Et la fiscalité des plus riches, Philippe Vigier, c'est ça le sujet ?
Réponse directeJe vais vous dire, la contribution, c'est très haut revenu. Il ne s'agit pas de dire une tranche supplémentaire. Vous vous souvenez ? C'est M. Hollande qui avait expliqué qu'à 4 000 euros, on était riche, il fallait taxer tout le monde. Ça, c'était avant d'être élu ? Oui, avant d'être élu. Après, il est revenu à la maison parce qu'il a compris que c'était absolument infaisable. Non, il ne faut pas décourager l'investissement. Il y a des pratiques. Par exemple, vous voyez le pacte du trade qui permet de transférer les entreprises. C'est une super opération qui a été conduite depuis de longues années. On sait qu'il y a des dévoiements. On ne peut pas les laisser ainsi. Donc, taxer les plus ha…
« Je vais vous dire, la contribution, c'est très haut revenu. Il ne s'agit pas de dire une tranche supplémentaire. Vous vous souvenez ? C'est M. Hollande qui avait expliqué qu'à 4 000 euros, on était riche, il fallait taxer tout le monde. Ça, c'était avant d'être élu ? Oui, avant d'être élu. Après, il est revenu à la maison parce qu'il a compris que c'était absolument infaisable. Non, il ne faut pas décourager l'investissement. Il y a des pratiques. Par exemple, vous voyez le pacte du trade qui permet de transférer les entreprises. C'est une super opération qui a été conduite depuis de longues années. On sait qu'il y a des dévoiements. On ne peut pas les laisser ainsi. Donc, taxer les plus hauts revenus, pour vous, c'est exclu ? Parce qu'on dit même que... Non, je reviens après. Troisième fois, je suis désolé, taxer les plus hauts bénéfices ou les plus hauts revenus, c'est quelque chose que l'on peut emprunter. Quand vous avez 100 millions, quelque part, sur le capital ou le revenu, on peut peut-être faire un effort particulier. La solidarité, ce n'est pas uniquement pour les autres. La solidarité, c'est pour tout le monde. Chacun doit faire un effort. Ce qu'ils ne veulent pas, les classes moyennes. Ce qu'on me dit chez moi, c'est que ce soit ceux qui bossent qui soient toujours les plus taxés. Mais regardez la réforme de l'assurance-chômage. Je m'arrête une seconde là-dessus. Il y a des gens qui sont au chômage et qui ont 53 ans et qui ont des difficultés à trouver un boulot. À côté de ça, il y en a qui profitent de ce qu'on appelle les droits rechargeables. C'est quoi les droits rechargeables ? Vous travaillez 6 mois et vous établissez 24 mois. Est-ce que vous connaissez un seul pays d'Europe ? Oui, il y a ça. Pas un seul. Pas un seul. Donc là, il faut faire un effort. Là, il faut faire un effort. Si on ne fait pas cet effort, comme les ruptures conventionnelles qui permettent de se séparer d'un salarié. En 2024, record battu du monde, vous pourrez le faire dans vos chroniques matinales, plus de 500 000. Donc, c'est devenu un outil de gestion des ressources humaines. Donc ça, ça n'est pas possible. Et puis, il y a l'État, l'État central qui doit aussi réduire la voie libre. Les agences qui se sont multipliées, mais ça, c'était sous Nicolas Sarkozy, comme il fallait moins de fonctionnaires, on a créé les agences, on les a fait monter en puissance, 90 milliards de transferts financiers sur les agences en 2024. »
