 10 milliards ne seront pas suffisants en 2024, et qu'il y aura probablement une deuxième couche à l'été. D'ailleurs, le misé des finances, le misé des comptes publics ont plus ou moins dit qu'il y aurait ce qu'on appelle un collectif budgétaire, un projet de loi de finances rectificative. Oui, mais je voudrais qu'il faut faire quand même une pédagogie auprès des Français. Ce n'est pas par respect des marchés, ce n'est pas par obéissance à des règles, ce n'est pas parce que Bruxelles le dit, ce n'est pas parce que les agences de l'organisation le décident qu'on doit se détruire. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 4:07Voir 1 autre passage
« C'est pour nous-mêmes. Autrement dit, comment est-ce que vous voulez, dans votre foyer, dans votre entreprise, investir si vous n'avez aucune ressource ? Moi, je ne sais pas, ça fait très longtemps que je suis dans l'action publique, je ne sais pas comment on fait de bonnes politiques publiques sans bonnes finances publiques. C'est simple. Et donc, retrouvons des marges de manœuvre pour investir. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 5:07
Question 240Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Pierre Moscovici, on est à la veille d'élections européennes où on annonce une poussée populiste. Est-ce que vous imaginez que c'est le bon moment pour faire ces économies-là ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, le gouvernement vient d'annoncer des milliards d'euros d'économies, d'énovation de crédit. Il a dit qu'il y aurait quelque chose au lendemain des élections. Non pas parce que c'est le lendemain des élections, mais parce que c'est le calendrier. Il a aussi laissé entendre qu'il y aurait des économies lors du projet de loi de finances pour 2025. Mais encore une fois, vous savez, les Français sont très conscients que la dette publique est un adversaire pour eux. Et que quand on est trop endetté, on ne peut pas agir. Et donc, il faut leur parler franchement.
« Alors, d'abord, le gouvernement vient d'annoncer des milliards d'euros d'économies, d'énovation de crédit. Il a dit qu'il y aurait quelque chose au lendemain des élections. Non pas parce que c'est le lendemain des élections, mais parce que c'est le calendrier. Il a aussi laissé entendre qu'il y aurait des économies lors du projet de loi de finances pour 2025. Mais encore une fois, vous savez, les Français sont très conscients que la dette publique est un adversaire pour eux. Et que quand on est trop endetté, on ne peut pas agir. Et donc, il faut leur parler franchement. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 10:10
Question 241Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Ce soir, nous allons évoquer avec mon invité et nos experts un mot qui fait son retour dans le débat face à la dégradation des comptes publics, les impôts. Nous allons en parler aussi avec Pierre Moscovici. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation. Vous êtes premier président de la Cour des comptes. Vous avez rendu votre rapport mardi et ça ressemble à un coup de semence. Vous dites, nous sommes dans un impératif d'action tellement la situation est sérieuse. J'ai l'impression que ça fait 40 ans que j'entends cette même phrase, Pierre Moscovici. C'est une alerte, c'est un réveil sur la situation des finances publiques. On le dit depuis si longtemps. Qu'est-ce qu'il y a de différent ?
