– Quoi que dise Sébastien Lecornu ?
Réponse à côté– Quoi qu'il dise, voilà, parce que, je veux dire, M. Lecornu n'est pas un magicien, il ne va pas demain, en claquant des doigts, régler tous les problèmes de la France. Et les problèmes sont lourds, nous le savons bien. Donc, j'irai défiler à Lille. Donc, nous allons tester M. Lecornu, jusqu'où il est prêt à aller. – Et qu'est-ce que vous allez lui demander ? – Je vais vous donner un concret, je vais vous faire une confidence. – Quand nous sortons du bureau de M. Béroud, nous avons eu une discussion, et donc il y a 10 jours, voilà, il a tenté de nous convaincre, ça n'a pas convaincu, ça me semble déjà une éternité en termes de délai. Il nous dit, parce que moi je l'avais interrogé, sur com…
« – Quoi qu'il dise, voilà, parce que, je veux dire, M. Lecornu n'est pas un magicien, il ne va pas demain, en claquant des doigts, régler tous les problèmes de la France. Et les problèmes sont lourds, nous le savons bien. Donc, j'irai défiler à Lille. Donc, nous allons tester M. Lecornu, jusqu'où il est prêt à aller. – Et qu'est-ce que vous allez lui demander ? – Je vais vous donner un concret, je vais vous faire une confidence. – Quand nous sortons du bureau de M. Béroud, nous avons eu une discussion, et donc il y a 10 jours, voilà, il a tenté de nous convaincre, ça n'a pas convaincu, ça me semble déjà une éternité en termes de délai. Il nous dit, parce que moi je l'avais interrogé, sur combien a ramené la taxe différentielle sur les hauts revenus, qui avait été créée par Mme Monchalin et le ministre Lombard. incapable de me répondre, moi je crois que c'est au mieux un milliard et demi. Et il me dit, ah oui, on devrait peut-être viser 5 milliards. 5 milliards, c'est ce que ramenait l'ISF, globalement, en 2017. Depuis, les Français concernés ont doublé leur fortune, pour beaucoup d'entre eux, voire même triplé, quadruplé leur fortune. Donc non, quand on dit 44 milliards d'efforts globaux pour les Français, dont 5 milliards qui seraient demandés aux plus riches, le compte n'y est pas. Donc, voilà le type d'engagement. Alors, il n'est pas question de signer demain, mais si nous sentons qu'il n'y a rien à espérer d'une négociation à venir avec M. Lecornu, écoutez, chacun prendra ses responsabilités, et nous l'avons toujours dit, nous ne craignons pas la dissolution, et donc le vote du peuple. »
