Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 avr. 2016 au 11 oct. 2026
Questions
259
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 259 questions évaluables
Réponse directe
114
Réponse partielle
49
Réponse à côté
87
Refus explicite
9
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 259
Question 201Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Ça équilibre, ça compense, ça corrige tous ceux qui arrachent des affiches. Comment vous réagissez à ce mouvement d'arrachage d'affiches d'otages ?
Réponse directe
C'est indigne, c'est indécent, c'est insupportable. Qu'est-ce que sont ces affiches ? C'est simplement de dire que le droit international a été violé, qu'il y a eu un crime de guerre, que des hommes et des femmes, aujourd'hui, sont privés de liberté, simplement parce qu'ils sont juifs, israéliens, ou parce qu'ils travaillaient sur le sol d'Israël. Donc, ceux qui font ça, je dirais, se déshonorent. Je le pense sincèrement.
« C'est indigne, c'est indécent, c'est insupportable. Qu'est-ce que sont ces affiches ? C'est simplement de dire que le droit international a été violé, qu'il y a eu un crime de guerre, que des hommes et des femmes, aujourd'hui, sont privés de liberté, simplement parce qu'ils sont juifs, israéliens, ou parce qu'ils travaillaient sur le sol d'Israël. Donc, ceux qui font ça, je dirais, se déshonorent. Je le pense sincèrement. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités8 oct. 2025 au 26 août 2026 · 18 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
11 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 202Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Vous avez porté hier une proposition de loi, depuis plusieurs mois, pour indemniser les condamnés pour homosexualité. Les condamnés entre 42 et 82, ou entre 45 et 82 ?
Réponse directe
Le texte qui a été voté, au bout du bout, à l'unanimité, il faut le souligner, c'est un texte qui reconnaît les fautes de la France, l'homophobie d'État entre 45 et 82. 82, c'est, vous le savez, bas d'inter, encore une fois, lui, une autre abolition qui est moins connue, mais la dépénalisation de l'homosexualité qui était un délit. Je rappelle qu'entre 45 et 82, il y a eu 10 000 condamnations, 10 000 condamnations, pour simplement homosexualité. C'est-à-dire que des gens ont perdu leur boulot, ont perdu le sens de leur vie, ont été humiliés par la justice française, sur un texte qui avait été voté le 6 août 1942.
« Le texte qui a été voté, au bout du bout, à l'unanimité, il faut le souligner, c'est un texte qui reconnaît les fautes de la France, l'homophobie d'État entre 45 et 82. 82, c'est, vous le savez, bas d'inter, encore une fois, lui, une autre abolition qui est moins connue, mais la dépénalisation de l'homosexualité qui était un délit. Je rappelle qu'entre 45 et 82, il y a eu 10 000 condamnations, 10 000 condamnations, pour simplement homosexualité. C'est-à-dire que des gens ont perdu leur boulot, ont perdu le sens de leur vie, ont été humiliés par la justice française, sur un texte qui avait été voté le 6 août 1942. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 7:35
Question 203Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Donc, il faut se libérer de LFI et construire autre chose ?
Réponse directe
En tout cas, il faut se libérer de celles et ceux à LFI qui poussent la gauche vers l'extrême gauche. Ça, j'en suis intimement convaincu. Mais il y a dans LFI des personnes qui osent s'opposer au chef. Peut-être que ceux-là et celles-là permettront une élaboration d'une union différente. Se détacher de LFI. C'est l'histoire qui nous le montrera. Et les élections européennes seront importantes dans cette clarification, j'en suis convaincu.
« En tout cas, il faut se libérer de celles et ceux à LFI qui poussent la gauche vers l'extrême gauche. Ça, j'en suis intimement convaincu. Mais il y a dans LFI des personnes qui osent s'opposer au chef. Peut-être que ceux-là et celles-là permettront une élaboration d'une union différente. Se détacher de LFI. C'est l'histoire qui nous le montrera. Et les élections européennes seront importantes dans cette clarification, j'en suis convaincu. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 11:02
Question 204Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Le Sénat n'a pas voulu faire ça ?
Réponse directe
Le Sénat n'a pas voulu, il a considéré que Nuremberg avait fait son travail, et que donc il fallait commencer notre travail de reconnaissance à partir de 1945. Nous le regrettons, nous pensons qu'il aurait dû commencer ce travail de reconnaissance de 1942. C'était pas la France républicaine, mais c'était l'État français de Pétain. Et c'est la même loi. Et c'est la même loi qui a été maintenue par le général de Gaulle, et tous ceux qui l'entouraient, y compris des gens de gauche, très clairement, en 1945, jusqu'en 1982. Et donc, 40 ans après 1982, on avait estimé qu'il était utile d'avoir cette reconnaissance de la faute de l'État français, et même d'avoir une indemnisation. La droite sénato…
« Le Sénat n'a pas voulu, il a considéré que Nuremberg avait fait son travail, et que donc il fallait commencer notre travail de reconnaissance à partir de 1945. Nous le regrettons, nous pensons qu'il aurait dû commencer ce travail de reconnaissance de 1942. C'était pas la France républicaine, mais c'était l'État français de Pétain. Et c'est la même loi. Et c'est la même loi qui a été maintenue par le général de Gaulle, et tous ceux qui l'entouraient, y compris des gens de gauche, très clairement, en 1945, jusqu'en 1982. Et donc, 40 ans après 1982, on avait estimé qu'il était utile d'avoir cette reconnaissance de la faute de l'État français, et même d'avoir une indemnisation. La droite sénatoriale nous a imposé, parce qu'elle est majoritaire au Sénat, vous le savez, elle nous a imposé le fait que la reconnaissance ne commencera qu'en 1945, en 1982, c'est déjà un premier acquis, et qu'il n'y aurait pas, malheureusement, d'indemnisation, même si c'était modeste. Et moi, j'ai demandé, je n'ai pas eu de réponse, au garde des Sceaux qui était là, M. Dupond-Moretti, je lui ai demandé, mais M. le garde des Sceaux, allez, on vote ce texte, malgré tout, parce qu'il faut qu'il y ait un texte pour que la navette se poursuive, mais est-ce que vous allez inscrire ce texte, et peut-être l'enrichir, à l'Assemblée nationale ? Malheureusement, je n'ai pas eu de réponse. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 8:23
Question 205Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Et avant Le Pen en France ?
Réponse partielle
Oui comme Le Pen aussi. Le Pen s'est félicité très largement en disant voilà c'est la voie qui est ouverte et ça va se confirmer aux élections européennes de juin 2024. La lepenisation des esprits vous vous rappelez ? C'était Ballinter. Il l'avait évoqué, est en train de se poursuivre. Parfois avec une complicité, non pas subjective, mais objective de la droite. Oui, c'est comme l'horizon. La droite républicaine française, et je l'ai vu sur le débat sur l'immigration, court après l'extrême droite. Mais c'est un peu comme l'horizon, ils ne la tiendront jamais. L'extrême droite sera toujours un pas en avant et les gens voteront pour l'original. L'original n'est pas pour la copie. Donc attenti…
« Oui comme Le Pen aussi. Le Pen s'est félicité très largement en disant voilà c'est la voie qui est ouverte et ça va se confirmer aux élections européennes de juin 2024. La lepenisation des esprits vous vous rappelez ? C'était Ballinter. Il l'avait évoqué, est en train de se poursuivre. Parfois avec une complicité, non pas subjective, mais objective de la droite. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 0:56
Question 206Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Est-ce que votre analyse et votre recommandation est officiellement celle du Parti Socialiste d'Olivier Faure ?
Réponse à côté
Olivier Faure a porté cette idée de moratoire avec LFI. Il n'y a plus d'intergroupe qui fonctionne à l'Assemblée Nationale. Et votre serviteur a agi pour que, aux élections sénatoriales, les rapports de force soient constatés. Il n'y a pas de sénateur LFI au Sénat. Donc je pense qu'Olivier Faure doit poursuivre dans la voie qu'il a engagée, demander la clarification, oui à l'union de la gauche, mais pas à l'union de la gauche, dominée par un parti qui aujourd'hui prend des positions au travers de son leader, un parti qui porte des positions qui ne sont pas acceptables politiquement pour un socialiste. Merci beaucoup Christophe Barbier. Demain à 7h45,
« Olivier Faure a porté cette idée de moratoire avec LFI. Il n'y a plus d'intergroupe qui fonctionne à l'Assemblée Nationale. Et votre serviteur a agi pour que, aux élections sénatoriales, les rapports de force soient constatés. Il n'y a pas de sénateur LFI au Sénat. Donc je pense qu'Olivier Faure doit poursuivre dans la voie qu'il a engagée, demander la clarification, oui à l'union de la gauche, mais pas à l'union de la gauche, dominée par un parti qui aujourd'hui prend des positions au travers de son leader, un parti qui porte des positions qui ne sont pas acceptables politiquement pour un socialiste. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 11:33
Question 207Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Donc, il va concerner aussi ceux-mêmes qui ont été déportés pour homosexualité ?