Réponse directe
Alors, ce qui est vrai, c'est que ça fait 50 ans et pas 40 ans que le déficit français est présent chaque année. Nous n'avons pas voté un budget en équilibre depuis Georges Pompidou, président de la République. Mais néanmoins, les choses ont pris des proportions absolument considérables. D'abord, notre dette publique était à 3 200 milliards d'euros. Elle représente 110% du PIB, ce qui est sans précédent et ce qui est aussi un des niveaux les plus élevés dans la zone euro. Et ça veut dire aussi que ces dernières années, depuis 2019, avec la crise Covid, mais aussi l'énergie, notre dette publique s'est accrue de 800 milliards d'euros. Si on ajoute que notre déficit reste encore aujourd'hui tr…
« Alors, ce qui est vrai, c'est que ça fait 50 ans et pas 40 ans que le déficit français est présent chaque année. Nous n'avons pas voté un budget en équilibre depuis Georges Pompidou, président de la République. Mais néanmoins, les choses ont pris des proportions absolument considérables. D'abord, notre dette publique était à 3 200 milliards d'euros. Elle représente 110% du PIB, ce qui est sans précédent et ce qui est aussi un des niveaux les plus élevés dans la zone euro. Et ça veut dire aussi que ces dernières années, depuis 2019, avec la crise Covid, mais aussi l'énergie, notre dette publique s'est accrue de 800 milliards d'euros. Si on ajoute que notre déficit reste encore aujourd'hui très élevé, il sera supérieur probablement à 5% en 2023. Tout cela crée un contexte avec le renchérissement des doutes intérêts où l'action publique est bridée par la charge de la dette. Qu'est-ce que c'est que la charge de la dette ? C'est le remboursement annuel de la dette qui est aujourd'hui de 57 milliards d'euros par an, c'est-à-dire plus que le budget de la défense, et qui, si on continue comme ça, sera de 87 milliards d'euros en 2027, c'est-à-dire plus que le budget de l'éducation. Je vous ai écrasé sous les chiffres, ça va pas pour vous dire la chose suivante. Oui, il y a un impératif d'action parce que d'abord... »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 0:45
Question 242Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Vous faites le constat, vous dites que le constat est partagé par Bruno Le Maire, pas exactement au même niveau, mais il est...
Réponse partielle
Si, je pense qu'il est... Alors, si, bien sûr qu'il a déjà parlé de 50 milliards. C'est là où tout est confus, parce que je n'ai pas parlé de 50 milliards pour la rentrée. Oh là ! Non, je suis en train de dire que sur les trois années qui viennent... 2025-2027. Écoutez, regardez les choses, Caroline Roux. On vient de faire 10. Ils ont annoncé 20 milliards d'euros d'économie pour le budget 2025. Et il y aura quelque chose à l'été. Donc, 50 milliards, je sais que le chiffre comme ça a fait choc, mais en réalité, c'est un minimum, sans doute.
« Alors, si, bien sûr qu'il a déjà parlé de 50 milliards. C'est là où tout est confus, parce que je n'ai pas parlé de 50 milliards pour la rentrée. Oh là ! Non, je suis en train de dire que sur les trois années qui viennent... 2025-2027. Écoutez, regardez les choses, Caroline Roux. On vient de faire 10. Ils ont annoncé 20 milliards d'euros d'économie pour le budget 2025. Et il y aura quelque chose à l'été. Donc, 50 milliards, je sais que le chiffre comme ça a fait choc, mais en réalité, c'est un minimum, sans doute. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 5:30
Question 243Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Et s'il ne se passe rien, comme en 2023 ?
Réponse directe
Je crois que c'est impossible. Je crois que là, vraiment, nous ne pouvons pas nous le permettre. Et donc, il y a un impératif d'action, je le redis. Je ne suis pas forcément en désaccord avec moi, vous verrez.
« Je crois que c'est impossible. Je crois que là, vraiment, nous ne pouvons pas nous le permettre. Et donc, il y a un impératif d'action, je le redis. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 10:42
Question 244Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Mais qui le décide ?
Réponse directe
Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à c…
