Bonjour Philippe Vigier, bienvenue sur RFI, dans cette toute dernière ligne droite pour l'examen de la loi sur l'aide à mourir. Après deux ans de débat, l'Assemblée devrait, sauf coup de théâtre, l'adopter à nouveau mardi prochain, même si le projet continue à profondément diviser. Philippe Vigier, pourquoi fallait-il créer ce droit nouveau pour les personnes en fin de vie ?
Réponse directeÉcoutez, d'abord, ça n'est pas deux ans qu'on débat, que je rappelle que ça fait cinq ans. La première proposition de loi date de 2021 d'Olivier Falerny à l'Assemblée nationale. Et donc, ça permet d'ailleurs de tordre le coup à cette idée selon laquelle le débat était tronqué, rapide et fié à la va-vite. Et vous le disiez vous-même, c'est la troisième lecture à l'Assemblée, c'est la cinquième fois que nous penchons sur le texte. Pourquoi un nouveau droit ? Parce que pour des personnes qui sont en fin de vie, qui ont un pronostic vital engagé, avec un processus irréversible, qui ont des douleurs réfractaires, avec des souffrances physiques et psychologiques, il n'y a plus d'espoir pour eux.…
« Écoutez, d'abord, ça n'est pas deux ans qu'on débat, que je rappelle que ça fait cinq ans. La première proposition de loi date de 2021 d'Olivier Falerny à l'Assemblée nationale. Et donc, ça permet d'ailleurs de tordre le coup à cette idée selon laquelle le débat était tronqué, rapide et fié à la va-vite. Et vous le disiez vous-même, c'est la troisième lecture à l'Assemblée, c'est la cinquième fois que nous penchons sur le texte. Pourquoi un nouveau droit ? Parce que pour des personnes qui sont en fin de vie, qui ont un pronostic vital engagé, avec un processus irréversible, qui ont des douleurs réfractaires, avec des souffrances physiques et psychologiques, il n'y a plus d'espoir pour eux. Et c'est une très lente agonie. Et qu'est-ce que vaut la vie dans ces moments-là ? Donc, il faut leur donner cette possibilité, s'ils le souhaitent, parce que c'est ça la particularité de cette loi. C'est le patient qui demande. Et il ne demande pas 10 ans, 15 ans avant, pas du tout, puisqu'on a enlevé les directives anticipées. Donc, il le demande au moment où, par exemple, vous avez un cancer, vous avez plusieurs recueurs de chimiothérapie, 5 traitements, des échecs, et la vie n'est plus qu'une fausse lueur, eh bien, il faut leur donner la possibilité, peut-être, d'abriger ces souffrances. Donc, ça ne concernera pas des centaines de milliers de personnes, ça concernera quelques maladies dégénératives, ça concernera quelques personnes qui, vraiment, sont en droit de demander qu'on les aide. Donc, c'est une loi qui apporte de l'humanité, qui apporte, me semble-t-il, aussi beaucoup de garanties, parce que nous avons vraiment mis beaucoup de garanties sur toute la procédure. »