Refus explicite
Non, non.
« Non, non. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 8:21
Question 208Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Que doit devenir la gauche, après la mise à l'arrêt de la NUPES, à cause de ce qui s'est passé le 7 octobre, et de la dérive de l'EFI ?
Réponse partielle
Alors, ce n'est pas à cause de ce qui s'est passé le 7 octobre. Ça a été, je dirais, l'élément... Voilà, le coup de grâce. Je reprends votre expression, M. Barbier. La dégradation a été commencée depuis bien longtemps, et notamment au travers des déclarations et des prises de position de Jean-Luc Mélenchon. Moi, je suis un enfant du nom de la gauche. J'ai l'âge pour avoir connu, avec ma vieille pochette et ma... Voilà, chacun a bien compris le message. Mais j'ai l'âge d'avoir connu le programme commun, la construction de ce programme commun entre les communistes, les socialistes, les radicaux à l'époque. S'il y avait eu les verres, les verres auraient été sûrement autour de la table. Et l'E…
« Alors, ce n'est pas à cause de ce qui s'est passé le 7 octobre. Ça a été, je dirais, l'élément... Voilà, le coup de grâce. Je reprends votre expression, M. Barbier. La dégradation a été commencée depuis bien longtemps, et notamment au travers des déclarations et des prises de position de Jean-Luc Mélenchon. Moi, je suis un enfant du nom de la gauche. J'ai l'âge pour avoir connu, avec ma vieille pochette et ma... Voilà, chacun a bien compris le message. Mais j'ai l'âge d'avoir connu le programme commun, la construction de ce programme commun entre les communistes, les socialistes, les radicaux à l'époque. S'il y avait eu les verres, les verres auraient été sûrement autour de la table. Et l'EFI est un mouvement, ce n'est pas un parti politique, c'est un mouvement qui a des règles très particulières, des règles tournées autour de son leader, de manière très centralisée. On l'a vu quand Mme Garbido a été convoquée par le bureau de LFI pour prendre des sanctions parlementaires. Donc, ce n'est pas un parti démocratique, je le dis à ce micro. C'est une formation qui pèse, qui est aujourd'hui dominante, intellectuellement et peut-être idéologiquement au sein de la gauche depuis 2022. Mais la question, c'est, est-ce que LFI peut nous amener au pouvoir ? Je ne le pense pas. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 9:43
Question 209Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
On peut avoir les deux, la libération, la sécurité, et de l'autre côté, la fin du Hamas, où on va devoir laisser quand même un bout de la masse politique vivre au Qatar ou en Iran ?
Réponse partielle
Le Qatar a une grande responsabilité. C'est l'élément essentiel manifestement de la négociation. Mais il protège aussi M. Yamalik, qui est là-bas protégé à Doha, et vit dans le luxe sur des millions et des millions d'euros, ou de dollars en l'occurrence, détournés. Le Qatar est incontournable, il faut le savoir, mais le Hamas politique ne peut pas être un interlocuteur pour Israël et pour les pays de cette région. Donc la solution, elle est évoquée par le gouvernement israélien, éradiquer le Hamas dans sa branche militaire, mais aussi dans sa branche politique, ça prendra sûrement d'autres formes, chacun l'a bien compris. Et je le dis aussi, c'est au peuple palestinien de se choisir des dir…
« Le Qatar a une grande responsabilité. C'est l'élément essentiel manifestement de la négociation. Mais il protège aussi M. Yamalik, qui est là-bas protégé à Doha, et vit dans le luxe sur des millions et des millions d'euros, ou de dollars en l'occurrence, détournés. Le Qatar est incontournable, il faut le savoir, mais le Hamas politique ne peut pas être un interlocuteur pour Israël et pour les pays de cette région. Donc la solution, elle est évoquée par le gouvernement israélien, éradiquer le Hamas dans sa branche militaire, mais aussi dans sa branche politique, ça prendra sûrement d'autres formes, chacun l'a bien compris. Et je le dis aussi, c'est au peuple palestinien de se choisir des dirigeants qui permettront d'aboutir à la paix. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 3:55
Question 210Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Même si libération il y a, est-ce que ça ne va pas être un marché dupe ?
Réponse à côté
C'est ce qu'on dit, est-ce que le Hamas est capable de se réarmer, de faire retourner toute une série d'équilibres qui sont maintenant mis en place par Israël, par la force ? Et je dis toujours dans ces cas-là, on demande à Israël d'avoir une réponse proportionnée. Mais c'est quoi une réponse proportionnée ? Quand on voit le massacre du 7 octobre, et j'ai eu l'occasion de voir ce film absolument horrible, indicible du 7 octobre. Donc Israël a le droit de se défendre, Israël éradique au nom finalement des Nations Libres, une organisation terroriste, mais il faut négocier avec eux, parce qu'il y a près de 200 hommes, femmes et enfants qui aujourd'hui ont besoin de leur liberté.
« C'est ce qu'on dit, est-ce que le Hamas est capable de se réarmer, de faire retourner toute une série d'équilibres qui sont maintenant mis en place par Israël, par la force ? Et je dis toujours dans ces cas-là, on demande à Israël d'avoir une réponse proportionnée. Mais c'est quoi une réponse proportionnée ? Quand on voit le massacre du 7 octobre, et j'ai eu l'occasion de voir ce film absolument horrible, indicible du 7 octobre. Donc Israël a le droit de se défendre, Israël éradique au nom finalement des Nations Libres, une organisation terroriste, mais il faut négocier avec eux, parce qu'il y a près de 200 hommes, femmes et enfants qui aujourd'hui ont besoin de leur liberté. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 3:03
Question 211Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23
Vous êtes parrain d'un otage. Beaucoup de parlementaires sont parrain d'un otage. Notre collaboratrice, notre chroniqueuse, députée Coral Lignadant, pilote aussi cela. Quel sens a pour vous de parrainer cet otage, alors que vous ne pouvez concrètement rien faire, vous ne savez pas où il est ?
Réponse directe
Je vous ai ramené l'affiche, celle de Pongsak Thaena, qui est un travailleur thaïlandais, qui travaille dans un de ses kibbutz, qui a été attaqué. Voilà, j'ai sa photo. Je l'affiche dans mon bureau. Voilà, je la montre à nos caméras. Je l'affiche dans mon bureau. Je sais bien que c'est symbolique. Mais je le regarde, je le vois. Je ne sais pas s'il y a des ondes qui passent en sa direction. Mais je me dis qu'un représentant d'une nation libre, la France, parlementaire, sénateur en l'occurrence, quand il le regarde, il pense à lui tous les jours. Il n'est pas oublié. Remember, il ne faut pas les oublier. Il faut se souvenir de celles et ceux qui aujourd'hui ont perdu leur vie. Et en l'occurr…
« Je vous ai ramené l'affiche, celle de Pongsak Thaena, qui est un travailleur thaïlandais, qui travaille dans un de ses kibbutz, qui a été attaqué. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 6:01Voir 1 autre passage
« Voilà, j'ai sa photo. Je l'affiche dans mon bureau. Voilà, je la montre à nos caméras. Je l'affiche dans mon bureau. Je sais bien que c'est symbolique. Mais je le regarde, je le vois. Je ne sais pas s'il y a des ondes qui passent en sa direction. Mais je me dis qu'un représentant d'une nation libre, la France, parlementaire, sénateur en l'occurrence, quand il le regarde, il pense à lui tous les jours. Il n'est pas oublié. Remember, il ne faut pas les oublier. Il faut se souvenir de celles et ceux qui aujourd'hui ont perdu leur vie. Et en l'occurrence ici, leur liberté, tout simplement, et qui doivent la retrouver le plus vite possible. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - Le Barbier du matin du 23/11/23Vérifier à 6:11
Question 212Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Ce mouvement, est-ce qu'il vient seulement des retraites ?
Réponse à côté
Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement,…
« Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement, la réforme qui a été rejetée en 2019 était une réforme qui pouvait avoir du sens. Le système universel par point, ça avait du sens. C'est tout un peu une réforme systémique. Pour ou contre, mais ça avait du sens. Là, on est sûr, on va chercher quelques milliards d'euros. C'est important des milliards d'euros. Mais à l'échelle de la France, c'est rien. Et on met le pays à l'arrêt pour quelques milliards d'euros. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 6:00
Question 213Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Est-ce que pour l'heure, il y a un lien de confiance qui est irrémédiablement rompu entre les Français et l'exécutif ?