« Alors, d'abord, nous sommes membres de la zone euro, et donc il y a des règles de finances publiques, qui sont en quelque sorte le règlement de copropriété de la zone euro, et la Commission européenne, dont j'ai été membre, peut déclencher ce qu'on appelle des procédures pour déficits excessifs qui peuvent aller jusqu'à des sanctions. Il ne s'agit pas de sanctions, simplement, effectivement, il faut respecter ces critères. Ensuite, les fameux marchés, on les aime, on ne les aime pas, ce n'est pas une question, on ne tombe pas amoureux d'un marché, il ne faut pas vivre avec la crainte des marchés. Néanmoins, ils ont un pouvoir, c'est que s'ils estiment qu'une dette, n'est pas de qualité, à ce moment-là, ils peuvent renchérir son coût en augmentant les taux d'intérêt à travers ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire le différentiel de taux d'intérêt entre un pays, prenons l'Allemagne, et un autre pays. C'est le cas, par exemple, pour la Grèce, pour l'Espagne, pour le Portugal. La France a un spread légèrement supérieur à celui de l'Allemagne, il n'est pas tellement. Les agences de notation interviennent là-dedans, et donc tout ça, si vous voulez, ça crée un petit cocktail qui fait qu'à un moment donné, on peut dire qu'en effet, notre situation est préoccupante. Je suis premier président de l'impôt des comptes depuis 4 ans, c'est vrai, que ça fait 4 ans que je fais des rapports qui disent que notre dette est trop élevée. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Parce que justement, une trajectoire a été votée par le Parlement, ça existe quand même, parce que les règles budgétaires européennes qui ont été débranchées pendant un crise commun vont réintervenir l'année prochaine, parce qu'on nous regarde, parce qu'on ausculte la dette publique. »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 3:48
« Je pense que le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a conscience de cette affaire. Il avait convoqué déjà il y a un an des assises des finances publiques, où il marquait que le désendettement était un impératif. Cela dit, 2023 n'a pas été la fin du quoi qu'il en coûte, mais 2024 le sera. Et donc Bruno Le Maire est conscient de ça, et il sait qu'il y a une trajectoire qui a été votée par le Parlement, qui s'impose tout de même au gouvernement, et que si on veut revenir à 4,4%, c'est le chiffre prévu pour 2024, partant d'un peu plus de 5, il faut faire un sérieux effort, d'où les 10 milliards. Je veux ajouter une chose à ça, c'est qu'il faut être conscient, ceux qui nous écoutent, que ces 10 milliards ne seront pas suffisants en 2024, et qu'il y aura probablement une deuxième couche à l'été. D'ailleurs, le misé des finances, le misé des comptes publics ont plus ou moins dit qu'il y aurait ce qu'on appelle un collectif budgétaire, un projet de loi de finances rectificative. Oui, mais je voudrais qu'il faut faire quand même une pédagogie auprès des Français. Ce n'est pas par respect des marchés, ce n'est pas par obéissance à des règles, ce n'est pas parce que Bruxelles le dit, ce n'est pas parce que les agences de l'organisation le décident qu'on doit se détruire. »
Question 245Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024
Non, vous êtes le... Vous attendez la fin de la phrase. Vous êtes le ministre qui avait dit, en son temps, qui avait évoqué le ras-le-bol fiscal. Quand vous entendez des personnalités comme Alain Minc dire, il va falloir, de toute façon, parce qu'il y a urgence, dégager tout de suite des recettes fiscales, augmenter la TVA, pourquoi pas ?
Réponse partielle
Alors, vous savez, d'abord, l'impôt, c'est le débat politique par excellence. Certains sont de droite, d'autres sont de gauche. Ils veulent augmenter les uns les impôts du capital, les autres les impôts de la consommation, les 3e les baisser, les 4e les augmenter. Bon. Et ça, c'est légitime. On ne va pas arrêter de discuter fiscalité et on ne va pas dire que la fiscalité, c'est tabou. Je vais prendre un exemple. Le rapport Pisanu-Ferry-Mafouz, c'est l'autre sujet de notre rapport public, disait qu'il fallait un prélément exceptionnel sur les plus riches pour financer la transition écologique. Parlons-en. Je ne dis pas qu'il faut le faire, je dis simplement que ce n'est pas tabou. En revanch…
« Alors, vous savez, d'abord, l'impôt, c'est le débat politique par excellence. Certains sont de droite, d'autres sont de gauche. Ils veulent augmenter les uns les impôts du capital, les autres les impôts de la consommation, les 3e les baisser, les 4e les augmenter. Bon. Et ça, c'est légitime. On ne va pas arrêter de discuter fiscalité et on ne va pas dire que la fiscalité, c'est tabou. Je vais prendre un exemple. Le rapport Pisanu-Ferry-Mafouz, c'est l'autre sujet de notre rapport public, disait qu'il fallait un prélément exceptionnel sur les plus riches pour financer la transition écologique. Parlons-en. Je ne dis pas qu'il faut le faire, je dis simplement que ce n'est pas tabou. En revanche... »
C dans l'air · Pierre Moscovici - Alerte sur la dette ! #cdanslair l'invité du 14.03.2024Vérifier à 8:28
Question 246Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Est-ce que c'est Kohl qui a poussé la candidature de Delors ?
