Alors le budget à présent, vous en avez déjà parlé tout seul, Patrick Martin. En septembre, vous aviez dit « nous sommes prêts à discuter d'une hausse d'impôts ». Donc ça, c'est l'effort de guerre qui était prêt à faire les entreprises. Mais là, on y est et sur les allègements de cotisations patronales, quand même 80 milliards d'euros, c'est plus que le budget de l'enseignement scolaire, vous mettez un stop. Vous dites non, pas question de raboter un seul euro. Ça, ça s'appelle un revirement du MEDEF ?
Réponse directeNon, ça ne s'appelle pas un revirement. Moi, je ne retire rien à ce que j'ai dit à l'époque, qui était conditionné, si vous m'avez bien lu. À savoir qu'on demandait que les efforts soient répartis entre baisse des dépenses publiques à hauteur des deux tiers et effort ponctuel et ciblé des acteurs privés, les entreprises en particulier, à hauteur d'un tiers. Ciblé et ponctuel. Ce qui nous est proposé aujourd'hui, c'est deux tiers à la charge des contribuables, essentiellement les entreprises, et avec beaucoup de mesures structurelles et durables, en particulier sur les charges sociales. Qu'est-ce que vous voulez entre augmenter les impôts ou créer des emplois ? Il faut choisir. Pour l'instan…
« Non, ça ne s'appelle pas un revirement. Moi, je ne retire rien à ce que j'ai dit à l'époque, qui était conditionné, si vous m'avez bien lu. À savoir qu'on demandait que les efforts soient répartis entre baisse des dépenses publiques à hauteur des deux tiers et effort ponctuel et ciblé des acteurs privés, les entreprises en particulier, à hauteur d'un tiers. Ciblé et ponctuel. Ce qui nous est proposé aujourd'hui, c'est deux tiers à la charge des contribuables, essentiellement les entreprises, et avec beaucoup de mesures structurelles et durables, en particulier sur les charges sociales. Qu'est-ce que vous voulez entre augmenter les impôts ou créer des emplois ? Il faut choisir. Pour l'instant, l'option qui est prise, c'est plutôt d'augmenter les impôts. »