Réponse à côté
Ça ne va pas bien. M. Macron, d'ailleurs, vous l'avez vu, est dans un silence assourdissant. Assourdissant, il laisse monter ses ministres, sa première ministre, au front alors qu'il est l'homme. Donc, pas de la situation, mais l'homme de la provocation. De la provocation. Parce que c'est bien lui qui est derrière cela. Je vais vous donner un exemple très concret. A été voté par, à la demande d'un député Renaissance, M. Ferracci, un article à l'Assemblée nationale prévoyant de rouvrir le débat de la retraite universelle. Cette retraite dont les Français en disent non en 2019. Et donc, par un artifice parlementaire, on fait revenir dans le texte qui est aujourd'hui au Sénat, cela, heureuseme…
« Ça ne va pas bien. M. Macron, d'ailleurs, vous l'avez vu, est dans un silence assourdissant. Assourdissant, il laisse monter ses ministres, sa première ministre, au front alors qu'il est l'homme. Donc, pas de la situation, mais l'homme de la provocation. De la provocation. Parce que c'est bien lui qui est derrière cela. Je vais vous donner un exemple très concret. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 3:04Voir 2 autres passages
« A été voté par, à la demande d'un député Renaissance, M. Ferracci, un article à l'Assemblée nationale prévoyant de rouvrir le débat de la retraite universelle. Cette retraite dont les Français en disent non en 2019. Et donc, par un artifice parlementaire, on fait revenir dans le texte qui est aujourd'hui au Sénat, cela, heureusement, ça a été rejeté par le Sénat. Mais c'est pour vous dire que l'intention générale de M. Macron, et c'est bien une signature de M. Macron, c'est de faire péter, permettez-moi l'expression, le système par répartition, et de favoriser la création de fonds de pension, comme dans les pays anglo-saxons, le modèle anglo-saxon et le modèle économique et libéral de M. Macron. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 3:23
« Vous évoquez cette expression, le corps intermédiaire. Rappelez-vous ce qu'on disait des relations entre Emmanuel Macron et les corps intermédiaires. Aucun quinquennat précédent disait, mais il a tout loupé. Effectivement, il a tout loupé, y compris avec les élus locaux. Donc, oui, c'est important que cette unité syndicale, qui aujourd'hui prône une contestation pacifique, mais déterminée, dans la rue, avec un discours extrêmement apaisé, j'ai envie de dire, très serein, sans aucune violence verbale, eh bien, c'est une chance pour notre démocratie. »
Question 214Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Et ce dialogue social, comment le retrouver ?
Réponse à côté
C'est un élément majeur de la concorde républicaine. Et Emmanuel Macron, je parle bien d'Emmanuel Macron, a eu tout fou dans son quinquennat précédent. Il nous avait dit, réélu, j'ai compris, je ne ferai plus les mêmes erreurs. Et la première grande réforme qu'il porte, c'est la réforme des retraites dont les Français ne veulent pas. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas une rupture de ce dialogue en tant que tel ? Moi, je crois à la proximité entre les élus et les citoyens. Je crois à la capacité pour un élu d'être l'ambassadeur, finalement, des demandes des citoyens dans la confiance. Mais cette confiance, aujourd'hui, est rompue, durablement rompue. Et ça, c'est très inquiétant. Pourquoi…
« C'est un élément majeur de la concorde républicaine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 7:29Voir 1 autre passage
« Et Emmanuel Macron, je parle bien d'Emmanuel Macron, a eu tout fou dans son quinquennat précédent. Il nous avait dit, réélu, j'ai compris, je ne ferai plus les mêmes erreurs. Et la première grande réforme qu'il porte, c'est la réforme des retraites dont les Français ne veulent pas. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas une rupture de ce dialogue en tant que tel ? Moi, je crois à la proximité entre les élus et les citoyens. Je crois à la capacité pour un élu d'être l'ambassadeur, finalement, des demandes des citoyens dans la confiance. Mais cette confiance, aujourd'hui, est rompue, durablement rompue. Et ça, c'est très inquiétant. Pourquoi ? C'est très inquiétant parce que, quand vous avez une telle situation, qui en profite ? Les extrêmes. Et en particulier l'extrême droite dans ce pays. Et le silence assourdissant de Mme Le Pen et de ses amis, démontre simplement qu'ils attendent que le fouille tombe. Et ça, c'est dramatique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 7:34
Question 215Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Est-ce qu'il n'y a pas plus de choses aujourd'hui ?
Réponse à côté
M. Dubois, je reprends ce que vous dites. Effectivement, quand vous voyez qu'aujourd'hui, ce n'est pas le 25 du mois, mais c'est le 15 du mois, que des salariés modestes, j'ai bien des salariés modestes, qui gagnent 1 600, 1 700 euros, sont obligés de changer leur panier à l'hypermarché ou au supermarché, et que les produits style le riz, les pâtes, viennent remplacer dès le 15 du mois les fruits ou la viande, ça veut dire qu'effectivement les Français sont en train de souffrir. Et ça, le gouvernement ne l'entend pas malheureusement.
« M. Dubois, je reprends ce que vous dites. Effectivement, quand vous voyez qu'aujourd'hui, ce n'est pas le 25 du mois, mais c'est le 15 du mois, que des salariés modestes, j'ai bien des salariés modestes, qui gagnent 1 600, 1 700 euros, sont obligés de changer leur panier à l'hypermarché ou au supermarché, et que les produits style le riz, les pâtes, viennent remplacer dès le 15 du mois les fruits ou la viande, ça veut dire qu'effectivement les Français sont en train de souffrir. Et ça, le gouvernement ne l'entend pas malheureusement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 6:48
Question 216Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Est-ce que les gens ne sont pas en colère aussi contre plus que ça ?
Réponse directe
M. Dubois, je reprends ce que vous dites. Effectivement, quand vous voyez qu'aujourd'hui, ce n'est pas le 25 du mois, mais c'est le 15 du mois, que des salariés modestes, j'ai bien des salariés modestes, qui gagnent 1 600, 1 700 euros, sont obligés de changer leur panier à l'hypermarché ou au supermarché, et que les produits style le riz, les pâtes, viennent remplacer dès le 15 du mois les fruits ou la viande, ça veut dire qu'effectivement les Français sont en train de souffrir. Et ça, le gouvernement ne l'entend pas malheureusement.
« M. Dubois, je reprends ce que vous dites. Effectivement, quand vous voyez qu'aujourd'hui, ce n'est pas le 25 du mois, mais c'est le 15 du mois, que des salariés modestes, j'ai bien des salariés modestes, qui gagnent 1 600, 1 700 euros, sont obligés de changer leur panier à l'hypermarché ou au supermarché, et que les produits style le riz, les pâtes, viennent remplacer dès le 15 du mois les fruits ou la viande, ça veut dire qu'effectivement les Français sont en train de souffrir. Et ça, le gouvernement ne l'entend pas malheureusement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 6:48
Question 217Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Sur le fond de la réforme, on y reviendra dans quelques minutes, mais d'abord, toujours sur cette contestation sociale, sur ce climat social tendu, les syndicats reprennent du poids. Est-ce que ça, ce n'est pas aussi un bon signal pour la démocratie efficace, ces corps intermédiaires qui reprennent du corps ?
Réponse directe
Vous évoquez cette expression, le corps intermédiaire. Rappelez-vous ce qu'on disait des relations entre Emmanuel Macron et les corps intermédiaires. Aucun quinquennat précédent disait, mais il a tout loupé. Effectivement, il a tout loupé, y compris avec les élus locaux. Donc, oui, c'est important que cette unité syndicale, qui aujourd'hui prône une contestation pacifique, mais déterminée, dans la rue, avec un discours extrêmement apaisé, j'ai envie de dire, très serein, sans aucune violence verbale, eh bien, c'est une chance pour notre démocratie. À l'Assemblée Nationale, c'est... Voilà, ils ont... Pardon, ils ont leur ambiance. Ils ont leur ambiance. Bon, nous, c'est là, c'est différent.…
« Vous évoquez cette expression, le corps intermédiaire. Rappelez-vous ce qu'on disait des relations entre Emmanuel Macron et les corps intermédiaires. Aucun quinquennat précédent disait, mais il a tout loupé. Effectivement, il a tout loupé, y compris avec les élus locaux. Donc, oui, c'est important que cette unité syndicale, qui aujourd'hui prône une contestation pacifique, mais déterminée, dans la rue, avec un discours extrêmement apaisé, j'ai envie de dire, très serein, sans aucune violence verbale, eh bien, c'est une chance pour notre démocratie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 4:19Voir 1 autre passage
« À l'Assemblée Nationale, c'est... Voilà, ils ont... Pardon, ils ont leur ambiance. Ils ont leur ambiance. Bon, nous, c'est là, c'est différent. Mais ce qui est important, encore une fois, c'est que le monde syndical montre sa force. Et d'ailleurs, il paraît qu'il y a des milliers d'adhésions, aujourd'hui, dans les différents syndicats. Eh bien, je m'en félicite. Nous avions un taux de syndicalisation parmi les plus faibles des pays européens. Eh bien, cette force syndicale, aujourd'hui, est en train, bien, de conforter, finalement, le mouvement. Et c'est tant mieux. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 4:54
Question 218Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Le groupe socialiste au Sénat, dont vous êtes le président, n'a pas fait le même choix que la NUPES à l'Assemblée nationale, à savoir une obstruction parlementaire avec un dépôt de nombre amendement. Vous, au contraire, vous avez fait le choix de rester sur le fond, alors même que le gouvernement, lui, vous impose une date, le 12 mars à minuit, sans faire de cours de droit constitutionnel ce matin. Vous déplorez, j'imagine, cette façon de faire du gouvernement, ce véhicule législatif atypique qu'il a utilisé ?