Réponse à côté
C'est possible. En tout cas, ce que je sais, c'est que c'était un... Je parlais du compromis. Compromis État-marché, compromis Capital-Travail, compromis Syndicat-Patronat, compromis Franco-Allemand. Et c'est un homme qui, contrairement à beaucoup, ne parlait pas sans arrêt de l'Europe à la française. Il aimait la France. Il était français. Il n'était pas nationaliste. Il voyait l'Europe comme une fédération. Certes, une fédération d'États-nations qui prenaient en compte les nations, mais dépassant les nations. Et donc, il savait faire parler ensemble la France et l'Allemagne. Et par exemple, l'euro, qu'est-ce que c'est l'euro ? C'est un deal. C'est un échange. Au fond, la France renonce à…
« C'est possible. En tout cas, ce que je sais, c'est que c'était un... Je parlais du compromis. Compromis État-marché, compromis Capital-Travail, compromis Syndicat-Patronat, compromis Franco-Allemand. Et c'est un homme qui, contrairement à beaucoup, ne parlait pas sans arrêt de l'Europe à la française. Il aimait la France. Il était français. Il n'était pas nationaliste. Il voyait l'Europe comme une fédération. Certes, une fédération d'États-nations qui prenaient en compte les nations, mais dépassant les nations. Et donc, il savait faire parler ensemble la France et l'Allemagne. Et par exemple, l'euro, qu'est-ce que c'est l'euro ? C'est un deal. C'est un échange. Au fond, la France renonce à son laxisme budgétaire si elle respecte les règles. C'est un autre sujet. Que le président de la Cour de la Cour a peut-être traité un jour. Vous reviendrez de parler des règles. Et pendant que l'Allemagne renonce à quelque chose d'essentiel, le Marc et la Bundesbank. C'est-à-dire la banque centrale la plus puissante d'Europe, un peu transposée quand même dans le modèle de la banque centrale européenne, et la monnaie la plus puissante d'Europe. Et ça, il fallait quelqu'un qui sache fabriquer ça. Et après lui, la Commission prend son envol. Elle devient une autre institution. Donc, la vision, la méthode, le triangle Paris-Berlin-Bruxelles, l'institution, la commission qu'il met au centre des initiatives, Erasmus, le marché intérieur, les autoroutes de l'information, le traité de Maastricht. Et voilà ce qu'il fait un grand Européen. Et Schengen. Et Schengen, bien sûr. Un grand Schengen, c'était avant. C'était en 86. Et c'est une coopération... Oui, il était président, mais c'est une coopération intergouvernementale. C'est un homme du siècle dernier aussi. C'est pour ça que je dis que c'est un fils fondateur. Aujourd'hui, il faudrait qu'il y ait des petits-fils fondateurs. Parce que l'Europe a changé. Et l'Europe de Delors, ce n'est pas exactement l'Europe d'aujourd'hui. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a besoin de vraies intégrations politiques et géopolitiques. Les défis qui sont devant nous, c'est la menace russe, c'est les autoritarismes, c'est l'illibéralisme, c'est la guerre en Ukraine. Et là, on a besoin d'une Europe qui soit d'emblée politique et pas seulement économique. L'intégration économique ne suffira pas à construire l'Europe politique demain. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 12:32
Question 247Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Jacques Delors ?
Réponse partielle
La première, peut-être pas, mais je me souviens d'énormément de rencontres, disons à la fin des années 80, au début des années 90, quand il avait lancé ce qu'on appelait les clubs témoins. J'ai appartenu au premier conseil d'administration des clubs témoins, dont le président était à l'époque François Hollande, qui était son bras politique en France. Et c'est vrai que pendant ces années-là, je l'ai accompagné dans son aventure politique pour peut-être représenter l'espoir en 1995. Je me souviens, entre autres, du fait que j'ai eu la chance d'être un des deux socialistes pour qui il avait fait un meeting aux élections législatives catastrophiques de 1993. Il était venu, dans ma circonscripti…
« La première, peut-être pas, mais je me souviens d'énormément de rencontres, disons à la fin des années 80, au début des années 90, quand il avait lancé ce qu'on appelait les clubs témoins. J'ai appartenu au premier conseil d'administration des clubs témoins, dont le président était à l'époque François Hollande, qui était son bras politique en France. Et c'est vrai que pendant ces années-là, je l'ai accompagné dans son aventure politique pour peut-être représenter l'espoir en 1995. Je me souviens, entre autres, du fait que j'ai eu la chance d'être un des deux socialistes pour qui il avait fait un meeting aux élections législatives catastrophiques de 1993. Il était venu, dans ma circonscription, à Valentinier en 1992. Et cet homme, qui n'était pas un tribun, et avait su conquérir un électorat populaire par, justement, l'évocation de son syndicalisme originel, de la CFDT, de ce christianisme social, par une chose qui était essentielle chez lui, c'était un don de pédagogie unique. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 0:12
Question 248Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
Alors, un dernier mot. S'est-il posé la question ?