Réponse directe
Oui, c'est un véhicule plus qu'atypique, c'est un véhicule législatif cynique, parce que sur un sujet aussi important, qui aurait dû relever d'un projet de loi ordinaire, donnant le temps nécessaire pour y travailler, eh bien il y a un gong, il y a un gong final qui a eu lieu à l'Assemblée, qui peut avoir lieu au Sénat, le 12 mars à minuit. Et moi je regrette que le gouvernement, l'exécutif, ait choisi ce moyen de brider, finalement, la première obstruction, pour reprendre l'expression, c'est celle d'abord du gouvernement. Je le regrette, mais le Conseil constitutionnel aura à dire son mot en la matière, parce qu'il y aura un recours. Les recours vont avoir lieu, et je puis vous dire qu'il…
« Oui, c'est un véhicule plus qu'atypique, c'est un véhicule législatif cynique, parce que sur un sujet aussi important, qui aurait dû relever d'un projet de loi ordinaire, donnant le temps nécessaire pour y travailler, eh bien il y a un gong, il y a un gong final qui a eu lieu à l'Assemblée, qui peut avoir lieu au Sénat, le 12 mars à minuit. Et moi je regrette que le gouvernement, l'exécutif, ait choisi ce moyen de brider, finalement, la première obstruction, pour reprendre l'expression, c'est celle d'abord du gouvernement. Je le regrette, mais le Conseil constitutionnel aura à dire son mot en la matière, parce qu'il y aura un recours. Les recours vont avoir lieu, et je puis vous dire qu'il y a certains aspects de ce texte, qu'on appelle les cavaliers sociaux, qui risquent d'être censurés par le Conseil. Vous pensez à quoi quand vous dites cavaliers sociaux ? Celui le plus typique, c'est l'index senior, qui n'a aucune conséquence financière, ce n'est qu'une incitation. Il est dans ce texte, qui est un texte de finance de la sécurité sociale, donc là vraiment, je pense que... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 11:31
Question 219Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Vous êtes bien à l'écoute de RCF. Nous sommes avec Patrick Cannaire, président du groupe socialiste au Sénat. Nous revenons avec lui sur cette loi en cours d'examen au Sénat, justement, ce projet de loi de réforme des retraites avec l'article 7, le fameux article 7. La stratégie, c'était d'attendre aujourd'hui cette journée de mobilisation pour l'examiner ?
Réponse directe
Le Sénat est une chambre de sages. Pas d'invectives, pas d'insultes, pas de propos déplacés, pas de menaces. Et je pense que tout le monde avait compris que cette journée serait très importante. Et que donc, il fallait d'abord laisser parler les Français. Dire, je l'espère, nombreux, très nombreux leur colère par rapport à ce texte injuste, inutile, très impopulaire, encore une fois. Et effectivement, voilà, on a trouvé les voies et moyens pour que l'article 7 soit évoqué en fin d'après-midi, début de soirée, je ne sais pas quand exactement, plutôt en fin d'après-midi, et que le vote puisse intervenir dans la foulée. Et je crois que c'est bien que les sénateurs, y compris nos collègues de d…
« Et je pense que tout le monde avait compris que cette journée serait très importante. Et que donc, il fallait d'abord laisser parler les Français. Dire, je l'espère, nombreux, très nombreux leur colère par rapport à ce texte injuste, inutile, très impopulaire, encore une fois. Et effectivement, voilà, on a trouvé les voies et moyens pour que l'article 7 soit évoqué en fin d'après-midi, début de soirée, je ne sais pas quand exactement, plutôt en fin d'après-midi, et que le vote puisse intervenir dans la foulée. Et je crois que c'est bien que les sénateurs, y compris nos collègues de droite, entendent ce que vont dire les Français aujourd'hui, dans un grand mouvement de protestation et de mobilisation. Et pour nous, sénateurs de gauche, ce sera le moyen de dire dans nos explications de vote, dans nos explications tout court d'ailleurs, que nous sommes là pour être les défenseurs des intérêts des Français. Donc ce sera un élément de clarification, dans un clivage, je dirais, qui redevient classique. Il y a la gauche, qui défend les acquis, et qui défend peut-être un autre modèle de société, où la retraite n'est pas considérée comme une charge. Et puis il y a la droite, la droite républicaine, la droite centriste, une partie d'ailleurs, mais parce qu'il y a les centristes qui ne voteront pas cette réforme. La droite macroniste, qui considère que la retraite, c'est un âge qui ne rapporte rien, donc il faut l'éviter. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 9:46
Question 220Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Y a-t-il vraiment d'autres solutions que cet index senior ?
Réponse directe
L'index senior peut être utile dans la chaîne d'une incitation, y compris de sanctions pour des entreprises qui mettent de côté des personnes qui ne sont pas des personnes âgées. On dit senior, on pense toujours 110 ans. Non, c'est des gens qui ont 55 ans, qui sont en fin de leur carrière, qui coûtent cher peut-être, parce qu'ils sont en fin de carrière, et on les met de côté. Ils basculent parfois dans le chômage, et puis après c'est l'invalidité, après c'est le RSA, donc les minimums sociaux. Et vous imaginez bien que pour toutes ces personnes, deux ans de plus avec la retraite à 64 ans, et bien c'est de la précarité, c'est de la trappe à pauvreté. Donc il faut traiter la question des sen…
« L'index senior peut être utile dans la chaîne d'une incitation, y compris de sanctions pour des entreprises qui mettent de côté des personnes qui ne sont pas des personnes âgées. On dit senior, on pense toujours 110 ans. Non, c'est des gens qui ont 55 ans, qui sont en fin de leur carrière, qui coûtent cher peut-être, parce qu'ils sont en fin de carrière, et on les met de côté. Ils basculent parfois dans le chômage, et puis après c'est l'invalidité, après c'est le RSA, donc les minimums sociaux. Et vous imaginez bien que pour toutes ces personnes, deux ans de plus avec la retraite à 64 ans, et bien c'est de la précarité, c'est de la trappe à pauvreté. Donc il faut traiter la question des seniors, et je tiens à préciser à vos éditeurs, qu'en France on est à un senior sur trois qui est aujourd'hui au travail, ce qui est dramatiquement faible. Donc il faut vraiment traiter cela, mais pas par le biais d'une loi sur la retraite. Vous savez, je pense que d'abord il faut convaincre les entreprises qu'un senior ce n'est pas un inutile, en tant que tel. Que deuxièmement, une entreprise qui n'arrive pas, et l'index là peut être utile, pourrait faire l'objet de mesures financières. Les entreprises ont eu beaucoup de moyens supplémentaires, au travers de la baisse des impôts de production, 30 milliards d'euros de baisse des impôts de production. On peut imaginer qu'en échange, il y ait une sorte de contrat, et pas que moral, mais un vrai contrat pour favoriser l'emploi des seniors. C'est une question de volonté, et le gouvernement pour l'instant se limite à un simple indice. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 12:58
Question 221Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
À l'extrême gauche, il y a aussi des propositions. Je pense notamment au député Louis Boyard qui propose de faire un blocus challenge sur les réseaux sociaux, d'inciter les lycéens et collégiens à se prendre en photo. Est-ce que c'est une bonne façon de contester ?
Réponse directe
C'est lamentable. Je passe mes mots. C'est lamentable. Quand on est un député de la nation, je dis bien de la nation, on n'a pas ce type d'attitude insurrectionnelle. L'Assemblée nationale, ce n'est pas l'UNEF et ce n'est pas Cyril Hanouna. Voilà. Il y a une anonymisation de la vie politique ? Je ne sais pas si le mot n'est pas trop fort. Mais ce que je sais, c'est qu'on ne s'amuse pas à instrumentaliser les jeunes. Les jeunes doivent contribuer au débat, doivent contribuer même au mouvement de contestation, mais pas en leur promettant une petite visite de la semaine nationale pour une photo qu'ils auraient envoyée. Ça, ce n'est pas ma politique. Et je regrette que, pas tous, mais que quelq…
« C'est lamentable. Je passe mes mots. C'est lamentable. Quand on est un député de la nation, je dis bien de la nation, on n'a pas ce type d'attitude insurrectionnelle. L'Assemblée nationale, ce n'est pas l'UNEF et ce n'est pas Cyril Hanouna. Voilà. Il y a une anonymisation de la vie politique ? Je ne sais pas si le mot n'est pas trop fort. Mais ce que je sais, c'est qu'on ne s'amuse pas à instrumentaliser les jeunes. Les jeunes doivent contribuer au débat, doivent contribuer même au mouvement de contestation, mais pas en leur promettant une petite visite de la semaine nationale pour une photo qu'ils auraient envoyée. Ça, ce n'est pas ma politique. Et je regrette que, pas tous, mais que quelques responsables politiques de LFI soient dans cette logique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 8:37
Question 222Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Est-ce qu'il n'y a pas aussi un symptôme plus large d'inflation, de sentiment de déclassement social ?
Réponse à côté
Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement,…
« Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement, la réforme qui a été rejetée en 2019 était une réforme qui pouvait avoir du sens. Le système universel par point, ça avait du sens. C'est tout un peu une réforme systémique. Pour ou contre, mais ça avait du sens. Là, on est sûr, on va chercher quelques milliards d'euros. C'est important des milliards d'euros. Mais à l'échelle de la France, c'est rien. Et on met le pays à l'arrêt pour quelques milliards d'euros. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 6:00
Question 223Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
L'index senior, il a été voté ce week-end au Sénat. Est-ce qu'il n'a pas un intérêt tout de même pour inciter les entreprises à avoir des seniors qui travaillent dans leurs effectifs ?
Réponse directe
L'index senior peut être utile dans la chaîne d'une incitation, y compris de sanctions pour des entreprises qui mettent de côté des personnes qui ne sont pas des personnes âgées. On dit senior, on pense toujours 110 ans. Non, c'est des gens qui ont 55 ans, qui sont en fin de leur carrière, qui coûtent cher peut-être, parce qu'ils sont en fin de carrière, et on les met de côté. Ils basculent parfois dans le chômage, et puis après c'est l'invalidité, après c'est le RSA, donc les minimums sociaux. Et vous imaginez bien que pour toutes ces personnes, deux ans de plus avec la retraite à 64 ans, et bien c'est de la précarité, c'est de la trappe à pauvreté. Donc il faut traiter la question des sen…
« L'index senior peut être utile dans la chaîne d'une incitation, y compris de sanctions pour des entreprises qui mettent de côté des personnes qui ne sont pas des personnes âgées. On dit senior, on pense toujours 110 ans. Non, c'est des gens qui ont 55 ans, qui sont en fin de leur carrière, qui coûtent cher peut-être, parce qu'ils sont en fin de carrière, et on les met de côté. Ils basculent parfois dans le chômage, et puis après c'est l'invalidité, après c'est le RSA, donc les minimums sociaux. Et vous imaginez bien que pour toutes ces personnes, deux ans de plus avec la retraite à 64 ans, et bien c'est de la précarité, c'est de la trappe à pauvreté. Donc il faut traiter la question des seniors, et je tiens à préciser à vos éditeurs, qu'en France on est à un senior sur trois qui est aujourd'hui au travail, ce qui est dramatiquement faible. Donc il faut vraiment traiter cela, mais pas par le biais d'une loi sur la retraite. Vous savez, je pense que d'abord il faut convaincre les entreprises qu'un senior ce n'est pas un inutile, en tant que tel. Que deuxièmement, une entreprise qui n'arrive pas, et l'index là peut être utile, pourrait faire l'objet de mesures financières. Les entreprises ont eu beaucoup de moyens supplémentaires, au travers de la baisse des impôts de production, 30 milliards d'euros de baisse des impôts de production. On peut imaginer qu'en échange, il y ait une sorte de contrat, et pas que moral, mais un vrai contrat pour favoriser l'emploi des seniors. C'est une question de volonté, et le gouvernement pour l'instant se limite à un simple indice. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 12:58
Question 224Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Est-ce que le problème, il n'est pas plus vaste que la seule réforme des retraites, aujourd'hui ?
Réponse directe
Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement,…
« Vous savez, cette réforme des retraites arrive ou trop tard ou trop tôt. Moi, je pense qu'elle arrive trop tôt. En tout cas, elle arrive à contresens, parce qu'on aurait dû d'abord évoquer bien d'autres sujets. La place du travail dans la société, la place des seigneurs dans la société, l'égalité des salaires hommes-femmes, l'impact du télétravail, l'impact de l'ubérisation des emplois. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« Vous voyez, on aurait dû avoir une réflexion politique globale, la retraite n'étant, finalement, qu'une conséquence de tout cela. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On marche sur la tête. On traite d'abord un problème de retraite, mais de manière comptable. J'insiste auprès des auditeurs. Finalement, la réforme qui a été rejetée en 2019 était une réforme qui pouvait avoir du sens. Le système universel par point, ça avait du sens. C'est tout un peu une réforme systémique. Pour ou contre, mais ça avait du sens. Là, on est sûr, on va chercher quelques milliards d'euros. C'est important des milliards d'euros. Mais à l'échelle de la France, c'est rien. Et on met le pays à l'arrêt pour quelques milliards d'euros. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 6:00
Question 225Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"
Comment retrouver ce lien entre le politique dont vous faites partie en tant que sénateur et le citoyen ?
Réponse partielle
C'est un élément majeur de la concorde républicaine. Et Emmanuel Macron, je parle bien d'Emmanuel Macron, a eu tout fou dans son quinquennat précédent. Il nous avait dit, réélu, j'ai compris, je ne ferai plus les mêmes erreurs. Et la première grande réforme qu'il porte, c'est la réforme des retraites dont les Français ne veulent pas. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas une rupture de ce dialogue en tant que tel ? Moi, je crois à la proximité entre les élus et les citoyens. Je crois à la capacité pour un élu d'être l'ambassadeur, finalement, des demandes des citoyens dans la confiance. Mais cette confiance, aujourd'hui, est rompue, durablement rompue. Et ça, c'est très inquiétant. Pourquoi…
« Et Emmanuel Macron, je parle bien d'Emmanuel Macron, a eu tout fou dans son quinquennat précédent. Il nous avait dit, réélu, j'ai compris, je ne ferai plus les mêmes erreurs. Et la première grande réforme qu'il porte, c'est la réforme des retraites dont les Français ne veulent pas. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas une rupture de ce dialogue en tant que tel ? Moi, je crois à la proximité entre les élus et les citoyens. Je crois à la capacité pour un élu d'être l'ambassadeur, finalement, des demandes des citoyens dans la confiance. Mais cette confiance, aujourd'hui, est rompue, durablement rompue. Et ça, c'est très inquiétant. Pourquoi ? C'est très inquiétant parce que, quand vous avez une telle situation, qui en profite ? Les extrêmes. Et en particulier l'extrême droite dans ce pays. Et le silence assourdissant de Mme Le Pen et de ses amis, démontre simplement qu'ils attendent que le fouille tombe. Et ça, c'est dramatique. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 7:34
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"Vérifier à 2:32
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 sept. 2025 au 26 août 2026 · 93 observations115 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis. »
ici Nord — L'invité du matin · Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"Vérifier à 2:32Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 oct. 2025 au 19 août 2026 · 22 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 sept. 2025 au 19 août 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 sept. 2025 au 19 août 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50Voir 2 autres passages
« Écoutez, je suis surtout en colère pour les Français et quelque part, à travers ma demande, celle de mon groupe, nous voulons donner aux Français les explications auxquelles ils ont droit. J'ai écouté, comme vous, les excuses de M. Amiel. Je ne doute pas de sa sincérité, mais permettez-moi quand même de dire sur votre antenne que c'était assez pathétique, pour ne pas dire frisant le ridicule, au regard de la gravité exceptionnelle de la situation, et annoncer hier une troisième attaque en quatre jours, notamment sur ce qu'on appelle les successions vacantes, c'est-à-dire les successions où il n'y a pas d'héritier connu ou pas d'héritier du tout. Ça signifie simplement que ceux qui ont piraté disposent des adresses d'appartements, peut-être de maisons, aujourd'hui qui peuvent être cambriolées, tout simplement, sans qu'il y ait de risques particuliers pour celui qui commettrait cette infraction. Donc, oui, la situation est dramatique, elle est cataclysmique. L'État a failli, l'État a failli et a créé de fait une crise de confiance entre des centaines de milliers, des millions de Français et les services publics de l'État, notamment le service public du fisc, à qui on peut quand même faire confiance. C'est un service intrusif, nous le savons tous, mais nécessaire pour, je dirais, les grands équilibres financiers du pays. Et ce service a été hacké par, effectivement, ce groupe Zero Bytes, groupe français, entre guillemets, étranger, on n'en sait rien à ce stade, mais connu, puisque vous-même, si j'ai bien compris, à RTL, vous avez réussi à les contacter. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Scandalisé. Je suis scandalisé. Vous avez raison de rappeler ce qui s'est passé le 10 juillet. Donc, un concert classique, Barbara Butch, on aime ou on n'aime pas. Mais peu importe, au niveau de son contenu artistique, bien évidemment. Elle a joué à Grenoble au festival Cabaret Frappé. Ça a été effectivement chahuté, interrompu au bout d'une vingtaine de minutes, sans faire erreur de ma part, avec le jet de bouteille. C'est un délit d'entrave concertée aux libertés. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le parquet de Grenoble qui a ouvert une enquête pour ce motif. Ce qui est reproché à l'artiste, c'est sa signature d'une tribune. On soutient la fameuse loi Yadant, d'ailleurs, qui n'existe plus, qui va être remplacée par un autre texte, à l'initiative d'ailleurs, je la salue d'Eurore Berger, la loi Yadant contre le développement d'antisémitisme dans notre pays. C'est un concert qui, aussi, qui lui est reproché, donné en 2025 à Tel Aviv. Un concert privé, donné à l'ambassade de France, en Israël, à Tel Aviv. Ce n'est pas un concert public. C'est donc aussi une tribune qui, enfin des tribunes qui lui sont reprochées. Mais moi, je voudrais saluer la tribune de Jonas Pardo. Agresser une DG juive, une DG juive, ne libérera pas la Palestine. Elle a recueilli plus de 300 signatures d'artistes comme Chabat, Nakash, les frères d'Ardennes, etc. Donc, c'est une honte. Et le tract qui a été distribué par Elifi, le tract avec une imagerie antisémique classique, avec, on voit Barbara Butch devant le drapeau LGBT, avec l'étoile de David, avec du sang sur elle. C'est vraiment, je dirais, le sommement d'imagerie antisémite. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 7:56Voir 2 autres passages