Réponse à côté
Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrat…
« Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrate comme Kohl, il est d'emblée dans la filiation de Jean Monnet et Robert Schumann. C'est ensuite qu'il faut peut-être compliquer le modèle, le réinventer mais ça c'est le rôle des hommes et des femmes d'État aujourd'hui. En tout cas, ça devrait être le leur. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 14:59
Question 249Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
quand on a découvert que Lionel Jospin, de son propre aveu, d'ailleurs, avait été trotskiste, il n'est pas tombé de sa chaise, Jacques Delors ?
Réponse à côté
Je ne suis pas sûr qu'il serait tombé de sa chaise, parce que c'était un homme qui était très respectueux des origines de chacun. On dit un chrétien, oui, il était chrétien, catholique, sans doute, mais ça, c'était sa pratique personnelle. Profondément laïque, c'est-à-dire respectant ceux qui croient en Dieu comme ceux qui n'y croient pas, et peut-être ceux qui croient en Trotski comme ceux qui n'y croient pas.
« Je ne suis pas sûr qu'il serait tombé de sa chaise, parce que c'était un homme qui était très respectueux des origines de chacun. On dit un chrétien, oui, il était chrétien, catholique, sans doute, mais ça, c'était sa pratique personnelle. Profondément laïque, c'est-à-dire respectant ceux qui croient en Dieu comme ceux qui n'y croient pas, et peut-être ceux qui croient en Trotski comme ceux qui n'y croient pas. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 6:08
Question 250Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes
comment il s'est engagé très fortement dans l'euro et l'intégration économique d'abord ?
Réponse à côté
Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrat…
« Le débat sur l'intégration politique vient un peu plus tard. Il vient au moment de l'élargissement que Jacques-Bruns a préparé. À ce moment-là, on constate que nos institutions sont inadaptées pour une Europe large et donc on se pose la question de refaire des institutions. C'est le traité de Nice et puis c'est le traité constitutionnel qui a échoué. Non, Jacques Delors est encore une fois par son côté chrétien social aussi, par son côté social-démocrate qui se marie bien avec les chrétiens-démocrates partisans de l'économie sociale de marché comme est le mot de Kohl en effet et socialiste comme Mitterrand, chrétien-démocrate ou démocrate-chrétien ou chrétien et démocrate et social-démocrate comme Kohl, il est d'emblée dans la filiation de Jean Monnet et Robert Schumann. C'est ensuite qu'il faut peut-être compliquer le modèle, le réinventer mais ça c'est le rôle des hommes et des femmes d'État aujourd'hui. En tout cas, ça devrait être le leur. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptesVérifier à 14:59
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« Vous dites que la France reste un pays solvable, mais jusqu'à quand ? C'est pour quand le crash ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 22:17
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Je suis un haut fonctionnaire et un responsable politique. J'ai été responsable politique et un fonctionnaire à peu près 20 ans chacun. Donc, je suis un peu blanchi sous le arnois, comme on dit. Je ne crois pas les mots. Je crois les chiffres. Je crois les choses. Et donc, ce que j'attends... Non, mais ce que j'attends, c'est des décisions. Autrement dit, ce que j'attends, c'est qu'il y ait un Premier ministre ce soir. Il y en aura un, tant mieux. Ensuite, ce qui est nécessaire, c'est qu'il y ait un budget. On regardera les chiffres qui sont dedans. Et enfin, on regardera ce que dit le Parlement. Parler, commenter, ça ne sert à rien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 9:54
« Adopter un projet de loi de finances d'ici le 31 décembre suppose que le Parlement, et nous sommes dans un moment plus parlementaire que jamais, que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours. Ça, c'est le compte à rebours. Pour que le Parlement puisse en débattre pendant 70 jours, ouvrez, ça veut dire que le budget doit être devant les assemblées le 13 octobre. Le 13 octobre, c'est lundi. Pour qu'il puisse être déposé devant les assemblées, il faut qu'il y ait eu un conseil des ministres, et il faut qu'il y ait un premier ministre qui soit régulièrement nommé. Pas un premier ministre des missionnaires, mais un premier ministre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16Voir 2 autres passages