« Oui, c'est important de parler du budget, il y en a, parce qu'en fait, le budget sera adopté, peut-être, juste avant les élections présidentielles. Or, depuis neuf ans, Emmanuel Macron promet le sérieux budgétaire, et le résultat est pourtant sans appel, la dette a explosé. 117% du PIB, les déficits se creusent, ainsi d'ailleurs que les inégalités sociales au passage. Aujourd'hui, ceux qui ont créé le problème demandent aux Français de payer la facture. J'ai souvent cette expression, les Mozart de la finance, comme ils s'appelaient, sont en fait des joueurs de piano mécaniques, et ça sonne faux, bien souvent. Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas seulement le montant des économies qui serait demandé, c'est l'endroit où le gouvernement choisit de les faire. Le chômage, par exemple, repart à la hausse, au plus haut depuis 5 ans, et la réponse est de retirer près de 2 milliards d'euros au ministère du Travail. C'est incompréhensible. Quand le chômage augmente, on devrait investir dans l'emploi, la formation, l'insertion, pas démanteler les politiques publiques qui permettent justement de retrouver un emploi. Même logique avec les collectivités territoriales. Elles deviennent des variables d'ajustement du budget de l'État, alors qu'elles ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. Elles ne portent que 8% de la totalité de la dette publique, mais réalisent 70% de l'investissement public civil. Ce sont elles qui construisent nos écoles, rénovent nos collèges, développent les transports, adaptent nos villes aussi au changement climatique que j'évoquais tout à l'heure. Donc, affaiblir les collectivités, ce n'est pas faire des économies, c'est organiser le décrochage des territoires. Puis, il y a une dernière forme d'hypocrisie, si vous me permettez. Le gouvernement demande toujours plus aux collectivités, alors qu'il leur a retiré des revenus et des ressources de la fiscalité propre. Il supprime les impôts locaux et les dotations ne sont jamais à la hauteur de ces suppressions. Donc, pour nous, socialistes, et pour conclure sur ce point-là, le débat ne doit pas être combien coupe-t-on ? Il doit être qui prépare l'avenir et comment on le prépare. Toutes les dépenses publiques ne se valent pas. Moi, je vous l'assure, une école rénovée, une ligne de bus, un centre de formation d'apprentis, un hôpital, ce ne sont pas des coûts, ce sont des investissements. Et pour cela, il faut de la justice fiscale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est important de parler du budget, il y en a, parce qu'en fait, le budget sera adopté, peut-être, juste avant les élections présidentielles. Or, depuis neuf ans, Emmanuel Macron promet le sérieux budgétaire, et le résultat est pourtant sans appel, la dette a explosé. 117% du PIB, les déficits se creusent, ainsi d'ailleurs que les inégalités sociales au passage. Aujourd'hui, ceux qui ont créé le problème demandent aux Français de payer la facture. J'ai souvent cette expression, les Mozart de la finance, comme ils s'appelaient, sont en fait des joueurs de piano mécaniques, et ça sonne faux, bien souvent. Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas seulement le montant des économies qui serait demandé, c'est l'endroit où le gouvernement choisit de les faire. Le chômage, par exemple, repart à la hausse, au plus haut depuis 5 ans, et la réponse est de retirer près de 2 milliards d'euros au ministère du Travail. C'est incompréhensible. Quand le chômage augmente, on devrait investir dans l'emploi, la formation, l'insertion, pas démanteler les politiques publiques qui permettent justement de retrouver un emploi. Même logique avec les collectivités territoriales. Elles deviennent des variables d'ajustement du budget de l'État, alors qu'elles ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics. Elles ne portent que 8% de la totalité de la dette publique, mais réalisent 70% de l'investissement public civil. Ce sont elles qui construisent nos écoles, rénovent nos collèges, développent les transports, adaptent nos villes aussi au changement climatique que j'évoquais tout à l'heure. Donc, affaiblir les collectivités, ce n'est pas faire des économies, c'est organiser le décrochage des territoires. Puis, il y a une dernière forme d'hypocrisie, si vous me permettez. Le gouvernement demande toujours plus aux collectivités, alors qu'il leur a retiré des revenus et des ressources de la fiscalité propre. Il supprime les impôts locaux et les dotations ne sont jamais à la hauteur de ces suppressions. Donc, pour nous, socialistes, et pour conclure sur ce point-là, le débat ne doit pas être combien coupe-t-on ? Il doit être qui prépare l'avenir et comment on le prépare. Toutes les dépenses publiques ne se valent pas. Moi, je vous l'assure, une école rénovée, une ligne de bus, un centre de formation d'apprentis, un hôpital, ce ne sont pas des coûts, ce sont des investissements. Et pour cela, il faut de la justice fiscale. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« – Vous savez, le Parti socialiste a connu de meilleures formes, je vous le concède, en la matière. Mais voilà, nous allons partir au combat. Et en tout cas, il ne faut pas inverser les priorités. Les Français nous parlent aujourd'hui de pouvoir d'achat, de santé, de sécurité, ou encore d'école, d'ascenseur social, finalement. Et notre responsabilité est d'abord de construire des réponses crédibles pour ces demandes des Français, protéger les Français, mais aussi leur permettre de se projeter pour les générations nouvelles. Cela étant dit, 2027, c'est demain, ça se prépare maintenant. Le PS a retrouvé une forme quand même de dynamique avec les municipales. Nous gouvernons de grandes villes, nous gouvernons aussi des départements, des régions. Nous avons des élus locaux solides et plusieurs personnalités, vous le savez, capables d'incarner cette alternance. Notre défi est simple, reconstruire une gauche de gouvernement, une gauche qui assume la République, la laïcité, l'Europe, la justice sociale, la transition écologique. Donc, pour être clair, ce n'est pas la gauche de la France insoumise. Je vous le dis très nettement à votre micro. Une gauche qui parle à tous les Français, pas seulement à une partie de l'électorat. L'objectif n'est pas seulement d'être présent au premier tour, ça on le sera, c'est de redevenir une France capable, non seulement d'être devant Jean-Luc Mélenchon, de pouvoir être qualifié pour le second tour, et de savoir rassembler un maximum de citoyens pour ne pas laisser l'extrême droite mettre la main sur notre pays. Moi, j'ai un cauchemar, je l'ai déjà dit plusieurs fois à votre antenne, un cauchemar anti-républicain, c'est de voir la montée des extrêmes aboutir à un second tour, une peine, Mélenchon, je ferai tout pour l'éviter. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 3:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23Voir 2 autres passages
« Et la position de mon collègue Bruno Rotaillot, position qu'il a toujours menée, y compris en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur, cette position de, j'ai envie de dire, de rapport de force non maîtrisé. Quand on veut un rapport de force, il faut avoir les moyens de le mettre en œuvre. On peut sauter sur sa chaise en disant l'Algérie, l'Algérie, non, non, non, non. On remet en cause les accords de 68, etc. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 5:54
« – Mais je ne veux pas d'un second tour d'une droite et de l'extrême droite. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est une fin de session qui démontre toujours la même chose. C'est un Parlement avec deux visions de la société qui s'affronte. On dirait que c'est bien normal dans une démocratie. D'un côté, pour ce qui nous concerne au Sénat, il y avait la droite, une majorité très forte au Sénat, qui a une nouvelle fois montré son visage. Je ne dirais pas son vrai visage, ce serait assez négatif à son égard, mais en tout cas son visage. Je vais vous donner un exemple ou deux sur la fin de vie. C'est le fameux texte de la fin de vie. Elle aura tout fait pour empêcher le débat d'aller à son terme trois fois de suite. Manœuvre de procédure, réduction du temps de discussion, refus d'un vote solennel. Alors que des milliers de familles, on le sait bien, attendent cette fois depuis des années. Elle a préféré retarder une nouvelle fois cette avancée majeure. Heureusement, la Sénat nationale est allée, elle, jusqu'au bout. La France, aujourd'hui, va reconnaître un nouveau droit, celui de choisir sa fin de vie dans la dignité. Les socialistes n'ont jamais, eux, varié. Permettez-moi de le dire, nous avons toujours défendu ce combat, cette liberté nouvelle, depuis des années. Je regrette que M. Lecornu, en tant que Premier ministre, ou M. Larcher, comme président du Sénat, ait lancé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont ouvert un recours devant le Conseil pour casser une partie des avancées de cette loi. Ça, c'est un premier exemple. Un deuxième exemple, vous l'avez d'ailleurs évoqué dans votre journal, c'est la loi d'urgence agricole. Sous couvert de simplification, on a remis sur la table des pesticides interdits, notamment le fameux acétamitride, qui va peut-être entraîner d'ailleurs la démission de Mme Barbu, la ministre de l'Environnement. Permettez-moi l'expression, ce sont des mots que je n'utilise pas souvent devant les médias, mais c'est une saloperie. C'est une saloperie qui attaque les systèmes nerveux, qui met en danger les fétuches dans le ventre de leur maman, etc. Et on va, sous réserve d'accord de l'ANSSES, qui est un organisme indépendant, mais qui, à mon avis, va être mis sous pression, va réintroduire ces pesticides interdits, et on va ainsi affaiblir les contre-pouvoirs scientifiques, faire reculer la protection de l'environnement. C'est vraiment une version du siècle dernier qui a été adoptée hier soir par le Sénat. Moi, j'ai été présent dans l'hémicycle jusqu'à 20h. Ça oppose systématiquement l'écologie et l'agriculture, alors que les agriculteurs ont besoin d'être accompagnés vers la transition écologique pour ne plus utiliser des méthodes du passé. Je regrette la complicité de la ministre Anne Gennevard, la ministre de l'Agriculture, qui, en fait, s'est avérée être le porte-parole de la FNSOA, le plus grand syndicat agricole. Mais cette fin de session, c'est aussi une victoire pour nous. Grâce à la commission d'enquête lancée par Colombes-Rossel, une sénatrice de Paris, nous avons levé le voile sur un phénomène inquiétant, la privatisation silencieuse de l'intérêt général, qu'avec quelques milliardaires qui financent des think tanks, des médias, des associations ou des campagnes d'influence pour orienter les politiques publiques, eh bien, ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est une question de comment va notre démocratie. Et en République, ce ne sont pas les plus grandes fortunes qui doivent écrire la loi, ce sont les citoyens par leurs représentants. Et notre combat est simple, la démocratie ne doit jamais être à vendre, en tout cas pas à être achetée. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23Voir 2 autres passages
« Notre demande, ça a toujours été connue. Et depuis, notamment, je vous ai ramené nos travaux de Blois. C'est là où nous avons préparé notre projet pour le pays. justice sociale, notamment avec une vraie mesure de pouvoir d'achat. Justice fiscale, c'est-à-dire on demande à ceux qui ont les moyens de prendre en charge ce que les autres n'ont pas. »
Public Sénat · Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »Vérifier à 1:24
« – Il est évident qu'il va nous le confirmer. Je ne vois pas Mme Borne faire cette déclaration hier, au journal Le Parisien. »
Public Sénat · Patrick Kanner : « Olivier Faure est le plus légitime à occuper Matignon »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 oct. 2025 au 18 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Si, mais si on n'arrive pas à mettre en œuvre les décisions qu'on a envie de prendre, eh bien on n'est pas à la hauteur de la situation. – Il n'a pas été Bruno Rotaillot, il était à la hauteur de la situation ? – L'Algérie est un grand pays, un grand partenaire de la France, avec une histoire compliquée, chacun le sait bien lié à la colonisation, mais c'est un partenaire qu'il faut respecter. Et j'ai le sentiment aujourd'hui que le gouvernement a pris le bon chemin et qu'au bout de ce chemin, il y aura notamment la fameuse libération de votre confrère, M. Jean-Luc Gleis. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 6:23Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas cette réforme qui a déclenché les émeutes. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, M. Darmanin, qui a poussé les feux de manière brutale en disant « Mais ce sera ça et pas autrement. » »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 11:42
« En tout cas, je pense qu'un des éléments qui fait bouger Trump, c'est la bourse américaine, c'est le Dow Jones. Si vous avez regardé cela, c'est toujours intéressant de voir comment le monde économique réagit. Le Dow Jones a perdu de près de deux points à cause des déclarations intempestives de M. Trump. Et donc, à mon avis, le monde économique de Trump dit arrêtez de dévaloriser finalement les valeurs américaines par vos déclarations, encore une fois, intempestives. Donc, l'Europe a raison de réagir, et ce qui est certain aujourd'hui, c'est qu'on a besoin de stabilité. On ne peut pas, à coup de gueule, gérer aujourd'hui l'économie mondiale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 sept. 2025 au 18 mai 2026 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – J'allais y arriver. Il a pris son temps politiquement devant les sénateurs. Et cela a été apprécié sur tous les bancs du Sénat. Quel est l'enjeu ? Élargir effectivement le corps électoral pour permettre les élections provinciales le 28 juin prochain. Et donc nous, nous avons voté. Et le Sénat a voté à une très très large majorité. Cet élargissement du corps électoral aux natifs. 10 000, 10 500 personnes qui seront concernées. Mais nous avons refusé, en dehors de LR, l'amendement du gouvernement visant à élargir ce droit électoral au conjoint. On a estimé que ce n'était pas le moment. C'était trop compliqué, juridiquement, pas suffisamment assis sur des réalités permettant d'éviter une censure du Conseil constitutionnel. Et donc, cet amendement a été rejeté. Et amendement rejeté du gouvernement. Mais le texte, globalement, permet une avancée. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 9:43Voir 2 autres passages
« Des risques d'inconstitutionnalité. Et puis, il faut mettre cette question des conjoints dans un accord global qui devrait être négocié juste après les élections provinciales. Vous savez, on a toujours dit au gouvernement, vous allez dans le mur si vous voulez passer outre les élections provinciales, et notamment en les reportant en décembre 2026. Et donc, le projet de loi constitutionnelle qui avait été évoqué par le gouvernement au début d'année a été rejeté, notamment pour cette raison. Aujourd'hui, nous reprenons le chemin normal. Une respiration démocratique va avoir lieu le 28 juin prochain. C'est essentiel. Et à partir de là, nous voulons que toutes les parties, des loyalistes du côté droit de l'échiquier au FLNKS, du côté gauche de l'échiquier politique néo-calédonien, se retrouvent pour former un avenir. Vous savez, la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 10:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RCF — L'Invité de la Matinale · Patrick Kanner : "Emmanuel Macron est l'homme de la provocation"Vérifier à 4:19
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 0:23
« Bien sûr, vous avez parlé des tapassoirs, c'est le hashtag qui fait floresse actuellement sur les réseaux sociaux. Le ministre et M. Lecornu, dans le cadre d'une cellule interministérielle de crise qui a eu lieu le 17 août, ont demandé des sécurisations complémentaires, notamment à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, ce qu'on appelle l'ANSI, mais excusez-moi, mais c'est le boulot de l'ANSI, que de sécuriser d'ores et déjà, et pas pour demain, les services informatiques de l'État les plus sensibles. Je vous rappelle quand même que dans la DGFIP, on a votre identité, vos revenus, les patrimoines, la composition des foyers fiscaux, le patrimoine immobilier, la situation fiscale des uns et des autres, notamment des entreprises. Donc, ce sont des informations vendables pour des escrocs, voire même pour des puissances étrangères. Et d'ailleurs, un des éléments de demande de ma commission d'enquête parlementaire au Sénat, c'est de savoir si ce sont des individus isolés qui vendent, entre guillemets, leur savoir-faire, ou s'il y a des puissances étrangères qui sont, je dirais, mobilisées dans ce type de dossier. Et donc, c'est une vérification à obtenir. Et aujourd'hui, les explications de l'État ne sont pas suffisantes. Et donc, puisqu'elles ne sont pas suffisantes, le Parlement, dans son rôle constitutionnel de contrôle de l'action de l'exécutif, peut engager une commission d'enquête. C'est la demande que j'ai formulée dès le 15 août auprès de Gérard Larcher. Je ne vous cache pas qu'il n'y a à ce stade pas de réponse, mais j'espère qu'elle sera entendue, cette demande, et que, dès le mois de septembre, même avant, la commission des finances, qui est compétente en la matière, puisse se transformer en commission d'enquête. Les sénateurs, certes, sont renouvelables en septembre. Une moitié d'entre eux est renouvelable en septembre. Nous sommes en élection sénatoriale. Mais d'ici là, rien n'empêche les sénateurs, notamment les non-renouvelables, de pouvoir prendre leurs responsabilités. En tout cas, c'est ce que je demande. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 2:49