« Pierre Moscovici pour faire un bon budget. C'est ce bon budget que vous appelez de vos voeux. Est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou faut-il réduire les dépenses ? Vous avez bien une idée là-dessus. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 6:26
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23Voir 2 autres passages
« C'est un homme, pas politique, mais son nom circule. Il a été d'ailleurs, je crois, votre directeur de cabinet quand vous étiez à Bercy. Ce serait Rémi Rioux, une forme de continuité ? »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 37:23
« Vous dites qu'il faudra faire attention dans les prochaines années. C'est pour ça que je demandais. »
LCP — Lundi, c'est politique · Pierre Moscovici | LCP, Lundi C'est Politique - 08/12/2025Vérifier à 23:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Chaque année, on remet ça sur la table mais ça existe déjà. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 7:13Voir 2 autres passages
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34Voir 2 autres passages
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 11:34
« C'est vrai que vous avez beaucoup communiqué et c'est vrai que ces rapports n'étaient pas publiés. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre Moscovici
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et si on n'a plus de Premier ministre la semaine prochaine à cause d'une motion de censure ou pour des raisons budgétaires, »
Radio Classique — L'invité de la matinale · Budget 2026 : "Je crois que le vote des deux assemblées est possible, c'est le scénario que je souhaite", estime Pierre MoscoviciVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09
« Non, ça ne fait pas semblant. Ce qui peut se passer, c'est qu'on fait de la politique dans un gouvernement. Si on faisait que de la technique, à ce moment-là, il faut donner le pouvoir à l'administration. Je suis contre le gouvernement des juges. Je suis contre le gouvernement des experts. Et pourtant, je suis un juge et un expert. Je pense que les juges et les experts ont leur rôle à jouer, mais à leur place. C'est le politique qui doit présider au destiné du pays. Alors, un gouvernement, c'est politique. Une fois qu'on a dit ça, ce qui compte, c'est le profil de celui qu'il dirige. Et le profil de celui qu'il dirige peut être quelqu'un qui a une expertise particulière ou quelqu'un qui est détaché des partis politiques. Je vais prendre deux exemples. Mario Draghi, le fameux Premier ministre italien. Une technique, non, moi je le connais Mario. C'est quelqu'un qui est très politique. Simplement, il était président de la Banque Centrale Européenne. Marc Carnet, qui est aujourd'hui le Premier ministre du Canada. Je le connais aussi. Il était gouverneur de la Banque d'Angleterre et de la Banque du Canada. Donc, c'est quelqu'un qui a une compétence. C'est quelqu'un qui ne vient pas forcément de la politique, mais c'est quelqu'un qui est détaché de la politique. C'est ça un gouvernement technique. Un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui est politique et qui est présidé par quelqu'un qui connaît la politique, mais qui a une expertise technique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut que le Parlement puisse avoir 70 jours pour délibérer d'un budget adopté dans les formes, il faut en effet partir de ce projet. D'ailleurs, soyons comme assez logiques, nous sommes vendredi soir, c'est lundi. Qui peut imaginer qu'en 48 heures, on peut tout refaire ? »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 janv. 2025 au 10 oct. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est du projet qui a été déposé devant le Haut Conseil des Finances Publiques, examiné dans les délais prévus d'une semaine. Donc, il nous a été envoyé le 2 octobre. Nous avons envoyé notre avis hier soir. Il faut que ce soit de ce projet de budget dont on parte. C'est ce projet de budget qui peut et doit être examiné par le conseil des ministres. Parce que, si ça n'était pas le cas, j'insiste, peut-être c'est formel, si ce n'est pas le cas, nous n'aurions pas été réputés avoir donné notre avis. Or, c'est un élément de la constitutionnalité d'un budget. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 3:23Voir 2 autres passages
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« n'aura pas en 48 heures la capacité d'inventer un nouveau budget. Si on se dit qu'on veut élaborer un autre budget, ça veut dire qu'on prend du temps. Et donc, en réalité, on ne fait pas comme ça. Là, on ne dépose pas de projet de finance, on dépose ce qu'on appelle la première partie, c'est-à-dire les recettes. C'est possible, ça ? Oui, c'est toujours possible, mais ce n'est pas bien. Parce que du coup, ce n'est pas un budget délibéré, notamment sur la partie dépense par le Parlement. Et puis, on dérape forcément sur l'année suivante. Et donc, on recommence le scénario qui a eu lieu avec Michel Marier et François Bayrou. »
RMC — Face à Face · Face à Face : Pierre Moscovici - 10/10Vérifier à 5:33Voir 1 autre passage
« Je suis déjà Premier Président. Les Premiers Ministres, il y a trop de candidats à cette fonction. C'est une belle fonction, mais elle exige avant tout une situation politique. Et puis elle exige un choix. Moi je suis à la Cour des comptes, qui est une institution magnifique, qui joue un rôle essentiel pour les Français parce qu'elle les informe. Notre rôle c'est d'informer les citoyens de manière objective sur une situation qu'autrement il ne connaît pas. Vous vous proposerez, vous iriez ? Je refuse totalement de répondre à ces questions-là. Non pas parce que j'ai une arrière-pensée, mais parce qu'il ne faut jamais commenter ce qu'on ne vous propose pas. Si j'ai appris une autre chose en quelques années de vie publique, c'est de ne jamais dire « et si ». »
France Inter · "Il faut trouver une situation plus solide" que celle de Michel Barnier, juge Pierre MoscoviciVérifier à 16:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. Vous vous souvenez quand on a voté une loi spéciale qui permet de prélever les impôts. Ensuite, on a tiré ce qu'on appelle les services votés, sans bouger le budget de l'année précédente. Puis, on a fini par voter un budget en février. Ce n'est pas la meilleure des situations. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes observés, je ne dirais pas surveillés. Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. Nous sommes surveillés par les marchés. 53% de la fameuse dette est détenue par des étrangers. Et ça vous inquiète ? Oui. Et puis, nous sommes aussi surveillés par les fameuses agences de notation. Il y a quelques jours, Fitch nous a dégradés. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe, parce que ça enterrinait un état de fait qui existait déjà. Mais ça veut dire quand même qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Et qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde deux choses. On regarde la qualité de la gestion budgétaire et l'incertitude politique. Et si ça se dégrade, alors effectivement, qu'est-ce qui se passe ? C'est très simple. Le coût de notre dette se renchérit. Nos taux d'intérêt augmentent. Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. Ils étaient en plus. Il y a un an. Et tout ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. Moi, je comprends tout à fait les préoccupations qui s'expriment. Faire des efforts, oui. Mais des efforts justes. Faire des efforts, mais des efforts équitables. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre MoscoviciVérifier à 5:01
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Moscovici
« pas celle de la Cour des Comptes pour le coup c'était sur ma table quand j'étais commissaire européen justement chargé de l'économie et de la fiscalité la difficulté c'est que c'est un sujet qui par définition ne peut se traiter qu'au niveau transnational et donc il faut convaincre convaincre et convaincre beaucoup de progrès ont été faits depuis une quinzaine d'années dans le cadre de ce qu'on appelle l'OCDE l'Organisation de Coopération et de Développement Économique qui se trouve d'ailleurs à Paris dans le cadre aussi du G20 entre les grands pays les 20 pays plus industriels de la planète il reste encore des marges ça je le dis franchement parce qu'autant sur la fraude fiscale je le redis qu'on ne laisse pas dire qu'il ne se fait rien 17 milliards d'euros par an c'est quand même maintenant très significatif et on peut faire toujours mieux mais c'est quand même un très bon départ sur l'évasion fiscale c'est plus compliqué et ça suppose une coopération internationale »
France Inter — Le téléphone sonne · Finances publiques : Pierre Moscovici face aux auditeursVérifier à 33:18