« Bien sûr, vous avez parlé des tapassoirs, c'est le hashtag qui fait floresse actuellement sur les réseaux sociaux. Le ministre et M. Lecornu, dans le cadre d'une cellule interministérielle de crise qui a eu lieu le 17 août, ont demandé des sécurisations complémentaires, notamment à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, ce qu'on appelle l'ANSI, mais excusez-moi, mais c'est le boulot de l'ANSI, que de sécuriser d'ores et déjà, et pas pour demain, les services informatiques de l'État les plus sensibles. Je vous rappelle quand même que dans la DGFIP, on a votre identité, vos revenus, les patrimoines, la composition des foyers fiscaux, le patrimoine immobilier, la situation fiscale des uns et des autres, notamment des entreprises. Donc, ce sont des informations vendables pour des escrocs, voire même pour des puissances étrangères. Et d'ailleurs, un des éléments de demande de ma commission d'enquête parlementaire au Sénat, c'est de savoir si ce sont des individus isolés qui vendent, entre guillemets, leur savoir-faire, ou s'il y a des puissances étrangères qui sont, je dirais, mobilisées dans ce type de dossier. Et donc, c'est une vérification à obtenir. Et aujourd'hui, les explications de l'État ne sont pas suffisantes. Et donc, puisqu'elles ne sont pas suffisantes, le Parlement, dans son rôle constitutionnel de contrôle de l'action de l'exécutif, peut engager une commission d'enquête. C'est la demande que j'ai formulée dès le 15 août auprès de Gérard Larcher. Je ne vous cache pas qu'il n'y a à ce stade pas de réponse, mais j'espère qu'elle sera entendue, cette demande, et que, dès le mois de septembre, même avant, la commission des finances, qui est compétente en la matière, puisse se transformer en commission d'enquête. Les sénateurs, certes, sont renouvelables en septembre. Une moitié d'entre eux est renouvelable en septembre. Nous sommes en élection sénatoriale. Mais d'ici là, rien n'empêche les sénateurs, notamment les non-renouvelables, de pouvoir prendre leurs responsabilités. En tout cas, c'est ce que je demande. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 2:49
« Mais, vous évoquez, si ça se répète... Ça va se répéter. Ça va se répéter. Ça va se répéter. Et Zero Bytes laisse entendre que, voilà, ils ont encore d'autres informations à lâcher après leurs différents hackages opérés avec succès. Et là aussi, c'est une demande que nous faisons. C'est quelle chronologie des événements ? Comment cela a pu se faire ? Est-ce qu'il y a eu des diagnostics de faits ? Le fait, par exemple, que des serviteurs de l'État, des fonctionnaires, puissent rentrer dans des sites sécurisés et très sensibles, sans double identification, comme vous et moi, nous pouvons faire l'objet de cette double identification quand on veut accéder à nos comptes bancaires, eh bien, on nous envoie un code pour vérifier que c'est bien nous qui sommes demandeurs. Eh bien, ça n'existe pas aujourd'hui dans l'administration centrale française, notamment dans la Direction Générale des Finances Publiques. Ce n'est pas un scandale. Mais c'est quand même, si vous voulez, totalement anormal au regard de l'évolution des technologies. Donc, oui, l'État a failli. Et aujourd'hui, le Parlement n'a pas d'autorité pour modifier le fonctionnement de l'État, bien évidemment. Mais il a une responsabilité, encore une fois, c'est de faire la clarté et de permettre aux Français de savoir comment cela a pu être possible. Et c'est en posant un bon diagnostic qu'on pourra trouver de bonnes solutions. Et aujourd'hui, on est plutôt dans le mea culpa, mais un mea culpa qui traduit une forme d'impuissance qui est fortement coupable au niveau de l'État. »
RTL — L'invité de 7h40 · Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, condamne les excuses "pathétiques" du gouvernement après le piratage "cataclysmique" du fiscVérifier à 5:09
« Espérons qu'il y aura des mesures ciblées pour les plus modèles. Je vous rappelle quand même qu'aujourd'hui, on est sur des SMICAR qui, quand ils ont une voiture au diesel, parce qu'ils n'ont pas le moyen de s'acheter autre chose, vont faire des plats à plus de 100 euros. C'est quand même ça la réalité d'une grande partie de nos concitoyens les plus modestes. Et donc ça devient insupportable. Je voyais un reportage ce matin, avant de venir sur votre plateau, où quelqu'un mettait 15 litres d'essence dans son réservoir parce qu'elle n'avait pas les moyens de faire plus, une retraitée. Bon, c'est quand même dramatique ce qui est en train de se passer. Donc moi, ce que je demande, bien sûr, c'est les mesures ciblées, mais je demande des mesures concernant les super-profits. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »Vérifier à 13:25
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 5:24
« – Vous savez, le Parti socialiste a connu de meilleures formes, je vous le concède, en la matière. Mais voilà, nous allons partir au combat. Et en tout cas, il ne faut pas inverser les priorités. Les Français nous parlent aujourd'hui de pouvoir d'achat, de santé, de sécurité, ou encore d'école, d'ascenseur social, finalement. Et notre responsabilité est d'abord de construire des réponses crédibles pour ces demandes des Français, protéger les Français, mais aussi leur permettre de se projeter pour les générations nouvelles. Cela étant dit, 2027, c'est demain, ça se prépare maintenant. Le PS a retrouvé une forme quand même de dynamique avec les municipales. Nous gouvernons de grandes villes, nous gouvernons aussi des départements, des régions. Nous avons des élus locaux solides et plusieurs personnalités, vous le savez, capables d'incarner cette alternance. Notre défi est simple, reconstruire une gauche de gouvernement, une gauche qui assume la République, la laïcité, l'Europe, la justice sociale, la transition écologique. Donc, pour être clair, ce n'est pas la gauche de la France insoumise. Je vous le dis très nettement à votre micro. Une gauche qui parle à tous les Français, pas seulement à une partie de l'électorat. L'objectif n'est pas seulement d'être présent au premier tour, ça on le sera, c'est de redevenir une France capable, non seulement d'être devant Jean-Luc Mélenchon, de pouvoir être qualifié pour le second tour, et de savoir rassembler un maximum de citoyens pour ne pas laisser l'extrême droite mettre la main sur notre pays. Moi, j'ai un cauchemar, je l'ai déjà dit plusieurs fois à votre antenne, un cauchemar anti-républicain, c'est de voir la montée des extrêmes aboutir à un second tour, une peine, Mélenchon, je ferai tout pour l'éviter. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 3:43
« Scandalisé. Je suis scandalisé. Vous avez raison de rappeler ce qui s'est passé le 10 juillet. Donc, un concert classique, Barbara Butch, on aime ou on n'aime pas. Mais peu importe, au niveau de son contenu artistique, bien évidemment. Elle a joué à Grenoble au festival Cabaret Frappé. Ça a été effectivement chahuté, interrompu au bout d'une vingtaine de minutes, sans faire erreur de ma part, avec le jet de bouteille. C'est un délit d'entrave concertée aux libertés. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le parquet de Grenoble qui a ouvert une enquête pour ce motif. Ce qui est reproché à l'artiste, c'est sa signature d'une tribune. On soutient la fameuse loi Yadant, d'ailleurs, qui n'existe plus, qui va être remplacée par un autre texte, à l'initiative d'ailleurs, je la salue d'Eurore Berger, la loi Yadant contre le développement d'antisémitisme dans notre pays. C'est un concert qui, aussi, qui lui est reproché, donné en 2025 à Tel Aviv. Un concert privé, donné à l'ambassade de France, en Israël, à Tel Aviv. Ce n'est pas un concert public. C'est donc aussi une tribune qui, enfin des tribunes qui lui sont reprochées. Mais moi, je voudrais saluer la tribune de Jonas Pardo. Agresser une DG juive, une DG juive, ne libérera pas la Palestine. Elle a recueilli plus de 300 signatures d'artistes comme Chabat, Nakash, les frères d'Ardennes, etc. Donc, c'est une honte. Et le tract qui a été distribué par Elifi, le tract avec une imagerie antisémique classique, avec, on voit Barbara Butch devant le drapeau LGBT, avec l'étoile de David, avec du sang sur elle. C'est vraiment, je dirais, le sommement d'imagerie antisémite. »
Le billet d'humeur de Patrick Kanner · La chronique de Patrick Kanner du 22/07/26Vérifier à 7:56
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Patrick Kanner : « L'entêtement de Darmanin a poussé les feux et émeutes en Nouvelle-Calédonie »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - L'interview politique du 22/01/26Vérifier à 2:24
« Je n'imagine pas un seul instant que le premier secrétaire d'un grand parti comme le Parti socialiste aille plus loin que le mandat qui lui a été donné. »
Radio J — L'interview politique · Patrick Kanner - L'interview politique du 22/01/26Vérifier à 10:59